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Pour une contre-Elkrief

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Se rendent ils compte tous ces médias, ce gouvernement, que ce soutien sans failles au gouvernement d’extrême droite d’Israël risque de provoquer une vague  d’antisémitisme.

 Dommage que les voix du Haaretz , de Rony Baumann , de Gideon Levy(...)

Long mais à lire :


Voici la lettre de démission d’un haut fonctionnaire de l’ONU, le Directeur du Bureau de New York du Haut Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, Craig Mokhiber.

 

Monsieur le Haut Commissaire,

 

Ceci est ma dernière comm(...)

" Ce rouleau compresseur de l'information en continu " nous conduit  inexorablement au bout du roulleau....


Quant à exiger une  contre-Elkrief, il faudrait exiger également :


- un contre-Barbier,

- une contre St-Cricq (la sainte patronne des g(...)

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Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

«Pourquoi ?», s’est-il interrogé en direct. «Car le terme terroriste n'est pas reconnu par le droit international». Or, «pour que la justice passe», a-t-il poursuivi, «il faut que l’on qualifie les choses précisément». «C’est un groupe palestinien armé coupable de crime de guerre», a-t-il finalement martelé.


Ces propos du président  d' Amnesty. International. France montrent que Ruth Elkrief  n' avait  pas tout à fait tort . Qualifier  de crime de guerre  les massacres  du Hamas  est fort discutable . Il n' y avait pas de guerre et d'opérations  militaires.  De plus , Benjamin  Grivaux ( oui. oui. Benjamin Grivaux) a souligné  qu ' Amnesty.  International  n'avait pas hésité à qualifier le groupe  Boko Haram  de terroriste.


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Et qu'on dise aussi que l'attaque du Hamas n'a pas concerné que des civils sans défense et que des bases militaires ont aussi été prises d'assaut, que parmi les "otages", y compris parmi les binationaux, se trouvent aussi des soldats de l'armée israélienne.

Que dire, que dire, l'effroi

Il se surimpose de plus en plus sur le mot de Juif des préjugés dont on peut difficilement se défendre

Des préjugés qui sont d'autant difficiles à contester que ceux qui font les amalgames de manière souvent involontaire se voient privés, comme en Allemagne et dans une moindre mesure en France, de la possibilité d'exprimer des souhaits de Justice sous peine de se faire taxer immédiatement d'antisémitisme


Même l'ombre de mon ombre ne saurait marcher en paix

En fait, je suis pas tellement étonnée. Je me faisais justement la réflexion que les infos les plus fiables, les plus honnêtes, nous parvenaient par les ONG. Que celles-ci soient attaquées par les larbins-es de ces messieurs qu'on nomme grands est complètement logique. 


Honnêteté interdite.

Regardant LCI un certain nombre d'heures par jour, je confirme les propos de DS. Leur parti-pris pro-israélien saute aux yeux ! Le choix des mots est important et ils ne sont pas neutres. Mais est-ce si étonnant venant d'une chaîne dont on connaît, au fil des ans et des événements, la ligne éditoriale : pro-business, donc libérale, pro-Otan, donc atlantiste, pro-Fourest, donc laïcarde.


Politiquement, il y règne un "macronisme d'atmosphère". A l'instar de la matinale de FRANCE-INTER ... 


Malgré le poids de l'éditocratie maison ( RUTH ELKRIEF, PIERRE SERVENT, ABNOUSSE SHALMANI, etc, ), 

l'honnêteté intellectuelle m'oblige à reconnaître qu'au niveau du pluralisme ( le choix des invités ) - sur le traitement de la guerre en Palestine - il y a une certaine ouverture. Un BERTRAND BADIE, un PASCAL BONIFACE, un DENIS SIEFFERT, un JEAN-PAUL CHAGNOLLAUD, un SYLVAIN CYPEL, une AGNÈS LEVALLOIS, un RONY BRAUMAN, une LAETITIA BUCAILLE desserrent, à leur manière, l'étau éditorial consensuel. 

On ne peut pas attendre grand chose de LCI , le pluralisme des invités est rarement réalisé. Concernant les partis pris remplacer Apathie par Elkrief ne va pas dans le bon sens, cela permet de constater les idées de cette " journaliste". Enfin je constate la part importante des journaliste de Franc Tireur dans les médias.

Même quand on lui met le nez dans son caca à la suite de ses calomnies (merci ASI) et qu'elle est obligée de revenir sur ses propos mensongers, Ruth Elkrief trouve moyen d'ergoter et de faire la leçon à l'organisme qu'elle a calomnié. Comment ne pas haïr cette bonne femme ?

Je me permet de citer Frédéric Lordon in extenso, qui résumait très bien la chose dans un article récent du Monde Diplo :

" le bloc bourgeois français est plus israélien que les Israéliens : il refuse qu’on dise « apartheid » alors que des officiels israéliens le disent, il refuse de dire « Etat raciste » alors qu’une partie de la gauche israélienne le dit, et qu’elle dit même parfois bien davantage, il refuse de dire la responsabilité écrasante du gouvernement israélien alors qu’Haaretz le dit, il refuse de dire la politique continûment mortifère des gouvernements israéliens alors qu’une kyrielle d’officiers supérieurs israéliens le disent, il refuse de dire « crimes de guerre » pour le Hamas alors que l’ONU et le droit international le disent. Gideon Levy« Israël ne peut pas emprisonner deux millions de Palestiniens sans en payer le prix cruel »Daniel Levy, ancien diplomate israélien à une journaliste de la BBC qui lui dit que les Israéliens sur le point d’annihiler Gaza « se défendent » : « Vous pouvez vraiment dire une chose pareille sans ciller ? Ce genre de mensonges ? » Le bloc bourgeois : « Israël ne fait que se défendre ». Il dit « Terreur » quand les Russes coupent toute ressource à l’Ukraine, il ne dit rien quand Israël coupe toute ressource à Gaza. Le bloc bourgeois vit un flash d’identification que rien ne peut désarmer. "

Merci Pekebou pour l'intégralité de la lettre de démission de Craig Mokhiber (et à Omegganne pour le lien, que je remets ici).


