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"Strip-tease" fatal pour un policier municipal

Quand Pujadas invente un

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J'ai vu aussi ce strip-tease... Ce policier, bien que parfois maladroit, fait preuve d'une rare conscience professionnelle en prenant ce jeune en main alors que ses parents ne peuvent plus rien.
Je prendrai comme exemple la séquence ou il lui parle de la prison. A cet âge-là, on n'a qu'un demi-cerveau, c'est bien connu... Dans l'esprit de ce petit, la prison est un passage obligé et une sorte d'adoubement qui lui amènera le respect dans la rue.
L'excellent policier ( qui connait le sujet ) lui signifie en termes très crus qu'il a la tête pleine d'eau et qu'une fois qu'il sera seul en prison, un blondinet comme lui se fera beaucoup d'amis et en ressortira probablement en ayant des difficultés à marcher...

Mine de rien, on voit que ça le fait réfléchir. La même chose expliquée moins franchement l'aurait juste fait rigoler. A mon avis, ce qu'on reproche à ce policier, c'est " qu'il n'est pas là pour faire l'assistante sociale " selon les immortelles paroles de Nicolas Bruni.

En dehors de ça, Strip-tease, c'était mieux avant, je trouve. J'ai téléchargé plusieurs anciens reportages ( plutôt des chroniques ) et certains sont inoubliables comme celui ou un type construit sa soucoupe volante en contreplaqué dans le jardin, l'armurier raciste qui se prend pour Belmondo ou la mise en route d'un PC portable par des néophytes ( le mot est faible )... Ca, c'était de la télé !
Bel exemple de discipline... on pourrait appeler celle-ci la « méthode Royale »... le bon truc à l'ancienne, à la militaire.
Épreuve de force : tu vois, je suis plus baraqué que toi, je peux t'en imposer par la force, t'es qu'un « merdeux ».

On arrive vite à la soumission et à l'humiliation avec ce type de comportements... un bel exemple de discipline à l'ancienne (c'était mieux avant).

Si éduquer c'est écraser... alors oui, vous avez raison : ici on remet des gamins dans le droit chemin.

Anthony [ un autre blog est possible ]
bonjoura tous

je suis pere de famille e 2enfants 2garçons 29 et 23ans

le role de pere personne ne nous l'apprend et le sujet de l'education des enfants est trés complexe
etant impartial rigoureux et dur envers moi meme ayant desiré mes enfants trés fortement ma femme et moi avons tout fait pour eux a ce jour mon 2eme est toujors chez moi
termine ces etudes et j'espere qu'il pourra gagner sa vie bientot.

mon role de pere n'a pas été facile j'ai commis des erreurs au fond de mon 1er il en reste quelque chose je le ressens mem si mon fils m'a remercié d'avoir agit comme je l'ai fait

mon 2eme garçon je n'ose plus et j'ai peur de l'agresser tellement il est fragile interieurement meme si je sais que j'ai mon role a jouer qui est a mon sens de le guider et de lui apporter mon vecu d'homme qui necessite des fois d'intervenir avec force et conviction

j'ai beaucoup lu sur la psychologie des enfants sur le role du pere et mere pour ne pas comettre d'erreurs

au final je pense que l'education des enfants est trés complexe et demande une part de chance b=eaucoup d'amour et d'investissement desinteressé tout au long de la vie

je n'ai rien contre la police qui a son role a jouer contre les truands les trafiquands les voleurs les tricheurs ces parasites de la societé qui nous pourrissent la vie a nous honnettes citoyens
mais concernant les enfants de 15ans il me semble que là il faut des policiers bien aguerris bien formés peres de famille avec l'experience de la vie

la societé actuelle ecarte ceux qui ont acquis avec les années d'experiences de sagesse de savoir etc et peut etre faudrait il revenir sur ces aspects
ce strip-tease est un petit chef-d'oeuvre.
la scène de "violence" que vous commentez est un détail.
...
avec srip-tease, (les bons), on atteint un vertige, un étourdissement devant le spectacle d'une humanité.
cela dépasse, transcende, le jugement.
...
Cela fait de nombreuses fois que j'ai envie de réagir, apporter un éclairage, enrichir d'une information, pousser un cri... sur tel ou tel sujet jailli de l'imagination de l'équipe d'@si ou tombé de l'actualité; sitôt dit, remonté comme une pendule, tous mes arguments affûtés, je clique sur forums, et là, c'est le drame.
Voilà seulement quelques heures qu'un sujet est en ligne que des dizaines, voire des dizaines de dizaines de réactions sont déjà là, les uns et les autres papotant comme s'ils se connaissaient depuis des lustres.
Je ne peux pas m'en empêcher - je ne veux être ni redondant, ni mal informé - alors je les lis toutes, oui, vraiment toutes, et, à la fin, épuisé, je me dis que tout cela ne sert à rien, que toute remarque si pertinente soit elle (je sais, je me donne beaucoup d'importance) sera noyée dans le flot des "moi,je" et des "je suis sûr que", sans parler du message de schmurk à plop qui nous apprendra enfin pour qui il faut voter et où se trouve le beurre dans le frigo, et aussi dans celui des liens intéressants et des interventions pertinentes mais noyés à leur tour dans un flot encore recommencé et j'en peux plus et je quitte le navigateur.
Et si je me disais que non?
Après tout, j'ai lu les différents messages de Laurence, et je me suis trouvé très en accord avec elle, et ce qui m'a plu peut-être, c'est qu'elle prenait le temps d'exprimer sa position, accessoirement en accord avec la mienne.
Après tout, si je suis réactif à l'info, pourquoi ne pas l'être aux réactions. Et je suis alors étonné du nombre de "protestations contre les violences policières" qui me semblent une manière facile d'éluder le sujet.
Entendons-nous bien, je n'ai aucune sympathie pour les violences policières, et je ne vous dirais pas que j'en ai pâti, ce ne serait pas un argument. Mais j'ai vu le strip-tease en question et si j'ai eu un mouvement de recul dans la scène incriminée, je n'ai pas pensé que le flic en scène était un tortionnaire, et j'étais même était plutôt en colère contre le gamin qui nous amenait sur ce terrain du tout ou rien.
Pour faire court - je sens bien que mon message commence à durer - il me semble bien que tout cela nous interroge sur plein de sujets qu'@si pourrait traiter :
- comment un élu peut être amené à mettre à pied un fonctionnaire suite à une émission de télé ?
- quelle est la mission des policiers municipaux - le seul débat public les concernant jusqu'à aujourd'hui concernait le port des armes à feu, si je ne me trompe, on ignorait leurs contacts avec des principaux de collège.
- pour quelle raison Mr Pujadas est-il obligé de mettre en scène un délinquant multi-récidiviste face à un policier aux méthodes brutales ?
J'avais d'autres choses à évoquer, mais j'arrête là pour aujourd'hui.
J'ai regardé cette nuit l'intégralité de l'épisode 1 et 2 de police et polissons, c'est le titre, Il est vrai qu'a priori le policier est plutôt sympa, fait pas mal de choses pour le bien de la communauté, je lui trouve une bonne tête.

En ce qui concerne Gianni, c'est vrai qu'il énerve, il se choute au chit, il est très ramolli, il embête son père et sa mère (séparés) il ne veut plus aller à l'école, ne veut pas travailler, et lorsque de force il fait un stage comme vigile, on voit bien sa souffrance, d'ailleurs il abandonnera) mais personne ne se demande pourquoi, en fait on lui impose cet espèce de thérapie comportementale "sauvage" dans le sens de sans compétences pour ce faire, je doute vraiment que sur le long terme, il y ait des résultats comme le disait Poisson.

Pour moi, ce flic joue (je pense qu'il est sincère) à l'éducateur copain, croque-mitaine en même temps, il fait avec ce qu'il a ... à suivre ce soir, je vous livre les titres du feuilleton n° 3 : matraques sans frontières, n° 4 : baffothérapie. Tous à vos magnétoscopes pour ceux qui se lèvent tôt, de 23 h 10 à l h 05 sur la 3.

Peut-être que ceux, nombreux, plus haut qui cautionnent ces méthodes, vont porter un autre regard sur ces pratiques.

