97
Commentaires

Violences d'aujourd'hui et d'hier

Commentaires préférés des abonnés

On pourrait croire que le 14 juillet violent est devenu fête nationale  , au moment de la Révolution, sous le coup de l'émotion. Et qu'après , il n'était plus possible de toucher à cette icône. 

Mais non, c'est à froid et cent ans plus tard (...)

Il faut reconnaître une chose à Eric Drouet, Maxime Nicolle et tous les Gilets Jaunes qui prennent encore le risque de manifester, c'est leur courage et leur détermination. Ils n'ont pas peur et font face depuis des semaines à une répression inouïe q(...)

Merci pour cette chronique qui me fait du bien ce matin. Je viens de lire le tract du syndicat policier Synergie et je suis écœurée, démoralisée, désespérée ... J'ai écouté une partie du débat entre les intellectuels de salon invités par sa majesté h(...)

Derniers commentaires

Je viens de regarder les 7mn du saccage du Fouquet's et il est facile de voir ce qui les terrifie.

Nous n'avons pas eu affaire à un saccage d’enthousiasme comme le défonçage de la porte du Ministère.

Nous n'avons pas eu un pillage d'opportunité.

Nous avons eu la mise à sac déterminée d'un symbole.

Aussi ils pourront embastiller tous les Maxime Nicolle ou les Eric Drouet qu'ils veulent, il y en a des dizaines et bien plus enragés qui se bousculent derrière.

C'est mal barré pour l'oligarchie...

De mieux en mieux.

Ils vont envoyer l'armée faire du maintien de l'ordre maintenant.

Le 14 juillet est aussi pour moi la commémoration du 14 juillet 1789. Pour d'autres, plus modérés, c'est celle du 14 juillet 1790. Officiellement, si la date du 14 juillet est unanime, celle de l'année n'a pas été retenue.

Myrtil

Gravure : la Bastille

MONUMENT HISTORIQUE, VICTIME DE VIOLENCES LE 14 JUILLET 1789


Peut-on réellement considérer La Bastille comme un monument historique le 14 juillet 1789 ?  
Édifice public, certes, ancien certes (construit à partir de 1370).... mais historique ? En dehors de ce mardi devenu célèbre, quels autres événements marquants ? 

Elle aurait pu devenir un vrai monument historique... si elle n'avait pas été complètement détruite dans les jours qui ont suivi (la démolition a commencé le 15).


jhbf



Je retiens de l'intervention de Philippe l'annonce d'une "réponse ferme" mais "plus risquée".


Je me demande en quoi consiste ce risque plus élevé ? Plus d'yeux crevés ? Davantage d'amputés ? Ou... des morts ?


Cela n'a rien à voir (ou peut-être que si, après tout), mais je me souviens des images du Shah d'Iran faisant du ski à Saint Moritz pendant que sa police réprimait les opposants.

Rendons à Gandhi ce qui lui appartient :



 " la non violence est infiniment supérieure à la violence


 


  Gandhi - 1920 - la doctrine de l'épée 





   



Violemment opposé à la violence de pensée, de moralisation, de pression sociale et physique de l’État représentée par le Czar Macron y Macron y Macron et son gouvernement fantoche de Mafus Tous Nus avec une Plume dans le Cul, je déclare ouvert les Jeux de Lutte des Classes sans Quartier ni Limite !  


Puis cette histoire avec Nicole Drouet ? 

Pourquoi reparler de cette gamine ? Je croyais que Cocteau avait clos le débat:

"Tous les enfants sont intelligents, sauf Nicole Drouet" 



Volontaire ? Volontiers !




 

De l'interdiction de manifester dans certains lieux symboliques :

il est interdit de manifester en France en raison de la symbolique attachée à ce pays

le pays des Droits de l'Homme ne saurait être entaché par des actes de violence

le pays de Droits de l'Homme est un pays bisounours où le calme doit régner

Prière de formuler vos demandes directement au Président de la République qui continue son grand tour du Jeu des mille euros : Banco, banco, banco à chaque tour. Bravo Emmanuel, toujours la bonne réponse


Les lâches : ils s'en prennent au Préfet ayant honte d'affronter la seule solution : la démission du ministre

Les fourbes : ils défont un Préfet de ses missions alors que ce Préfet approchant de sa retraite allait les quitter

Les innommables : ils accusent le Préfet de ne pas avoir fait usage des fusils LBD alors que ceux-ci sont dénoncés par la communauté internationale

Les dég... : Godwin oh secours! ils vont faire usage de marqueur chimique. La prochaine étape, c'est quoi ? L'immatriculation sur le front ?



