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Commentaires

Qui sont les abonné·es à "Arrêt sur images" ?

En mars, nous vous avons sollicité·es pour répondre à un long questionnaire, afin de mieux vous connaître, abonné·es ou non, près de 15 ans après le lancement du site web par Daniel Schneidermann. Nous n'avons pas été déçus : vous avez été 6 476 à répondre !

Commentaires préférés des abonnés

Sans l'intervention du Cabinet Mc Kinsey, peut-on considérer que cette étude est sérieuse ? 

Merci beaucoup d'avoir partagé les résultats détaillés de l'enquête ! C'est très intéressant mais j'étais déçue de voir que les 25-34 ans et les femmes sont fortement minoritaires parmi votre public alors que je suis sure que vos contenus les intéres(...)

Merci beaucoup pour ce retour !

Pour ce qui est de la praticité du site, un mode sombre pour les articles (qui existe déjà pour le club indé par exemple) est une vraie nécessité pour les personnes souffrant de fatigue oculaire, de corps flottants (cor(...)

Derniers commentaires

Ok, donc globalement, nous sommes des gauchos embourgeoisés, plus ou moins engagés, vivant dans des métropoles. 


C'est très clivant si on cumule tous ces critères, on ne représente pas grand monde, c'est limite de l'entre soi.


Ça ne me surprend pas tellement, pour être franc. Je n'ai pas participé au sondage, mais je me retrouve dans un certain nombre d'éléments. 


Par contre, je suis étonné par la prédominance masculine, j'aurais imaginé un ratio assez équilibré. Si quelqu'un à un début d'explication...



Intéressant ! Dommage que je n'aie pas vu passer l'enquête.

Je suis une femme de 40 ans, expatriée travaillant pour les Nations Unies, dans le domaine de la gouvernance inter institutionnelle. Je suis passionnée de géopolitique et j'aime beaucoup l'information politique - les histoires françaises sont en quelques sortes une petite friandise, dégustée avec un peu de recul. Souvent, j'aime voir quelle peut être une vision française (via les médias) des relations internationales et cela explique beaucoup ces dernières. Je suis généralement d'accord avec tous vos articles. Le reportage sur les EHPAD était top. Par contre, LFI non (désolée)... 

ASI est un des rares journaux francophones auxquels je suis abonnée. Je n'ai pas la télé mais je regardais l'émission, quand j'habitais chez mes parents et qu'elle passait (le dimanche je crois). Merci

Bonjour,

L'espace de discussion est accessible sans abonnement et je lis par hasard les contributions à la chronique de Loris Guémart.

Mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai payé un euro pour dire mon sentiment : 



J’ai répondu à ce questionnaire un peu avant l’expiration de mon abonnement à Arrêt sur Images.

Je fais donc partie des  6 476 ayant répondu.


J’en fais même quatre ou cinq fois partie. En effet, j’avais lu il y a quelque temps une chronique de Luc Bronner dans le Monde (https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/11/04/dans-la-fabrique-opaque-des-sondages_6100879_823448.html) dans laquelle il écrivait : 


« Ces six dernières semaines, j’ai répondu à plus de 200 sondages. Enfin, soyons précis, ce sont mes avatars qui ont été sollicités et qui ont répondu aux enquêtes proposées par les plus prestigieux instituts opérant en France : Ipsos, IFOP, Kantar, BVA, OpinionWay, Harris Interactive, GfK… Pour l’un, je m’appelle Ludivine. Pour un autre, Karim, Louis ou Géraldine. Selon les cas, j’ai 19 ans, 26 ans, 47 ans, 73 ans. J’ai déclaré habiter aussi bien la banlieue parisienne que la Bretagne, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ou le Grand-Est. Je me suis présenté comme homme ou femme, employé, retraité, enseignant ou de profession libérale, artisan ou technicien. »


J’ai donc répondu au questionnaire d’@si en changeant d’âge, de sexe, de profession, de lieu de résidence. J’ai aussi fait preuve de fantaisie pour les questions portant sur mes opinions,


A aucun moment, ne m’a été signifié que l’on avait déjà répondu depuis ma connexion. Je suppose que ce n’était pas vérifié.


Alors quand je lis le compte-rendu de la société Médianes, (téléchargeable sans abonnement), que je vois les jolis dessins, je suis dubitative et dubitatif et pour tout dire un peu excédée et excédé. 


Je pensais en effet qu’à Arrêt sur Images on avait résisté aux sirènes du marquetingue et à la fascination des données.


Tant pis pour moi.




Merci aux asinautes! Grâce à vous, je fais partie d'une communauté de CSP+ à fort capital économique et culturel !



C'est avec un grand plaisir que je vivrais dès à présent cette situation par procuration 😁

bon, je ne suis pas dans la majorité , sauf blanc ( che) et encore   un peu colorée .. ni CSP plus ni  grande ville,  ni twiter  et cie .... mais est ce  @si qui  a crée ses lecteurs, ou  bien les lecteurs et le forum qui ont influencés  @si ? Je ne parle pas pas d' article racoleur , mais d' osmose  . Il y a souvent un consensus , et seuls quelques temeraires pas gauchos  mais eduqués  critiquent  les utopistes que nous sommes ...  bon, comme c' est pas valeurs actuelles  ou le Fig, on laisse dire En gros , un media  doit il plaire  à son noyau de lecteur pour exister ???

Je fais partie des personnes ayant des soucis techniques mais peut-etre est-ce dû à une méconnaissance de ma part : sur la page d'accueil, si je descends et clique sur un des articles pour le lire, quand je reviens sur la page d'accueil une fois qu'il est lu, je me retrouve tout en haut de la page d'accueil et pas à l'endroit où j'en etais quand j'ai cliqué. 

Ceci n'est pas pratique du tout : il faut repartir vers le bas en essayant de se rappeler où on en etait. 

Y a t il un moyen de revenir à l'endroit où on en etait sur la page d'accueil ?

Arrrgh! J'ai l'impression d'avoir été profilé par une machine électronique des grands nombres. J'ai le sentiment (un tout petit peu flippant) d'être catégorisé dans votre moyenne des participants à votre sondage. Je n'avais jamais vu un profilage aussi précis de mes goûts et activités sur l'information! Je me sens le monsieur Dupont du groupe, c'est quelque peu dérengeant pour un habitué de la marge... sauf que j'ai 70 balais et que je peux me rabattre sur la satisfaction d'épouser les goûts et habits des plus jeunes que moi...

Bonjour et merci pour ces résultats ! On ne va pas mégoter ce petit plaisir qu'est la cuisine interne, surtout quand on est soi-même une casserole. Merci pour tous ces enseignements, j'espère qu'ils serviront aussi à prospecter et élargir le lectorat, car c'est vrai qu'il ressort une certaine homogénéité politique, avec le risque de tourner en rond, et quand même un déséquilibre homme/femme qui mérite d'être travaillé. Vous êtes vous demandés dans quelle mesure votre choix d'assumer votre sensibilité politique (vous n'êtes pas des militants mais on voit très bien implicitement voire explicitement qu'@si est largement "à gauche", nombre de vos expressions, commentaires ironiques, partis pris, en témoignent) n'est pas à double tranchant ? D'un côté c'est transparent et ça met vos habitués (je m'inclus) à l'aise, de l'autre ca peut sembler être un club assez étanche aux autres, comme en témoignent les forumeurs de droite qui souvent font un petit tour et finissent par repartir. Grosse question que d'être un peu plus divers sans sombrer non plus dans un consensus mou qui ne vous ressemblerait pas ! Peut-être un peu plus d'enquêtes qui nous permettraient de penser contre nous-mêmes, plutôt que de nous conforter dans nos certitudes ? 


