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"Un tube c'est parfois de la propagande de contrebande"

La chanson, la chanson populaire, la ritournelle, celle que tout le monde a dans la tête, cette chanson que prennent de haut souvent les intellectuels et tous ceux qui pensent : cette chanson peut-elle être un média politique, transmettre des messages politiques ? Et si oui, est-elle parfois obligée, pour toucher le public le plus large, d'affadir ces messages, ou peut-elle rester dans une certaine radicalité ? Question à nos trois invités du jour : Rebecca Manzoni, chroniqueuse musicale de la matinale de France Inter; Thomas Snégaroff, historien spécialiste des Etats-Unis et auteur d'un documentaire sur l'opéra-rock Starmania ("Starmania, l'opéra-rock qui défie le temps", diffusé en janvier sur France 3); et Usul, youtubeur et chroniqueur sur Mediapart.

Commentaires préférés des abonnés

« Le fait d’être entré dans le mainstream a-t-il conduit les rappeurs à être moins radicaux ?

- Non, prenez Lomepal par exemple ».


Je ne traiterai personne de bobo (merci Usul) mais il est impossible de ne pas sentir dans cette réponse tout le poids de(...)

Sentiment d'une gigantesque confusion entre subversion et transgression.


La transgression s'attaque aux bonne mœurs et milite pour la liberté individuelle (j'ai rien contre évidemment), mais est tout à fait compatible avec le capital.

La transgression (...)

J'ai le vague sentiment que cette émission manque d'un propos critique. C'est sympa de faire défiler la nostalgie en demandant à des gens finalement bien informés ce qu'ils en pensent, mais j'aurais aimé des prises de positions plutôt qu'une simple f(...)

Derniers commentaires

Sur le cas spécifique de "Résiste" de France Gall, démonstration vient encore d'être faite du potentiel d'appropriation politique de cette chanson pas plus tard que ce matin sur la mobilisation étudiante à Nice: une banderole "résiste, prouve que tu existes!" déployée sur la porte principale du campus bloqué, et c'est sur cette musique, premiere à être diffusée sur notre porte à nous, que nous avons acceuillis la poignée de briseurs de blocus à drapeau tricolorisé  venue arracher une malheureuse poubelle. Bref c'est comme une référence reflex, presqu'impulsive que cette chanson là, dans une mobilisation jeune d'aujourd'hui. Alors qu'encore une fois le repertoire de chansons proprement de lutte ou ne serait-ce que dans notre mood politique était vaste. Ca me raplait l'emission alors c'est l'occasion de rapporter ce petit détail qui tombe juste sur le cas débattu.

Je ne sais pas, mais aux trois-quarts de l'émission, j'ai eu une sensation de fouillis. Comme si la posture analytique, un peu rigoureuse, s'était un peu trop mélangé à l'affect. D'un truc qui barbouille un peu tout, qui rend un peu flou. Un coup on fait des parallèles historiques ou sociologiques, un coup on parle de son rapport personnel à l'objet... Ça m'a perdu. Comme si l'objet étudié était trop proche. Alors, oui, les chansons, comme dit Usul, c'est bien, ça dit des choses sur une époque, on n'est pas obligé de rentrer dans du texte, c'est aussi pertinent. Mais alors dès qu'on doit l'analyser, c'est problématique car on a du mal à mettre cet objet à distance. Mention spéciale à Rebecca Manzoni : "Oui, David Bowie, c'est vraiment celui qui a fait rentrer l'art contemporain dans la musique pop" (vers 00:51). Ce genre de phrases à l'emporte-pièce évoque assez bien mon sentiment quant à l'émission.

je suis déçu par les échanges. REBECCA est peu outillée intellectuellement pour aborder ce débat . Pourquoi n’attendons nous plus rien de la chanson ?Pourquoi avons nous renoncer à penser qu'un texte chanté ne portait plus en lui les graines révolutionnairse comme les chansons patriotiques?VOilà une thematique escamotée faute d'ambition 

Dommage de ne pas avoir parlé de Bérengé chanteur engagé. Sa chanson "Mamadou m'a dit" a fait un carton sur les radios. Une chanson sur un ryhtme gai

Mais oui !  cette année 2018 s'annonce super bien, que des émissions au top, avec des thèmes variés et super intéressants. Je crois que je pourrais écouter Rebecca Manzoni des heures, sa façon de "traduire" la musique et les paroles de chanson me fascine totalement, sa rubrique du matin PopNCo est un enchantement. Et tout aussi intéressant vos invités Usul et Thomas Snégaroff sur l'aspect politique et engagé des chansons populaires.  et pour les grincheux, je répète que ce nouveau site est top et qu'il marche parfaitement bien sur un ordinateur digne de ce nom :-)

Schneidermann fait preuve d'un étrange mépris pour l'objet étudié dans cet épisode que je ne lui ai jamais vu. Pourquoi ce mépris latent, un peu petit bourgeois, de la chanson française, de France Gall (qui est supposée ne pas pouvoir émettre de message intelligent), etc ?

