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Commentaires

@ux sources : Pierre Rabhi

Un paysan, un vrai. Un modèle ? Pierre Rabhi, que Maja est allée rencontrer dans sa ferme en Ardèche, est un symbole pour tous ceux qui pensent que l'agriculture peut être raisonnée, que les cultivateurs doivent contribuer à préserver la terre qu'ils exploitent, et maîtriser leurs semences. Français né en Algérie en 1938, agriculteur et écrivain, Pierre Rabhi est un des pionniers de l'agriculture biologique, dont il transmet les principes depuis plus de 30 ans en Afrique. Inspirateur du Mouvement Colibris, de l'association Terre & Humanisme et de sa propre fondation, l'homme refuse pourtant d'être un gourou.

Derniers commentaires

L'agriculture selon Rabhi une imposture ?
Un lien fort intéressant ici
Merci pour ce moment d'échange avec un homme qui me fait réfléchir beaucoup depuis pas mal de temps.
Je travaille sur l'idée de devenir autonome en me rapprochant de la culture de la terre.
Ca me fait peur, mais chaque fois que je croise Pierre Rabhi, je me sens rassuré, conforté.
Comme s'il s'agissait de mon grand père, qui me dirait : ne t'inquiète pas, tout va bien se passer si tu fais les choses comme il faut.
Merci encore.

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Une expérience parmi d'autres , pour se rappeler de rester maitre de son destin :

http://www.courrierinternational.com/article/2012/08/21/une-utopie-anti-crise-en-andalousie
Délicieux personnage, rencontre bucolique, un plaisir.
La force d'une vie, d'une réflexion sur la société.
Une chose, vers la fin de l'interview me laisse perplexe: il parle à plusieurs reprises de la nécessité de "changer l'humain".
Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. Ceux qui s'y sont essayé n'ont pas laissé de bons souvenirs.
Changer l'organisation de la société, changer les règles, les institutions, les projets,OK.
Pour donner aux hommes et aux femmes la possibilité d'exprimer ce qu'ils ont de meilleur en eux, la solidarité , le partage, l'acceptation de l'autre ...
Mais la volonté de changer l'autre ? Brrr... non.
Maïa, quand tu vas taper sur google pour trouver osborne ou osborn, tu vas en trouver tellement que ça va te décourager. Alors je viens à ton aide: celui de Pierre Rabhi, c'est lui.
Il a écrit en particulier "La planète au pillage", traduction préfacée par Pierre Rabhi justement.
Merci Maja! Une rencontre formidable!
Ce que j'entends de Pierre Rabhi et d'autres , anonymes rêveurs actifs , va bien au-delà d'une sobriété heureuse .

J'entends la volonté , souvent maladroite , d'écouter la Terre , son rythme qu'aucune technologie , aucune chimie artificielle , n'a réussi à effacer entièrement .

Ces utopistes* les pieds sur terre nous prouvent que le bon sens est dans la culture ( de la terre , de l'âme , de l'esprit ) et non dans la consommation de biens matériels ( sauf de livres :-))

les donneurs de leçons porteurs de leur unique vérité sont de faux utopistes
Dieu que cela fait du bien, je viens d'ecouter les 3 portraits, un vrai bonheur
merci maja pour ces 3 bijoux. Trois grands messieurs
Merci !
Bon, un peu comme certains ci-dessus, Rabhi est éminemment sympathique, ses actions et son parcours éminemment respectable, tout ça c'est ensoleillé, calme, gentil…
Mais bon, quand même, sur cette émission, c'est un sacré robinet d'eau tiède.

Ce qui me frappe surtout, c'est cette manière (dans cette émission) de dire "nous". "Nous" ne respectons pas la nature, "nous" ne nous rendons pas compte du danger, "nous" ne voulons pas changer, "nous" ne voulons que dominer… Mais, enfin, qui ça "nous", au bout d'un moment ?
Il va jusqu'à parler des voitures, en disant qu'"on" veut faire du fric en multipliant la bagnole.
Mais qui, "on" ? Moi je veux pas faire du fric avec la bagnole ! Et tout un tas de gens sont esclaves de la bagnole ! Et tout un tas de gens ont juste envie de vivre correctement, et pas de faire du fric à tout prix !

Du coup, ce "nous" noie complètement dans cet entretien, tout critique sociale. "Nous" sommes vilains, et hop, exit le fait qu'il y a des dominants et des dominés, exit le fait que la surexploitation délirante de la nature est au service de quelques-uns et au détriment du plus grand nombre, etc. Quand l'écologie évite absolument de produire une critique sociale, pour juste parler Nature, je tique.

Et puis, au final, il en arrive (fatalement) à ce que l'"humanité est méchante", de toute façon. L'Homme n'est bon qu'à être vil, à être rapace, à être violent et dominateur, donc.
Oui, bon, ben dans ce cas y'a strictement aucune raison de se battre pour le faire survivre. Ce genre de considération, c'est scier la branche sur laquelle on est assis. C'est un discours anthropologique totalement négatif - pas très loin d'ailleurs, du mythe très libéral du "loup pour l"Homme".

Or, il se bat bien, pourtant, il agit bien pour quelque chose. Ce "quelque chose" aurait donc mérité vraiment d'être approfondi, plutôt que de le survoler à coup de "nous".
décue par le contenu de cet entretien, Pierre Rahbi ne nous raconte pas comment il a découvert la philosophie, ne nous dit rien sur les auteurs qu'il affectionne, quels livres? comment ils les a trouvés, rencontrés....ne pense rien ou presque sur les médias... bref cest vaste, ensoleillé et creux.
jamais vu une émission aussi mal filmer !!! arf !! :p
1) Merci pour la simplicité de la captation. Je trouve qu'il n'y a pas besoin de plus.

2) Par contre, Rabhi a un discours trop répétitif et théorique. Qu'il parle posément est très agréable, mais son propos est trop souvent "philo générale", sans intérêt. Si bien qu'il participe lui-même à la sur-information qu'il dénonce. Il aurait mieux fait de parler des actions, des anecdotes, un peu comme lorsqu'il raconte son parcours.
Maja aurait pu aider à être plus concret, en le coupant un peu - lui ne se prive pas de la couper parfois.

3) DOMMAGE MAJA ! Rabhi n'avait rien d'intéressant à dire sur les médias. C'est comme s'il ne réfléchissait pas aux détails, il ne tire pas de diagnostic fin et complexe, il balaye simplement la question par l' "ambivalence humaine", et autre soupe dialectique. Il aurait pu au moins donner des exemples, comme peut-être des blogs d'expériences écolo.

exemple : le blog de l' "oasis" La Belle Verte
En intro de la vidéo, vous avez écrit ceci : "Pierre Rabhi (...) est un symbole pour tous ceux qui pensent que l'agriculture peut être raisonnée"

Alors ahem... comment vous dire... le concept d'agriculture raisonnée a été développée par l'association FARRE qui regroupent les entreprises de produits phytosanitaires de l'UIPP. On y trouve Bayer, Monsanto, je vous fais pas un dessin vous voyez le genre... Donc le concept de l'agriculture raisonnée inventé par ces gens-là, c'est de respecter les doses homologuées. C'est-à-dire mettre les doses indiquées sur le paquet. Ni +, ni -. Ou comment ne rien changer au modèle et à la pollution des milieux tout en faisant croire qu'on fait quelque chose pour en mettre moins?

Et tout le monde tombe dans le panneau, même AsI. Pour bien faire, il aurait fallu écrire agriculture biologique, ou a minima intégrée ou bas intrants.

Voilà, cela doit vous paraitre du coupage de cheveux en 4, mais lire que Pierre Rabbhi cautionne l'agriculture raisonnée, au même titre que Bayer et Monsanto, ça me fait carrément mal au cul. Je ne peux pas y croire.

A part ça c'était super! Il y a trop rarement des poules qui picorent sur le plateau d'AsI, non?
Si vous avez aimé l'univers de Pierre Rabhi, vous pouvez devenir un colibris http://www.colibris-lemouvement.org/ ou lire le magzine qui s'inpire de ses idées Kaizen http://www.kaizen-magazine.fr/
merci d'etre allé en Ardèche !
Excusez moi d'avance pour ce coup de gueule, mais PUT***, QU'EST-CE QUE C'EST MAL FILME!!!! L'émission est encore une fois géniale mais vraiment, s'il vous plait, achetez vous un vrai caméraman, ou dites à François Rose de poser la caméra sur pied en plan large et de ne plus y toucher. C'est absolument insupportable. Si l'itw n'était pas d'excellente qualité, je me désabonnerai immédiatement.
Ouf, ça fait du bien.
Encore merci.
bon, Pierre Rabhi est très sympathique, Maja est très sympathique, cette émission est très sympathique et (mégotons pas) les poules aussi sont très sympathiques.

