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Alep : qui est Eva Bartlett, qui dénonce la "corruption" des médias occidentaux ?

"Deux minutes ont suffi à Eva Bartlett pour faire voler en éclats le mythe de la crédibilité des soi-disant «médias de qualité»." Un montagede trois minutes de la chaîne russe RT tourne depuis mardi sur Youtube et Facebook. Une journaliste, Eva Bartlett, y dénonce la "corruption" des médias et de leurs sources en Syrie, estimant que le gouvernement syrien "ne s’attaque pas aux civils" et tente simplement de "libérer" Alep. Mais qui est cette "journaliste canadienne indépendante", qui voit par ailleurs la main "sioniste" derrière le conflit syrien et l’organisation Etat Islamique ?

Derniers commentaires

Requête à ASI,

Il est en train de se passer quelque chose d'extraordinaire dans le monde médiatique. Il semble qu'il y ait un début de mea culpa CHEZ CERTAINS sur la couverture de la guerre à Alep et en Syrie ces dernières années. A demi-mots, on commence à reconnaître avec le recul qu'on a un peu exagéré notre soutien aux "rebelles" par haine de Bachar Al Assad, qu'on a été sans doute trop suivistes par rapport aux média anglo-saxons, que notre diplomatie s'est plantée, à tel point qu'Yves Calvi (Yves Calvi, celui de C dans l'air - une émission qui porte bien son nom d'ailleurs : elle n'est vraiment pas "sur terre", plutôt dans la stratosphère - Yves Calvi, je rêve) qui sur LCI craint d'avoir fait "la première émission télé révisionniste". Ce qui est hallucinant, c'est que certains semblent découvrir ce que des médias alternatifs n'ont pas cessé de démontrer depuis des mois. Ca ne va pas sans mal, évidemment, ça résiste, ça dénie, ça nuance, mais comment pourrait-il en être autrement...

C'est un événement majeur qui concerne en premier lien le site ASI (dont il faudra peut-être aussi analyser certains biais), site dont l'objectif premier est justement la critique des médias.

La couverture de cette guerre risque de rester comme une marque infamante pour une certaine partie de la profession, qui a relayé sans recul une véritable propagande.

J'espère que l'on pourra revenir de manière approfondie sur cet épisode bientôt (à la rentrée ?) dans une émission spéciale.

Il faut vraiment que l'équipe mesure l'ampleur de la manipulation (dont on aura été sauvegardé par un petit nombre heureusement, journalistes ou politiques), et l'importance de l'analyser.

Merci d'avance.
Vous avez compris ASI, faite votre mea culpa : Bachar est gentil ( osef les Syrien c'est rien que des bougnoules integristes )
Une émission ASI permettrait justement peut-être de sortir de cette vision binaire (le camp du bien contre le camp du mal) qui a prévalu dans l'interprétation majoritaire de la situation en Syrie.

Yves Calvi (Yves Calvi, celui de C dans l'air - une émission qui porte bien son nom d'ailleurs : elle n'est vraiment pas "sur terre", plutôt dans la stratosphère - Yves Calvi, je rêve) qui sur LCI craint d'avoir fait "la première émission télé révisionniste".


Oui j'ai vu aussi l'émission et j'ai halluciné devant ce demi-aveu.

Comme d'habitude, Calvi fait tout pour minimiser le fait qu'il est un propagandiste, et on voit que ça lui fait mal au cul de reconnaître sa propre connerie: "pardonnez-moi, mais quand même on a eu raison de dénoncer les morts etc...", mais il reconnaît du bout des lèvres s'être planté, lui et tous les autres avec lui.

Mais c'est en effet le dernier qu'on attendait à faire cette sorte de mea culpa.

Cette affaire fait penser au "vrai-faux" charnier de Timisoara, en 1989, soit il y a 28 ans(!),mais en bien pire: là au moins la manipulation et les rumeurs étaient basées sur des photos et l'existence REELLE du charnier - même s'il ne s'agissait pas de victimes de la révolution roumaine.

Dans l'affaire d'Alep, on n'a tout simplement RIEN qui ressemble ou qui puisse suggérer de près ou de loin qu'on ait affaire à un "massacre", à un "génocide" ou à un "nettoyage ethnique", mais seulement des bombardements, certes terribles, de quartiers urbains, qui étaient déjà cibles de bombardements à l'explosif bien avant l'intervention des russes.
On ne se base que sur des témoignages isolés, sans aucun recoupement ni aucune preuve factuelle: le béaba du journalisme!

Les media français n'ont pas été "intoxiqués", ils se sont tout simplement auto-intoxiqués dans cette affaire, sans absolument aucune preuve factuelle ni le moindre élément de réalité, dans une sorte de gros délire à la BHL/Glucksman ce qui est proprement hallucinant quand on y réfléchit 2 secondes, et en dit long sur l'état de mort cérébrale de l'éditocratie.

Jamais la "ciculation circulaire" de l'info n'aura produit autant de dégâts sur les esprits que dans le traitement de la reprise d'Alep par les media français.
Lire le sous-titre de cet article, lire l'article, conclure :

http://www.lepoint.fr/monde/syrie-un-charnier-decouvert-dans-la-partie-rebelle-d-alep-26-12-2016-2093022_24.php
Autre exemple: http://www.lepoint.fr/monde/ce-qu-a-dit-asli-erdogan-au-tribunal-29-12-2016-2093527_24.php
C'est moins net que dans l'exemple précédent, mais le sous-titre peut prêter à confusion:
La romancière, accusée de "propagande terroriste" dans un journal pro-kurde,: on pourrait croire que c'est un journal pro-kurde qui l'accuse de propagande terroriste;

Lire le sous-titre de cet article, lire l'article, conclure :
[www.lepoint.fr]


C'est proprement édifiant:
-d'une part l'info principale de l'article concerne un charnier découvert dont la source est l'agence Sana et imputé aux rebelles.
-d'autre part l'info concernant l'exécution de 82 civils par les milices progouvernementales n'est que le "rappel" d'une info précédente, une contextualisation ("plusieurs jours avant, l'ONU avait affirmé")
-enfin le papier ne fait mention que "d'informations crédibles" reçues par l'ONU concernant cette exécution passée n'ayant rien à voir avec le charnier, et pas d'un fait officiellement attesté par l'ONU, ce que suggère le chapeau: "d'après l'ONU, 82 civils [...] ont été tués par les milices progouvernementales."

