209
Commentaires

Zara, ou l'horreur des autres

Commentaires préférés des abonnés

Allez puisqu'on parle des premières images de déconfinement. Celle trouvez dans le figaro :



Peut on mieux représenter cette période historique ? 


Des enfants tristes, séparés de deux mètres sur leurs bancs d'écoles. 


Et Jean Michel Blanquer, s(...)

je suis perplexe devant cette phrase : "le premier réflexe est toujours de voir, dans l'Autre, un écervelé en puissance. "


toujours ? 

je me sens un peu seule, tout d'un coup. 

toujours ? moi pas. 

mon "premier réflexe" c'est, généralement(...)

Dans "nos" médias, deux tendances apparemment contradictoires: "Tout le monde il est gentil!" et "regardez comme ils sont (bêtes et) méchants. Pas si contradictoires en fait, s'il s'agit de faire l'union sacrée des gentils contre les méchants. Vous n(...)

Derniers commentaires

Daniel, tu te bonifies. :-)

Je suis vos chroniques avec intérêt et suis souvent d'accord avec vous, mais là, je ne me retrouve pas.


Il me semble que vous mélangez le jugement humain et l'usage du tweet. Or je ne vois ps quoi redire à quelqu'un qui tirerait les conséquences de ce qu'il voit ? Oui, c'est un jugement à l'emporte pièce, parcellaire, et il ne l'est pas moins que le vôtre qui prêtez à ces gens devant Zara des intentions différentes.

Ni le journaliste cité, ni vous ne semblez avoir de raison d'étayer votre raisonnement, dès lors, ce que vous dénoncez en conclusion de votre article comme un réflexe crétin peut également s'appliquer à votre contre argument. Vous ne démontrez rien, vous constatez et condamnez, comme votre confrère finalement. Lui le fait sur tweeter vous sur votre site, c'est la seule différence à mes yeux.


Même si cela me semble dénué d'intérêt, je vais aller dans votre sens et vous dire que d'une part j'ai personnellement assister à cette file d'attente devant le Zara rue Édouard Hériot à Lyon mardi matin, et que non les distances de sécurité n'étaient pas respectées, elles ne l'étaient d'ailleurs ni au sein de la file d'attente, ni pour les quidam comme moi qui voulaient simplement traverser ce trottoir. Ce que les gens faisaient là, je n'en sais évidemment rien, mais j'ai effectivement pensé comme le journaliste que vous citez te je pense que j'en ai bien le droit, ne vous en déplaise.


Deuxième point, je suis également passé devant la boutique Rolex un peu plus haut dans la même rue et il y avait également quelques personnes devant, bien moins naturellement. Et je me suis dit la même chose qu'en voyant les clientes devant Zara. Dès lors, la distinction que vous prenez bien soin de citer dans votre avant dernier paragraphe entre prolétaires et autres ne regarde que vous, je vous la laisse bien volontiers !


Reste de votre indignation l'usage de tweeter qui me sembler plus faire office de couverture à votre raisonnement coupable, comme une façon de justifier une prise de position très personnelle sur un site d'analyse de l'information. Je ne dénignre absolument pas le droit de faire valoir votre opinion dans un éditorial, mais quitte à vouloir faire dans la bien pensance, je vous invite à l'assumer plutôt qu'à cacher cela sous un atour d'analyse de réaction sur un média.

Nous sommes le 13 mai et je n'ai pas ma chronique quotidienne. Daniel ou êtes-vous? Pas de Coovid19 en vue j'espère.

Vous me manquez.

Ben, pour faire bref, je dirai qu'après 57 jours de confinement, voir que pour certains, les premiers réflexes,  c'est l'envie d'aller acheter un bon burger de merde, et des fringues dont on à pas besoin, et bien scientifiquement parlant,  c'est rassurant,  car même après avoir été confiné, on peut en déduire, qu'un con restera toujours un con.