... divertissement estival. Sorbet : rafraichissant.

mais ça m'a quelque peu laissée sur ma faim.
Parce que tout de même il y a, dans la vision du monde de cet homme, quelques bricoles que je suis loin de partager, et que j'aurais aimé voir développer de façon plus solide — car faute d'argumentation construite, on est devant une sorte d'imaginaire flou, qui semble enthousiasmer certains, qui, moi, me met plutôt mal à l'aise. Par exemple l'inscription dans la "théologie de l'éveil" et la pensée de Teilhard de Chardin, l'idée d'un "ordre naturel", ou le discours sur "le féminin" et la complémentarité (ces jours-ci on ne peut guère rester insensible à la connotation du terme) du "féminin" et du "masculin", "complémentarité" qui semble s'accommoder assez bien de la caricature des "valeurs" supposées masculines... j'avais déjà lu ça sur le site de Colibri : "La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous."... ces niaiseries genristes ont le don de m'énerver, je suis la seule ?

Ça ne m'empêche pas de le rejoindre sur certains propos, certains choix de vie, de trouver très jolie l'idée de "sobritété heureuse", et de penser que la coopération et la solidarité sont des forces de changement plus essentielles que le pouvoir "au sommet".

Mais l'ambiance "catéchisme", visite de l'ermite en sa chartreuse pour se désaltérer aux sources de la bonne parole... bah.
(mais ça doit être ma part (maudite) de masculinité (pas complémentaire) qui me ferme à l'éveil des consciences).
Tout est dit. +1
rassurez-moi, AYD, c'est pas juste un réflexe conditionné au syntagme "part maudite" ? :D
Pas du tout, ce nétait que la cerise sur le gâteau. Vous nous avez offert le message du mois.
J'ai pas eu l'impression qu'il disait que Teilhard de Chardin avait raison sur tout mais qu'il fallait le lire comme on peut lire Marx, Proudhon (antisémite phallocrate), Fourier , Bakounine, Keynes ou d'autres. Je rentrerais pas dans le détail de ce qui ne va pas dans tous ces penseurs mais je suis sûr que vous en trouverez tout seul. C'est tout de même marrant de juger la pensée des gens sur les livres qu'ils ont lu et leur auteurs.
"C'est tout de même marrant de juger la pensée des gens sur les livres qu'ils ont lu et leur auteurs."

... mais ce n'est pas ce que je dis : sinon je me mettrais dans le lot, puisque moi aussi je l'ai lu.

Il y a dans son discours une forte influence/affinité, voilà ce qu'il me semble, et j'aurais bien aimé qu'il fouille un peu ça — cette conception du monde et de son devenir, vision fondamentalement monothéiste d'une humanité, d'un monde tendu vers un devenir "d'élévation" spirituelle, d'harmonie de conscience (noosphère), etc. Et qu'il énonce un peu plus en quoi il adhère et s'il a des réserves ou des distances.

Ces croyances, que je ne partage pas, ne me gènent pas, au contraire : tans qu'elles se déploient à côté d'autres, différentes et parfois opposées, elles font partie de la diversité et pour tout dire du joyeux bordel de la pensée humaine, et non seulement je ne pense pas qu'on puisse éradiquer ce joyeux bordel, mais je ne le souhaite pas. Mais pour jouir pleinement de cette diversité, il faut la regarder en face et pas la noyer sous la chantilly.
Pas bien senti la porté de votre critique, mais j'insiste, je trouve dérangeant d'utiliser l'évocation d'un auteur pour remettre en cause un discours. Ça ressemble assez à de l'ad hominen qui est le meilleur moyen de ne pas lire les auteurs qui ont une histoire, une éducation et vive au sein d'une époque qui ne ressemble pas à la notre et on a du mal à le penser par exemple savoir que 80 % des chercheurs ayant jamais exister sur Terre sont vivants.
Pour aller dans votre sens, il faudrait peut être que les interviews soient mieux préparé pour permettre de relancer sur certains sujets, certaines idées mais je crains que trouver un journaliste capable de parler politique avec un libéral, un social-libertaire, ou un communiste soit difficile, ce sont des mouvements de pensées qui disposent d'un lourd bagage conceptuel et intellectuel, et donc il est difficile d'y traquer les attendus, les hypothèses surtout avec des personnes qui connaissent réellement de ce dont ils parlent etc ...
je ne comprends pas.
aucune "attaque ad hominem", la référence explicite ou implicite à Teilhard de Chardin je suppose qu'il l'assume fort bien, ça fait partie de sa pensée, et c'est donc normal qu'on puisse l'interroger.
donc, j'insiste, ça me semble la moindre des choses lorsque quelqu'un se présente comme souhaitant "élever le niveau de conscience" qu'on ait le droit d'exercer sa comprenette sur son ontologie, son épistémologie, sa conception du monde et ses références.

Tout ça, je le répète, sans aucune hostilité vis à vis de sa personne, plutôt une certaine sympathie, mais ça n'oblige pas au consensus béat, si ?


pour le reste, j'ai pas de leçons de journalisme à donner, j'exprime ce que j'ai ressenti — j'ai trouvé cet entretien un peu faiblard question contenu.
(mais sympathique, hein)
C'est amusant, mais il semble que l'étiquettage systématique soit indispensable à certains pour comprendre et même seulement accepter.
Le monsieur ne fait qu'essayer de mettre ses actes en accord avec sa pensée, qu'il sait fluctuante, évolutive et faillible.
Qu'elle "leçon" définitive voulez vous qu'il délivre? Celle qui vous permettrait de vous positionner vous même?
ah ? "ne fait qu'essayer de mettre ses actes en accord avec sa pensée" ?

il me semble pourtant qu'il passe beaucoup de temps, aussi, à diffuser sa pensée...


quant à moi... ai-je eu l'air de souhaiter une "leçon définitive" ?
faut-il adhérer à tout ce qu'il dit sans se poser de question pour avoir l'air de "comprendre ou même seulement accepter" ?

z'inquiétez pas trop pour mes positions : elles sont un peu évolutives, fluctuantes, et faillibles, mais pas complètement non plus, et c'est, entre autres, parce que depuis que j'ai claqué la porte du catéchisme je m'autorise à douter et à interroger. :)
Les niaiseries genristes ne m'énervent pas le moins du monde, ma part dominante de masculinité s'accommodant sans souci de ce que vous considérez comme caricatural.
Et l'idée de "sobriété heureuse", si jolie soit-elle, sans un brin de religiosité, de mystique, ça me parait compliqué.
bah, moi je trouve qu'elles sont un empêche-penser. Dans l'entretien, Rabhi fait un sort rapide à la compétition (toujours genrée viriloïde, ce qui reste à prouver) par une pseudo question ("à quoi ça sert ?") sur laquelle il ne s'attarde pas un instant. Eh bien, si sa conception de la "complémentarité" était cohérente, il prendrait au moins le temps de s'interroger vraiment sur ça. Il n'est pas tout à fait exclu qu'un mode de relations aussi pérenne et, peut-être, universel ait quelque "utilité".
et pour ce qui est de la sobriété heureuse, pas besoin de religiosité ni de mysticisme : un robuste hédonisme conjugé à une paresse épanouie vous amène rapidement à constater que le travail de consommer est épuisant, peu gratifiant, et toujours à recommencer.
je pense que ces niaiseries sont trés dangeureuse, mais contrairement à vous, je pense que des idées tel que la "sobriété heureuse" raméneront peu à peu les femmes au foyer. Badinter disait cela sur le programme écologiste et les théses naturalistes"les femmes vont retourner au foyer pour préparer de la purée de brocolis bio pour leurs enfants"
Vous mélangez 2 choses la condition des femmes et la réalité économique. En gros, vous dites si on devient sobres les femmes seront forcément à la maison pour torcher le cul des bébés, comme si dans une société sobres les hommes ne pouvaient pas aider aux tâches ménagères. Venant de Badinter, on peut comprendre d'où son raisonnement vient vu sa position d'actionnaire, il y a pas mal de monde qui fait les tâches ménagères à sa place ce que la sobriété pourrait remettre en question. On croirait entendre les nomades d'Iran qui en foutent pas une et font travailler leurs femmes et défendent la tradition et la sanctuarisation de leur statut de branleurs. Je suis pas bien sûr que la société moderne malgré les moyens techniques a modifié la structure familiale au niveau des tâches ménagères en profondeur, il subsiste un forme sexisme qui est bien ancré et l'alléger par la technique ne le fait pas disparaître.
je condamne bien entendu l'actionnariat de badinter chez publicis.
je ne vois pas en quoi la sobriété changerait quoi que ce soit, le statut des femmes dans les sociétés améro-indiennes était absolument horrible, et c'était des sté trés respectueuse de la nature.
Ce ne sont bien entendu pas les robots ménagers qui ont libéré celle ci, mais leur indépendances (du moins dans la loi) le controle de leur corps, la limitation ou la suppression de l'allaitement (la culture quoi)
C'est bien de répéter ce que je dis, vous mélangez une situation économique avec un problème familial qui ne dépend que du rapport dans le couple ou tout autre structure familial envisagé et envisageable (il faut avoir l'esprit ouvert) et la loi contrairement a ce que vous pensez ne fait pas la société mais le contraire (le harcèlement sexuel est pas réprimé parce que 575 député en ont décidé dans leur coin ainsi) . Par contre je vois pas en quoi la suppression de l'allaitement est un problème culturel : que des femmes aient des problèmes à l'allaitement et qu'on trouve une solution pour les aider soit mais de la à en faire une norme, je vois pas en quoi l'allaitement devrait être une contrainte pour la femme parce que si on part dans cette direction le fait d'être enceinte est une contrainte.
ben oui, "être enceinte est une contrainte".
parfois acceptée lorsqu'être enceinte est aussi un bonheur.
parfois refusée (vive la contraception et le droit à l'avortement).
Non, mais je veux dire par là que Maximilien sera le premier à défendre l'utérus artificiel, puisque l'allaitement semble être une contrainte. Ma remarque pas très explicite était plutôt opposition entre une évolution technique qui devient une norme indispensable à respecter.
ben, la contraception et l'avortement, ce sont des évolutions techniques, aussi (perso je souhaite pas revenir au boyau de mouton ou à la queue de persil).