Bilan: en chapeau d'un papier traitant d'exactions possibles perpétrées par les rebelles, le Point réécrit l'histoire en suggérant qu'un charnier de 82 civils tués par les pro-gouvernement a été découvert.
C'est en tout cas ce que peut comprendre n'importe qui qui se contente de lire le titre et le chapeau.

A ce niveau là, ce n'est plus de la désinformation, mais du révisionnisme et de la manipulation pure et simple.

Comment a-t-on pu en arriver là?
Tout à fait d'accord; ma réaction était faiblarde, ces agissements me laissent sans voix.
Voté. Ils sont cons ou quoi ? Ca se voit, là, quand même !
Ou alors on peut imaginer que le rédac'chef fait la titraille, d'un article qu'il lit en diagonale, et est tellement auto-aveuglé qu'il en conclut le contraire.

C'est un monument, cet article !

Voté. Ils sont cons ou quoi ? Ca se voit, là, quand même !

Ou alors on peut imaginer que le rédac'chef fait la titraille, d'un article qu'il lit en diagonale, et est tellement auto-aveuglé qu'il en conclut le contraire.



C'est un monument, cet article !


Oui et d'ailleurs ça na pas échappé aux lecteurs du Point qui ont commenté le papier.

Il y a deux hypothèses d'explication également plausibles: l'incompétence (mais aussi paresse et rapidité) ou la manipulation pure et simple.

Habitué aux approches de la sociologie du journalisme sur les conditions de production de l'info, je me suis longtemps contenté de la première explication (cf l'exemple de Timisoara): inutile de chercher des causes non nécessaires, celles-ci étant suffisantes, dans un contexte de flux tendu, de précarisation des rédacteurs et de circulation ciculaire de l'info.

Cependant, l'articulation de plus en plus orientée de l'information depuis quelques années entraine une forme de suspicion de volonté de plus en plus délibérée de manipuler l'information, au point d'en arriver à trouver possible l'emploi de ficelles aussi grossières: "allez coco, les victimes des rebelles, ça colle pas avec la ligne, ça intéresse pas les lecteurs, colle moi des civils tués par Assad, avec l'ONU comme paravent".

Mais il faut aussi savoir que le chapô n'est pas forcément un résumé de l'article, mais simplement une "accroche" pour attirer le lecteur: a l'extrême, la chapô peut même faire contrepoint au titre de l'article, pour contextualiser ou "dialectiser" l'info.

Le responsable de la rédaction peut alors toujours se réfugier derrière cet argument, en disant que des exactions commises par les milices pro-gouvernementales, c'est plus "vendeur" que des exactions commises par les rebelles, et que ce qui compte c'est le contenu de l'article, dont il n'y a pas lieu de douter a priori de l'honnêteté.

La grosse faute ici est que le titre aurait du expliciter qui étaient les victimes et les auteurs présumés du charnier, et ne pas se contenter de mentionner la découverte d'un charnier, laissant planer une grosse ambiguïté, voire un contresens.

L'autre problème est qu'à l'heure de la "fast" lecture sur ce type d'info quotidiennes et lassantes pour le lecteur de base, on se contente souvent de lire le titre, le chapô et quelques lignes, et conforter simplement l'idée que Assad n'a fait que quelques victimes de plus, comme tous les jours...une petite musique quotidienne qui évite de penser la complexité.
Cherchons où ça s'est passé, la même news AFP :
- début sur France Info : "Syrie : un charnier découvert dans l'ex-bastion rebelle à Alep - Selon l'agence officielle Sana, 21 corps ont été découverts.
Macabre découverte à Alep. Un charnier contenant 21 corps a été mis au jour dans la partie qui était contrôlée par le rébellion dans la ville syrienne d'Alep, rapporte dimanche 25 décembre l'agence officielle Sana. Les "civils (ont été) exécutés par les groupes terroristes avant leur sortie des quartiers est de la ville d'Alep", a précisé Sana, utilisant le terme qui dans la phraséologie du régime signifie les groupes rebelles.
"

Et au milieu de l'article, un intertitre : "D'autres exécutions attribuées aux milices pro-régime" parlant ensuite de l'histoire de l'ONU, puis ça enchaîne sur le point de vue russe, ça passe à l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, et ça conclut sur les accusations de "crime contre l'humanité" envers la Russie.

- début sur Direct Matin : "Syrie : découverte d'un charnier dans l'ex-bastion rebelle à Alep
Un charnier contenant 21 corps a été découvert dans la partie qui était contrôlée par le rébellion dans la ville syrienne d'Alep, rapporte l'agence officielle Sana, imputant la responsabilité aux insurgés.
"

Là, l'article est réduit et conclut ensuite sur l'histoire de l'ONU, sans transition.

- début sur Yahoo ! : Syrie: découverte d'un charnier dans l'ex-bastion rebelle à Alep
Damas (AFP) - Un charnier contenant 21 corps a été découvert dans la partie qui était contrôlée par le rébellion dans la ville syrienne d'Alep, rapporte l'agence officielle Sana, imputant la responsabilité aux insurgés.
Les "civils (ont été) exécutés par les groupes terroristes avant leur sortie des quartiers est de la ville d'Alep", a indiqué Sana dimanche soir, utilisant le terme qui dans la phraséologie du régime signifie les groupes rebelles.
"

Conclusion : a priori, Yahoo ! fait passer la dépêche sans modification, France Info a rajouté l'intertitre "D'autres exécutions attribuées aux milices pro-régime", Direct Matin a juste coupé, et au Point, ils ont carrément inversé les priorités tout en laissant les confusions initiales que peut-être France Info a essayé de réduire avec son intertitre.

Faudrait enquêter, qui fait le "bâtonnage" de dépêche au Point ?
Boulot de stagiaire ? Ligne éditoriale définie là-dessus ? Qui contrôle ?
Merci pour le décryptage !
Toute ma reconnaissance à celui qui pourra m'expliquer en quoi le texte des Décodeurs concernant le 3ème point réfute les propos rapportés de Bachar Al Assad :

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/01/09/syrie-bachar-al-assad-se-depeint-en-leader-democrate-pacifiste-et-populaire_5059967_4355770.html
Or donc, le Monde, en 2017, affirme: "Entre 2003 et 2013, la guerre des Etats-Unis et de ses alliés en Irak a fait 100 000 victimes, selon le magazine Time. "

Curieusement, Le Monde en 2008, semblait plus prudent dans ses estimations: "Côté irakien, le nombre de morts est plus incertain. Selon les études, il varie entre 100 000 et 1,2 million."

