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Statues : "On ne les regarde que quand elles posent problème"

Déboulonnées, renversées, graffitées, peinturlurées : les statues en prennent pour leur grade dans le sillage de l'affaire George Floyd. Toutes les statues ? Non, certaines, celles notamment destinées à célébrer ceux qui ont joué un rôle, de près ou de loin, dans la longue histoire du colonialisme et de l'esclavage. Est-ce que les statues méritent ce sort funeste ? Questions de cette émission à Emmanuel Fureix, professeur d'histoire contemporaine spécialiste de l'histoire politique et culturelle ; Frédéric Régent, historien spécialiste de l'esclavage dans les colonies françaises sous l'Ancien Régime et la Révolution ; et Mathilde Larrère, notre chroniqueuse histoire.

Commentaires préférés des abonnés

Débat très intéressant. J'ai l'impression que vous êtes allé un peu vite face aux arguments de ceux qui sont pour les laisser en place au nom du fait que "c'est notre histoire". J'aurais avancé quelques arguments pour justifier pourquoi ça a un sens (...)

Intéressant mais un peu étonné par une certaine relativisation de la part des invités, en particulier concernant Schoelcher et Colbert, et dont il est donné l'impression que leurs détracteurs sont un peu extrémistes, ou ont l'audace d'être des nation(...)

Magnifique émission !


Le choix du traitement historique , à la fois distancié et contextualisé de ces déboulonnage nous évite les débats fatigants et stériles  entre les indignés , les choqués , les énervés , les tristes , les désespérés et les i(...)

Derniers commentaires

Tiens, à propos de traitement journalistique et de pyramides, dont il a été question dans certains commentaires:


et

Juste pour info :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/22/Statue_de_l%27imp%C3%A9ratrice_Jos%C3%A9phine_en_1998.jpg/420px-Statue_de_l%27imp%C3%A9ratrice_Jos%C3%A9phine_en_1998.jpg


Statue de l'impératrice Joséphine


"En septembre 1991, la statue est décapitée par un commando anonyme, reprochant à Joséphine son rôle dans le rétablissement de l'esclavage en 1802. La statue est depuis laissée en l'état. "


https://fr.wikipedia.org/wiki/Statue_de_l%27imp%C3%A9ratrice_Jos%C3%A9phine



Intéressant mais vraiment trop court.

J'ai trouvé ce truc: http://www.profession-gendarme.com/le-tabou-de-lesclavagisme-arabo-musulman/


Edifiant.

j'ai lu tous les commentaires, il me semble qu' on n' évoque pas la ville de schoelcher, banlieue de fort de france, plus énorme qu' une statue ou un boulevard

 

Est-ce vraiment par Pétainisme qu'à Saint-Cyr dans les années 1990 (?) on retournait le buste de De Gaulle dans la bibliothèque ? N'était-ce pas plutôt le fait de nostalgiques de l'Algérie française ?

Je trouve que vous êtes passés un peu vite sur le montage initial qui montre le traitement des déboulonnages par les télévisions. Le sentiment qu’il me reste de votre émission est qu’il est normal de déboulonner les statues des méchants. Le débat étant de savoir quelles sont les statues des méchants et qui sont les statues des gentils. Il aurait été utile de passer un peu de temps à nous expliqué en quoi les discours des télévisions étaient incorrects si tel est le cas.

Que penser des 400 avenues, boulevards, places, rues Adolphe Thiers ?


Le saigneur de la Commune est l'archétype du régime de notables qui nous gouverne encore et dont le colonialisme a été une des créations.


N'a-t-on d'ailleurs pas éludé la question centrale ? Qui étaient et comment se comportaient les colons


Un comportement qui n'est pas bien différent de Thiers ou de ce que nous connaissons encore.


« Thiers, le type même du bourgeois cruel et borné, qui s’enfonce sans broncher dans le sang » (Clémenceau)

Elle est drole, l'idée de Banksy, surtout parce qu'un studio de jeux video estionien (ZA/UM) l'a eue l'année dernière.

