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Première crise pour Blast, le média de Denis Robert

Maxime Renahy, co-fondateur de Blast, claque la porte du nouveau média. Il met en cause Denis Robert et Élise Van Beneden, deux piliers de la jeune entreprise, accusés d'avoir voulu faire entrer au capital un financier soutien d'Arnaud Montebourg.

Commentaires préférés des abonnés

Comme toujours dans ce genre d'histoire, difficile de savoir où se situe la vérité.
On notera tout de même l'étrange argument des membres de Blast concernant l'écart entre le salaire le plus haut et le plus bas : "oui, on permet que l'écart max de sal(...)

Je me suis laissé dire que Renahy avait effectivement présenté une enquête trop faible, qu'il s'est vexé et a immédiatement cessé tout échange avec les personnes de Blast... Bref, une guéguerre d'égos un peu pathétique.


Concernant le financement de Bl(...)

La capacité de la gauche à s'autodétruire est fascinante.

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et donc je retire mon soutien à .....Arrêt sur image

J'aime bien Denis Robert ( je l'ai soutenu pendant Clearstream I et II) mais il ne s'agit pas d'aimer ou non dans cette Affaire Blast. Car ce qui est en cause ici c'est "Comment faire vivre un Media indépendant ?" Pas une petite affaire. Et une vraie question. 

Dans ce conflit j'écarte d'emblée les inimitiés personnelles. 


Il s'agit plutôt pour moi de différences fondamentales dans l'approche de ce que doit être un média indépendant.


Du côté de Denis Robert, la position est claire : " Citez-moi un média en France qui ne vit pas ou n’a pas vécu grâce à l’argent de mécènes ou de riches propriétaires ? Blast est aujourd’hui un de ceux-là"

Donc Blast va vivre de mécènes. 

Mais on peut se demander si on peut parler de mécénat en général et mettre sur un pied d'égalité le citoyen qui met 50 euros avec ce mécène (type Hervé Vinciguerra) qui est prêt à allonger des sommes qui vont au-delà de six chiffres ?


Denis Robert s'explique : "Peut-être suis-je un peu trop naïf dans ma relation aux autres ?". Je reviendrais sur cette naïveté (qui n'a rien d'un trait de caractère psychologique pour moi mais d'un positionnement politique). "Relation aux autres". Là aussi, Denis Robert  mélange tout sans distinguer. "Les autres" cache les... différences entre les "autres". 

Denis Robert naturalise "les autres" et là est sa faiblesse : il mélange le donateur à 10 euros avec le donateur à 100.000. Du coup, il accepte sans ciller la présence d'un milliardaire "généreux", "sympathique", présenté par une amie en qui il a confiance (Dir d'Anticor).


Il aura fallu qu'un Maxime Renahy mène son enquête sur le bonhomme qui a des comptes au Luxembourg entre autres pour que - lors de cette réunion générale de Blast - ô surprise, la totalité (moins le seul Denis Robert) refuse ce système d'allégeance.


Je note ce que dit Denis Robert : "J’y ai défendu mon point de vue qui était d’accepter un don sans aucune contrepartie". Or ce "sans contrepartie" n'est pas si simple à faire avaler puisque dans le mail du 11 décembre, Denis Robert écrit :( ce sont ses mots) "A charge pour nous, sur les sujets que nous avons évoqués, de te tenir au courant via Maxime à intervalle régulier (une fois par semaine par exemple). Tu pourrais ainsi suivre l’évolution de nos enquêtes…" 


Je souligne la dernière phrase très inquiétante car, là, un mécène de ce type, aurait donc droit à être mis au courant des développements des enquêtes de Blast ? Ce Hervé Vinciguerra attendrait - paraît-il ( source : Juan Branco)- des enquêtes sur Hidalgo et Drahi. Perso je me demande bien pourquoi ? Une réponse dans les prochaines semaines ? 


Je note aussi qu'Hervé Vinciguerra n'est pas n'importe qui : il connaît Bernard Arnault (a fait des affaires avec lui - vente d'un Chateau). Quand on sait le rôle des Arnault-Niel dans la promotion 2017 de Macron, on peut s'interroger sur cette tentative d'entrisme d'un mécène supporter de Montebourg candidat 2022 qui serait (lui et d'autres) très contents des 5% de Montebourg, 5% qui manquerait à-qui-vous-savez pour un (hypothétique) second tour.


Donc on a Denis Robert "largement mis en minorité" (Dans son intervention sur You Tube il lâche avant de se reprendre: "J'ai eu toute l'équipe contre moi"). Et ça pose quand-même un sacré problème le fait que le Directeur de Blast soit "largement mis en minorité" sur le sens premier, sur LE fondement même d'un Media qui se veut indépendant ! (Mécénat ou non ? Présence de gros investisseurs ou non ?).


 Ironie cruelle : Blast se veut, à l'avenir, un site qui incite à des investigations et là, aux tout premiers jours de sa naissance, on donne l'aval - sans précaution aucune, sans investiguer - à un donateur sur sa bonne bouille sympathique.


Je ne sais pas qui est vraiment Maxime Renahy ( oui il n'est pas journaliste, oui il a travaillé à la DGSE) mais sur ce coup je salue son reflexe d'aller voir qui etait ce bonhomme, premier financier. 


"Peut-être suis-je un peu trop naïf dans ma relation aux autres ?" avait écrit Denis Robert. Rien d'une simple naïveté. Juste une vision du monde des medias indépendants (avec mécènes milliardaires) qui est sujet à caution. Et qui n'a hélas pas (tout le monde s'en fout  ! :-) mon accord.