Un petite remarque [désolé si elle a déjà été faite : pris par le temps; je n'ai pas la possibilité de vérifier tous les commentaires] : cette mode des "profils-type" est lassante, c'est toujours très réducteur comme vous le dites, au point qu'ils deviennent trompeurs : dire que le lecteur-type "adhère à la France Insoumise" alors que 170 seulement des 6476 répondants le déclarent, c'est quand même n'importe quoi. Si profil type il devrait y avoir, en toute rigueur ce serait que le lecteur-type n'adhère plutôt pas à un quelconque parti (et on ne serait pas plus avancé d'ailleurs...). 

moi pas C S P   + mais ouvrier, abonnée des le début du site , apres arrêt émission télé;


dans qq jours mon abonnement sera clos , car depuis janvier  ma pension retraite vient de se voir amputé, et comme il y a d autres charges, et bien le vide s agrandi autour de moi, en période chômage partiel j ai utilisé abonnement "précaire" ; mais là retraité a moins de 1000 € / mois , ma vie  un enfer, je précise j ai toutes mes annuités, et travail a temps plein; mais  quand l entreprise petite boite a moins de 10 salaries,  ferme  a votre age "senior", et bien la vie sociale s écroule.

si ma facture gaz  me laisse possibilité ( suis locataire en HLM donc aucun choix ), ....... et pire ma région a Delga.....;du rugby ... et la dépêche...... donc page info je laisse imaginer.


a bientôt peut etre


Ce graphique me laisse perplexe. En plus de vraiment mal représenter les différences de proportion, il insinue que les femmes sont un sous-ensemble des hommes ? Pourquoi ne pas faire un camembert classique ?

Miam !

Vous savez maintenant ce que vous devez faire : rajeunissez, féminisez et ouvriésez vos articles !

Peu de femmes, des CSP Plus, de la ville avec du flouze qui sont la depuis un petit bout de temps

Mon dieu mais ASI c'est l'assemblée nationale


63 piges , Cap Bep , retraité smicard ...loin du CSP+ , mais en plein dans la case "boomer" ... crotte !


nan mais c'est vrai apres tout, la troisiemme guerre mondiale, ppda, ça ce vaut (bande de veaux)

Merci pour ce compte rendu et pour le lien vers l’étude complète.

Seul regret: que l’article soit écrit avec points médians. Je refuse d’attribuer à cette chose le qualificatif laudatif "inclusif", de même qu’à sa jumelle, la double flexion systématique. Le nombre de cas où il y a ambiguïté entre les deux sens du masculin grammatical (mâle ou non genré) est limité, et celui où il est utile de lever l’ambiguïté l’est encore plus. Une expression comme "les abonnés d’ASI" ne fait pas partie des cas ambigus. Personne ne croit que seuls les mâles lisent des journaux. Écrire "abonné-es" dans ce cas, c’est militer pour que les francophones désapprennent que le masculin grammatical sert de neutre. 

Le rapport sur les résultats de l’enquête indique ceci: "L’échantillon de répondant·es, majoritairement composé d’hommes de plus de 35 ans, est partagé concernant la généralisation de l’écriture inclusive chez Arrêt sur images 44% (2 847 personnes) n’a pas d’avis sur la question, 37,7% (2 444 personnes) se prononce contre. Une minorité est pour (18,3%, 1 185 des répondant·es)."

Puisque, parmi les avis exprimés, il y a une majorité de "contre". Je suggère qu’ASI adopte une politique permettant de satisfaire la majorité sans négliger la minorité. Afficher par défaut les articles en français ordinaire (ni points médians, ni double flexion systématique) et proposer un bouton "basculer vers l’écriture à points médians" sur chaque page pour que les personnes à qui ça plaît puissent vous lire sous la forme d’écriture qui a leur préférence.

On s’abonne à ASI pour avoir une information et des analyses à propos des médias, pas pour contribuer à la normalisation d’une écriture qui ressemble à un "HÉ TOI, JE TE RAPPELLE QU’IL EXISTE DES HOMMES ET DES FEMMES"  venant polluer la lecture à chaque ligne.

Pour info: j’appartiens à un foyer abonné à ASI et je suis une femme.

Merci.


Mais pour le coup de l'option afficher en inclusif, bof, bof... 

Non. Faut pas rentrer dans le cirque, ça ne ferait qu'entretenir le truc. 

C'est une mode qui passera j'espère, et y participer (même en option) ne ferait que retarder le moment où ça va se calmer. 


Quand les nanas seront effectivement à égalité, elles n'auront plus besoin de ce genre d'artifice pour s'affirmer. La question ne se posera plus.

En attendant laissons cela à des groupes spécifiquement militants, mais svp pas dans des médias généralistes (et de plus sur asi que l'on ne peut soupçonner d'un quelconque sexisme).

Quand les nanas seront effectivement à égalité, elles n'auront plus besoin de ce genre d'artifice pour s'affirmer. La question ne se posera plus. 


merci ! c'est tellement vrai...

je pense meme que la mode est déjà passée et que le sujet est largement tranché. 

Oui c'est bien possible, j'ai aussi l'impression qu'il y a déjà un tassement, alors autant éviter de remettre des pièces dans le baltringue. 

Quand les nanas seront effectivement à égalité, elles n'auront plus besoin de ce genre d'artifice pour s'affirmer.

Mais elles n'ont pas besoin d'artifices p our s'affirmer ! quelle drôle de façon de voir  les dites nanas...

Par contre il semble que beaucoup beaucoup de monde ait besoin de rappels du fait que la moitié de l'humanité ne se dilue pas dans un neutre qui ressemble comme deux gouttes d'eau au masculin. B'en ça alors...

Je pense que ce n'est plus un secret pour personne que la moitié de l'humanité ce sont des femmes :) 

Je ne comprends pas qu'on se focalise autant sur cette histoire de grammaire. 

Je ne sais pas comment c'est dans les autres pays, je parle allemand aussi et je n'ai pas l'impression que ce soit un sujet là-bas (mais bon, je n'y vis pas) ?

Si le dis par exemple, l'homme et la femme sont beaux (ou laids ou n'importe), en allemand ça donne der Mann und die Frau sind schön, y a qu'un seul mot, ils en font pas un fromage. 

Par contre est-ce qu'il y a égalité des salaires, pas de domination masculine, de viols etc ? je ne sais pas, ils ont aussi le patriarcat.


Il me semble plus important de simplement décider de égalité des salaires, ça devrait pas être trop compliqué pour commencer, et puis éduquer, éduquer, éduquer (les mecs à pas avoir tous les droits, les femmes à dire non, et c'est non, ça se discute pas, et s'habiller comme elles veulent par exemple, etc etc)

Mais pourquoi ne pas tout mener de front et ne rater aucune occasion de mettre en lumière que l'usage vise à rendre invisible ou secondaire la masse des femmes d'ici ?

Comme si la norme c'était le masculin,  être un homme en fait, et que bon, oui, il existe aussi des femmes mais pfff on va pas s'embarrasser avec ça...