Je l'avoue, hier matin, j'ai osé gueuler contre ces gens attendant de consommer devant Zara... je confiais mes états d'âme de militante "lost in confinment" à une amie militante elle aussi... car hier matin, j'avais de forts doutes sur la manif de la veille devant l'hopital où je ne suis pas allée parce que les manifs n'ont servi à rien jusqu'à présent... Et l'amie m'a dit qu'elle et moi étions des consommatrices... moi la première, ai- je convenu.

Hier après-midi, j'ai appris la mort, au petit matin, de ma voisine du dessus, une petite femme bien droite dans ses bottes, bénévole au Secours Popu, ex infirmière... Du coup, comme j'étais très triste, je suis allée me consoler en allant ... non, pas chez Zara car je boycotte -facile, je n'ai pas l'âge de m'habiller en Zara-, mais dans le magasin chic du coin où j'avais repéré un magnifique foulard. Et j'ai adouci ma peine avec ça... mais comme ça ne me suffisait pas, en rentrant, j'ai appelé l'amie d'enfance de cette voisine, qui vit dans le même immeuble, à un autre étage... et l'ai invitée à venir se consoler car elle a accompagné son amie dans ses derniers jours, avec un petit verre de rhum arrangé chez moi... Ce petit moment avec elle m'a fait plus de bien que l'écharpe... même si plus fugace.

Donc je ne jetterai plus la pierre aux "consommateurs effrénés"... pas facile d'être décroissant, même post-confinement.

Un bel édito ! Des observations pertinentes ! "Travaillez travaillez travaillez !" et son pendant "Consommez Consommez Consommez !"  avec un ajout "Quoi qu'il en coûte !" et un retrait "...pour VOUS et pas pour nous " (à définir)


Je viens de vivre ma première journée de maîtresse déconfinée, d'une tristesse infinie...


Y a-t-il quelque part des images des vrais écoles???? De celles où les enfants sont seuls dans une cour quasi vide, à distance les uns des autres, sans aucun jeu? Ca, ça aurait été l'image de ce jour, plutôt qu'un trottoir devant une boutique de fringues.


Les récrés d'aujourd'hui ont été d'une tristesse absolue, et la classe n'était pas mieux! 

Nous avons très peu d'enfants en même temps (comparé aux 30 habituels... ), ce qui serait des conditions parfaites pour faire progresser tout le monde en temps "normal"... Mais là, ils sont tout aussi seuls à leurs bureaux que dans la cour, ne peuvent pas circuler, rien toucher.... Je ne peux même pas approcher de mes élèves, que je n'ai pas vu depuis 2 mois!!!!!! 


Quel média montre cette réalité-là??? Au lieu de ça on voit une classe colorée dans laquelle Macron et Blanquer viennent assurer le SAV de leur plan de merde... Tous les enseignants sont en colère et/ou tristes aujourd'hui. 


Alors les gens qui se ruent dans les magasins, quelque part, je trouve ça dérisoire...


Je vois dans cette image la même chose que dans les images de Macron et Blanquer dans une salle de classe aux couleurs chatoyantes: un moyen d'assurer la com', de signaler aux gueux qu'on peut aller faire de la croissance, que c'est le moment. Je comprends l'intérêt du gouvernement que ces images circulent, peu importe le commentaire en dessous. 


Que fait le journaliste à ce moment-là? Il donne son avis, il n'informe pas.


J'ai tout de même une question pour le journaliste qui a posté ça: tout est fermé sauf les magasins, où voulez vous que les gens aillent en sortant de chez eux? pas de parcs, pas de resto, pas de quais où autres lieux où flâner .. Ils ont le choix entre le boulot et la consommation.


Bon en même temps, nous avons été formatés à nous définir socialement, culturellement, voire politiquement, sur ce que nous possédons (ou pas) et sur ce que nous consommons, ainsi que la manière dont nous consommons.

Le besoin est devenu l'envie,  qui s'est transformée en besoin.