Fidèle d'ASI, j'attends, je l'avoue, une mise à jour de cet article avec les derniers éléments. Si je puis me permettre, l'article a été rédigé un peu vite. Dès le lendemain Denis Robert répondait point par point, clairement et précisément, en ayant même reconnu que lui aurait accepté le mécénat de Venceguerra,  mais qu'il s'était effacé devant le refus majoritaire de l'équipe (comme quoi, un patron véritablement démocrate, ça existe!) Et il en a encore parlé hier soir, sincèrement, en toute transparence, pendant le live de BLAST. Quant à Rénahy, il bloque systématiquement tous ceux (j'en fais partie) qui tente de parler et de comprendre pourquoi il a tenté de discréditer BLAST et Anticor. ALors, en bon Média, s'il vous plait,  faites un 2ème article ou, à minima, un addendum à celui-ci. Cela ma parait la moindre des choses. Bien à vous ASI, à qui je garde toute ma confiance. 

Sur le même thème, Serge Faubert annonce son "départ" de leMediaTV sur Twitter : 


Serge Faubert
13 mars, 18:17
Certains d'entre vous suivaient mes chroniques politiques et mes reportages sur le Média TV. Ils ne pourront plus le faire. Les manquements graves et répétés de mon employeur à ses obligations ont fini par rendre impossible la poursuite de notre collaboration. Il appartient désormais au Conseil de Prud'hommes de trancher.
Le Média se targue de défendre les travailleurs. Il devrait déjà commencer par cesser de piétiner le droit du travail...

Maxime Renahy a publié sur sa page Facebook ce mail de Denis Robert à l'attention d'Hervé Vinciguerra. Chacun se fera sa propre opinion :


De: "D. Robert" <@.com>
Objet: Rép : 1984 - les français ont le cerveau lavé.
Date: 11 décembre 2020 à 11:56:14 UTC+1
À: Vinciguerra hervé <@.fr>
Salut Hervé,
J’ai regardé Mal-traités (il me reste 20 minutes). C’est effectivement très bien…
Je t’appelle toutal, mais j’ai un peu réfléchi à notre discussion d’hier…
Et j’ai eu Maxime ce matin.
J’ai surtout besoin d’un coup de pouce au début…
 On va lancer une souscription en janvier qui je l’espère va nous rapporter au moins 500 000 euros…
Là en ce moment en caisse j’ai 100 000 et j’en attends encore 50 000 avant la fin du mois.
J’attends les retours de deux autres mécènes
Et la banque postale va nous prêter (j’espère) autour de 200 000
On va aussi gratter quelques aides publiques pour la création d'entreprise
J’aurais besoin assez vite de louer des locaux, d’acheter du matériel et d’embaucher
Pour te donner une idée, un salaire net de 3700 (sur 13 mois, obligation des CC journalistes) coute 7176 en brut, soit 57408 pour 8 journalistes…
Pour partir sur des bases solides, je te dis ce qui me conviendrait.
En don ou en acquisition de parts sociales entre 150 et 200 000 au départ
Puis entre 20 et 40 000 par mois…
A charge pour nous, sur les sujets que nous avons évoqués, de te tenir au courant via Maxime à intervalle régulier (une fois par semaine par exemple).
Tu pourrais ainsi suivre l’évolution de nos enquêtes…
On ajustera ensemble pour la suite
C’est une base de discussion…
Tu me diras…
Je t’appelle dans une heure?
Amitié

"Tu pourrais ainsi suivre l’évolution de nos enquêtes… " Argggh ! 

Exactement, ça n'est pas neutre du tout.
Dans le monde des puissants, l'information vaut de l'or. Trois quarts de million (ce qu'il voulait filer à AntiCor au départ), c'est un petit investissement pour un milliardaire ou quasi-milliardaire.

https://www.facebook.com/serge.faubert1/posts/10225239926608150

Et quid des conflits avec/de Serge Faubert dans le média ?

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Ceux qui accusent ASI d'avoir pris trop vite position peuvent lire cet article du Média sur le fameux donateurs plus vraiment anonyme.

J'ai connu Blast à la suite d'une émission de ASI, visiblement il décide de fermer le dossier avec fracas ... Du coup D. Robert envoie une pique contre  Daniel Schneiderman.  Quel gâchis !

Etonnée que ASI ne prenne pas la mesure des niveaux entre les 2 protagonistes. Il s'agit ici de journalisme. Même si M. Renahy connait parfaitement les circuits du blanchiment d'argent il n'en reste pas moins qu'il n'est pas du niveau de D. Robert en ce qui concerne les enquêtes et révélations d'affaires explosives. Son plus grand fait d'arme a été de devenir un informateur de la DGSE qui n'a pas poursuivi avec lui. Peut-être a t-elle vu ses limites ou faiblesses comportementales ? Il paraît probable que D. Robert n'ai pas jugé ses écrits à la hauteur de ses attentes, il est très exigent comme le montre son travail. Ca peut heurter un égo. M. Renahy pourra toujours se prévaloir d'avoir donné le nom du mécène de Blast et d'interpeler ses soutiens sur ses dires. Le problème en fait est sur ses relations entre Blast et le mécène qui par ailleurs soutient Anticor : on fait mieux comme pourri ... Le mécène a t-il réellement un accès aux enquêtes ? S'il s'agit de permettre de favoriser un candidat politique ça pose effectivement un problème. Mais que font les autres médias ? Même Médiapart a poussé la candidature de Macron en 2017 pour "faire barrage à Le Pen " et gratuitement !  Concernant la question des salaires parfaitement détaillés dans les statuts, pourquoi n'est-il pas intervenu lorsqu'il les a signés puisque les plafonds lui paraissent trop élevés ? Son salaire était trop bas ? Aurait-il démissionné s'il avait été du même niveau que celui de D.Robert ?... Voit-il dans cette affaire moyen de se présenter en chevalier blanc ? Ca classe son homme ! Le développement de son site d'investigation montrera sa capacité à se placer dans la cour des grands journalistes d'investigation. S'il a mis suffisamment d'argent de côté il pourra s'auto financer. A moins qu'il passe par Kiss kiss bank bank pour payer la logistique de ses enquêtes et leurs aléas. Bonne chance à lui. Je ne manquerai pas de suivre son travail et ses interventions dans les médias. A commencer par ASI ? ou retour au Média qui perd de l'audience et des "socios" depuis quelques mois ?

