701
Commentaires

Nuit debout : "Ce n'est pas Periscope qui va foutre la trouille à Valls !"

Et maintenant, que va devenir La Nuit debout ? Que va devenir ce mouvement social imprévu, inclassable, hyper-connecté, et qui s’est étendu ces derniers jours à plusieurs villes de province et d’Europe ? Faute de boule de cristal, on peut néanmoins tenter de comprendre le mouvement en le comparant à d’autres rassemblements similaires mais aussi à des mouvements revendicatifs plus traditionnels avec nos trois invités : Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT de PSA Peugeot Citroën, Arnaud Contreras, producteur pour RFI et France Culture et Judith Bernard, fondatrice du site Hors-Série et partie prenante du mouvement.

Derniers commentaires

L'état- providence, la sécurité sociale, n'ont été qu'un grand rêve. Réveillons-nous. La réalité, c'est la comptabilité. Certes, " rentable" ne veut rien dire, mais si tout le monde pense le contraire, soyons cons avec tout le monde. Mieux vaut se tromper avec les cons qu'avoir raison avec deux-trois intellos.
Nuit de Chine, nuit câline, nuit debout.
bonjour,

je me permets de poster ici (en mon nom propre, bien évidemment) la vidéo du plateau radio organisé par nuit debout toulouse, FMR radio, et campus fm, avec la participation de plusieurs invités a l'occasion de Global Debout , (commémoration du 15M)

Le sujet étant "la relation entre la presse et les mouvements sociaux", l'émission me paraît faire écho aux problématiques d'arrêt sur image, et de cette émission.

L'idée était d'inviter des journalistes en tant qu'invités, et des participants à nuit debout. Préparée par la commission animation et des journalistes, le plateau a été possible grâce à la collaboration de nombreux partenaires, merci à eux.

C'est aussi l'occasion de découvrir un peu comment cela se passe à Toulouse.

Suite à cela, la commission communication travaille à reproduire ce genre de dispositif, n'hésitez donc pas à donner vos avis .

https://www.youtube.com/watch?v=BGkiFbZ6_Iw
critique argumentée de Alain de Benoit à nuit debout .

Une précision pour commencer. Vous savez que je ne suis pas de ces petits-bourgeois réactionnaires qui crient à la « chienlit gauchiste », et bien sûr « soissantuitarde » (sic), chaque fois qu’ils voient des étudiants ou des lycéens envahir les rues. Que l’on proteste contre l’infâme loi El Khomri, dont la version initiale fut rédigée sous la dictée du Medef, que des jeunes s’inquiètent d’un avenir qui ne leur offre que chômage et précarité, intérims successifs et petits boulots, me paraît plutôt sain. Si l’on ne se rebelle pas quand on a dix-huit ans, qu’en sera-t-il quand on en aura soixante ! Je note d’ailleurs que, d’après un sondage Opinionways publié un mois après le début du mouvement, 70 % des électeurs de Marine Le Pen déclarent comprendre le mouvement, et 67 % le soutenir.

D’une façon plus générale, je n’ai pas le moindre respect pour l’ordre en place, qui n’est le plus souvent qu’un désordre institué. Rétrospectivement, sous l’Ancien Régime, ma sympathie va aux révoltes populaires et aux jacqueries paysannes. Sous la Révolution, elle va aux Chouans, comme un siècle plus tard elle va aux Communards. Aujourd’hui, mon adversaire principal n’est pas telle ou telle équipe gouvernementale, de droite ou de gauche, mais une société libérale (libéralisme économique ou libéralisme sociétal) fondée sur l’individualisme méthodologique, les droits de l’homme, la croyance au progrès, le primat des valeurs marchandes et l’adoration du marché.

C’est dire que je n’avais pas d’a priori contre le mouvement Nuit debout, né de l’excellent film de François Ruffin, Merci patron !, que Frédéric Lordon a pu qualifier de « film d’action directe ». Au départ, comme l’a dit Jacques Sapir, il était légitime d’y voir l’expression d’une immense frustration politique à la hauteur des trahisons du PS, en même temps qu’un désir de « faire de la politique autrement ». Quelques soirées passées place de la République m’ont rapidement fait déchanter.

Tout n’est pas antipathique dans ce qui s’y dit, loin de là, et il est un peu trop facile d’ironiser sur les buvettes-merguez, les « ateliers transphobie » et les espaces interdits aux « non-racisé.e.s ». Mais on voit bien que la tonalité générale est celle du « pour-toussisme » et du sans-frontiérisme, sans oublier la-lutte-contre-toutes-les-discriminations qui est comme la marque de fabrique d’un libéralisme sociétal inapte à se situer dans une perspective de véritable contestation du Système. Je ne confonds pas tout – écolos, anars, zadistes, intermittents, trotskystes, casseurs, racailles –, mais je vois bien que l’incapacité à structurer le mouvement a déjà dérivé en intolérance sectaire (la minable éviction d’Alain Finkielkraut) et en simple volonté d’affrontements violents. Slogans à courte portée, foire aux paroles et propos circulaires, objectifs vagues et mots creux, indifférence narcissique au réel. Loin de voir dans Nuit debout un « creuset de délibération citoyenne » ou un mouvement révolutionnaire (si seulement !), j’y vois surtout de bons petits libéraux-libertaires qui veulent que l’on fasse droit à leurs « désirs », assez peu différents au fond de ceux qui croient « lutter contre le terrorisme » en allumant des bougies, représentants typiques de cet Homo festivus qu’avait si bien décrit Philippe Muray.

En la matière, la référence à Mai 68 paraît inévitable. Ces événements sont-ils de même nature et pourraient-ils déboucher sur un mouvement politique constitué ?

Je n’y crois pas un instant. Nuit debout n’a aucun moyen de déboucher sur un mouvement politique organisé pour la simple raison qu’il s’est fermé d’entrée à toute perspective d’extension sociale. Mai 68 fut marqué par une grève générale que l’on n’est pas près de revoir – ce que je regrette. Ce fut aussi, en dépit de toutes ses ambiguïtés, un mouvement joyeux. Je ne vois pas aucune joie dans Nuit debout, mais seulement une palabre immature qui ne parvient pas à cacher une tendance de fond profondément dépressive.

Le parallèle a également été fait avec les Espagnols de Podemos ou les Américains d’Occupy Wall Street. De tels mouvements participent-ils de la même dynamique ?

Un mouvement comme Podemos se situe dans une perspective contre-hégémonique qui n’est nullement celle de Nuit debout. La grande caractéristique de Nuit debout, c’est au contraire son incapacité à faire converger des luttes dispersées pour impulser de véritables « états-généraux ». Je n’ai rien contre les noctambules, mais il est bien évident que ceux qui travaillent n’ont pas les moyens de veiller jusqu’au petit matin. Le peuple doit se lever tôt, il n’est donc pas étonnant qu’il soit absent de la place de la République, où l’on chercherait en vain des ouvriers en grève ou des paysans révoltés. Ne s’y tiennent, dans le langage des sourds-muets, que des « assemblées populaires » sans peuple et des « assemblées générales » sans aucun rapport avec celles des grands mouvements sociaux. Jacques Sapir disait aussi que « la capacité de ce mouvement à faire la jonction tant avec les couches populaires des grandes métropoles qu’avec les exclus de la France des petites villes est l’une des conditions de sa survie ». On constate maintenant que cette capacité est nulle. Les badauds viennent place de la République comme on va voir au zoo les derniers représentants d’une espèce en voie de disparition. Le Système ne s’en porte pas plus mal. « Rien n’aura eu lieu que le lieu », écrivait déjà Mallarmé. C’est plutôt affligeant.
J'ai toujours été favorable à la dissolution de la secte " Lutte Ouvrière".
Poursuite du débat ailleurs, Lordon et Mercier chez Mermet : L'intello et l'ouvrier
Bonjour,