Tout y est, dans cette lettre : expertise et compétence, perspective historique, juste indignation en rappel de la notion essentielle de "droits humains".


C'est en effet dans ce seul miroir que l'occident devra se regarder, tout bientôt.


Alors oui DS, nous aurons quand même quelques rétroviseurs d'écoeurement sur C-trucmuche et consorts bolloréens gerbatoires, quand vos/nos héritier·ère·s publieront des enquêtes, comme la vôtre dont vous situez clairement l'origine épistémologique : 


"Sommes-nous certains d’être mieux armés aujourd’hui pour rendre compte des catastrophes hors normes, pour nommer le Mal ?"


A nous lire sur ces forums (trolls exceptés), visiblement oui; à lire ou relire Paulo Freire, Ivan Illich ou plus récemment Grégoire Chamayou et Cédric Durand, oui. Certainement.


Reste à savoir (comme c'est rappelé dans ce forum) qui écoute réellement R. Elkrief ? Le même échantillon de population qui a élu Macron (38,5%) ? Nous serions donc très nombreux à éteindre la télé (dans mon cas, je n'en ai pas) ? Et d'autant plus reconnaissant·e·s à ce média qui l'analyse et la décrypte.


Alors, "armés" (informationellement parlant), oui nous le sommes probablement d'avantage qu'en 1933, mais contre qui ? Contre quel "mal" ? Plus de petite moustache aujourd'hui ni de brassards nazis (ah si, il y a quand même quelques nostalgiques) et des génocides qui n'en portent pas le nom... 


En ce sens, la démission de Mokhiber est à la fois limpide et - à mon sens - franchement flippante, en termes de réaction à une nouvelle "terrifiante banalité du mal, défiant les mots et la pensée".


Cela dit, merci encore de donner à réfléchir, à argumenter, à creuser.




Chapatte, dans Le Canard de cette semaine.

https://pressview5.immanens.com/api/document/6988/5373/xmlv3/image/2429_125143_k2__301040.jpg?token=eyJhbGciOiJIUzI1NiIsInR5cCI6IkpXVCJ9.eyJjdHgiOiJkb2N1bWVudCIsInVzZXJJZCI6IjIzNTg0MiIsInVzZXJOYW1lIjoiQTU3MDM3MCIsInJpZ2h0SWQiOiJjMjM1ODQyIiwicHVibGljYXRpb25JZCI6Njk4OCwiZG9jdW1lbnRJZCI6NTM3MywicHF1IjoiLTEiLCJwaWQiOiJiMTRjMjM1ODQyIiwiYmNkIjoiMDIwMDE1ODAzNDUwIiwiaWF0IjoxNjk4OTM3MTUxLCJleHAiOjE2OTg5NDA3NTEsInN1YiI6IlBST0RfUEhFTklYMl9JTU0ifQ.fRnDgdn6UOx_3x_Gco3plTBrNqnto1cEUDB_6YtKq2w&mt=1698767484

Daniel, si vous donnez des cours à une école de journalisme en France ou en Navarre, imposez la lecture régulière de HAARETZ à vos élèves . Franchement, je trouve ce quotidien exemplaire, surtout entre Gideon LEVY et Amira HASS. 

Daniel, « Tous fous ! » étaient les deux mots de fin d’une de vos récentes chroniques.

Si quelqu’un en doutait encore…


« Pour une contre-Elkrief. » Daniel, vous faites nettement plus jeune que vous n’êtes, on dit aussi communément « que votre âge ». 

À défaut d’y croire absolument, vous rêvez encore à l’existence du Père Noël.

Là-bas, ici même, et peut-être ailleurs sur la planète.


L’intelligence, la raison, la maîtrise de ses émotions, le primat de la réflexion sur la militarisation de la pensée, la fraternité, l’humanité (Ah ! « Le secours » des grands mots dont on ne sait plus, si on ne l’a jamais su, ce qu’ils signifient !) sont des denrées, des monnaies qui n’ont plus cours.


L’avenir est plus que jamais aux brutes, aux haineux, aux primaires binaires, aux pseudo-consciences unilatérales et borgnes, à la sensibilité dégradée, aux salauds in fine. Tous fous, à la conscience croient-ils intacte et en tenues vestimentaires impeccables pour donner le change. Ma grand-mère disait en parlant de quelqu’un de soigné, trop soigné, mais au fond pas très propre : « Bouquet de rue; fumier de maison. » Je n’insulte personne. Je rends hommage à une mémoire qui m’est chère, qui veillait malgré sa pauvreté que « sa maison » soit propre, que l’image qu’elle donnait d’elle-même, et des siens, le soit à l’identique dans toute sa modestie, sa simplicité et sa dignité.


À un certain moment, malgré le diamètre de l’embouchure des canaux de diffusion, ça risque de bouchonner.

Plus c’est gros et moins ça finira par passer.


J’exprime ici, à contrario de ce que j’éprouve, un point de vue qui parait plutôt optimiste. Déraisonnablement optimiste même, dans la mesure où je suis plus désespéré que je ne l’ai jamais été.