J'ai cru voir passer, je ne la retrouve pas, une info prétendant que Serge Faubert avait quitté Le Média. j'en étais bien désolée, je trouve son "Pti coup de Bourbon" tonique et instructif. Mais non, le revoilà après une absence d'un mois. Maladie, congés, il ne s'en explique pas plus, mais remercie tous ceux qui lui ont envoyé des marques de sympathie pendant son absence.  

Quel dommage de s'être précipité si vite à écrire cet article en s'appuyant surtout sur les dires de Renahy, celui qui s'en va en criant au scandale et en accusant Denis Robert des pires maux, sans  attendre et/ou sans rechercher la version de la personne si violemment dénigrée, portant ainsi un tord important à la création d'un nouveau média. Par contre on a la réaction d'un des plus fort opposant à Denis Robert quand il a été viré du Média...

Il faut lire la réponse de Denis Robert donnée un peu plus bas dans un commentaire. Le meilleure dans ASI finalement ce sont les lecteurs qui font des commentaires souvent avisés et mieux informés que les journalistes d'ASI !

Je me demande de plus en plus à quel jeu joue ASI.

Tient, je remet dessous le commentaire que j'ai écrit avec retard ce matin, à propose des Ouïgours et du Grand Soir :


Abonnée à ASI depuis l'arrêt de l'émission sur France 5 en 2007 et malgré certains désaccords, cette fois , j'ai pratiquement honte d'être encore abonnée à ASI.

Jamais je n'aurais pu penser lire sur ASI ce genre de phrase : "Le Grand soir, présenté comme un "site militant d'information alternatif", mélange d'écrits d'auteurs d'extrême droite et d'extrême gauche ". 

Au delà de l'ignorance sur  ce site que cela démontre c'est le fait de répéter sans vérifier des accusations nauséabondes émises par des gens mal-intentionnés et manipulateurs et peu recommandables.

Et tout cet article suit ce même fonctionnement.


Maxime Vias a écrit : "une information est donnée on n’en vérifie pas la source mais les journaux se lisent entre eux, ils la reprennent, les hommes politiques entendant ça, font une déclaration, les journaux se prévalent de la déclaration des politiques et ça tourne en rond et ça grossit et un moment donné un mensonge 1000 fois répété devient une vérité"


ASI prétendait nous permettre de comprendre comment fonctionnent les médias et nous prévenir contre ce genre de "vérité". Il a ici totalement trahie son objectif et c'est d'autant plus grave qu'il leurre le lecteur plus qu'un autre média puisque lui il est censé critiquer les médias qui font ce genre de choses et de ce fait nous inspire plus de confiance.


ASI ne serait plus qu'une tromperie ?

https://www.legrandsoir.info/l-interview-qu-arret-sur-images-a-prefere-ne-pas-faire-lire.html

J'espère que, depuis la parution de son article, Paul Aveline a lu la réponse de Denis Robert. C'est marrant, mais, moi, entre un ex DGSE, un peu beaucoup mercenaire, pseudo chevalier blanc, et le journaliste de Clearstream, je n'ai pas beaucoup de mal à choisir mon camp et où se situe l'honnêteté !  Voir BLAST être obligé de s'occuper de cette vilénie en plein lancement, ça me consterne et j'y vois, surtout, une attaque orchestrée de longue date. Au profit de qui? Là est la question qui ne tardera pas, à mon avis a être "vite répondue"

C'est toujours difficile, ces querelles d'égo.

Ouinnn ! Je veux ma bonne sousoupe.

Nous verrons la qualité du journal par nous-mêmes.


En tant que donatrice, c'est comme quand je donne à Handicap International, je n'attends pas grand chose, mais je peux toujours avoir de bonnes surprises. Et c'est toujours ça de gagné contre les injustices de ce monde.... 


A mon âge, je sais qu'il ne faut pas demander la lune


Ils sont quand même agaçants, tous, soit à :
- se présenter comme blancs comme neige - ce qui entraîne de lourde responsabilités
- dénoncer publiquement et à la moindre occasion les collègues qui ne semblent pas 100% irréprochables - ce qui donne des armes puissantes à l'adversaire

Voire à faire les deux en même temps tout en prétendant l'éviter (Denis Robert sortant du Média)

En effet, on ne sait pas qui croire, les 2 parties sont des menteurs ?
6 000€ net par mois fait de vous quelqu'un de plus riche que 97% de français. Bizarre de rémunérer ses salariés à ce niveau pour un nouveau media pas sûr de durer. J'aurais les boules d'avoir donner pour la création. C'est déjà une bonne raison de démissionner.

"Âprement negocier" un salaire de 2500 € bruts, est le minimum pour un journaliste d'investigation, même sur un site participatif.. Notre Daniel déclarait à Sky de Thinkerview qu'il se versait 4700€. Un salaire correct. Denis Robert est a 6600€, c'est très convenable.

Théophile Kouamouo se rappelle au bon souvenir de Denis Robert


Je suis le seul à trouver cette attitude un peu bizarre, et pour tout dire vulgaire et conne ? Genre je passe par là, et j'ajoute ma couche ...

Le mail que j'ai reçu de Blast disait: 


"...nous sommes au regret de vous annoncer que Maxime Renahy a préféré mettre un terme à son contrat à durée indéterminé avec Blast. Nos chemins se séparent car nous n'avons pas réussi à trouver un accord sur le périmètre de son action. "


Parler de "périmètre d'action" dans le cas qui nous occupe relève  de la malhonnêteté intellectuelle,  de la part de D.Robert, non?

Finalement, si Maxime n'était pas un ex-DGSE ? On voudrait détruire un adversaire que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

Du coup lui aussi va lancer un nouveau média ? 