et l'allaitement, s'il peut être un plaisir et une joie, est aussi une contrainte, c'est parfois fatigant pour la mère, ça suppose beaucoup de disponibilité. Croyez pas que ça serait bien qu'une femme puisse avoir le choix ? Au lieu de subir le prosélytisme des uns, ou des autres, chacun convaincu que "sa" (enfin, "sa", quand les hommes décident de ce qui est bien en matière de grossesse ou d'alaitement, ça fait toujours un peu zarbi) solution est "la" bonne.
Je ne dis pas qu'elle doit pas avoir le droit de choisir, je dis juste que la technique à tendance s'imposer comme une norme sous prétexte que ça libérerait etc, je voudrais pas parler à la place de ma mère mais d'après ce qu'elle m'a raconté elle avait trouvé l'expérience intéressante, c'est un choix personnel et ça doit le rester après comme toutes les évolutions techniques on peut se demander vu les contraintes écologiques, techniques etc est-ce que ce choix sera toujours possible surtout si on doit le généraliser à l'échelle de la planète, après tout il y a une industrie importante pour cela (cf le scandale en chine sur les lait à la mélanine etc ).
Je dis par là les couches culottes, ça a moins de 50 ans, seul les pays occidentaux en disposaient y a moins de 10 ans c'est en train d'arriver en chine : je vous dis pas la montagne de déchets ( pour ne pas dire autre chose) que ça va engendrer est-ce que cette évolution est pérenne, j'ai un gros doute pourtant je trouve que c'était une belle idée . J'ai envie de dire que tout les terriens aient pris l'avion pour voyager avant la fin du siècle c'est une belle idée mais elle est pas très réaliste. On peut aussi se poser la problème de la pilule qui est une bonne idée mais qui est en train de polluer nos rivières ainsi que pas mal de médicaments, et jusqu'à maintenant la recherche n'a pas trouvé de processus d'élimination des substances chimiques médicamenteuses dans les effluents pourtant personne n'a envie de remettre en question les médicaments. (peut-être une solution pour diminuer les doses par médicament en augmentant la capacité d'absorption de l'organisme mais bon c'est encore des sujets de recherche)
Je pense juste que les "bonnes idées" doivent être un peu plus étudiées que d'analyser le résultat auprès de notre propre petite personne.
ok.

et sur les couches jetable j'ajouterais que si on fait le compte du temps passé à les trimballer, propres, puis sales, et à gagner le pognon pour les payer, les lavables représentent moins de boulot, en fait.

(enfin, à condition d'avoir un lave linge tout de même. parce que sans être accro à l'électroménager, pour la lessive y a pas photo)
Oui et on peut même préciser en supposant qu'on abandonne le lave-linge individuel en passant à des modèles communautaire, il y a une communauté au Danemark qui a sauté le pas que j'avais entrevu dans une émission ça amène d'autre contrainte social de coexistence qui ne sont pas forcément simples à résoudre mais je pense que Rabhi veut parler de ce genre de problèmes en disant qu'il faut travailler sur l'homme.
"mais je pense que Rabhi veut parler de ce genre de problèmes en disant qu'il faut travailler sur l'homme."

C'est un peu le défaut de cette émission, il me semble que pas grand chose de concret ne s'est dit.

J'aurais bien aimé qu'on lui pose la question moi : "ça veut dire quoi, 'travailler sur l'humain ?'",
plutôt que de le regarder avec un air entendu et admiratif....

Parlait-il vraiment des lave-linges au Danemark ???
Quel que soit le mode de vie du couple, milieu rural ou milieu urbain, sobriété heureuse ou "passion moribonde du travail"... et du gain, la seule question qui se pose est celle de la répartition des tâches.
La mère n'est pas forcément la seule à qui incombe la préparation de la purée de brocolis bio ou celle du surgelé industriel.
le pbm c'est que nous ne sommes pas (individu ou couple) un produit autonome qui vit dans une société ou nous n'aurions reçu aucune influence.
Nous sommes le résultat d'une culture avec bien sur une part de libre arbitre.
Il y des évolutions dans les relations des gens qui peuvent étre analysé et qui montre que les études sociologiques, démographiques sont valable pour expliquer la plupart des comportements
Les études montrent par ex, que l'allaitement exclusif renvoit pratiquement à chaque fois les femmes à l'esclavage des taches ménagères (méme chez les couples ou le partage de celle ci était une réalité)
C'est transitoire, l'allaitement exclusif savez-vous Maximilien, et ça libère d'une consommation sur-investie par les questionnements vaseux qui vous brouillent les neurones (mesure des ml, stérilisation, choix des tétines, verre ou plastique, marque du lait, anti-allergique, ...).

Tandis qu'exercer un boulot mal payé et déconsidéré, c'est pour la vie!

Les études sociologiques font la part des choses, ou sinon ce sont juste des leurres, pas des études.
Car si il y a quelque chose pour lequel on peut se sentir un produit autonome c'est bien l'allaitement. C'est justement ça le problème, le nombre de gens qu'il faut envoyer promener pour pouvoir allaiter tranquille. Car on a besoin de rien ni personne.
Alors que le travail est un véritable briseurs d'autonomie à tous les niveaux.
Sur ce site je dois étre le seul a aimé mon boulot NDD

"exercer un boulot mal payé et déconsidéré, c'est pour la vie! " ah bon?

En tout cas je ne sais pas si je fais la part des choses mais vous....

Pour le reste je n'ai jamais dit que l'allaitement n'était pas transitoire, c'est ce qui suit qui ne l'ai pas.

L'étude que j'avais lu et que reprenais Badinter, fait que la mère, avec l'allaitement EXCLUSIF devient centre des besoins de l'enfant, pour celui ci et pour le père, et dans la plupart des cas se récupère ainsi toutes les taches ménagères

Cela ne veut pas dire qu'il faut rejetter l'allaitement, mais nous avons et nous devons faire comprendre, méme à un bébé, si tu as faim, tu peux attendre 5mn, je ne suis pas entièrement à ta disposition. J'ai aussi d'autres choses à faire.Le biberon est terminé et il faudra attendre pour le prochain
Comment ça "ah bon?" Un peu d'égard pour toutes les femmes qui aiment leur métier mais ne sont pas confortable grâce à lui, comme le sont les hommes. Mal payées, horaires.., promotions absentes, compétences sous-employées face à des hommes incompétents sur-responsabilisés et dédouanés à la fois.


Vous raisonnez sur des poncifs, pas sur du vécu. Être disponible quand cela l'exige est plus libérateur pour réussir à ne plus l'être quand c'est le moment.
Éduquer le bébé dès le plus jeune âge à ne pas vous imposer son rythme, en le mettant au pas militairement grâce au "biberon magique": croyance ridicule. Trouver le rythme au biberon, c'est pareil qu'en allaitant. Si les chiffres et le rituel des préparatifs méthodiques rassurent les anxieux, c'est tant mieux, mais c'est illusoire, même au lait en poudre bébé est un tyran, mais innocent.
L'important est la cohérence dans le présent. Si on est en plein extase professionnel, c'est certain qu'on va apprécier de déléguer l'alimentation du bébé et se rattraper autrement dans le relationnel avec lui. La mère est consentante à être très disponible pendant les premiers mois d'une manière ou d'une autre, pourquoi la contrarier? (le père aussi, d'ailleurs, pourquoi les mettre en concurrence avec cette histoire que la mère ne doit pas allaiter?) Par contre si on s'amuse à contrarier le bébé dès le début, (comme vous l'envisagez en accusant l'allaitement d'être le signe "je suis prête à bondir à ton service"), soyez sûr que le bébé va vous contrarier le plus longtemps possible :-) et adieu la liberté.