Pour résoudre des questions qui demandent mesures, approches attentives, ouvertures d’esprit et esprits d’ouverture, prudences, attentions à tous, à toutes les souffrances, crosses en l’air, fleurs aux fusils, apaisements, remises en perspective, contextualisations, ils dégainent toute la gamme des mensonges, forfaitures, injures, coups bas, embuscades, exécutions intellectuelles sommaires (intellectuelles vraiment ?), parti-pris sans discernements (comme tout parti-pris qui se respecte et qui manque absolument du moindre respect d’abord pour soi puis pour les autres), mensonges encore.


Symétriquement à ce qui se passe sur le champ de bataille militaire aux forces disproportionnées, se déploie un front de bataille médiatique qui ne l’est pas moins, mais qui n’augure pas forcément d’une victoire.


Il se pourrait bien qu’Israël soit en train de remporter sa plus grande défaite depuis longtemps.

Je n’évoque pas une défaite militaire, évidemment, ni je n’utilise par erreur un mot pour un autre.

Ces légions de mercenaires propagandistes, de porte-voix médiatiques, risquent bien de lui nuire plus qu’elles ne le croient, quand l'État d'Israël s'y emploie très bien tout seul (enfin presque tout seul).


Pour beaucoup d’entre nous, qui sinon de croire au Père Noël, à tout le moins de vouloir qu’il existe, Noël est encore bien loin.


Aucun vomit sur Melenchon ou la FI dans le Monde aujourd'hui.

J'espère que Cassini n'a pas pris froid la pauv' cocotte.

J'espère que cocotte n'est pas antisémite.


Il y a tout dans cette séquence d'Elkrief absolument tout.


"Le grand silence des ONG sur la question des otages"

La dénonciation faible, froide désincarnée, des bombardements israëliens et de ces "victimes"

Pour ces "victimes", pas d'épithète "civiles", elles sont présumées complices voire coupables

Déclaration des familles d'otages de passage à Paris, on ne saura pas quelles familles, pourquoi elles, pourquoi à Paris ?

Déclaration de deux personnes, confuses, mais c'est pas grave, c'est normal elles sont tristes et c'est aux associations d'aller les voir une par une pour les rassurer ? 

"Personne ne réagit", les associations n'en ont rien à foutre

La prise d'otages est un "crime de guerre", regardez les islamo-gauchistes, vous dénoncez les crimes de guerre mais pas ceux-là. Bah en fait si... Et accessoirement les bombardements ça améliore pas vraiment leur santé ni leurs chances de survie. Mais bon, "Personne ne réagit" il paraît, à part soeur Elkrief notre bonne conscience à tous

Fausse question de Pujadas qui se fait "l'avocat du diable", oui le diable, ce sont les associations humanitaires, tout le monde aura bien compris

Les photos des enfants souriant qui défilent, souvent enlevés "sans leurs parents" ou "assassinés sous leurs yeux". 

Que fait l'UNICEF ? Rien, juste des stats générales, ils en ont rien à battre, "aucune action".

Amnesty International ? Encore pire, aucune condamnation des massacres du 17 octobre (faux), "inondation du site des messages pour protéger les civils dont la mort est dûe je cite, à l'apartheid israëlien, aux crimes israëliens, je vous passe les détails"", procédé trompeur, raccourci malhonnête, mais Amnesty International a osé rappeler le contexte et les violations du droit international par Israël, quelle indignité

"Ce silence des ONG", "faille empathique", "manque de rigueur", "penser contre soi-même" (celle-là, il fallait l'oser quand même...)

"Quoique l'on pense de la politique israélienne, les droits de l'homme sont universels, on ne les divise pas", Pujadas "donc il y aurait un deux poids et deux mesures dans l'empathie", on dirait qu'ils parlent d'eux-mêmes, c'est tellement "frappant, choquant"...

"Militantisme" des ONG, paie ton propre militantisme, Elkrief, au moins les ONG sont transparentes sur l'objet de leur militantisme, et cet objet vaut mieux que celui qui t'anime

"Et Robert Ménard en a parlé il y a quelques instants", ah bah si Bob Ménard le dit c'est que c'est vrai, "il l'a vécu"

Elkrief salue l'OMS  qui a appelé à la libération immédate des otages (bon, "une semaine après", quand même), regardez, je suis "objective" car je suis capable de donner des bons aux islamo-gauchistes comme le secrétaire général de l'OMS, mais en même temps, Elkrief révèle (regardez, je suis journaliste, je sors des scoops) que cette déclaration fait suite à une conférence zoom entre le forum des otages et le secrétaire général de l'OMS à Genève

La Croix Rouge fout rien, aidé à libérer deux otages américaines, mais depuis "plus rien", "aucune preuve de vie qu'ils n'ont obtenue ou essayé d'avoir", non seulement elle sait ce qu'ils n'ont aucun résultat, mais en plus elle sait qu'ils ne font rien pour en obtenir

"Toutes ces questions demeurent"

"Pour toutes les familles des otages, une chose est sûre, tous ceux qui demenandent un cessez-le-feu ou une trêve humanitaire ne demandent jamais en même temps la libération des otages, et ce silence là est une douleur de plus"

Silence appuyé de Pujadas, qui se dit ému, puis intervention d'une femme qui trouve tout cela "tellement juste"


Désolé mais là j'en peux plus. C'est tellement gros, tout est faux, comment Elkrief, Pujadas, et LCI en général peuvent s'en sortir ? Espérons que l'ARCOM ne soit pas tellement occupée à régler son compte à Meurice le nazi qu'elle n'ait pas le temps pour démonter une propagande aussi grossière et sanctionner ses auteurs. Et je recommande à Elkrief de démissionner et de s'engager dans une ONG, si elle trouve qu'elles font mal leur travail. Et si elle veut rester "journaliste", qu'elle rejoigne la bande de Gaza, elle pourra essayer de prendre en photo les enfants palestiniens souriant avant qu'ils meurent. Ah non c'est vrai, les enfants palestiniens ne sourient pas, depuis longtemps.