Je ne pense pas qu'on réussira à se déconfiner de ce dogme économique du jour au lendemain.

Bernays et ses acolytes ont fait un sacré taf quand même !

Mon premier réflexe, c’est plutôt les pauvres, c’est plutôt la constatation amère que le monde d’après est bien le même et qu’on achève bien les chevaux sur ordre de déconfinement...

Sur Twitter, des images montrant une file d'attente devant Louis Vuitton.

Lorsque les riches se mettent à singer les pauvres....

Excellent billet

S'il y a bien un règne dont tous ces cinglés (Quatremer-Le Boucher-Pénicaud-Borne ...) ne sont que les fonctionnaires symboliques et les ventriloques inconscients, c'est le règne de l’économie précisément.

Mais alors définissable comment 

Comme la tyrannie de la valeur d’échange autonomisée et fétichisée. 


Frédéric LORDON

Moi ce que j'ai vu hier dans le dé-confinement c'est " travaille, consomme et ferme ta gueule" 

basta rien d'autre

« Zara , évadé fiscal , esclavagiste , pollueur »


Qu’est ce qu’on a pu la taguer leur vitrine , pendant les manifs, à Toulouse.

Et ça ne nous est jamais venu à l’esprit de taguer les clients!

Question d’empreinte carbone  sans doute , quand on sait que les Français les plus riches polluent  40 fois plus que les plus pauvres et que ces derniers payent 4fois plus de taxe carbone.


Par contre les Fdo ne sont jamais gêné pour les gazer , contrairement aux clients des boutiques et troquet de luxe un peu plus loin dans la ville.


Ceci dit , j’ aimerai que ces files d’attente se transforment en ZAD partout mais là , je suis dans la science fiction .


Perso, la queue des gens devant Zara le jour de la grande Libération, ça me paraît étrange vu que ce que j'attends avec impatience, c'est la première bière pression, et le premier café en terrasse avec des amis slash amies slash connaissances


Alors oui, je juge ça con de venir au petit matin du 11 mai consommer du Zara

de la même manière que je juge con l'idée de faire la queue pendant toute la nuit devant l'Apple Store la veille du lancement de la 7 ou 8 ou 9G


Mais je vais vous parler plutôt de la queue devant Toto Tissu à Strasbourg

Que font-elles là toutes ces dames à peine le sceau du confinement levé

Elles viennent chercher le tissu et l'élastique qui leur a fait défaut pour faire en vitesse des masques pour toute la famille et surtout les enfants

car question masques, ceux qu'on achète ici et là coûtent une fortune pour la poche moyenne sans parler de la poche plutôt désargentée

et la durée d'usage de ces masques en font un gouffre financier

je m'auto cite il y a 2 jours dans les commentaires


"je crains que le monde d’après ressemble exactement au monde d'avant a la différence prêt qu'il y a désormais une prise de conscience que notre société de consommation est en sursis et qu'il  est donc impératif que l'Autre change. "


c'était dit sur le ton de l'humour mais je vois qu'on y est ...... la poutre et l'oeil. 

Je le constate avec amusement avec ma mere qui fustige ses voisins qui utilisent des bateaux de plaisance consommant plus que nécessaire ou qui chauffent au fioul mais qui ne remettrait pour rien au monde ses voyages a venir a l'etranger dont les émissions de Co2 ne semble pas trop la contrarier. Personnellement je me garderais bien de donner des leçons car je mesure la portée du changement nécessaire sans pouvoir vraiment m'y résigner. 






https://blog.mondediplo.net/ils-ne-lacheront-rien

Merci Daniel

"Dans notre cerveau, est tapi un crétin reptilien bourré de préjugés. Ce que dit l'image du métro, si on tente de se détacher de ce qu'elle montre, c'est l'inverse : des passagers qui, portant un masque, ont fait l'effort de  se conformer aux consignes gouvernementales, et que la RATP fait voyager dans des conditions sanitaires scandaleuses (même si, selon la RATP, cet entassement matinal était dû à une infiltration sur la voie). "


Un peu de clairvoyance et de recul !