Au fait, le féminin du nom "un vainqueur" c'est quoi ? ;-)

Vainqueresse, non ça rime avec pécresse :)

Victorieuse ? 

Gagnant, gagnante sinon, mais c'est pas le même degré j'ai l'impression

(mais en allemand c'est le même mot pour gagnant et vainqueur, je ne crois pas qu'il y en ait un autre : Gewinner, Gewinnerin)

Je crois qu'il existe justement une forme en allemand pour l'écriture inclusive : http://www.slate.fr/story/154295/ecriture-inclusive-allemagne


Pourquoi considérer l'écriture inclusive comme une mode ou une lubie alors qu'elle aurait bien un impact a priori, cf. l'extrait de cet article du site Mots clés

Markus Brauer en France (3), Pascal Gygax (4) en Suisse francophone, ont montré que le masculin générique grammatical activait des représentations mentales masculines. À l’inverse, les formulations fléchies (« les étudiantes et les étudiants »), épicènes (« les élèves ») ou englobantes (« la population étudiante ») suscitent jusqu’à deux fois plus de représentations mentales féminines que les formulations au masculin (« les étudiants ») (5). 


Egalité des salaires plus important (ainsi que bien d'autres sujets) : on est d'accord, même si je ne suis pas sure que faire une hiérarchie soit pertinent ici. Mais que ce ne soit "pas trop compliqué pour commencer" ???

Et pourquoi raisonner en termes de l'un ou l'autre, si on se bat pour l'égalité des salaires, on ne fait rien contre les féminicides en parallèle ?

Où ai-je dit cela ? 

Bien sûr qu'il faut s'occuper de tout, je ne hiérarchise pas ces actions entre elles. J'ai juste donné qqs exemples parmi d'autres qui me semblent plus efficaces / plus urgentes / plus profitables que de mettre tout le monde à l'écriture inclusive (comme si c'était un préalable)... 

C'est bien que ça ait été dit, et répété beaucoup, je pense que tout le monde en a pris conscience à présent, mais à un moment ça devient contre-productif il me semble. 

Je pense qu'elle a sa place dans des écrits spécifiquement militants, mais pas systématiquement dans tous les sujets généralistes.

Là je parle surtout du point médian qui est pénible à la lecture, en tout cas pour moi, et pas toujours comme il faudrait, trop souvent c'est employé au petit bonheur la chance, ou à moitié, les noms mais pas les accords, bref n'importe comment.

L'épicène est très bien par contre, mais faut se creuser un petit peu plus la tête à la rédaction, peu le font.

J'ai lu l'article que vous avez mis en lien, ben c'est le même bordel en Allemagne et ça ne les enchante pas plus qu'ici...


Pour ce qui est des représentations mentales, je ne dois pas être faite comme tout le monde*, quand je lis "les étudiants" je ne vois pas que des mecs, surtout que ça fait un bail que c'est mixte :) je n'imagine pas une seconde qu'il n'y ait que des gars à la fac.


* Bon faut dire que je suis une nana, c'est tombé comme ça par hasard, mais ça ne me handicape pas spécialement, je m'en fous en fait.

Le nombre de cas où il y a ambiguïté entre les deux sens du masculin grammatical (mâle ou non genré) est limité, et celui où il est utile de lever l’ambiguïté l’est encore plus. Une expression comme "les abonnés d’ASI" ne fait pas partie des cas ambigus. Personne ne croit que seuls les mâles lisent des journaux.  


Je ne suis pas sure de comprendre ce que vous voulez dire par "lever l'ambiguïté", mais l'objectif de l'écriture inclusive est de rendre visible les femmes autant que les hommes dans la langue. Personne ne croit que seuls les mâles lisent des journaux, mais si vous ne parlez que d'eux, les femmes se sentiront moins concernées sur le fait d'en lire. Je pense qu'il existe des tas d'études sur le sujet.


Écrire "abonné-es" dans ce cas, c’est militer pour que les francophones désapprennent que le masculin grammatical sert de neutre.  


La langue ayant tellement évolué, je ne me rappelle jamais de l'exactitude de ce type d'argument, mais en faisant la recherche rapidement, cela semble bien être faux, cf. ce guide pratique du Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes


"En français, le neutre n’existe pas : un mot est soit masculin, soit féminin.
Et d’ailleurs, l’usage du masculin n’est pas perçu de manière neutre en dépit
du fait que ce soit son intention, car il active moins de représentations de
femmes auprès des personnes interpellées qu’un générique épicène. C’est
tellement courant que nous en avons à peine conscience. Cette problématique
pourrait être mise en parallèle avec l’histoire du suffrage universel. Le masculin
n’est pas plus neutre que le suffrage n’a été universel jusqu’en 1944 "


Mais ce qui me surprend dans votre réflexion, c'est que même si c'était vrai, une règle de grammaire est plus importante pour vous que la visibilité des femmes dans la langue.

J'ai l'impression d'être très militante en vous répondant (et je le suis peut-être finalement). Je vous rejoins sur le fait que ce n'est pas l’écriture inclusive qui changera tout (ou les quotas en politique), mais je ne vois pas de bonne raison de ne pas l'utiliser, alors que j'en vois à son utilisation.

une règle de grammaire est plus importante pour vous que la visibilité des femmes dans la langue. 


je me permets de répondre au moins la dessus.


une langue, ce n'est pas, comme les français le croient trop souvent, une bande d'académiciens dont la seule raison d’être est leur obséquiosité envers le gouvernement qui édictent dans leur grande sagesse les règles indépassables de notre belle et grande langue française. non, ça c'est un archaïsme idiot et ça n'a aucune espèce d’intérêt.


une langue, c'est quelque chose de vivant, en perpétuelle évolution, et qu'aucune règle au monde ne peut fixer dans le marbre, même a coups d'exceptions. sachant cela, vouloir avoir des règles immuables, dictées par l'académie, est déjà en soi une aberration, mais vouloir édicter une nouvelle règle et en imposer l'usage a l'ensemble des gens parlant cette langue est encore plus aberrant.


c'est l'usage d'une langue qui en fixe les règles temporaires au gré de son développement. peut être un jour le francais (ou en tout cas ce que sera devenu le francais) optera pour l'emploi d'un pronom neutre, mais cela se fera a la longue, par le bas, et lorsque ce sera devenu une habitude on écrira la règle qui définit l'emploi de ce nouveau genre. mais ce n'est pas en l'imposant par le hautque ca a la moindre chance de fonctionner. ce ne sera voué qu'a devenir une langue de nobles, parlé par et pour les nobles, et que le populo moque.

dit plus simplement, une évolution de la grammaire, ca ne s'impose pas, ca se constate.