Par un principe supérieur exiger que les femmes n'allaitent pas, c'est aussi insupportable que d'exiger qu'elles allaitent.
Surtout que comme d'habitude et alors que c'est un sujet intime, les gens concernés sont dépossédés de leur choix par des "spectateurs".
oh la

Je ne prends pas pas pour une instance supérieur, je ne condamne pas l'allaitement,
j'aime mon mon métier et je ne suis pas en extase

on va arréter la bonne soirée
euh, le principe supérieur: c'est le principe de l'égalité homme/femme que Badinter avance.

Et l'extase c'était pour dire vite que quand on exerce un métier non routinier il arrive que des périodes soient plus importantes que d'autres. C'est ce que je voulais prendre en compte. Quelques mois de parenthèse professionnelle sont plus ou moins un lourd sacrifice et on ne peut pas seulement prendre pour jauge qu'on aime son métier ou pas.
euh donc pour l'extase je ne parlais pas de vous non plus.

Votre condamnation ou non condamnation de l'allaitement n'est pas le problème, on ne se calque pas sur vous aveuglément que je sache. Ce sont vos arguments sur les tâches ménagères en mode "ne peuvent être vendues séparément" et le renvoi de la femme à une piètre condition qui serait évitable en allaitant.

En trois points, vous ramenez tout à votre personne. Défaut de jeunesse, ou bien est-ce vous n'auriez pas justement été un bébé qui n'a jamais été mis en face de "je ne suis pas entièrement à ta disposition"? Et vlan vous rapportez tout à vous comme un bon centre du monde qui se respecte.
Ce n'est pas un gros défaut mais cela peut engendrer quelques problèmes relationnels ou de communication qui doivent vous semblez inexplicables et incompréhensibles, sauf à croire que l'on vous en veut...
j'entendais une psychiatre expliquez, quand une personne trouve des défauts à une personne et essaye de trouver des explications à cela, la plupart du temps ce sont ses frustrations personnels qu'il projette.
Encore des poncifs. Désolé.
C'est vrai souvent, mais pas que dans ce cas.
Demandez à un psychiatre de lire la discussion.

Je suis un tas de "frustrations" et certes j'ai des comptes à régler avec des gens qui m'ont empêché de trouver ma place parce que eux d'abord en tant que "centre du monde" devaient occuper le terrain. Et ça a certainement un impact sur le fait que ça me saute aux yeux ou pas. C'est certain que notre sensibilité se forge sur notre vécu. Mais là si vous lisez bien, ce n'est pas contre votre personne ou pour me positionner que je vous réponds sur vos 3 points où vous dites "je" pour des "notions" pas individuelles piochées dans mon commentaire. Je ne vous mange la laine sur le dos. Exploiter votre égocentrisme à mon avantage pour avoir le dernier mot, je sais faire aussi et là j'étais pas à fond pour dites. Je sais que "me faire Maximilien" ne résoudra pas mes frustrations.

N'en parlons plus, c'est un défaut de jeunesse je vous dis. Ça vous passera avant que ça me reprenne. C'est pour que vous voyiez pourquoi les discussions tournent court et pourquoi vos arguments ne portent pas car ils sont indigestes dans leur formulation naïve. C'était juste pour pas que vous vous pensiez persécuté sur ce forum, c'était bête!
fin
désolé si jous ai froissé. Les forums c'est la première fois pour moi, et cela ne me semble pas trés interressant en fin de compte (rien ne peut-étre approfondi) et on va trés rapidement vers l'argument percutant (c'est vrai)
D'un point de vue privé, le pc internet c'est bien pour écouter et lire ASI ou médiapart ainsi que wikipédia bien sur.
Je crois qu'il faut s'en contenter, il reste toujours livre journaux radio ...
Bonne continuation.
Si des études montrent qu'en règle générale, les tâches ménagères sont dévolues aux femmes, je ne saisis pas bien le sens de votre précédente affirmation selon laquelle "des idées tel que la "sobriété heureuse" raméneront peu à peu les femmes au foyer."
Le mode de vie prôné et adopté par Pierre Rabhi, n'est à priori, pas plus aliénant pour son environnement féminin que n'importe quel autre choix d'organisation socio-familiale.
Je crois que tous les projets naturalistes ont été de gros retour en arrière dans ce domaine
Dans l'histoire humaine, seul les sociétés industriels ont permis (parfois) une meilleurs égalité des hommes et des femmes (méme quand ce n'était pas des démocraties, avec les pays communistes)
Je n'ai jamais compris l'admiration qu'avait certain pour les manières de vivre des mongols (on voit de yourthes se construire dans le Gard) des Thibétains (qui ont été trés heureux de voir arriver les chinois il y a 60 ans, pour mettre fin à un système d'esclavage) ou des Amérindiens (ils respectaient certe la nature, mais le statut des femmes était une horreur absolue )
Ah bon ? Quelles sociétés amérindiennes imposaient un statut terrible à leurs femmes ???
tous les amérindiens d'amérique du Nord
Ah bon ? Quelles sont vos sources ?
tu peux attendre ;)
Vos comparaisons n'ont strictement aucune signification.
Accessoirement, je m'abstiendrai de tout commentaire sur les "libérateurs" chinois.
Qui cherche la simplicité en matière d'anthropologie se condamne à une salutaire déception.
J'ai entendu des opposants Thibétains (actuel) reconnaitre que l'arrivée des chinois a été ressenti comme une libération par ce peuple (du - au début)
Pour le reste donnez moi un exemple de sté naturaliste (qui suivent et obeissent à la nature) ou les femmes n'étaient pas considérés comme de la merde
Vous devriez lire Margaret Mead... et d'autres anthropologues, Français...
Jaulin aussi, qui a écrit un grand ouvrage sur l'ethnocide des Indiens d'Amérique du Nord (parce qu'à mon avis, c'est plutôt le colonisateur -Espagnol ou Anglais- qui considéraient les Amérindiennes comme de la merde... c'était plus pratique pour tuer tout le monde ou filer des couvertures dégueulasses pleines de virus afin d'exterminer femmes, hommes et enfants plus vite). Parce que ça n'est pas ce que j'ai entendu justement dans les cours d'ethno auxquels j'ai assisté...
Mais bon, vous savez tout visiblement sur les cultures Amérindiennes... si c'est à partir des westerns que vous avez atteint ce degré de culture, permettez-moi alors de rigoler doucement...
mais pourquoi me parlez vous de l'ethnocide, ou des colonisateurs? Qui a dit que je connaissais tout.
Je sais ce lien n'a rien d'universitaire http://vanilie.centerblog.net/rub--amerindiens-la-femme-amerindienne-.html

Prouvez moi que j'ai tord
J'avais commencé une réponse étayée hier et j'ai dû m'interrompre en cours d'écrit. Parce que votre lien me paraît un peu "léger" par rapport à ce que j'ai appris. Là j'ai un peu la flemme de recommencer. Mais pour être allée à des cours d'ethno concernant justement les Indigènes d'Amérique du Nord, je n'ai pas du tout le souvenir d'avoir entendu le prof (qui avait travaillé sur "le livre blanc de l'ethnocide" avec Jaulin) raconter ainsi l'organisation familiale des Indiens d'A.du N. Au contraire, il nous décrivait ces sociétés plutôt nomades comme des sociétés extrêmement organisées, où le clan de l'épouse avait un rôle prégnant : par exemple lorsqu'il y a mariage (exogamie systématique, jamais des filles du "cru"), l'homme va vivre chez la femme, c'est lui qui abandonne sa famille et se soumet au clan de son épouse. Les oncles maternels ont un rôle plus important que l'époux vis à vis des enfants nés de cette union.
Les liens de famille sont très compliqués, j'ai un peu oublié les détails.
Chez le colon, les femmes s'écrasaient, attendaient leurs "navigateurs", les indigènes étaient raptées, violées, tuées, exploitées... (les hommes aussi d'ailleurs) puisqu'"ils étaient comme des animaux" et qu'ils refusaient de travailler...
Si les rituels de la vie des Indiens d'Amérique du Nord vous intéressent, plutôt que ce site internet un peu infantilisant, je vous suggère de lire des polars qui se passent en Arizona, au Nouveau-Mexique etc... dans des réserves indiennes. Tony Hillermann est un très bon "passeur" sur les moeurs des Indiens d'Amérique du Nord (contemporains)...
En tout cas, les Indiennes que j'ai vues à Flagstaff (Arizona) lorsque j'y étais passée ne ressemblaient en rien à celles qui sont peintes sur le site que vous donnez en lien. C'étaient des pauvres femmes obèses, déjà ivres mortes à 9h du matin, affalées sur les trottoirs de la ville, leurs gosses accrochés à elles... Et là on peut remercier la belle culture occidentale qui a apporté la misère, les maladies et l'alcool à des populations indigènes absolument pas préparées à cela, histoire de mieux les asservir...
Mais c'est une autre histoire ;o((
Vous avez des connaissances que je n'ai pas (jamais été en cours d'ethno)
Promis je vais rechercher Tony Hillerman.
OK sur les crimes de la colonisation et sur le génocide, ainsi que sur les moeurs trés arriérés et raciste des colons (ce n'est pas moi qui vous direz le contraire)
Mais méme si les éléments que vous donnez sont certainement vrai, et mon site est un truc pour les gamins, je ne sais pas si les deux ne sont pas complémentaire.
Je vais lire ce que vous me recommendez
bon, enfin, ce que montre Mead (ce point là n'a jamais été contesté, je crois), c'est que toutes les sociétés qu'elle a étudiées reposent sur des assignations de genre (assignations variables selon les sociétés, mais imposant, partout, une distinction des tâches et des droits) et d'ethnie (en gros, nous, et les autres).

