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Refus d'obtempérer "en hausse" : les médias s'emballent

Tous les ans, le danger des refus d'obtempérer à la police refait surface dans les médias. Les conducteurs français seraient chaque année plus nombreux à forcer des barrages de police ou de gendarmerie, chiffres à l'appui. Nous avons interviewé Sébastian Roché, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des rapports entre police et population : il remet en cause ces chiffres, et critique la surmédiatisation d'un phénomène largement méconnu.

Commentaires préférés des abonnés

Le refus d'obtempérer est un délit, pas un crime; on a jamais connu de délit punis de peine de mort; sauf celui-ci


:-(

Les médias mainstream et leurs présentateurs ne sont pas là pour creuser un sujet mais pour en faire un spectacle, si possible générant de l'émotion. Du coup, ils n'ont que faire du pourquoi du comment.

Une autre réponse (qui peut compléter): parce que ça entretient un sentiment de peur. Et la peur, c'est bon pour être élu quand on est de droite.

Derniers commentaires

La police fait des contrôles routiers en masse, mais met 4 heures à intervenir au Bataclan. D'un seul coup, les cowboys deviennent très très discrets...

Les contrôles routiers sont-ils indispensables, voire justifiés ?

Je nous renvoie au dernier "fait divers" - un crime en fait - qui s'est produit ce week-end sur une route du Morbihan.

Dans une société - que j'appelle de mes voeux mais dont je n'ai pas vu le bout du nez depuis 70 ans - où chacun pourrait faire preuve de responsabilité, de respect de l'autre, à quoi bon contrôler ? C'est triste à dire, mais ce genre de délinquants pousse notre société à être de plus en plus policière avec ses inévitables dérives...

Lexdaix 972

Il serait peut être intéressant de connaitre le profil, voir les antécédents des automobilistes qui forcent les contrôles routiers. A la police de nous fournir ces données...qui risquent de confirmer quoi ? Attendons de le savoir !

Concernant les refus "graves" - à la suite desquels la police fait usage des armes -, il me semble également intéressant de savoir quelle formation reçoit le policier qui effectue le contrôle et tire rarement dans les pneus... Se lancer à la poursuite d'un fugitif comme récemment cela s'est passé à Toulouse, n'est pas garant d'une nécessaire interpellation des contrevenants sans bavure ou dommages collatéraux . Les exemples venant des Etats-Unis ne sont pas là pour nous rassurer.

Maintenant, je ne crois pas que les Français refusent les contrôles - personnellement je n'ai rien à me reprocher, et en cas d'infraction manifeste de ma part j'accepte d'en subir les conséquences, c'est mon éducation qui veut ça -, mais je reste persuadé qu'un certains nombre de Français.e.s prennent un malin plaisir à défier l'autorité quel qu'en soit son habit. On en arrive même à organiser des "cortèges de mariage rodéo" ! Sans doute pour le buzz des réseaux sociaux, sorte de prix Nobel des fatigués du cerveau.

Sur 14.240 refus d'obtempérer comptabilisés en 2021 par la police nationale, 157 cas concernent des «usages d'armes à feu sur des véhicules en mouvement», selon des chiffres de la police. En juin dernier, la Défenseure des droits a décidé de se saisir «d'office» de trois dossiers concernant des policiers ayant fait usage de leur arme après un refus d'obtempérer. Ces trois dossiers concernent quatre personnes décédées: un automobiliste le 26 mars à Sevran, deux hommes en voiture le 24 avril sur le Pont-Neuf à Paris et la passagère d'un véhicule dans le XVIIIe arrondissement de la capitale le 4 juin. D'autres affaires se sont produites plus récemment, comme mi-août, à Vénissieux, une commune sensible proche de Lyon, où des policiers ont tiré à plusieurs reprises lors du contrôle d'une voiture signalée volée, faisant deux morts.