et en plus drôle (et en anglais en prime, comme quoi même les langues qui ont le neutre ont le même souci tant qu'il n'y a pas d’égalité hommes femmes)


https://www.youtube.com/watch?v=sFBOQzSk14c

Merci d’avoir pris le temps d’exposer votre point de vue.
Pour moi, il ne s’agit pas de sauver une règle de grammaire mais de refuser une vision du monde.
L’écriture dite inclusive est à mon sens le sommet de l’écriture divisive. Elle est telle que, quel que soit le sujet dont on parle, elle oblige à classer les gens soit dans la colonne homme, soit dans la colonne femme. On ne peut plus lire sur aucun sujet qu’en se faisant enfoncer trois fois par phrase dans la tête que l’on appartient avant tout à sa classe de sexe ou de genre. Tout le contraire de ce que j’attendrais du recul du sexisme (qu’on arrête de nous ramener à notre appartenance de sexe ou genre en toute circonstance).  
L’écriture divisive a accompli l’exploit d’interdire la formule « nous tous » à propos de n’importe quel projet ou idée sur lequel des participants se sentiraient former un collectif.
Cette écriture est à ce point une célébration permanente la partition en genre comme clivage essentiel que les non-binaires ont fini par protester qu’on les excluait. Et que s’est-il passé? Le retour à l’écriture ordinaire? Pas du tout! Dans les milieux minoritaires mais influents qui promeuvent la réforme des cerveaux par la réforme de langue, on a fait un pas de plus dans la compartimentation, le x, pour les non-binaires: "les abonné.x.e.s à ASI" par exemple. Vous ne lisez plus un journal en tant que personne désireuse de s’informer, vous le lisez en tant que femme, homme ou non-binaire.
Il est vrai que le fait que le masculin grammatical serve tantôt à désigner des mâles, tantôt à désigner des personnes sans spécifier leur sexe peut occasionnellement induire en erreur une partie des récepteurs, et que parfois ça peut avoir des conséquences dommageables. Dans ces cas-là, je comprends tout à fait qu’il soit prudent de faire le nécessaire pour éviter ces conséquences malheureuses. Par exemple, si on présente des métiers à des lycéens et que l’on craint que certains se méprennent, il est bienvenu de préciser que toutes les carrières sont ouvertes aux hommes comme aux femmes.
Mais le plus souvent c’est totalement inutile, même pour la minorité qui comprendrait de travers si elle n’avait qu’un mot pour se repérer. Dans un article, on va citer nommément des personnes impliquées tans telle ou telle affaire, et on verra qu’elles sont des deux sexes. Ou il y aura des photos où ça apparaîtra également.
À abuser de l’écriture à points médians, on pousse les locuteurs à perdre l’usage de leur propre langue, on veut leur inculquer que le masculin grammatical ne concerne pas les femmes.
Heureusement, le temps n’est pas encore venu où si ASI (revenu à l’écriture ordinaire) disait « les abonnés devront payer 5 € de plus pour accéder au magazine pendant un an », les abonnées se frotteraient les mains en s’imaginant échapper à l’augmentation.
Plutôt que de fabriquer une langue moche et imprononçable, il aurait été plus judicieux de rebaptiser le masculin grammatical, en enlevant le mot «masculin», et de prévoir plus d'exercices à l’école pour s’assurer que les jeunes jonglent sans se tromper avec les deux sens de cette forme.
La langue est pleine de mots et tournures qui ont plusieurs significations, c’est le contexte qui dit laquelle est en cause. Elle deviendrait horriblement lourde si on se mettait à vouloir tout expliciter de façon à signaler chaque fois le sens employé.

Je précise que je réponds dans le précédent commentaire à Ghis même si mon texte apparaît sous un commentaire de beren57. 

faut cliquer sur la petite fleche a coté de votre pseudo pour voir a qui vous répondez. si vous répondez a quelqu'un qui a déjà eu une réponse qui a déjà eu une réponse, ca s'affiche en dessous, mais moins en retrait. tout est normal, on s'habitue a cette forme de lecture ;)

Merci pour l'info beren57 :-)

je n'aurais pas pu mieux dire. excellente réponse.

Merci également pour votre réponse.

Je vous suis sur le fait que l'on ne pourra pas tout prendre en compte. Le but n'est pas d'être exhaustif ou entièrement représentatif (de même que je ne demande pas à un texte d'être entièrement en écriture inclusive), mais que les femmes, la moitié de la population se sentent davantage inclues dans le discours. L'idée n'est pas de ramener les gens à leur sexe, mais de permettre aux filles et aux femmes de plus facilement s'identifier ou se sentir concernées.

Contrairement à ce que vous dites, je ne pense pas qu'il serait inutile de mettre au féminin dans votre exemple avec les lycéen.nes parce qu'on "citerait nommément des personnes impliquées dans telle ou telle affaire, et on verra qu’elles sont des deux sexes. Ou il y aura des photos où ça apparaîtra également."

C'est comme si vous me disiez que les filles pourraient facilement se voir première ministre ou présidente étant donné la quantité qu'il y a eue en France et visibles sur des photos.


je remets l'exemple déjà mis ailleurs : si je vous demande de citer de célèbres écrivains français, vous ne citerez probablement que des hommes, mais si je vous demande de citer de célèbres écrivains et écrivaines français.es, vous réfléchirez peut-être à citer aussi des femmes.

Est-ce que dans cet exemple vous avez le sentiment qu'avoir parlé et écrit au féminin aussi, divisait ? Moi, j'ai plutôt l'impression que c'est une manière de moins les oublier et bien de les inclure.


Je remets également l'exemple des mots auteure et autrice, qui montre bien qu'entendre ou non le féminin fait une différence : http://www.audreyalwett.com/auteur-auteure-ou-autrice/



alors... le débat sur la dénomination des métiers, je crois que justement, petit a petit, les usages changent. en tout cas dans les métiers on ou commence a voir des femmes là ou on en voyait pas avant. mais précisément a cause de ça. si vous voulez qu'on puisse s'imaginer dire "une présidente", il faudra d'abord... qu'on élise une présidente. et je crois que le scrutin de 2007 prouve plutôt pas mal qu'on est prets a l'idée, manque juste une candidate de gauche qui fasse vraiment candidate de gauche quoi.


votre exemple sur les ecrivains francais est, désolé de vous le dire, un peu bancal. parce que certes, si je me contente de vous demander une liste d'ecrivains, comme ca, au hasard, vous allez majoritairement citer des hommes... mais qu'en est-il si je vous demande de me citer des ecrivains du 20eme siecle ? aaaah la tout de suite y'a beaucoup plus de noms féminins qui viennent en tête d'emblée, sans avoir besoin de se forcer... ni meme de preciser qu'on cherche aussi des écrivaines.

d'ailleurs l'article que vous mettez en lien ne fait que confirmer que c'est en usant des mots qu'on reinvente notre vocabulaire et se le réapproprie. les mots auteure ou autrice n'existaient pas ou peu, mais depuis qu'il en existe, il est devenu important pour nous de pouvoir les nommer, et c'est a force d'employer ces nouvelles formes, de se les approprier, de les soupeser pour determiner laquelle a la préférence de la masse, que ces nouveaux mots finiront par passer dans l'usage courant. ce procédé de juger par l'histoire de chacun des formes du mot "auteur" au feminin est interressant, et necessaire pour l'appropriation definitive. mais contrairement a l'auteur de l'article, je ne pense pas qu'"au commencement était le verbe". ca c'est de la connerie biblique. au commencement était la chose. ensuite, on entreprit de la nommer et de la faire sortir du domaine des choses qu'elle puisse être.

l'autrice* (argh le fail sur le finish j'ai choisi le mauvais des trois vocables qu'elle propose)

les mots auteure ou autrice n'existaient pas ou peu, mais depuis qu'il en existe, il est devenu important pour nous de pouvoir les nommer, et c'est a force d'employer ces nouvelles formes, de se les approprier, de les soupeser pour determiner laquelle a la préférence de la masse, que ces nouveaux mots finiront par passer dans l'usage courant 


Le mot 'autrice existait, comme d'autres et il a été volontairement enlevé, cela est bien expliqué dans le texte (je ne suis pas allée vérifier l'exactitude des infos) :

"À l’époque, on disait philosophesse, poétesse, autrice, mairesse, capitainesse, médecine, peintresse, etc. Tous ces mots ont été supprimés pour ne garder que leur masculin : philosophe, poète, auteur, maire, etc. C’est une façon de dire aux femmes qu’elles n’avaient pas de légitimité dans ces professions. Qu’elles n’avait rien à faire là, si tu préfères. On voulait les renvoyer à la vaisselle et à l’éducation des enfants. Par contre, on a gardé « l’actrice » qui utilise son corps, car la femme ne devait plus être qu’un corps, elle n’avait plus le droit d’être un cerveau. ça ne posait pas de problème non plus de garder des professions comme « boulangère » qui ne représentait pas de pouvoir intellectuel et donc pas de menace pour le clergé. 


