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Réseaux sociaux et "dark social" : freiner la viralité ?

Derrière l'assassinat de Samuel Paty, l'histoire d'une vidéo curieusement virale, baladée de téléphone en téléphone. A l'heure où certains voudraient imposer une censure de masse sur les réseaux sociaux, peut-on envisager d'autre stratégies de lutte contre la haine sur Internet?

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Hors sujet... quoique: 


Récemment, une dépollueuse militante voulait "remonter à la source" des pollutions plastiques en remontant le cours des rivières et des ruisseaux. La source de cette pollution ne se trouve ni dans les ruisseaux, ni dans la(...)

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Votre exemple de Paty est nul doute le plus frappant qu'on puisse trouver et il illustre bien le manque de maîtrise du sujet par les politiques qui veulent absolument s'en prendre à l'anonymat. En fait la plupart des gens pour le retrait de l'anonyma(...)

C'est au contraire avec l'arrivée de la génération parlant sous leur propre nom sur les réseaux sociaux et prenant ce qui se dit sur le web au sérieux, lors de sa seconde vague de la popularisation d'internet, que les problèmes ont commencé à se mult(...)

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Et si le patron de ce site pouvait arrêter  de se répandre  sur tweeter : faire le malin , avec ses amis du milieu mediatique, ...non ? Ça  n'apporte rien ce degueulement de paroles aussitôt démentis ou vide de d'd'analyse sur les médias...j'ai hâte de ne plus voir  l'icône  "arrêt sur images" sur mon écran . Abonné  de la 1ere heure j'en peut plus 

Je n'arrive pas à comprendre  comment on peut espérer arriver à arrêter, la rumeur, la médisance et la calomnie.

"Yenna qu'ont essayé, ils ont eu des problèmes"

Focaliser sur le "moyen" n'a pas de sens. Tant que les humains seront en mesure de communiquer, ils diffuseront autour d'eux autant de conneries que de choses pertinentes - ne serait ce qu'en langage des signes.

Si le discernement ne suffit pas à son propre intérêt, qu'on en paye les conséquences.

La société "occidentale" n'a jamais été aussi sûre que ces dernières décennies et les évènements sanglants statistiquement négligeables. L'effondrement systémique en cours dont elle a (enfin) pris conscience affecte son jugement.

Si la peur, la frustration et la colère renforcent l'effet de meute qu'il en soit ainsi. Les "lemmings" se réguleront aussi naturellement que les autres.

L'effet de meute EST partout et les lemmings, c'est nous.


Je crois beaucoup à cette idée de limiter le nb de partages par jour... Ça limiterait les bots et ça freinerait énormément la viralité. Par contre, ça ne viendra pas des Gafam donc ça veut dire gros bras de fer politique... Avec le courage que ça nécessite...

Intéressant toutes ses mesures.
Faudrait juste préciser que le lecteur-spectateur devrait (ré)apprendre à être actif devant tous ces stimuli :

- besoin d'ateliers de pratique du texte et de l'image en formation continue tout au long de la vie, pour apprendre à discerner (pas seulement pour passer le bac français qu'on peut de toute façon avoir même en écrivant mal, sans savoir exprimer ses pensées à l'écrit)

- donner un avenir aux gens, particulièrement aux jeunes : certains comprennent tout le bluff du mérite, de l'égalité des chances, la précarité des diplomés et des non-diplomés, mais en analysent mal les causes, et se font haper dans leur rejet par des idées et des valeurs plus violentes et conservatrices que celles que la société leur "offre".

Hors sujet... quoique: 


Récemment, une dépollueuse militante voulait "remonter à la source" des pollutions plastiques en remontant le cours des rivières et des ruisseaux. La source de cette pollution ne se trouve ni dans les ruisseaux, ni dans la négligence de quelques uns. Elle se trouve dans les usines qui fabriquent ce plastique de façon fébrile et désordonnée. Et lucrative.   


Pour les terroristes, hélas, c'est un peu pareil. Notre société fabrique des haineux à longueur d'enfances déprotégées. Sur un million d'enfants dans la souffrance et la misère, deux ou trois seulement se procureront un jour une mitraillette. C'est peu, numériquement, on a encore de la chance qu'il n'y en ait pas plus. 


À ceux qui verraient dans ces lignes une tentative d'excuser les méchants, je dirais que c'est une tentative d'éviter de continuer d'en fabriquer.

Sinon on peut aussi guillotiner les dirigeants de ces « plateformes » quand leurs sites véhiculent des messages de haine dont découlent des actes causant la mort.


Ils ne veulent plus de la « culture de l’excuse » ? On va leur appliquer leurs grands principes un peu.


C’est pour voir si ça marche hein. Pour la science.

C'est marrant, dans ces passionnantes réflexions on trouve rarement de discussions sur l'anonymat. Pourtant, longtemps avant l'avènement des "rézos socios", on savait d'expérience qu'une lettre anonyme véhicule plus probablement de la boue qu'une lettre signée. Supposons donc (il faudrait le vérifier) un instant que l'anonymat soit un ferment actif de la propagation de la haine, de la bêtise, des rumeurs, etc. Et que son absence a un effet bénéfique certain. Ne serait-il pas alors pertinent de se demander comment éviter l'anonymat ?


