103
Commentaires

Vague d'économies sur la culture

Alerte sur la culture : vendredi dernier, une dépêche AFP a sonné le tocsin -qui sonne, il est vrai, depuis un moment. Suite à la réduction des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales,"l’angoisse monte dans le monde culturel" dit l’AFP qui cite les exemples d’Avignon, Bordeaux, Montpellier mais aussi Grenoble où la municipalité a annoncé la suppression de sa subvention aux Musiciens du Louvre. Surprise : la coalition Verts, Parti de gauche et associations citoyennes menée par Eric Piolle apparaît comme le fossoyeur d’un orchestre de musique classique dont le chef, Marc Minkowski, crie au scandale. Pour autant, Corinne Bernard, l’adjointe aux cultures de Grenoble, défend ce choix.

Derniers commentaires

Bonne occasion de faire remonter ce fil :

"Alors que Manuel Valls parade à Cannes en défense de la culture et de son budget, les courriers de l’ancienne ministre de la culture envoyés à l’Élysée et à Matignon entre 2012 et 2014, obtenus par Mediapart, révèlent l’abandon, dès les lendemains de la victoire de 2012, d’un secteur pourtant emblématique de la gauche au pouvoir."

"Le 24 janvier 2014, la ministre de la culture écrit une nouvelle fois au président de la République. « Personne ne comprend notre stratégie. Aujourd’hui, les alertes sont partout fortes. […] L’équation est donc toujours la même : pour des économies qui pèsent peu, on provoque un mouvement d’humeur visible et dangereux et on perturbe un système productif efficace. Elle est catastrophique politiquement ; elle pèse aussi sur l’image du Président de la République », lance Aurélie Filippetti. Au pied de sa lettre, la ministre a ajouté à la main : « Mon inquiétude est extrême. La situation budgétaire du ministère ne permet plus de mener à bien ses missions. La culture ne peut plus être mise à contribution. J’ai besoin de ton soutien. »
En annexe, la note de Filippetti fait un tableau apocalyptique de la situation de la culture en France. Elle parle de « tensions très fortes qui ne pourront que s’amplifier compte tenu des priorités et des impasses identifiées pour l’avenir ». Et de « marges de manœuvre épuisées : la poursuite de l’effort réalisé ces deux dernières années aura des conséquences lourdes et irréversibles dont nous devrons pleinement assumer les effets politiques »."
Bon, ça continue son petit bonhomme de chemin.
L'aide de l'état aux conservatoires a été coupée
Tous les festivals ne vont pas s'en sortir
Et ça va être chaud à Radio-France
Au tour de l'orchestre de Cannes d'être dans le rouge.
Ha ben voilà, apparemment c'est au tour des conservatoires d'êtres lâchés budgétairement par le ministère de la Culture.
J'oublie la culture policière: dans les années 7O, les praguois avaient baptisé leur rutilant centre de formation des policiers " la sorbonne de la police".
Je propose de généraliser la démarche de Luc Ferry ou de Michel Onfray, qui ont prouvé qu'il est possible de rentabiliser la philosophie. Pour que la culture se démarginalise, il faut qu'elle accepte les impératifs de productivité, de rentabilité, bref de compétititivité, qui ont fait le succès de tant d'autres activités humaines. L'éducation nationale, par exemple, ferait bien de s'inspirer de l'exemple des grandes écoles de commerce qui ont harmonieusement intégré la " culture G" ( pour " culture générale") dans leurs programmes, au titre de supplément d'âme assorti de batteries de QCM évitant la logorrhée des dissertations traditionnelles. Enfin, la culture doit accepter qu'elle est composite: outre la culture dite classique, il existe une culture scientifique, une culture technique, une culture économique, une culture commerciale, et même une culture médiatique. Toutes d'égale dignité.
Paru sur libération.fr, notre cher Grand Totor nous parle encore :