Je vous livre la conclusion de l'article de Télérama : [Fidèle à ses principes, le policier fait du mal là ou ça va mal. Tandis qu'Eric Cardot réussit un portrait bienvenu à l'heure du retour en grâce des "viieilles méthodes".]
Juste un petit mot sur l'idée de barbarie.
Le barbare c'est d'abors l'étranger,par exemple le canibalisme peut être tout à fait compris pour certaines cultures ancienes ou reculée; alors que le simplr fait de manger peut appaître monstrueux (comme lors du ramadant..). Je pense que dans cette affaire il est légitime que que certaines personnes soit choquées et pourtant je ne suis pas du tout étonée du commentaire du jeune en question qui ne semble absolument pas voir ou se trouve le problème. ..Pour moi, ce policier est juste un peut idiot. Ce que j'ai vu à la télé, c'est un policier qui joue les gros bras devant un gosse qui joue le con. C'EST UN JEU! Celui de la police et des polissons (!).Evidement quand on le prend on serieux cela fait peur; mais qu'en est t-il de du Gothique, du manger de ver de Koh-Lanta, ou du pouilleux masacreur (ça c'est horrible!)?
Stip tease filme la barbarie.
Et nous montre qu' a poil, nous sommes des monstres qui ne veulent faire de mal à personne.
(Je parlais de l'émission, d'après ce que ceux qui l'ont vu en disent (je n'ai pas la télé))
Je ne suis pas sûre que la question de fond soit "Pour ou contre la violence/l'usage de la force" (même ceux qui ici défendent le policier prennent soin de montrer en quoi cette violence était justifiée et comprise comme telle par l'adolescent récalcitrant, donc "non-violente", en quelque sorte) mais plutôt "Pour ou contre le recours à la violence en tant que méthode éducative ?"
Cette scène est une scène violente, c'est un fait, mais il semblerait qu'elle soit isolée, exceptionnelle. Et je l'analyse donc comme une scène aux tenants et aboutissants psychologiques, personnels, avant d'être généralisables à tout le corps policier, voire à la société en général. Mais on voit un flic avant de voir un homme, on lui prête des méthodes censées être celles de toute une profession, et la question devient de savoir si la violence, dans ce cadre, comme moyen utilisé de façon répétitive, est tolérable. Or, justement, je ne suis pas sûre qu'on soit ici face à ce genre d'instrumentalisation programmée de la violence, mais plutôt face à l'initiative intuitive, très "bon sens populaire et pragmatisme paternaliste" d'un type qui confond un peu beaucoup les rôles de policier, d'éducateur, de psy et de père de substitution...
Je navigue un peu et oh! stupeur quelle est cette rubrique qui déchaine les @sinautes...
un strip tease de policier aux Lilas ? (là j'en rajoute parce que quand même je regarde la télé et les infos, mais c'est pour le fun)
Pauvre policier victime d'identification et dont le seul recours est la médiatisation pour faire "du ciné". Il n'y a pas que les délinquants qui rêvent !

Bien que j'aie été éducatrice (presqu'aux LILAS) je garde un lien privilégié avec les policiers... les pauvres (j'ai eu quelques confidences et su que eux aussi pleuraient au travail quant ils ne boivent pas...).

Ils ne savent pas faire... mais c'est parcequ'on ne leur a pas appris... et c'est à cause de l'école primaire ! (je rigole encore).
C'est facile de vous offusquer ! Quand vous avez à faire à des "mères" qui vous disent "mon fils c'est un bon fils il a rien fait". Vous n'auriez pas envie VOUS de rétablir "la démocratie" et de l'engueuler "le fils"... d'ailleurs quesquidit le fils ?
Sacré question de société ! J'ai l'impression de retourner au boulot alors que je pensais voir un strip tease de policier de proximité (presque chez moi, avec des Lilas)
Déçue !
Quand même merci Sophie !
Madeleine
Fallait pas l'inviter, Libert, i' décrédibilise la police de proximité...
Ce soir j'attends Madeleine
J'ai apporté du Lilas
....
8 plans de coupe et 5 point de vue différents pour le tournage et montage de cette vidéo.....avec notamment un point de vue de coté qui n'est pas compatible avec le point de vue du fond de la pièce. Tout est scénarisé, c'est évident... et ce n'est pas très bon.
alors que veux dire cette vidéo ???
Strip-tease cherche quoi ?? avec ce genre d'émission, de la pub??
sinon l'acteur qui joue le rôle du policier n'est pas très bon, cela se voie nettement lors de la bousculade de la chaise...

Heureusement que des sites comme ASI nous aide à avoir un oeil plus critique sur les images.

bon voilà ma vision des choses
[quote=Bysonfutée]2) par une majorité des commentaires qui disent "oui mais , ce n'est rien par rapport à d'autres brutalités policières" !

Je ne le voyais pas vraiment comme ça : c'est surtout le genre de cas au sujet desquels la police, au travers des institutions ou des syndicats, clame son indignation, en se félicitant que "ce ne soit que ça"...
Au final, ce n'est que le triste reflet des méthodes policières quotidiennes vis-à-vis des jeunes (au moins) ; à tel point que le fonctionnaire est convaincu des bienfaits de sa démarche - dès lors, pas du tout impossible que Gianni ait eu le sentiment de le "comprendre", de mesurer son honnêteté, si on peut dire. Y a pas un syndrome à accoler à ça ?

*S'en va relire le Baron Noir*
Je trouve déplorable le fait que de plus en plus de pseudo-éducateurs aient recours à la violence (certains veulent briser les tabous ? alors appelons un chat un chat !)

En agissant de la sorte, il convainc le gamin qu'il n'existe que cette façon de résoudre les conflits, et que "la raison du plus fort est toujours la meilleure"...
Pourquoi l'ado lui obéit-il ? Pas parce qu'il pense que c'est la meilleure chose pour lui, mais parce qu'il se trouve dans un rapport de force qui lui est défavorable.
Ce sont des enfants qui sont déjà dans le rapport de force permanent et qui ne voient pas d'autres solutions à la résolution des conflits que l'emploi de la violence (verbale ou physique), inutile de les enfoncer encore plus dans cette voie en leur faisant croire que ce sont des situations normales. Ca fonctionne peut-être à court terme sur certains ados, mais ça leur laisse aussi croire qu'il n'y a pas d'autres façons d'envisager les rapports humains.

Ce qui me frappe plus encore que ces "méthodes" complètement réactionnaires, c'est le fait que bon nombre de personnes ici-même ne trouvent pas cela choquant.
Je suis effarée de constater que certains n'aient toujours pas compris qu'on peut éduquer sans recours à la violence.
Pour ou contre la violence? La question parait simple et elle est. Il faut-être contre la violence.
Mais si l'on parlait plutôt de l'usage de la force? Les policiers font régulièrement usage de la force (la force étant grossomerdo une version légitime et nécessaire de la violence), les parents aussi, il y a des dérives mais il ne faut pas qu'au nom de ses dérives un consensus se crée pour interdire la force (si ce n'est pas déjà fait).
Est-il si immoral que ça ce policier à qui on à appris que dans certains cas démontrer qu'on avait l'ascendant physique pouvait aider à faire passer un message (le message étant dans le cas présent "si tu te fout de ton avenir, ok. Mais tant que je suerais pour t'aider, réduire mes efforts à néant quelle que soit la raison sera une insulte que je prendrai personnellement.")?
Par cette façon d'apparence barbare, bien qu'il n'y est pas de blessure (sinon d'orgueil), ce policier fait-il autre chose que de montrer son implication total (physique/émotionnel) dans l'avenir de ce gamin au dit gamin, qu'apparemment personne d'autre n'a réussi à faire réagir en se servant de levier plus consensuel (menace d'exclusion de son établissement scolaire, discussion autour de l'intérêt d'être un gentil garçon, psychologue...etc)?

J'élargirais légèrement le débat quitte à dévier légèrement du sujet de ce post en évoquant un vieux souvenir. Je me souviens d'un dimanche où mon meilleur ami est moi même, nous devions avoir onze ans, avions trouvé un cadi de supermarché qui allait devenir pour nous, tour à tour, une voiture de course, un taureau, une cabane...ect. Après avoir épuisé toute les formes d'usages gentillets que nos imaginations pouvaient faire de ce véhicule polymorphe nous entreprîmes de prendre d'assaut tel deux preux chevaliers de la tour n°6 en nous servant de notre "super bélier" nouvellement rebaptisé.
Alors que nous avions déjà assez largement fissuré la porte vitrée du gardien qui se trouvait au rez-de-chaussé, deux grandes mains nous saisirent. J'eus à peine le temps de voir mon ami se tenir la joue que je ressentis une étrange douleur à la mienne.
Ce parfait inconnu d'une trentaine d'année venait de nous gifler, et nous trainât par le col jusqu'à l'appartement du gardien à qui nous fumes contraint de présenter des excuses. Je me souviens de ce jour comme un de ceux qui a compté pour moi, le jour où j'ai compris que bien que mes parents ne me voit pas, le mal que je fait à des conséquences.