Or, nous (c'est un "nous" complexe et traversé de conflits) sommes en train de tenter d'inventer autre chose : une société où les individus soient considérés sans a priori, et dotés des mêmes droits (et pas seulement dans les lois). Ça n'a jamais existé : de ce point de vue Maximilien a raison.

sauf que des société "qui suivent et obéissent à la nature", ça n'existe pas : le rapport à la nature est toujours un rapport travaillé par la culture, l'imaginaire, les représentations sociales, l'état des connaissances, etc.

pour revenir à Rabhi, moi je ne partage pas du tout l'idée d'une "complémentarité naturelle de l'homme et de la femme" qui s'imposerait à nous si nous "respections la nature".
Méme la sté aborigène, vous considérez qu'elle n'est pas naturaliste?
(dans le sens "suivent et obeissent à la nature")
Pourquoi vouloir hiérarchiser ? Oui, Mead montre que des sociétés fonctionnent "à l'inverse" mais il me semble normal que tout groupe tente de s'organiser dès lors que la vie en groupe est plus compliquée que la vie en solitaire, à deux ou en famille...
D'où la coutume, les usages, les rituels, les cultes etc...
Moi je suis pour une égalité de tous, toutes, nature = animaux = homme = femme : puisque nous sommes tous dans la même galère, et que notre avenir devrait dépendre de l'harmonie entre ces 4 pivots.
La société occidentale a tendance à mettre l'homme au centre du monde, et à organiser "le reste" autour... c'est l'erreur de départ qui nous envoie dans le mur.
Mais c'est une conclusion très hâtive et très schématique de ma part, j'en conviens ;o))
oh c'est pas réservé à la société occidentale... quid des femmes indiennes ou chinoises, de l'islam ?

... je ne comprends pas "fonctionnent à l'inverse". De quoi ?
... vos "4 pivots" je ne vois pas trop... "les hommes les femmes les animaux", ça fait aussi partie de la nature non ? et "les hommes les femmes", des animaux ? Je ne me sens pas du tout caractérisée "en tant que femme" comme "un pivot" parmi 4.
.. et pour ce qui est de l'harmonie, elle est toujours partielle et passagère, la vie c'est aussi du conflit, des contradictions.. qu'on peut, parfois, arriver à dépasser :)
Quelque chose m'échappe grave: Comment se fait-ce que le sens commun, qui pense sans problème la continuité, ait apparemment des problèmes avec la discontinuité ? Je suis sûr qu'il ne faudrait pas pousser beaucoup certains asinautes pour leur faire dire qu'on peut être "un peu enceinte", ou "un peu mort", ou qu'on peut " éclater un peu de rire", que les animaux sont" un peu humains"... Ya du big bang dans la nature, que diable !
Si c'est ce que j'ai écrit qui vous fait penser ça, Albert-Yves, alors je confirme que je me suis mal exprimée ;o))
Non, c'est moi qui ai mal casé mon message. Je continue, par automatisme mental (comme dirait Robert), à cibler les intoxiqués de trente millions d'amis. J'aime beaucoup les messages de Maximilien... Sauf son mot sur les aborigènes, qui me fait froid dans le dos. Plus l'homme est physiquement immergé dans la nature, plus stricts sont les tabous qui l'en arrachent. Je connais mal les aborigènes, mais je suis tranquillement certain qu'ils sont bardés de tabous, par rapport à nous modernes, qui n'en avons plus qu'un ( mais lequel!): La mort.
J'ajoute, à destination de Maximilien, que parmi les tabous les plus connus, figurent ceux concernant le sang menstruel et l'accouchement ( Inutile d'ajouter que ni l'un ni l'autre ne pose problème aux primates "supérieurs") En ce sens seulement, on peut risquer que la femme est toujours tabou. Mais tabou signifie à la fois attirant et repoussant. Dire que les femmes étaient "considérées comme de la merde" est donc simplement faux.
De quoi faire une thèse, A.Yves !!! Trop vaste sujet mais je crois que votre raisonnement de départ est fort juste...
Les tabous tombent en même temps que la société "évolue"... mais dans le passé, beaucoup sont tombés à cause de l'endoctrinement religieux occidental (qui a d'autres tabous... dont la femme = beark, la femme "colored" = ouh, rééduquons-les de force dans des pensionnats, adoptons-les, etc.)...
Clomani, ne sous-estimeriez-vous pas la difficulté du problème ? Vous dites " les tabous tombent". Imaginons qu'ils tombent tous, jusqu'au dernier, cité plus haut. Mais ...L'absence de tabou est une excellente définition de l'animalité ! L'humanité serait donc une étrange parenthèse entre l'animalité et l'animalité ! Gamma ! ste plait ! un cachet !
Non ! débrouilles toi tout seul...
gamma
M'en fous, j'ai des réserves. arf, arf ,arf.
vantard, hé, hé, hé.
gamma
Cecile, M. Mead a écrit principalement sur des sociétés où les femmes ont, elles, le rôle qu'ont les hommes en général... Elles sont celles qui sortent, vont chasser, sont "viriloïdes" (selon nos critères) et ce sont les hommes qui s'occupent du foyer et des enfants... (je raccourcis)... donc c'est ça "l'inverse"...
Je voulais justement dire que peut-être il va nous falloir nous départir de cette hiérarchisation systématique que nous faisons culturellement : l'homme d'abord, l'animal, le végétal (la nature) etc... l'homme (être humain) étant "sujet" (enfin, de moins en moins) et le reste étant "objet"...
Mais je dois mal m'exprimer... parce que vous n'avez pas saisi ce que je voulais dire...
Un peu "embrouillé" de toutes façons car j'avoue être encore en plein questionnement... mais pour revenir au sujet, je trouve qu'extrapoller à partir d'une phrase de Pierre Rabhi sur le "rôle des femmes" est peut-être un peu exagéré...
Mais je suis une thuriféraire de Pierre Rabhi... donc j'admets que je n'ai certainement pas beaucoup d'objectivité quant à ce qu'il dit en général et dans cette émission.
j'ai pas extrapolé, j'ai repris mot pour mot une citation de la "charte pour la terre et l'humanisme"
je ne suis pas certaines que "les femmes soient plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire", et n'ai pas du tout envie d'être promue "gardienne de la vie". En outre, je trouve qu'il ne faut pas ignorer que nombre de crimes sexistes sont commis par des femmes : par exemple, ce sont des femmes, toujours (à ma connaissance), qui pratiquent l'excision...
le tour de passe passe qui consiste alors à parler de masculinité/féminité, et d'en appeler à "la part de féminité en chacun de nous" (pour sauver les hommes des affres de la "masculinité" ?) aboutit à un verbiage inconsistant — pourquoi appeler "féminité" ce qui appartiendrait, tout autant, aux hommes ?

pour ce qui est de Mead (lecture très ancienne), il me semble quand même que vous racourcissez pas mal :)... ce qui m'avait marquée c'est qu'elle montrait la grande variation des attributs de genre... toujours vécus comme absolus, évidents.

pour ma part, je répugne à ce qu'on puisse m'assigner une fonction sociale et une place dans le monde "en tant que femme". Pourquoi pas "en tant que blonde", tant qu'on y est ?

bon, moi, chuis pas du genre thuriféraire... mon côté mécréante, sans doute :)
Mémoire encore plus déficiente que la vôtre, Cécile, pour Mead... j'ai vraiment extrait de ma mémoire un schéma très facile car c'est une lecture très ancienne aussi pour moi...
En tant qu'ex femme "viriloïde", (mais grande et ex blonde), j'ai beaucoup souffert que ma mère dise de moi que j'étais un "garçon manqué" (parce qu'elle avait le désir que son benjamin soit un mec et pan, me v'là, encore une fille)...
Et j'ai dû mal interpréter une de vos phrases, mais je n'ai pas le temps de revenir en arrière...
Bizarrement je n'ai pas le souvenir d'avoir entendu ce que vous écrivez dans la voix de Pierre Rabhi... mais peut-être suis-je une pauvre femme aveuglée par la virilité sobre de Pierre Rabhi ;o))
bon alors là je reviens à ma première réaction : tout cela n'était, il est vrai, qu'effleuré dans cet entretien (mais la question m'avait déjà titillée avant, car Rabhi n'est pas une découverte pour moi, et le lien que je donne est évoqué dans la présentation de l'émission), et justement je trouve dommage que sa vision du monde n'ait pas été un peu plus interrogée/développée.
pour revenir à Rabhi, moi je ne partage pas du tout l'idée d'une "complémentarité naturelle de l'homme et de la femme" qui s'imposerait à nous si nous "respections la nature".