Qui croire ? Je vais méditer sur le concept de post-Vérité.
Curieusement, Le Monde en 2008, semblait plus prudent dans ses estimations: "Côté irakien, le nombre de morts est plus incertain. Selon les études, il varie entre 100 000 et 1,2 million."


Mwoui c'est très curieux. C'est sans doute l'objectivité de Time magazine en ce qui concerne la politique étrangère US qui a motivé le choix des "décodeur " fact checkeur.

Au chapitre critique de l'article Wikipédia consacré au canard de référence que lis-je?

Critiques
Dans les années 1980, le journal est accusé par l'organisation Fairness and Accuracy in Reporting et par les spécialistes des médias Noam Chomsky et Edward Herman de donner une couverture biaisée des événements en Amérique centrale et Amérique du Sud, particulièrement en insistant sur la violation des droits de l'Homme commises au Nicaragua au détriment de ceux perpétrés pendant les guerres civiles au Salvador et au Guatemala ou sous la dictature au Honduras.
Le journal est aussi accusé de médiatiser systématiquement les informations compromettantes pour les ennemis des États-Unis, et inversement de minorer les crimes de la politique étrangère des États-Unis et de leurs alliés1.
voila comment le monde et les "intellectuelles" occidentaux se sont et continuent de se positionner par rapport à expressionnisme des USA.

(à mettre en perspective aux cris d’horreurs que poussent nos grands "analystes humanistes" au sujet de Poutine.


page 6 du monde
jeudi 21 mars 85

publicité demandant au congres des états unis d'apporter de l'aide " à tout les secteurs de l'opposition" au Nicaragua ,c'est à dire les contras contre un parti totalitaire :les Sandinistes .

ps: la liste des signataires vaut son pesant de cacahuètes.

À L’ATTENTION DU CONGRÈS AMÉRICAIN

L’avenir de la démocratie est actuellement mis en jeu au Nicaragua. Après quatre ans de dictature (mai 80 - novembre 84) un parti totalitaire — le FSLN — n’a pas réussi à briser la résistance d’un peuple. Ainsi que les élections l’ont démontré, et malgré les pressions organisées par le FSLN, plus de la moitié des électeurs nicaraguayens lui ont refusé leurs suffrages. La proclamation de l’état d’alerte montre qu’après la relative ouverture qu’ont constituée ces élections le projet politique du FSLN reste bien la mise en place du totalitarisme. C’est pourquoi nous considérons que l’aide à tous les secteurs de l’opposition est indispensable pour que les Nicaraguayens puissent se défaire de la dictature d’un parti totalitaire et exercer enfin ce droit qu’ils semblaient s’être assuré en renversant la tyrannie somoziste : choisir librement leur avenir politique.

Ces raisons nous font demander au Congrès des U.S.A., dans un esprit de solidarité démocratique, de reconduire l’aide à la résistance nicaraguayenne.

La reconduction de cette aide est nécessaire d’un point de vue stratégique : la junte sandiniste n’a jamais caché que son but est l’intégration de toute l’Amérique Centrale en une seule et même entité marxiste-léniniste. Dans ce cas, les U.S.A. seraient contraints de se désengager de l’un de leurs principaux traités d’Outre-mer, et c’est précisément l’objectif recherché par la stratégie soviétique : forcer les États-Unis à se retirer des régions qui représentent une importance vitale pour eux-même et le Monde Libre. A cet égard, le problème de l’Amérique Centrale — « cinquième frontière » de l’Europe — est aussi un problème.

Cette aide est également nécessaire d’un point de vue moral : l’Occident doit être conséquent dans le soutien qu’il apporte à ceux qui luttent pour bénéficier de ces droits que votre propre Déclaration d’Indépendance à proclamés inaliénables et qui, par conséquent, devraient appartenir à tous.

Nous disons au Congrès des U.S.A. : refuser l’aide à ceux qui cherchent à exercer ces droits équivaudrait, de votre part, à renier l’esprit de votre propre pays. En cas d’échec au Nicaragua, la situation stratégique dans laquelle se retrouveront les U.S.A. sera moins grave que la trahison des principes mêmes sur lesquels votre pays a été fondé.

La liberté des Nicaraguayens, c’est votre liberté et la nôtre. En ce sens, elle ne se divise pas. Si vous échouez au Nicaragua, nous sommes en droit de vous demander : où allez-vous échouer la prochaine fois ? Si la liberté et la démocratie ne valent pas la peine d’être défendues dans votre propre hémisphère, où valent-elles la peine d’être défendues ? Le Monde Libre attend votre réponse. Ses ennemis aussi.

PREMIÈRES SIGNATURES.

France / NICARAGUA :

Fernando Arrabal, dramaturge ; Alain Besançon, historien, philosophe ; Léon Boutbien, président international de l’Union internationale de la résistance et de la déportation ; Claudie Broyelle, écrivain ; Jacques Broyelle, écrivain, journaliste ; Pierre Daix, déporté, résistant, écrivain, journaliste ; général Delauna ; Monique Garnier-Lançon, vice-présidente de l’EI ; Eugène Ionesco, dramaturge, académicien ; Robert Jaulin, ethnologue, Bernard-Henri Lévy, philosophe ; Armand Maloumia ; Edouardo Manet, écrivain, Vladimir Maximo ; Jean-François Revel, journaliste, écrivain ; Jules Moch, ancien ministre, écrivain ; Marie-Madeleine Fourcade, présidente du comité d’action de la résistance ; Galina Vichnevskay ; Leonid Plioutch ; Illios Yannakakis, universitaire ; Jacques Miquel, avocat ; Pierre Rigoulot, universitaire, écrivain ; Olivier Todd, écrivain, journaliste ; Père Riquet, déporté, résistant ; Patrick Wajsman, écrivain, journaliste ; Eddy Marnay, compositeur ; Raymond Moretti, peintre ; Branko Lazitch, écrivain, journaliste ; Pierre Golendorf, journaliste, écrivain ; Emmanuel Le Roy-Ladurie, historien, Collège de France ; Vladimir Boukovsky ; Pierre Le Rolland, résistant, déport ; Eliane Le Rolland, résistante, déporté ; Philippe Bernert, journaliste ; Jean-Marie Daillet, vice-président du CDS.