Merci Daniel pour votre retenue. J'en suis à ne plus allumer ni la radio ni la télé tellement les commentaires des journalistes, leurs petits adverbes ou adjectifs soigneusement choisis ne  nous aucun choix, sinon l’opprobre. Je vous remercie de votre ténacité, de votre recul. C'est tout à votre honneur.


Relire " propaganda" Edward Berneys , puis "principes élémentaires de la propagande de guerre" Anne Morelli .

Mais quel est l'impact de journaux même aussi importants que Le Monde ou Libé dans le modelage de l'opinion, face au rouleau compresseur de l'info continue ?


Peut être que je suis trop optimiste ou coincé dans mes bulles, mais j'ai l'impression que personne n'est dupe (ni ne prête attention) aux barratin des éditorialistes. 


Mon travail fait que je discute chaque jour avec quelques dizaines de personnes de tous horizons et de tous bords politiques  ; et l'atmosphère est soit au déni, soit au soutien à la Palestine, soit à la condamnation de la violence et du fanatisme en général.


Je n'ai rencontré personne qui soutienne inconditionnellement Israël et ne soit pas horrifié de ce qu'il se passe, même chez les juifs, même chez les gens de droite.


Et personne qui ne trouve l'accusation d'antisémitisme envers LFI ridicule (même chez des gens qui détestent Mélenchon par ailleurs).


Je me demande à quel point vous ne surestimée pas largement l'impact et l'audience de ses discours sur d'autres personnes que les convaincus

Cette vieille garde qui tarde à mourir a été trop loin et ne convainc plus personne, à mon avis. Ils ne se parlent qu'entre eux. Les autres se sont levés et barrés depuis bien longtemps. Plus personne n'est dupe de leur mensonge. Ils sont vus comme ce qu'ils sont : une boussole qui indique le sud. Encore quelques années et ils auront sombré dans les poubelles de l'histoire et je serviront plus que de fond sonore dans les maisons de retraite.

Je crois que vous vous illusionnez. Sans doute ne fréquentez-vous que des personnes éduquées et/ou parfaitement informées. Le problème, c'est que les autres votent. Et ils votent plutôt selon les préférences de Mme Elkrief ou Mme Saint-Cricq.

Je bosse dans un centre de jour pour toxicomanes, avec tous les profils mais des niveaux d'études plutôt bas et ayant d'autres choses à penser - cela dit ça explique peut être qu'ils échappent au matraquage.


Parfois LCI donne la parole à des palestiniens.

« Barbarie médiatique. Pour une fois, LCI donne la parole à 2 palestiniens qui ont vue leur camp de réfugiés rasé par les bombes israéliennes, tuant des dizaines de civils. Ils crient leur détresse.

Elie Chouraki, franco-israélien, mort de rire : « c’est des bons communicants ».

Tweet de Contre attaque et amable


DS exonère bien facilement le journal auquel il collabore.

ça a fait pchitt les étoiles de david peinte au pochoir ? marine a tapé du poing sous la table ? A la niche les bergers allemands ! shnell !  

la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l'abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral 


Aimé Césaire : Discours sur le colonialisme

Je ne regarde pas les chaînes d'info en continu mais elles me rattrapent, en quelque sorte, sur les réseaux sociaux où je fais quelques incursions. Ce qui est plombant c'est cette impression que tout part en sucette au point qu'une Rabbine que je respectais jusqu'alors a cru bon aussi de relayer cette tribune honteuse (il paraît selon Stefano Palombarini qu' elle relaie aussi C. Fourest). 

Ces éditocrates s'interrogeront-ils, ou se sont-ils posé la question de savoir ce que le Gouvernement israélien faisait pour ces otages. Rien pour rassurer les familles en tous cas.

https://www.mediapart.fr/journal/international/281023/tel-aviv-les-familles-des-otages-inquietes-et-en-colere

Pour l'heure, ils "partagent", si j'ose écrire le manque de nourriture, d'eau, de soin et chaque frappe sur l'enclave rend leur survie plus hypothétique.

Long mais à lire :


Voici la lettre de démission d’un haut fonctionnaire de l’ONU, le Directeur du Bureau de New York du Haut Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, Craig Mokhiber.

 

Monsieur le Haut Commissaire,

 

Ceci est ma dernière communication officielle en tant que directeur du bureau de New York du Haut Commissaire aux droits de l’homme. Je vous écris à un moment de grande angoisse pour le monde, y compris pour beaucoup de nos collègues. Une fois de plus, nous assistons à un génocide qui se déroule sous nos yeux, et l’Organisation que nous servons semble impuissante à l’arrêter. En tant que personne ayant enquêté sur les droits de l’homme en Palestine depuis les années 1980, ayant vécu à Gaza en tant que conseiller des Nations unies pour les droits de l’homme dans les années 1990, et ayant effectué plusieurs missions de défense des droits de l’homme dans le pays avant et depuis, cette situation m’est profondément personnelle. J’ai également travaillé dans ces salles lors des génocides contre les Tutsis, les musulmans bosniaques, les Yazidis et les Rohingyas. Dans chaque cas, lorsque la poussière est retombée sur les horreurs perpétrées contre des populations civiles sans défense, il est devenu douloureusement clair que nous avions manqué à notre devoir de répondre aux impératifs de prévention des atrocités de masse, de protection des personnes vulnérables et d’obligation de rendre des comptes aux auteurs de ces actes. Il en a été de même avec les vagues successives de meurtres et de persécutions à l’encontre des Palestiniens tout au long de l’existence des Nations unies.