Résister: verbe transitif INDIRECT.  (Mais employé par Berger de façon absolue).

C'est vrai que ce nouveau site est nul. Je cherchais un endroit pour laisser un commentaire et j'ai appuyé bêtement sur voter pour... Et c'est parti. Le site n'est pas eulement nul, je le suis aussi. J'ai rien à dire sur cette émission. Du coup je vais déverser ma bile, pas sur l'émission mais sur cette version bêta (c'est sans doute la grosse bêta) : le site précédent d'arrêts était cent fois plus lisible. Par exemple les commentaires étaient clairement lisbles et il n'y avait pas besoin de déplier les réponses pour les voir. On ne peut enregistrer l'émission que si on lance la vidéo au préalable par télécharger. Et dernier avatar un nouveau format vidéo doit être utilisé car je ne peux plus lire le fichier sur ma télé (je télécharge l'émission, la met sur une clé USB et la regarde confortablement sur la télé sans avoir les désagréments d'une mauvaise liaison internet). Et là j'ai le message "video interleave too big". Impossible de la lire sur mon décodeur. Sur mon ordinateur la lecture est pourrie, la moitié du temps l'image est figée. C'est vraiment pénible de privilégier la forme au détriment du contenu et de la simplicité. Le commentaire n'a rien à voir avec l'émission mais pitié simplifiez moi la vie.

Bonjour 


Une fois n'est pas coutume, je vais critiquer DS. Je ne comprends pas pourquoi il a débuté cette émission comme si la chanson populaire n'était pas "politique".


En 1981, Pierre PERRET a écrit une très belle chanson sur les cités : Y’a cinquante gosses dans l'escalier. Ces mêmes gosses qui vont chanter du RAP dans les années 1990.



Paroles de la chanson Y'a cinquante goss' dans l'escalier par Pierre Perret

                    Y a cinquante gosses dans l'escalier

D'une HLM de Gennevilliers

Et sur les murs

Ils ont dessiné des chevaux

Et des poissons dans les ruisseaux

Des p'tites maisons illuminées

Qui ont plein de fumée dans les trous de nez


Y a cinquante gosses dans l'escalier

Et sous le néon des plafonniers

Ils font du bruit

Pour plus entendre le gai folklore

Des quintes de toux des transistors

Et tout le boucan de cette cité

Qui n'en peut plus de se supporter


Y a cinquante gosses dans l'escalier

Qui passent leurs vacances d'écoliers

Et sur la rampe

À défaut d'être aux sports d'hiver


    

Ils font du tire-fesses à l'envers

Et pourtant y a de la neige dehors

Mais celle-ci vous fout la mort


Y a cinquante gosses dans l'escalier

Derrière les portes de chaque palier

Y a des pauvres gens

Qui n'iront jamais voir la mer

Qui ne connaissent que le RER

Et au boulot la triste gueule

D'un p'tit sous-chef qui les engueule


Y a cinquante gosses dans l'escalier

On lit sur les murs écaillés

Des graffitis

Qui disent "Thierry aime Corinne

C'est dégueulasse à la cantine

Le type du quatrième se soûle

Le père d'Éric va voir sa poule"


Y a cinquante gosses dans l'escalier

Y veulent pas connaître l'atelier

Où bosse leur vieux

Qui à trente ans vous fout le vertige

On lui donnerait plutôt cent piges

Le dimanche y veut même plus sortir

Il a qu'une envie c'est dormir


Y a cinquante gosses dans l'escalier

Les filles, plus tard, veulent pas se marier

Pour faire des mômes

Dans cet univers de déprime

Malgré vos sourires et vos primes

Si y a plus d'enfants, mes bons apôtres

Il faudra bien donner les vôtres


Y a cinquante gosses dans l'escalier

Qui rêvent du jour où ils vont se tailler

Sur une moto

Pour tout bagage une vieille guitare

Vers des bleds qui sentent pas le cafard

Vers des copains et un soleil

Qui chauffe un peu plus que celui de Créteil


Y a cinquante gosses dans l'escalier



Concernant les femmes battues, il y a de très nombreuses chansons qui traitent de ce thème qui montrent l'évolution ou pas de la société : une chanson de Fréhel, une autre de Pierre Perret et celle de Juliette intitulée la Petite robe noire. il y en a certainement beaucoup d'autres. La chanson est un "objet" culturel historique passionnant en Histoire.