Je ne vois plus ce genre de scène. En l'espace de dix ans, le monde adulte à oublié qu'une société et tout ses membres est responsable de l'éducation de ses enfants, on ne peut pas toujours rejeter la faute sur les profs incompétents, sur les parents démissionnaires, sur les jeux-vidéo ultra-violent, ou sur les quelques-uns qui maladroitement peut-être essaie de corriger nos erreur à tous.

Ps: Veuillez excuser, encore une fois, les fautes nombreuses et le style maladroit (encore plus aujourd'hui, je n'est pas le temps de relire).
Bonjour,

Quelqu'un pour nous décrire - rapidement - les différentes missions de la police minicipale, notamment en matière de "délinquance" ?
Et de quelle formation bénificie t-il pour se faire ?

Ou alors, c'est une méthode perso ? ;o)

Merci.
Oui je suis sidérée,

1) par ce que j'ai vue de la vidéo,

2) par une majorité des commentaires qui disent "oui mais , ce n'est rien par rapport à d'autres brutalités policières" !

Le but recherché est apparemment atteint, le jeune lui-même le dit, "ça m'a aidé à m'en sortir", il a peut-être donné la réponse qu'on attendait de lui, je ne sais pas ...

Autrement dit certains jeunes déscolarisés, en voie de délinquance sont grossiers, violents. Pour autant faut-il leur opposer les mêmes méthodes ? Ce policier municipal se contrôle, je veux bien, mais doit-il utiliser un vocabulaire ordurier, c'est ça l'éducation ou la rééducation, je ne crois pas.

Si j'avais été la première à commenter, j'aurais dit ce type se croit dans une série américaine, est d'une grossièreté caricaturale... Je suis loin d'être bégueule, mais "mordre" dans le mot "connard", comme il le fait, c'est en rajouter une bonne louche !

C'est tellement surjoué, que je me demande si les "acteurs" n'ont pas jouer leur propre rôle ? Le jeune totalement indolent, le policier éructant.

Je trouve ce comportement honteux, à côté de la plaque. Je suis dégoûtée. Les violences verbales peuvent atteindre autant que des baffes.

J'attends l'avis de Madeleine.
Les indignations feintes de la police nauséabondes. De très nombreux policiers sont violents et souvent pour cause de pathologie psychiatrique et/ou d'abus d'alcool. Certains font meme ce métier par amour de la castagne. Ce policier n'est certainement pas plus violent que le majorité des flics. Le but de ce genre de documentaire est de prendre le temps (8 mois de tournage) pour montrer une réalité qui n'est pas forcément formatée de bons sentiments pour le 20h. La on voit un flic plus énervé comme un père que comme un gardé à vue qu'on intimide au commissariat. (et je peux vous dire que j'ai passé du temps dans ces lieux). Mettre à pied ce policier ne résudra en rien le problème de la violence policière au contraire. Les commissariats seront fermés aux caméras quelle que soit l'ambition du projet et on continuera à entendre des cris en passant à coté d'un commissariat tout en feignant de ne pas comprendre d'ou ces cris viennent.
Je suis scandalisée qu'un adulte puisse se permette un tel comportement avec un jeune qu'il est censé aider.
J'ai été enseignanrte en ZEP et je ne me permettais aucun écart de langage, même si , souvent, les élèves ou les parents ne se censuraient pas.
Dans des situations un peu tendues,j'ai même eu peur,
Car avant la violence des gestes, il y a aussi la violence des propos.On peut être ferme sans insulter son vis à vis MAIS c'est un METIER et un métier, ça s'apprend.
Il se prend pour qui ce "flic" municipal? C'est super Dupont ?
Il n'a aucune compétence pour ce travail: c'est un travail d'éducateur.
"Vous oubliez que ces jeunes n'ont de référence que la violence, la confrontation" écrit marc malaurie.Eh, bien, justement: rajouter de la violence à la violence n'apporte rien et fait empirer la situation.Il faut désamorcer la violence et ça aussi ça s'apprend.
Ce type présent des traits de caractère sadique et se sert de sa position professionnelle pour les assouvir, c'est tout.
Vous oubliez que ces jeunes n'ont de référence que la violence, la confrontation. Ils seraient plus jeunes, je pense qu'il serait possible de "refaire" leur éducation mais dans leurs cas il y urgence car en quelques mois ils peuvent sombrés et ne plus pouvoir remonter.

Là on sanctionne un policier qui tente d'aider mais les véritables violences et humiliations policières sont quotidiennes
Il faut raison garder et remettre les choses à leurs places.

Moi, je n'ai pas compris pourquoi il ne répondait pas à la conception de la police municipale à l'époque avec tous ses collègues, il ne s'agit pas d'un cas isolé alors? Et si ce n'était pas en tant que policier qu'il avait à s'occuper de 'déscolarisation extrême' : au nom de quoi ? Des contrats locaux de sécurité ? Du bénévolat ? Mission de lutte contre la déliquance spécifique mise en place par la mairie ? Tout ce cadre pseudo-institutionnel autour me semble extrêmement flou.

Est-ce que cela ne repose pas le débat d'une police municipale plus "armée" comme la police nationale (port d'arme, tazer, ...), d'une formation initiale minimale commune, d'une coordination nationale des polices municipales ? N'oublions pas qu'il s'agit d'un cas 'hors norme' présenté par l'émission et probablement hors des attributions de la mission de la municipale.

Si vraiment tous les procédés (parents, psychologues, assistante sociale, éducation nationale, éducation spécialisée, prévention, ...) ont échoué, comment faire ? Tout semble montrer que ce gamin est perdu pour la société.

Je crois surtout que Pujadas veut nous faire croire qu'il suffit de séparer le bon grain de l'ivraie en stigmatisant la municipale, mais force est de constater au vu de la pile de plaintes déposées et en souffrance à l'IGN que la police nationale a aussi des comportements parfois extrêmement limite... Mais là, curieusement, je n'entends plus les pleureuses de Strip Tease.
Les violences verbales et physiques de se policier m'ont choqué mais bien moins encore que le traitement de cet information fait par Pujadas qui va jusqu'à insinuer que ce type de comportement puisse être légitime.

depuis quand la violence peut-elle être envisagé comme un moyen nécessaire pour faire comprendre à un gosse qu'il déraille ?
Je ne comprends pas bien qu'on incrimine ce policier.
Certes, isolé du contexte, le geste a l'air violent, mais lorsque j'ai vu la scène, j'ai été surprise mais pas choquée (alors que je me serais indignée si le geste avait été mauvais).

Je crois que le policier fait basculer la chaise, tout en prenant garde à ne pas blesser. Il me semble qu'il a agi d'une manière propre à susciter une réaction chez le jeune, mais certainement pas à le brutaliser.
Il faut dire qu'en regardant l'émission, je me faisais la réflexion que personne n'avait la moindre prise sur ce jeune. Cet enfant semblait à l'évidence insensible à quelque autorité que ce soit, ayant toujours eu le dernier mot, et n'ayant jamais rencontré autre chose que de la molle désapprobation. Les parents, enseignants, éducateurs étaient à cours d'arguments et se contentaient de menacer sans que jamais le jeune ne les prenne au sérieux, trop conscient qu'il était de leur incapacité à exécuter aucune des menaces formulées (les parents pour des raisons affectives, les autres pour des raisons légales). Même ce policier semblait désarmé dans les faits, et impuissant aux yeux du jeune.

Il m'a semblé au moment où j'ai vu cette scène, qu'il n'y avait rien de gratuit ou d'arbitraire. Il s'agissait là d'une volonté d'atteindre le gamin, non pas dans son intégrité physique, mais dans son sentiment de toute-puissance.
Je n'ai pour ma part jamais pensé qu'il s'agissait de le violenter, mais de le surprendre, de le déstabiliser et de lui montrer enfin une limite à sa toute-puissance, une limite que la frayeur lui aura enfin clairement fait éprouver.
Et l'objectif me semble-t-il, était bien de le faire réagir, pas de le terroriser, parce que le policier s'est toujours montré amical avant et après cette scène.