Luxembourg : Marcelle Lentz Cornette, député Parlement européen.

Autriche : Simon Wiesenthal, président du Centre de documentation sur les juifs persécutés par le régime nazi.

Espagne : Armando Valladare ; Xavier Domingo, journaliste, écrivain ; Fernando Sanchez Drago, journaliste, écrivain ; Federico Jimenez Losanto, journaliste, écrivain ; Carlos Alberto Montaner, journaliste, écrivain ; Miguel Sales, journaliste, écrivain.

Grande-Bretagne : Winston Churchill, membre du Parlement ; Lord Chalfont, ancien ministre des affaires étrangères ; Bryan Croizier, journaliste ; Melvyn Lasky, écrivain journaliste ; Robert Conquest, historien ; Lord Hugh Thomas, historien ; Léo Ladedz, éditeur écrivain ; L. Kolakovsky, professeur philosophe ; Georges Urban, écrivain journaliste ; Lord Frank Chappel, ex-président du TUC ; Malcom Fraser, ex-premier ministre d’Australie ; Comte Nicolas Tolstoï-Miloslavsky.

Toute ma reconnaissance à celui qui pourra m'expliquer en quoi le texte des Décodeurs concernant le 3ème point réfute les propos rapportés de Bachar Al Assad :



[www.lemonde.fr]



Cet argumentaire pose deux problèmes:

-d'une part Assad dit seulement que les Etats-Unis n'ont pas de "leçons à donner" en matière de "droits de l'homme" et parle de leur "passif", "y compris" avec la guerre d'Irak, qui serait le "pire".
C'est extrêmement vague, et nulle part il n'y est question de nombre de victimes, mais de "droits de l'homme".
Il s'agit de l'argument fallacieux classique: nous faisons le mal, mais vous le faites aussi, et en pire.
Mais cela n'implique absolument pas que Assad se livre là à une comparaison directe du nombre de victimes des deux conflits: l'invasion de l'Irak et la guerre civile syrienne.

Pourtant le "décodeur" du Monde interprète cela avec cet intertitre: "Al-Assad a tué plus de ses concitoyens que les Etats-Unis en Irak et Afghanistan", alors qu'Assad n'a pas parlé de ça dans les propos rapportés.

Littéralement, les propos d'Assad sont tellement vagues qu'en aucun cas cette réponse du "décodeur" ne constitue une "contradiction".

-dans le cas ou effectivement on accepte d'interpréter les propos d'Assad comme s'il disait "les Etats-Unis on tué plus de gens en Irak et ailleurs que moi en Syrie", alors se pose le problème du décompte.

D'après wiki, les 100 000 morts du conflit proviennent de l'"Irak Body Count", il n'inclut que les victimes répertoriées "officiellement" et ce chiffre se base sur "toutes les morts rapportées par au moins deux sources journalistiques". Wiki précise: "cette méthode tend à sous-estimer les morts civiles".

Tous les autres décomptes sont très supérieurs à ce chiffre: l'étude du Lancet estimant l'ensemble des victimes directes et indirectes de la guerre en Irak avance le chiffre de 650 000 morts "en excès" - en réalité, une fourchette à 95% de confiance se situant entre 400 000 et 950 000 décès en excès.

On voit clairement que le "décodeur" du Monde a choisi l'estimation la plus basse, même si c'est celle qui est la plus reprise.

Bilan: d'une part le "décodeur" croit réfuter des propos précis qui n'ont pas été tenus par Assad, et d'autre part cette fausse réfutation est elle même largement réfutable sur la base des estimations comparées du nombre de victimes.
L'article a du mal à réfuter les arguments de cette journaliste... Donc Vincent C tente de réfuter la journaliste elle même par le sous-entendu (trés sonore) d'antisémite, la désignation qui tue... Un charmant procédé... Félicitations.
je suis un peu déçu là...
Cordialement
Après avoir regardé l'Interview d'Eric Dénécé, directeur du CF2R sur la désinformation d'Alep (LCI, 21/12/16, 23h30)"

https://youtu.be/UAkZwfpt3sI

Je voulais savoir si lui aussi était un agent de Poutine ? :D
A part ça la Russie peut célébrer une grande victoire diplomatique.
Réussir à convaincre la Turquie de venir discuter cessez le feu en Syrie, seule avec elle et l'Iran, sans inviter ni les États-Unis ni aucune faction syrienne (même pas le "régime", Assad doit se sentir complètement ramené au rang de pantin).
Bon je serais kurde, je m'inquiéterais plutôt de cette nouvelle entente cordiale.
Un homme, policier et "djihadiste" (d'après son discours), tue l'ambassadeur russe en Turquie d'une balle dans le dos :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/12/19/turquie-l-ambassadeur-russe-grievement-blesse-apres-une-attaque-armee-a-ankara_5051340_3214.html

(attention la vidéo proposée en bas est assez choquante)
"Comment devient-on maire d'une ville en état de siège et bombardée tous les jours ? Avant la guerre, Brita Hagi Hassan était ingénieur, chef d'une centrale téléphonique. Alors qu'il participe aux manifestations, il est arrêté en mai 2011, pendant trois jours. Plus tard, un ami qui travaille dans la police le prévient qu'il est en danger et doit quitter Alep. Il part à la campagne se mettre au vert. Quand l'Armée Syrienne Libre reprend la partie Est d'Alep, à l'été 2012, il revient et crée avec d'autres amis le « Collectif des ingénieurs libres. » Leur travail : faire l'inventaire de toutes les destructions et lancer des travaux d'infrastructure et de reconstruction. C'est la face civile de la révolution, peu montrée dans les médias.