"Respecter la nature"
Ca s'appelle nager et/ou faire la planche...

La "complémentarité naturelle de l'homme et de la femme" vous parait elle inexistante? inconcevable?

Certaines femmes sont surprises de voir que je les traite exactement comme je traite les hommes... Etrange, non..?
Badinter... parfois elle est sidérante. Croit encore que "moulinex et le travail libèrent la femme". devrait lire des trucs sur l'augmentation du temps passé (par les femmes) au travail ménager pendant les trente glorieuse, directement corrélé au booom de l'électro-ménager :D.
vous ne pensez pas que la possibilité d'une indépendance financière et de se réaliser professionnellement est fondamental pour un individu?
Indépendance par rapport à quoi et à qui, si c'est pour dépendant être d'une nounou, d'un travail mal payé : le fait de vivre en société fait que personne n'est indépendant. Le chose importante n'est pas l'indépendance mais les conditions de sa dépendance.
Bien sur que l'on sera toujours dépendant de l'air qu'on respire, du jour qui se lève.
Mon indépendance financière est trés limité aussi, je souhaite juste que les personnes puisse par exemple quitter une personne quand elle le souhaite.
Les "conditions de dépendances" désolé mais c'est des notions ou je baisse les bras (pour faire du vent moi aussi)
Vous pourriez arrêter de déformer et caricaturer le propos. La technique de l'homme de paille on connait pas besoin de nous en faire une démonstration. Je crois que votre pseudo résume très bien votre manière de ne pas argumenter. Mais les pirouettes ne font pas une démonstration ...
l'indépendance financière : oui, c'est pourquoi je milite pour le revenu universel
se réaliser professionnellement... ou pas professionnellement. bénévolement, par exemple.

d'autre part je ne pense pas que "sobriété" signifie "autarcie", et encore moins "femme au foyer".
cécile nous avons besoin de croissance (pas des jet d'affaires ou des bombes atomiques bien sur)
mais une croissance scolaire pour les centaines de millions de filles qui n'y ont pas accés.
Croissance des toilettes et du traitement des eaux usés(le monde diplomatique avait fait 1 dossier trés interressant la dessus l'année dernière)
Croissance pour développer tous les transports publics.
A notre niveau, bien sur que l'on peut conserver un téléphone portable plusieurs années, mais je pense qu'il ne faut pas se culpabiliser si on consomme. Ce que font les 5 pour cent des plus riche, c'est ça le pbm
oh, moi, l'univers morbide de la faute, c'est pas mon truc.
mais engraisser les fameux 5% les plus riches en bossant pour acheter des conneries encombrantes et qui pour finir servent à rien qu'à faire sonner leur tiroir caisse, beuh.

nous vivons dans une société de consommation, et ça signifie ça : alors que dans la société "de production", à la grande époque de l'industrialisation, la source principale d'aliénation et d'exploitation était le travail de production, dans une société de consommation, la source principale (l'autre n'a pas disparu pour autant, me faites pas dire ce que je ne pense pas) d'aliénation et d'exploitation est le travail de consommation.
(ça va pas durer : on glisse de plus en plus vite dans une société du déchet, où le travail ou la consommation seront très largement devancés par les opérations de production, de tri, d'acheminement et de retraitement de déchets*, et l'inévitable débordement de ceux-ci).

nous n'avons pas "besoin de croissance", parce que la croissance est un concept caduc, qui fait eau de toute part (trop réducteur, trop déconnecté du concret des échanges, de la production, et de la complexité de l'économie réelle). Nous avons besoin d'invention, de progrès, et pour certains biens et certains services, oui, d'augmenter leur production et sans doute la productivité. Et nous avons aussi besoin, urgemment, d'arrêter de produire de la merde si nous ne voulons pas crever engloutis sous des décharges ou passer notre vie à trier des poubelles (y aura plus assez de couleurs bientôt, au train ou on va — "et dans la jaune orangé légèrement saumonée, je mets les emballages avec paraben, ou sans ?")

*et ce ne sont pas que des déchets matériels, songez au foisonnement de contrôles en tout genre qui étouffent toute activité productive aujourd'hui, toute attribution de prétendues aides, songez aux heures passées en paperasses redondantes et en chiffrages absurdes, en projets et projets de projets, en... fouyouyou... tout ça se "vend" comme "production" et rentre dans l'évaluation du PNB et de la croissance. Croissance mon cul, wé.
d'accord avec ce que vous dites, mais permettez je crois lire une contradiction dans ce que vous écrivez (je me trompe peut-étre)
D'accord sur votre critique (mais il faudrait creuser) d'une société de consommation qui produit autant de déchets, et ensuite vous critiquez les controles que l'état met en place, et qui pour vous ettoufe l'activité productive.
Je prends 2 exemple
Je suis dans la construction aeronautique, et je croule sous une documentation de régles de normes nous imposant un recyclage total de toutes les pièces que nous utilisons. Je trouve ça trés bien.
Dans l'agriculture, les paysans se plaignent en permanence du nombre de documents et de formulaires qu'ils doivent remplir, mais ils reçoivent (au niveau européen) 45 milliards d'euros chaque année. Sans connaitre le détail de ces formulaires il me semble qu'avec de tel somme des justifications me semble pertinante.
J'ai bien sur la méme critique que vous sur ce que croissance (ou décroissance) veut dire, mais il ne me semble pas anormal qu'un controle rentre en ligne de compte dans un chiffrage de richesse créé
bah, désolée pour votre job mais je ne suis pas sûre que fabriquer des avions en quantité soit tellement utile... et pour ce qui est du "recyclable", super, mais quid du "recyclé" (nettement moindre, à l'arrivée, j'en fais le pari) ? et du coût (y compris environnemental) du recyclage lui-même ? épicépatoussa, mais qui contrôle les contrôles ? On n'en sort plus...


quant aux "aides" aux agriculteurs... oh pétard, je suis prise d'une énorme fatigue, là. Tout ce système est tellement pervers par quelque bout qu'on le prenne !
Je ne sais pas si "les paysans se plaignent en permanence", mais moi je suis effarée quand je les vois se débattre avec les unités de bétail et les surfaces de parcours, c'est ubuesque. Je ne doute pas que certains tirent leur épingle du jeu : mais ce sont probablement les meilleurs agents administratifs, pas les meilleurs paysans. En tout cas, vue la complexité du truc et sachant que les règles changent tous les ans, ça c'est sûr, ça doit donner du taf aux contrôleurs.
si votre chiffre est bon, c'est, si mon calcul est bon, en moyenne 4500€ d'aide par agriculteur. Je serais curieuse de savoir combien ces 4500€ représentent d'heures de travail, pour les agriculteurs, et pour les services instructeurs et contrôleurs.

allez hop, je colle les aides de la Pac dans le fonds "revenu universel", et on arrête ces conneries :D


bon enfin. Les con(trôleurs) sont sur orbite. M'est avis qu'il faut les laisser tourner, et continuer en douce à créer de la richesse incontrôlable.
Toute façon, c'est ce que dénonce les Bourguignons, les agriculteurs sont devenus des techniciens agricoles contrôlés en amont et en aval de leur production par l'agro-industrie (fourniture des méthodes de travail par le biais de la recherche, de la semences + brevets et l'ensemble des produits chimique), par l'état (ou l'Europe ) qui règlemente et contrôle et enfin en aval par le système de marché mondial, on ajoute les banques à cette mayonnaise. Ce qui semble très effrayant quand tu écoutes les agriculteurs c'est qu'ils ont bien assimilé ce système contraint et forcé. Mais, ils font des remarques incroyables tout de même, dans une vidéo des bourguignon : est-ce que votre méthode agricole va nourrir la planète ( comme si l'objectif de chaque paysan se devait de nourrir la planète). Avec ce genre d'objectif leur position est intenable et un peu absurde.
je ne comprends pas ce que ça a d'absurde ?
ça n'est pas absurde de se demander si une façon de vivre risque de "détruire la planète" et c'est absurde de se demander si une façon de pratiquer l'agriculture peut "nourrir la planète" ?
ces personnes se sentent responsables, pas seulement de leur survie/profits, mais de développer une agriculture à la hauteur des enjeux mondiaux : ça ne me semble pas "absurde", et il est bien évident qu'aucun d'entre eux ne prétend "nourrir la planète" à lui tout seul — faut pas les prendre pour des débiles :)
J'ai un peu mal à l'exprimer mais je pense pas qu'on puisse demander à une personne le matin en se levant, de se dire je dois travailler pour nourrir la planète, ça me fait penser à impératif catégorique intenable pour l'agriculteur donc il est près à faire n'importe quoi. Je retrouve pas l'extrait dans la vidéo mais la manière dont il le dit fait justement penser que s'il ne suit pas la bonne méthode il est responsable de la malnutrition. Justement, je dis pas qu'ils sont débiles, je dis qu'ils semblent avoir intégré un discours hallucinant après c'est juste un extrait il faudrait avoir un peu plus de matière.