Des fringues gratos venant de l'est et pendant ce temps là,  on ferait nous mêmes nos masques !!!  A quand la prescription  générale gratuite de calmants dans  un pays devenu zinzin  à cause de  ses dirigeants cyclothymiques.. ? C'est ce qu'on nomme le ruissellement ??

Demain matin, réparation d'un oubli de taille: 3 h de queue devant le Mc DO avec le même intérêt pour l'anthropologie sociale, catégorie "le terrible diabète des pauvres", Daniel?

Ben oui, c'est vrai, qu'y a-t-il de plus urgent que de remettre en marche la fascinante machine à consommer des produits pas chers venus de Chine (entre autres), on nous a dressés pour ça depuis des décennies ! Vous avez raison, Daniel, c'est pas bien de se moquer… Le nouveau monde attendra


"Ces passagers, on ne peut pas leur en vouloir" dit l'envoyée spéciale de BFM. Comme si on avait des raisons de leur en vouloir, à eux, de leur entassement ! Mais elle a raison. Elle sait que le premier réflexe de tout spectateur de cette image ayant la chance d'échapper personnellement aux premiers métros des travailleurs, c'est d'en vouloir aux entassés que l'on voit sur l'image. Le premier réflexe ne fait pas la différence entre les prolétaires entassés du premier métro, et les fêtards parisiens des bords du Canal Saint Martin, à Paris (autre image de la fin de journée, soumise par les télés à la réprobation générale).


L'idée même me parait inappropriée. Je serais curieux de connaitre les raisons qui l'on amené à s'exprimer ainsi.


Personnellement, je m'arrêterai au fait. Après deux mois de "rester chez vous" toutes ces personnes sont autorisées à rejoindre leurs lieux de travail. Ce qu'ils font, n'est-ce pas ! je ne parle pas des menaces, employeurs et gouvernement compris n'ayant pas d'infos. Maintenant, un envoyé de BFM les regarde et il en déduit que l'on ne peut leur en vouloir... 


De quoi parle-t-il ? De ne pas respecter les règles absurdent édités par "ce" gouvernement ? De la possible impossibilité de la RATP de les appliquer ? De son incapacité elle-même à gérer ces mêmes règles ?


Ce que j'y vois c'est plutôt l'incompétence de cette bande de malfaiteurs que l'on nomme gouvernement et sa capacité à faire glisser sa responsabilité sur le dernier élément de la chaine.

Le monde de twitter est vraiment un monde bizarre.

ILs nous saoûlent tous ces moralisateurs à deux balles. On a le droit d'aller s'acheter des fringues, on y va et alors ? Ces pointeurs du doigt ne sont bon qu'à aller officier chez Praud au pire ou rejoindre Hulot et Cie au mieux.

Je suis rassuré. Il y a assez peu de chance que Giscard soit  monté dans le métro bondé.

Armor Lux, Le Slip Français, Lafuma, Banana Moon, La Fée Maraboutée, Oxbow, Aubade, Comptoir des Cotonniers, Kookaï, Naf Naf, Infinitif... etc.

La moindre des choses, lorsqu'on cite une marque, espagnole de surcroît, c'est d'équilibrer en citant d'autres marques rivales. Et si possible, en promouvant la qualité française.

Allez puisqu'on parle des premières images de déconfinement. Celle trouvez dans le figaro :



Peut on mieux représenter cette période historique ? 


Des enfants tristes, séparés de deux mètres sur leurs bancs d'écoles. 


Et Jean Michel Blanquer, sinistre comme une porte de prison qui les surveille avec son masque et nous fixe d'un regard inquisiteur. 


Franchement je vais en faire mon fond d'écran. Si cette image ne capture pas ce qu'est la France aujourd'hui rien d'autre ne le pourra.