Pendant ces premiers travaux, les ingénieurs constatent un manque patent de structures administratives. Les écoles, les réseaux d'électricité, l'eau, les soins médicaux : il faut définir ce qui est urgent, ce qui ne l'est pas. Organiser. Ils forment donc un conseil local, sorte de mairie de fortune, non élue, en août 2012, puis des conseils de quartier cette fois-ci élus par les habitants. « C'est une expérience démocratique, sourit Brita Hagi Hassan. Des élus n'avaient jamais œuvré avant en Syrie. » Le conseil de la ville d'Alep est le plus ancien. Il est créé officiellement le 4 mars 2013, administre les 70 % de la ville d'Alep tenus par la rébellion et deux millions d'habitants.

[...] Si Alep tombe ? La révolution mourra-t-elle sans sa capitale ? « Si Alep tombe, on continuera ailleurs. La révolution est dans les têtes, pas dans les murs de la ville. »



Comment peut-on à ce point, parmi l'extrême-gauche française, passer sur ces faits par pertes et fracas et se mettre du côté de la rhétorique pro-Assad ?
@Vincent Coquaz
Visiblement vous avez tout loisir de traiter quelqu'un d'antisémite en une du site, mais considérer que vous n'avez pas suffisamment de compétence vu votre manque d'expérience ne passe pas la modération...
La "presse libre"...
Tellement de désinformation de part et d'autre ...
Des bus incendiés par des "rebelles" (à confirmer)...

http://fr.euronews.com/2016/12/18/syrie-plusieurs-bus-devant-evacuer-les-malades-et-les-blesses-des-villes-d-al
Nombreux articles sur la Syrie dans L'Humanité..http://www.humanite.fr/mot-cle/syrie
La Russie refuse des observateurs à Alep, dit Libération. Libération ment ?
Ha, attention, encore un gars payé par la CIA (et toute cette sensiblerie... pouah ! Vivement qu'il rencontre les commentateurs d'@si, qu'ils puissent lui expliquer la Vraie Vérité Vraie, à savoir que son appréciation d'Assad n'est que mensonge et manipulation) :

"Je suis peu loquace et je n’ai pas grand-chose à dire. Mais l’émotion me brûle les yeux et mes larmes ne cessent de couler. Cela ne m’était pas arrivé depuis 6 ans, le 18 mars 2011, quand le premier martyr de la révolution est tombé à Deraa. Ce jour terrible où j’ai décidé de me consacrer à combattre l’injustice et la dictature, alors que la révolution était, comme je l’espérais, honnête et pure, et que nous manifestions par milliers en appelant à la liberté et à la chute du régime.

J’ai filmé et témoigné dans les médias ce que j’avais vécu : d’abord journaliste à l’université de Damas, j’ai été arrêté par la Sécurité pour avoir harangué mes camarades à rejoindre la révolution. J'ai été libéré quelques heures plus tard, après les avoir convaincus que je mentionnais Kadhafi et non Assad. J’ai fait ma valise et je suis revenu dans ma ville Alep, manifestant, militant et journaliste, croyant dans notre liberté, notre droit à une patrie juste et à la dignité pour tous les Syriens. A ce moment, le monde entier, ses médias, ses politiques, ses dirigeants, soutenait notre combat contre la dictature.

Au bout d’un peu plus d’un an, dans tout le pays, le régime a assassiné de plus en plus de révolutionnaires, détruit des villages et des villes et en vidé d’autres de ses habitants. Les jeunes ont été tués dans les prisons et sous les balles. Chaque vendredi, le nombre de morts augmentait et nous étions encore plus résolus à obtenir la liberté et le départ du dictateur. Le monde, ses médias, politiques et dirigeants nous applaudissaient, mais restaient immobile en voyant notre sang couler.

Puis la militarisation a commencé : les jeunes se sont révoltés contre la répression et, à l’été 2012, ils ont libéré les villages et les villes éloignés. Plus de la moitié de ma ville d'Alep et l’essentiel de sa campagne ont été libérés, et la liberté s’est propagée dans ses quartiers. Mais avec les bombardements, destructions, assassinats des innocents par l’armée d’Assad, le pilonnage de la ville aux barils d'explosifs et aux obus, des brigades de résistance armée se sont constituées dans tous les quartiers pour défendre la ville.

[...] En juillet 2015, les Russes sont entrés en Syrie et ont créé des bases. Ils ont commencé à bombarder les grandes et moyennes villes. Mais Alep était leur principal objectif. Ils l’ont inondée d’une pluie de munitions de tout leur attirail. Au bout d’un an d’intervention, et après avoir échoué à l’occuper, ils ont fait venir leurs porte-avions et leurs armes stratégiques comme s’ils combattaient une grande puissance. Ils ont fait venir les Iraniens et tous leurs mercenaires et experts, et les ont placés dans Alep. Poutine a posé son veto six fois au Conseil de sécurité pour protéger Assad. Pendant ce temps, ceux qui prétendaient être des amis du peuple syrien se sont contentés de condamner et de s’émouvoir. Ils ont laissé ma ville d’Alep se faire massacrer sous leurs yeux sans réagir.

Ah ! J’oublie de rappeler qu'Assad et la Russie ont pris prétexte de la présence de Daech dans Alep pour nous tuer alors que les révolutionnaires d’Alep les ont justement chassés depuis le début de l’année 2014."
Je ne sais pas si cette journaliste est crédible ou pas mais j'aime les points de vue contradictoires pas vous ? Ça oblige à réfléchir, de plus roland Dumas sur Lcp, et dans l'émission d'Yves Calvi du 15 Decembre on semble aller aussi dans ce sens alors je suis incapable de savoir qui a raison mais j'ai quand même l'impression d'être pris pour un jambon quand on essaye de me faire avaler que les choses la bas sont aussi binaires....


http://www.lci.fr/replay/replay-24-heures-en-questions-du-15-decembre-2016-alep-seule-au-monde-2017629.html

https://m.youtube.com/watch?v=tCXiyRe6OP4
En fait, sur l'OSDH, Eva Barlett dit assez exactement ce qu'en dit Mediapart :

https://www.mediapart.fr/journal/international/151216/guerre-en-syrie-l-impossible-decompte

...sous la signature d'Amélie Poinsot.

j'en cite un extrait pour ceux qui ne seraient pas abonnés :