                                           

bon ; ca fait juste 6 morts, plus, un ce soir  dont 3 non au volant et un de plus ce soitr .. je crouyais que la peine de mort etait abolie depuis 1981 .......

j ' arret de repondre à Simon, et  nous tous  nous lui offrons une tribune pour qu' il repande  ses  idées nauseabondes, voulant defendre la pauvre policier armé qui tire , evitant aux juges de relacher  les " criminels", et  tant pis pour ,entre autre , la passagere tuée ..  c 'est la faute du conducteur .....

Multiplier les contrôles et ensuite faire de la propagande sur le refus d'obtempérer qui augmente...

On pourra certainement noter dans la même logique que depuis qu'on a collé des caméras de surveillance partout, les refus de respecter la loi sont en augmentation.

Depuis qu'on met en prison pour avoir manifesté ou pour un excès de vitesse, les refus de se laisser emprisonner augmentent.

Vous allez voir que quand les policiers auront le droit de porter leur arme de service à la maison et dans la rue, les refus de se faire tirer dessus vont augmenter.


La France est décidément un pays de réfractaires !

à chaque affaire de refus d'obtempérer qui a mal tourné, c'est toujours la même histoire : conducteur sans permis, sans assurance, alcoolisé ou sous emprise de drogue ou les 2, voiture volée, transport de drogue, d'armes, etc, avec souvent plusieurs de ces raisons en même temps.


ces types ont donc de bonnes raisons de s'enfuir du controle de police, mais les flics ont aussi de bonnes raisons de les poursuivre et de les stopper.

Je lis l'article puis les commentaires avec un rictus.

Tout le monde a compris mais ça tortille du cul pour chier droit.

"Licence to kill" c'est en cours.

L'ouverture de le chasse c'est pour bientôt.

Continuez comme ça...


PS:

ya un maire qui dit qu'il ne paiera pas la facture d'électricité de sa commune qui est passée de 600.000€ à 2,5 millions d'€.

Le truc rigolo c'est qu'il ne pourrait pas même s'il voulait.

Un autre truc rigolo c'est qu'il n'est pas seul et qu'individuellement, foutu pour foutu, de plus en plus de gens pourrait décider la même chose.

Que fait on?

On envoie l'armée? Les mecs de Barkhane sont revenus...

L'analyse proposée dans cet entretien manque totalement de cohérence et repose sur une contradiction. Dans la première partie (quatre premières questions), Roché explique en effet (en s'appuyant sur des arguments convaincants) que rien ne permet d'affirmer qu'il y a une augmentation des refus d'obtempérer et de respecter les règles. Dans la deuxième partie, le postulat est inversé : il y aurait bien un problème d'autorité mais la responsabilité en reviendrait entièrement aux policiers et aux professeurs (on passe de la police à l’Éducation Nationale sans qu'on comprenne très bien pourquoi) et tous les problèmes de l’Éducation Nationale (je caricature à peine le propos) viendraient du fait que les professeurs sont incompétents (ils ne sauraient pas "faire fonctionner une classe") ce qui légitimerait le fait qu'ils ne soient pas respectés (ça se passe de commentaire).


Ce qui permet de justifier l'idée qu'il y aurait bien un refus accru de respecter les règles (le contraire ayant été dit au début de l'entretien), c'est uniquement le fait que les policiers tirent sur des véhicules en mouvement dans 1 % de leurs interventions. L'hypothèse selon laquelle certains pourraient tirer de manière abusive n'est pas envisagée (elle l'était pourtant dans cet article de Pauline Bock : "Passagère tuée par la police : le "journalisme de préfecture" à l’œuvre".)


Roché remarque à juste titre que le sujet de la "crise de l'autorité" est un sujet tarte à la crème et que la plupart des gens qui emploient cette formule ne sauraient même pas définir le concept d'autorité. Mais lui non plus ne le fait pas ; il se contente d'affirmer (ce qui est parfaitement scandaleux) que lorsqu'une personne ou une règle n'est pas respectée l'entière responsabilité en revient à la personne (policier ou professeur) chargée de faire respecter cette règle. "Pour être respecté, il faut être jugé respectable" : certes mais l'analyse est pour le moins légère (on pourrait aussi dire : "les femmes se plaignent d'être victimes de harcèlement, de violences, mais il faut quand même leur rappeler que pour être respectée, il faut être jugée respectable"). Roché oublie aussi de rappeler que le mépris parfois justifié que l'on peut avoir pour une institution ou une personne  qui incarne l'autorité ne légitime pas tous les comportements, et certainement pas le fait de ne pas respecter des règles édictées pour la sécurité et le respect de tous.