 

Monsieur le Haut Commissaire, nous échouons à nouveau.
En tant qu’avocat spécialisé dans les droits de l’homme, avec plus de trente ans d’expérience dans ce domaine, je sais bien que le concept de génocide a souvent fait l’objet d’abus politiques. Mais le massacre actuel du peuple palestinien, ancré dans une idéologie coloniale ethno-nationaliste, dans la continuité de décennies de persécution et d’épuration systématiques, entièrement fondées sur leur statut d’Arabes, et associé à des déclarations d’intention explicites de la part des dirigeants du gouvernement et de l’armée israéliens, ne laisse aucune place au doute ou au débat. À Gaza, les maisons civiles, les écoles, les églises, les mosquées et les établissements médicaux sont attaqués sans raison et des milliers de civils sont massacrés. En Cisjordanie, y compris à Jérusalem occupée, les maisons sont saisies et réaffectées en fonction de la race, et de violents pogroms de colons sont accompagnés par des unités militaires israéliennes. Partout dans le monde, l’apartheid règne.

 

Il s’agit d’un cas typique de génocide. Le projet colonial européen, ethno-nationaliste, de colonisation en Palestine est entré dans sa phase finale, vers la destruction accélérée des derniers vestiges de la vie palestinienne indigène en Palestine. Qui plus est, les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni et d’une grande partie de l’Europe sont totalement complices de cet horrible assaut. Non seulement ces gouvernements refusent de remplir leurs obligations conventionnelles "d’assurer le respect" des conventions de Genève, mais ils arment en fait activement l’assaut, fournissent un soutien économique et des renseignements, et couvrent politiquement et diplomatiquement les atrocités commises par Israël.

 

De concert avec cela, les médias corporatifs occidentaux, de plus en plus captifs et proches de l’État, sont en violation ouverte de l’article 20 du PIDCP, déshumanisant continuellement les Palestiniens pour faciliter le génocide, et diffusant de la propagande pour la guerre et l’appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité et à la violence. Les entreprises de médias sociaux basées aux États-Unis étouffent les voix des défenseurs des droits de l’homme tout en amplifiant la propagande pro-israélienne. Les contrôleurs en ligne du lobby israélien et les GONGOS harcèlent et salissent les défenseurs des droits de l’homme, et les universités et employeurs occidentaux collaborent avec eux pour punir ceux qui osent s’élever contre les atrocités. À la suite de ce génocide, ces acteurs doivent également rendre des comptes, comme ce fut le cas pour la radio des Milles Collines au Rwanda.

 

Dans de telles circonstances, notre organisation est plus que jamais appelée à agir de manière efficace et fondée sur des principes. Mais nous n’avons pas relevé le défi. Le pouvoir de protection du Conseil de sécurité a de nouveau été bloqué par l’intransigeance des États-Unis, le SG est attaqué pour les protestations les plus légères, et nos mécanismes de défense des droits de l’homme font l’objet d’attaques calomnieuses soutenues de la part d’un réseau organisé d’impunité en ligne.
Des décennies de distraction par les promesses illusoires et largement décevantes d’Oslo ont détourné l’Organisation de son devoir essentiel de défense du droit international, des droits de l’homme internationaux et de la Charte elle-même. Le mantra de la "solution à deux États" est devenu une plaisanterie ouverte dans les couloirs des Nations unies, à la fois pour son impossibilité absolue dans les faits et pour son incapacité totale à prendre en compte les droits de l’homme inaliénables du peuple palestinien. Le soi-disant "Quartet" n’est plus qu’une feuille de vigne pour l’inaction et la soumission à un statu quo brutal. La déférence (écrite par les États-Unis) à l’égard des "accords entre les parties elles-mêmes" (au lieu du droit international) a toujours été une légèreté transparente, destinée à renforcer le pouvoir d’Israël sur les droits des Palestiniens occupés et dépossédés de leurs biens.

 

Monsieur le Haut Commissaire, je suis venu à cette Organisation dans les années 1980, parce que j’y ai trouvé une institution fondée sur des principes et des normes qui était résolument du côté des droits de l’homme, y compris dans les cas où les puissants États-Unis, le Royaume-Uni et l’Europe n’étaient pas de notre côté. Alors que mon propre gouvernement, ses institutions de subsidiarité et une grande partie des médias américains soutenaient ou justifiaient encore l’apartheid sud-africain, l’oppression israélienne et les escadrons de la mort d’Amérique centrale, les Nations unies défendaient les peuples opprimés de ces pays. Nous avions le droit international de notre côté. Nous avions les droits de l’homme de notre côté. Nous avions les principes de notre côté. Notre autorité était ancrée dans notre intégrité. Mais pas plus.