Cette réforme est allée très loin, puisqu’on a changé le genre de nombreux noms communs à cette époque. Ce qui était négatif, mou ou soi-disant féminin devait être associé aux femmes (« la douceur »). Tout ce qui était positif ou puissant devait être associé aux hommes (« le pouvoir »). C’est pour cela qu’on dit UNE erreur : ce mot était initialement masculin.  


Au XVIIe siècle, les femmes célèbres comme Marie de Gournay, Jacqueline de Mirmont ou Charlotte de Brachart ont beaucoup protesté, elles ont écrit de nombreuses lettres publiques qu’on a aujourd’hui retrouvées. Malheureusement, elles aussi ont été effacées de l’histoire. Si tu n’entends pas beaucoup parler de femmes célèbres à l’école, ce n’est pas parce qu’elles n’ont pas existé, c’est parce qu’elles ont été effacées par des hommes, comme Besherelles ou Diderot, qui voulaient garder le pouvoir pour eux. L’Histoire a été réécrite. « Comment ont-ils fait ? » te demandes-tu. C’est simple : ils ont refusé catégoriquement de les faire apparaître dans leurs grammaires et encyclopédies, leur préférant des auteurs masculins parfois très médiocres quand ils manquaient d’exemples, alors même que dans ces siècles, les best-sellers étaient écrit par… des femmes. "



j'avoue m'etre concentré sur l'intro et la conclusion, pardon ^^ la lecture m'a parue trop longue pour un dimanche soir mais je l'ai gardé sous le coude pour plus tard.


mais donc du coup, de ce que vous en dites... ca ne fait visiblement que confirmer mes propos sur l'absurdité de ce qu'est devenue notre langue francaise depuis l'apparition de... l'académie francaise ! une bonne tripotée de couillus bien retrogrades qui ont voulu imposer l'usage d'une langue aux règles imposées et intangibles.

en tout cas, ça m’intéresse d'autant plus de creuser votre article du coup. parce que je ne connaissais pas toute cette histoire, et que je suis friand de connaissances.


la connaissance, c'est la conscience. et la conscience, c'est toujours le premier rouage nécessaire de la lutte.

et puis j'y pensais meme pas parce que je l'execre et que j'en veux surtout pas comme présidente mais... meme les fachos sont prets a elire une femme présidente, c'est dire si les mentalités ont évolué !

cela étant dit, je ne nie pas les difficultés évidentes qu'ont les femmes pour acceder a certains metiers, encore aujourd'hui. mais je pense que précisément, il faut se battre contre tout ce qui peut encore nous rendre inégaux face au monde du travail, et que c'est ensuite que la langue s'y accomodera, toute seule. si on ne se bat que contre les effets de la discrimination, plutot que contre ses causes profondes, on ne fait que mettre un pansement sur des plaies ouvertes

Accéder à certains métiers, se diriger vers certaines voies professionnelles, gagner moins que les hommes, penser qu'il est plus "naturel" pour elles que pour les pères de s'occuper des enfants, de faire le ménage ou les courses, etc.


Je suis d'accord avec vous, il faut se battre contre tout ce qui nous rend inégaux, dans le monde du travail comme ailleurs. Ce n'est pas parce que j'argumente pour l'utilisation de l'écriture inclusive que je pense que cela résoudra tous les problèmes. Loin de là. Mais l'un n'exclut pas l'autre.


PS : il faudra que vous m'expliquiez ce que serait une bonne candidate de gauche ? ;) Dans des genres différents, est-ce que Nathalie Arthaud ou Sandrine Rousseau n'en sont pas ? S'il n'y a pas de première ministre ou de présidente ce n'est pas à cause du sexisme de la langue, mais ce n'est pas non plus parce qu'iln'y a pas de 'bonne candidate'.


nathalie arthaud faudrait déjà qu'elle veuille être présidente elle même... je vous rappelle que le propos de son parti c'est de dire "on est pas la pour que vous votiez pour nous mais pour que vous entendiez notre voix et que vous nous rejoigniez dans les luttes syndicales"... donc bon. c'est deja etonnant qu'elle aie des voix


pour ce qui est de sanrine rousseau, il s'en est suffi d'un cheveu... et c'est bien dommage. mais ce qui a pêché n'est absolument pas le fait qu'elle soit une femme. mais le fait qu'il y aie bien trop de CSP+ libéraux chez EELV.


et je vous renvoie a la reflexion que je me faisais a moi meme : on en oublie Mme Le Pen et ses trop jolis scores, a trop reflechir a gauche...

Ma question était plutôt rhétorique, c'est bien sûr beaucoup plus compliqué que cela. Je réagissais juste sur le "une candidate qui ferait candidate", qui pour moi ne veut pas dire grand chose. De même pour un homme d'ailleurs.

en fait ce que je cherchais a dire c'est que c'est pas sur sa feminité que sa candidature a bloqué, mais sur son manque de gauchisme. c'est sur qu'a l'ecrit on entend moins que je souligne le "de gauche" a la fin de la phrase.

tout comme pour rousseau, c'est son excès de gauchisme dans un cadre tristement trop a droite.

et pour ce qui est de s'occuper des enfants je plaide non coupable. en tant que trop souvent chomeur je me suis occupé de mes enfants largement autant que leur mère. en tout cas tout le temps qu'elle a bien voulu de moi a leurs côtés. mais il y a la aussi des choses a revoir. au niveau des droits du pere vis a vis de ses enfants... au niveau du droit a pouvoir etre en famille. trop peu de congés paternités, trop peu d'espace pour lui permettre d'etre présent pour ses enfants et de lier ce lien necessaire, vital.


j’espère que vous en conviendrez aussi.

En réponse à Ghis

J’emploie volontiers le féminin des mots qui n’en ont pas eu pendant un temps (autrice par exemple). Ca facilite la vie quand on doit rédiger un texte sur l’oeuvre de Juliette Lambda, parce qu’avant ce n’était pas simple de jongler entre les «elle» et les «il» selon que précédemment on l’avait désignée comme «Juliette» ou comme «l’auteur».

Dans votre exemple des écrivains (ou des chercheurs, ou des dirigeants politiques], c’est délicat, parce que deux phénomènes se superposent comme le note beren57: longtemps, la condition des femmes a été telle qu’elles étaient fortement sous-représentées dans ces catégories. Si on vous demande de citer des écrivains ou des scientifiques du passé, les noms de gens célèbres qui vous viendront facilement à l’esprit seront des noms d’hommes. Donc, en effet, si on souhaite pousser ses interlocuteurs à penser qu’il y a eu aussi des femmes de lettres, il est préférable d’utiliser le doublon «écrivains ou écrivaines».