De nombreuses choses manquent dans l'émission (notamment car le terme "politique" n'y est JAMAIS défini, mais Usul avait l'air un peu somnolent), mais je n'en soulignerai qu'une, à propos de la censure : à quand le rappeur Médine (invité sur ASI pour une émission passionnante), par exemple, diffusé sur Radio France ? Il a bien été invité à présenter son album sur le Mouv' il y a un an, mais à part ça... Même chose pour la Canaille, et bien d'autres... Se poser la question, aujourd'hui, de "ce qui passe à la radio" et n'y passe pas, et des rapports entre chanson populaire, subversion et politique, c'est aussi réfléchir à ça -parce que, bon, Lomepal (au demeurant très bon) et Lavilier...

C'est ici qu'on se passe de la musique en sous-main ?

Le rappeur Vîrus a repris les poèmes de Jehan-Rictus, Les soliloques du pauvre (1897).

"C'que j'l'ai ai dans l'nez ces muffs
Qui sous le nom d'concurrence
ont créer une sourc' de souffrance
un genr' légal d'assassiner"


Je vous conseille tout l'album !

Je suis un peu désarçonnée par l'angle de la conversation, je m'attendais en regard du titre à des exemples (comme par exemple l'Estaca de Luis Llach), titres très pensés et parfaitement subversifs mais qui se déguisent sciemment en chanson légère pour contourner la censure et muscler la résistance.


(1968, Espagne de Franco, analogie entre le pieu et le dictateur qu'il faut faire tomber. Hommage au passage de Luis Llach à celui qui l'a éduqué politiquement, le vieux Siset. 

D'ailleurs, cette chanson a largement dépassé le cas de l'Espagne - Catalogne précisément -  et a été adoptée parfois, ailleurs,  comme un hymne à la liberté. Surtout dans les milieux libertaires.)


Version de Luis Llach en public, à Barcelone, juste après la fin du régime franquiste : https://www.youtube.com/watch?v=vNSKik-Tuv0


Version française, Marc Robine : https://www.youtube.com/watch?v=PLG-BXRwg1Q
 

Luis Llach a presque 70 ans aujourd'hui.

On en a de surcroît pas mal reparlé récemment dans le contexte des événements en Catalogne.

Résiste (et débranche, dans une moindre mesure) part de deux façons de positiver, la méthode Coué (aujourd'hui on dirait s'ambiancer sans se soucier du qu'en dira-t-on), et l'idée que si "je" peux changer à travers la récitation intérieure de cette sorte de mode d'emploi visant à faire face aux affres du monde moderne, alors tout le monde peut changer (cf. les paroles de the man in the mirror interprété par M. Jackson). Cette émission devrait être refaite avec les mêmes intervenants, mais pas avec un incrédule de la culture pop tel Daniel pour l'animer. "Hein que résiste, c'est pas politique!" non certes, c'est sociétal, c'est se regarder enlaidi et abandonné de tous et toutes (cf. le chanteur abandonné), pourtant œuvrant à ses heures perdues à ranimer coûte que coûte en soi "cette petite flamme, ce tout petit supplément d'âme". C'est aussi une des clés du succès populaire, si vous m'aviez aimé un peu plus, je vous l'aurais rendu au centuple, sachant cher public que les conditions de l'accomplissement de ce compromis ne seront pas de nouveau réunies avant longtemps (car pris entre le feu et la glace, au delà de mes silences). Quand on n'a plus de raisons de se battre pour notre mère la terre (le désert avançant, et l'eau n'arrivant pas), pourquoi ne pas s'en inventer "avec son coeur de rocker" etc également la tendresse quelque peu factice du chanteur ultra populaire qui se refuse à ses fans, par pudeur (cf. les paroles de "nous ne nous parlerons pas" de Goldman).

Un tube peut-il avoir un message politique ?


Lavillliers :  « noir et blanc »   ( Septembre 1986)

  Classée dans les meilleures ventes pendant plus de 4 mois : cette chanson est devenue un tube

  «  la musique  parfois a des apports majeurs  
   qui fait rire les enfants et pas les dictateurs,
   de n’importe quel pays de n’importe quelle couleur,
    la musique est un cri qui vient de l’intérieur «

https://www.youtube.com/watch?v=v5orwNa1zG4



  Le sens d'une chanson évolue-t-il en fonction des évènements  comme le souligne Rebecca Manzoni


   Il est certain que le message véhiculé par "Grandola Vila Morena"  en donnant le signal de la révolution des oeillets passe de l'exaltation de la fraternité à la lutte contre la dictature.......Mais on peut difficilement qualifier Grandola de  "ritournelle"



https://www.youtube.com/watch?v=gaLWqy4e7ls

Il y a une chose que je voulais ajouter, à propos du poème If, de Kipling :


Si

 

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
       
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
       
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;
       
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
       
Si tu sais méditer, observer et connaitre,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
       
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
       
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
       
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils. 