 

Au cours des dernières décennies, des éléments clés de l’ONU ont cédé au pouvoir des États-Unis et à la peur du lobby israélien, pour abandonner ces principes et se retirer du droit international lui-même. Nous avons beaucoup perdu dans cet abandon, notamment notre propre crédibilité mondiale. Mais c’est le peuple palestinien qui a subi les plus grandes pertes à cause de nos échecs. L’ironie de l’histoire veut que la Déclaration universelle des droits de l’homme ait été adoptée l’année même où la Nakba a été perpétrée contre le peuple palestinien. Alors que nous commémorons le 75e anniversaire de la DUDH, nous ferions bien d’abandonner le vieux cliché selon lequel la DUDH est née des atrocités qui l’ont précédée, et d’admettre qu’elle est née en même temps que l’un des génocides les plus atroces du XXe siècle, celui de la destruction de la Palestine. D’une certaine manière, les auteurs de la Constitution promettaient les droits de l’homme à tout le monde, sauf au peuple palestinien. N’oublions pas non plus que les Nations unies ont commis le péché originel de faciliter la dépossession du peuple palestinien en ratifiant le projet colonial européen qui s’est emparé des terres palestiniennes et les a remises aux colons. Nous avons beaucoup de choses à nous faire pardonner.

 

Mais la voie de l’expiation est claire. Nous avons beaucoup à apprendre de la position de principe adoptée ces derniers jours dans des villes du monde entier, où des masses de personnes s’élèvent contre le génocide, même au risque d’être battues et arrêtées. Les Palestiniens et leurs alliés, les défenseurs des droits de l’homme de tous bords, les organisations chrétiennes et musulmanes et les voix juives progressistes qui disent "pas en notre nom", montrent tous la voie. Il ne nous reste plus qu’à les suivre.

 

Hier, à quelques rues d’ici, la gare Grand Central de New York a été complètement envahie par des milliers de défenseurs juifs des droits de l’homme, solidaires du peuple palestinien et exigeant la fin de la tyrannie israélienne (beaucoup d’entre eux risquant d’être arrêtés). Ce faisant, ils ont éliminé en un instant l’argument de propagande de la hasbara israélienne (et le vieux trope antisémite) selon lequel Israël représente en quelque sorte le peuple juif. Ce n’est pas le cas. Et, en tant que tel, Israël est seul responsable de ses crimes. Sur ce point, il convient de répéter, malgré les calomnies du lobby israélien, que la critique des violations des droits de l’homme par Israël n’est pas antisémite, pas plus que la critique des violations saoudiennes n’est islamophobe, la critique des violations du Myanmar n’est anti-bouddhiste, ou la critique des violations indiennes n’est anti-hindouiste. Lorsqu’ils cherchent à nous faire taire par des calomnies, nous devons élever la voix, et non la baisser. J’espère que vous conviendrez, Monsieur le Haut Commissaire, qu’il s’agit là de l’essence même de l’expression de la vérité au pouvoir.

 

Mais je trouve également de l’espoir dans les parties des Nations Unies qui ont refusé de compromettre les principes de l’Organisation en matière de droits de l’homme, en dépit des énormes pressions exercées en ce sens. Nos rapporteurs spéciaux indépendants, nos commissions d’enquête et nos experts des organes de traités, ainsi que la plupart des membres de notre personnel, ont continué à défendre les droits de l’homme du peuple palestinien, alors même que d’autres parties des Nations unies (même au plus haut niveau) ont honteusement courbé l’échine devant le pouvoir. En tant que gardien des normes et standards en matière de droits de l’homme, le HCDH a le devoir particulier de défendre ces normes. Notre tâche, je crois, est de faire entendre notre voix, du Secrétaire général à la dernière recrue de l’ONU, et horizontalement dans l’ensemble du système des Nations unies, en insistant sur le fait que les droits de l’homme du peuple palestinien ne font l’objet d’aucun débat, négociation ou compromis, où que ce soit sous le drapeau bleu.

 

À quoi ressemblerait alors une position fondée sur les normes des Nations unies ? À quoi travaillerions-nous si nous étions fidèles à nos admonestations rhétoriques sur les droits de l’homme et l’égalité pour tous, la responsabilité pour les auteurs, la réparation pour les victimes, la protection des personnes vulnérables et l’autonomisation des détenteurs de droits, le tout dans le cadre de l’État de droit ? La réponse, je crois, est simple : si nous avons la lucidité de voir au-delà des écrans de fumée propagandistes qui déforment la vision de la justice pour laquelle nous avons prêté serment, le courage d’abandonner la peur et la déférence à l’égard des États puissants, et la volonté d’embrasser véritablement la bannière des droits de l’homme et de la paix. Certes, il s’agit d’un projet à long terme et d’une montée en flèche. Mais nous devons commencer maintenant ou nous abandonner à une horreur indicible. Je vois dix points essentiels :

 

1 — Une action légitime : Tout d’abord, nous devons, au sein des Nations unies, abandonner le paradigme d’Oslo, qui a échoué (et qui est en grande partie fallacieux), sa solution illusoire à deux États, son Quartet impuissant et complice, et son assujettissement du droit international aux diktats de l’opportunisme politique présumé. Nos positions doivent être fondées sans équivoque sur les droits de l’homme et le droit international.

 

2 — Une vision claire : Nous devons cesser de prétendre qu’il s’agit simplement d’un conflit territorial ou religieux entre deux parties belligérantes et admettre la réalité de la situation dans laquelle un État au pouvoir disproportionné colonise, persécute et dépossède une population indigène sur la base de son appartenance ethnique.

 

3 — Un État unique fondé sur les droits de l’homme : Nous devons soutenir l’établissement d’un État unique, démocratique et laïque dans toute la Palestine historique, avec des droits égaux pour les chrétiens, les musulmans et les juifs, et, par conséquent, le démantèlement du projet colonialiste profondément raciste et la fin de l’apartheid sur tout le territoire.

