Refus d'obtempérer "en hausse" : les médias s'emballent
interview

Refus d'obtempérer "en hausse" : les médias s'emballent

Entretien avec le chercheur Sebastian Roché

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Tous les ans, le danger des refus d'obtempérer à la police refait surface dans les médias. Les conducteurs français seraient chaque année plus nombreux à forcer des barrages de police ou de gendarmerie, chiffres à l'appui. Nous avons interviewé Sébastian Roché, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des rapports entre police et population : il remet en cause ces chiffres, et critique la surmédiatisation d'un phénomène largement méconnu.

"Un refus d'obtempérer en France toutes les 20 minutes" selon Gérald Darmanin, "refus d'obtempérer de plus en plus violents" selon TF1, "refus d'obtempérer en hausse" selon la quasi-totalité des médias français : les Français ont-ils un problème avec l'autorité dès qu'ils ont un volant entre les mains ? Selon les directions de la police et de la gendarmerie nationale (DGPN et DGGN), oui. Chaque année, les deux institutions publient un rapport annuel dans lequel sont chiffrés les refus d'obtempérer, soit le fait de ne pas s'arrêter lorsqu'un gendarme ou un policier tente de vous contrôler à bord de votre véhicule. Pour le ministère de l'Intérieur, la sanction est sans appel : ces phénomènes sont en forte hausse. Selon le dernier rapport de l...

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