Si aujourd’hui, on sonde le public pour savoir qui ils aimeraient que Macron choisisse comme premier ministre, il vaut mieux dire «premier ou première ministre» parce qu’il est arrivé une seule fois que ce soit une femme, si bien qu’il est bon de faire un pas pour activer l’idée que le prochain premier ministre pourrait être une femme si on veut éviter que la formulation de la question biaise les résultats obtenus.

Si on fait un sondage «Qu’attendez-vous que fasse la RATP pour mieux répondre aux besoin de ses usagers?», il est inutile d’écrire "usagères et usagers", tout le monde comprend que la question concerne les gens qui prennent le métro quel que soit leur sexe.

En résumé. À mon avis, il est justifié dans certains cas de prendre des précautions pour que les interlocuteurs comprennent que les femmes aussi sont concernées. Il est totalement injustifié de prendre prétexte de cette prudence nécessaire pour doublonner ou pointmédiantiser systématiquement les texte chaque fois qu’apparaît un mot qui existe au féminin et au masculin.

zozette : "de refuser une vision du monde" 

rien que ça.


Pour moi dire "abonné.es", et je pense donc aussi pour zozette, est aussi un refus d'une vision du monde. Je comprends sa réaction et le déroulé de ses arguments comme un refus de ce refus.


La majorité n'a pas d'avis, et non pas la majorité est contre comme le voit un regard partisan. Pour moi c'est le signe que ce n'est pas dérangeant à lire. C'est le principal. Mais nous ne sommes pas une population de lecteurs représentative. 

Personnellement mon inquiétude est pour les personnes qui lisent avec difficulté, pas très présentes ici, de celles qui prononcent "an" à la fin des verbes à la troisième personne du pluriel de façon irréductible. Comment gèrent-elles ce é.es? Qu'elles soient agacées, je le comprendrais mieux que l'agacement de zozette, qui revient à s'inquiéter pour les masculins du peloton qu'ont plus le droit de dévisser le bouchon de la chambre à air des filles. 

il y a quand meme un truc qui me gene, désolé de me réinviter dans le débat...


vous dites vouloir lutter contre les règles absurdes qui ont été imposées par l'académie française au moment de sa création. mais pour cela, vous voulez que cette même académie francaise ponde une nouvelle regle absurde allant dans l'autre sens ? y'a pas une incohérence dans le propos ?


mais meme sans aller jusqu'a ce petit pinaillage un peu pour la marrade je dois bien l'admettre, il n'empeche... vous luttez pour l'égalité, n'est-ce pas ? dans ce cas pourquoi tenez vous a ce point a ce que les différences entre les femmes et les hommes soient marquées, visibilisées, appuyées ? la lutte pour l'égalité n'est-elle pas plutôt la recherche de nos similarités, de nos convergences, de nos ressemblances, pour les utiliser comme appui pour former une cohésion d'ensemble a la société ?

Vous voulez que cette même académie francaise ponde une nouvelle regle absurde allant dans l'autre sens ?

Je ne vois pas comment j'aurais pu dire cela. Je n'ai aucun respect pour l'académie française et je me fous pas mal de leur opinion.
(je ne sais pas si l'académie est abordée dans cet extrait, que je n'ai pas revu, mais sur l'orthographe, je vous conseille cette vidéo si vous ne connaissez pas, l'orthographe comme instrument de pouvoir, notamment par l'académie, même si ce n'est pas le sujet principal est bien expliqué : https://www.youtube.com/watch?v=5YO7Vg1ByA8



Et indépendamment de l'académie française, je n'ai jamais parle d imposer quoi que ce soit, j ai simplement voulu rappeler les bonnes raisons de l utiliser a mon sens. Chacun.e fait comme il ou elle veut. A priori il y a un impact politique à l'utiliser, donc je le fais (et pas de manière systématique, le côté exhaustif ne m'intéresse pas). Par contre je trouverais bien qu'elle soit davantage utilisée et mise en avant, alors que quand je lis les réactions à ce qui n'est qu'une manière d'écrire, je suis étonnée de tant de rejet.

Concernant la visibilité des différences, c'est un des arguments donnés par zozette, je ne vois pas quoi répondre de plus. Pour moi c'est exactement l'inverse, rendre visible le féminin, c'est utiliser la langue pour que tout le monde puisse se sentir concerné.e, je trouve cela plutôt rassembleur.

Et pour "lutter pour l'égalité", pourquoi il faudrait gommer les différences ? On parle d égalite des droits, pas de ressemblances. 

Si je dis "Vous Français, femmes et hommes, petits et grands, jeunes et vieux, noirs et blancs, vous avez tous les mêmes droits", vous trouvez que je divise plus que si je mets "Vous Francais, vous avez tous les memes droits ?" Pourtant j ai rappelé les differences (meme s il serait impossible de toutes les lister)

Si je dis "Vous Français, femmes et hommes, petits et grands, jeunes et vieux, noirs et blancs, vous avez tous les mêmes droits", vous trouvez que je divise plus que si je mets "Vous Francais, vous avez tous les memes droits ?" 


précisément, oui. plus on compartimente, plus on invisibilise, selon moi. vous avez oublié les asiatiques dans votre liste. les arabes. les hindous. les handicapés. et bien d'autres.... vous voyez ce que je veux dire ?


il en va de même au niveau des droits. plus on combat pour les droit des femmes et uniquement le droit des femmes, moins on combat pour l'égalité. on fait acquérir un peu plus de droits (quand y arrive) aux femmes. et a elles uniquement. et il en va de même quand on milite pour les droits de n'importe quelle autre communauté qu'on cherche a faire bénéficier d'un peu plus d'"égalité". et pendant ce temps, pour tous ceux sur qui le projecteur médiatique de l'égalité n'est pas braqué, les droits stagnent. voire régressent.


ce n'est pas comme ca que je concois le combat pour l'égalité, pour ma part. pour moi c'est un combat commun a tous les marginaux, les exploités, les misereux, les guignols, les fonds de classe a l’école. toute la liste de l'affiche de la campagne presidentielle de coluche, si vous vous en souvenez. et c'est pas en le faisant éclater entre petites chapelles de mis de coté "pour telle raison" qu'on le fera avancer. loin de là.

tenez, par exemple, ma petite remarque sur les droits parentaux qui devraient peut etre avoir un petit ravalement de facade pour donner un poil plus de place au pere... ca vous a pas marqué ? personne y a fait gaffe. pourtant si on veut parler d'egalité hommes femmes... eh ben ca fait aussi partie du sujet, non ? ou bien le sujet ce n'est que ce qui va dans un sens favorable aux femmes ?

Le père a moins de droit que la mère?


Je ne comprends pas qu'on récupère la demande légitime d'égalité des droits pour les femmes, pour revendiquer des droits masculins. 

Que les hommes revendiquent en leur nom, pas de problème, mais pas dans une rivalité affichée envers les femmes. C'est exactement le problème subi par les femmes, une mise en concurrence, et ce n'est pas de leur fait à elles. J'ai mille exemples. 


On sait bien que une grande proportion d'hommes, de tout niveau de revenus, revendique surtout le droit de ne pas payer, pour l'éducation de leurs enfants... Commençons par résoudre ça. 