 

4 — Lutte contre l’apartheid : Nous devons réorienter tous les efforts et toutes les ressources des Nations unies vers la lutte contre l’apartheid, comme nous l’avons fait pour l’Afrique du Sud dans les années 1970, 1980 et au début des années 1990.
5 — Retour et indemnisation : Nous devons réaffirmer et insister sur le droit au retour et à l’indemnisation complète de tous les Palestiniens et de leurs familles qui vivent actuellement dans les territoires occupés, au Liban, en Jordanie, en Syrie et dans la diaspora à travers le monde.

 

6 — Vérité et justice : Nous devons appeler à un processus de justice transitionnelle, utilisant pleinement les décennies d’enquêtes, d’investigations et de rapports accumulés par les Nations Unies, afin de documenter la vérité et de garantir la responsabilité de tous les auteurs, la réparation de toutes les victimes et les remèdes aux injustices documentées.

 

7 — La protection : Nous devons insister sur le déploiement d’une force de protection de l’ONU dotée de ressources suffisantes et d’un mandat solide pour protéger les civils de la rivière à la mer.

 

8 — Désarmement : Nous devons plaider pour le retrait et la destruction des stocks massifs d’armes nucléaires, chimiques et biologiques d’Israël, de peur que le conflit ne conduise à la destruction totale de la région et, éventuellement, au-delà.

 

9 — La médiation : Nous devons reconnaître que les États-Unis et les autres puissances occidentales ne sont pas des médiateurs crédibles, mais plutôt des parties au conflit qui sont complices d’Israël dans la violation des droits des Palestiniens, et nous devons les engager en tant que tels.

 

10 — Solidarité : Nous devons ouvrir grand nos portes (et celles du SG) aux légions de défenseurs des droits de l’homme palestiniens, israéliens, juifs, musulmans et chrétiens qui sont solidaires du peuple de Palestine et de ses droits de l’homme, et mettre un terme au flux incontrôlé de lobbyistes israéliens vers les bureaux des dirigeants de l’ONU, où ils prônent la poursuite de la guerre, de la persécution, de l’apartheid et de l’impunité, et dénigrent nos défenseurs des droits de l’homme pour leur défense de principe des droits des Palestiniens.

 

Il faudra des années pour y parvenir et les puissances occidentales nous combattront à chaque étape du processus, c’est pourquoi nous devons faire preuve de fermeté. Dans l’immédiat, nous devons œuvrer en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et de la fin du siège de Gaza, nous opposer au nettoyage ethnique de Gaza, de Jérusalem et de la Cisjordanie (et d’ailleurs), documenter l’assaut génocidaire à Gaza, contribuer à l’acheminement d’une aide humanitaire massive et à la reconstruction des Palestiniens, prendre soin de nos collègues traumatisés et de leurs familles, et nous battre comme des diables pour une approche fondée sur des principes dans les bureaux politiques de l’ONU. L’échec de l’ONU en Palestine jusqu’à présent n’est pas une raison pour nous de nous retirer. Au contraire, il devrait nous donner le courage d’abandonner le paradigme du passé, qui a échoué, et de nous engager pleinement dans une voie plus fondée sur des principes. En tant que HCDH, rejoignons avec audace et fierté le mouvement anti-apartheid qui se développe dans le monde entier, en ajoutant notre logo à la bannière de l’égalité et des droits de l’homme pour le peuple palestinien. Le monde nous observe. Nous devrons tous rendre compte de notre position à ce moment crucial de l’histoire. Prenons le parti de la justice.

 

Je vous remercie, Monsieur le Haut Commissaire Volker, d’entendre ce dernier appel de mon bureau. Dans quelques jours, je quitterai le Bureau pour la dernière fois, après plus de trois décennies de service. Mais n’hésitez pas à me contacter si je peux vous être utile à l’avenir.

 

Craig MOKHIBER
28 octobre 2023.

 
​​​​

Nouveau petit conseil de lecture : Les dépossédés de Christophe Guilluy, trouvé par hasard à ma médiathèque. Facile à lire, éclairant sur les soubresauts de nos sociétés ! Et plutôt porteur d'espoir.... mais j'en ai pas entendu parler dans les médias pourtant si diserts 


Dans son billet d'hier sur l'autojustification coloniale, DS suggérait le visionnage d'un émission d'Arte , sur les colons israéliens.

A la fin, une séquence qui fait froid dans le dos, par effet de contraste. Une jeune fille au visage angélique, filmée dans l'oliveraie d'une grand-mère palestinienne, se déclare certaine que cette oliveraie lui est due.

Et sur la question du journaliste sur son "titre de propriété", elle cite la Bible  : "toute la terre que tu vois est pour toi".


Un tel déni de l'autre.

Peuple élu, race des seigneurs : même combat ?


Que les journalistes des chaînes des milliardaires ne soient plus des journalistes mais des propagandistes gouvernementaux n’est plus à démontrer.

Qu’une journaliste se revendiquant de gauche comme Françoise Degeois se soit perdu dans les turbulences de ce conflit Israëlo-palestinien et se retrouve à défendre un régime d’extrême droite en Israël, alors qu’elle combat l’extrême droite en France montre à quel point les convictions ont souvent des pieds d’argile.

Elle qui était Charlie à fond les ballons trouve qu’il y a quand même des limites à l’humour et dénonce avec tous les autres « Charlies » que traiter Natanyahu de nazi dans un sketch n’est pas possible.