Responables de Disco Elysium, un des tous meilleurs jeux de roles jamais écrits :


"The statue is supposed to capture the moment it was blown apart, like an instant frozen in time. A rare butterfly, trapped in amber, floating on a sea of shit. "


L'univers est une ville post-contre-révolutionnaire, ravagée et dépitée.


https://zaumstudio.com/2016/11/08/equestrian-monument-filippe-iii/

Bonjour : quand les intervenants de l'émission parlent des écoles créées par Jules Ferry en Algérie, ils parlent bien d'écoles en langue française uniquement. Aucune place pour la langue arabe ou la langue berbère. Il s'agit là d'un outil de colonisation culturelle et linguistique. On apprend à lire aux enfants, mais dans la langue du colonisateur. Je me souviens d'un linguiste qui avait étudié l'alphabétisation en langue arabe avant la colonisation, et après. Elle était supérieure avant. Le colonialisme a aussi pour but de détruire la culture des colonisés. Cette destruction a également eu lieu en France métropolitaine avec les langues dites régionales qui ont été exclues du système scolaire.

Bon, je me fend d'un commentaire définitif sur ce truc.

Bullshit!

...

Trop court?

Bon! Voyons.

Une société s'organise autour du Régime Politique issu d'elle même. (or invasion ou conquête)

Ce Régime "cristallise" le récit historique de cette société dans une forme consensuelle qui se module suivant son évolution, mais qui reste fondamentalement la même.

Quand la remise en cause du récit historique consensuel atteint un certain niveau de désordre, ça signifie quelque chose.

Quoi?

Je ramasse les copies dans une heure. :-)


PS :pour ceux qui n'ont pas compris, je connais la réponse. :-)



Et dire qu'il y en a qui critiquait les Talibans qui avaient bousillés des statues bouddhique pour faire chier l'Occident... :-)

Quelle différence?

Grande émission, qui au lieu de donner des réponses manichéennes, fait réfléchir, merci !

Après l'avoir vue, on est loin d'avoir toutes les réponses sur la manière de procéder, mais au moins on se pose les bonnes questions (et il y en a sans doute d'autres)

Pour moi, les statues ne sont pas l'Histoire, qui elle appartient aux historiens, est enseignée à l'Université, et s'enrichit des travaux successifs. Le statues et noms des rues sont des traces de notre mémoire. C'est un choix, à un moment T, et comme tous les choix, c'est politique. Pourquoi choisir Ferry, Pétain ou Victor Hugo ? À un moment c'était évident, avec nos valeurs d'aujourd'hui, moins : alors changeons de statue. Où est le problème ?

Grand merci Daniel Schneidermann* pour cette émission très instructive, riches en idées et sans éclats de voix.


Les statues et les statuts défilent, immobiles, au cour du temps.


La statue de François -Frans- Anneessens:


"À la fin de 1716, le marquis de Prié, ministre plénipotentiaire qui fait fonction de gouverneur au nom de l’empereur Charles VI, impose de nouvelles taxes et impôts aux villes qu’il gouverne, il remet en cause les droits et privilèges qui leur ont été accordés.


Au début de l’année suivante, des troubles éclatent dans plusieurs villes dont Gand et Anvers, puis Malines, mais c’est à Bruxelles que les réactions sont les plus fortes. Les Nations, l'ensemble des doyens des 49 métiers de la ville, refusent d'obtempérer aux demandes d'impôts adressées aux États de Brabant. Les doyens, conduits par François Anneessens, s'appuient sur des documents faisant état des privilèges de la ville, dont une déclaration datée de 1481 qui défend d’obéir aux ordres contraires à ces mêmes privilèges."


Pourquoi tout cette histoire autour de cette statue ?

Le sculpteur, Thomas Vinçotte (1889) n'avait évidement jamais vu Anneessens. Et il ne possédait aucun document le représentant. 