Ma question aux journalistes d'ASI (et à Paul Aveline en particulier) : si un soi-disant expert avait déclaré que lorsque des journalistes se font insulter, qu'on tente de leur arracher leur caméra... la responsabilité leur en revient entièrement, car "pour être respecté il faut être jugé respectable" (et il y a de multiples raisons d'en vouloir à certains journalistes, aux chaînes d'infos...) auraient-ils laissé passer le propos sans réagir ?

sans parler de sa comparaison toute pétée entre les 1% de tirs sur véhicules en mouvement et les 1% d'avions qui s'écrasent. Mr Roché pourrait-il nous expliquer le rapport?


surtout que les 1%, ça concerne les cas de refus d'obtempérer. si 1% des refus d'obtempérer se finit par un tir d'arme feu, Mr Roché nous explique que c'est forcément à cause des flics ? et les 99% qui se terminent normalement, c'est grâce aux gentils contrevenants?


je trouve cet entretien assez moyen. pourquoi ne pas prendre les rapports en question et que ASI les étudie eux-mêmes? en France il y a au moins un truc bien : beaucoup de rapports de ce genre sont publics, mais il faut se les fader. je viens de tomber sur le rapport 2021 de l'IGGN, ça fait 136 pages. celui de l'IGPN doit être au moins aussi costaud.

Roché veut juste dire que tirer sur un véhicule qui refuse d'obtempérer est une catastrophe au même titre qu'un crash aérien. Il ne dit pas du tout que ce serait la faute des policiers, il dit même le contraire.


Ce n'est pas à ASI (qui n'a pas de gros moyens) de faire le travail de chercheurs payés par le contribuable. En revanche je trouve que les journalistes pourraient être plus vigilants lorsqu'ils interviewent un.e expert.e (ne pas partir du principe que tout ce que dit celui-ci est intelligent, au-dessus de toute critique). 


Un autre exemple que je pourrais donner, c'est celui-ci du criminologue Pascal Décarpes dans l'article sur le karting en prison : il parle d'un "interdit français" qui voudrait qu'"on ne devient pas copain avec des détenus". Son propos manque complètement de rigueur (il ne fait pas la différence entre respecter les droits des prisonniers, avoir avec eux des relations humaines, et devenir "copain" - rappelons quand même que "copain" a donné le verbe "copiner").


On est dans la caricature : à droite (extrême-droite) le discours est de dire que la police a toujours raison, que si les prisonniers vivent dans des conditions inhumaines c'est bien fait pour eux, à gauche le propos est de dire que la police a toujours tort et que des activités organisées pour les prisonniers en mode déconne totale seraient idéales.

à propos des crashs aériens, je maintiens que sa comparaison est claquée.

si encore il faisait sa comparaison sur la base "1% des avions qui subissent des avaries en vol se crashent" ça aurait du sens.

pour le reste je suis bien d'accord avec vous sur les regards des 2 extrêmes sur la police et la délinquance.

Votre lecture me semble manquer profondément de nuance, ce qui est ce que M. Roché tente d'apporter dans ses réponses.

Il y a une différence entre "rien ne permet d'affirmer avec ces chiffres qu'il y a une augmentation des refus d'obtempérer" et "il n'y a pas d'augmentation des refus d'obtempérer". Ce qui dit M. Roché c'est que les chiffres fournis le sont par la police, sont mal fichus et il manque des données.


Ensuite, il ne dit pas que la crise d'autorité est entièrement du fait de ceux qui veulent l'autorité, il dit que ces policiers qui disent qu'on ne respecte par leur autorité (qu'on ne les respecte pas) ne comprennent pas leur responsabilité dans cet irrespect. 