De l'autre côté de l'Atlantique, on a des agriculteurs chef d'entreprises qui face au fléau de l'amarante dans les cultures de Soja round up ready disent on comprends pas pourquoi les Européen font pas pareil ça a marché 10 ans bon maintenant c'est la catastrophe ils sont obligé d'abandonné les terrains incultivables du fait la prolifération de l'amarante résistante au glyphosate ...
Maximilien, faut perdre l'habitude d'utiliser le mot "croissance" tout seul. Même en ajoutant des nuances, le mal est fait, la confusion entre croissance des inégalités, des pollutions, des destructions, des injustices d'une part, et croissance du bon sens et du développement humain d'autre part est inévitable. Ce que confirme la suite de votre réflexion:

- Croissance des toilettes et du traitement des eaux usées: vous avez entendu parler des toilettes sèches?
- Croissance des transports publics (oui, mais pour aller où, faire quoi? Mon père allait à pied à son boulot en dix minutes, je me tapais tous les jours deux fois 45 minutes de transport).
- Croissance du tas de téléphones portables inutilisés que des enfants vont dépiauter pour en extraire quelques grammes de métaux rares?

Vous avez besoin de faire croître, et pas qu'un peu, votre niveau d'information sur la "croissance" et la "décroissance", et surtout sur ce que Pierre Rabhi appelle la "sobriété heureuse".

PS: Je vois plus loin que vous travaillez dans l'aéronautique... je comprends mieux les limites que vous mettez à votre réflexion.
Un avis intéressant sur le lieu emblématique de Terre et Humanisme : http://afis-ardeche.blogspot.fr/2012/09/humanisme-notre-visite-chez-des.html
Intéressant en effet, mais dommage que l'auteur ait un parti pris dès le départ. Une formation de 5 jours à 350€, c'est pas cher par rapport à ce qui se pratique aujourd'hui! Il s'acharne parce qu'il a été écrit quelque part qu'il y avait production de tomates en hiver alors que la nénette lui explique que l'hiver d'avant, ils ont retrouvé 2 plans qui ont survécu donc ils les ont gardés. L'auteur voudrait que tout soit mesuré, calculé comme au laboratoire, visiblement ce n'est pas l'objet du mas de Beaulieu. Pour avoir des chiffres, je l'encourage plutôt à contacter la revue Les 4 saisons du jardin bio qui donne parfois ce genre de chiffres. Il se marre en repartant car il longe une splendide vigne en conventionnel, en très bon état par rapport à ce qu'il vient de voir, ravagé par le mildiou. On dirait qu'il vient de se rendre compte que la culture sans pesticide chimique est compliquée, qu'il faut accepter de rater des productions et qu'il en veut à TH d'accepter cela.

Il considère que les stagiaires sont du travail déguisé, mais, pour avoir vu comment ça se passe dans mon AMAP quand nous venons aider, faut pas croire que les gens de passage abattent le même travail qu'un salarié : on commence par s'oindre de crème solaire, on va beaucoup moins vite, on parle beaucoup, on fait des conneries, on met une bonne heure avant de trouver des astuces pour standardiser le travail, on n'est pas discipliné, on a besoin d'être encadré... L'aide est joyeuse mais assez symbolique au final, dans une production. Je dirais qu'à 6 amapiens, on met la demi journée à planter des salades quand 2 salariés auraient mis une heure. En ce sens, le travail fourni n'est pas comparable, c'est un coup de pouce. et comme se sont des bénévoles, des stagiaires, tu ne peux pas les diriger comme un salarié, il faut faire avec les susceptibilités de chacun. C'est comme ça que je comprends la réponse de la jeune fille. Les aspects pratiques de l'exercice me semblent échapper complètement à l'auteur de l'article.

Après, je le rejoins sur le coté ésotérique qui n'est jamais très loin dans ce milieu, il n'y a qu'à traverser une foire bio pour s'en rendre compte...
Bravo pour cette émission inhabituelle.
Les cadrages artistiques et le vent dans le micro ne sont pas un probleme, continuez !
Place a la créativité, vous avez raison même si je comprends que ça puisse surprendre certains
Maya pose des questions utiles qui orientent bien le sujet. C'est un bon complément aux livres de Pierre Rabhi.

Merci.
Que dire? De l'amateurisme pur ou un cameraman saoul? Ils devaient faire comme ça au temps des hommes des cavernes. Pourquoi ne pas confier cette émission à des pros? Maja nulle à son habitude, mais cela on connaît. Pas bravo.
Maja, pensez à vous et au bébé.
Ne faites plus de déplacement pour rien.
Pour filmer des poules (ou des gens qui n'ont rien à proposer) vous pouvez vous rendre en Seine et Marne
Vous y trouverez des gallinacés à profusion ainsi que des gens en rupture de sté faisant des fromages de chèvres.
Pour le son, contentez vous du vent dans les arbres, ou dans vos cheveux, sur votre téte (qui est d'ailleurs trés belle)
Ce sera mille fois mieux que la diarrhée verbale habituel sur l'aliénation du au travail, et à la consommation qui est le mal absolue de notre société
c'est très beau, très agréable à écouter.
mais ça reste du vent (les marchands d'armes, les spéculateurs, le lumpen-prolétariat peuvent-étre tranquilles ce genre de personnes ne viendront jamais les déranger)
Pierre tu m'invites et je te mets sur internet
pardon mot à prohiber tu as peurd 'utiliser Internet c'est comme si il y a 1 siécle tu disais j'ai peur du téléphone. c'est pareil

il ne faut pas prononcer le mot technique INTERNET
MAIS DIRE SIMPLEMENT AVANT IL Y AVAIT UN MONOMEDIA PAR EXEMPLE LA RADIO TODAY NOUS AVONS LA POSSIBILITE D AVOIR UNE APPROCHE MeDIA MULTIPLES
TEXTE SON PHOTO VIDEO ,,,,,,

PIERRE INVITES MOI ET EN 15 MINUTES TU MAITRISERAS CET OUTIL
MON GRAND PERE ET MA Grand MERE S Y SONT MIS
IL NYA AUCUNE RAISON TU NY ARRIVES PAS
je te lances ce defi .

allez à plus tchacks
joel
et comme tout le monde est encore babaise aucune critique
mais c'est bien gentil tout cela
mais c'était mieux avant me fait peur
on est jamais surinforme chacun s'informe comme il veut c'est le ba ba de la liberté
Pierre vous etes un gros réac humaniste
Superbe émission, il faut qu'un maximum de gens puissent la regarder!
Pour moi qui découvre cet homme, cette émission était un grand moment de régal. Quel bel humain, vraiment.

[sub]Je ne connaissais pas non plus Sankara. Quelle mine d'information, cette entrevue.[/sub]
Pour ceux qui ignorent qui est Pierre Fournier, cité par Pierre Rabhi à la fin de l'entretien, voir sa fiche Wiki.
Fondateur de "La gueule ouverte", précurseur du mouvement écologiste, militant antinucléaire, sa vie fut malheureusement très brève, mais ceux qui le lisaient et suivaient de près ses combats, ne l'ont pas oublié.
Merci pour ce passionnant entretien avec Pierre Rahbi. Cela me réconcilie avec Arrêts sur image, après une consternante émission avec Giesbert, totalement inutile.
Les entrevues de @ux sources sont toujours très intéressantes. Connaître quel penseur influence qui, où trouver l'information ? par quels moyens s'informer ? ...

Pour ce qui est du "hors-sol humain" (dixit Pierre Rabhi) que constitue les villes, j'espère que Pierre Rabhi s'est déjà rendu à Hong Kong ou dans d'autres mégapôles. Ce sont les plus grands spécimens de hors-sol humains avec ses fleuves marrons-gazeux et ses immeubles-villes.
Puis-je vous présenter ici tous mes respects , Monsieur RABHI ?
Vous réjouissez le coeur et l'âme de plus de personnes que vous pouvez imaginer .
Le mot de Joelle Lanteri a sonné juste pour moi : " il me fait penser à Nelson Mandela " , car vous avez en commun la dignité et la volonté de ne pas subir .
Bravo pour le fond, c'est-à-dire le principal protagoniste.

Pour la forme par contre, c'est laborieux.
Et je reste toujours aussi sceptique quant au réel talent de Maja pour l'exercice de l'interview.