Que faire pour honorer la commande de cette statue ? Vinçotte trouvait que son poissonnier avait un port de tête altier.

Donc ni vu ni connu, c'est le visage du poissonnier qui figure sur la statue. 



*Si vous arrivez à écrire et à prononcer le nom de Daniel Schneidermann sans vous tromper vous devez être atteint du même syndrome que Woody Allen. Celui du Ingmar Bergman.


"Il y a presque une statue de Neg Mawon dans chaque commune de Martinique"..............lol

L’idée de cette jolie statue me plaît. En revanche, je ne pratique pas assez bien l’angliche pour savoir qui elle commémore :

super, emission tres pedagogique. pour ce qui est du débat j'avoue ne pas avoir trop d'avis chaque cas étant unique et les contextes tellement différents.  on ne peut de toute façon pas faire grand chose contre les destructions et deboulonnages spontanés  qui sont en eux mêmes des marqueurs de l'Histoire. 


Pour ce qui est du mémoriel, j'avoue que la solution de banksy est séduisante a première vue , c'est une idée originale  qui mérite d'être mise en oeuvre par son auteur mais si on se met a faire ca pour toutes les statues ca va rapidement perdre de son sens il me semble. Déboulonner et mettre dans un musée  avec les commentaires qui vont bien ou rajouter des plaques explicatives aux oeuvres plutôt que des les déboulonner ca n'est certes pas aussi original mais ça fonctionne....


Sinon je serais curieux de savoir combien de statue de personnages aussi sympatiques que ce général  Bugeaud  nous avons en France. Vu que l'initiative est laissée au municipalités sans autre forme de contrôle j'imagine qu'on doit vraiment trouver de tout.

Débat très intéressant. J'ai l'impression que vous êtes allé un peu vite face aux arguments de ceux qui sont pour les laisser en place au nom du fait que "c'est notre histoire". J'aurais avancé quelques arguments pour justifier pourquoi ça a un sens d'aller voir quelle histoire et de porter un jugement sur celle-ci.  J'adhère tout à fait à cette idée que les statues sur les places publiques et les noms de rues ne sont jamais juste des traces de l'histoire, mais également des affirmations symboliques. C'est à dire qu'elles ont un effet d'auto-affection de la société : elles indiquent quelles parties de notre histoire nous voulons valoriser.

J'avais vu passé un argument que j'avais trouvé percutant pour exposer à quel point la prétention inverse est à mes yeux une hypocrisie... S'il y avait une statue d'Hitler avec un piédestal "A notre bien-aimé führer" qui était sur une des places de Berlin : est-ce que vous trouveriez normal que les allemands la laissent en place ? Et si elle trônait à l'entrée du Bundestag ? Est-ce que simplement changer le texte sur le piédestal suffirait ?

Et si jamais vous avez une réponse différente pour une statue d'Hitler que pour une statue du maréchal Bugeaud, on est en droit de vous demander pourquoi.

Bref, ça ne veut pas dire forcément les détruire, effectivement, mais personnellement, ça me semble normal de déplacer ce genre de statutes dans les musées et avec le texte de contextualisation nécessaire :  elles appartiennent à l'histoire oui, elles peuvent être intéressantes à étudier / à connaitre, mais elles n'ont pas valeur d'exemple à suivre dans notre société.


Intéressant mais un peu étonné par une certaine relativisation de la part des invités, en particulier concernant Schoelcher et Colbert, et dont il est donné l'impression que leurs détracteurs sont un peu extrémistes, ou ont l'audace d'être des nationalistes antillais (sans doute à force d'ingérer de la chlordécone continuent-ils à s'interroger sur la pérennité et le sens de la "poussière d'empire" où ils sont nés). 