"Personne plus que moi, messieurs, n'est pénétré de la nécessité, de l'urgente nécessité d'alléger le budget ; seulement, à mon avis, le remède de l'embarras de nos finances n'est pas dans quelques économies chétives et détestables ; ce remède serait, selon moi, plus haut et ailleurs ; il serait dans une politique intelligente et rassurante, qui donnerait confiance à la France, qui ferait renaître l'ordre, le travail et le crédit... et qui permettrait de diminuer, de supprimer même les énormes dépenses spéciales qui résultent des embarras de la situation. C'est là, messieurs, la véritable surcharge du budget, surcharge qui, si elle se prolongeait et s'aggravait encore, et si vous n'y preniez garde, pourrait, dans un temps donné, faire crouler l'édifice social. J'ai déjà voté, et je continuerais de voter la plupart des réductions proposées, à l'exception de celles qui me paraîtraient tarir les sources même de la vie publique, et celles qui, à côté d'une amélioration financière douteuse, me présenteraient une faute politique certaine. C'est dans cette dernière catégorie que je range les réductions proposées par le comité des finances sur ce que j'appellerai le budget spécial des lettres, des sciences et des arts.

Je dis, messieurs, que les réductions proposées sur le budget spécial des sciences, des lettres et des arts, sont mauvaises doublement. Elles sont insignifiantes au point de vue financier, et nuisibles à tous le autres points de vue.

Insignifiantes au point de vue financier. Cela est d'une telle évidence, que c'est à peine si j'ose mettre sous les yeux de l'assemblée le résultat d'un calcul de proportion que j'ai fait. Je ne voudrais pas éveiller le rire de l'assemblée dans une question sérieuse; cependant, il m'est impossible de ne pas lui soumettre une comparaison bien triviale, bien vulgaire, mais qui a le mérite d'éclairer la question et de la rendre pour ainsi dire visible et palpable.

Que penseriez-vous, messieurs, d'un particulier qui aurait 1.500 francs de revenu, qui consacrerait tous les ans à sa culture intellectuelle, pour les sciences, les lettres et les arts, une somme bien modeste: 5 francs, et qui, dans un jour de réforme, voudrait économiser sur son intelligence six sous? Voilà, messieurs, la mesure exacte de l'économie proposée. Eh bien! ce que vous ne conseilleriez pas à un particulier, au dernier des habitants d'un pays civilisé, on ose le conseiller à la France.

Je viens de vous montrer à quel point l'économie serait petite ; je vais vous montrer maintenant combien le ravage serait grand. Ce système d'économies ébranle d'un seul coup tout cet ensemble d'institutions civilisatrices qui est, pour ainsi dire, la base du développement de la pensée française. Et quel moment choisit-on? C'est ici, à mon sens, la faute politique grave que je vous signalais en commençant .["] Le moment où elles sont plus nécessaires que jamais, le moment où, loin de les restreindre, il faudrait les étendre et les élargir. Eh bien ! quel est, en effet, j'en appelle à vos consciences, j'en appelle à vos sentiments à tous, quel est le grand péril de la situation actuelle ? L'ignorance. L'ignorance encore plus que la misère. L'ignorance qui nous déborde, qui nous assiège, qui nous investit de toute part. ["] Et c'est dans un pareil moment, devant un pareil danger, qu'on songerait à attaquer, à mutiler, à ébranler toutes ces institutions qui ont pour but spécial de poursuivre, de combattre, de détruire l'ignorance! Sur ce point, j'en appelle, et je le répète, au sentiment de l'assemblée. Quoi ! d'un côté la barbarie dans la rue, et de l'autre le vandalisme dans le gouvernement ! Messieurs, il n'y a pas que la prudence matérielle au monde, il y a autre chose que ce que j'appellerai la prudence brutale. Les précautions grossières, les moyens de police ne sont pas, Dieu merci, le dernier mot des sociétés civilisées.