Toutes ces divisions, refondations, déconstructions, atomisations ... Du très très lourd en approche pour 2022.

Quelle tristesse!....Quelle malédiction sur les idéaux "de gauce"!

C'est à désespérer ....

Pour compléter l'article, un communiqué que Denis Robert a publié dans la journée en guise de réponse :


Bonjour à tous,



Les réseaux sociaux vivent à un rythme qui n’est pas celui de la vérité, ni de la justice. L’entreprise que je construis avec mes amis, Blast, et moi-même, sommes, depuis hier, durement et injustement attaqués par un communiqué publié par un ancien salarié.


D’abord une remarque liminaire : la violence et l’étrangeté de certaines attaques portées par Maxime Renahy, mais aussi par quelques-uns de ses supporters, ne sont pas sans liens avec le succès de la campagne de financement de ce projet de média libre et indépendant. Nous payons ici la rançon du travail réalisé depuis bientôt six mois. La campagne s’achève dans cinq jours. Nous avons de nombreux ennemis. Nous avons surtout de nombreux amis.
Si je réponds aujourd’hui posément à chacune des accusations portées contre moi, je le fais pour ces amis, en me disant que ceux qui me détestent ou crèvent de voir l’engouement que suscite Blast trouveront toujours des raisons de ne pas me croire.


Chacun de mes propos est et sera appuyé par des documents et des témoignages. Et je vais déposer à la suite de ce communiqué, avec mon avocat, une plainte en diffamation. Je ne pensais pas en arriver à cette extrémité, mais on ne me laisse guère le choix, tant les amalgames et les propos ou intentions qu’on me prête, les raccourcis qui sont faits, sont infondés et outranciers, uniquement destinés à porter atteinte à mon honneur et à celui de Blast.
On ne peut pas tout dire et tout sous-entendre, sous prétexte qu’on est vertueux et incorruptible.


Je vais, dans un premier temps, répondre aux accusations les plus graves, puis j’entrerai dans certains détails.
J’ai entamé cette réflexion et ce travail sur la création de Blast au lendemain de mon éviction du Média, où j’ai été licencié sans préavis, ni indemnité, le 15 septembre dernier. Une procédure prudhommale est en cours. Depuis le 1er novembre, je suis inscrit à Pôle Emploi. J’y suis toujours au moment où je vous écris.


Je ne perçois aucun salaire à Blast et il est prévu que mon embauche se fasse le 1er avril prochain.
Maxime, pour justifier sa démission, évoque un problème de liberté. Il n’aurait pas été suffisamment libre d’exercer son travail de journaliste. Et de financement. Nous aurions un financement trouble.
Concernant cette atteinte à sa liberté, l’argument est risible et facilement démontable non par moi mais par toute l’équipe. Maxime le sait bien. Il était parfaitement libre d’écrire sur n’importe quel sujet à condition :
1)    D’écrire ;
2)    de ne pas être diffamatoire et de faire un travail sérieux et documenté.
Ces deux conditions n’ont pas été respectées. Mais malgré cela, nous étions et j’étais prêts à l’aider et nous ne voulions pas nous séparer de lui. Je pensais que Maxime pourrait apprendre et nous apporter des dossiers et des affaires liés à son réseau.


Sur les prétendus problèmes de financement, nous entrons dans un domaine marécageux où Maxime, contrairement à toutes règles déontologiques, a décidé d’enfreindre les barrières de confiance et de confidentialité qu’un journaliste qui se respecte doit porter. Les accusations qu’il porte contre moi et incidemment contre Anticor sont d’une gravité extrême et participent d’un tintamarre politique. Ce bruit et cette campagne visent avant tout à discréditer l’association anticorruption et sa présidente Elise Van Bedenen qui est également membre fondatrice de Blast et avec qui Maxime, prix Anticor éthique lui-même, entretenait des relations amicales. C’est d’autant plus grave que Maxime aurait affirmé à des journalistes détenir des enregistrements de nos échanges privés.


Donc, revenons aux accusations portées par Maxime. Nous serions financés par un milliardaire dont il divulgue le nom et donne le numéro de téléphone aux journalistes. J’aurais accepté que ce dernier supervise le pôle enquête et commande des papiers contre des ennemis politiques. Il soutiendrait un des candidats à la présidentielle, Arnaud Montebourg. Et nous roulerions donc pour celui-ci, ainsi qu’Anticor. Ce milliardaire nous aurait promis 340 000 euros de financement. Voilà le tableau dressé par Maxime. Comme toujours dans ce genre de scénario, certains éléments sont vrais mais tout est faux. La construction forcenée que tente Maxime est fausse et profondément diffamatoire. Elle me porte et porte à Elise Van Bedenen un préjudice grave. Nous n’avions vraiment pas besoin de ce sale coup en ce moment. ? Car c’est un coup d’une bassesse inouïe.


Je ne connaissais pas Elise avant un entretien réalisé avec elle fin juillet 2020 pour le Média. Je voulais mettre en valeur le travail réalisé par Anticor et la générosité de sa présidente. Elise est par ailleurs une avocate spécialiste des prudhommes et quand j’ai eu mes soucis avec le média, je lui ai demandé de me défendre. Nous avons donc travaillé ensemble et assez naturellement -aujourd’hui à la vue des problèmes d’habilitation de l’association, c’était sans doute une erreur- Elise s’est proposé de nous aider bénévolement.


A part Maxime Renahy, qui s’épanche sur mon hypothétique salaire à 14000 euros, nous étions et nous sommes encore tous bénévoles. J’aimerais que chacun garde en mémoire ce fait.