Je ne comprends pas, vue de ma lointaine province, cette manifestation.
J'imagine une place Tahrir avec ses tentes... ses conséquences...
Dernière heure :
Voilà pourquoi Jean-Pierre Mercier ne voulait pas participer à Nuit Debout !
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2016/04/13/nuit-debout-lambiguite-dun-mouvement_67221.html
J'attends avec impatience de voir ce que ça va donner:
- d'un côté twitt de la préfecture qui exhibe une vitrine cassée pour faire haro sur les manifestants,
- et de l'autre côté des twitts de gens qui filment et qui disent avoir le plan du gars qui casse et qui ensuite tape la discute avec les CRS, alors qu'il devrait être en train de courir, coursé, et de se faire balancer au sol face la première (vu à la télé) par ces mêmes CRS.
un peu le même contenu que mon post sur les baskets de Mélenchon, mais en beaucoup plus drôle

[blogs.mediapart.fr]

Excellent!
un peu le même contenu que mon post sur les baskets de Mélenchon, mais en beaucoup plus drôle

https://blogs.mediapart.fr/swank/blog/110416/daniel-schneidermann-l-homme-qui-savait-tout
J'arrive à cette minute de la 3ème vidéo où il est question de l'unique moyen de pression qui ferait fléchir, la grève générale, et de twitter qui ne ferait même pas peur à Valls.

Je ne crois pas en la grève générale en l'état des choses. En l'état de crainte générale de chacun pour son emploi.

Mais il est une arme plus adaptée et plus terrible qui demanderait par contre une discipline de fer : la grève de la consommation, autre que celle des produits de première nécessité.

Et cette forme de grève aurait un impact décisif sur les Peugeot, Valls et Macron.
La preuve qu'on peut tenir un blog sur Médiapart, en étant aussi mauvais dans la satire que dans le style d'écriture.
Pour Dany : https://blogs.mediapart.fr/swank/blog/110416/daniel-schneidermann-l-homme-qui-savait-tout
C'est la Reunion qui donne l'exemple:
http://www.clicanoo.re/518517-greve-du-btp-des-jeunes-de-la-riviere-des-galets-s-en-melent.html#forum1094931

Faut dire que le medef y est allé fort en provocation: la federation du BTP a donné un ultimatum aux syndicats pour accepter leur proposition d'augmentation de 0,8% dans le cadre des NAO sous peine de passer à 0,4% a compter du 12 avril midi. Une provocation gratuite de la part de l'un des représentant de la federation du BPT qui part à la retraite la semaine prochaine...
Périscope ne va pas foutre la trouille à Valls, peut-être ... mais ça m'a permis de suivre l'AG en direct jusqu'à maintenant, alors que je n'avais aucune possibilité d'y être physiquement.
Jean Pierre Mercier est tellement pris par ses activités syndicales, son travail et sans doute autre chose qu'il ne trouve pas le temps de ce rendre place de la République. Il a pu cependant dans cet emploi du temps hyperchargé caler 2 ou 3 heures pour participer à cette émission. C'est bien car enfin nous avons appris qu'il est contre l'homme providentiel ( que personne ne prétend incarner à gauche ) et que si tout va comme il est prévu les masses vont se mobiliser et renverser le pouvoir oligarchique. Quant aux programmes, ceux-ci sont inutiles : il suffit d'attendre l'avènement du surgissement révolutionnaire pour que celui-ci accouche au fur et à mesure de son accomplissement des solutions à mettre en oeuvre. Pendant ce temps les autres d'en face regarderont tranquillement que les choses s'accomplissent dans l'harmonie.
Et dire que je lis régulièrement le blog de LO où s'écrit toujours des analyses pertinentes de l'état de notre société. Ha ! oui une dernière chose : le compromis n'est pas forcément une compromission.
Voilà pourquoi je ne m'abonnerais jamais à "Hors-série" : http://www.arretsurimages.net/breves/2016-04-11/Lordon-ne-dit-rien-sur-l-offensive-contre-les-musulmans-Bouteldja-PIR-id19786

Le PIR(e) est à voir chez HS et payer pour ça en plus ? Non mais vous rigolez madame Bernard ?
plus ça va plus je constate que ce média cherche à faire de l'anti- Mélenchon
le choix des participants et les petites phrases sont évidents
lutte ouvrière est dans le système , la CGT est dans le système ,il attend quoi le délégué pour lancer son mouvement insurrectionnel
Je suis assez abasourdi sur les commentaires sur les violences sur les CRS et le discrédit du mouvement. Depuis une semaine, la jeunesse se fait matraquer tranquillement (je passe sur les vidéos qui circule allègrement sur ces violences). On peut chercher à les expliquer (pas obligatoirement les comprendre), violence inhérente à ce corps d'État, fatigues des flics, état d'urgence..., mais se désolidariser et parler de discrédit du mouvement me paraît totalement à côté de la plaque. Simplement parce que les premières violences ont été commises par les flics sur des manifestant-es jeunes et qui ne les avaient pas arrosés et quand bien même. Les provocations des flics, les pressions constantes ne devraient appeler qu'à une chose l'autodéfense ouvrière contre l'appareil d'État, même si je pense que nous n'en avons pas les moyens actuellement.
La Coordination nationale étudiante l'exprime très bien par sa porte parole à i télé. (itw de CNE)
Le mouvement ouvrier a su a des moments s'affronter avec la police quand celle-ci outrepassait ces missions et voulait faire taire le mouvement. Depusi quelques années, on veut nous faire croire que toutes revendications doit se passer tranquillement. Par exemple, Lordon appelle à la grève générale. Croyez-vous sérieusement que l'État laissera faire sans réagir ?
Cette notion de discrédit du mouvement est un vieux truc pour contrôler un mouvement mais surtout ne pas remettre l'ordre établi en cause, mais surtout la place de la police dans notre société. Bref la diversité des tactiques, c'est à dire que l'on peut avoir de la place pour les deux : manifestations "normales" et affrontement avec la représentation de l'état c'est bien cela ce qui est en question actuellement. Allons nous lâcher ces jeunes qui sont matraqué par la police ?
On est quand même vachement dans l'ambiance baba djembé merguez weed. Y a un peu la même ambiance à "Nuit Debout" qu'à Rock en Seine entre 2 concerts. J'attends de voir Lordon se rouler par terre torse-nu à la Iggy Pop. Là les choses bougeront.
J'ai très apprécié les messages d'hallucined ! Je pense qu'il mérite un "chapeau" , j'aimerais bien que vous vous joignez a moi pour le faire .

Bien - sur , vous ne pouvez pas "tourner" vos mains devant votre portable ........ alors faites - moi plaisir , votez ces messages .

Il serait temps que les asinautes fassent un geste vers la classe ouvrière .

Merci .
Vous avez un gros problème: vous ne vivez pas dans le même monde; je parle du seul monde qui vaille: le monde imaginaire. Certains refont 1968, d'autres 1936, d'autres enfin la commune de Paris … vous allez avoir du mal à converger. Cela dit, je dois avouer que j'ai raté l'essentiel de l'émission, étant un handicapé télévisuel -,je m'endors presqu'instantanément quand une émission démarre. Mon imaginaire à moi se complaît à côtoyer Morphée.

Vous devriez tenir compte de cette difficulté ( je parle des mondes imaginaires divergents ) et même pourquoi l'analyser, après tout cela pourrait être dans la thématique du site, "déconstruire les narrations médiatiques" même se déconstruire soi-même est sans doute la chose la plus difficile qui suit, voire même peut-être assez risquée.