Sans que cela devienne un procès de Moscou, on peut rappeler en quelques mots par exemple que malgré ses mérites, le décret de Schoelcher abolissant l'esclavage prévoit l'indemnisation des propriétaires et pas des esclaves justes affranchis (et pourtant eux dépourvus de tout bien). On peut rappeler que cette philosophie, qui n'a jamais été complètement remise en cause aux Antilles d'un point de vue matériel, est à l'origine du maintien, encore aujourd'hui, d'une grande partie des propriétés foncières et des richesses par une poignée de familles békés (descendante des esclavagistes), inégalité historique régulièrement dénoncée par une majorité d'Antillais. 


Aussi on peut considérer qu'il est tout à fait légitime d'interpeller la statue de Schoelcher comme d'autres le font à Bristol sans suggérer qu'il s'agit de vils intérêts politiciens.

Très bonne émission, je m'y attendais avec Frédéric Régent, toujours très pertinent et constructif.

Quel plaisir d'écouter des gens qui savent de quoi ils parlent.

Pour ma part j'ai appris ce qu'avais fait Bugeau en Algérie en regardant cette vidéo : Sur le Champ - Colonne légère et razzia : La 3ème campagne contre Abdelkader (septembre 2019) . Pour le 'détail' des enfumades : H2E#05 : les grottes du Dahra (mars 2016).


Je n'en reviens pas que l'on puisse défendre un tel homme.

Ce que montrent ces histoires de déboulonnages, c'est aussi, encore une fois, l'absence totale de démocratie dans nos pays.


Pour les citoyens il n'y aucun moyen en temps normal de délibérer sur la question de savoir qui on célèbre ou non, qui on cesse de célébrer quand les valeurs morales, de par leur évolution naturelle, ne sont plus en accord avec les mentalités du présent; il n'est possible que de pétitionner des personnes qui seront agents à notre place et qui ont le loisir de prêter l'oreille ou non. Il n'existe aucun lieu pour tenir ces débats, sans la médiation de la classe bourgeoise élue, ou de la classe bourgeoise médiatique.


L'intervention encore dramatique de Macron au début de l'émission est saisissante: qui est-il, lui, pour décider de ce qui fait histoire dans l'espace public à ma, notre place? L'histoire qui s'affiche dans l'espace public masque également toutes les histoires qui ne s'y trouvent pas. Où sont les statues d'anarchistes, de condamné•es à mort, de soldats déserteurs, d'ouvriers et d'ouvrières qui ont mis leur corps en jeu pour gagner nos droits et construire nos pays, de martyrs de la colonisation, d'ingénieur•es qui ont inventé les outils appropriés par leurs patrons...? Voilà un effacement de l'histoire, s'il en est (non), qui ridiculise par sa déplorable ampleur celui que dénonce Macron et tous ceux qui sont prompts à dire aux déboulonneurs en France "Mais baissez les yeux en passant devant la statue, s'il elle vous déplaît".


Avant l'époque bénie du télétravail covidé, je passais tous les jours devant une statue de Léopold II, tous les jours je la voyais et je me disais que c'était un crachat à ma figure, et à quiconque dispose de quelque boussole morale.

Bon. Outre que statufier des êtres humains est assez inepte en soi (on peut glorifier des actes -et encore!- ou des idées -et encore!- mais glorifier un humain, c'est à nouveau le réductionnisme idiot d'une vie et d'une identité à un épisode ou un composant de vie, avec en conséquence tous les arbitraires absurdes que vont se balancer sans fin les proceci et les antiça), je demeure comme deux ronds d'flan devant l'argument de "l'effacement" ou "la réécriture" de la mémoire. 


Ce sont les statues qui ré-écrivent ou effacent l'histoire, en y supplantant ces réductionnismes. Ce n'est pas leur déboulonnage (qui d'ailleurs est l'histoire en soi) qui efface quoi que ce soi du savoir historiographique. Dynamiter une statue, ce n'est pas gratter un nom dans un manuel ou un livre d'histoire ou effacer une trogne sur une photo d'archive. C'est, au contraire, ajuster l'espace public à ce savoir scientifique.