Lors d’une conversation qui remonte au début du mois de novembre 2019, Elise m’apprend qu’un des donateurs d’Anticor, un  homme d’affaires ayant fait fortune en vendant des brevets à Microsoft, aimerait aider davantage les associations et les médias « luttant contre la corruption ». Elle ajoute que cet homme, qui fait un don de 5000 euros par mois à Anticor depuis le 1er janvier 2020 aimerait donner davantage, mais qu’Anticor ne peut accepter pareille somme. Par contre, elle m’invite à le rencontrer. Cette rencontre tombe à point car nous sommes en pleine construction de Blast. Et la coopérative que nous sommes en train de créer aura un collège de mécènes (à mon initiative). Les mécènes n'ont pas de pouvoir décisif. Ils sont membres d'un collège qui représente 10 % des parts sociales totales de Blast et n'ont qu'une voix au sein de ce collège, quel que soit leur nombre de parts. Je reviendrai par ailleurs sur la forme coopérative de Blast et l’absence d’influence exerçable par un mécène. Les documents sont consultables sur le site de la campagne kisskiss pour ceux qui voudraient vérifier.


Je rencontre ce donateur quelques jours plus tard. Nous buvons un verre. Il m’explique sa vision de ce qu’il estime des dérives graves de cet Etat macronien. Il connaît mon travail sur Clearstream et se propose d’aider Blast. Il aimerait financer un pool de journalistes et pourvoir à nos frais de justice. Je lui dis que cela demande réflexion. Et nous nous parlons au téléphone, avant que je provoque une réunion qui aura lieu dans ses bureaux à Paris, le 3 décembre, lors d’un déjeuner auquel participe Maxime et une autre fondatrice de Blast, ainsi qu’Elise qui ne participe pas au déjeuner. Elle fait les présentations et vaque à ses occupations. S’ensuit une discussion à bâtons rompus où chacun exprime son avis et ses projets. Maxime y participe comme nous tous. La discussion est plutôt chaleureuse. Le donateur évoque des sujets d’enquête qu’il aimerait voir traiter. Il est pour moi à cet instant autant un mécène potentiel qu’un informateur car il livre des informations qui méritent d’être suivies et vérifiés. Il évoque effectivement, lors de cet entretien, son amitié pour Arnaud Montebourg. Il nous explique aussi qu’il a des sociétés dans différents pays dont Singapour, Israël, aux États Unis ou à Luxembourg.


Xavier Niel a aussi des sociétés à Luxembourg et il a aidé Médiapart. Cet aide a permis à Médiapart de grandir et de très vite s’émanciper. Ça a sans doute été une erreur de ma part, mais je n’y ai pas vu la marque d’un empêchement rédhibitoire, même si j’étais conscient de la difficulté qui pourrait se poser.


Ce dernier aurait pu investir son argent partout, acheter un yacht ou des voitures de luxe, personne n’aurait rien eu à y redire. Il se trouve que cet homme a fait fortune en vendant des brevets, qu’il investit dans l’immobilier, une petite chaîne de télévision dans le sud de la France ou la sécurité informatique et qu’aujourd’hui il veut lutter contre la corruption. Nous avons eu une première discussion avec Maxime où ce dernier nous a dit son enthousiasme à travailler avec ce mécène qu’il trouvait sympathique. Maxime a même évoqué la possibilité pour lui de travailler, avec des amis chercheurs, dans un programme financé par le milliardaire à une cartographie de la corruption. Nous avons alors convenu que Maxime le reverrait seul et Maxime s’est proposé de vérifier certains des dires. L’homme d’affaires lui avait parlé en toute confiance et n’avait à aucun moment caché le nom de sociétés qu’il possédait à Luxembourg ou à Singapour.


Deux semaines plus tard, nous nous sommes réunis à douze lors d’une visioconférence. Maxime a fait part des informations qu’il détenait et des problèmes pour le lancement de Blast que pouvaient générer les dons de ce mécène. J’y ai défendu mon point de vue qui était d’accepter un don sans aucune contrepartie. Et de rendre ce don public. Je n’avais aucun problème, conscient d’avoir à faire vivre un média, à user de mécénat. Je suis même allé plus loin. Si ce mécène avait voulu prendre des parts sociales, ça ne me posait personnellement pas de problème. Le fonctionnement de Blast fait que le sociétaire qui possède une part ou mille parts a autant de pouvoir. Cela peut sembler compliqué à comprendre, mais c’est ainsi que fonctionne une SCIC.  


Nous avons créé une coopérative sans but lucratif. Aucun dividende n’est versé aux sociétaires, tout ce que nous gagnons sert à payer nos programmes, nos salaires et à nous développer. Ça aussi, retenez le. Et vérifiez le. Les statuts sont accessibles sur notre page KissKissBankBank depuis le début de la campagne.


Il y a eu débat entre nous et j’ai été mis largement en minorité. C’est le jeu de la démocratie, c’est le choix que nous avons fait en créant une société coopérative d’intérêt collectif. J’entendais l’argument de mes collègues qui entendaient les miens. C’était une discussion franche qui pose toutes les questions de l’indépendance des médias. Je ne voyais pas et je ne vois toujours pas le problème d’indépendance posés. Le fait par exemple que  cet homme d’affaire soutienne Montebourg ne nous aurait à aucun moment empêché d’enquêter sur Montebourg. Mais passons, j’ai été mis en minorité. Je l’ai accepté et Maxime Renahy a appelé le mécène pour lui dire que nous refusions ses dons et que nous lui refusions de prendre des parts sociales dans Blast et de devenir sociétaire. Je l’ai ensuite eu au téléphone, il était furieux de cette situation et avait quelques difficultés à nous comprendre. Dans le feu de la discussion, cela devenait un peu surréaliste surtout quand il m’a dit, mais enfin si je veux vous aider, qui peut m’en empêcher ? Je lui ai répondu personne s’il participait à la campagne de crowfunding que nous allions lancer. C’est ce qu’il a fait en nous faisant deux dons de dix mille euros. En tout et pour tout. La campagne se termine dans quelques jours, et contrairement à ce que dit Maxime, il n’y a pas eu d’autres dons que ceux-là. Et Maxime, malgré mes demandes, n’a encore apporté  aucun élément montrant une fraude fiscale de la part de ce mécène.