Certes, on peut objecter que les opposant·es politiques de régimes autocratiques ont un besoin vital d'anonymat. Mais en est-on bien certain ? L'anonymat sur les réseaux sociaux est-il garantit aux opposant·es politiques en Chine ou dans d'autres dictatures ? Se reposent-elles vraiment dessus ?


A défaut de l'adopter sans réfléchir on pourrait peut-être réfléchir à l'incitation à signer ses contributions écrites. On pourrait, par exemple, appliquer des contraintes légales différenciées aux "plateformes" qui permettent l'anonymat et à celles qui l'interdisent. Ou, plus simplement, les obliger toutes à plus de réactivité, avec des pénalités plus importantes, lorsqu'il s'agit de propos anonymes. On pourrait même interdire que de la publicité soit présentée aux anonymes, en la réservant aux abonnés qui se présentent à visage découvert. Ou la limiter à des annonceurs choisis (ONG d'intérêt public, publicités institutionnelles...) L'idée serait de pousser les plateformes elles-mêmes à décourager l'anonymat. En les frappant au cœur (le portefeuille) on obtiendrait peut-être des résultats tangibles.

Cette question maintenant elle est vite répondue. Sur Facebouc et consort les gens s’affichent tout à fait nominalement.


Heck, regardez les horreurs que peuvent prononcer nos politiques, tel notre violeur national pour ne citer que lui, à la radio et à la télévision.


L’anonymat est déjà minoritaire sur internet. Et point besoin d’anonymat pour appeler à la haine. Suffit d’une sale tête et d’une caméra de télévision.

L’anonymat est déjà minoritaire sur internet.


Désolé de mettre en doute cette affirmation mais, d'une part elle n'est étayée par aucune référence (et je n'accorde pas grand crédit aux assertions non étayées sur Internet) et d'autre part elle est, je pense, assez bien contredite par l'exemple du forum sur lequel nous discutons.

Le fait que vous n’utilisez pas votre état civil pour vous identifier ne fait pas de vous un anonyme. A moins d’être dans un jeu de rôles (ce qui est quand même assez rare) vous êtes « Renaud Pacalet » et l’on peut retrouver vos affirmations précédentes (comme suivre vos affirmations futures).


Même si ce n’est qu’une persona qui peut différer de votre comportement « dans le monde réel », elle a un nom, une identité, des attitudes, des idéaux plus ou moins transparents, etc.


C’est ce que l’on appelle généralement le Pseudonymat.


Même si je ne connais pas le nom que vous ont donné vos parents, vous avez bel et bien un nom, vous êtes donc tout sauf anonyme.


Il en va de même de Facebouc, Touiteur, et de la plupart des autres « réseaux sociaux ».

"C'est marrant, dans ces passionnantes réflexions on trouve rarement de discussions sur l'anonymat"


Si Samuel Paty avait eu un compte facebook ou twitter avec son nom, sa photo et son adresse, ça aurait évité au terroriste de soudoyer des gamins pour le repérer. Gain de temps et d'argent. 


En même temps, vous avez raison, plein de gens n'écriraient plus rien nulle part si leurs voisins pouvaient les identifier. Et ce serait pas plus mal. 


Mais ce serait une énorme perte d'argent pour ceux dont c'est le gagne "pain" de nous fournir tous ces moyens gigantesques de nous faire "entendre" au bout de la planète. Du coup, votre demande a peu de chances d'aboutir.

Votre exemple de Paty est nul doute le plus frappant qu'on puisse trouver et il illustre bien le manque de maîtrise du sujet par les politiques qui veulent absolument s'en prendre à l'anonymat. En fait la plupart des gens pour le retrait de l'anonymat semblent ne pas beaucoup utiliser internet et n'ont donc pas conscience des conséquences.


L'arbre du risque terroriste ne doit bien sûr pas cacher la forêt des autres risques "ordinaires" :


Par exemple les enfants/ados/jeunes adultes pourraient être dissuadés de s'exprimer, de demander de l'aide ou des conseils sur des sujets privés (ex : maladie, sexe et orientation sexuelle, religion, etc.), de peur d'être identifié(e)s et harcelé(e)s par leurs proches (camarades de classe), leurs parents ou simplement par des connaissances sur des jeux en ligne ou des supports de discussion comme discord.

Si les gens voyaient déjà ce qui peut se passer avec un anonymat mal maîtrisé entre les gosses (et là je pense surtout aux jeunes filles et femmes qui peuvent subir des harcèlements vraiment moches parce qu'elles ont été identifiées sur internet, ne serait-ce que quand leur photo est dévoilée à des garçons mal éduqués).

 

Un citoyen opposant politique modéré va-t-il s'exprimer, même calmement, s'il risque d'en pâtir dans le cadre d'une chasse aux sorcières ? 

Un salarié engagé dans un syndicat va-t-il s'exprimer au risque de ne plus être embauché (je rappelle que le 1er reflexe dans le recrutement c'est d'aller jeter un oeil sur les réseaux) ?