Rudyard Kipling.


Franchement, en tant que femme, je le prends pour moi.

Tu seras une femme, ma fille !


Ce poème parle d'humilité devant la victoire ou devant la défaite, de responsabilité et sur la vie en général.

Et je ne vois rien de machiste en lui, sinon qu'il est d'un autre âge où les femmes étaient de petits êtres à protéger, et surtout pas des femmes responsables.

Mais autres temps, autres mœurs...

J'ai le vague sentiment que cette émission manque d'un propos critique. C'est sympa de faire défiler la nostalgie en demandant à des gens finalement bien informés ce qu'ils en pensent, mais j'aurais aimé des prises de positions plutôt qu'une simple fresque qui me laisse sur ma faim. Pour tout vous dire, savoir que Usul écoutait Starmania dans la voiture avec sa mère ou que Macron n'a surement jamais écouté de rap, je m'en tamponne pas mal.

Pâcome Thiellement nous propose une distinction entre trois formes de culture : une qui est populaire, une qui est industrielle et la dernière qui est institutionnelle (et dont on se contrefoutra ici). Et ce qui les différencie toutes les trois, c'est d'une part leur "mode de production" et d'autre part les rôles que chacune d'entre elles remplissent dans la construction des subjectivités des personnes qui reçoivent les œuvres. Et typiquement, ce qui est frappant avec la culture industrielle, c'est la présence d'une équipe qui produit l’œuvre comme dans une chaine de montage, avec un critère de professionnalisme, des process et des pattern, une division du travail avec l'ingénieur du son, le producteur, le directeur artistique etc. L'artiste lui-même n'étant qu'un rouage (c'est frappant chez Jonny qui n'est qu'interprète des tubes qu'il chante). C'est donc à travers une chaine de prod très bien formée et standardisée dont le but est de produire des œuvres rentables à travers une série de produit déclinés (CD, concerts,  promotion, clips, goodies etc.) que s'exprime l’œuvre capitaliste.

Quand on parle de capitalisme avec une vision marxiste, ce qui compte c'est d'abord de décrire le mode de production et les œuvres présentées ici comme populaires possèdent un modèle bien plus proche des institutions capitalistes et de ses normes de production précises et standardisées (ce qui ne signifie pas qu'elles sont nulles). Et ce qui est potentiellement subversif dans ces chansons "populaires" à grande écoute, c'est lorsque qu'une série de gens choisissent de perturber le processus standard et de prendre des risques au regard de l'objectif capitaliste (de faire du profit). Mais en tant que tel, l'intitulé "chanson populaire" ou "de variété" n'a pas beaucoup de sens. Populaire est dans cas de figure l'adjectif qualificatif donné à une œuvre parce qu'elle est écoutée par le peuple, c'est un critère qui rentre bien dans la norme capitaliste puisqu'on peut classer et hiérarchiser les choses en fonction des positions sociales qu'occupent ceux qui reçoivent l’œuvre (populaire signifie prolo, ou classe moyenne, un segment social dans tous les cas). Or, une œuvre populaire n'est pas une œuvre qui est écoutée majoritairement par ceux que l'on estime être le peuple. C'est bien plutôt une œuvre dont les moyens et la forme sont populaires. Donc des moyens autres que les standards biens huilés de l'industrie, d'où le fait que les innovations viennent avant tout de prods obscures : elles sont produites différemment du standard. Et les chefs d’œuvres le sont de producteurs qui ont compris comment opérer la jonction entre la créativité d'un mode de production populaire et la puissance de diffusion permise par la production capitaliste. L'articulation entre le foisonnement permis par un mode populaire de production et la capacité d'un mode industriel de récupérer tout ça pour en faire des œuvres puissantes, c'était la question structurante que j'aurais aimé entendre en filigrane de l'émission parce que c'est ce qui caracterise la bonne pop, et il est étonnant qu'un marxiste revendiqué comme Usul n'en ai dit un seul mot (ou j'ai mal écouté).

C'est ce qui était intéressant, je crois. S'intéresser à la manière dont produisent les artistes permet de percevoir plus de choses que d'essayer de disserter sur ce que ces œuvres ont comme messages au premier degrés, car on peut mettre en perspective les pratiques de chacun au regard de celles des autres et des messages qui sont portés par leurs œuvres respectives.


En un mot : dommage.

Emission intéressante et rafraîchissante, merci.

Keskéxa la politique ?


C'est peut-être la première question qu'il aurait fallu poser, et même comme préalable à cette émission, laquelle restait intéressante et plaisante. J'ai découvert d'ailleurs le physique de Rébecca Manzoni à cette occasion, dont j'apprécie les chroniques musicales sur France Inter.