On était alors en décembre 2020 et la campagne de financement n’avait pas commencé. Nos caisses étaient vides. Nous avons donc ces jours-là discuté ensemble de l'opportunité de prendre ou pas 300 000 euros pour lancer notre webtv. Et nous avons dit non. C’est donc bien normal de discuter avant de refuser cette somme. Ce refus d’ailleurs est loin d’être ordinaire. Peu de média aurait refusé une telle somme. Et citez-moi un média en France qui ne vit pas ou n’a pas vécu grâce à l’argent de mécènes ou de riches propriétaires ? 
Blast est aujourd’hui un de ceux-là.


Si je veux être complet, je dois ajouter que nous avons eu un désaccord de fond avec Maxime quand celui-ci a évoqué le fait qu’il allait se servir des propos que nous avions eu dans notre échange avec cet homme d’affaires pour enquêter sur lui. Je lui ai dit que ce n’était ni moral, ni déontologique. Il avait eu accès à lui, grâce à Elise Van Beneden et à moi. Et que déontologiquement, ce serait une traîtrise que d’utiliser des infos livrées en toute confiance par le milliardaire. Maxime en a convenu et nous en sommes restés là.


Il a été tenu informé du don de deux fois 10 000 euros à la campagne. Ils étaient visibles par tous les contributeurs puisque ils n’ont pas été anonyme. Il a admis devant le groupe que cela ne lui posait pas de problème. Et trois mois plus tard, après avoir âprement négocié son contrat de travail qu’il n’a jamais signé, refusé d’exécuter son préavis suite à sa démission, touché son salaire, son treizième mois, suite au paiement des 3277, 22 € Brut de son solde de tout compte, Maxime nous sort son communiqué.


Je sais que je suis long mais convenez que je suis obligé d’entrer dans ces détails-là.
Je vais être plus bref sur les autres accusations. 


Nous avons un budget prévisionnel à Blast où je perçois effectivement le plus gros salaire. Ce dernier est conventionné et il inclut une prime d’ancienneté conformément à la convention des Journalistes. Je percevrais fin avril et chaque mois suivants 6600 euros brut, soit 4700 euros net. Il n’est pas prévu que je sois augmenté et je ne souhaite pas l’être. La grille des salaires a été communiquée à tous les fondateurs de Blast. C’est transparent. Depuis que j’ai lancé Blast, je n’écris plus et ne réalise plus de films. J’ai perdu en pouvoir d’achat. Mais je ne me plains pas. J’aurai pu gagner beaucoup ailleurs. L’argent n’est pas et n’a jamais été mon moteur ici. Je ne crée pas Blast pour m’enrichir. Mon salaire est moindre que celui que je percevais au Média puisque j’étais embauché sur 4 jours (j’en faisais beaucoup plus et n’ai jamais compté). Là, pour le même salaire, je serai à temps complet. 


Cette histoire qui traine sur les réseaux avec photocopie de statuts qui montrerait une échelle de 1 sur 7 ou de 1 sur 10 est une manipulation totale. Nos statuts sont rédigés sur la base des critères imposés par la SCIC et pour répondre aux contraintes d’une entreprise de presse solidaire. Petit secret de fabrication, nous avons repris pour Blast les statuts de nos amis « des Jours ». Ce sont des statuts standardisés de coopérative. Arrêt sur Images par exemple, qui se plait à relayer cette information totalement creuse,  est une SAS, avec un associé unique, Daniel Schneidermann, qui est aussi le président. Personne ne lui pose de question sur son salaire parce qu’il n’y a aucun encadrement des salaires dans ses statuts! Il fait ce qu’il veut, c’est lui qui décide de tout. Il se reverse les dividendes qu’il veut.  Cela ne gêne personne. Cela ne l’empêche pas de faire -et de bien faire- son travail. Nous nous avons un encadrement de salaire et en plus, en pratique nous sommes bien en deça, puisque le plus bas salaire est de 2500€ brut/mensuel et le plus haut de 6600€/brut mensuel, donc un rapport inférieur à 3. 


Vous dire aussi que nos comptes sont et seront transparents, que personne ne peut s’augmenter sans que cela se sache et se décide collectivement.
Vous dire et insister là-dessus aussi, contrairement aux allusions insupportables et fausses véhiculées par Maxime Renahy, que l’idée ne m’a jamais traversé l’esprit de me payer 14500 euros. Où va-t-il chercher cette bêtise ? Et que par ailleurs, nous ne nous versons aucun dividende. Tout ce que nous gagnons, vos dons, vos abonnements, sont entièrement réinvestis dans l’outil de travail, sans aucune possibilité de tricher. Nos comptes sont publics et seront publiés.


Maintenant que j’ai répondu sur les accusations, entrons un peu dans certains détails. 
Le seul membre fondateur à avoir exigé d’être salarié « pour commencer à travailler » est Maxime Renahy. Même si cette injonction a créé un certain malaise chez les autres membres fondateurs qui travaillaient bénévolement depuis des mois à la création de leur futur outil de travail, nous avons tous accepté et accédé à sa demande. Au premier Mars 2021, Blast a embauché deux  salariés, le directeur de Production et un monteur.