Je divague.

Vague.
C'est bien la première fois que je pleure de rage devant une émission d'@si. J'ai l'impression que même en tant que média alternatif vous ne comprenez rien à ce mouvement et ses nouveaux outils (périscope...). Ca me fait peur surtout quand j'entends DS dire qu'il a réalisé moult émissions sur l'insurrection !!! ET bien oui là nous y sommes, nous sommes devant une insurrection du peuple. Ca fait trop longtemps que vous ronronnez vous aussi dans un entre soi médiatique, réveillez vous je vous en supplie.
Une émission délirante entre un syndicaliste ouvrier qui n'a pas du voir une caisse à outils depuis l'âge de ses cinq ans et une prof qui semble disposer de beaucoup de temps libre, comme tous les fonctionnaires ,avec ses 20 semaines de vacances, ses formations, ses arrêts maladies, pour aller baguenauder ou jongler tous les soirs entre ses différentes activités dont on peut douter de la productivité.

Deux mois de grève en 2003, et pourquoi pas six mois ou douze, décidément la mesure ne semble pas être le fort de cette Mme Bernard !!!

De plus tous les Français, le savent et nous l'avons encore entendu dans la bouche de la très grande éditorialiste Catherine Nay, les profs en règle générale, sont payés les jours de grève et il est assez poilant de les voir se mobiliser contre la courageuse réforme du code du travail alors qu'ils ne sont pas concernés et bénéficient de conditions plus qu'acceptables, surtout si on les compare à celles de leurs collègues allemands qui ne rechignent pas, eux, à travailler davantage en face de leurs élèves.

Passons sur sa compagnie de théâtre sans doute avant-gardiste subventionnée par des mairies laxistes avec l'impôt du contribuable pour monter des pièces sous-titrées jouées devant trois pelés et un tondu.

Décidément, le monde déraille de plus en plus, il semblerait que les lanceurs d'alerte comme Brunet, Zemmour ou Levy aient cédé la place à des personnages dont on croyait s'être débarrassés après la gabegie des années 60.

Les archaïsmes ont la vie dure, on se nourrit de pseudo scandales financièrs et fiscaux qui feront pschiiit dans quelques semaines, on ressort la vulgate marxiste avec des économistes comme ce Frédéric Lordon dont on connaît la proximité avec le Stalinien Mermet dont on peut se réjouir qu'il ne soit plus à l'antenne de Paris Inter.

Bref, il y a dimanches où l'on préfère regarder de vrais spectacles populaires avec de grands champions comme Paris Roubaix, course aux valeurs (probité, courage, esprit d'équipe...) bien éloignées de celles de ces parasites installés et vautrés sur les différentes places de France.
"Mélenchon c'est le système" et Lutte Ouvrière c'est pas le système ? Ca existe depuis quand déjà ? Ca fait des accords avec le PS au deuxième tour depuis quand ?
Et la CGT, aussi c'est le système, non ? Ce sont eux qui signent.

Me voilà donc perplexe à la sortie de cette émission.

On sent l'intention louable de faire parler monde syndical ouvrier avec monde "petit bourgeois"/ hors travail de Nuit Debout.
Sauf que vous avez eu deux caricatures de ces mondes. Judith (sauf votre respect) avec votre implication "jonglante" dans la lutte sans vouloir se mettre en avant, louable, bienveillante, très intellectualisée (ce n'est pas une critique mais un constat), avec toujours ce malaise au moment de la question du pouvoir, malaise qui existait déjà chez les Indignés. c'est comme si parce qu'on a pas les moyens de trouver les conditions d'existence d'un pouvoir DANS la lutte, on renonçait à toute idée de pouvoir.
Et c'est là que ça rencontre le monde du travail ouvrier/employé et syndical surtout, avec ses hiérarchies, ses codes, son sens "sacrificiel" POUR la lutte, détaché des intérêts personnels, avec ces défaites consécutives depuis des années. Et avec Mercier content d'avoir perdu parce qu'ils ont quand même repris confiance en leur force ... mais ne sont quand même fait licencier, non ?

Vous avez le cas étonnant de Xavier Mathieu qui ex leader ouvrier est aujourd'hui intermittent et acteur de ciné. Vous avez Lordon qui sort de sa chaire universitaire pour tenter de mettre en pratique ses idées. Vous avez Ruffin, patron de presse, habitué des organisations miltiantes qui tente de faire le pont entre les deux mondes. Vous avez aussi (parce qu'il y a toujours trop peu de femme là-dedans) Leila Chaibi, un pied dans le monde politique et même temps très familière des nouveaux mouvemebnts sociaux, les "précaires", jeudi noir etc ... Ce sont eux qui ont contribué à lancer le mouvement qui les dépasse aujourd'hui.
et comme ils le disent si bien : ça ne s'est pas fait tout seul : la "convergence des luttes" ça demand eà ce que des deux côtés on se parle et on accepte de travailler ensemble à des objectifs commun. Ca veut dire donc accepter de changer ses pratiques (ce que n'a pas l'air prêt MErcier) et accepter de se fixer des objectifs clair (ce que n'a pas encore fait Nuit debout)

Bon et après je pinaille, c'est là où je suis doué, puisqu'en dehors de ça c'est quand le mouvement social le plus important depuis dix ans, donc lui foutre sur les épaules le soin de faire une jonction de classe et d'espace qui n'a plus été faite depuis cinquante ans, on lui pardonnera;
Juste une remarque faire rentrer 1000 personnes dans la salle Grande Croizat de la Bourse du Travail c'est quasi impossible (mais c'est un détail)
Pour le reste
Étant à SUD PTT, secrétaire fédéral, ayant monter la sono que l'on a prêté suite à une demande (et on confirme on est pas derrière cela mais juste en soutien...) ce que je vois sur ce qui se passe. Rassemblement un peu foutraque donc réjouissant par certains aspects, certaines difficultés avec les infiltrations des conspis, le fait que tout le monde a droit à la parole et donc des fois un peu n'importe quoi. Mais cela repolitise un peu. Mais je reste quand même dubitatif sur une issue à ce truc.
C'est incroyable tous ces gens qui affirment et disent "savoir".
Ils veulent absolument enfermer le mouvement dans une nouvelle (ou ancienne) petite boite, tandis que Nuit debout est un appel à la libération.
Et la partie adverse ne le laissera pas faire sans heurts car ses intérêts sont considérables.
Tout mon respect à l'honnêteté et à la rigueur de Judith Bernard. Chaque acteur de ce mouvement a la valeur de son engagement pour cette libération.
Rien ne sert d'insulter...
Jean-Pierre Mercier totalement à côté de la plaque concernant Mélenchon.

La constituante, c'est quoi exactement ?
On revient de la manif de Paris.
Quand on est arrivés à République, il était pas loin de 15 heures, et on a pris la queue du cortège, derrière la CGT.

Comme il menaçait de pleuvoir, on a remonté petit à petit le flot à moitié sur les trottoirs, à moitié sur la chaussée.
Au niveau du métro Reuilly Diderot, juste après avoir dépassé Laura Raïm qui discutait avec animation avec un grand type, une masse compacte nous a empêchés de continuer à remonter. Comme ce groupe avançait vite, et qu'on aurait eu du mal à se frayer un passage, on est restés avec eux. Pas de banderoles ni de drapeaux, et tous en foncé et avec des capuches.
Quand ils ont tous scandé "Tout le monde déteste la police", c'est devenu étrange.