Mais il reste quand même une confusion sur le sens du mot politique qui est quand même ennuyeuse.

En bonne fille de soixante-huitards, Rébecca Manzoni confond politique et émancipation individuelle, ce qui n'est pas du tout la même chose.

Je pense que ce serait une bonne chose de parler de prépolitique, de politique, et même de post-politique, puisque ça existe, et que c'est dans la même ligne.

Il ne peut y avoir de politique sans prépolitique. Ce moment où nous nous émancipons, où nous devenons autonomes individuellement, où nous considérons que nous avons le choix, où nous en prenons conscience, et qu'à partir de cela, nous voulons faire des choix. Et le choix individuel et collectif est le commencement du politique.

A partir de cela, nous pouvons entrer dans le cadre du politique. Quand nous sommes nous-mêmes, quand nous nous assumons, nous entrons dans un processus collectif. La première étape est de sentir que les autres sont des êtres qui nous valent et que nous valons, de comprendre l'altérité de ceux qui nous ressemblent et de ceux qui ne nous ressemblent pas, de faire lien.

Et faire lien, il n'y a rien de plus difficile, surtout échapper aux vieilles lunes des sociétés traditionnelles. 

Mais nous devons trouver ce lien, parce qu'il ne sert à rien d'être autonomes si nous ne nous retrouvons pas dans un processus collectif : on le voit aujourd'hui, notre "indépendance" est exploitée par les forces du marché parce que nous ne sommes pas vraiment autonomes, nous sommes atomisés dans une structure économique fortement intégrée, dans un monde post-politique. La relation à la marchandise est la seule à nous rassembler.  D'ailleurs de la même façon que dans les sociétés traditionnelles, Dieu servait à former le haut de la pyramide d'une société patriarcale fortement hiérarchisée.

Le monde de la politique se situe à la croisée du pré-politique et du post-politique : nous sommes à la fois dans l'empathie avec les autres, comme la grande vague humanitaire des années 80,  et en lien, ce qui nous permet d'échapper au post-politique prétotalitaire. 

Et le premier lien, à la fois signe et premier lien du politique, ce ne serait pas de trouver un sens commun au mot politique ?



 





Autre chose : le rap, vieille histoire même pour ceux qui n'ont point connu 68.

Vous vous souvenez d'eux : Les derniers poètes ? en 1970.


Tradittion  " Spoke Word " comme  The Revolution Will Not Be Televised


Puis à travers le monde et arrivée en France et début des années 90 on trouve une famille qui n'est pas de Pèèèris


Les acteurs commentateurs ès variétés ne sont pas très variés ...

Sentiment d'une gigantesque confusion entre subversion et transgression.


La transgression s'attaque aux bonne mœurs et milite pour la liberté individuelle (j'ai rien contre évidemment), mais est tout à fait compatible avec le capital.

La transgression fleurit à son aise dans ce monde capitaliste, qui tel un Ulysse et son cheval de Troie, la pare d'atours subversifs pour apporter sur les ondes une rebelle-attitude sous cellophane.


Comme dirait l'autre, on connaît la chanson !

Quelques oublis dans l'émission : on aurait pu évoquer Rachid Taha et sa reprise de douce france (cela aurait été plus pertinent que la reprise Laam). Et pour ce qui est des subversifs actuels, on aurait aussi pu parler de Sexy Sushi et des Vilars. Petits groupes, certes, mais péchus.

Renaud ? je me marre !

Mais l'oublié de service, utile, profond et amusant ?

François Béranger !

Une autre :

Tant d'années ...

Je ne pense pas que ce soit à cause du sujet, mais j'ai quand même trouvé cette émission beaucoup trop proche d'un débat d'éditorialistes de secondes zones .. Le contraste avec la semaine dernière est saisissant. Peut être que le thème de la variété est trop vaste en soit, peut être qu'un focus sur un style ou une période aurait permis d'aller plus loin dans les réflexions. En tout cas, difficile de retenir quelque chose de cette émission :(

« Le fait d’être entré dans le mainstream a-t-il conduit les rappeurs à être moins radicaux ?

- Non, prenez Lomepal par exemple ».


Je ne traiterai personne de bobo (merci Usul) mais il est impossible de ne pas sentir dans cette réponse tout le poids de l’ignorance du parisianisme bourgeois, qui auto-proclame sans rougir sa légitimité pour parler des contre-cultures.


