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Vos médias préférés font passer des pubs pour des articles

Parmi les médias traditionnels, Le Figaro a adopté le plus massivement les publicités "natives", ces publireportages du 21e siècle dont l’objectif est de se fondre dans les articles et interviews des rédactions. Auparavant inhabituels, ils sont devenus la nouvelle norme publicitaire, de Libération au Point en passant par BFM et Le Parisien. Enquête.

Commentaires préférés des abonnés

Excellent article dont nous pouvons vous remercier  (  j'essaie d'être louangeur, et amical,  sans arrière-pensée de rémunération ....... ).


Cependant, il me semble que ce procédé existe depuis de nombreuses années, dans la presse franç(...)

Et après ils s'étonnent de perdre du lectorat, que la confiance dans les médias ne cesse de baisser bla bla. Le mot "déontologie" est devenu un gros mot...

Merci vraiment pour cet article, c'est vraiment sidérant de voir le degré de perversité atteint par les publireportages. 


Avant, les journaux expliquaient qu'il avaient besoin de publicité pour vivre. Maintenant, les mêmes sanglotent donc (un mou(...)

Derniers commentaires

Merci pour votre enquête. Il est vrai qu'à ne pas me connecter sur de nombreux sites pour éviter les pubs, j'étais passée un peu à côté du développement et de la transformation de ce secteur économique. Même Arte s'y est mise depuis un certain temps...

C'est à se demander pourquoi des journaux ou magazines s'étonnent de ne pas avoir plus de lecteurs... (je vois que biscotte77 a déjà écrit cette critique).

C'est marrant parce que ces derniers temps, on entend tellement parler de la "désinformation", les "fake news", etc etc, qui est un problème croissant. Et ces même journaux sont les premiers à s'en inquiéter, ils y consacrent plein d'articles, du genre « Comment repérer une fake news en 5 étapes? », « Comment lutter contre la désinformation en ligne? », etc. Ils ont même tous créé leur service de "fact checking" pour défendre la vérité vraie, parce qu'ils sont soucieux de rétablir la vérité, la vérité c'est sacré, on le sait bien.


Et donc, en parallèle de ça ils produisent quantité de publicité déguisée en journalisme? Ils ouvrent leur page à la propagande chinoise? Ok c'est à vomir, mais que fait leur service de fact checking? C'est pas compté comme désinformation tout ça? Hmm, il doit y avoir une nuance subtile que je ne saisis pas.

Rien de tout cela dans mes médias préférés : asi, mediapart et le monde diplo 😋

Merci vraiment pour cet article, c'est vraiment sidérant de voir le degré de perversité atteint par les publireportages. 


Avant, les journaux expliquaient qu'il avaient besoin de publicité pour vivre. Maintenant, les mêmes sanglotent donc (un mouchoir, vite ! ) qu'ils ont besoin de tromperie pour vivre. Car il faut dire les choses simplement : hors leur sphère de déni et leurs mots sophistiqués pour ne pas dire l'essentiel, tout cela à un nom, c'est du mensonge caractérisé, et les astérisques ou notes de bas de page n'y changent rien. Tangenter le plus possible, non pas occasionnellement mais structurellement, la sortie de route déontologique, c'est normal, ça, quand on prétend bâtir une relation de confiance avec son lectorat/public ?   

Au passage, qui, sinon eux, a décrété que "partenariat" devait nous faire comprendre sans ambiguité qu'il y a rétribution? Qui sont-ils pour imposer le sens commercial de ce mot, alors qu'il peut en avoir d'autre?


Le pire est qu'en faisant tout ça pour maintenir leur tête hors de l'eau, il contribuent à se décrédibiliser, et à décrédibiliser toute information au delà d'eux-mêmes. Aux colonnes du rédactionnel les enquêtes et leçons de morale sur les méchantes fake news, et à la publicié l'exploitation sans vergogne, massive, décomplexée, du moindre trou de souris qui permet le brouillage entre les faits et le fake ? Et personne pour les rendre comptables des dégats qu'il commettent ? Quel suicide et quelle honte. 

À ce niveau là, ce n'est plus du journalisme, mais de la prostitution (sans vouloir insulter les péripatéticiennes).

Bientôt, ne pas avoir la carte de journaliste sera un gage de sérieux et d'indépendance auprès des lecteurs scrupuleux.

Un peu comme refuser la légion d'honneur, ce hochet de Napoléon.

Heureusement il reste des organes qui ne se compromettent pas (ici, mediapart, reflets.info, nextinpact.com,…) en espérant que ça dure.

Merci pour cet article !

Il y a d'autres exemples intéressants de publi reportage dans cette vidéo sur la publicité de presse, notamment un exemple ou le magasine entier était devenu une pub pour EDF : https://youtu.be/D-w6477EXG

Il y aussi la vidéo de john oliver sur les sponsored content qui est sorti cette semaine:

https://youtu.be/sIi_QS1tdFM


On m'a appris que les médias étaient le quatrième pouvoir. Je me suis récemment fait la réflexion qu'il est dur d'imaginer que les trois premiers soient financés par de la pub (quoique ça s'y apparente parfois, on appelle ça des mécènes, des donnateurs, ou des lobbies), pourquoi ça ne m'étonne plus que le quatrième le soit?

Les "écoles de journalistes" formatent leurs étudiants de cette façon depuis un nombre d'années suffisamment important

Vos médias préférés


Pas vraiment, non.

Je m'étais fait avoir par cet article sur La Redoute dans Le Parisien https://www.google.com/amp/s/www.leparisien.fr/amp/economie/business/les-coulisses-de-la-redoute-dans-l-oeil-du-parisien-07-02-2021-8423653.php 

Et puis juste sous la dernière phrase de l'article le lien Les Bons Plan La Redoute et là je me suis dit : je me suis bien fait avoir. J'ai regardé partout mais je n'ai rien trouvé qui dit Publi rédactionnel ou quelque chose qui y ressemble 

Cela se pratique également sur nos chaînes TV de service public : La 5 par exemple: "la quotidienne" à chaque émissions > plusieurs produits proposés .

Excellent article dont nous pouvons vous remercier  (  j'essaie d'être louangeur, et amical,  sans arrière-pensée de rémunération ....... ).


Cependant, il me semble que ce procédé existe depuis de nombreuses années, dans la presse française, en matière politique.


Aucun journal ne résiste à la tentation d'être dithyrambique   avec les gouvernants , sans exception.


- Interviews très amicales,

- articles particulièrement louangeur avec le Président, ( Not' Président qui le vaut bien )

- " papier " très élogieux pour tel ministre...


Quant à la TV , c'est presque pire ( si cela était possible )


Quels sont leurs tarifs : rester en place ? avantages financiers ? médailles ? Idéologie ?


Ce qui est sûr, c'est que la mention " publicité ou propagande " n'est jamais indiquée !


Peut-être 75 % s'y laissent prendre ?


Et après ils s'étonnent de perdre du lectorat, que la confiance dans les médias ne cesse de baisser bla bla. Le mot "déontologie" est devenu un gros mot...

PERFECT !!!!

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