Dans "nos" médias, deux tendances apparemment contradictoires: "Tout le monde il est gentil!" et "regardez comme ils sont (bêtes et) méchants. Pas si contradictoires en fait, s'il s'agit de faire l'union sacrée des gentils contre les méchants. Vous noterez que si les méchants font la queue, plus ou moins bien distanciée, devant chez Zara, les gentils clients des grands couturiers n'ont pas besoin de faire la queue (et puis quoi encore?). 


Pareil pour les jeunes des quartiers populaires ou des berges des canaux qui étouffent dans leurs apparts minuscules, et les banlieusards qui ont dû se loger à 20 km de leur boulot parisien et qui s'entassent méchamment dans le métro. 


Par contre, quand on parle de ceux qui travaillent chez Renault (et ailleurs) avec des protections insuffisantes, les méchants, c'est le syndicat et la justice qui (aberration!) lui a donné raison. Et là, on ne parle que du vice de forme et pas du fond, pour bien marteler à quel point cette décision de justice ne tient pas debout.

Premier réflexe, ah bon ?? Pas le mien.

Ce qui saute aux yeux c'est que la grande majorité des gens entassés dans le métro ne sont pas des blancs. 

Toujours les mêmes qui n'ont pas d'autre choix que d'aller au turbin (mal payé). 

Les blancs sont au télétravail, à l'abri.

Et pour une fois j'ai trouvé honnête le commentaire de la journaliste bfm (au-delà de 40min ils n'ont pas d'autre choix que d'y aller !)

En cas de plantage majeur, deux solutions: reconnaitre ses torts et éviter de recommencer, ou alors mouiller tout le monde...

je suis perplexe devant cette phrase : "le premier réflexe est toujours de voir, dans l'Autre, un écervelé en puissance. "


toujours ? 

je me sens un peu seule, tout d'un coup. 

toujours ? moi pas. 

mon "premier réflexe" c'est, généralement, de m'interroger, avec le sentiment profond que les motivations des autres m'échappent en grande partie, mais qu'ils doivent bien avoir leurs raisons, et souvent des raisons raisonnables, aussi. 

pas vous ??


et si d'aventure je les trouve, en effet, un peu écervelés, il n'est pas rare qu'au lieu de susciter ma réprobation, ça me fasse plutôt rigoler — au fond je suis plutôt rassurée qu'il y ait des "fêtards" au bord du canal, et des gens qui aient envie de se saper, peut-être pour aller (enfin!) draguer "irl"... 


un "monde d'après" dégoulinant de réprobation et de moraline, ça me fait pas tellement envie.


c'est vrai qu'en tant qu'adepte de l'empathie, je me sens parfois aussi un peu seul dans mon entourage professionnel du moins !


C'est que la phrase de Daniel aurait été plus juste avec un pluriel car c'est aprticulièrement adapté dans le cas d'une foule (une somme d'individus indistincts) : 

"le premier réflexe est toujours de voir, dans les Autres, des écervelés en puissance. " 

Ce n'est pas le cas de tout le monde Cécile. Grand bien vous fasse, et j'imagine que vous exagérez aussi mais si vous vous intéressiez aux avis des autres vous le sauriez. C'est très bien de le mentionner comme le fait Daniel. Et c'est très bien de dire, comme vous le faîtes ici, que vous ne vous sentez pas concernée, on vit mieux ainsi !

La phrase me semble juste si on se réfère au biais d'attribution.

En savoir plus ici : biais d'attribution.


Ou là :


Complètement !

je ne dis pas que ce mécanisme de pensée n'existe pas... c'est l'idée du "tout le monde tout le temps" qui me chiffonne. 



la généralisation abusive EST un biais d'attribution :)

Disont qu'il existe chez tous le monde, c'est biologique, donc ce n'est pas abusif, mais il est concomitant avec pleins d'autres mécanismes qui peuvent contrebalancer, voir renverser, le résultat. :)

fichtre, si c'est biologique !!