2001, le Rat Luciano, légende du rap marseillais et plusieurs fois disque d’or :

« Eh, bourgeois

Imagine toi deux minutes speed, sans blé

Et que tu n'as plus qu'un moyen pour en faire : dealer

T'as plus que ça pour vivre mais rien pour commencer

Donc avant tout faut trouver qui peut te l'avancer »


20 ans plus tard, Lomepal, enfant du 13e arrondissement dont les textes ne parlent que de chopper des filles en club (comme Nekfeu et tous les membres d’Entourage) est présenté par une chroniqueuse de France inter comme un exemple de la jeunesse rebelle. Emerveillée par cet anticonformisme génial qui l’a poussé à « apparaître en travesti », le genre étant selon elle LE truc subversif/cool du moment, elle ne semble pas le moins du monde déroutée par la contradiction qu'elle avance elle-même, à savoir que cela avait déjà été fait par les artistes germano-pratins des années 60. Dans Arrête de mentir (1996), Doc Gynéco s’était déjà moqué des petits bourgeois qui se mettaient au rap pour se donner des airs de rebelle tout en étant à mille lieux de savoir de quoi ils parlaient, il faut croire que beaucoup n’ont pas entendu la mise en garde. 


Il n’est pourtant pas compliqué de voir que le capitalisme (ou la paix sociale si ce terme vous est plus supportable) s’accommode bien mieux d’artistes qui ne parlent que d’argent (SCH et consorts), d'arrivisme, de consommation et de sexe que de ceux qui utilisent le terme « bourgeois » à mauvais escient et risqueraient de semer des germes d’esprit critique dans des esprits en formation. 


La part croissante des médias indépendants passés chez de grands capitalistes (ou "groupes" si ce terme vous est plus supportable), comme Radio Nova qui à l'époque avait joué un rôle important pour la promotion de ce rap politique auprès des intellos à pouvoir d'achat, contribue, du moins en partie, à expliquer ce phénomène. Mais c’est toujours pas mal de se rappeler à quel point le service public est aveuglé par l’air du temps.  

Ecouter Bowie en compagnie de Rebecca Manzoni ?... Aller tabasser du flic avec Usul ?...

Il y a encore quelques années, c'est la seconde option qui m'aurait séduit.

Mais j'ai vieilli et la réflexion, l'observation, ont pris le pas sur l'action. Ma mélomanie sur ma révolte.

En réponse à Rolleyes et Kadife...


Kadife vous posez les bases d'une bonne émission sur un débat qui devient souvent un peu caricatural et où tous les intervenants finissent par se mordre la queue (aucun rapport avec la dernière vocation de Usul hein...) Une revue comme gonzaï évoque souvent avec acidité (et mauvaise foi aussi selon les goûts et les couleurs) cette problématique.

Armanet provoque beaucoup de réactions assez violentes mais son succès est il illégitime ? Autant que ce lui de Jul ? Jul je ne connais pas sa musique mais en même temps il n' pas besoin des inrocks ou de télérama... Personnellement j'aime bien Armanet que j'ai découvert en première partie de Perez au Badaboum petite salle parisienne il y a 2 ans... La semaine prochaine je retourne voir Perez au Badaboum tandis que Armanet peut remplir l'Olympia deux jours de suite... Télérama n'aime pas Perez où n'en parle pas...


Rolleyes j'ai lâché les inrocks il y a plus de 10 ans et effectivement les chroniques de disques devenaient un peu trop anémiques et inconséquentes...  Les gros articles s'emboitaient dans une promo bien huilée et les vraies chroniques "découvertes" avaient quasiment disparues.

Merci pour cette émission.

DS, il y a une question qui m'intéresse beaucoup et qui pourrait aussi vous intéresser à Asi. Je m'interroge depuis un moment sur l'attitude des médias "prescripteurs" en matière de culture. Soit principalement Télérama, les Inrocks et France Inter. Incroyablement moutonniers, ils me semblent céder aux sirènes de la hype sans opposer de véritable "critique" (surtout les Inrocks et Inter, moins Télérama), grosso modo, à ce qui buzze et ne fait pas "trop prolo" (exit Jul donc), agissant en simples courroies de transmission de l'industrie musicale.

Les choix musicaux de Rebecca Manzoni m'ont fait rigoler. Juliette Armanet, Christine & the Queens, Eddy de Pretto et Lomepal, on fait difficilement plus caricatural du petit cercle des artistes relayés et célébrés par la Sainte Trinité de la culture pop-CSP+ légitime. J'aurais été curieux (trop tard!) de l'entendre m'expliquer en quoi leur musique est intéressante, en fonction de quels critères si ce n'est ceux d'un brusque effet de hype (peut-être justifiée, c'est à elle de le démontrer). Par ailleurs, le propos de ces artistes sur le genre ne me semble pas si tranchant que cela au regard de ce que produisent d'autres groupes ; j'y reviendra.