Je n'ai pas encore lu les autres commentaires question de temps, alors il se peut que ma colère absolue ce jour vient redire ce qui a été dit. 

Comme FedUp je suis FedUp à la puissance N

La Fête nationale du 14 juillet commémore le 14 juillet 1790, date de la Fête de la fédération, c'est-à-dire de l'unité nationale, et non le 14 juillet 1789, qui évoque le peuple révolté.

Vous avez embauché une excellente historienne, faites-en bon usage.

Il y a également un youtuber gilet jaune polémiste qui se retrouve à demander l'aide d'un avocat. 

Il faut reconnaître une chose à Eric Drouet, Maxime Nicolle et tous les Gilets Jaunes qui prennent encore le risque de manifester, c'est leur courage et leur détermination. Ils n'ont pas peur et font face depuis des semaines à une répression inouïe qui s'étale à tous les niveaux - calomnies dans les médias, intimidations du pouvoir, violences policières, poursuites judiciaires, harcèlement des bourgeois haineux sur les réseaux sociaux, insultes, agressions, etc - Franchement je les admire. Contrairement à ce que dit Castaner, ils ne sont pas "d'opérette", ce sont de véritables révolutonnaires. Il faut les soutenir. Le moment est venu pour chaque indécis de choisir son camp.


Je me demande si le Luc Ferry, qui demandait que les policiers tirent à balles réelles contre les manifestants est visé par le premier ministre. Mais je sais pas pourquoi, je n'y crois pas trop.  

Merci pour cette chronique qui me fait du bien ce matin. Je viens de lire le tract du syndicat policier Synergie et je suis écœurée, démoralisée, désespérée ... J'ai écouté une partie du débat entre les intellectuels de salon invités par sa majesté hier. Lordon aurait du y aller, Badiou, Hayat, Cespedes, Friot, Branco, Striegler (Bernard ou Barbara) auraient du être invités; Mathilde Larrère également, Emmanuel Todd!  Et tant d'autre... Je ne sais pas où on va... et je ne vois pas, à part la violence, ce qui peut nous sortir de ce marasme épouvantable. Bref.... Je vous joins le fameux tract en espérant que ça fonctionne..... syndicat Synergie officiers   ...

"A partir de quelle ancienneté une violence devient-elle légitimable ? "


A partir du moment ou le producteur de violence arrive au pouvoir...

On pourrait croire que le 14 juillet violent est devenu fête nationale  , au moment de la Révolution, sous le coup de l'émotion. Et qu'après , il n'était plus possible de toucher à cette icône. 

Mais non, c'est à froid et cent ans plus tard que c'est arrivé.


L'étude comparative avec les symboles de fête nationale dans les autres pays de l'Union européenne est assez édifiante.


Je vous renouvelle mon commentaire d'hier 


 

« Des bandes incontrôlées et armées, venues des quartiers, s’en sont pris à un bâtiment public et aux fonctionnaires qui y remplissaient leurs missions. Les exactions se sont poursuivies  par des violences d’une exceptionnelle gravité à l’encontre de ces agents, ainsi que par de sévères dommages causés à l’édifice public et aux biens qui s’y trouvaient. 

Les responsables du maintien de l’ordre ont condamné avec la plus grande fermeté ces comportements inacceptables et ils ont annoncé que leurs auteurs seraient poursuivis, déférés à la justice et sévèrement punis ».


Crise des banlieues ? 

Non, non. C’est ce qu’on pouvait lire dans « L’Almaviva », journal de bon ton, dans son édition du 15 juillet 1789.

Mais, comme chacun sait, l’Histoire est écrite par les vainqueurs. Le terroriste d’hier est le patriote de demain, et vice-versa.


L’ironie de l’Histoire, et notamment celle du 14 juillet, exerce ses effets encore de nos jours.

Et tel qui vitupère, un soir d’hiver, les trublions et les casseurs, se retrouvera, l’été venu, au garde à vous pour honorer leurs ancêtres, manifestants autrement plus violents et dévastateurs.



En effet, que commémore-t-on le 14 juillet ?  Il y a l’imagerie d’Epinal d’une manifestation bon enfant, une sorte de monôme vers le commissariat « Libérez nos camarâ-â-â-des ! »


Et, effectivement, il y avait sept prisonniers à la Bastille. Mais c’est un peu court.


Alors, sinon la quantité, du moins le symbole, et la fin de l’arbitraire et de la lettre de cachet.

Mais est-ce vraiment fini, si l’on songe à un aspect très controversé de la justice actuelle : la détention provisoire ?


La durée moyenne de la détention provisoire est passée, entre 2003 et 2005, de 6,4 à 7,1 mois.