Les psys aujourd'hui, constatent que le profil de ce jeune se rencontre de plus en plus fréquemment.
Certains accusent le laxisme soixantehuitard, d'autres l'éclatement de la cellule familiale, d'autres encore pointent l'absence d'autorité des mono-parents et que sais-je encore...
Je me garde bien d'avoir une opinion morale sur la question, mais le constat que je fais est que les enfants-tout-puissants sont nombreux, et les parents fort démunis, tout comme l'étaient ceux de ce gamin en voie de déscolarisation.
Alors évidemment, il est hors de question de maltraiter les enfants, mais que faire lorsque ceux-ci devenus grands ignorent toujours ce qu'est une limite, ce qu'est l'autorité et ce qu'est le respect de soi-même et d'autrui ?
Les conforter chaque jour un peu plus dans l'idée qu'ils ont raison en ne leur opposant aucune autorité ? Les abandonner à leur sort en attendant que par l'opération du Saint-Esprit, ils découvrent tout à coup des notions que personne n'a su ou n'a pu leur transmettre ?

Eh bien justement, il me semblait que leur faire éprouver les limites de leur toute-puissance sans les brutaliser physiquement, était un moyen pertinent pour leur faire prendre conscience qu'ils sont finalement comme tout humains, vulnérables et dépendants, et ainsi leur permettre de reprendre pied dans la réalité, réalité sociale, affective, matérielle...
Je trouve non seulement que le policier municipal n'a pas été réellement violent et que les sanctions ne sont pas justes, mais cet événement occulte effectivement les vraies violences policières que j'ai personnellement éprouvées il y a quelques années, lorsqu'arbitrairement et gratuitement j'ai été menotée, battue, humiliée et déshabillée dans un commissariat parisien toute une nuit durant.
Absolument d'accord avec vous.
La méthode de ce policier municipal est très clairement marginale, là où l'autre méthode, celle dont vous avez été victime, est tristement banale et n'a même pas de prétention éducative.
Ou plutôt, reéducative, parce que dans cas du jeune homme auquel cette méthode choc fut appliquée, la simple éducation n'avait pas suffi.

En fait j'ai peur que la tendance soit à chercher une méthode générale pour régler des cas toujours particuliers, alors que dans le même temps, notre société fonctionne sur une violence psychologique de plus en plus généralisée.

La violence du système scolaire, 15 ans minimum passés à être noté, jugé, stigmatisé, orienté.
Et quand ça commence mal, ben ça finit rarement bien et si dès la sixième on sait qu'on a raté la voie royale, l'ennui et la frustration grandissent.

La violence du monde du travail, 40 ans minimum passés à être soumis à pressions diverses et variées, à être jugé, jaugé, évalué, menacé, viré.
Alors, sans le bac en poche, ou avec un diplôme qui ne correspond pas aux secteurs porteurs, c'est le smic au mieux.
On vous colle un temps partiel de force, en CDD, comme ça on peut exiger de vous le travail qui devrait correspondre à un échelon supérieur pour des clopinettes, et vous devez dire merci de daigner me laisser le droit de me faire exploiter à moi et non à mon voisin d'ANPE qui attend la place.
Un gosse de 12 ans dont les parents ont déjà subi ces violences là en leur temps seront difficilement aptes à motiver l'élève par l'exemple.

Maintenant je persiste à penser que chaque cas mérite un traitement particulier et j'aimerai tellement que la violence ponctuelle qu'a employé Arnaud Libert soit la pire existante dans notre cher pays.

Il y a 22 ans j'ai été jugée comme mineure pour faits de violence, je ne souviens plus du chef d'accusation qui avait été retenu par le juge mais la demande initiale était "placement en foyer d'éducation surveillée pour tentative d'homicide"... rien que ça.
La plaignante était ma mère, elle était schizophrène et avait tenté de m'étrangler pendant une crise, j'avais dû la frapper pour me libérer et elle avait couru chez le médecin faire "valider" ses quelques ecchymoses et au tribunal pour enfants peu après, son certificat en main.
Sans la perspicacité du juge pour enfants, et sans le témoignage du médecin qui a signalé la schizophrénie de ma mère et l'alcoolisme de mon père (non-violent, ouf!), je rentrais dans la case "mineur(e) délinquant(e)", finalement on m'a rangée dans la case "enfance en danger", bon, à seize ans on est un enfant, juridiquement parlant.
L'assistante sociale et l'éducatrice spécialisée qui se sont occupées de moi ont opté pour la solution "internat et annulation de l'autorité parentale qui est attribuée à l'éducatrice jusqu'à la majorité de l'enfant."A la suite de quoi, il a été décidé de me laisser vivre ma vie en faisant juste valider mes choix par l'éducatrice. On passé un an et demi à se voir un jour par mois...et à discuter de cinéma, de littérature et parfois, des vrais délinquants et cas sociaux encore pire dont elle s'occupait. Elle a raccroché du métier 3 ans après, trop violent pour elle.

Quand je repense à tout ça, j'ai l'impression d'avoir vraiment eu de la chance que ça m'arrive il y a plus de vingt ans, j'ai peur qu'avec les méthodes actuelles le résultat aurait été moins positif...
Aujourd'hui encore, il faut vraiment chercher à m'étrangler pour que j'use de violence physique!
Mais il ne se passe pas un jour sans que cette société de stigmatisation et d'arbitraire ne me donne envie de ruer dans les brancards.
Donc ça me gêne que ce type là passe par un jugement médiatico-blogosphérien forcément outrancier pendant que d'autres font pire à grande échelle sans trop de problème.
La différence vient du fait de la présence de la caméra.

Rien n'est plus pareil, tout est surjoué, chaque geste est une tentative de symbole.

Sac de riz, Canard Enchaîné, toute image de télé est potentiellement une composition.
Laurence, on peut brutaliser quelqu'un seulement avec des mots et les insultes ici sont énormes... On a l'impression d'être dans Full Metal Jacket de Kubrick avec "Baleine" ! La violence, quelle que soit sa nature, n'est pas une bonne solution. Je m'interroge plutôt sur d'autres choses, comme je l'ai fait remarqué.
Le vrai souci est de prouver à ce jeune que lorsqu'on ne sait plus quoi faire, l'agression (verbale, physique) reste l'ultime solution. C'est intellectuellement inacceptable. Mais dans les faits, et sur certaines exceptions c'est réellement indispensable.

Le problème est (un peu ce que vous dites, Shalom) qu'en le montrant à la télévision, on soumet à un public très divers et avec des perceptions très différentes une image de violence. Elle est sans doute contrôlée, et je rejoint Laurence en notant les vraies précautions qui sont prises par un policier qui n'en est pas à son coup d'essai. MAis elles ne seront pas vues par tous les téléspectateurs comme telles (la preuve par les forums). Et du coup certains, ne voyant pas les précautions, et n'entendant pas les protestations si elles n'avaient pas eu lieu, auraient fatalement conclu que faire basculer quelqu'un de sa chaise (même sans précaution, puisqu'ils n'ont pas vu les précautions, eux) est acceptable, puisque la télé le montre, et que les policiers le font.

De plus, il reste que ce policier n'est peut être pas violent et applique une technique qu'il a bien rôdé et qu'il sait efficace, mais ce ne sera pas le cas de tous les autres policiers qui auront vu ou entendu parlé de cette scène et qui tenteront de l'appliquer, sans les précautions. Ceux là seront incontrôlables et, du coup, auront des actes réellement répréhensibles et inacceptables.

Ma conclusion est:Jean Pierre, je ne suis pas d'accord avec vous
Il ne faut pas de caméra dans les comissariats, ni dans les toilettes des collèges où pourtant tant de drogues circulent. La caméra est un outil qui ne nous aidera pas dans le monde réel. Les films, c'est bien pour se détendre, mais des images, hors contexte, présentées comme ci ou comme ça, avec tel ou tel commentaire, telle musique, telle lumière, ça veux dire trop de choses hétéroclites. Il ne fallait pas diffuser ces scènes. Il ne faut peut être simplement pas faire de strip tease à la télé. A moins de les scénariser pour qu'ils deviennent aussi passe partout qu'un film. Car le public est divers, et les grilles de lectures aussi, donc les conclusions sont incontrôlables.