Il y a des débats à avoir, sur l'ambiguïté de certains monuments et l'ambivalence de leurs messages. Des débats réels, qui pourraient opposer progressistes et conservateurs. Mais que ces derniers le court-circuitent en passant aussi loin à côté de la plaque, dans une rhétorique aussi dégonflable, c'est en soi un monument à leur malhonnêteté. Ou un aveu trop transparent de ce qu'ils entendent par "Histoire", complètement effacée à leurs yeux à chaque dissolution de figure mythologique.

Les statues et le passé. Et l'histoire.


Le passé? le passé n'est que le présent inversé, ou le présent n'est qu'un passé oublié ou s'oubliant. 


Après tout,  ces "déboulonnages" ou "badigeonnages" ne sont que des "Happening historiques", différents  des happening dits artistiques. Le happening dès les années 1950 représentait la  volonté des artistes d'entrer en relation avec le spectateur  ..là peut-être une volonté d'entrer en relation avec l'histoire? . 


Si une statue existe , c'est qu'un sculpteur s'en est mêlé, le talent aidant.

Détruire, renverser une statue  c'est peut-être  une prise de position, une colère exprimée, mais c'est aussi la destruction d'une oeuvre d'art. Détruire un Rodin? 


Détruire une statue détruit-il un point de vue erroné de l'histoire, ou un point de l'histoire? Détruit-on un point de vue, une représentation par sa représentation? 


On discute la présence d'une statue sur la place publique?  Là, il faut s'inquiéter de l'envahissante activité des restaurateurs de la pureté ou vérité historique (les clameurs des "vous êtes tous des colonialistes" ou celles à bas le patriarcat, vous tous des porcs" ) La vérité historique évolue, elle demande analyse, contradiction..et non des gestes ou des slogans hâtifs..

 

Les  sculptures d'un Giacometti ou les machines fulgurantes d'un Tinguely (rangées aussi dans le domaine de la sculpture) ne risquent pas pareil outrage, plus abstraites.  Patience, on va bien trouver un(e) hurluberlu(e ) pour nous démontrer qu'un Giacometti n'a pas pris part au combat anti-colonial et donc..à bas Giaco..


Ceci dit, la colonne Vendôme, gisant, détruite lors de la Commune de Paris en 1871 (puis reconstruite) m'apparaît comme un acte raisonnable. Chacun ses contradictions (..un acte de salubrité publique, vu sa laideur, un acte anti-laideur!!!!) 


Magnifique émission !


Le choix du traitement historique , à la fois distancié et contextualisé de ces déboulonnage nous évite les débats fatigants et stériles  entre les indignés , les choqués , les énervés , les tristes , les désespérés et les inquiets du grand remplacement.


Comme quoi on peut aborder un sujet complexe avec simplicité , humour et intelligence sans tomber dans la caricature et les montagnes russes émotionnelles.


Avec même des propositions à la clés, j'ai un petit faible pour celle de Bansky.


Merci à vous quatre.


Y a pas à dire , l'histoire est une belle matière!

" Dans les ruines d'un théâtre romain, on a trouvé des statues de personnages politiques à têtes interchangeables.

Comment ne pas admirer la sagesse de cette initiative ? "


Je propose qu'on détruise à la dynamite la ville de Rome car les Romains ont réduit en esclavage et massacré nos ancêtres les Gaulois et il y a plein de statues de leurs dirigeants de l'époque; je propose aussi qu'on détruise les pyramides d'Egypte à la bombe atomique car les Pharaons dirigeaient un peuple d'esclavagistes; pareil pour les Grecs, les Perses, les Arabes, les Turcs, les Mexicains, les Incas, et j'en passe, tout doit disparaître ?? Sinon, où est-ce qu'on met la limite au-delà de laquelle on ne touche à rien ??  2000, 1950, 1900, 1800, 1789, 1515, 987, 53 av J-C, 4000 avant J-C ?