On pourvoit à l'éclairage des villes, on allume tous les soirs ["] des réverbères dans les carrefours, dans les places publiques; quand donc comprendra-t-on que la nuit peut se faire aussi dans le monde moral, et qu'il faut allumer des flambeaux pour les esprits ? ["] Un mal moral, un mal moral profond nous travaille et nous tourmente. Ce mal moral, cela est étrange à dire, n'est autre chose que l'excès des tendances matérielles. Eh bien, comment combattre le développement des tendances matérielles ? Par le développement des tendances intellectuelles ; il faut ôter au corps et donner à l'âme. Quand je dis: il faut ôter au corps et donner à l'âme, vous ne vous méprenez pas sur mon sentiment. Vous me comprenez tous ; je souhaite passionnément, comme chacun de vous, l'amélioration du sort matériel des classes souffrantes ; c'est là, selon moi, le grand, l'excellent progrès auquel nous devons tous tendre de tous nos voeux comme hommes et de tous nos efforts comme législateurs. Eh bien ! la grande erreur de notre temps, ç'a été de pencher, je dis plus, de courber l'esprit des hommes vers la recherche du bien-être matériel, et de le détourner par conséquent du bient-être intellectuel.

Il importe, messieurs, de remédier au mal ; il faut redresser, pour ainsi dire, l'esprit de l'homme ; il faut, et c'est là la grande mission, la mission spéciale du ministère de l'Instruction publique, il faut relever l'esprit de l'homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintéressé et le grand. C'est là, et seulement là, que vous trouverez la paix de l'homme avec lui-même, et par conséquent la paix de l'homme avec la société.

Pour arriver à ce but, messieurs, que faudrait-il faire ? Il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies. Il faudrait multiplier les maisons d'études pour les enfants, les maisons de lecture pour les hommes, tous les établissements, tous les asiles où l'on médite, où l'on s'instruit, où l'on se recueille, où l'on apprend quelque chose, où l'on devient meilleur; en un mot, il faudrait faire pénétrer de toute part la lumière dans l'esprit du peuple ; car c'est par les ténèbres qu'on le perd.

Ce résultat, vous l'aurez quand vous voudrez. Quand vous le voudrez, vous aurez en France un magnifique mouvement intellectuel; ce mouvement, vous l'avez déjà; il ne s'agit pas de l'utiliser et le diriger; il ne s'agit que de bien cultiver le sol. L'époque ["] est une époque riche et féconde; ce ne sont pas les intelligences qui manquent, ce ne sont pas les talents, ce ne sont pas les grandes aptitudes; ce qui manque ["], c'est l'encouragement enthousiaste d'un grand gouvernement.

Je voterai contre toutes les réductions que je viens de vous signaler, et qui amoindriraient l'éclat utile des lettres, des arts et des sciences. Je ne dirai plus qu'un mot aux honorables auteurs du rapport. Vous êtes tombés dans une méprise regrettable ; vous avez cru faire une économie d'argent, c'est une économie de gloire que vous faites. Je la repousse pour la dignité de la France, je la repousse pour l'honneur de la République."

HUGO Victor
Au nom de quoi le malheureux contribuable est-il condamné à financer des cohortes "d'artistes" auto-proclamés ?

C'est un délire total, le sommet de l'interventionnisme délirant d'un État qui se voudrait tout puissant,

Qui voudrait surtout que toute la population vienne manger dans sa main : bien obligée !

Tous ceux qui ne peuvent plus vivre sans les salaires et les subventions payées à crédit (un milliard tous les deux jours, le salaire brut annuel de 80.000 smicards) :

- Les fonctionnaires

- Les Agriculteurs (eux méritent une majuscule)

- Les Chômeurs

- Les Artistes, ou prétendus tels

J'aime l'art avec passion mais je ne respecte que les artistes capables de vivre de leur art sans faire les poches de leurs voisins, de force, avec l'aide de la Mafia Étatique !

