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Commentaires

Sautet, prophète de l'après-glorieuses

Même si l'on n'aime pas, ou ne connait pas trop Claude Sautet

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" Un peu dépressives, un peu alcooliques, un peu paumées, chatouillées déjà par le vent coquin de la libération de la femme, mais tellement attendries-attendrissantes dans la contemplation du mâle blanc quinquagénaire, soleil du système, qui brille de ses derniers feux."

Ps: dans "Les choses de la vie", si c'est ce film dont il s'agit, Michel Piccoli pilote une Alfa Roméo.
Tiens, si j'osais...

Maintenant que la culture a été exportée moyennant finances sur Hors-Série, c'est peut-être l'occasion pour @si de revenir à ses fondamentaux, non ?
Deux jours après la confirmation du lancement, l'envie est-elle déjà si forte de réaffirmer la préséance du patron ?

Nan, j'rigole :)
Il y a des films anciens intemporels.

Par contraste, ceux de Sautet sont datés. On les regarde aujourd'hui comme des documents sociologiques ou ethnographiques, avec un réel étonnement sur nos moeurs de l'époque.
Par exemple, sur l'usage social et personnel du tabac. Ces films de Sautet, on croirait de longs clips sponsorisés SEITA.

Et on a vraiment vécu comme ça ? Bonjour le goût de la nourriture ou des baisers.
Notre Daniel me surprend à nouveau. Lors de la rentrée de septembre dernier, il nous révélait son addiction à L'amour est dans le pré.
Aujourd'hui, il nous avoue sa passion pour les films de Claude Sautet.
Je me demandais depuis longtemps ce qu'on pouvait bien trouver d'intéressant dans les films de Claude Sautet, surtout ceux interprétés par sa tendre amie Romi-la-chialeuse.
Aujourd'hui, je comprends. Pour aimer Les films de Sautet, il faut soit être une femme, soit être un homme en train de vivre une histoire d'amour...
Prophète aussi des conséquences de la libération de la femme, dont certaines effrayantes( en tout cas pour moi)

Je ne sais plus dans quel film, Romy décide d’avorter d’un enfant contre l’avis du géniteur (Claude Brasseur) puis vers la fin du film elle décide de garder l’enfant sans prévenir le géniteur ( Bruno Crémer).

Je n’ai pas cessé d’y penser depuis et j’en suis encore sidéré..

La réalité a, depuis, dépasse la fiction.
Ca ne pourra qu’empirer, les féministes de tradition française et universaliste ont été éliminées par les talibanes à la suédoise.

Antoinette Fouque qui détestait Beauvoir a été couverte de fleurs par les fanatiques de l’indifférenciation pour mieux faire oublier le point de vue qu’elle défendait. (On nait femme et il s’agit de le devenir pleinement : ont naît Homme et il s’agit de le devenir pleinement )
[quote=DS]mais tellement attendries-attendrissantes dans la contemplation du mâle blanc quinquagénaire, soleil du système, qui brille de ses derniers feux.

Amusant comme il s'agit d'une question de point de vue, moi je ne les trouve pas du tout attendrissantes ses créations de femmes, ses fantasmes masculins de la féminité, dépendantes et dépressives adoratrices de la masculinité encensée en la personne de patrons aux tempes grisonnantes...
73 n'était peut être pas la fin des 30 glorieuses, mais le début, certain, de la pente savonneuse, votre billet m'a donné un coup au plexus solaire, et pourtant, les français, ( moi aussi)si sensibles au bourrage de crâne, allaient follement s'endetter en construisant leurs maisons et comme disait Bérurier dans San Antonio " Les pauvres, dès qu'ils ont quèque chose à eux, leur boussole devient toupie. ça leur monte à la tête de posséder". Venez, venez chez machin et chose pour construire, des APL à la pelle...et puis les années 80 et patatra ! Mais Pierre Bourdieu l'a tellement bien expliqué dans "La Misère du Monde".

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Merci pour cette chronique qui prolonge mon plaisir à me replonger dans tous ces films d'une grande humanité.

chaque fois qu'on les a repassés à la télé je les ai regardés et je n'arrêterai jamais !

J'attends Vincent, François, Paul et les autres avec impatience même si j'en connais tous les recoins;

Les bonnes idées d'ARTE !
Ce cinéma (Sautet) était, est, sera chiant.
D.S. Vous êtes surprenant !
Ce 9 /15 je pense que vous l'avez écrit d'un trait "avec le coeur ". Il est remarquable de sensibilité.
M'sieu le lieder maximo, souffrez-vous d'une vocation rentrée ? Vous eussiez dû être critique de cinoche.

Ou alors vous avez une fois pour toutes décidé que Claude Sautet, c'est l'alpha et l'oméga, le christ et mahomet, Marx et hayek, c'est LA clé qui nous ouvre les portes de ce monde que nous ne comprenons plus.

Ou alors, ou alors, c'est Romi (ou Romy ?) Schneider.

Dans les deux cas, merci. Je rajeunis.
Whaouh ! J'envoie de ce pas un mail à Garcin pour exiger l'intégration immédiate de Daniel au sein de la joyeuse troupe essoufflée du Masque et la Plume... ça fera baisser la moyenne d'age : quand on aligne, comme ça arrive parfois, Riou, 73 ans, Ciment, 76 ans, Heymann, 81 ans, Neuhoff, 75 ans immuablement depuis juillet 1978, et Murat qui va sur des 68 ans sans lâcher son déambulateur, on s'attend immanquablement à une critique en règle de GERIATRIK PARK... mais non, ça nous cause de Quentin Dupieux et d'images numériques que leurs lunettes ne captent plus depuis Marry Popins...

Alors un bon coup de jeune dans tout ce fatras ! Daniel Schneiderman au Masque ! Et même à la Plume : très joli texte sur Sautet, Merci Daniel... Je m'attendais, le coeur et les poings serrés, à un égratignage en règle des inepties désormais devenues tristement habituelles d'Hubert Védrine, invité d'Inter ce matin. Et puis non, ouf, Sautet ! Ca c'est une journée qui démarre bien. Une petite prolongation d'un week-end par trop peu Pascal.
Effectivement, Claude Sautet c'est l'intuition au carré et je pense que "Vincent, François, Paul est les autres" est l'équivalent en 1974 de "La règle du jeu" de Jean Renoir en 1939. Un film avec plein de petits riens qui disent tout. On le sentait confusément à l'époque, s'en était même un peu génant mais c'était maquillé d'un quotidien proche de l'insignifiance bien rassurant. Si l'on avait su voir...
A la fin du film il y a un personnage Jean, ouvrier et boxeur semi-pro dont on se demande quel chemin il va prendre dans cette France en fin de cycle. Sautet nous le rends sympathique et on sent qu'il va s'en sortir.
Jean, c'est Gérard Depardieu. Sautet: l'intuition au carré.
Henri Corroènne
Eh oui ! Mais silence... on ferme... Cette génération est vraiment foutue, surtout les femmes... les douces femmes.
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