Oui, désolé, le cerveau, tout ça... C'est un peu comme les mirages visuels et auditifs, il y a des trucs qu'on ne peu pas contourner, l'empathie est tout aussi biologique. Dans les deux cas ne pas l'avoir c'est un handicap physiologique.

je ne comprend pas de quoi vous parlez. C'est de l'empathie de porter un jugement négatif sur le comportement des gens à partir d'une vidéo de quelques secondes ? 

quelque chose m'échappe. 

ou alors c'est un manque d'empathie, un "handicap physiologique" ? mais si c'est un "handicap", c'est minoritaire non ? 

"dans les deux cas" ? lesquels deux ? les mirages et l'empathie ? 


ouille. 





En fait c'est un biais cognitif ; iI est donc naturel et touche tout le monde. Pas sur les mêmes sujets ni au même degré bien sûr.


Pour le biais d'attribution, ça dépend notamment du groupe d'appartenance auquel on se rattache et s'identifie (groupe social par exemple).


Le fonctionnement de notre cerveau est tel qu'il est sujet à beaucoup de biais. Mieux les connaître permet de mieux lutter contre.

ma question s'adresse à Alexis Robert dont le message me reste tout à fait obscur. 


sinon, merci, je connais un peu les biais cognitifs :)


on pourrait discuter longtemps sur leur dimension "naturelle", le concept lui-même n'étant pas si clair, et ne signifiant d'ailleurs pas "universel". On pourrait aussi se demander s'il y a cognition sans biais, et aussi si la dimension cognitive est la plus déterminante dans le biais d'attribution, toussa toussa. 


mais je ne vois pas bien l'intérêt d'appeler à la rescousse tout un tas de références scientifiques à propos d'une simple remarque : non, tout le monde ne se précipite pas dans la réprobation et le jugement à l'emporte pièce devant une file d'attente. 




"non, tout le monde ne se précipite pas dans la réprobation et le jugement à l'emporte pièce devant une file d'attente. "


Merci.

Vous gardez les pieds sur terre.

"mais je ne vois pas bien l'intérêt d'appeler à la rescousse tout un tas de références scientifiques à propos d'une simple remarque"
J'ai juste répodus à votre remarque sur la généralisation abusive en moins de trois lignes. Visiblement ce n'était pas assez d'ailleur vu que vous m'avez répondus des remarques qui sous entedais que je dérivait peu être vers la biologisation et l'essencialisme et quil fallait que je clarifie.

Tous ne rentre pas dans une équation scientifique et , justement, la posture la plus scientifique quand au mécanisme de la pensée, du jugement, de la gestion de l’ego , c’est de reconnaître que la science ne sait pas grand chose sur ce sujet .


De plus on peut se poser la question de savoir si la science est l’outil le plus adapter pour comprendre ces même mécanismes .

Le livre d’un bon auteur nous en dit plus sur les réactions humaines qu’une expérience scientifique qui va avoir tendance à stigmatiser des comportements , empaquetés les gens dans des comportements types etc...

C'est un danger aussi, mais dans notre période néolibérale, la tentation de croire qu'on est pas touché par un comportement que l'on voit à l'échelle sociale, et que les autres sont tous des cons est un risque plus important.

Déjà parce qu'on ne voit plus que ce phénomène agis chez nous et on voit notre capacité à le contrer diminuer, et on deviens donc facilement des connards.
Enssuite parce qu'on peu facilement identifier le groupe de l'autre comme inférieur (culturellement par exemple) et devenir beaucoup moins attaché à la démocratie parce que "les gens sont cons".

La littérature, donc notre imagination, peu tout autant être porteuse de visions diffrente nous donnant du recul sur nous même que de biais et de confirmations de nos préjugés, donc il faut la croiser avec nos savoirs.
L'approche scientifique est basée sur le doute et la conscience de ses limites, si elle est utilisé correctement il n'y a pas de problème. Le danger que vous soulignez est plus liée à des mésusages. (Qu'il m'arrive, évidement, de faire occasionellement.)