On arrivait sur la Place de la Nation. Donc on a pu les dépasser, et on a vu au premier rang, certains avaient des écharpes sur la bouche.
Là on a décidé de dégager vite par l'autre bout de la place. On a entendu un grand bruit et en nous retournant, on a vu ces mecs qui se précipitaient avec gourmandise pour cogner.
On ne sait pas qui car on a quitté la place, un grand CRS expliquait à ses hommes comment il fallait se positionner et faire passer les "civils", et on a entendu que ça pétait.

J'en ai vu des manifs, mais aussi énervées, jamais... Celle du 31 mars, il parait qu'il y a eu des heurts, mais rien vu rien entendu. Pourtant on l'avait remontée aussi.
Très bonne émission, trop courte, merci.

Un condensé de certains paradoxes de "nuit debout".. et de la France.

Jean-Pierre Mercier de la CGT, avec sa tirade politique finale (bien dans la ligne LO) n'est finalement pas si loin de F. Lordon et de son "nous ne revendiquons rien" : attendons le grand soir, rien d'autre ne compte, et d'ailleurs on a gagné à Aulnay, la défaite c'est la victoire (coucou Orwell).

Alors que Judith Bernard me semble tellement loin de Fakir ! Avec son idéalisme (on sent qu'elle attendait ça depuis longtemps), son appel SCANDALEUX à la violence (peu commenté sur cette page d'ailleurs, à part "Oblivion"... mais que dira-t'elle si demain il y a trois jeunes morts ? Qu'on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs ?), le moment quand même assez embarrassant où elle explique qu'elle prefère ne pas parler entre autres de peur d'être promue leader (prix "Marcel Dessailly" de la modestie 2016), son bla bla sur l'horizontalité, sur le fait qu'elle ne représente pas nuit debout (mais qu'est ce qu'elle vient foutre là alors ??)...

Pour une future émission sur nuit debout, j'aimerais beaucoup entendre parler du FOND des idées, car de ma fenêtre (provinciale) on dirait un énorme gloubi boulga assez peu engageant.

* Un côté 100% bobo (pour l'instant),
* une détestation des structures et institutions qui me semble un peu bê-bête (et héritée de mai 68),
* le fantasme de l'autoorganisation et de faire table rase du passé ("allez les copains on écrit une constitution ce soir").

Et en tout cas ça part bien loin de l'ambition qu'on lit dans Fakir malheureusement. En espérant franchement que la suite me donne tort, car ce n'est pas tous les jours que quelquechose bouge.

PS au passage : Y a t'il des écrits résultants des AG ou des divers travaux ?
oh mazette, ça les défrise ceux qui ont un programme à vendre, qu'il y ait des gens pour dire que non merci, aucun programme politique ne leur paraît au point, pas plus gauche de la gauche que droite de la droite ou politique de nulle part juste du pouvoir, et que donc ils pensent que ce qu'ils ont de mieux à faire c'est de réfléchir et d'inventer quelque chose.

"on arrête tout, on réfléchit. et c'est pas triste" :)
Le samedi, il est plus facile de parler avec mes patates, qui ont parfois l'intelligence du silence, qu'avec les trublions volatiles et autres briseurs systématiques d'envolées et votants F.N avoués...

Lire devient un pensum.
Donc je saute.
Tout ça c'est bien beau mais Wall Street est toujours debout et continue pareil.
Ah merde, c'est pas Occupy..!?
Ah bon...
Merci Daniel, pour avoir fait dire à l'invité Syndicaliste, à la fin de l'émission, d'où il parlait.
J'étais gêné de l'entendre à ce point archaïque dans son rapport aux nouveaux médias, dans son engoncement dans le "hors du travail point de salut".
Maintenant je sais pourquoi.
Les printemps arabes seront ravis de savoir qu'internet et les réseaux sociaux n'ont aucun impact sur la marche du monde...
Bizarre la pub en démarrage de la vidéo moi qui pensais payer pour éviter ce type de désagrément et en plus depuis que j'ai un bloquer de pub et de cookies, la vidéo ne se lance plus. Vous essayez manifestement de nous pister.
Bref c'est faite comme je dis pas comme je fais si je fais référence à votre émission sur la publicité sur les sites d'info
Pour info je vis à l'étranger et en intro de votre émission c'est une publicité de la caisse d'épargne allemande...
A quand Schneidermann dans les Havana Papper ;-)
Enfin un réveil, enfin une forme de lutte nouvelle, enfin l'espoir de retrouver une véritable citoyenneté, enfin enfin... alors, de grâce! Ergoter sur les mots, se demander qui sont les vrais travailleurs, qui sont les vrais authentiques trucs machins, qu'est-ce que ça vient faire ? C'est une lutte, nouvelle, par Ag démocratiques, par recherche de solutions imaginatives, et avec ce minimum de visibilité qui démolit l'idée que l'heure des "révolutions" mentales et autres est définitivement close, que les Français ont enfin abandonné leur histoire révolutionnaire, qu'ils sont rentrés dans le rang de la fin de l'histoire (démocratique), il était temps ! C'est exaltant et faire la fine bouche, faire de la critique faussement prolo, se demander si ça rentre dans les formes habituelles (évidemment, non! C'est sa force), la barbe. Debout, oui, c'est l'idée. C'est surtout l'action. Il était temps!
Emission étonnamment courte et n'apportant rien (a mes yeux) ...
Décu!
Déjà, le concept de "nuit debout" semble exclure d'emblée tous les salariés, et surtout les plus précaires.

J'y vois surtout la trouille des enfants de la classe moyenne supérieure, citadine, blanche, diplômée, de ne pas avoir le même niveau de vie que leurs parents (ce qui peut se comprendre).

Un mouvement qui me semble totalement déconnecté du monde du travail, des banlieue, du monde rural.
Émission intéressante qui met en face deux mondes différents de la lutte en France actuellement, dont on peut mesurer les accords et désaccords. Une émission qui veut aussi apporter sa pierre à l'édifice qui est en train de se construire en ce moment à Répu.