Et il arrive que la France soit condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour ces détentions provisoires infondées. Le placement en détention provisoire n’apparaît-il pas comme un succédané de l’antique lettre de cachet ?


Submergée de dossiers, manquant des moyens nécessaires à un exercice digne et serein, la justice pénale utilise des recettes de cuisine et laisse la viande à l’ombre, un bon moment. Marinade et faisandage sont les deux mamelles de l’instruction.

Et, parfois, réinventant le lit de Procuste, la structure de jugement, volant au secours de celle de l’instruction, prononce une peine qui, par une sorte de coïncidence, est en relation étroite avec la détention préventive déjà subie.


Si le 14 juillet avait le sens symbolique qu’on lui prête, les citoyens français, de longue date, auraient pris les armes, délivré les détenus en instance de jugement depuis trop longtemps, et détruit les centres d’internement liberticides.

Il n’apparaît pas que ce soit le cas. Par conséquent, le 14 juillet doit avoir un autre sens.


Quant on examine le récit de Marmontel, rapportant le témoignage oculaire d’Elie, officier du régiment de la Reine et acteur important de cette journée révolutionnaire, on ne manque pas d’être frappé par la violence qui la parcourt.


Déjà, dans les jours précédents, le sire de Flesselles, prévôt des marchands, qui tentait de calmer les esprits, fait les frais de sa modération. Il est pendu à une lanterne et sa tête promenée dans les rues au bout d’une pique.

Le 14 juillet, durant le siège de la Bastille, Elie négocie, au nom des assaillants, et confirme par écrit les termes d’une capitulation qui assure la vie sauve aux défenseurs. Mais, dès que la foule pénètre dans la forteresse, elle massacre les 82 vétérans.

Le marquis de Launay, gouverneur du château, a voulu se suicider après sa reddition.

Il en est empêché. La foule l’entraîne vers l’Hôtel de Ville, s’en remet à un boucher pour le débiter (« Il y en a un peu plus. Je vous le laisse ? »), puis exhibe sa tête au bout d’une pique.


On croirait le récit d’un rêve, lorsque les événements se succèdent avec une évidence et une fatalité inexorables, sans aucune mesure, ni censure. Le rêve, ce théâtre des pulsions. 


Tout au long de l’Ancien Régime, il y a eu des jacqueries, des châteaux brûlés et des nobles massacrés. Lorsque l’arbitraire et l’injustice deviennent si pesants que demain ne peut être pire qu’aujourd’hui, il y a ces explosions de violence comme un exutoire ou un exorcisme.

La Révolution n’a pas inventé ces pulsions destructrices et morbides.


Mais la République a choisi de les privilégier. En effet, la IIIe République, près de 100 ans plus tard, était appelée à déterminer une fête nationale.


Quand on lit, dans la séance du Sénat du 29 juin 1880, l’argumentation du rapporteur Henri Martin, on voit que le 14 juillet n’était pas la seule date envisagée.

Certains avaient proposé le 5 mai, ouverture des Etats Généraux, ou encore le 4 août, et l’abolition des privilèges.

La commission écarte ces propositions et retient le 14 juillet : « Paris se leva et, en prenant la vieille citadelle du despotisme, il sauva l’Assemblée nationale et l’avenir ».


Le rapporteur reconnaît que le 14 juillet a pu être sanglant, mais il le justifie par une référence implicite à l’axiome proverbial sur l’omelette et les oeufs cassés, et conclut par un souhait pour l’avenir : « Nous espérons fermement que dans notre chère patrie, au progrès par les Révolutions, succède, enfin, le progrès par les réformes pacifiques. »


Et, s’il demeure des hésitants devant ce 14 juillet 1789 tragique, le rapporteur propose, en prime, un 14 juillet « sans une goutte de sang, ni une larme », celui de 1790 avec la Fête de la Fédération. Mais qui honore encore, aujourd’hui, cette journée de la Grande Fédération ?


Néanmoins, ce rapport emportera la décision et le vote du Sénat confirmera celui de la Chambre des Députés, pour le choix du 14 juillet.


Ce n’est pas le moindre des paradoxes qu’un Parlement ait écarté des propositions symboliques liées aux Etats Généraux ou à l’Assemblée Nationale pour privilégier une action spontanée de la rue.

Il est permis de penser que cet effacement, ce renoncement à la légitimité de la démocratie représentative n’ont pas fini de produire leurs effets.


Le 14 juillet pose l’émeute ou la manif comme étalon de la juste colère.

Si c’est trop policé, trop pacifique, ce n’est pas important. C’est en accord avec cette expression bien française « Ca ne casse rien », pour désigner gens de peu ou œuvres sans intérêt.