Pour l'égalité professionnelle, vous diriez aussi qu'il faut veiller à ne pas léser les hommes? 

je dis que le père a moins de congés paternité que la mere, par exemple, et que c'est pourtant important qu'il puisse avoir sa place auprès de l'enfant, lui aussi. et pourtant je n'ai pas eu a m'en plaindre pour ma part, j'etais chomeur au moment de la naissance de mon second enfant donc du temps, au contraire, j'en ai eu, et je sais que ca a été très bénéfique pour notre relation, du coté de ma fille comme du mien.


par contre ca n'a été possible qu'avec mon second enfant. parce que pour le premier comme pour la troisieme, ca a été toute une autre affaire, dont je vous épargnerai les détails parce que ce serait long. mais pour la faire breve, la mere s'est barrée en ne donnant plus signe de vie ni coup de fil ni rien, et ce sans me donner la moindre putain de raison, aussitôt enceinte. pour le premier, elle a fini par revenir auprès de moi. il avait alors six mois. entre temps je n'avais eu aucune putain de nouvelle, je n'ai meme pas été prévenu de sa naissance.


pour la seconde on a du passer par les tribunaux. je demandais la garde partagée de mes enfants, au moins pour ce qui est des ainés, une semaine sur deux. j'habitais desormais un appart suffisament grand pour les accueillir, j'avais un boulot, j'avais ma famille a mes cotés, j'avais tout ce qu'il fallait pour et ils le desiraient eux memes. de toutes facons ca ne leur changeait rien d'autre que le sens dans lequel prendre leur bus en fin de journée. je souhaitais également voir la petite derniere, que je n'avais meme pas pu voir naitre, au moins une apres midi un week end sur deux. la mere n'etait pas d'accord et faisait d'autres demandes.


techniquement c'est simple non ? on va voir un juge, il juge. il tranche. bon ben on a été voir un juge, y'a des gens qui sont venus inspecter chez nous, interroger nos enfants, ca a été bien stressant pour tout le monde et ca a bien augmenté encore plus les tensions entre la mere et moi, et au final... eh ben on nous a dit qu'il fallait qu'on arrive a trouver un accord. et que tant que ce serait pas le cas moi je n'aurais le droit de voir ma fille que dans un espece de centre dégeulasse ou on se sent en prison, ou on ne peut voir son enfant qu'une petite heure par semaine, et uniquement a condition que vos horaires de boulot soient bien fixes hein. surtout pas de planning différent chaque semaine ou bien ils savent plus gerer votre cas et vous avez plus qu'a croiser les doigts pour que l'heure que vous avez reservée dans leur centre de merde trois semaines avant coincide avec le planning du boulot qu'on vous donne deux semaines a l'avance, lui par contre... 


ou sinon, rien a voir avec mon propre cas, mais parlons du type avec qui la mere de mes enfants est depuis. son cas est encore pire que le mien. parce que lui, la mere de son premier fils, elle a fait apprendre par coeur a son fils de 6 ans un discours pour le juge a base de "papa me tape". et ca a marché ! suppression immédiate de tout droit de visite. du jour au lendemain. sans meme une enquete.


bref, oui, y'a des trucs a revoir pour le droit des peres oui.

pour la fin de ma propre histoire, qui manque quand meme un peu....


il sen est fallu de deux ans de loooongue attente, avant que je puisse voir ma petite derniere un week end sur deux et la moitié des vacances scolaires, comme les ainés. bien sur, au bout de deux ans que mon ex me proposait au moins que je puisse la voir elle dans d'autres conditions que ce centre de merde, j'etais pret a ceder sur tout. du coup, bien sur, elle a toujours la garde exclusive des deux ainés. sauf mon super droit de visite une semaine sur deux et la moitié des vacances scolaires...


oh ! et bien sur, le petit bonus, c'est que du coup, elle elle a le droit a touuuuuutes les allocations familiales. familles nombreuse, mere isolée, prio sur les hlm, tout... moi j'ai droit a aucune aide pour mon appart qui n'est pas un HLM, et la prio pour un "célibataire sans enfant a charge" qui demande un trois pieces minimum.... vous pouvez imaginer qu'elle est inexistante. pareil a la caf.

bref tout ca pour dire : j'ai du me battre toute ma vie pour avoir le droit de pouvoir voir mes enfants, simplement.


pour leur mere, c'est simplement un droit naturel et qui coule de source. que personne ne remet en question, jamais. peu importe a quel point la mere peut etre nocive pour les enfants d'ailleurs, dans certains cas. et pourtant y'en a d'autres, des peres dans mon cas ! mais d'asso, de lutte, de revendication publique... vous en avez vu beaucoup ? moi j'ai entendu parler que de deux trois peres qui s'etaient plantés en haut d'une grue y'a une bonne quinzaine d'années, et encore ca avait pas franchement été très relayé, ni très pris au serieux. quand a des reformes ? pfouh... un jour peut etre hein ?

et puis devoir toute ma vie cocher la petite case "sans enfant" alors que j'en ai trois, je l'ai un peu mauvaise voyez... surtout quand je vois les droits a la retraite dont je serai privé en plus des droits aux allocs dont on me prive deja. pourtant... aucune raison specifique que mes droits retraite j'en sois privé non ? je veux bien entendre le "c'est elle qui les a le plus souvent, c'est elle qui a les ronds" dans le cas des allocs, meme si ca m'empeche pas de devoir en trouver un, moi aussi, d'appart, mais pour la retraite ? quelle foutue raison ce coup ci ?


d'autant que c'est pas comme si je m'en occupais pas de mes enfants. ils en passent beaucoup, du temps, chez moi. meme quand c'est le tour de leur mere de les avoir. soit parce que ca l'arrange de me faire garder la petite parce qu'elle bosse, soit les ados qui preferent etre chez moi au calme... y'en a des repas, des couches, des merdes a acheter, sans un putain de centime d'aide de qui que ce soit pour ca ! meme pas de leur mere...

Ce n'était qu'un exemple, j'essayais d'illustrer ce que je voulais dire, que les différences ne sont pour moi pas une manière de diviser, elles sont riches (et belles) et il ne faut pas les gommer.


plus on combat pour les droit des femmes et uniquement le droit des femmes, 

... 

il en va de même quand on milite pour les droits de n'importe quelle autre communauté


Je ne vois pas pourquoi "combattre pour les droits des femmes" serait égal à combattre "uniquement" pour le droit des femmes. Et je rappelle que les femmes ne sont pas une communauté, mais la moitié de la population. 


j’évoque ici le combat associatif militant. quand on fait partie d'une association féministe on est pas la pour réfléchir aux droits des musulmans, ni des handicapés, ni des.......


on est la pour réfléchir qu'aux femmes. et a leurs droits manquants a elles. pas au reste de la population.


bien sur que les différences existent et qu'elles nous enrichissent et qu'il faut aussi les célébrer et les revendiquer, il n’empêche, si vous voulez lutter pour l’égalité, il vaut mieux le faire tous ensemble que chacun pour soi.

Merci !

J'aurais aussi été intéressée par quelques infos sur la participation aux forums.

De plus, c'est un détail et je ne suis pas une forcenée, mais j'apprécie l'utilisation de l'écriture inclusive (qui peut prendre la forme de "celles et ceux"), même ponctuelle par plusieurs personnes de la Rédaction.


> Cet homme est engagé politiquement et adhère au parti La France insoumise.  