Au delà des points de vus théoriques avec lesquelles je suis en accord ou désaccord, je trouve dommage que Jean Pierre Mercier n'ait pas été présenté aussi en tant que membre de LO (il a par ailleurs représenté le parti pendant les régionales de 2010 il me semble). Non pas que je critique son appartenance, mais je pense que pour les non initiés au paysage de l'extrême gauche en France cette information serait bénéfique. Malheureusement elle n'est présente ni lors de l'émission, ni sur le compte rendu de celle-ci. Et elle donne une saveur bizarre à la fin de celle-ci. Bien que dans l'ensemble, je pense qu'elle est de qualité (aussi bien par ce qu'elle montre que par ce qu'elle ne montre pas).
un peu décourageant ce forum, tous ces gens qui condamnent le mouvement sous des prétextes à peu près convergent "ils sont pas légitimes, ils ont jamais fait un vrai travail de leur vie, c'est des gamins qui se font plaisir, c'est qu'une bande de bobos, seul le noble ouvrier qui souffre de son travail peut donner un sens à la VRAIE lutte, de toute façon c'est perdu d'avance...".
En gros l'ouvrier ou l'employé du tertiaire regarde le précaire/"bobo"/jeune/intello en chien de faïence et avec un mépris certain, juste parce qu'il essaye, et j'ai l'impression avec la meilleure volonté du monde, et un regard critique sur lui-même. Les raisons sociologiques sont pas très difficile à comprendre, mais du coup c'est pas gagné la convergence des luttes. La division c'est exactement ce qui sert et maintient le pouvoir.
La force de "merci patron" c'est justement de pas tomber dans le misérabilisme ou l'héroïsme de l'ouvrier, mais de montrer des êtres humains touchants, courageux, avec des défauts, et de pouvoir s'en moquer gentiment, sans oublier que le véritable ennemi est un ennemi commun.
Pour ce qui est des banlieues, c'est pas gagné du tout non plus, néanmoins certains militants politisés des "quartiers" étaient présents ces derniers jours à République, et vont essayer activement de rallier du monde à cette cause là. voir le collectif aclfeu.
http://www.aclefeu.org/
j'étais en sympathie vague, un peu agacée… et vais aller voir sur place puisque nous aurons notre nuit ici
Mercier OUI et il faudrait qu'on arrive (peut être grâce à cette fichue loi venant après les autres) à des grèves coordonnées à défaut d'une grève générale…
mais malheureusement Judith Bernard me confirme dans mon attentisme - désolée ce qui m'intéresse ce n'est pas une remise en cause totale qui n'aura pas lieu puisque ni elle ni aucun de nous n'est décidé et capable d'une révolution - l'espoir ne peut venir que de la lutte des employés zt ouvriers ceux qui peuvent bloquer la machine (et c'est ce qui a prolongé et réussi au moins en partie en 68)
sans cela c''est formidable, on se fait plaisir, on parle (à condition de ne pas être censuré parce qu'on n'a pas le jargon adéquat) c'est sympa.. et finalement ça aide plutôt les puissants
Pour ma part cela fait depuis longtemps que j'attends un mouvement social d'ampleur en France à la podemos. Et je me réjouis que les gens se bougent enfin. Mais il faudra construire quelque chose en le fondant sur l'intelligence, sur l'espoir, sur l'entraide, l'ouverture vers les autres et pas sur les peurs, la méfiance et le rejet des autres. Sinon je ne vois pas comment cela peut fonctionner.

A bon entendeur.
Depuis de nombreuses années la culture urbaine a monopolisé le vocabulalre, plus ou moins militant.

Peut-on cesser de dire: bobo, prolo, gaucho, intello, boulot, dodo, métro, trotsko, anarco...?

Ce dont je suis sûr, c'est que dans mon milieu rural, on ne se désigne pas comme ça.
Peut-être parce qu'on se connaît et que nous n'avons pas besoin de se mettre dans des petites boîtes avec l'étiquette dessus sur l'étagère à confiture.

Resserrez votre "local" et pensez le plus petit dénominateur commun, tissez les lien, réfléchissez.

Cela évitera, peut-être, d'échapper à la règle générale du tous connos...
Mon Dieu, boboland dans sa splendeur ! Un mouvement si sectaire qui pense représenter une révolution des idées
Pour voir ce qui se passe ailleurs (en Russie par exemple) ce forum de militants des droits divers et variés à l'Est, cet après-midi dans le 2e (pas très loin de la Répu donc) avec ce beau titre http://russie-libertes.org/2016/03/25/forum-societe-civile-en-russie-tous-des-agents-de-letranger/
Un truc quand même qui me chiffonne : dans "Imperium", Lordon critique la foi naïve dans un principe d'horizontalité pure, ne prend celui-ci que comme principe à suivre (idée régulatrice) pour un idéal, idéal inatteignable pour la constitution d'une force sociale d'une certaine ampleur. A priori, il fait ça suite à son expérience avec les anar' du genre "Comité invisible" et pour la défense d'une participation à la vie étatique sans attendre l'utopie d'un monde sans hiérarchie.

Son analyse est discutable sur bien des aspects, il me semble notamment réduire un peu vite les possibilités de la pensée libertaire à l'âge d'internet, mais je me demande comment il s'adapte ou va s'adapter à tous les refus de verticalité, de hiérarchie dans le mouvement.

Dit-il des trucs du genre : l'improvisation, c'est bien, mais à un moment il faut stabiliser une instance organisatrice pour que la force de mouvement ne se perde pas dans la dispersion chaotique des initiatives ?

Fait-il des propositions de connexion au politique comme institution, d'avoir d'emblée comme objectif de passer des places publiques au pouvoir public (autre traduction possible de "imperium, au passage...), dans une visée élective comme Podemos ?

Il reste sur la réserve, ne propose rien, laisse faire pour voir ce qui se crée spontanément ?
Le débat de "Ce soir ou jamais", hier soir, était passionnant.
De très bons intervenants qui pour une fois étaient assez d'accord.

Pour ce qui est de Nuit Debout, on verra, mais l'émission @SI a le mérite d'en parler et de fournir des informations utiles.
Je ne sais pas pourquoi, je me lasse de plus en plus des émissions où la gauche de la gauche parle à la gauche de la gauche.

Dans les années 2000, elles étaient pertinentes: la gauche était divisée, pas crédible.
Désormais, une expérience a eu lieu en France: Mélenchon a porté le projet de la gauche de la gauche de manière unifiée.
Résultat de l’expérience: Seuls 10% des français gros maximum sont intéressés par ce projet.

Du coup, voici ma question: est ce que la gauche de la gauche est encore pertinente pour changer les choses de manière démocratique?
Idéologiquement, le néolibéralisme n'a jamais été aussi fort, le conservatisme aussi, et les idéologies de gauche n'ont jamais été aussi faibles.
Comment appliquer l'anarchisme quand les citoyens sont menacés de toutes parts:
- Vont ils revendiquer dans leur entreprise? Leur boite est sur le point de déposer le bilan.
- Vont ils vouloir plus de libertés? Ils peuvent désormais connaitre les joies de se faire égorger pour une cigarette.
- Vont ils vouloir plus de tolérance? Ils ont le plaisir de pouvoir visionner sur internet les preches haineux de leur mosquée la plus proche.
- Vont ils vouloir moins de frontières? Ils comprennent qu'ils se font entuber avec les flux migratoires et de capitaux.
- Vont ils vouloir plus de droits sociaux? Ils payent deja 500 euros d'impots sur leur salaire brut, auquel on a deja déduit 340 euros de charges salariales et 600 euros de charges patronales. Leur état est surendetté.

Mélenchon a été battu a plate couture par le FN plusieurs fois. Pourquoi?

Les gens ne veulent pas de grands soirs ou de grands discours. Ils veulent qu'on leur rende la sécurité. Ils veulent pouvoir vivre décemment encore dans six mois. Ils veulent pouvoir faire des enfants sans se dire qu'ils font une grosse connerie. Ils veulent pouvoir se balader dans la rue sans risquer une agression ou un crachat. Ils veulent pouvoir mettre leurs gosses à l'école publique sans se dire qu'elle les transforme en attardés. Rien ne peut être construit sans ça. Seul le FN ou presque leur parle de tout cela. Est ce si dur à comprendre?

Je n'ai pas regardé l'émission, je la regarderais juste parce qu'il y a Judith Bernard.
Vous allez voir quand la droite va passer aux prochaines élections...vous allez voir et comprendre la différence.....j'attends de vous voir et vous entendre à ce moment là !!!!!
@ Bruanne, Rico, Sandy, Sébastien

Je viens de lire vos échanges.
Je n'ai pas tout compris dans la finesse des détails.
Je me couche de bonne heure car la sieste de l'après-midi est loin et que la nuit est longue...
Mais je pense que les neurones se sont activés.

J'aime bien mettre en situation.

Donc, je dirais que "Revendiquer" c'est parler, agir sur de l'Existant pour l'améliorer, le transformer...enfin agir autour.
C'est, qu'on le veuille ou non subir la loi, ce cet existant (parce qu'on pense l'autour de lui) que l'on veut voir bouger et donc se soumettre à son existence.

