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Zara, ou l'horreur des autres

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Allez puisqu'on parle des premières images de déconfinement. Celle trouvez dans le figaro :



Peut on mieux représenter cette période historique ? 


Des enfants tristes, séparés de deux mètres sur leurs bancs d'écoles. 


Et Jean Michel Blanquer, s(...)

je suis perplexe devant cette phrase : "le premier réflexe est toujours de voir, dans l'Autre, un écervelé en puissance. "


toujours ? 

je me sens un peu seule, tout d'un coup. 

toujours ? moi pas. 

mon "premier réflexe" c'est, généralement(...)

Dans "nos" médias, deux tendances apparemment contradictoires: "Tout le monde il est gentil!" et "regardez comme ils sont (bêtes et) méchants. Pas si contradictoires en fait, s'il s'agit de faire l'union sacrée des gentils contre les méchants. Vous n(...)

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Daniel, tu te bonifies. :-)

Je suis vos chroniques avec intérêt et suis souvent d'accord avec vous, mais là, je ne me retrouve pas.


Il me semble que vous mélangez le jugement humain et l'usage du tweet. Or je ne vois ps quoi redire à quelqu'un qui tirerait les conséquences de ce qu'il voit ? Oui, c'est un jugement à l'emporte pièce, parcellaire, et il ne l'est pas moins que le vôtre qui prêtez à ces gens devant Zara des intentions différentes.

Ni le journaliste cité, ni vous ne semblez avoir de raison d'étayer votre raisonnement, dès lors, ce que vous dénoncez en conclusion de votre article comme un réflexe crétin peut également s'appliquer à votre contre argument. Vous ne démontrez rien, vous constatez et condamnez, comme votre confrère finalement. Lui le fait sur tweeter vous sur votre site, c'est la seule différence à mes yeux.


Même si cela me semble dénué d'intérêt, je vais aller dans votre sens et vous dire que d'une part j'ai personnellement assister à cette file d'attente devant le Zara rue Édouard Hériot à Lyon mardi matin, et que non les distances de sécurité n'étaient pas respectées, elles ne l'étaient d'ailleurs ni au sein de la file d'attente, ni pour les quidam comme moi qui voulaient simplement traverser ce trottoir. Ce que les gens faisaient là, je n'en sais évidemment rien, mais j'ai effectivement pensé comme le journaliste que vous citez te je pense que j'en ai bien le droit, ne vous en déplaise.


Deuxième point, je suis également passé devant la boutique Rolex un peu plus haut dans la même rue et il y avait également quelques personnes devant, bien moins naturellement. Et je me suis dit la même chose qu'en voyant les clientes devant Zara. Dès lors, la distinction que vous prenez bien soin de citer dans votre avant dernier paragraphe entre prolétaires et autres ne regarde que vous, je vous la laisse bien volontiers !


Reste de votre indignation l'usage de tweeter qui me sembler plus faire office de couverture à votre raisonnement coupable, comme une façon de justifier une prise de position très personnelle sur un site d'analyse de l'information. Je ne dénignre absolument pas le droit de faire valoir votre opinion dans un éditorial, mais quitte à vouloir faire dans la bien pensance, je vous invite à l'assumer plutôt qu'à cacher cela sous un atour d'analyse de réaction sur un média.

Nous sommes le 13 mai et je n'ai pas ma chronique quotidienne. Daniel ou êtes-vous? Pas de Coovid19 en vue j'espère.

Vous me manquez.

Ben, pour faire bref, je dirai qu'après 57 jours de confinement, voir que pour certains, les premiers réflexes,  c'est l'envie d'aller acheter un bon burger de merde, et des fringues dont on à pas besoin, et bien scientifiquement parlant,  c'est rassurant,  car même après avoir été confiné, on peut en déduire, qu'un con restera toujours un con.

Je l'avoue, hier matin, j'ai osé gueuler contre ces gens attendant de consommer devant Zara... je confiais mes états d'âme de militante "lost in confinment" à une amie militante elle aussi... car hier matin, j'avais de forts doutes sur la manif de la veille devant l'hopital où je ne suis pas allée parce que les manifs n'ont servi à rien jusqu'à présent... Et l'amie m'a dit qu'elle et moi étions des consommatrices... moi la première, ai- je convenu.

Hier après-midi, j'ai appris la mort, au petit matin, de ma voisine du dessus, une petite femme bien droite dans ses bottes, bénévole au Secours Popu, ex infirmière... Du coup, comme j'étais très triste, je suis allée me consoler en allant ... non, pas chez Zara car je boycotte -facile, je n'ai pas l'âge de m'habiller en Zara-, mais dans le magasin chic du coin où j'avais repéré un magnifique foulard. Et j'ai adouci ma peine avec ça... mais comme ça ne me suffisait pas, en rentrant, j'ai appelé l'amie d'enfance de cette voisine, qui vit dans le même immeuble, à un autre étage... et l'ai invitée à venir se consoler car elle a accompagné son amie dans ses derniers jours, avec un petit verre de rhum arrangé chez moi... Ce petit moment avec elle m'a fait plus de bien que l'écharpe... même si plus fugace.