J'ajoute, car il ne semble pas que ce soit clair, que la plupart des Arts sont à l'abri du pognon volé (puisqu'il ne sera jamais remboursé) aux Chinois : les écrivains, les peintres, les sculpteurs n'ont jamais vu un sou faciliter leurs fins de mois...

Pourquoi ? Les musiciens et gens du spectacles sont-ils tellement plus importants ?

La bien-pensance, ou plutôt la non-pensée et le désir de "profiter" sans rien glander deviennent simplement sinistres en France.

Par bonheur (et pas par hasard) je retourne en Asie dans les prochains jours... Là-bas on sait que demain sera mieux qu'aujourd'hui,

Ici on sent bien que demain sera pire... Et ça change toute la couleur de la vie !

Bon courage, je suis désolé qu'Anne Sophie, qui est charmante et pas sotte du tout, se laisse aller à ces nigauderies convenues !

PG

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

La décision de supprimer (pas de réduire ou de programmer la suppression) la subvention aux Musiciens du Louvre a été prise le 5 décembre, sans aucune concertation par une municipalité dont les maître-mots étaient le dialogue, la démocratie citoyenne etc... De plus, quelques jours auparavant la même municipalité se vantait avec forte reprise dans les médias de pouvoir se passer de 6000000€ annuels de recettes publicitaires (panneaux Decaux). Il est donc assez curieux que dix jours plus tard, cette municipalité s'aperçoive que les subventions de l'Etat baissent.
Vous n'êtes pas sensible à l'art naïf ? :)
En apercevant à l'instant le Père Noël qui achève ses derniers repérages au dessus de nos cheminées, je pense d'un seul coup que j'ai un cadeau de l'année dernière que j'ai oublié de revendre sur un site prévu à cet effet.
C'est un tableau que nous avait offert ma belle-sœur, peint par elle-même, qui représente un cheval galopant sur fond de soleil couchant. Le cheval est marron avec des taches blanches, et le ciel marie agréablement les tons de bleu, de jaune, de rouge, d'orangé, de violet et de vert... elle a utilisé à peu près toute la palette, et c'est très joli. L'ennui, c'est que ça va pas, mais alors pas du tout, avec la couleur de nos murs.
Donc, si ça intéresse quelqu'un, et même s'il est toujours difficile de se séparer d'un objet auquel on accorde une valeur sentimentale, nous sommes prêts à le céder à un prix raisonnable (à débattre)... ah attendez... en regardant de plus près, je pense que c'est pas un cheval, mais plutôt un chien qu'elle a représenté... oui, pas de doute, les oreilles, la truffe... c'est un épagneul... ou un setter... ou peut-être un husky ?... mais quoi qu'il en soit, un chien. Un cheval aurait des sabots.
Et finalement, avec un chien et un peu de recul, ça rend presque mieux.
Ces féministes belges ne respectent rien !
Elles s'en prennent sans raison, à leur premier ministre qui, comme tous les premiers ministres européens, fait dans "l'authentiquement social", en l'enfritant et en l'emmayonnaisant !
Bonjour les frais de dégraissage du costard ! Honteux.
Merci encore madame Anne-Sophie.
Je vais contourner le problème grenoblois, parce qu'il est pour moi trop "visceral". Il n'empêche que Matl a raison.
Pour Minkowski vs les zécolos culturicides :

Ne pas oublier que pour beaucoup de gens, y compris à drauche, tout ce que fait Satan Piolle est le Mal.
Monsieur Matl, pour le copyright, envoyez moi votre RIB


Alors. Alors voilà qu'une gôche, enfin prétendue telle, se retrouve détentrice du pouvoir, enfin prétendu tel.
Et que ce gouvernement de gôche, dans lequel il faut chercher beaucoup pour y trouver autre chose que des affidés ou des anciens de l’ENA, décide de ce conformer à la vertu libérale : pas de déficit, pas de dette.
Donc, il faut tailler dans le lard. Mais le lard a fondu depuis longtemps à force de cadeaux fiscaux à ceux qui n’en n’ont pas besoin.
On commence alors à tailler dans les muscles, en commençant par ceux dont « on » croit que la taille en sera « indolore ».
Et ce « on » est composé de personnages qui voient la culture comme le dernier rempart de leur statut. Avec le fric aussi. J’allais oublier le fric.. La culture, enfin celle qu’ils croient avoir, c’est pas un truc qu’ils ont envie de partager.
Donc taper dans la culture, ça coûte rien à personne, s’pas ?