Le peuple le plus spirituel de la terre n’est pas dupe et connaît bien que le coût des déprédations viendra, nécessairement, en déduction des libéralités qu’il pourrait obtenir.

Mais, il y a, cependant, une logique au pays de Descartes : puisque toutes les revendications ne pourront être satisfaites, il faut montrer sa légitimité prioritaire par l’éclat de son courroux.


Et la représentation peut commencer. Œuvre convenue du répertoire avec ses masques, ses poses, ses répliques-cultes (« droit dans mes bottes », « c’est pas la rue qui gouverne »).

On peut comprendre qu’un tel spectacle puisse sembler, vu de l’extérieur, aussi exotique et incompréhensible que pourraient paraître, à un esprit non prévenu, les glapissements du théâtre nô.


A la fatigue, l’agitation s’épuise et s’estompe. Et si la question était d’une importance réelle, on reprend tout, depuis le début, comme tout le monde : discussion, négociation, compromis, décision. Et la fable s’achève sur une morale digne de la lessive de Coluche : « C’est plus long, il faut faire les nœuds ».



De toutes les nations de l’Union, la France est la seule qui ait choisi, pour fête nationale, non pas un acte fondateur, mais un acte destructeur.

Puissance souterraine des emblèmes nationaux ?

hier (1789) : espérance de vie : 25 ans 


                       depuis des temps immémoriaux  98% de la population subit l'arbitraire absolu qu'il soit monarchique ou impérial.



aujourd'hui ( 2019) : espérance de vie : 80 -85 ans 


                       Les dernières élections remontent à moins de 2 ans : présidentielle et législatives


                       Les prochaines élections auront lieu dans quelques semaines : Européennes


                       Puis en 2020  viendront les municipales , et en 2022 à nouveau les citoyens pourront choisir leurs représentants qu'ils vont envoyer à l'Assemblée Nationale et élire le Président de la République . 



                   Aujourd'hui, à qui profite cette violence ?

Problèmes judiciaires en perspective pour F. Lordon.

" Là où il y a le choix qu'entre lâcheté et violence, je conseillerai la violence "  ( Gandhi)

«Rappeler que la monarchie est tombée en France du fait de certains actes de violence, y compris contre des monuments historiques»


Surtout des vies humaines. Avec des têtes au bout des piques. Histoire de «relativiser» les violences.

Daniel reprend espoir : cette "période insurrectionnelle" pourrait (enfin !) déboucher sur une révolution, une vraie ?

Ça serait cool, il y aurait un livre à en faire....

A l'intention de Monsieur Castaner

J'ai éprouvé un grand plaisir en voyant brûler le Fouquet's.

J'espère que ce sont bien des Gilets Jaunes qui sont à l'origine de l'incendie et non pas les tirs de tout et n'importe où des FDL.

Je soutiens cet acte symbolique que je ne qualifie même pas de violence.

je vous conseil sur ce sujet  un très bon commentaire de Ramon 4 dans le billet la matinale d'hier de DS !


exemple :

S'étonner de la violence des manifestations ?

Mais en France, elle est structurelle et quasi statutaire...

...De toutes les nations de l’Union, la France est la seule qui ait choisi, pour fête nationale, non pas un acte fondateur, mais un acte destructeur. 


Sinon, l'appel à la violence de Luc Ferry à tirer à balles réelles sur les manifestants va lui aussi être l'objet de poursuites alors ????


Ce matin sur France Culture, Guillaume ERNER ( qui a servi la soupe hier au grand oral de Jupiter face aux pseudos- intellos ) recevait un mec gratiné en la personne de Eric Delbecque . Le mec n'hésite pas à dire qu'il faut interdire tous les rassemblements public  ! 

euh.... y compris ceux de personnes âgées qui se réunissent sur la place du village pour partir en randonnée ???


Bon, plus tard dans la matinée, il a reçu pour équilibrer un mec radicalement à gauche en la personne de Laurent Berger !


Ouf !!!


;-))

Bonjour

"Rappeler que le régime actuel est né, un certain 13 mai 1958, d'actes de violence (notamment l'incendie d'une bibliothèque contenant certainement des documents inestimables)"

Parlez vous de l'incendie de l'incendie de la bibliothèque d'Alger, il a eu lieu le 7 juin 1962 https://www.huffpostmaghreb.com/2015/06/06/bibliotheque-de-la-faculte-dalger-lautre-crime-oublie-de-la-colonisation-francaise_n_7525694.html

Cela ne change rien à votre article, c'est parce que je ne connaissais pas ce fait.

Cordialement

JCJ

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.