Enfin, j'espère que l'enquête pourra faire une totale lumière sur les méthodes du policier, et établir si elles sont ou non condamnables. Mais si elles ne le sont pas, il serait préférable de ne pas le communiquer, car, une fois encore, l'exemple percu par certains sera dévastateur.
Je suis d'accord avec vous, Lou, que la violence psychologique ou verbale peut être extrêmement blessante, voire destructrice, mais je réaffirme que je n'ai pas perçu cela dans cette émission.
Bien au contraire. Ce policier n'a cessé durant les 2 épisodes que j'ai vus, de témoigner un grand intérêt à ce gamin, et même une certaine tendresse. J'ai vu un homme très impliqué, et tentant de son mieux de réparer les carences éducatives d'un gamin selon ses propres mots "intelligent, gentil, mais très nonchalant"

Je pense que vous devriez regarder l'émission et vous faire votre opinion plutôt que de vous référer à cette seule séquence contestable, certes, mais si peu représentative de l'état d'esprit des protagonistes.
Peut-être que ces réactions hostiles sont propres au style de Strip Tease. L'absence de commentaires ou de voix off, son côté brut de décoffrage, rend l'interprétation des faits ambigus, mais c'est vrai que cette seule scène isolée paraît incroyablement violente pour qui n'a pas suivi l'histoire.

En réalité, moi qui ne tolère par principe aucune forme de violence sur quiconque, et pour quelque motif que ce soit, j'ai même trouvé qu'il n'était limite pas crédible. Car il m'a semblé que toute cette scène n'était qu'un simulacre. Suis-je la seule à l'avoir perçue ainsi ?

J'ai vu dans l'émission un gamin attachant mais incapable de respecter la moindre règle, contrainte ou engagement, et de l'autre, un policier plutôt bonhomme, mais déterminé à se faire entendre d'un jeune qui n'avait jusque là jamais été confronté à une vraie autorité.
Ce policier était presque en train de sourire en l'engueulant. C'était vraiment un jeu et le jeune n'était pas dupe. Du reste, il avait développé une stratégie plutôt efficace qui consistait en une posture nonchalante sur laquelle glissait tous les arguments sans jamais l'atteindre. Et il me semble qu'à ce moment-là, il n'y croyait pas, il se croyait invulnérable parce qu'il se croyait doté d'une sorte d'immunité (quoi qu'on me dise, quoi qu'on tente de m'imposer, je ferai comme je veux).
Et ce policier l'engueulait sévère, c'est vrai, mais son jeu était vraiment perceptible (peut-être parce qu'on l'avait vu dans plein d'autres scènes). Je n'ai pas cru qu'il cherchait à l'humilier, ni cru qu'il ne contrôlait plus ses nerfs, mais j'ai pensé qu'il essayait de le faire sortir de l'apathie dans laquelle il se réfugiait chaque fois que quelqu'un essayait de le confronter au réel et à ses responsabilités.
Juste avant qu'il ne fasse basculer la chaise, je me disais que tous ses efforts étaient bien vains puisque ce n'était encore une fois "que de la gueule", et je crois que le gamin le croyait aussi.
Et quand il a fait basculer la chaise, le jeune n'était pas traumatisé, mais il a été très déstabilisé d'avoir pour la première fois senti une opposition, pas une molle réprobation. Et je crois aussi qu'à ce moment-là, il a gagné en crédibilité et peut-être même gagné l'estime du gamin.
D'accord Laurence, je vais regarder l'émission entièrement.
Je pense qu'il y a deux lectures possibles ici :
La première : notre avis sur la méthode appliquée que l'on juge bonne ou mauvaise. Pour ma part, qu'il soit ou non dans un jeu, je suis contre toute forme d'insulte (genre "connard", "casse-toi pauvre con", etc). On peut être ferme ou amener à la réflexion sur soi-même ou sur les autres sans utiliser ce genre de méthode. Selon moi, la violence simulée ou vraie a des conséquences catastrophiques. C'est notre/mon avis sur ce qui a été donné à voir.

La seconde lecture engage Strip-tease, excellente émission : Si l'on commence à faire des procès à toutes les personnes qui participent à cette émission, je ne donne pas cher de sa viabilité. Il y a d'ailleurs eu pire dans Strip-tease. C'est un regard qui nous est offert sur le monde tel qu'il fonctionne et c'est sans complaisance. Cette émission veut nous faire réfléchir, comprendre ou analyser les mécanismes humains, mais son but n'est certainement pas de sanctionner ou de traîner devant la justice les personnes qui y participent en toute bonne foi. J'ai souvent été exasparé ou choqué en regardant Strip-tease, je me suis senti quelquefois triste ou impuissant, je pensais : "Comment pouvons-nous faire pour changer les choses ? Qu'est que je peux faire, moi, minuscule moucheron ?", mais jamais je ne me suis dit : il faut que la justice s'en mêle. Cette émission n'a pas vocation à la délation.
Je vous invite déjà a regarder l' émission dans son intégralité ce soir à 1H45 vous pourrez vous faire une opinion.

étant sur le forum d'arrêt sur image,je pense qu il est plus intéressant de "traiter" d'une forme de complaisance de la part de strip tease au regard des agissements de Mr Libert.
Quoi que Mr Libert agisse avec une évidente volonté de bien faire,sa stratégie est violente, humiliante et insultante et en dehors de tout cadre légal.
Ceci dit voyons de quel maniere on reagit la productrice de l'emission le créateur de l'emission et le réalisateur après la vive émotion

La Productrice:

"bonjour,

Je suis la productrice de l’émission « Strip-Tease » et je tiens à apporter, sans réserve, mon soutien à Arnaud Libert, qui je l’affirme est un flic bien, un homme bon, qui cherche simplement à sauver les jeunes paumés qui lui sont confiés. Derrière une brutalité verbale qui n’est qu’intimidation, Arnaud a une affection réelle pour ces jeunes. Il ne les a jamais frappés et a déjà sauvé nombre d’entre eux.
Je suis désolée de constater ce déchaînement d’agressivité contre lui, qui n’a pas lieu d’être.
Si ses méthodes peuvent choquer certaines personnes, je leur demande de regarder les 2 épisodes à venir et de prendre en compte les résultats obtenus.

Véronique Frégosi"

le concepteur Auteur de l'emission

Je suis Jean Libon, le concepteur et auteur avec Marco Lamensch de l'émission Strip-Tease sur la RTBF (télévision belge) et France 3.

Je suis assez étonné des diverses réactions que suscite la diffusion des deux premiers épisodes de "Police et polissons" dimanche dernier sur France 3.

Première remarque : avant de juger, il faudrait avoir l'honnêteté intellectuelle de voir les deux derniers épisodes où Arnaud Libert, le chef de police municipale, n'est peut-être pas le personnage que l'on croit. Dans un procès, on va à la fin de celui-ci avant de juger.

Deuxième remarque : depuis la tendre enfance, tous les petits français rêvent et sont enchantés par le Père Noël. Nous en Belgique, nous fêtons le 6 décembre, Saint Nicolas, le patron des enfants. Saint Nicolas est toujours accompagné par le père Fouettard, grand baraqué à la mine sévère qui se promène avec des souples branches d'arbres trempées dans du vinaigre et dans la légende, il corrige (fait semblant) le postérieur des enfants pas sages avant de donner les cadeaux.

Père Fouettard fait peur, en fait il est très compréhensif, plein de sympathie, de tolérance pour ces bambins. Nous, enfants belges, nous avons tous eu peur et rêvé de Saint Nicolas et de son Père Fouettard.

Arnaud Libert me fait en réalité penser à ce Père Fouettard : grands yeux, grande gueule, mais en fait fort gentil et compréhensif avec ces ados. "Quelle patience il doit avoir avec ces gosses !" Cela a été la phrase que j'ai la plus entendue depuis ce lundi matin au bureau ici à la RTBF.

Arnaud Libert est ce qu'il est, mais certainement pas le flic le plus abominable de France et il tente de faire ce qu'il peut avec les moyens du bord et avec ses propres limites. Qui dans la vie quotidienne et dans n'importe quel secteur de la société peut en dire autant ?

Ne jugeons pas trop vite les faits et les gens au travers du prisme de la bienséance et essayons de regarder la vie telle qu'elle est. Ne soyons pas hypocrites : certaines personnes considéreront Arnaud comme le pire des salauds, d'autres comme un type lucide, gentil et efficace.

Peut-être que la vérité est entre les deux et personne ne mérite d'être pendu.

Méfions nous aussi de cette idée qui poursuit Strip-Tease depuis sa création "On connaît, on sait que c'est comme cela, mais il ne faut pas le montrer".