Bref, la presse prescriptrice en matière de culture (dont Rebecca Manzoni est une représentante assez emblématique) me semble aussi complaisante avec l'industrie musicale que, par exemple, la presse sportive ne l'est avec le monde du football. Un sujet d'enquête pour Asi ?


Au demeurant, j'ai été chagriné par l'absence dans cette émission d'une question éminemment politique : celle du rapport artiste - public. Un nombre important d'acteurs importants de la scène électronique  revendiquent une opposition au schéma de la scène en surplomb et, des centaines d'yeux énamourés tournés vers leur corps fétichisé de la vedette. Un DJ/producteur/beatmaker placé dans un coin obscur de la scène, au service d'un public autorisé à se tourner dans tous les sens donc les uns vers les autres et à participer activement, par la danse, à la performance d'ensemble, ça a un sens directement politique.

Cette idée d'abolir la frontière entre artistes et public est d'ailleurs revendiquée par beaucoup d'artistes francophones contemporains, dont des groupes parfaitement Inrocks-compatibles comme Salut c'est cool et Bagarre (ces derniers soutiennent d'ailleurs explicitement la cause LGBT+ et considèrent que leur musique est formellement, pour la liberté et l'étrangeté (queer) qu'elle s'autorise, en affinité avec celle-ci... groupe aux accents politiques bien plus prononcés que Lomepal donc). Sans parler des multiples groupes et collectifs situés plus profondément dans l'underground et qui ont une vraie réflexion sur tout un tas de questions politiques, qui va plus loin que le fait de se travestir et de foutre sa gueule sur une pochette.

En ce qui concerne la clique Télérama & co, les exemples de snobisme ou de retournements de veste après les années (voir l'exemple de Showgirls. d'Aurélien Ferenczi parlant d'Avatar, Télérama comparant Goldorak à Hitler et plus généralement, assimilant le manga à du fascisme,…)

Les médias de gôche ont toujours été d'un snobisme effarant sur la culture, méprisant bien plus les productions populaires que leurs confrères de droite (ce qui personnellement m'a toujours effaré et chagriné).

Si le sujet vous intéresse, je vous conseille la lecture d'Antonio Gramsci et de son concept d'hégémonie culturelle, qu'on applique souvent aux Zaméricains, alors qu'il s'agit de montrer l'hégémonie des classes dominantes via la culture.

Vous pouvez aussi regarder l'émission de nos collègues d'Hors-Série avec le brillant Laurent Jullier.

Je pense que si Rebecca Manzoni avait été interrogée sur ce qu'elle trouve, musicalement, aux artistes qu'elle a cité, elle aurait tout à fait été capable de donner une réponse construite. On aurait pu en citer d'autres sur le sujet mais elle me paraît, pour le coup, être quelqu'un d'assez ouvert et honnête.

Après, je pense qu'elle est plus touchée par une certaine vision de la pop, ce qui apparaissait bien dans l'émission (la fatigue des chansons à textes, Bowie pointant du doigt la caméra comme moment fondateur) qui correspond à une esthétique, une vision du monde qui est à la fois historiquement et socialement construite. Individuellement, ce n'est pas un reproche qu'on peut lui faire (il vaut mieux que les gens parlent de ce qui les touchent), mais si cette vision est prévalante dans les médias culturels au détriment d'autres, c'est peut-être qu'il n'y a pas assez de diversité dans les profils de leur critiques, ou pas assez de diversité dans les publications (et c'est sûr que c'est difficile aujourd'hui pour un journal traitant de cultures et musiques autres que celles qui touchent ceux qui achètent "culturel" de survivre économiquement).


Moi il y a un truc qui me frappe, c'est le reflux des analyses au sein de la presse culturelle. Entre les débuts des Inrocks dans les années 90 et ceux qui existent maintenant, la taille des articles a été divisée par 3 ? 10 ? 

(Plein de coquilles aussi. Décidément...)

"Au demeurant, j'ai été chagriné par l'absence dans cette émission d'une question éminemment politique : celle du rapport artiste - public. Un nombre important d'acteurs importants de la scène électronique  revendiquent une opposition au schéma de la scène en surplomb et, des centaines d'yeux énamourés tournés vers leur corps fétichisé de la vedette. Un DJ/producteur/beatmaker placé dans un coin obscur de la scène, au service d'un public autorisé à se tourner dans tous les sens donc les uns vers les autres et à participer activement, par la danse, à la performance d'ensemble, ça a un sens directement politique."


interroger le rapport au public et le frontal omniprésent c'est un bon début pour sortir des formatages spectaculaires.

plusieurs solutions:

-planquer le performer (surtout si c'est un live electro laptop; eventuellement derrière un show video (mais là c'est toujours frontal). on peut aussi travailler un show lumière en contre (on voit les musiciens en ombre, c'était fort à la mode l'époque où le post-rock était en vogue)

-multiplier les points de vue

cf la colonie de vacances: https://www.youtube.com/watch?v=tgnclP3vx-o

(si c'est pas clair c'est quatre scènes avec quatre groupes qui jouent en même temps

 dans quatre coins différents.