J’ai rencontré Maxime Renahy en 2019, après l’avoir invité à une émission. Nous y avons évoqué son livre, où il relatait son activité de « traitre » au service de la DGSE. Le mot était assumé par lui. A Jersey, comme à Luxembourg, il a gagné la confiance de certaines femmes avec qui il entretenait des relations amoureuses et de certains de ses amis et collègues pour ensuite les dénoncer dans un livre édité par une de mes amies. Le livre était étonnant et Maxime semblait habité par une soif de justice et d’équité. Avoir été confronté, comme je l’avais été, à la violence des milieux financiers a créé entre nous des liens, à mes yeux, amicaux. J’ai travaillé avec lui sur plusieurs dossiers au Média, lui ai appris comme j’ai pu quelques rudiments du métier de journaliste. Ce que Maxime n’avait jamais été. J’ai été beaucoup critiqué par des amis investigateurs pour ce soutien à Maxime. Ils le voyaient pour la plupart comme un agent de renseignement plus que comme un journaliste. Certains ont refusé de rejoindre Blast en raison de sa présence à nos côtés. Peut-être ces amis avaient ils vu plus juste que moi ? Peut-être suis-je un peu trop naïf dans ma relation aux autres ? J’ai quelques regrets aujourd’hui, mais je suis fait ainsi. Je ne suis pas parano et je fais confiance. Maxime nous amenait des informations sur la caisse noire de BFM ou la manière dont les propriétaires d’Ehpads usaient de paradis fiscaux. Chacune de ses enquêtes étaient réécrites par un journaliste, et un cadreur et un réalisateur l’aidaient à monter des reportages. Nous avions trouvé une cohérence et une complémentarité dans ce travail. Aussi, assez naturellement, quand Maxime m’a fait part de son souhait de travailler avec nous à la construction de Blast, j’ai accepté et lui ai proposé d’intégrer l’équipe des membres fondateurs. Nous étions douze. Il y a donc dix autres témoins qui pourront confirmer chacun de mes dires.


Il était prévu que nous construisions un pool de journalistes autour des enquêtes et Maxime s’est proposé de l’animer. J’avais envie de lui faire confiance, mais assez rapidement il s’est avéré que l’animation et le partage d’information n’étaient pas ses priorités. Maxime est un enquêteur solitaire. Il travaille avec son frère Alexandre. Il m’a suggéré de faire travailler son frère comme pigiste et a insisté pour que j’embauche à ses côtés une jeune journaliste capable d’écrire les enquêtes à sa place. Il s’avouait, avec une certaine humilité, pas trop capable d’écrire et de hiérarchiser un papier.
A Blast, contrairement à ce que dit Maxime, je ne suis pas seul à décider. L’équipe a accepté ses demandes. Maxime a eu très vite une autre exigence. Il nous a demandé d’être salarié dès le 1er février à Blast. Il ne souhaitait pas travailler bénévolement, comme nous le faisions tous. Nous l’avons donc embauché à cette date, dans un premier temps sur un poste de journaliste à 2100 euros net. Il restait à Besançon, réalisait ses enquêtes. Nous allions embaucher une journaliste pour travailler avec lui. Alors que son contrat de travail était rédigé dans ce sens, le 15 février, Maxime est revenu sur nos accords  et nous a demandé de revoir son salaire à la hausse, réclamant un peu plus de mille euros supplémentaires. Nous avons fini par transiger et lui accorder un statut de journaliste de rang 3 avec un salaire net de 2500 euros (3060,94€ brut mensuel exactement) sur 13 mois. Nous avons différé l’embauche de son amie journaliste au mois d’avril-mai en fonction des productions et des besoins de Blast et nous avons bâti avec lui un profil de poste plus « sénior » avec la supervision d’au moins deux articles-enquêtes par mois. Ce canevas était souple et devait être rediscuté en septembre 2021.


Maxime nous a, dès la fin du mois de janvier, proposé une enquête sur un homme politique en vue qui était, selon lui, consultant appointé d’une société de conseil américaine. Selon lui, cet homme politique était payé grâce à un compte luxembourgeois et participait à la vente d’armes au profit de pays étrangers. Chaque semaine, Maxime nous promettait un papier et des éléments qui ne venaient pas. Au moment de l’affaire Openlux, je lui ai demandé d’écrire une courte tribune pour donner son point de vue sur cette affaire d’évasion fiscale. Rien n’est venu. Un rédacteur s’est chargé de travailler avec lui et a fini par m’expliquer que Maxime avait un peu survendu son sujet. J’ai effectivement lu un article diffamatoire de 4 feuillets et j’ai demandé le 20 février à Maxime de revoir sa copie. J’ai essayé de le joindre à plusieurs reprises. Les journalistes de la rédaction également. En vain. Le 23 février, nous avons reçu un mail nous annonçant sa démission.


Cette méthode et cette démission nous ont tous surpris. Malgré nos demandes d’explications, nos tentatives pour renouer des liens, Maxime n’a répondu à aucun d’entre nous, jusqu’à son communiqué posté hier, alors que nous avions ensemble décidé, dans un climat d’apaisement, de ne pas nous jeter d’invectives ni de créer une polémique. De notre côté, nous avons parfaitement, et même si cela m’en a couté, respecté notre parole.
Je sais que beaucoup s’interrogent sur les raisons qui ont poussé Maxime Renahy à se lancer dans pareille croisade. J’avoue ma stupéfaction. J’ai deux ou trois idées. Maxime a été sans doute blessé dans son orgueil quand il s’est rendu compte qu’il n’était pas à la hauteur de la tâche que nous lui avions proposée. Il a par ailleurs pour projet de développer un site Internet qu’il défend publiquement. C’est le bon timing pour lui. Il bénéficie de toute l’attention de ceux qui voit l’arrivée de Blast comme une menace. Une belle opération de communication, rondement menée, à coup de couteaux dans le dos de ceux qui lui ont fait confiance.


Rassurez-vous, Blast continue. Blast va se développer. Ce qui ne tue pas renforce. Mardi, à 19 heures, nous lancerons en direct sur notre chaîne Youtube notre dernière émission de campagne. Je répondrais à toutes vos questions et présenterais les programmes de Blast qui commenceront début avril.


Le 12 mars
Denis Robert

À la lecture de l'article et surtout des certains commentaires, je pense que certains doivent jouir. 

Une jouissance proche de la volupté pour certains. Faudrait voir à changer de sous vêtements ...

Que du ragot, de la médisance, de la superficialité !


Atterrant !