Alors que "affirmer" nous permet d'aller Ailleurs (un de mes mots préférés) pour agir autrement.
C'est penser ce qui n'a peut-être pas été pensé. C'est se soustraire de l'existant pour "Inventer" "Rêver" les possibles.
Et là, tu n'es plus soumis à cet existant qui t'encombre.
Tu es libre d'aller ailleurs.

Est-ce plus limpide que ce que j'avais dit plus haut?
Pour moi, oui.
Mais...

Bonne journée.
La parcelle à pommes de terre est prête et elle revendique ma présence pour que je puisse y déposer les tubercules.
Je ne peux que m'y soumettre ou aller acheter mes "spuntas" dans le SuperU du canton, ou attendre mon maraîcher du marché.

Je deviens l'esclave de ma terre, qui me donne la liberté de planter, en lui donnant mes restes de force pour la préparer...

Cercle vicieux.
Sondage : quelle catégorie socio-professionnelle a la plus grande force de blocage de l'économie ?

Je dirais les informaticiens.
Je vote pour une émission par semaine pour suivre toutes les Nuits debout !!

@si debout ?
Trotsky tue le ski !
Jean-Pierre Mercier est raccord avec son parti. Aucune trace de La Nuit debout sur le site de Lutte Ouvrière.
http://www.lutte-ouvriere.org
Qui se fait massacrer sur ce forum-ci ?
Ça devient assez classique sur le forum d'@SI.

Quand l'émission est médiocre, on tape sur Daniel et son équipe (qui aime bien, châtie bien).

Quand elle est réussie, si un intervenant est de droite (P.S. et au-delà), c'est lui qui morfle.

Mais quand les intervenant sont assez proches ou tentent des rapprochements, les forumeurs se livrent au jeu de massacre tous azimuts et poursuivent le combat sur le forum...

Excellente émission. Forum, très amusant.
Ce qui est dommage c'est que le gars de PSA ne veut pas a cause de ces émotions s'allier a #nuitdebout alors que bcp de mouvement (et mai 68 en est la preuve) démarre par les jeunes, qui est rejoint par le monde du travail (les employées ont remplacé bcp d'ouvrières , comme les ouvriers ou ont remplacé les paysans) qui feront bouger réellement les choses . Si les travailleurs ou qu'ils bossent ne rejoignent pas le mouvement c'est sur faudra recommencer en 2017 .
Vu l'ambiance a république , je ne crois pas que si ça s'arrête et que rien ne change, ont supportera de nouveau les élections qui se profilent et qui nous font plutôt vomir, donc même si l'a ça prend maintenant pas ce sera en 2017, la classe moyenne qui vote sera bcp trop dégoûté pour rester tranquille surtout avec l'exemple et l'expérience de ce qui passe dans les places Française .
Demain 9 avril (#40mars) tous a la manif , faut au moins que cette loi qui nous ferra du mal a tous (pas qu'aux jeunes) sois retiré totalement.

Merci Daniel enfin une émission sérieuse sur les mouvements qui s'animent.
Et pourtant l'ami Lordon l'a bien dit : il faut passer du revendicatif à l'affirmatif.

Si maintenant même l'ami Schneidermann n'écoute pas...
J'écoute l'acte 2, Mercier redit ce qu'est la grève dans le monde industriel, et pourquoi il croit à cette forme d'action.
Sa position est juste, mais ça " m'énerve " quand il parle de l'industrie et qu'il dit " le monde du travail" ...
non, monsieur Mercier " bloquer le fonctionnement pour acculer les décideurs n'est pas un mode d'action transposable tel quel de l'industrie vers d'autres formes de travail. Tout simplement parce qu'il y a des tas de gens qui ne " produisent" pas des biens marchands, mais ces gens font bien partie du "monde du travail".
C'est probablement simplement une maladresse de sa part, je n'imagine pas que pour lui seuls les ouvriers sont des travailleurs, mais c'est à ce genre de détail qu'on voit qu'il y a du boulot pour se retrouver tous unis.

Idem lorsqu'il a parlé de la jeunesse de banlieue, en disant qu'elle était là : dans les usines.
Oui, sauf celle qui est à la fac, celle qui est dans le tertiaire et celle qui a pas de boulot.

Encore avant, il a dit "on est tout, c'est nous qui produisons".

... trois fois, donc, qu'il tient un discours qui, à mes yeux est un discours assez décalé.
Oui, les ouvriers sont très importants, et la grève, dans le milieu de la production industrielle est un outil très puissant de lutte.
Mais on ne peut pas en rester là, il y a trop de gens qui ne peuvent pas utiliser cet outil, les ouvriers ne sont pas assez nombreux pour porter seuls toutes les luttes nécessaires, et quand bien même, ça n'aurait pas de sens.
Il y a des tas de chômeurs, de travailleurs qui ne "produisent" pas, d'étudiants, de retraités, de sans papier... qui doivent inventer autre chose.
Nuit Debout, on ne sait pas ce que ça donnera, mais faut que les syndicats de la production entendent.
Comme quoi un bon syndicaliste peut être un politique contre-productif.
Ah le gauchisme de Lutte Ouvrière !! Superbement stérile !! Les salariés vont se gouverner et changer les choses sans hommes politiques, et prendre le pouvoir sans élection............Disons-le franchement : voilà aussi une des raisons pour lesquelles les choses ne changeront pas. Un obstacle à faire sauter, donc. LO et ses rêveries infantiles, à écraser.
non c'est pas périscope qui va leur foutre la trouille , mais rappelez vous les agriculteurs devant le domicile de le foll avec un pantin a son effigie au bout d'une corde ,un régal ,un gout de ah ça ira ça ira….
Jean-Pierre Mercier n'adhère pas à la formule de Lordon "Revendiquer c'est se soumettre... etc.", et ne comprend pas son langage.
Comme je comprends qu'il ne le comprenne pas !
Mercier est un ouvrier qui sait ce que revendiquer implique, ce que lutter signifie concrètement dans le monde du travail.
Lordon est étranger à ce monde, et je ne vois pas grand chose qui puisse les rapprocher.
Pour ceux qui connaissent les éléments de langage de LO, inutile d'attendre le dénouement de l'émission pour connaître le pedigree du "copain" de PSA -on ne dit plus camarade, à LO, c'est tout le charme convivial de la secte : point de salut sans et hors (comme on dit au RC lens) la classe ouvrière, l'alliance de classes a été à l'origine de l'échec de 36 comme de 68, etc...

Donc opposer les deux discours n'a guère de sens : en faisant de l'entrisme dans les syndicats majoritaires, le militant LO ne revendique pas au sens traditionnel (salaires, temps de travail...). Il rejoint ainsi une partie des adeptes de l'insurrection qui vient, dont les mythologies remontent parfois aux sources de l'action directe (tiqqun et le parti imaginaire, dans les bouquins édités par Hazan).
" L'insurrection qui vient n'aura pas lieu" (Judith Bernard).
Bon, mais qui la souhaite vraiment ?
Très belle émission. J'apprécie les différences d'opinions, et surtout, surtout, les rapprochements que l'on sent, malgré les paroles, malgré la geste différente et séparée.

Voilà qui atteste de l'existence d'autres affects, moins tristes, si ce n'est joyeux !