Donc je ne jetterai plus la pierre aux "consommateurs effrénés"... pas facile d'être décroissant, même post-confinement.

Un bel édito ! Des observations pertinentes ! "Travaillez travaillez travaillez !" et son pendant "Consommez Consommez Consommez !"  avec un ajout "Quoi qu'il en coûte !" et un retrait "...pour VOUS et pas pour nous " (à définir)


Je viens de vivre ma première journée de maîtresse déconfinée, d'une tristesse infinie...


Y a-t-il quelque part des images des vrais écoles???? De celles où les enfants sont seuls dans une cour quasi vide, à distance les uns des autres, sans aucun jeu? Ca, ça aurait été l'image de ce jour, plutôt qu'un trottoir devant une boutique de fringues.


Les récrés d'aujourd'hui ont été d'une tristesse absolue, et la classe n'était pas mieux! 

Nous avons très peu d'enfants en même temps (comparé aux 30 habituels... ), ce qui serait des conditions parfaites pour faire progresser tout le monde en temps "normal"... Mais là, ils sont tout aussi seuls à leurs bureaux que dans la cour, ne peuvent pas circuler, rien toucher.... Je ne peux même pas approcher de mes élèves, que je n'ai pas vu depuis 2 mois!!!!!! 


Quel média montre cette réalité-là??? Au lieu de ça on voit une classe colorée dans laquelle Macron et Blanquer viennent assurer le SAV de leur plan de merde... Tous les enseignants sont en colère et/ou tristes aujourd'hui. 


Alors les gens qui se ruent dans les magasins, quelque part, je trouve ça dérisoire...


Je vois dans cette image la même chose que dans les images de Macron et Blanquer dans une salle de classe aux couleurs chatoyantes: un moyen d'assurer la com', de signaler aux gueux qu'on peut aller faire de la croissance, que c'est le moment. Je comprends l'intérêt du gouvernement que ces images circulent, peu importe le commentaire en dessous. 


Que fait le journaliste à ce moment-là? Il donne son avis, il n'informe pas.


J'ai tout de même une question pour le journaliste qui a posté ça: tout est fermé sauf les magasins, où voulez vous que les gens aillent en sortant de chez eux? pas de parcs, pas de resto, pas de quais où autres lieux où flâner .. Ils ont le choix entre le boulot et la consommation.


Bon en même temps, nous avons été formatés à nous définir socialement, culturellement, voire politiquement, sur ce que nous possédons (ou pas) et sur ce que nous consommons, ainsi que la manière dont nous consommons.

Le besoin est devenu l'envie,  qui s'est transformée en besoin.

Je ne pense pas qu'on réussira à se déconfiner de ce dogme économique du jour au lendemain.

Bernays et ses acolytes ont fait un sacré taf quand même !

Mon premier réflexe, c’est plutôt les pauvres, c’est plutôt la constatation amère que le monde d’après est bien le même et qu’on achève bien les chevaux sur ordre de déconfinement...

Sur Twitter, des images montrant une file d'attente devant Louis Vuitton.

Lorsque les riches se mettent à singer les pauvres....

Excellent billet

S'il y a bien un règne dont tous ces cinglés (Quatremer-Le Boucher-Pénicaud-Borne ...) ne sont que les fonctionnaires symboliques et les ventriloques inconscients, c'est le règne de l’économie précisément.

Mais alors définissable comment 

Comme la tyrannie de la valeur d’échange autonomisée et fétichisée. 


Frédéric LORDON

Moi ce que j'ai vu hier dans le dé-confinement c'est " travaille, consomme et ferme ta gueule" 

basta rien d'autre

« Zara , évadé fiscal , esclavagiste , pollueur »


Qu’est ce qu’on a pu la taguer leur vitrine , pendant les manifs, à Toulouse.

Et ça ne nous est jamais venu à l’esprit de taguer les clients!

Question d’empreinte carbone  sans doute , quand on sait que les Français les plus riches polluent  40 fois plus que les plus pauvres et que ces derniers payent 4fois plus de taxe carbone.


Par contre les Fdo ne sont jamais gêné pour les gazer , contrairement aux clients des boutiques et troquet de luxe un peu plus loin dans la ville.


Ceci dit , j’ aimerai que ces files d’attente se transforment en ZAD partout mais là , je suis dans la science fiction .