Jean Libon, co-auteur et co-concepteur de Strip-Tease.

Le realisateur,

Je suis Eric Cardot, le réalisateur de la série "Police et Polissons". Dans ces quatre films, je décris "l'action-pilote" d'une Police Municipale, dirigée par Arnaud Libert, en relation avec les collèges de la ville.

En lisant toutes ces attaques sur le forum , je tiens à réagir à mon tour et à apporter quelques précisions.

1) Sur la méthode "Strip-Tease" :
-J'ai filmé Arnaud Libert et les familles concernées pendant plus de 8 mois, de novembre 2006 à juin 2007, à la façon de Strip Tease : sans commentaires de journaliste, sans interviews, sans mise en scène d'aucune sorte, sans animateur. Strip-Tease n'explique pas, Strip-Tease montre. Il y a souvent plusieurs niveaux de lecture dans les films, l'humour et le second degré ne nuisent pas...
Mon film se déroule en 4 épisodes de 52', attendez peut-être de voir l'ensemble avant de vous prononcer de façon définitive!!! Vous risquez d'être surpris à la fin.

2) Sur le choix de ce "sujet" :
-J'ai rencontré Arnaud Libert en novembre 2006 dans une fourrière où je réalisais un autre film. Nous avons sympathisé, il m'a parlé de son action auprès de certains jeunes de sa ville. J'ai trouvé que la relation entre la police municipale, les collèges, les ados, les parents, était intéressante à filmer sur la longueur. Entre la prévention, la répression, les grandes déclarations des politiques de tous les bords, il y a forcément la place pour des initiatives locales intéressantes... J'ai filmé pendant 8 mois et j'ai arrêté mon tournage lorsque Gianni est retourné à l'école. Pour moi, c'était la fin de l'histoire (je n'ai pas obtenu les autorisations pour filmer les collèges, c'est la raison pour laquelle on ne voit aucune des réunions entre Arnaud et les proviseurs).
-La personnalité d'Arnaud a aussi été un élément déterminant pour faire ce film. Sympathique, très ouvert, beaucoup d'humour, pas langue de bois (contrairement à beaucoup). Il ne se comportait pas comme un porte parole du ministère de l'Intérieur ou d'une mairie.

3) Sur l'action et les méthodes d'Arnaud :
-Je n'ai pas cherché à édulcorer, ni à choquer. Au cours des 4 épisodes, il y a des séquences fortes en émotion qui traduisent la réalité des relations entre les personnes filmées, mais il y a aussi une évolution des "personnages". J'ai parfaitement conscience que la méthode d'Arnaud est "critiquable", qu'elle dérange, qu'elle doit susciter le débat, et c'est bien le sens de mes films de faire réagir par rapport à cette "action-pilote originale". Est-elle applicable partout, par tous les policiers municipaux, pour tous les "jeunes en difficultés"? ça n'est pas le propos du film... Est-elle adaptée à certains jeunes au profil bien particulier? C'est aux téléspectateurs et aux professionnels de répondre... Mais en lisant les réactions sur ce forum, j'ai vraiment l'impression que certains ne connaissent pas les réalités du terrain, se voilent la face ou sont extrêmement frileux... ou n'ont carrément pas vu mon film!!!
-Je précise qu'Arnaud n'a jamais frappé un seul ados devant moi. Il les bouscule, les malmène parfois, mais veut surtout les faire réagir parce qu'ils sont en train de foutre leur vie en l'air.

4) Sur l'homme : Arnaud Libert
-Ce mec est touchant, engagé, énergique, parfois un peu rude avec certains, mais ces "clients" ne sont pas des anges. Je côtoie Arnaud depuis plus d'un an, il n'est sûrement pas une brute, il est tout sauf violent. Certes, parfois grossier, mais les jeunes le comprennent. Certaines images vous choquent? Lisez les journaux, et relativisez... Dans le forum, certaines réactions m'attristent, d'autres me révoltent. Arnaud ne se cache pas, contrairement à beaucoup. Ce flic est tout sauf un matricule, ce flic est HUMAIN et a été filmé comme tel. J'assume. Il n'est pas très académique, parfois limite, un peu rock'n'roll... Il ne respecte pas forcément les textes à la lettre, mais il respecte l'esprit... Il avance, il essaie, il obtient des résultats... Je l'aime pour tout ça.

Voila ou se trouve le sujet pour Arrêt sur image

En effet il semble evident que Strip tease cautionne ce type d'agissement ce qui est son droit par ailleurs

Par ailleurs je trouve quand même assez détestable la chasse au sorcière donc est aujourd'hui victime Mr Libert.

Cordialement

Francois
tu es qui monsieur françois morin ?
beaucoup de choses dans ce forum... je pense qu'on pourrait faire un plateau à @si sur la sécurité, la violence, les policiers, y aurait des millions de choses à dire, et des milliards de préjugés à rejuger.
alors, après, des réponses claires : évidemment que la violence ne résout rien, évidemment qu'on peut difficilement juger un policier sur cette émission, évidemment que certains policiers, et pas mal de crs font dix mille fois pire (vous pouvez voir avec cette omniprésence de nombres très précis que j'ai le sens de la mesure ;-)
mais vous/ nous savons tous à quel point il est difficile de juger, de virer, de blâmer des fonctionnaires, quelle que soit la fonction. et dans l'éducation nationale, c'est aussi la même chose. certains profs ont des dossiers super épais, tout le monde le sait, et on ne fait rien / on ne peut rien faire / on n'ose rien faire.
et quand on fait qqch, ces personnes restent dans la fonction publique.
c'est aussi à cause de cela que la fonction publique est décrédibilisée. Les systèmes d'évaluation sont vraiment à revoir... même si je ne suis absolument pas pour la notation n'importe quand n'importe comment.. n'interprétez pas mal mes propos, merci !
Mr Morin

Je vous invite a lire ces infos que j'ai glané sur le Net. Elle témoigne de trois choses :

Une sympathie entre le réalisateur et le policier antérieure au tournage.

Une même envie d'aller taquiner un média quand il se permet d'être critique , gentiment, mais quand même...

Que le policier forme les policier africains.


(envoyé à ASI)

L'émission me semble-t-il alerte sur trois dérives.

• Celle des policiers municipaux, qui outrepassent leur fonction, sans aucune limite, et font subir à l'enfant un harcèlement psychologique.

• Celle de Strip Tease, qui ne prend aucune distance vis à vis de son sujet.
Pour la première fois, le programme de la télé dite intelligent et sensible, qui savait montrer de sacrés beaux moments de vie, accompagne sans distance une complaisance sécuritaire plus que douteuse.

Car à un tel point de dérive, on se dit que Strip Tease aurait dù alerter (la vraie police) plutôt que filmer.


Mais voilà, le réalisateur de ce Strip Tease , Eric Carbot, est un proche du policier municipal, Arnaud, comme expliqué ici.
"«J’ai rencontré Arnaud par hasard au cours d’un reportage que je réalisais dans une fourrière. Il a vu ma caméra, je lui ai expliqué mon travail et, de fil en aiguille, on a sympathisé. "
http://www.telecablesatellite.fr/article/2008/03/27/20080327-Documentaires-Strip-tease-polisson.php

Sa proximité avec le personnage lui à-t-il retiré toute prudence ?

Arnaud le policier semble apprécié pour ses méthodes. Extrait de la même URL :

" Arnaud travaille en collaboration avec des proviseurs de collèges. Un travail de longue haleine, consistant à encadrer des adolescents prédélinquants, aux résultats scolaires médiocres et fâchés avec l’autorité. Du flic au baby-sitter, Arnaud est prêt à jouer tous les rôles pour empêcher des jeunes comme Corentin ou Gianni de gâcher leur vie. Les personnages ne sont donc ni exceptionnels ni banals, juste acteurs d’une situation originale. Idéale, au concept de Strip-tease, où la caméra s’oublie dans le décor."

Ici encore, une interview du Eric Carbot, qui vante sa proximité avec Arnaud.

"Avec Arnaud, en revanche, la confiance a été quasi immédiate. C’est un fonceur. Quand il dit oui, il ne revient pas sur sa parole. C’est un bon personnage pour la caméra : il n’a pas de langue de bois, il n’a pas d’inhibition, même s’il sait jusqu’où il peut aller. Il connaissait l’émission, il savait qu’il était dans le ton."
http://www.wikio.fr/search/%C2%AB+Police+et+polissons+%C2%BB?wfid=51074364

Un vrai film entre copains, quoi. Et aucune distance. Eric Carbot a-t-il senti la souffrance de Gianni et Corentin ? Nous télespectateurs, dans notre grande majorité, oui. A lire les commentaires scandalisé, appeurés sur le Net.