-supprimer la distance, mettre le groupe/musicien en rapport direct avec le public

au pif:

https://www.dailymotion.com/video/x30wkt


évidemment les lieux formatent énormément la scène musicale. 

Sur les tubes humanitaires, il y a cette chanson géniale : Radi-aid for norway

(Cliquer en bas pour la traduction)

bonjour, je ne connaissais pas le clip avec les ticheurtes de soutien à Adama Traoré, merci. 

Du coup je vais chercher sur le net pour trouver le clip. 

Je le trouve enfin ici :

 


Pas encore vu l'émission mais ... Usul ?? Pour une raison - probablement irrationnelle - je n'arrive plus à le regarder de la même façon. La cohérence en terme de continuité de carrière entre chroniqueur médias et acteur porno m'échappe ... Enfin ... tant que DS ne s'y met pas aussi !

beau programme... Pas encore vu sa chronique sur France Gall mais peut être qu'elle me rendra Usul plus sympathique (c'est pas gagné mais sait on jamais).

Merci Daniel d'avoir fait cette émission et tenté quelque chose. 

Elle est touchante cette émission, émouvante je trouve, 

on sent le sujet de contrebande justement, qui tient très fort au coeur à Daniel et en même temps avec lequel il est pas trop à l'aise pour savoir par quel bout le prendre. tellement il est vaste. 

Du coup, on retrouve le côté un peu foutraque, dispersé, pas cadré qu'il y avait parfois dans certaines autres premières émissions (ligne jaune, hors série) qui fait plaisir pour le côté rafraîchissant même si c'est pas forcément évident à suivre pour tout le monde j'imagine.


Après du coup, il manquait beaucoup de choses et j'ai le petit regret que l'animation n'ait pas permis aux invités de suffisamment se révéler dans ce qu'ils savent et sont compétents. Au passage, très heureux de découvrir plus en longueur Rebecca Manzoni, pourquoi pas une chronique musicale pour @si ? Ou une série d'émissions dédiées avec une co-animation par quelqu'un plus spécialiste musical, comme ça avait été fait avec Canard PC (soutenez les, ils sont dans la mouises au fait >>https://www.canardpc.com/)


Sinon, comme gros manque de l'émission, je trouve qu'il y a un phénomène pop pas du tout abordé, mais Tracks en avait un peu parlé, c'est ce "troisième degré du rap", https://www.youtube.com/watch?v=egkN1QrOH2I

avec l'émergence de la figure de ce mec blanc né dans des quartiers populaires, qui zone, qui rappe, mais qui à la différence de ces aînés, n'est plus nécessairement révolté, il s'en fout, et il fait n'importe quoi.


Orelsan, propulsé comme respectable depuis qu'il est apprécié du milieu journalistique, est un exemple criant, de ce looser qui assume sa loose et la revendique même, avec en arrière plan une image un peu triste du pays, sans emploi, sans perspective, sans trop de rêves. mal à l'aise aussi avec leur masculinité, 

ya aussi Lorenzo, Jul, et d'autres ... Ca m'évoque un peu ce qui avait fait le sel du punk-rock dans les années 90, où on s'en foutait, on faisait du skate. "Why don't you get a job" chantait Offspring (ils continuent au fait : https://www.youtube.com/watch?v=CpI3O8lYbms). justement, y'en a plus de job du coup, on zone, on s'emmerde et voir ses parents sans taf, à se faire virer à quelques années de la retraite, ça inspire pas à croire dans l'avenir...

Ca me parait particulièrement politique dans nos années 2010.


Faudrait aussi parler d'autres sujets comme la pénétration de l'électro dans toute la société ou les influences latinoaméricaines (cumbia, merengue) dans une partie de la jeunesse européenne, mais laissons du temps à @si pour nous concocter quelque chose en la matière !



bonjour, je ne connaissais pas Eddy de Pretto, merci. 

Du coup je vais chercher sur le net pour revoir le clip en entier. 

Le premier ne correspond pas à celui de l'émission.  Je le trouve enfin ici : http://www.lebruitdesgraviers.com/eddy-de-pretto/ 

Et le lieu avec cette cheminée monumentale est un des salons de l’Hôtel de Ville de Paris.

Emmanuel

Usul : "la gauche au pouvoir ..." le mythe servi au milenial ?

Cher Daniel

Résister est un verbe intransif. Résister à quelque chose... "à quelque chose" n'est pas un COD


aaaaahhhhhh Rebecca !

(oups pardon, m'en vais regarder)

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