C'est un danger aussi, mais dans notre période néolibérale, la tentation de croire qu'on est pas touché par un comportement que l'on voit à l'échelle sociale, et que les autres sont tous des cons est un risque plus important.

Déjà parce qu'on ne voit plus que ce phénomène agis chez nous et on voit notre capacité à le contrer diminuer, et on deviens donc facilement des connards.
Enssuite parce qu'on peu facilement identifier le groupe de l'autre comme inférieur (culturellement par exemple) et devenir beaucoup moins attaché à la démocratie parce que "les gens sont cons".

je vois pas trop le rapport avec ce que j'ai écrit.


pour donner un exemple, selon moi, une conference  de neuroscience sur les mecanismes du cerveau ne dit pas grand chose en comparaison à la lecture d'un livre comme "la confusion des sentiments" de stefan zweig


La littérature, donc notre imagination


dans mon exemple il n'est pas tellement question d'imagination mais d'introspection et de force descriptive, de description du réelle etc.


la littérature, ce n'est pas que Alice au pays des merveilles.


L'approche scientifique est basée sur le doute et la conscience de ses limites, si elle est utilisé correctement il n'y a pas de problème. Le danger que vous soulignez est plus liée à des mésusages. (Qu'il m'arrive, évidement, de faire occasionellement.)

je reformule .

l'approche scientifique n'est pas selon moi le mode d'investigation adapté à la recherche de compréhension des mécanismes de gestion des affectes, de l'ego etc..

Ces choses là ne peuvent pas etre transformée en expérience renouvelable et en théorie.


D'ailleur quand les sciences s’immiscent dans la philosophie, la psychologie, la psychanalise etc.., ça donne  ça.




"Je vois pas trop le rapport avec ce que j'ai écrit."
Vous avez souligné un danger xe mon approche, j'ai reconnus qu'il était réel, mais que cette approche répond à un danger plus impôrtant, selon moi, dans ce contexte, et je l'ai détaillé.
Donc c'est un rapport indirect expliquant pourquoi, bien que je pene que vous ayez raison, je maintient plutôt ma position.

"pour donner un exemple, selon moi, une conference  de neuroscience sur les mecanismes du cerveau ne dit pas grand chose en comparaison à la lecture d'un livre comme "la confusion des sentiments" de stefan zweig"
Je suis assez d'accord (bien que je n'ai pas lu ce livre précis), c'est ce que je voulais dire quand j'ai mis "être porteuse de visions diffrente nous donnant du recul sur nous même". J'aurais pu rajouter que la littérature permet de faire prendre corp à des mécanismes sans celà très abstrait. Dans un autre genre c'est aussi le fontionnement de ce secteur de la littérature que sont les fables par rapport à la philosophie.

"dans mon exemple il n'est pas tellement question d'imagination mais d'introspection et de force descriptive, de description du réelle etc."

Quand Jonathan Littell se met dans l'esprit d'un Nazi, ce qu'il ajoute aux connaissances scientifiques, ici principalement historiques, pour créer la psyché de son personnage, viens de son immagination. Toute fiction est remanié par l'immagination de l'auteur. C'est d'ailleur parce qu'il a fait prendre corps à ces données qui étaient assez froides, qu'elles nous parlent, mais au autre autenr aurai pu choisir une tout autre direction pour lui faire prendre corp et il n'y a aucun moyen de les départager. Qui a raison? Est-ce qu'on nous propose des réactions humaines logiques ou est-ce seulement le miroir des préjugés de l'auteur? C'est là que le croisement avec la science interviens.


"Ces choses là ne peuvent pas etre transformée en expérience renouvelable et en théorie."
Les bases épistémologiques ne sont pas les mêmes, mais cette méthode a donné des résultats assez convaicant (Milgram...), il faut, bien évidement ne pas les sur-interpréter. Il y a pas mal d'exemples de ces résultats dans cette chaine.