C'est vrai qu'il y a de quoi avoir peur.

Car le pédagogue Arnaud est aussi démonstrateur de Taser en Afrique, comme on peut le voir dans d'autre Stip Tease toujours tournés par Aric Carbot.

Et puis, le duo aime bien s'exprimer :

Télérama écrit une critique, qui pense que ST garde la bonne distance.
http://television.telerama.fr/tele/emission.php?onglet=critique&id=8569322

Bien...

Oui mais voilà, Cardot et Arnaud ont tenue à communiquer avec le magazine avec une oppressante gentillesse. Télérama le raconte avec bonne humeur.. et un peu de sueur froide (appréciation personnelle).
http://www.wikio.fr/search/%C2%AB+Police+et+polissons+%C2%BB?wfid=51108140
(Je n'ai vu que l'extrait proposé ici et pas l'intégralité du document.)

Je pense que les enfants préfèrent largement une "bonne engueulade" à l'indifférence et à la défaillance des adultes. Ils ont besoins de savoir que leur univers est solide. Ils cherchent continuellement leurs limites pour cela.

Peut être que Monsieur Libert n'aurait pas du employer ces termes et cela ne doit en aucun cas cautionner des violences réelles. Mais la grossièreté est préférable à l'humiliation d'un ton cassant, pointu et condescendant, monstrueux mais autorisé et très souvent utilisé.

Ce policier représente la loi, le père. Il n'a peut être pas fait d'étude de psycho, mais son rôle n'est pas d'intervenir en tant que psychothérapeute. Si le jeune homme a besoin d'en consulter les services sociaux sont là pour l'orienter. (Le manque de moyen à ce niveau est un autre débat.)

Pourquoi et comment cet enfant en est arrivé là ? Cela ne s'est pas fait en un jour. La réaction du policier s'incrit dans une histoire longue d'à peu près 15 ans. En revanche le sujet de Strip-tease n'a duré qu'une cinquantaine de minutes. Imaginez le décalage qu'il y a entre notre perception, nos représentations mentales et la réalité. Notre jugement est beaucoup trop parasité pour juger quelqu'un sur 5 minutes de sa vie.


.
Au sein de l'administration pénitentiaire, la Commission déplore des fouilles à corps et de cellules "conduites sans discernement", un "défaut de surveillance" des détenus et des "maintiens à l'isolement malgré un avis médical contraire". Là aussi, elle a constaté des "cas de violences illégitimes".
La CNDS a par ailleurs mené une étude sur l'accès aux soins des personnes privées de liberté, notant plusieurs dysfonctionnements : des examens médicaux réalisés en présence de plusieurs surveillants, des soins effectués sur une personne menottée et entravée à son lit d'hôpital, des problèmes d'accès aux soins d'urgence la nuit ou encore le non-respect des prescriptions médicales
pour la police dite nationale
Réponse à ceux qui défendent ce flic... Et si c'était arrivé à votre enfant ???
en l'occurence, l'enfant à remercier "le flic" de l'avior aidé à s'en sortir
"ça s'appelle le syndrôme de Stokolm" et c'est très grâve !
Madeleine

"ça s'appelle le syndrôme de Stokolm" et c'est très grâve !
Madeleine

est-ce que "le flic" avait pris cet enfant en otage et demandé une rançon? j'crois pas Madeleine....j'ai plutôt l'impression qu'il s'est cassé le cul pour secouer un peu ce gamin (qui en avait sérieusement besoin) pour le faire sortir de son trou à rat mental....

pour un exemple du "syndrôme de Stokolm" (par procuration) dans l'actualité, voir la famille Bétancourt et les Farc.....
Je crois savoir "un petit peu" de quoi je parle. Le syndrôme de Stokolm ,ne "s'installe" pas sur n'importe qui, il n'en reste pas moins "'attention", "la violence peut paraître une solution mais peut être pire... surtout quand c'est un policier... : c'est le métier, la fonction symbolique de chacun et la place qui est en jeu "gardien de la paix". C'est "un père" qui pousse sa gueulente. Je dis cela aujourd'hui mais moi aussi je me suis fait piègée.
Je reste solidaire des policiers, j'ai partagé leur quotidien...
Madeleine

Je crois savoir "un petit peu" de quoi je parle. Le syndrôme de Stokolm ,ne "s'installe" pas sur n'importe qui, il n'en reste pas moins "'attention", "la violence peut paraître une solution mais peut être pire... surtout quand c'est un policier... : c'est le métier, la fonction symbolique de chacun et la place qui est en jeu "gardien de la paix". C'est "un père" qui pousse sa gueulente. Je dis cela aujourd'hui mais moi aussi je me suis fait piègée.
Je reste solidaire des policiers, j'ai partagé leur quotidien...
Madeleine


Madeleine, je vous le dis sincèrement, j'adore votre style d'écriture même si (ou peut être parceque) j'ai parfois du mal à comprendre ce vous voulez dire et c'est le cas...mais bon j'ai quand même l'impression que vous dîtes que ça ne devrait pas être le rôle de ce policier de prendre en charge ce gamin, ce en quoi je vous rejoins et c'est le seul élément de cette histoire qui me paraît étrange: pourquoi est-ce que ce n'est pas un éducateur formé pour ça qui prend en charge cette mission?
Très bonne question.
Je vais répondre tout d'abord sur un plan économique : un éducateur en milieu ouvert (qui prend en charge un enfant qui est dans sa famille) c'est 10€ par jour.
Une journée de prison en équivalence 150€.
Une journée en centre fermé plus de 1000€, toujours par jour.
Ces chiffes datent, c'est certainement plus aujourd'hui, mais les équivalence sont intéressantes.
En tant qu'éducatrice j'exerçais un suivi de 25 à 30 enfants par mois. Tout déduit (réunions, rapports, audiences, congés etc...) j'avais environ 3 heures de disponible par mois, par enfants ou jeunes (jusqu'à 21 ans)
Et c'est sans compter avec ce qui est apparu : les problèmes économiques des familles et le besoin d'intervention pour ...manger... le logement...les papiers et j'en passe (urgence avant le reste ? là aussi c'est une question)
Le manque de moyens est évident bien sûr mais en plus "avec 10€ par jour" qu'elle peut-être "le fond".
Je payais de ma poche un "contrôle analytique" (50€ par séance 1 à 2 fois par semaine) et bien pour le travail, (après un travail psychanalytique personnel)
J'ai et NOUS (beaucoup de mes collègues) nous nous sommes donnés à fond sans compter les heures... et puis le changement... nos "patrons" sont devenus des chefs d'entreprises (et je suis gentilles)

N'importe quel citoyen qui croise un de ces jeunes a envie de l'aider... même un policier et je le comprends. N'importe quel citoyen a envie de combler "le manque" et mon analyse c'est de "la place du père", "la place symbolique du père" et l'état qui devrait prendre le relais ne le fait pas même avec 10, 150 ou 1000€...
Il suffit de voir l'EXEMPLE pour comprendre.
Bref ! Madeleine

J'ai aussi suivi des enfants dont les pères policiers sont devenus alcooliques. Savez-vous que la police par exemple à Paris, a un service spécialisé pour les policiers alcooliques ?

Le problème est totalement pris à l'envers.
Sémir est-ce que tu es SEMIR... Si c'est toi tu m'a "marquée" ! et merci de ton retour.
Madeleine
Dans un monde idéal ça n'arriverait pas... dans un monde idéal
Des cameras quelque part et tout change les grands esprits s envolent et pourtant il ne s agit que d un policier municipal
Pourquoi ne pas mettre aussi des caméras pour voir les méthodes des vrais policiers dans les vrais commisariat
Pourquoi ne pas mettre des caméras au cours des interpellations faites par de vrais policiers
Pourquoi aucune caméra dansles centres de rétention pour étrangers en voix d expulsion
Pourquoi aucune caméra dans les centres adaptés aux mineurs
La logique est donc "pas vu pas pris "
" celui qui a dit la vérité il doit être exécuté"
N'empêche que ça prend, effectivement, des proportions outrancières. Surtout que le flic n'est pas un mauvais bougre, c'est vraiment surprenant qu'il soit amené être le nouvel arbre qui cache la forêt des violences policières.
Toutes proportions gardées, je serais tenté de rapprocher cette histoire de celle de la fameuse gifle à un élève...

