21
Commentaires

Réseaux sociaux et "dark social" : freiner la viralité ?

Derrière l'assassinat de Samuel Paty, l'histoire d'une vidéo curieusement virale, baladée de téléphone en téléphone. A l'heure où certains voudraient imposer une censure de masse sur les réseaux sociaux, peut-on envisager d'autre stratégies de lutte contre la haine sur Internet?

Commentaires préférés des abonnés

Hors sujet... quoique: 


Récemment, une dépollueuse militante voulait "remonter à la source" des pollutions plastiques en remontant le cours des rivières et des ruisseaux. La source de cette pollution ne se trouve ni dans les ruisseaux, ni dans la(...)

Approuvé 5 fois

Votre exemple de Paty est nul doute le plus frappant qu'on puisse trouver et il illustre bien le manque de maîtrise du sujet par les politiques qui veulent absolument s'en prendre à l'anonymat. En fait la plupart des gens pour le retrait de l'anonyma(...)

C'est au contraire avec l'arrivée de la génération parlant sous leur propre nom sur les réseaux sociaux et prenant ce qui se dit sur le web au sérieux, lors de sa seconde vague de la popularisation d'internet, que les problèmes ont commencé à se mult(...)

Derniers commentaires

Et si le patron de ce site pouvait arrêter  de se répandre  sur tweeter : faire le malin , avec ses amis du milieu mediatique, ...non ? Ça  n'apporte rien ce degueulement de paroles aussitôt démentis ou vide de d'd'analyse sur les médias...j'ai hâte de ne plus voir  l'icône  "arrêt sur images" sur mon écran . Abonné  de la 1ere heure j'en peut plus 

Je n'arrive pas à comprendre  comment on peut espérer arriver à arrêter, la rumeur, la médisance et la calomnie.

"Yenna qu'ont essayé, ils ont eu des problèmes"

Focaliser sur le "moyen" n'a pas de sens. Tant que les humains seront en mesure de communiquer, ils diffuseront autour d'eux autant de conneries que de choses pertinentes - ne serait ce qu'en langage des signes.

Si le discernement ne suffit pas à son propre intérêt, qu'on en paye les conséquences.

La société "occidentale" n'a jamais été aussi sûre que ces dernières décennies et les évènements sanglants statistiquement négligeables. L'effondrement systémique en cours dont elle a (enfin) pris conscience affecte son jugement.

Si la peur, la frustration et la colère renforcent l'effet de meute qu'il en soit ainsi. Les "lemmings" se réguleront aussi naturellement que les autres.

L'effet de meute EST partout et les lemmings, c'est nous.


Je crois beaucoup à cette idée de limiter le nb de partages par jour... Ça limiterait les bots et ça freinerait énormément la viralité. Par contre, ça ne viendra pas des Gafam donc ça veut dire gros bras de fer politique... Avec le courage que ça nécessite...

Intéressant toutes ses mesures.
Faudrait juste préciser que le lecteur-spectateur devrait (ré)apprendre à être actif devant tous ces stimuli :

- besoin d'ateliers de pratique du texte et de l'image en formation continue tout au long de la vie, pour apprendre à discerner (pas seulement pour passer le bac français qu'on peut de toute façon avoir même en écrivant mal, sans savoir exprimer ses pensées à l'écrit)

- donner un avenir aux gens, particulièrement aux jeunes : certains comprennent tout le bluff du mérite, de l'égalité des chances, la précarité des diplomés et des non-diplomés, mais en analysent mal les causes, et se font haper dans leur rejet par des idées et des valeurs plus violentes et conservatrices que celles que la société leur "offre".

Hors sujet... quoique: 


Récemment, une dépollueuse militante voulait "remonter à la source" des pollutions plastiques en remontant le cours des rivières et des ruisseaux. La source de cette pollution ne se trouve ni dans les ruisseaux, ni dans la négligence de quelques uns. Elle se trouve dans les usines qui fabriquent ce plastique de façon fébrile et désordonnée. Et lucrative.   


Pour les terroristes, hélas, c'est un peu pareil. Notre société fabrique des haineux à longueur d'enfances déprotégées. Sur un million d'enfants dans la souffrance et la misère, deux ou trois seulement se procureront un jour une mitraillette. C'est peu, numériquement, on a encore de la chance qu'il n'y en ait pas plus. 


À ceux qui verraient dans ces lignes une tentative d'excuser les méchants, je dirais que c'est une tentative d'éviter de continuer d'en fabriquer.

Sinon on peut aussi guillotiner les dirigeants de ces « plateformes » quand leurs sites véhiculent des messages de haine dont découlent des actes causant la mort.


Ils ne veulent plus de la « culture de l’excuse » ? On va leur appliquer leurs grands principes un peu.


C’est pour voir si ça marche hein. Pour la science.

C'est marrant, dans ces passionnantes réflexions on trouve rarement de discussions sur l'anonymat. Pourtant, longtemps avant l'avènement des "rézos socios", on savait d'expérience qu'une lettre anonyme véhicule plus probablement de la boue qu'une lettre signée. Supposons donc (il faudrait le vérifier) un instant que l'anonymat soit un ferment actif de la propagation de la haine, de la bêtise, des rumeurs, etc. Et que son absence a un effet bénéfique certain. Ne serait-il pas alors pertinent de se demander comment éviter l'anonymat ?


Certes, on peut objecter que les opposant·es politiques de régimes autocratiques ont un besoin vital d'anonymat. Mais en est-on bien certain ? L'anonymat sur les réseaux sociaux est-il garantit aux opposant·es politiques en Chine ou dans d'autres dictatures ? Se reposent-elles vraiment dessus ?


A défaut de l'adopter sans réfléchir on pourrait peut-être réfléchir à l'incitation à signer ses contributions écrites. On pourrait, par exemple, appliquer des contraintes légales différenciées aux "plateformes" qui permettent l'anonymat et à celles qui l'interdisent. Ou, plus simplement, les obliger toutes à plus de réactivité, avec des pénalités plus importantes, lorsqu'il s'agit de propos anonymes. On pourrait même interdire que de la publicité soit présentée aux anonymes, en la réservant aux abonnés qui se présentent à visage découvert. Ou la limiter à des annonceurs choisis (ONG d'intérêt public, publicités institutionnelles...) L'idée serait de pousser les plateformes elles-mêmes à décourager l'anonymat. En les frappant au cœur (le portefeuille) on obtiendrait peut-être des résultats tangibles.

Entre les réseaux sociaux dominants et le dark social, il y a toute la catégorie de réseaux émergents* qui espèrent profiter d'une censure accrue sur les gros pour se développer. 


Sinon euh... c'est assez insoluble.

La loi Avia c'était du délire complet qui aurait tout fait reposer sur les IA sur les gros réseaux et soit ruiné soit ignoré les petits.

Les trucs du style "limiter à x posts par jour", ça fera que les gens rejoindront plusieurs réseaux au lieu d'un pour poster autant, rendant leur viralité encore plus incontrôlable.


* liste des réseaux alernatifs, dont une bonne moitié sont apparus et d'autres décuplé leur audience suite au durcissement des politiques des gros. Ceux qui s'en tirent le plus mal c'est ceux comme mastodon qui essayent de ne pas devenir des refuges de haineux, ceux qui s'en tirent le mieux c'est ceux qui accueillent à bras ouverts la plus grosse source de réfugiés, les adeptes de Qanon, sceptiques du coranavirus, et autres fachos.

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.