Après ça, ils vont vous inventer des plans vigie-machin et vigie-truc pour essayer de combler les gouffres qu’ils ont creusés.
Pour Minkowski vs les zécolos culturicides :

Ne pas oublier que pour beaucoup de gens, y compris à drauche, tout ce que fait Satan Piolle est le Mal.

Pour la culture populaire en péril :

Disparition en Loire-Atlantique de le Temps d'un Moment, structure de pédagogie et d'action consacrée à l'Art Contemporain, capable de prouver que la chose ne se réduit pas aux fausses provocations qui plaisent tant aux défiscalisateurs pinarnaultiens et placevendômois.
Merci à Anne-Sophie pour cet article. Ça nous sort des Soral.

Il faut bien voir, pour bien comprendre le problème qui nous fait face, qu'une institution culturelle, grande ou petite, dans un système capitaliste actuel, n'est structurellement pas rentable à long terme sur ses seules recettes propres générées par la billetterie (comme l'a montré la loi de Beaumol), contrairement aux entreprises. Cela rend donc absolument nécessaire un apport financier extérieur qui vient combler la différence entre dépense et recettes, et il n'y a pas trente-six solutions : soit le mécénat privé, soit la subvention publique.

Il faut bien voir que les exemples d'ensembles de musique classiques listés par Anne-Sophie ne sont qu'une partie de la liste des ensembles qui font face actuellement à des problèmes, dans toute l'Europe. Et plus encore, cette liste ne montre que la partie émergée de l'Iceberg : s'il est évident qu'on regarde de manière ahurie l'avenir de l'orchestre du Concertgebouw, un des plus grands orchestre au monde, parce que symboliquement la charge est énorme, cela veut bien dire aussi que de très nombreuses structures bien plus modestes, et dans tous les arts et tous les styles, souffrent également, sans avoir les moyens médiatiques de crier à l'aide.

Voilà donc la politique austéritaire européenne et ses conséquences, et ce n'est qu'un début. Et je doute évidemment que ces conséquences s'arrêtent à la seule culture.
Bizaremment, sauf en Allemagne : le budget pour la culture est rehaussé de 4,26% pour envoyer un "signal fort aux Länder"...
Bonjour Anne Sophie

Au delà de la culture, toutes les fameuses collectivités locales tant décriées par la nomenclatura libérale voient leurs budgets réduits.
Ainsi on a vu défiler à Montpellier les entreprises du bâtiment privées pour se plaindre de la baisse des commandes de ces fameuses collectivités, en quelque sorte l'arroseur arrosé, montant ainsi que l'équilibre du marché tant vanté ne fonctionne pas si les aides de l'Etat ne viennent pas à la rescousse.

En quelque sorte que deviendraient les râleurs du MEDEF sans les commandes de l'Etat qu'ils abhorrent…

Une prolongation de votre article sur les désastres à venir suite à l'application dogmatique des règles hors sol bruxelloises serait la bien venue.
Pour la sauver, faire de la culture une industrie exportatrice. C'est déjà en partie fait ( le tourisme est de l'exportation), mais pour parachever le travail, il faut la dépolitiser, pour la rendre compatible avec le nouvel ordre globalisé. Réussir ce que Staline a manqué, faire de la culture un besoin parmi les autres, obéissant aux mêmes règles que les autres. Mais pour cela, la débarrasser de ses parasites idéologiques.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.