Par contre mettre un brassard avec la croix gammée à Mélenchon comme l’a fait Plantu dans le monde il y a quelques années ou faire la une de Charlie avec Mélenchon en Pro-hamas ou en nazi c’est possible, c’est Charlie.

Rachel Garrat Valcarcel qui a souvent des analyses intéressantes explique sur le plateau de C’dans l’air edans une réponse à l’inénarrable Barbier, celui qui pense qu’il« est un tuteur sur lequel le peuple, comme du lierre rampant, peut s’élever. », que « la FI prend des positions les plus éloignées possible du consensus ». Cette journaliste n’est pas sans savoir que  la position de la France Insoumise sur le moyen Orient est celui de la France depuis De Gaulle. Du coup n’est-ce pas plutôt le « consensus » qui s’éloigne des positions historiques de la France et donc de la FI. Pourquoi infuse-t-elle l’idée que les positions politiques de la FI ne sont en fait qu’une stratégie politicienne. Pas très loin au fond des vomissures de Barbier, Fourest et la famille Adams-Duhamel qui consistent à expliquer que la position de la FI est identitaire pour rafler le vote musulman.

Pas inintéressant n’ont plus les interventions de Miller. Sa dernière en défense de Garrido laissant supposé que c’est son « travail » sur l’antisémitisme qui est la cause de ses « tourments ». Tweet bien dégueulasse. La vengeance est un plat qui se mange froid chez le Psy de plateau.

Autre exemple C ce. Soir du 31/10 antisémitisme le retour de la haine 43 e minute photo de Mélenchon en incrustation je passe sur les propos de l'intervenant qu'il faudrait vérifier plus tard dans l'émission j'apprends que la commune aurait été antisémite,anticléricale sûrement mais antisémite!

Autre mystère pour moi : les étoiles bleues pochées sur les murs sont-elles à lire comme une insulte ou une appartenance revendiquée ?? Please, help me.

Et cela pour des altesses

Qui, vous à peine enterrés,

Se feront des politesses

Pendant que vous pourrirez,


Le père Hugo, drôle de surnom, aurait pu enlever la strophe sur la gloire qu'en retire les chefs, moins présente à notre époque qu'à la sienne. Et en ajouter une, celle des chacals ne colle pas 100% pour le maelströmn, le niño, la rafale, ..., médiatique actuelle sur ce moment.

C'est peut-être du 'splaining ou enfoncer une porte ouverte, mais je rappelle qu' on peut très bien vivre sans regarder les chaînes d'info continue, ni toutes ces émissions.

Et continuer d'être informé correctement malgré cela, dans une bulle comme tout le monde certe, mais correctement néanmoins.

J'ai l'impression de voir des gens qui se bousillent la santé (mentale) à bouffer de la merde pour pouvoir la critiquer.

Malheureusement, comme pour l'alimentation, une bonne information demande de l'argent et du temps. Mais au contraire de l'alimentation, on ne meurt pas si on éteint la télé.

Se rendent ils compte tous ces médias, ce gouvernement, que ce soutien sans failles au gouvernement d’extrême droite d’Israël risque de provoquer une vague  d’antisémitisme.

 Dommage que les voix du Haaretz , de Rony Baumann , de Gideon Levy  et de tant d’autres soient si peu entendues.



« Pourquoi LCI ne recrute-t-elle pas une Elkrief "de sensibilité" proche de la cause palestinienne, qui délivrerait son "parti-pris" à la même fréquence que l'Elkrief existante ? ».


Il fallait que quelqu’un le dise et les consciences de quelques-uns des huit milliards d’humains que compte notre planète sauront gré (dès à présent ou lorsque viendra le moment de se retourner sur l’histoire) à la singulière conscience de Daniel Schneidermann pour sa capacité à tenir un cap éminemment difficile !

Les zéléditorialistes racontent tellement de conneries à la pelle que je me demande comment ils font pour s'y retrouver dans leurs têtes, quand il leur arrive de commencer à réfléchir. Un mystère.

Je l’entendais hier soir s’attaquer aux ONG et me disais qu’il s’agissait d’un nouveau front dans la stratégie de dégoûter la population de tout ce qui relève de gauche et des droits de l'homme ou de la solidarité , histoire de bien labourer le terrain, que pas un seul bouton de guêtres ne manque à l’appel pour le futur vote RN.

J'écoutais un instant aussi CNews et un éditorialiste s’exclamer : «  Pour moi, le wokisme est l’enfant de la Shoa ! »… Le militantisme va son chemin sur les chaînes tv…


je suis d'accord avec DS. tropisme pro-israélien trop important dans les médias mayennestrime. mais ça concerne surtout les éditorialistes de ces médias, car parmi les intervenants il y a quand même un peu de tout. j'ai vu Bertrand Badie chez LCI.


pour avoir du discours 100% pro-palo il faut se tourner vers l'underground audiovisuel, comme Le Média (qui commence à fricoter avec la mouvance Bouteldja). et qui pourrait être un vrai CNews de gauche si il en avait les moyens.

" Ce rouleau compresseur de l'information en continu " nous conduit  inexorablement au bout du roulleau....


Quant à exiger une  contre-Elkrief, il faudrait exiger également :


- un contre-Barbier,

- une contre St-Cricq (la sainte patronne des garagistes )

- un contre-Pujadas

-un contre-Aphatie

- un contre -Pascal Prout

- ..un contre-Fourest......

;;;;

............

tous ces Rois des Con-tre


De vrais "contre-Elkrief" à mon sens seraient des journalistes, non des éditorialistes. Peut importent leurs opinions, c'est le traitement de l'information qui importe. 

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