Perso, la queue des gens devant Zara le jour de la grande Libération, ça me paraît étrange vu que ce que j'attends avec impatience, c'est la première bière pression, et le premier café en terrasse avec des amis slash amies slash connaissances


Alors oui, je juge ça con de venir au petit matin du 11 mai consommer du Zara

de la même manière que je juge con l'idée de faire la queue pendant toute la nuit devant l'Apple Store la veille du lancement de la 7 ou 8 ou 9G


Mais je vais vous parler plutôt de la queue devant Toto Tissu à Strasbourg

Que font-elles là toutes ces dames à peine le sceau du confinement levé

Elles viennent chercher le tissu et l'élastique qui leur a fait défaut pour faire en vitesse des masques pour toute la famille et surtout les enfants

car question masques, ceux qu'on achète ici et là coûtent une fortune pour la poche moyenne sans parler de la poche plutôt désargentée

et la durée d'usage de ces masques en font un gouffre financier

je m'auto cite il y a 2 jours dans les commentaires


"je crains que le monde d’après ressemble exactement au monde d'avant a la différence prêt qu'il y a désormais une prise de conscience que notre société de consommation est en sursis et qu'il  est donc impératif que l'Autre change. "


c'était dit sur le ton de l'humour mais je vois qu'on y est ...... la poutre et l'oeil. 

Je le constate avec amusement avec ma mere qui fustige ses voisins qui utilisent des bateaux de plaisance consommant plus que nécessaire ou qui chauffent au fioul mais qui ne remettrait pour rien au monde ses voyages a venir a l'etranger dont les émissions de Co2 ne semble pas trop la contrarier. Personnellement je me garderais bien de donner des leçons car je mesure la portée du changement nécessaire sans pouvoir vraiment m'y résigner. 






https://blog.mondediplo.net/ils-ne-lacheront-rien

Merci Daniel

"Dans notre cerveau, est tapi un crétin reptilien bourré de préjugés. Ce que dit l'image du métro, si on tente de se détacher de ce qu'elle montre, c'est l'inverse : des passagers qui, portant un masque, ont fait l'effort de  se conformer aux consignes gouvernementales, et que la RATP fait voyager dans des conditions sanitaires scandaleuses (même si, selon la RATP, cet entassement matinal était dû à une infiltration sur la voie). "


Un peu de clairvoyance et de recul !

Des fringues gratos venant de l'est et pendant ce temps là,  on ferait nous mêmes nos masques !!!  A quand la prescription  générale gratuite de calmants dans  un pays devenu zinzin  à cause de  ses dirigeants cyclothymiques.. ? C'est ce qu'on nomme le ruissellement ??

Demain matin, réparation d'un oubli de taille: 3 h de queue devant le Mc DO avec le même intérêt pour l'anthropologie sociale, catégorie "le terrible diabète des pauvres", Daniel?

Ben oui, c'est vrai, qu'y a-t-il de plus urgent que de remettre en marche la fascinante machine à consommer des produits pas chers venus de Chine (entre autres), on nous a dressés pour ça depuis des décennies ! Vous avez raison, Daniel, c'est pas bien de se moquer… Le nouveau monde attendra


"Ces passagers, on ne peut pas leur en vouloir" dit l'envoyée spéciale de BFM. Comme si on avait des raisons de leur en vouloir, à eux, de leur entassement ! Mais elle a raison. Elle sait que le premier réflexe de tout spectateur de cette image ayant la chance d'échapper personnellement aux premiers métros des travailleurs, c'est d'en vouloir aux entassés que l'on voit sur l'image. Le premier réflexe ne fait pas la différence entre les prolétaires entassés du premier métro, et les fêtards parisiens des bords du Canal Saint Martin, à Paris (autre image de la fin de journée, soumise par les télés à la réprobation générale).


L'idée même me parait inappropriée. Je serais curieux de connaitre les raisons qui l'on amené à s'exprimer ainsi.


Personnellement, je m'arrêterai au fait. Après deux mois de "rester chez vous" toutes ces personnes sont autorisées à rejoindre leurs lieux de travail. Ce qu'ils font, n'est-ce pas ! je ne parle pas des menaces, employeurs et gouvernement compris n'ayant pas d'infos. Maintenant, un envoyé de BFM les regarde et il en déduit que l'on ne peut leur en vouloir... 


De quoi parle-t-il ? De ne pas respecter les règles absurdent édités par "ce" gouvernement ? De la possible impossibilité de la RATP de les appliquer ? De son incapacité elle-même à gérer ces mêmes règles ?


Ce que j'y vois c'est plutôt l'incompétence de cette bande de malfaiteurs que l'on nomme gouvernement et sa capacité à faire glisser sa responsabilité sur le dernier élément de la chaine.