"Pour Fabrice Balanche, démographe et spécialiste de longue date de la Syrie, pays qui concentre l’essentiel de ses recherches depuis vingt-cinq ans, les estimations de l’OSDH sont tout simplement « farfelues ». « Le directeur de cet observatoire est un personnage assez trouble, qui vient du monde du business. Au départ proche de l’opposition syrienne, l’organisme a reçu au début de la guerre des soutiens de l’extérieur, notamment d’Al-Jazeera. Il a alors compris l’importance de donner des chiffres pour les Occidentaux et n’a cessé d’en publier depuis, peu importe s’ils étaient faux. Parfois c’en était grossier, comme lors des manifestations à Hama à l’été 2011, où le site dénombrait 500 000 manifestants alors que la ville ne comptait que 300 000 habitants, parmi lesquels seuls 75 000 hommes étaient en âge de descendre dans la rue… L’OSDH a constamment surévalué l’ampleur des manifestations et des victimes civiles de la guerre. »

Pour ce chercheur aujourd’hui basé aux États-Unis, au Washington Institute, le succès de l’OSDH s’explique par son accessibilité sur Internet et le rythme quasi quotidien de ses rapports. « Peu de journalistes vont se perdre dans la littérature onusienne pour aller chercher des chiffres un peu plus fiables », dit-il. Et aujourd’hui, cet organisme n’a rien d’indépendant. « Il est financé par la France, la Grande-Bretagne, l’Union européenne et le Qatar », assure le chercheur.


Vincent, il faut reprendre votre piolet et repartir au coeur de l'enquête : qu'est-ce qui a fait que depuis quelques temps, Mediapart ait à ce point sombré dans la propagande Pro-Poutine et pro-Assad ? On veut savoir... Sinon, et ce serait dommage, c'est RT qui va s'y pencher, ce média financé par le "pouvoir" poutinien... Alors que Libé, Le Figaro, le Parisien, toute la PQR, tout France télévision et Radio France, tous les hebdo d'actu, et on en passe, ne touchent eux que quelques centaines de millions d'euros seulement de subside PUBLICS par an, une broutille, juste de quoi payer les cafés et les touillettes... donc là, on est bon, question neutralité vis à vis du pouvoir... de TOUS les pouvoirs... Nickel !

En 2010, on parle de près de 2 Milliards d'euro tout de même :

http://www.ouvertures.net/letat-soutient-fortement-les-medias-et-la-presse/

... on rappelle ici ce que Daniel Schneiderman répète depuis 8 ou 9 ans ? Qu'@si refuse les aides publiques pour garantir l'indépendance de la rédaction.... Ce n'est pas moi qui le dit. Signifierait-ce que ces torrents de blés qui fondent sur toute la presse mainstream altère son indépendance ? Dans ce cas, Vincent, y plonger les mains pour extirper la plupart de vos "sources" (basées bien souvent sur les "rapport" de l'OSDH) me fait un peu rigoler...

Eva Barlett prétend qu'Israël joue un rôle actif dans l'équilibre des forces dans la région ? Nonnnn.... sûrement pas. Effectivement. Israël est la Suisse du Moyen-Orient. Neutre. Toujours. Je rappelle cet extrait d'un débat sur une chaine parlementaire française il y a trois ans. Alors, bien sûr, je sais par avance que le messager, ad hominem, va se faire dézinguer afin que la teneur de son propos ne soit prise en compte dans aucune équation d'analyse des forces qui ont pu s'engager dans ce conflit. Néanmoins, cette info-là existe, et avec le recul du temps, beaucoup d'éléments sont venus corroborer ce qui se dit autour de cette table :

https://www.youtube.com/watch?v=tCXiyRe6OP4

Effacé aussi du paysage historique l'élaboration des deux projets antagonistes de gazoducs sollicitant chacun le partenariat de la Syrie pour leur aboutissement au début des année 2010. Ceci non plus n'entre plus jamais dans les données d'analyse du conflit... c'est pourtant au coeur de toute l'opération initiale. Deux membres des "éconoclastes" en produisaient une présentation succincte, mais assez accessible et juste dans une conférence en Belgique en mars 2016.

https://www.youtube.com/watch?v=80a43RJOC0E

Enfin bref.. "La chouette de Minerve ne prend son envol qu'à la tombée de la nuit".
Vous traduisez "activists" (dans la video) par "terroristes" (dans votre article?)
Tiens, Russia Today se fend d'un article sur Libération qui y va de son inquiétude pour "l’impertinence de la journaliste indépendante qui remet en cause les sources privilégiées par les médias traditionnels pour traiter de la Syrie."
https://francais.rt.com/france/30782-liberation-a-son-tour-outre-succes-video-journaliste-demonte-recit-traditionnel-alep

Hé, hé, hé il remarque aussi, non sans humour, que:
"Qualifiant RT France de «site prorusse financé par Moscou», le journal, qui a touché en 2015 près de 6 500 000 euros d’aide individuelle de la part du gouvernement français, a sorti ses meilleurs arguments pour tenter de contrer ceux que développe la journaliste indépendante."
MDR :-D Les mecs ils ne savent plus quoi faire...!

Un autre truc qui m'a plié de rire, c'est le Régime Merckel qui menace Fesse de Bouc de 500.000€ d'amende s'il ne fait pas la chasse aux fausses infos et aux intox.
MDR :-)
Attend! c'est la mort du ptit cheval là!

Facebook c'est le café du commerce et depuis Snowden c'est devenu un foutoir généralisé.
Pourquoi?
Parce que la Révolution Snowden a eu pour effet de rendre les Réseaux Sociaux et autres moyens d'expression individuels complètement anarchiques. Ce sachant surveillé, les gens disent tout et n'importe quoi et le pertinent est noyé dans une masse de conneries. Du coup, leurs supers algorithmes ne retrouvent plus leurs billes pour leur données Big Data (Comprendre manipulation des masses). Donc il faut à tout prix trier le bon grain de l’ivraie en amont.
Yaurai pas un truc à faire là pour @SI :-)
N'importe quoi et mort de rire.!!!!
Une respiration ici :

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/12/16/31002-20161216ARTFIG00292-alep-la-realpolitik-est-plus-humaine-que-le-manicheisme-moralisateur.php
Je suis islamiste. Un islamiste n’a-t-il pas des yeux ? Un islamiste n’a-t-il pas, comme un chrétien, des mains, des organes, des dimensions, des sens, des affections, des passions ? N’est-il pas blessé par les mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes remèdes, réchauffé et glacé par le même été et le même hiver ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ?
Et si vous nous faites du mal, ne nous vengerons-nous pas ? Si nous sommes semblables à vous en tout le reste, nous vous ressemblerons aussi en cela.