Néanmoins quand l'invité est intéressant, ça reste secondaire :-)
c'est un trés beau reportage sur un homme que je connaissais puisque je me suis rendue chez lui .il me fait penser à nelson mandéla.
Bravo pour cet entretien filmé en caméra caché avec un cameraman embedded et enrhumé!
Pour 2013, "Plus de Rabhi, Moins de Duhamel", c'est possible ?
C'est Bounou et Maja?
Très belle émission
Je vois que le murier est toujours là. Le même que j'ai découvert il y a 24 ans, quand j'étais un petit garçon de douze ans.

L'itinéraire de son fils est intéressant : ingénieur, il dépose un brevet pour permettre aux véhicules d'économiser du carburant (taux de compression variable). Un petit colibri ;)
Merci merci @si et Maja pour être - enfin - allé voir Pierre Rabhi et pour nous permettre de partager ce moment avec vous. J'ai besoin de petits coups de pied aux fesses - de plus en plus petits - qui me remettent sur le chemin évident dont Pierre nous parle si bien. Mais c'est bien sûr!
Merci du fond du coeur
http://www.bbvnet.fr/spip.php?article367
Merci pour l'émission... Je charrie un peu, c'est tout.
Maja nous propose des rencontres avec des êtres passionnants, agrémentés de ses éclats de rire, et son humour. Un grand merci!

J'avoue que je trouve ses rondeurs craquantes. C'est trop beau!
Qu'elle ménage ce futur bout de choux!........ en lui évitant les voyages trop agités en seconde.....
Bravo pour l'initiative, j'ai bien ri en voyant slobodan filmer consciensieusement les poules (zoom, travelling...)! Ca a l'air de vous faire du bien de sortir de la capitale !
Je connais bien l'Ardèche. Alors je ne suis pas impressionné par ce jardin un peu abandonné (à la limite ça me révolte et je me précipite pour débroussailler).

Facile de prévoir le pire pour la planète. Utile ?

Et le café du commerce de Lablachère est même pas un cyber-café.
Une émission aux antipodes de celle de la semaine dernière. On a ici quelqu'un qui ne parle pas simplement de lui... Que du bonheur
Bonjour,

S'il vous plaît, faîte un tout petit effort sur la forme... Ou sinon, faîte des reportages audio.

Payez à François Rose une deuxième caméra qu'il puisse mettre en fixe en plan large, ça lui permettra de faire de beaux plans de coupe et un jolie montage final (sans ajouter bcp de boulot).

Merci pour le tout le boulot,
++
Romain.
Les journalistes parisiens découvrent Pierre Rabhi et les poules ... super !
Et horreur pour Maja qui doit voyager en seconde ...
Et arriver à rendre Pierre un peu ennuyeux il faut le faire ... alors que c'est quelqu'un qui captive son auditoire et qui parle avec des mots simples (pour tous ceux qui ont pu assister à ses conférences)
Content que @SI découvre enfin ce grand bonhomme mais ça nous en dit long sur le fossé entre la capitale et les territoires !
Sympathique émission, le dernier quart d'heure dans le potager est un grand moment.
Un excellent boulot de Maja (rien n'est plus beau qu'une femme enceinte) qui inspire les monts monsieur Rabhi, dans son petit coin de paradis près de Lablachère que les pétroliers ont en ligne de mire http://barjac.blogs.midilibre.com/archive/2011/02/26/mobilisation-contre-les-gaz-de-schiste.html
L'occasion bien sûr de se (re)plonger dans ses écrits
https://cafemusique.wordpress.com/2011/06/06/il-faut-que-je-lise-ce-livre
https://cafemusique.wordpress.com/2011/06/26/retour-en-terre-desperance-avec-pierre-rabhi
Merci de tout coeur pour cette émission apaisante : cela fait du bien d'entendre des choses intelligentes et surtout pas de conneries (les trois dernières émissions d'Arrêt sur Images étaient vraiment pénibles). Quant au caméraman, il devrait boire après le tournage, pas avant. Mais ce n'est pas grave. Maja est toujours aussi sympa. Que du bonheur !
Je n'ai pas encore vu l'émission mais merci d'être aller à la rencontre de Rabhi :)
Bravo, enfin une personne qui dit ce qui fait et fait ce qu'il dit, un peu notre Thoreau des temps modernes. Un peu aux antipodes (je choisis ce mot à dessin) de M. Chouart dans sa manière de changer le monde à se demander si la programmation a pas été faite selon ce critère pourra-t-on jamais savoir ^^ :
- D'un coté, quelqu'un qui part du local et de l'humain.
- De l'autre, une personne qui pose le problème des structures générales.
Je fais un peu exprès de tirer cette conclusion mais ça peut lancer un débat intéressant sur le forum ... sur ce bonne émission pour ceux qui n'ont pas pu encore la regarder (ou l'écouter).
Merci merci @si et Maja pour être - enfin - allé voir Pierre Rabhi et pour nous permettre de partager ce moment avec vous. J'ai besoin de petits coups de pied aux fesses - de plus en plus petits - qui me remettent sur le chemin évident dont Pierre nous parle si bien. Mais c'est bien sûr!
Merci du fond du coeur
Ouf, il fait beau, petite émission qui va bien...
yes !
Bonjour Maja, François :-)
je continue.
Ha ! Enfin !
Je déplore le silence médiatique sur l'agriculture suicidaire : on tue les sols, on empoisonne la nourriture, on jette les paysans du tiers-monde dans la misère, on perd notre indépendance alimentaire... alors que la baisse de l'offre du pétrole va tôt ou tard réduire la circulation des marchandises.

Il faut produire localement, en réduisant les pesticides et les engrais
- qui sont fabriqués avec des gaz d'hydrocarbures,
- qui n'améliorent pas davantage les rendements que les engrais verts,
- qui tiennent les paysans dans un état de dépendance (en plus de celle vis-à-vis des semenciers, autre scandale, voir Kokopelli),
- qui font chuter la teneur nutritionnelle en tuant les sols (pauvreté de la microbiologie, absence de lombrics, etc.)
L'objectif de chaque pays, de chaque région, devrait être de redonner vie aux sols et d'assurer son autonomie alimentaire.

Ne comptons pas sur le monde politique pour faire quelque chose avant que l'opinion publique le réclame.
Bonjour
Quel bel été sur @si !!!
Merci Maja de nous faire connaître tant de bonnes personnes.
Je suis en train de visionner le reportage, plus d'ailleurs pour découvrir l'environnement naturel de Pierre Rabhi et jouir de la présence du personnage que pour ses idées déjà bien exposées dans ses livres, et encore une fois je souffre des conditions de captation. Ce cadre vacillant, en perpétuelle recherche (d'on ne sait quoi, d'ailleurs), ces tressautements inopinés, éternuements, mouchages bruyants, etc., sont autant d'occasions de perdre le fil et de briser l'enchantement. François Rose est probablement un adepte de Dogme95, mais n'est pas Lars Von Trier ou Thomas Vinterberg qui veut et quand bien même, est-ce que c'est le propos ici ?

En revanche et comme un contrepoint à ces agaçants remuements, Maja fait preuve d'une sérénité et d'une attention bien appréciable. Qu'elle en soit remerciée.

Je respire un grand coup et retourne voir le film.

@pompastel : merci pour le lien, je ne savais pas que la rtbf permettait de revoir des émissions si anciennes.
Pas encore vu mais merci, un peu de douceur avec Pierre Rabhi ça va pas nous faire de mal.
Si vous aimez Pierre Rabhi et si vous disposez de 58 minutes supplémentaires, n'hésitez pas à lancer cette vidéo :
http://www.rtbf.be/tv/revoir/detail_noms-de-dieux?catchupId=11-TMCEN100-006-PR-1&serieId=11-TMCEN100-000-PR
Bon, cela n'a rien à voir avec la choucroute, le chouchen,... mais outre le fait que les émissions de Maja sont la raison numéro 1 de mon abonnement à @SI (désolé Daniel) car leut format est proche de l'idéal en ce qui me concerne (deux humains, l'un pose des questions, l'autre répond, le premier écoute et ne coupe pas), outre le fait que Maja vient coup sur coup d'interroger deux des penseurs qui m'ont le plus marqué dans ces dix dernières années (C'est une interview de Pierre Rabbhi par Ruth Stegassi il y a 10/12 ans qui me l'avait fait connaître, et Chouard, comme tout le monde), outre tout cela, donc...

...Maja est vraiment trop, trop,... trop mignonne, avec son joli ventre rond.

Cela en devient presque difficile de se concentrer.
Je recois le mail annoncant cette émission alors que je suis en train de lire "Du Sahara aux Cévennes" du même Pierre Rabhi. Un régal! Non seulement pour la biographie exceptionnelle de cet être exceptionnel, mais en plus c'est superbement bien écrit. A recommander à tous.
Merci pour la version audio. Ma connexion estivale aussi est en pleine sobriété.
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