Le monde de twitter est vraiment un monde bizarre.

ILs nous saoûlent tous ces moralisateurs à deux balles. On a le droit d'aller s'acheter des fringues, on y va et alors ? Ces pointeurs du doigt ne sont bon qu'à aller officier chez Praud au pire ou rejoindre Hulot et Cie au mieux.

Je suis rassuré. Il y a assez peu de chance que Giscard soit  monté dans le métro bondé.

Armor Lux, Le Slip Français, Lafuma, Banana Moon, La Fée Maraboutée, Oxbow, Aubade, Comptoir des Cotonniers, Kookaï, Naf Naf, Infinitif... etc.

La moindre des choses, lorsqu'on cite une marque, espagnole de surcroît, c'est d'équilibrer en citant d'autres marques rivales. Et si possible, en promouvant la qualité française.

Allez puisqu'on parle des premières images de déconfinement. Celle trouvez dans le figaro :



Peut on mieux représenter cette période historique ? 


Des enfants tristes, séparés de deux mètres sur leurs bancs d'écoles. 


Et Jean Michel Blanquer, sinistre comme une porte de prison qui les surveille avec son masque et nous fixe d'un regard inquisiteur. 


Franchement je vais en faire mon fond d'écran. Si cette image ne capture pas ce qu'est la France aujourd'hui rien d'autre ne le pourra.

Dans "nos" médias, deux tendances apparemment contradictoires: "Tout le monde il est gentil!" et "regardez comme ils sont (bêtes et) méchants. Pas si contradictoires en fait, s'il s'agit de faire l'union sacrée des gentils contre les méchants. Vous noterez que si les méchants font la queue, plus ou moins bien distanciée, devant chez Zara, les gentils clients des grands couturiers n'ont pas besoin de faire la queue (et puis quoi encore?). 


Pareil pour les jeunes des quartiers populaires ou des berges des canaux qui étouffent dans leurs apparts minuscules, et les banlieusards qui ont dû se loger à 20 km de leur boulot parisien et qui s'entassent méchamment dans le métro. 


Par contre, quand on parle de ceux qui travaillent chez Renault (et ailleurs) avec des protections insuffisantes, les méchants, c'est le syndicat et la justice qui (aberration!) lui a donné raison. Et là, on ne parle que du vice de forme et pas du fond, pour bien marteler à quel point cette décision de justice ne tient pas debout.

Premier réflexe, ah bon ?? Pas le mien.

Ce qui saute aux yeux c'est que la grande majorité des gens entassés dans le métro ne sont pas des blancs. 

Toujours les mêmes qui n'ont pas d'autre choix que d'aller au turbin (mal payé). 

Les blancs sont au télétravail, à l'abri.

Et pour une fois j'ai trouvé honnête le commentaire de la journaliste bfm (au-delà de 40min ils n'ont pas d'autre choix que d'y aller !)

En cas de plantage majeur, deux solutions: reconnaitre ses torts et éviter de recommencer, ou alors mouiller tout le monde...

je suis perplexe devant cette phrase : "le premier réflexe est toujours de voir, dans l'Autre, un écervelé en puissance. "


toujours ? 

je me sens un peu seule, tout d'un coup. 

toujours ? moi pas. 

mon "premier réflexe" c'est, généralement, de m'interroger, avec le sentiment profond que les motivations des autres m'échappent en grande partie, mais qu'ils doivent bien avoir leurs raisons, et souvent des raisons raisonnables, aussi. 

pas vous ??


et si d'aventure je les trouve, en effet, un peu écervelés, il n'est pas rare qu'au lieu de susciter ma réprobation, ça me fasse plutôt rigoler — au fond je suis plutôt rassurée qu'il y ait des "fêtards" au bord du canal, et des gens qui aient envie de se saper, peut-être pour aller (enfin!) draguer "irl"... 


un "monde d'après" dégoulinant de réprobation et de moraline, ça me fait pas tellement envie.


L'enfer, ... c'est nous.

"Dans notre cerveau, est tapi un crétin reptilien bourré de préjugés."


Quand on lit les commentaires postés sur le forum d'ASI aussi ? 🤗

Dans notre cerveau, est tapi un crétin reptilien bourré de préjugés. 


Eh...oh !!! parlez pour vous ! 


Non mais... !


;-)

belle chronique qui nous remet les pieds sur terre et dé confine le cerveau .

merci

On ne peut effectivement pas en vouloir à ceux qui sont contraints de s'entasser dans le métro pour aller au turbin et gagner quelqu'argent pour précisément ensuite aller sagement, en respectant les distances de sécurité, consommer chez Zara, Apple et autres enseignes mondialisées.

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