MDR!LOL!? Bon, pas d'PB, mais ceci posé, faut bien dire que tout ça c'est qu'une histoire de bites, de roubignoles ,de concours à s'ui qui s'ra le plus ceci ou cela, bref couille molles, dures, petites ou grosses, vieilles ou jeunes, rien que ça, un immense concours à çui qui piss'ra l'plus loin, chiera sur la gueule de l'autre plus fort, ou plus élégamment, ou plus puant, ou plus nourrissant ,tout dépend d'l'intention bonne ou mauvaise, mais en tout cas une chose est sûre , les Moules ,les cramouilles,, les tripailles en crinolines ou décorées comme des sapins d'Noël pour être tout juste présentables au Maître pour fournir les suivants qui front chier tout autant, ou les suivantes qui en chieront par devant, par derrière de la besogne en veux tu en voilà, moi ,c'est tout c'que j'vois ! Bon j'va faire mon tour de botte après mon tour de pantoufle, après j'irai méditer au chiottes en fermant ma gueule, puisque c'est c'qu'on m'demande depuis des millénaires et pis j'attendrai d' sentir la rose, pour l'instant c'est plutôt brise Marine ou Brise d'anus, c'est comme on veux !??

Les Gaulois ne sont pas nos ancètres, l'esclavage n'a pas existé dans l'Egypte antique. La limite, c'est quand une part de la population actuelle doit son oppression actuelle à la personne célébrée par la statue.

Désolé, je croyais que l'ironie de mon propos était évidente, mais j'aurais dû ajouter les guillemets que je pensais à "nos ancêtres"; quant à l'esclavage dans l'Egypte ancienne, c'est controversé, je sais; néanmoins, quand on voit des bas-reliefs sur les murs des temples de Louksor ou de Karnak représentant des hommes, probablement des prisonniers de guerre, attendant d'être émasculés avec un tas de sexes à côté, on se dit que les gens pensaient autrement à l'époque et que la question de l'esclavage ne se posait pas dans les mêmes termes que maintenant. Quant à la limite, il n'y en a pas, et c'est bien là le problème: quid des esclaves qui vivent dans les ambassades de certains pays à Paris  en ce moment ? quid desdits pays qui réduisent en esclavage des jeunes asiatiques ou des immigrés qui n'ont guère le choix ? Quid de leur oppression actuelle ? Pas besoin d'aller chercher au XIXè siécle ou avant, c'est maintenant, et ici.

"quant à l'esclavage dans l'Egypte ancienne" 


Il me semble qu'il n'y a plus de descendants d'esclaves identifiables. On peut simplement... arrêter de dire que ce sont les pharaons qui ont construit les pyramides, ce sera déjà une manière de rendre justice à tous ces gens qui n'étaient rien et qui ont fait le boulot à coups de fouet. 


Pour les Haïtiens, par exemple, et pour bien d'autres, l'esclavage est encore présent par ses conséquences dramatiques. Là, on peut faire quelque chose, et au moins accepter que ces descendants d'esclaves disent ce qu'ils ont sur le coeur et le fassent savoir par les moyens qui leur conviennent. 


Ça n'empêche pas, aussi, de se préoccuper du sort des esclaves présents.

La grève existait au temps de l'Egypte ancienne. Les ouvriers construisaient un mur s'y mettaient à l'ombre et attendaient satisfaction.

On peut simplement... arrêter de dire que ce sont les pharaons qui ont construit les pyramides, ce sera déjà une manière de rendre justice à tous ces gens qui n'étaient rien et qui ont fait le boulot à coups de fouet.


L'image d’Épinal des bâtisseurs de pyramide esclaves a été battue en brèche par l'archéologie. On a retrouvé les villages, les maisons et les tombes des ouvriers et  artisans de l'immense chantier de Gizeh non seulement ces gens n'étaient pas esclaves mais en plus ils construisaient leur propre tombeau en parallèle de celui du roi. 

Et ils étaient fonctionnaires! Payés par les impôts de tous les égyptiens. 