Edit: M... je voulais pas répondre au commentaire, mais commenter l'émission...
Edit 2 : ;D
Très belle émission malgré le final surréaliste avec Mélenchon, pas besoin d'être fin psychanalyste pour se rendre compte qu'il parle de lui quand il éructe que les interviewers sont morts de trouille.
J’arrête le visionnage. Prôner la violence sur les personnes, comme ça, sans que personne ne moufte, je ne peux pas.
pour la nuit debout assis dans son canapé, oubliez Rémi Buisine, ya une radio
http://mixlr.com/radiodebout/
et une TV
https://www.youtube.com/watch?v=kck-Hgjafgs&nohtml5=False
C'est bien beau tout ça. Je me demande qui sera le petit malin qui réussira à tirer la braise pour sa sardine.
Malaise devant cette émission

Ce syndicaliste qui use ses semelles dans l'organisation de luttes sans y arriver, qui est content d'une lutte qui a échoué, et qui boude les lieux où ça bouge un peu. Qui ne comprend pas que c'est par l'union des mouvements qu'il s'en sortira, qu'il ne comprend pas qu'il a davantage besoin de Périscope et de Twitter, de Nuit Debout que des ténors de sa centrale syndicale.

Bien sûr, que les syndicats seraient mieux entendus s'ils relayaient leur lutte par des moyens contemporains, que l'image d'un patron ou d'une boîte aujourd'hui est aussi un capital sur lequel il faut taper pour se faire entendre.

Et penser que les ouvriers ne seraient pas plus fiers de lutter, s'ils étaient relayés par la société debout et par les médias non traditionnels, c'est une grave erreur stratégique.

Et quand je pense que c'est à PSA que ça se passe, le syndicalisme d'aujourd'hui qui lutte avec les moyens d'hier, c'est triste.

Quand il se met à critiquer Mélenchon, c'est de lui qu'il parle, toujours les mêmes méthodes, dit-il. Quand ça ne marche pas, on en change, non ?
Oui enfin il faudrait surtout arrêter les raisonnements simplistes et à l'emporte pièce.

Le fait que le résultat global soit différent du résultat voulu, n'est en aucun cas suffisant pour désigner telle ou telle action particulière comme responsable de cet échec, cela reste encore à prouver, ce n'est pas une preuve, d'innombrables autres raisons peuvent être en cause.
on a le droit d'être un peu créatif, non ?
le simplisme, c'est répéter les mêmes choses ad nauséam, c'est refuser d'imaginer de nouvelles formes de lutte
Mais qu'est ce que vous croyez, que les gens en voyant la situation se dégrader malgré tous leurs efforts n'essaient pas sans arrêt de trouver des solutions, de nouvelles formes de luttes, de nouvelles méthodes, de trouver les idées qui feraient mouche, la bonne formule qui arriverait enfin à mobiliser les gens ? Si leur espoir et leur esprit se tournent tantôt en Amérique latine, tantôt au Maghreb, tantôt en Grèce, tantôt en Espagne, n'est-ce pas justement parce qu'ils cherchent une solution, un exemple, un espoir, qui déclencherait enfin le mouvement de libération tant attendu ?
Bien sûr que refaire sans arrêt la même chose donnera le même résultat, mais ne prenez pas les gens pour des imbéciles.
Si vous avez l'impression que certaines personnes s'enferment dans ce genre d'impasse, c'est bien parce quelque chose les a persuadé que ce que vous leur reprochez n'est pas le problème, et sans argument, sans explication, sans preuve, vous ne pouvez pas comme ça décider qu'ils ont tort et que vous avez raison. Si c'était aussi simple, nous n'aurions pas des millions de personnes engagées dans des luttes distinctes, et donc des gens divisés, trop peu nombreux pour changer quelque chose, alors que s'ils étaient tous rassemblés, rien ne pourrait les arrêter.
Nuit Debout est foutu, Judith Bernard en fait parti !
Vous n'êtes qu'un gros naze jj55 (pour ne pas dire un petit carboxide d'azote) ! Si Judith Bernard peut certes être qualifiée de bourgeoise précaire, +/- énervante (puisque pédante) et secrètement peut-être en quête de trucs +/- mondains (la parfaite bobo quoi ! La totale suspicion donc !), elle n'en a pas moins toute sa légitimité "aussi", avec son incroyable énergie, son travail de fond (comme productrice de Hors-Série, actrice & créatrice au théâtre avec ses élèves), son goût des arts, de la littérarure et de la philosophie (sans compter sa beauté unique quand elle parle), et bien entendu ses espoirs à elles (comme vous et moi), au même titre que n'importe qui donc (d'où sa réserve extrême, ce qui est - je pense - à son honneur).

Je tiens à dire que Frédéric Lordon est aussi passé par les Ponts & Chaussées et a suivi la voie royale des "winners" (MBA HEC mode années 80')... avant de goûter à la recherche en économie... et de tomber de très haut... très très haut même peut-être... :$. Ce qui lui permet notamment d'avoir une critique "radicale" (et plus que singulière) du camp qu'il connaît bien (celui de ses co-camarades (les Pinçon-Charlot ne diraient pas le contraire)... mais au nom d'une "éthique" de ses origines si j'ose dire, ce qui est là aussi "tout à son honneur". Et je pèse mes mots).

Donc bref, tirer des conclusions hâtives sur d'obscures identifications de "classe" instinctives (basées sur les origines évidentes des uns et des autres) sans vouloir - a minima - écouter / lire les désirs / les histoires / les espérances des uns et des autres me paraît quand même une c*** sans nom. Voilà.

La révolution française s'est aussi inspirée de têtes "bien-pensantes" dont certaines étaient - que je sache - bien nobles et donc "bien-nées" (Montaigne, Montesquieu,...).

Bref. Nuit debout n'est pas foutue b*** ! Judith Bernard en fait partie ! ;D

Salut l'ami.

PS : Je ne connais ni la camarade Judith ni le camarade Lordon plus que cela. Pas plus qu'un simple @sinaute curieux des idées / émissions / livres des uns et des autres.
Je parcours rapidement les réactions avant d'entamer la 2ème vidéo car je les vois au compte goutte cette semaine pris entre mon travail et des passages à notre Place de la République/Kaiserplatz Strasbourgeoise, certes moins peuplée mais aussi riche de volonté et d'idées.
Je tombe sur votre réaction Rémi Martin et je vous remercie d'avoir si bien défendu ces têtes pensantes que sont Judith Bernard et Frédéric Lordon
Je reste stupéfait par la conclusion lapidaire de cette émission qui dure à peine 5 minutes sur le « cas Mélenchon »
Balayer d’un revers de main des années de militantisme, d’efforts, de tentatives d’éveil des consciences, de façon aussi abrupte, genre c’est plié y’a rien à voir, me paraît tout à fait indigne.
On a bien le droit de ne pas être en phase avec le bonhomme, mais encore faut-il se donner la peine d’expliciter, de détailler, bref d’argumenter. Là c'est un peu court. Je ne pourrai certainement pas me contenter des saillies d’un J.P Mercier -lui même issu d’une organisation syndicale crée à la fin du 19ème siècle- et de ses procès d’intention « Il ne veut rien changer » « il veut nous refaire Mitterrand » ...
Car enfin, Mélenchon nous donne à penser, à réfléchir et nous aide à analyser la marche de ce monde comme le prouvent ses multiples conférences, bouquins et interventions télévisées.
(dernière en date ici : https://www.youtube.com/watch?v=7-9ATJwgGbg&nohtml5=False)
Les nombreux sujets qu’il aura tant bien que mal réussi à mettre sur le tapis sont nombreux : Planification écologique (thème autour duquel s’articule l’orientation économique du parti)/ 6ème république/ partage des richesses/écarts de salaires au sein de l’entreprise/TAFTA/ les banques/La Grèce/le système financier/la dette/les nouvelles formes d’énergie avec la géothermie profonde/l’économie de la mer/le nucléaire/le système de l’offre vs celui de la demande/ la règle verte…etc etc
Donc tout ça foulé au pied en une phrase : « Melenchon c’est le système »
Dur, très dur à entendre. Il faudra bien quand même un jour qu’on m’explique pourquoi ce gars suscite de telles réactions, souvent d’ailleurs de la part de son propre camp.
Un peu de respect pour ce parti, pour son co-fondateur et pour tout ce qu’il a apporté dans le débat public depuis sa création ne ferait pas de mal. Faut-il nécessairement avoir 25 ans et ne jamais avoir fricoté avec aucune organisation politique pour trouver grâce aux yeux de notre leader syndical de la CGT ? Cette manie de toujours chercher des équations simplistes me fatigue un peu.
En attendant longue vie à la nuit debout, un mouvement qui n’en est qu’à ses balbutiements et qui ne demande qu’à grandir. Il est à mon sens encore un peu tôt pour faire de grandes analyses et tirer des conclusions définitives, mais une chose est sûre, un truc est en train de se passer. Quant à Judith Bernard, j’ai toujours beaucoup de plaisir à l’écouter :-)
Merci à vous pour votre émission, et n’oubliez pas la prochaine fois d’inviter Méluche ;-)
Beaucoup d'électeurs de gauche ont du mal à regarder en face qu'ils ont raté l'occasion Mélenchon en 2012. Ils sont en quête d'alibis, de justifications..La psychologie électorale peut voler très, très bas.
Il faudrait pas non plus inverser les rôles : c'est Mélenchon qui a complètement "raté l'occasion" depuis 2012. Il s'est s'est décrédibilisé tout seul, alors que tant de choses auraient été possibles. Le Front de gauche est un échec en grande partie à cause de lui, et s'il y a un sujet qu'il a "mis sur le devant de la scène" ce n'est pas la planification écologique mais plutôt son goût des combines politicardes, au détriment de tout sérieux politique.