Ou même sur des trucs plus anodins : un homme qui aime les romans/films à romance va-t-il s'exprimer aussi librement sur un support où il serait identifié par ses potes macho ?


Le harcèlement scolaire montre d'ailleurs que l'anonymat n'est pas le fond du problème. C'est plutôt l'absence de prévention, de veille et de sanctions.
Ici, la responsabilité de l'Etat. On en revient toujours à cet Etat qui veut se désengager de ses responsabilités, comme pour le terrorisme, la santé, etc.

Car l'anonymat dont on parle n'est pas total, on est anonyme vis à vis du public mais pas pour les plateformes ni pour l'Etat. S'il s'en donnait les moyens, l'anonymat ne serait pas un sujet.

Vous semblez maitriser très bien les rapports entre anonymat et les risques numériques. Avez-vous des références à me suggérer pour que j'améliore mes connaissances dans ce domaine ? Ça m'intéresse beaucoup. En particulier, s'agissant du harcèlement scolaire, j'aimerais bien me faire une idée précise de l'impact de l'anonymat (ou de son absence) sur les harceleurs/euses.


C'est au contraire avec l'arrivée de la génération parlant sous leur propre nom sur les réseaux sociaux et prenant ce qui se dit sur le web au sérieux, lors de sa seconde vague de la popularisation d'internet, que les problèmes ont commencé à se multiplier.


C'est votre intime conviction ou vous avez trouvé des études sérieuses sur le sujet ? Si vous avez des sources fiables je suis preneur, ça m'intéresse.

C'est assez cocasse que vous parliez d'anonymat alors que ne serait-ce que tous les incidents qui ont fait la une ces derniers temps ont systématique concerné des gens qui étaient tout sauf anonymes.

De ce constat là, il faudrait surtout face a tous les discours anti-a onymat demander des sources de leur part (et donc de la votre?) sur le bien fondé du lien entre haine et anonymat.c e serait bien de ne pas assurer de retourner la charge de la preuve..!


Pour la vidéo de l'entre jambe de notre ministre, elle avait été publiée sur un site hors réseaux sociaux, sous vrai identitée. Pour la vidéo contre l'enseignant idem... 

Et il faudrait rappeller qu'en ce qui concerne les réseaux sociaux justement des lois existent déjà avec les outils qu'il faut pour remonter a la véritable identirer de n'importe qui a partir du moment où une instruction sérieuse dans ce sens est faite. C'est le principe même du pseudonymat a l'inverse de l'anonymat.

Même ici avec votre compte : vous payez un abonnement @SI, vous écrivez depuis une IP. Je donne pas longtemps a des autorités compétentes pour retrouver votre nom et adresse au besoin.


Le pseudonymat est essentiel a la protection de la vie privée (au même titre que tous les gens qu'on croise dans la rue ne sachant pas comment tu t'appelles ou encore où tu vis !). Imposer des identités réelles en tout temps en revanche ne peut que mener a encore plus de nocivité...

Il me suffit de me souvenir de l'ambiance du web du début des années 2000. Sinon il est aussi possible de comparer celle des réseaux où la plupart des gens ne cachent pas leur identité réelle comme facebook avec ceux où une culture du pseudonymat domine.


Parler sous leur nom, et même être parfois connus irl, n’empêche pas les gens de relayer toutes sortes de discours douteux mais leur donne bien plus de poids.  Les sources les plus dangereuses du net c'est ta famille sur facebook et les célébrités ayant droit à un bluecheck sur twitter, du fait que leurs discours seront généralement traités avec bien moins de méfiance que ceux "d'anonymes".


Guillemets à anonymes parce que l'anonymat est un mythe plus qu'autre chose sur internet. Des traces et des méthodes existent, pour remonter dans l'immense majorité des cas jusqu'à qui a dit quoi, et des lois pour que la justice y ait accès. Le pseudonymat ne protège que d'amateurs potentiellement mal intentionnés, pas des états s'ils décidaient de sanctionner tel ou tel discours.

Entre les réseaux sociaux dominants et le dark social, il y a toute la catégorie de réseaux émergents* qui espèrent profiter d'une censure accrue sur les gros pour se développer. 


Sinon euh... c'est assez insoluble.

La loi Avia c'était du délire complet qui aurait tout fait reposer sur les IA sur les gros réseaux et soit ruiné soit ignoré les petits.

Les trucs du style "limiter à x posts par jour", ça fera que les gens rejoindront plusieurs réseaux au lieu d'un pour poster autant, rendant leur viralité encore plus incontrôlable.


* liste des réseaux alernatifs, dont une bonne moitié sont apparus et d'autres décuplé leur audience suite au durcissement des politiques des gros. Ceux qui s'en tirent le plus mal c'est ceux comme mastodon qui essayent de ne pas devenir des refuges de haineux, ceux qui s'en tirent le mieux c'est ceux qui accueillent à bras ouverts la plus grosse source de réfugiés, les adeptes de Qanon, sceptiques du coranavirus, et autres fachos.

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