Mais je m'arrête ici car votre attaque à peine cachée à base de "soi-disant expert" (le type est directeur de recherche spécialisé dans les rapports police/population, quand-même, on ne parle pas de Christophe Barbier là) et votre analogie foireuse avec les journalistes qui est une toute autre problématique me laisse penser que vous n'êtes pas là pour bien lire l'article mais pour faire passer votre argumentaire sur le fait que la police n'est réellement pas respectée et c'est pas de leur faut, les pauvres bouts de chou.

C'est votre réponse qui manque totalement de nuance et qui déforme mon propos.


Je mets en lien un article de Pauline Bock qui critique les violences policières et la médiatisation qui en est faite et suggère par ailleurs que si le pourcentage de tirs sur des véhicules en mouvement est si élevé, c'est peut-être parce que certains policiers tirent de manière abusive et vous me répondez que je chercherais à défendre coûte que coûte tous les policiers : votre critique est tout simplement infondée.


Roché affirme que les problèmes de l’Éducation Nationale viendraient du fait (et uniquement du fait) que les professeurs ne sauraient pas "faire fonctionner une classe" (en clair, ils seraient incompétents). C'est absolument scandaleux et étayé par aucun argument. Le fait qu'il soit directeur de recherche au CNRS ne l'autorise pas à tenir ce type de propos (à moins d'abuser de l'argument d'autorité : si vous êtes diplômé et occupez une fonction prestigieuse, on doit considérer que tout ce que vous affirmez est intelligent. Soit mais dans ce cas, il ne faudrait jamais tourner en dérision les propos de Macron -énarque, "Mozart de la finance"- ni critiquer Didier Raoult, lauréat du grand prix de l'Inserm).

L'année derniere y'a t il eu autant de morts pour ce délit que. cette année ? Perso , j'en ai pas le souvenir .Par contre dans les années 90 Pasqua est arrivé a l'intérieur et les flics se sont senti autorisés a tirer a vu , explosion des bavures , jusqu'a ce que Pasqua mette le holà .Y'a pas un lien entre les 89 fachos Darmanin , Lallement , Macron et le tire a vu ? Pas bon d'être bronzé en  ce moment...Heureusement que dans les banlieues ils sont plein d'armes , mais apparement ils savent pas s'en servir ...

Le refus d'obtempérer est un délit, pas un crime; on a jamais connu de délit punis de peine de mort; sauf celui-ci


:-(

Une belle entreprise médiatique de légitimisation des meurtres commis par la police. Je ne dis "certains policiers" car ce ne sont pas les premiers responsables. On voit d'ailleurs que les cas peuvent être très variés, du cowboy qui croit avoir un permis de tuer au jeun mal formé qui perd son sang froid.


Si je comprends bien, les médias mettent en avant l'augmentation en valeur absolue des refus d'obtempérer sans les rapporter à la base des contrôles, par contre ils minimisent les ouvertures de tir en les rapportant au nombre de refus d'obtempérer, pour présenter un pourcentage qui paraît bas mais ne l'est nullement.


"Ils nous disent que tout s'écroule, que la police fait tenir la société"

Ah ah, c'est ce qui s'appelle désigner l'ennemi, à moins d'être satisfait de cette société.

« Mais l'autorité, ce n'est pas ça. Pour être respecté, il faut être jugé respectable»

Cela vaut pour la police, mais aussi pour tous ceux qui nous gouvernent !


PS : Le temps de lire cet article, un mort de plus par la police

https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2022/08/30/un-homme-tue-par-le-tir-d-un-policier-apres-un-refus-d-obtemperer-dans-le-nord_6139494_1653578.html




Les médias mainstream et leurs présentateurs ne sont pas là pour creuser un sujet mais pour en faire un spectacle, si possible générant de l'émotion. Du coup, ils n'ont que faire du pourquoi du comment.

Pourquoi il y aurait plus de contrôles ? Tentative de réponse si c'est le cas : faut bien faire bosser tous les recrutements inutiles qu'il y a eu ces dernières années...

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