D'après le Monologue de Shylock de William Shakespeare dans le Marchand de Venise, en hommage aux djihadistes d'Alep-Est
Reconnaissons à la décharge de ceux qui doutent et ne sont pas tous proches du FN que les médias occidentaux n'ont pas été très critiques et ont oublié les leçons de Timisoara 1989 et de la guerre en Irak (la première, où les journalistes étaient tous embedded). Patrick Cockburn en rajoute une couche ici http://www.independent.co.uk/voices/aleppo-crisis-syrian-war-bashar-al-assad-isis-more-propaganda-than-news-a7479901.html# - on peut reconnaître qu'il y a du vrai mais continuer à y voir un faux argument dans le débat sur la responsabilité des crimes de guerre. The Independent a d'ailleurs des articles dont le ton est bien différent, ainsi http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/aleppo-siege-syria-evacuation-civilians-children-footage-stopped-crying-a7481131.html (pour ceux qui le citeraient comme une source univoque sur le sujet)
Ah les braves gens! Six morts, cinq femmes et le conducteur de leur bus, tuées parce qu'elles travaillaient.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/12/17/97001-20161217FILWWW00035-afghanistan-tuees-parce-qu-elles-travaillaient.php
Merci qui? Merci les gentils gouvernements occidentaux qui ont libéré l'Afghanistan de l'infâme joug soviétique en aidant les gentils Talibans.
Les dernières provocations d'Obama contre la Russie (http://www.cnbc.com/2016/12/16/obama-says-russians-cant-change-us-or-weaken-us.html) ne semble pas beaucoup émouvoir nos spécialistes.

Les mêmes propos méprisants dans la bouche d'un Trump à l'égard d'un autre pays aurait aussitôt donné lieu à de longs articles sur l'imprévisibilité du personnage et sur son absence de maîtrise des sujets diplomatiques.
Et si Eva Bartlett se dit volontiers contre toute ingérence étrangère en Russie, une intervention trouve grâce à ses yeux : celle de l’aviation russe.

Ne serait-ce pas plutôt :

Et si Eva Bartlett se dit volontiers contre toute ingérence étrangère en Syrie, une intervention trouve grâce à ses yeux : celle de l’aviation russe.
Quelle est l'info, finalement?
Cet article a l'air inachevé.
En est on encore vraiment là en 2016 ? A l'heure ou 91% des internautes répondent oui à JJ Bourdin à la question "est ce que les journalistes vous mentent ? "

et où 58% des français répondent au Figaro, dans le rejet le plus massif de l'unanimité médiatique, qu'il faut que Bachar El Hassad reste au pouvoir", trouve-t-on dans le site de référence de critique médiatique français une critique de ces médias que les français rejettent ? Que nenni, à la place lisons plutôt une critique de la critique des médias rejetés. Basée sur quoi la critié ? Hé bien la dame n'aime pas trop Israël. En quoi c'est important de le savoir sur le sujet traité au point qu'en lieu et place de discuter les arguments, on va plutôt parler de ça ? Aucune idée, mais c'est la vieille rangaine. Les pacifistes sont de mauvais patriotes. Les juifs critiquent d’Israël ont la haine d'eux même (c'est même tellement vrai que même ici Daniel se prend ce type de "bullying" de la part d'Alain Finkelkraut).Variantes pour les non juifs, à peu près de la même eau dans le pénible: tous des antisémites, ou mieux encore, de potentiels antisémites ("l'imagination au pouvoir", un slogan toujours vivace).

Ce n'est pas la première fois qu'@si échoue totalement à sa mission de critique des médias dans leur dimension la plus exécrable, celle de la propagande de guerre. Je ne peux que me répéter: c'est bien dommage. Faut il laisser à ce que vous nommez volontiers la "fachosphere" le soin de critiquer celle ci ? Est ce vraiment une bonne idée de dire au gens que fasciste, maintenant, c'est quelqu'un qui est critique de ce que dit son gouvernement et ses médias ? Il me semble pourtant que ce n'était pas spécialement ce qui caractérisait les fascistes historiques...
La 3ème Guerre Mondiale, celle que nous vivons depuis une quinzaine d'années, ne se distingue pas des précédentes par l'usage intensif de la propagande. Cette dernière est consubstantielle à toute guerre.

Non, elle s'en distingue par le rôle premier joué par les services secrets.

Dans les guerres précédentes l'espionnage et le contre-espionnage étaient des fonctions de soutien, au service des états-majors. Des facilitateurs, en quelques sortes.

Aujourd'hui, ils sont au cœur du dispositif et ils impriment leur marque aux conflits :

- Le recours massif et régulier à des opérations clandestines (circuit des ventes d'armes ; des financements ; cyberguerre ; espionnage des "alliés" ; assassinats ciblés, opérations sous faux-drapeau, déstabilisation de gouvernements y compris "alliés" en cas de besoin...)

- L'usage d'armées "privées" ou sous pavillons étrangers ou sous drapeaux de "fronts" divers ( de résistance, démocratiques, etc.) ;

- Cet usage n'étant plus marginal (comme dans les conflits du passé), ces armées non officielles constituant le principal des forces combattantes engagées sur le terrain ;

- La mobilisation (et à défaut, les tentatives de manipulation) de toutes les institutions pour les buts de guerres : Organisations internationales (ONU, CPI, etc.), ONG...

- Les buts de guerres réels sont masqués, les buts" officiels" sont mouvants et sans définition précise : "pour la démocratie", "contre le terrorisme", "l'élimination d'un un tyran sanguinaire".

- L'ennemi réel est remplacé par des épouvantails qu'on agite successivement en fonction des circonstances et d'objectifs cachés : Ben Laden, Al Qaeda, les ADM, Daech...

Pour toutes ces raisons, cette guerre est sans fin.

Et elle le restera au moins tant que n'en seront pas compris et dévoilés les ressorts internes.