Et boum! Voila le financement d'Anticor qui revient en boomerang... et son action : soit y'a problème, soit y'a manip. Merci de creuser le sujet, s'il vous plait.

c'est fatigant à la fin... ils se prennent trop le chou ! je préfère lire ASI, écouter Thinkerview et autres podcasts qui se la pètent pas, et regarder mes chaînes de permaculture... le reste, basta !

Il y faudrait des heures, mais les bras et la force manquent pour tenter d'expliquer l'impossibilité des médias dits alternatifs à fonctionner, et à durer. "Le média" par terre, et le reste. Quelques "niches "comme ici à ASI, mais niche critique et non informationnelle au sens de l'actialité. Heureusement qu'il nous reste BFM.


Impossible.


Les réseaux sociaux ne réussissent pas mieux. Tout mélangé, l'extinction des crevettes grises  en parallèle avec le morts de la covid, haine, inaptitude  à développer un véritable esprit critique, un doute raisonnable.


Une éducation du débat constructif ne sert à rien, ne peut plus fonctionner, tout simplement parce que personne n'attend plus rien de l'autre, plus personne n'entend plus rien d'autre que lui même


Regarder aux sorties des lycées, à quelques coins de rue, quelques jeunes perdus à jamais "parlent  couteau" et plus verlan.


Echec d'échecs au cube.  


C'est cuit.


Les rêves out, les idéologies out..

Qui a dit : "il n'existe pas de théorie de la révolution , mais il existe des idées révolutionnaires.;" Quel bonhomme a prononcé cette parole considérable, et qui  a formé tellement de personnalités  brillantes pendant au moins 20 ans avent de sombrer dans la folie. Avoir raison avant tout le monde vous fait perdre la raison.


Ne reste que la pandémie


La mort

Et d'autres pandémies annoncées

et d'autres morts. 


peut importe n'est-ce pas ...puisque une "imbécilité" qui ne ressemble même pas à un landeau (le landeau au moins suggère la vie) roule dans la poussière à la recherche de petits hommes verts à des milliards de km.. connerie. Et filme le a poussière. Allez, vite,  une pub pour un aspirateur sur Mars.


Le venin de l'ennui, la pensée, les pensées qui se creusent et forment ride, on a même perdu l'ivresssssssssssssse..  L'ivresse ne peut plus boire en journée, dehors, en regardant le ciel,  je ne sais plus où, dans quel pays, pas ici, non, ailleurs..


Et qu'est ce que la pensée a rétrécit en 10 ans..


Les indices de sources très diverses et néanmoins concordantes commencent tout de même à s'accumuler contre la personnalité et les manières de Mr Robert. C'est bien triste

eh bien ça rame dur pour dire les choses. Sur les salaires (euh  1:3, euh 1:7, euh 1:10), sur le max des dons (euh 5000, euh 7000, euh 7500: celui là a tout l’air d’avoir été inventé en séance !). 




Par son témoignage, Rénahy confirme tout ce que disaient les salariés restés au Média à propos de la collusion de Denis Robert avec de riches mécènes et du peu de cas qu'il faisait de l'esprit coopératif ou de l'égalité salariale.
Le cas d'Hervé Vinciguerre mériterait une investigation. 

Comme toujours dans ce genre d'histoire, difficile de savoir où se situe la vérité.
On notera tout de même l'étrange argument des membres de Blast concernant l'écart entre le salaire le plus haut et le plus bas : "oui, on permet que l'écart max de salaire soit de 1 à 7, mais jamais on ne l'appliquera, vous pouvez nous faire confiance !"

La capacité de la gauche à s'autodétruire est fascinante.

N'est-ce pas , entre autre, déjà un problème d'échelle de rémunération qui a provoqué le départ de Denis Robert du Média ?

"Je vous invite à mon post de départ"


#2021

La bonne ambiance que l'on croyait propre au Média semble finalement contagieuse. Voilà qui promet pour la diversification du marronnier d'Arrêts sur Image.


Espérons juste qu'un jour l'épidémie de déballage de poubelles entre journalistes s'étende jusqu'aux médias de droite, à force ça pourrait passer pour une tendance de ceux tentant de porter des voix de gauche à se saborder eux mêmes enchainant claquages de porte tonitruants et putschs.

 Juan Branco: Montebourg a voulu me corrompre Avec un premier pactole de 100 000 €...Un vrai miel... A l'époque cette information n'avait pas vraiment été reprise dans la presse.     Dans l'affaire du Media j'avais tendance à pencher du côté de Kouaoumo, idem dans ce cas de figure .

Et bien je commence à me dire que Blast doit être bien menaçante pour soulever autant de réactions réjouies de la part de ses confrères....si elle arrive à émerger cette web télé ! Il faut dire que les mêmes tiraient à boulets rouges sur Denis Robert et ses révélations concernant les affaires de clearstream !

Renahy voit Anticor embourbé par son financement et ses critiques. Il craignait que la réputation et l'honneteté de Blast soit détruite par de gros dons obscurs (le tout amplifié x1000 par les médias de droite et les politiciens, of course). Il a raison, il aurait fallu des bases saines.


L'écart de 7 est lécart entre la moyenne des hauts salairs, et le plus faible. Le plus élevé, hors moyenne, est bien potentiellement fois 10. C'est fourbe de ne pas ètre clair la-dessus de la part de Blast, ils commencent deja à minimiser des trucs, ca commence mal.

Je voudrais bien connaître la composition complète de la "direction" de Blast et l'identité des "membres fondateurs". La transparence, c'est pas seulement pour les autres...

Je me suis laissé dire que Renahy avait effectivement présenté une enquête trop faible, qu'il s'est vexé et a immédiatement cessé tout échange avec les personnes de Blast... Bref, une guéguerre d'égos un peu pathétique.


Concernant le financement de Blast et d'Anticor, c'est d'une totale mesquinerie, et ça fait formidablement bien le jeu de la Macronie, c'est donc doublement pathétique. Les médias de droite s'en donnent à cœur joie...

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