Petit rappel des faits :
[quote=Le Parisien]Pour le procureur d'Avesnes-sur-Helpe, Bernard Beffy, « cette garde à vue se justifiait » : « L'élève a d'abord été plaqué contre le mur et soulevé du sol ; ensuite, il y a eu la gifle. Et ce professeur l'a ensuite traîné dans la classe pour le forcer à écrire une lettre d'excuses. Au-delà de la gifle, il y a eu une vraie scène de violence. »
(source : http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles/L-ENSEIGNANT-QUI-A-GIFLE-SON-ELEVE-IRA-AU-TRIBUNAL_296019558)
Voir aussi la voix du nord qui donne une version similaire.

En soit, les faits ne me semblent pas si différents dans leur intensité ; la différence vient surtout du fait que le policier assume et revendique sa méthode, alors que l'enseignant a senti qu'il était allé trop loin (il a demandé aux élèves de ne pas en parler).

Mais finalement, on a une situation similaire : un adulte en situation d'autorité plaque un élève contre un mur/ sol avec violence afin de lui faire "rentrer dans la tête" un certain nombre de choses.

Résultat :
l'enseignant : un nombre incroyables de lettres de soutien, et l'élève est aussitôt considéré, même si on ne le dit pas toujours, comme un "petit con qui l'a bien mérité".
le policier : rejet général.

Il aurait été intéressant qu'@si s'attache aussi à cette différence de traitement dans les journaux télévisés...
(extrait d'un courrier envoyé à ASI à la rubrique Proposition de sujet)

Eric Carbot, est un proche du policier municipal, Arnaud, comme expliqué ici.
"«J’ai rencontré Arnaud par hasard au cours d’un reportage que je réalisais dans une fourrière. Il a vu ma caméra, je lui ai expliqué mon travail et, de fil en aiguille, on a sympathisé. "
http://www.telecablesatellite.fr/article/2008/03/27/20080327-Documentaires-Strip-tease-polisson.php

Sa proximité avec le personnage lui à-t-il retiré toute prudence ?

Arnaud le policier semble apprécié pour ses méthodes. Extrait de la même URL :

" Arnaud travaille en collaboration avec des proviseurs de collèges. Un travail de longue haleine, consistant à encadrer des adolescents prédélinquants, aux résultats scolaires médiocres et fâchés avec l’autorité. Du flic au baby-sitter, Arnaud est prêt à jouer tous les rôles pour empêcher des jeunes comme Corentin ou Gianni de gâcher leur vie. Les personnages ne sont donc ni exceptionnels ni banals, juste acteurs d’une situation originale. Idéale, au concept de Strip-tease, où la caméra s’oublie dans le décor."

Ici encore, une interview du Eric Carbot, qui vante sa proximité avec Arnaud.

"Avec Arnaud, en revanche, la confiance a été quasi immédiate. C’est un fonceur. Quand il dit oui, il ne revient pas sur sa parole. C’est un bon personnage pour la caméra : il n’a pas de langue de bois, il n’a pas d’inhibition, même s’il sait jusqu’où il peut aller. Il connaissait l’émission, il savait qu’il était dans le ton."
http://www.wikio.fr/search/%C2%AB+Police+et+polissons+%C2%BB?wfid=51074364

Un vrai film entre copains, quoi. Et aucune distance. Eric Carbot a-t-il senti la souffrance de Gianni et Corentin ? Nous télespectateurs, dans notre grande majorité, oui. A lire les commentaires scandalisé, appeurés sur le Net.

C'est vrai qu'il y a de quoi avoir peur.

Car le pédagogue Arnaud est aussi démonstrateur de Taser en Afrique, comme on peut le voir dans d'autre Stip Tease toujours tournés par Eric Carbot.

Et puis, le duo aime bien s'exprimer :

Télérama écrit une critique, qui pense que ST garde la bonne distance.
http://television.telerama.fr/tele/emission.php?onglet=critique&id=8569322

Bien...

Oui mais voilà, Cardot et Arnaud ont tenue à communiquer avec le magazine avec une oppressante gentillesse. Télérama le raconte avec bonne humeur.. et un peu de sueur froide (appréciation personnelle).
http://www.wikio.fr/search/%C2%AB+Police+et+polissons+%C2%BB?wfid=51108140
Je ne comprends pas les méthodes de cet individu : violence + violence = violence, mais a-t-on le droit de le poursuivre en justice parce qu'il a volontairement participé à l'émission Strip-tease ? Il faudrait lui expliquer en quoi ses méthodes peuvent être catastrophiques... Il est flic, il n'est pas psy et on sait ce que cela veut dire...

Je me souviens d'un vieux strip-tease sur la Nouvelle-Calédonie où l'on voyait un caldoche qui insultait les canaques qui travaillaient pour lui. Il les détestait visisblement. C'était d'un racisme extrême : il se conduisait comme un gros colon immonde, même pire, je dirais un esclavagiste. J'avais été complètement sonné. Je n'ai jamais entendu dire qu'on avait poursuivi ce type en justice...
Ne sommes-nous pas ici dans une forme d'hypocrisie qui consiste à stigmatiser cet homme qui essaie tant bien que mal d'être "utile"? La mission d'ordre (dans ce cas, on peut même parler de "mise en ordre") que se fait attribuer ce policier municipal n'est ni plus ni moins qu'un rappel des règles de respect à l'autorité qui sont les bases d'une société humaine. La transmission de ces notions incombe au père dans un "environnement social" idéal et ne s'est apparemment pas faite ici. Ceux qui ont mis en place cette "structure" n'agissaient sans doute pas en mal. Ce sont des gens qui ont une mission publique: l'école et la police... municipale dans ce cas, mais c'est l'Etat qui délègue ainsi cette mission... autre débat. Et ils manquent de moyens pour effectuer cette mission. Ce sont des gens qui sont confrontés jour après jour à ce sentiment d'impunité de gamins qui n'ont pas connu les structures adéquates pour une intégration naturelle dans la société. Ces gamins ne respectent rien d'autre que la "satisfaction immédiate de leurs désirs". Leur développement psychologique est resté à une stade limite primaire. Ce ne devrait pas être à l'Ecole ou à la Police Municipale de les faire grandir. Mais, la société les en rend responsable. Et responsable aussi des débordements. A tort, car cet homme n'a sûrement la formation nécessaire pour sa "mission". Il improvise et n'a pas d'autre choix. Je ne suis ni prof, ni flic. Je suis juste un père. Et c'est à moi qu'incombe normalement la responsabilité de ne pas faire porter le chapeau de mon irresponsabilité à la Société entière.
Entre vos vidéos et celles montrées au Zapping, ça fait déjà 2 cas d'usage de violence. Et je pèse mes mots en parlant de violence.
Finalement ce qui confond le plus la personne montrée du doigt, je trouve, c'est le témoignage de l'enfant dans votre 2ème vidéo qui dit "qu'il n'a pas été violent, ce n'a pas été de la vrai violence". En agissant ainsi, Il semblerait qu'Arnaud Libert participe à cette banalisation des comportements agressifs (ou violent, on pourra débattre sur les termes employés). Lorsqu'il dit dans le reportage il dit à un autre enfant "on n'a pas de limite", le problème est le même. Il arrive sûrement à un résultat sur les enfants, c'est à dire à influencer leur comportement, mais en utilisant d'autres méthodes qui sont à réprimander, et que les enfants peuvent utiliser et reproduire sur d'autres (comportement agressif avec des plus faibles qu'eux).
L'enfant ira en cours, mais il aura assimilé les comportements agressifs et l'intimidation. C'est un peu comme soigner une maladie et en donner une autre à la place.
Donc je crois qu'il dépasse les bornes en ce sens.
j'ai vu strip tease et le comportement du flic m'a choqué, mais il utilise les même codes que ces jeunes et semble avoir des résultats. Alors je me dit pourquoi pas.
Iil ne s'agit pas d'encourager les comportements violents et insultants. Mais là avec Arnaut Libert, on sent qu'il adore les gamins qu'il engueule (il le dit à un moment : il a une gueule d'ange etc) et entre un flic méchant et raciste et lui, qui, après tout, est juste un peu grossier (intimidant surtout mais jamais, il me semble, il n'humilie, il suscite surtout la colère du jeune, ce qui est pas mauvais en soi si ça l'amène à changer), il y a de la marge
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