Alors, tirer à boulets rouges sur Mme Bartlett est-ce vraiment à la hauteur des enjeux ?
Eva Bartlett a eu le droit à son portrait hier dans Libé ou Le Monde, et les 3 médias disent la même chose sur elle. C'est peut-être bien vrai tout ce qu'on dit sur elle, mais quel est l'intérêt d'ASI dans tout ça ? ASI est là pour analyser des médias comme Le Monde ou Libé ou pour les recopier ? Quelqu'un peut m'expliquer pourquoi je paie mon abonnement ici ? Si ce que je recherche est le discours binaire Poutine/Assad = méchant, rebelles = gentils, pourquoi je ne me contenterais pas de Libé/Le Monde qui sont gratuits ?


Au moment de la crise Ukrainienne, ASI avait eu un traitement nettement plus intéressant et équilibré, qu'on ne retrouvait clairement pas ailleurs. Mais j'ai l'impression que ce temps est fini.
N'ayez pas peur. Trump et Benjamin Netanyahu sont copains.
http://fr.timesofisrael.com/netanyahu-remercie-trump-pour-son-soutien-a-israel/a
J'oubliais Vincent: merci.
Et ne lâchez rien.
Bon c'est pas encore le cas de ce fil mais ça va pas tarder j'imagine mais quel démonstration de la part des abonnés de @si contre la turpitude de leur commerçant artisanal en infotenment !

Le même processus existe chez médiapart ou la totalité des lecteurs descendent la ligne bobo-centriste de leur foutu media indépendant !

Nous existons mais nos idée ne domine pas encore...trop avant-gardiste sans doute ! Un jour le bon sens et la raison, la mesure des choses et l’honnêteté politique régneront d'une tyrannie implacable et jamais vu sur ce pays, mais en attendant ...!
Mainstream, mainstream ! Le maître mot de tous les rebelles anti-système de ce forum... Mais Russia Today c'est pas un peu du mainstream russe ? Chacun son camp quoi, mais vu que Poutine va avoir les Etats Unis et la France à sa botte le mainstream officiel risque de devenir russe non ?
Moi, j'exige qu'@si fasse des articles dénonçant l'ignominieuse campagne de dénigrement des médias à la solde atlantiste ne cessant de critiquer Kim Jong-un et la situation en Corée du Nord, la présentant constamment de manière négative sans que jamais d'autres voix ne puissent se faire entendre.
Bachar El Assad, Kim Jong-Un ou Berdimuhamedow sont juste coupables de vouloir résister à l'impérialisme US, et tous ces articles (@si compris) sont vraiment pas gentils avec ces hommes admirables, ne visant pourtant à l'évidence que le bien-être de leur population depuis tant d"années.
Tous leurs défenseurs ne devraient surtout pas être critiqués. Seulement les médias occidentaux (achetés par la CIA).

Sinon je me désabonne.
Merci de rétablir cette vérité essentielle qu'il existe une propagande russe... Nous n'étions pas dupes figurez vous ni de la propagande russe ni de celle de la cathosphère (cf l'article précédent)!


Mais est il possible de douter du récit officiel alors même que les armées occidentales sont engagées dans des opérations militaires en Syrie et qu'il existe donc nécéssairement une propagande des ces armées pour justifier leur présence ? Dans la plupart des médias, il semblerait que non... esperons qu'@si ne suive pas la même voie ! Et même si vous protestez que par souci de neutralité il faut bien critiquer les médias de l'un comme de l'autre je ne suis pas d'accord ! Quand l'immense majorité des médias répète les mêmes rengaines façon Charlie hebdo ("Quoi il existe de gens qui ne sont pas Charlie?") votre rôle est de déconstruire ce discours dominant.


J'ai été très déçu de n'avoir lu ni sur Médiapart ni sur @si qu'il existait une autre version du siège d'Alep que la version "officielle" et que cette version est défendue par des sources autrement plus serieuses que les sources dont vous faites état.
La mission de l'ONU dépêchée en Syrie pour enquêter sur les attaques chimiques sur la population syrienne n'a pas pu déterminer qui en étaient les coupables, ce qui, à l'époque, a freiné l'ardeur d'Obama pour attaquer la Syrie.
Comment attacher la moindre crédibilité à cette "journaliste" qui parle de l'ambassade de Syrie à NYC (et non pas de l'ONU), sous le regard d'un conseiller diplomatique syrien.
Elle réplique selon la vieille technique des propagandistes, noyer l'interlocuteur sous des masses de mensonges. les reportages qu'on a vu encore récemment sur les casques blancs sont donc de pures fabrications de médias occidentaux. Il n'y a pas de barils de produits chimiques ou de poudre jetés sur les populations civiles par le régime syrien, tous les hopitaux d'Alep Est n'ont pas été détruits, toute la population d'Alep Est est composée de terroristes?
Le portrait de cette dame est éclairant: juste une agente d'influence russo-syrienne. Une salariée.
Etonnant aussi tous ces gens qui se précipitent pour regarder RT, une pure émanation de la présidence et des services secrets russes, alors qu'ils ne le feraient pas, à juste titre, d'une chaîne d'information de la CIA, ou du service d'information du gouvernement français.
La vidéo en question est titrée "ONU : une journaliste démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie". Or, mon fil Youtube se remplie inlassablement de Marine Le Pen "écrase untel", "pulvérise un autre", "démonte un troisième" sans que je ne puisse rien y faire et je ne clique jamais dessus.

Ca vous arrive aussi ? Dans ce cas, faites remonter mon post. Je me demande qui est derrière ces titres qui encense les "anti-système" et qui sont toujours construit avec les mêmes adjectifs violents.

Merci.
Poutine est vilain !
On va avoir droit à un article pour accuser chaque défenseur de Poutine et d'Assad d'être là pour défendre Poutine et Assad plus que la vérité ?
Pas que ça soit pas probablement le cas, mais bon c'est un peu répétitif, et vue la prépondérance d'un autre discours dans les médias, pas vraiment ce qu'on attendrait d'un site consacré à leur critique.
Sincèrement, votre article est passionnant.
Ok, elle est pro-syrienne... mais elle a des arguments. Et la plupart de ses arguments ont de bons gros faits pour les appuyer (ce n'était pas le sujet de votre article d'aller les chercher, mais ces faits sont largement documentés par ailleurs, tel par exemple un certain nombre d'articles dévoilant le nombre de milliards fournis par les occidentaux et pétro-monarchies aux différentes factions rebelles syriennes. Et pour l'intransigeance des rebelles syriens lors des réunions internationales largement concomitantes avec l'intransigeance saoudienne...).
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