"D'ailleur quand les sciences s’immiscent dans la philosophie, la psychologie, la psychanalise etc.., ça donne  ça. "
Je connais, mais ce que vous vouez dire c'est plutôt que la méthode d'une science ne peu pas être étendu à toute, que chacune a son champ épistémologique, la philo et la psyco sont bien des sciences, et la psyco a des modèles expérimentaux fonctionels quand on est sur de la psycologie sociale.
Et dans l'exemple en question c'est d'ailleur plutôt l'inverse, c'est la philo ou la psyco qui se sont immicé indument dans les maths en les utilisant n'importe comment (Pi qui aurait plusieurs valeurs selon la culture de l'auteur, aucun mathématicien n'aurait sorti un truc pareil...).

en effet, decrire des comportements humain et etablire des généralités, c'est antinomique.

Oui et non, comme je l'ai mis, un réflexe généralisé peu ne pas dominer chez certaines personnes parce que d'autres ont pris le dessus, ça ne veux pas dire qu'il est abscent.

Non, je disais que le fonctionnement cognitif souligné par DS est aussi généralisé que cet autre fonctionnement du même genre qu'est l'empathie. Ne pas avoir l'un des deux est possible mais c'est due à un handicape physiologique. Mais hors de celà, tout le monde a l'un et l'autre, généraliser n'est donc pas un biais ici.

Je dit également que ce mécanisme fait partie des biais incontournables de perception de l'être humain, comme les mirages visuels et auditifs.

Par contre je dit aussi qu'il existe pleins d'autres mécanisme et que si celui-ci existe il peu être dominé voir écrasé par d'autres, ça ne supprime pas son existance.  Ce mécanisme a aussi joué chez vous, cependant il a été écrasé au point que vous ne l'avez pas ressentis.

Nier la générailité de ce genre de mécanisme est dangereux, car ça nous empèche, les moments où c'est lui qui dommine et qu'il nous envoie dans le mur, de l'identifier et de le contrôler. Ne nous croyons pas des surhommes capable d'ignorer notre condition humaine, on deviendrait vite une bande de connards.

ayant un peu étudié de près ces questions, je serais moins affirmative que vous sur "l'incontournable", et sur les invariants de la condition humaine :)

N'hésitez pas à m'orrienter vers vos sources, personellement mon domaine c'est plutôt les sciences sociales et je visualise bien les biais de notre époque où l'on refuse le fait qu'on ait un "surmoi", je me méfie particulièrement de tout ce qui va dans cette direction.
N'y a t-il pas un biais sur les études? La psycologie cognitive et les neurosciences sont des sciences encore jeunes qui se veulent des sciences dure, j'ai vu beaucoup d'analyses questionables.

"Je suis perplexe devant cette phrase : "le premier réflexe est toujours de voir, dans l'Autre, un écervelé en puissance. " "


C'est vrai que c'est pas non plus mon 1er réflexe.

Mais certains nous aident beaucoup pour que ce soit le 2nd réflexe.


Me rappelle la blague "démonstration que la lumière va plus vite que le son : certains sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent la bouche"

L'enfer, ... c'est nous.

"Dans notre cerveau, est tapi un crétin reptilien bourré de préjugés."


Quand on lit les commentaires postés sur le forum d'ASI aussi ? 🤗

Dans notre cerveau, est tapi un crétin reptilien bourré de préjugés. 


Eh...oh !!! parlez pour vous ! 


Non mais... !


;-)

belle chronique qui nous remet les pieds sur terre et dé confine le cerveau .

merci

On ne peut effectivement pas en vouloir à ceux qui sont contraints de s'entasser dans le métro pour aller au turbin et gagner quelqu'argent pour précisément ensuite aller sagement, en respectant les distances de sécurité, consommer chez Zara, Apple et autres enseignes mondialisées.

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.