Oh-mon-dieu-mais-quelle-surprise-qui-aurait-pu-le-deviner-à-la-lecture-du-forum.


> Mais vous consultez aussi deux figures de YouTube : Thinkerview, et Usul.  


Faudrait quand même qu'on se sorte les doigts pour aller chercher un peu ailleurs, parce que le premier reste problématique (en plus d'avoir un animateur bête à manger du foin) ; et le second, quoique intéressant, n'est pas avare en raccourcis, et ne fait pas beaucoup d'efforts pour réfléchir ses biais et ses certitudes.

J'imagine que youtube doit pulluler de contenus d'analyse politiques de particuliers plus profonds et mesurés que ça, mais aucune idée d'où les trouver.

Ah le bonheur des enquêtes...!


Juste dommage de constater les multiples biais induits dans votre questionnaire. 

Si cela vous apporte une image de vos abonnés, elle ne sera que celle recherchée


Cette enquête a t-elle été analysée par Jean-Lou Fourquet  ?  ;-))



Je corresponds en tout point à vos abonnés si ce n'est que je suis UNE FEMME ( ni non-binaire, ni je ne sais quoi d'autre). Je suis très vexée par ce résultat si sexiste!

Ce que la FI vient de réussir en passant outre les différences , est magnifique , splendide , spectaculaire , génial , fantastique , bon après vous prenez le dictionnaire de synonymes , et ils ont fait ça juste en définissant l'ennemi prioritaire !

J'ai beau chercher , je n'ai pas trouvé la catégorie " Vieux con "  à laquelle je crains, de plus en plus,  appartenir ....

Intéressant , mais j'y suis pas ... Je suis un clandé! J'aurais bien aimé savoir , combien de vaccinés , combien aujourd'hui regrettent , combien de noir, combien d'arabe ,ce genre de truc , allez je vous taquine ...

Finalement, est-ce que les lecteurs d'arrêt sur images ne sont pas à votre image ?

merci pour ce retour!


Je rejoins certains commentaires, concernant les catégories socio-professionnelles et les tranches d'âge ça aurait été pertinent d'affiner. 


Il y a visiblement beaucoup d'enseignants (dont je suis) parmi les lecteurs, mais ce n'est pas la même chose d'être enseignant agrégé du secondaire ou enseignant dans le primaire. Les salaires sont très différents. Et la catégorie CSP n'est pas la même selon qu'on est dans l'un ou l'autre (dans le secondaire c'est CSP+, et pas dans le primaire)

Cela vaut également pour d'autres professions.


Idem pour les tranches d'âge, il me semble que c'est plus pertinent si c'est moins large. 


Enfin comme d'autres je m'étonne de la prédominance du mâle blanc citadin de 50 ans et plus. Comment faire pour attirer plus de femmes? Plus de jeunes? Plus de personnes hors des centres urbains? 


Dans ma cambrousse je parle de vous dès que je peux, j'offre des articles et je vante votre travail. La vie à la campagne est surtout rythmée par la PQR, et l'étroitesse de son propos (la dépêche du midi par ici, c'est assez triste). Et je me rends compte que peu de gens autour de moi connaissent votre travail, ou se questionnent sur le rôle et la place des médias, pourtant influents. 


Vous faites un travail d'utilité publique, qu'il est important de diffuser largement :)

J’espère que vous allez réussir à tirer des enseignements de ce questionnaire, malgré son flagrant manque de rigueur. (Est-on sûr qu’aucune personne de la catégorie « employé » ne consulte ASI ? 🙄)


Je pense que vous le savez déjà, il aurait fallu des questions rigoureuses concernant les CSP, les classes d’âge (il est comparé des tranches de 9 ans de jeunes, comparées à des tranches de 14 ans de plus vieux. Alors qu’il y a déjà dans la population française un déficit des 22/32 ans 🙄), le nombre de citadins qui sont factuellement plus nombreux en France, etc.


En bref, je me demande si vos résultats ne sont pas tout simplement ceux de la population générale :

- française, qui est citadine, diplômée et vieillissante

- de l’internet (plutôt masculine ?)


Ça m’intéresse de savoir ce que vous ferez des infos (le plus important de votre enquête 👍🏻) concernant les engagements militants ou autres, et les consultations des médias. En tout cas, on vous soutient. :)

Sans l'intervention du Cabinet Mc Kinsey, peut-on considérer que cette étude est sérieuse ? 

Merci pour le suivi du sondage et le partage des résultats! C'est très apprécié! :-)


Petite question pour l'avenir : la retraite approchant à grand pas pour DS (selon ses mots sur le plateau de Canard PC), l'équipe d'ASI réfléchit-elle à une façon de remplacer sa fameuse chronique du Matinaute?

Je m'interroge car, d'après les résultats de la consultation, nous sommes nombreux.ses à lire cette chronique chaque jour.

C'est un format exigeant, mais peut-être qu'une formule à plusieurs est envisageable. Autrement dit, l'équipe pourrait se répartir les jours: le lundi c'est A, le mardi c'est B, etc.


Merci beaucoup d'avoir partagé les résultats détaillés de l'enquête ! C'est très intéressant mais j'étais déçue de voir que les 25-34 ans et les femmes sont fortement minoritaires parmi votre public alors que je suis sure que vos contenus les intéresseraient tout autant. Raison de plus de continuer à parler de vous autour de moi !

Signé: une fière abonnée minoritaire ;) 

Avec des lecteurs aussi âgés dont moi, il était temps de renouveler l’équipe :)

Je n'arrive pas à voir dans ce marc de café. Je ne peux pas me détacher des 0,9%. Le chat qu'on croit couché sur le clavier pour embêter le monde, finalement? Et les retraités ont perdu tout niveau d'études. Et les études sup accointées d'office avec la richesse culturelle, avec le niveau économique. Bon je suis réfractaire aux classements. 

Mais je vois hein que sans ça, on sait pas qu'il faut aller plus vers les étudiants, les jeunes, ... 

Bon, il y a es choses qui ne m'étonnent pas

D'abord que je ne coche pas la majorité des cases hormis celle du niveau d'éducation et de la grande ville même si elle n'a pas été citée

Ensuite que le milieu ouvrier est pour ainsi dire pas représenté


Ce qui m'étonne, c'est twitter, sa prépondérence

et comme je n'aime pas être stéréotypé, ce n'est pas demain que je vais tweeter


et en même temps j'aime bien le confort d'alcôve d'@SI, un peu comme se retrouver au pub, ou au café ou au bar de Horace and Pete

Merci beaucoup pour ce retour !

Pour ce qui est de la praticité du site, un mode sombre pour les articles (qui existe déjà pour le club indé par exemple) est une vraie nécessité pour les personnes souffrant de fatigue oculaire, de corps flottants (corps dans l'oeil visibles sur fond clair très présents chez les myopes et très gênants), etc. 

Ce serait vraiment appréciable que vous le mettiez en place.

Bon du coup on appelle emmanuel todd pour qu'il nous fasse une petite analyse a posteriori ?  @si, un lectorat bourgeois ? 



Ah ah ! On ne pourra plus me reprendre quand je dirai que la sociologie d'@SI est très majoritairement CSP+ !!!  ;-p

peu surpris de ne pas faire partie du panel type. j'ai l'habitude. si je suis un mâle de 40 ans qui vote a gauche quoi :p


bon on se la fait quand la commu ?

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