Je la fait courte ils n'avaient sans doute pas de conventions collectives et de CE mais ils n'était ni prisonniers ni esclaves. (L’Égypte antique c'est plus de 2000 ans d'histoire avec toutes sortes de situations l'esclavage a sans douté été pratiquée mais pas pour la construction des pyramides).

"bâtisseurs de pyramide esclaves"


Je me suis bien gardée de dire qu'ils étaient esclaves. Mais je crois avoir peu de risques d'erreur en écrivant que ce ne sont pas les pharaons. Peut être devrais-je retirer les coups de fouet car le management était peut être respectueux, voire participatif.

C'était même plutôt bon enfant.

Ces ouvriers sont quand même à la source de la première grève dont nous aillons la trace.

Manifestement, l'Histoire n'est pas votre matère principale.

Outre les problèmes historiques de votre remarque, on ne peut pas comparer les statues, les bâtiments, les monuments et les noms de rues. Les modifications n'ont pas les mêmes implications, et, fort heureusement, on ne garde pas tout. Concernant les statues, on peut les retirer de là où elles se trouvent et les conserver, si elles ont un intérêt historique. On le fait même parfois au contraire pour les protéger.


Les pyramides sont difficilement déplaçables, la question ne se pose donc pas. Difficile de comparer cela avec certaines statues dont on en a des milliers de similaires et dont l'intérêt historique et artistique est presque inexistant.

Pardon, mais ces arguments qu'on voit circuler partout sur les rezosocio, quand même... Qui aujourd'hui se sent encore oppressé par les  romains, ou par les pharaons egyptiens ? Faut pas comparer ce qui n'est pas comparable.

Le présent s'explique par l'histoire et celle qui est apprise à l'école est voulue par les puissants. Ceci explique l'importance donnée à un  dictateur tel Napoléon qui a remis l'esclavage, enlevé tout droit aux femmes, ceci explique l'oubli de la Commune et d'une femme telle Louise Michel. On peut remonter aux pharaons on retrouvera les memes mentalités: les etres humains sont des etres humains.

Ah, vous avez fréquentez les pharaons donc.  Merci de m'expliquez les choses. Je savais pas tout ça dis-donc. Et elles avaient beaucoup de droits les femmes avant Napoléon ??  Trève de galigeade, ça permet donc de comparer de comparer des périodes avec lesquelles nous ne sommes plus en prise directe et les périodes subcontemporaines, c'est ça l'idée ? J'ai pas compris là.

Elles avaient le droit de gérer leur argent, après Napoléon c'était beaucoup plus difficile c'était le mari qui gérait la dote et pouvait la dilapider comme bon lui semblait. Elles pouvaient garder leur patronyme, fini avec Napo, ça repart tout doucement de nos jours.

La mentalité humaine ne change pas, soif du pouvoir, de l'argent, tyrannie, exploitation des pauvres par les puissants, création de bouc émissaire pour faire croire à un faux ennemi et j'en passe, c'était valable hier, ça l'est aujourd'hui, ça le sera demain!

"Et elles avaient beaucoup de droits les femmes avant Napoléon ?"


Mathilde pourrait sans doute nous faire la liste des droits qu'elles avaient acquis par la Révolution et que Napoléon leur a ôtés. J'ai même l'impression qu'elles ont perdu certains droits qui leur étaient, quand même, reconnus sous l'ancien régime (Mathilde?). 

Je suis d'accord Napoléon a beaucoup fait perdre aux noirs, aux femmes, au peuple!

Vu la sympathie d'asi pour les Rokhaya Diallo et les antiracistes racialistes, je suis très étonné que vous invitiez Frédéric Régent qui est véritable érudit, toujours dans la pédagogie et la mesure (et de mon point de vue, beaucoup constructif et productif). J'ai beaucoup de respect pour lui et j'ai hâte d'écouter cette émission. Je pensais de plus en plus à ne pas renouveler mon abonnement mais je vais peut-être changer d'avis.

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