Nuit Debout n'aurait pas besoin d'exister s'il avait fait son travail. Aujourd'hui il n'a que ce qu'il mérite, et encore je trouve les gens particulièrement indulgents avec lui.
Vous confortez mon pessimisme. J'espère que la mort du PCF accompagnera celle du PS.
Bonjour les calomnies ^^ Y'en a qui ne manquent pas d'air.
Où sont les calomnies dans ce que j'ai écrit ?? Vous avez le droit de ne pas être d'accord, mais quel intérêt de répondre si c'est juste pour écrire ça ?
Ce sont des calomnies totalement gratuites. Bien sûr que je ne suis pas d'accord. Une inversion totale de la réalité. Et on se demande bien quel est votre but ( mis à part la volonté de dénigrer Mélenchon évidemment qui est suffisamment claire. )
Je n'ai aucun but, j'ai réagi à qqn qui écrivait "les électeurs n'ayant pas voté Mélencheon en 2012 ont des remords", car je pense que c'est au contraire Mélenchon qui est en grande partie responsable de la débâcle du front de gauche.

Mais j'attends toujours vos arguments...
Ca on a compris ce que vous pensiez, mais cela n'a juste aucun fondement, et cela fait trois messages que vous balancez des affirmations gratuites, visiblement vous ne comptez pas me démentir là dessus.
[quote=mais plutôt son goût des combines politicardes]

Je suis rarement d'accord avec sandy, m'enfin là il n'a pas complétement tort, quitte à traiter Mélenchon de politicien combinard vous pourriez au minimum donner des exemples pour appuyer vos dires !

--
La liste complète serait trop longue... mais voici quelques exemples.

Il fonde un parti politique (le PG), s'en détourne sans aucune explication pour tout miser sur le M6R, puis se présente "hors partis" (ce qui est en totale contradiction avec tous les statuts du PG dont il est toujours membre).

Lors des municipales, il a clairement essayé de foutre en l'air le PCF en appelant ses adhérents à voter contre la direction. Tout en hurlant contre ledit PCF et sa soi-disant déloyauté.

Ou encore les multiples tentatives pour se rapprocher du NPA (raté), puis des Verts (raté), qui montrent que les idées comptent moins que la tactique.
Ca c'est de la combine politicarde ... Franchement on dirait un enfant de 2 ans qui fait de la politique.

Le M6R sert à préparer la future constituante, ce n'est pas un parti politique. Mélenchon n'a fait qu'appuyer sa création pour pouvoir le lancer, et maintenant il est autonome ... D'où vous avez rêvé qu'il n'a donné aucune explication ??? Cette constituante et la volonté d'élargir le rassemblement initial ( du front de gauche ) aux citoyens hors partis et alliances de partis ont toujours été des objectifs, depuis la création du PG.

Quand au PG il soutient totalement le M6R et la candidature de Mélenchon ...

Pour le PCF, vu que les dirigeants veulent partir aux primaires du PS, il n'y a rien de politicien à appeler les membres du PCF à se désolidariser de leur direction. C'est un acte de conviction. Le côté politicard il est clairement du côté de ceux qui veulent continuer à fricoter avec le PS alors qu'ils viennent de faire l'une des pires politiques de droite de tous les temps, la dernière en date la loi El Khomri, qui est un véritable casus belli contre le peuple, en permettant aux dirigeants des entreprises de placer leurs décisions arbitraires au dessus des lois de la république.

Bref, n'importe quoi ;)
On donne son avis = on calomnie. On argumente = on se fait traiter d'enfant de 2 ans qui dit n'importe quoi. C'est vraiment du bonheur de discuter avec vous.

Je connais bien et discute souvent avec des gens qui sont membres du PG. Aucune explication valable n'a été fournie lorsque Mélenchon a quitté la direction du PG. Personne à l'interieur ni à l'extérieur du PG n'a bien compris, sauf le cercle rapproché de Mélenchon.

Evidemment que le PG soutient le M6R, c'est le jouet de Mélenchon. D'ailleurs il soutient aussi sa candidature "hors partis" et contraire à ses propres statuts, c'est quand même fortiche je trouve.

Pour le PCF je parlais des municipales, donc rien à voir avec les primaires du PS. Le PCF a toujours été clair sur le fait qu'il pourrait rester l'allié du PS sur les élections locales. Mélenchon fait depuis 2012 semblant de ne pas l'avoir entendu, et compte sur son fameux "rapport de force" pour faire plier le PCF... mais ça n'a pas marché. On imagine d'ailleurs mal comment ce qui ne marche pas avec Pierre Laurent pourrait marcher avec Merkel mais bon c'est une autre histoire.

Après vous avez le droit de débiter le discours officiel du chef, c'est vous qui voyez.
La calomnie tient au fait que ce que vous dites est un mensonge, pas au fait que vous donniez votre avis, il s'agit de faits, et non d'opinions.

Ex :
Aucune explication valable n'a été fournie lorsque Mélenchon a quitté la direction du PG

Ceci est contre vérité, ce n'est pas donner un avis.
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2014/08/22/25006-20140822ARTFIG00053-jean-luc-melenchon-va-quitter-la-direction-du-parti-de-gauche.php

"l'ancien candidat à la présidentielle a profité ce vendredi de l'ouverture estivale des «remue-méninges» de son mouvement pour annoncer la mise en place d'une direction collégiale. «Nous changeons notre dispositif pour l'adapter à une nouvelle stratégie», a-t-il dit. Avant de préciser: «Il n'y a ni crise ni quoi que ce soit.»

Et cette nouvelle stratégie c'est celle de la France insoumise.

A moins que votre "avis" tienne à la validité ou non de ces explications.
Dans ce cas on se demande bien qu'est ce qui peut dans ces évènements vous amener à juger comme invalides celles-ci.
[quote=A moins que votre "avis" tienne à la validité ou non de ces explications.]

Ben oui là pour le coup "il n'y a ni crise ni quoi que ce soit mais je démissionne de mon poste de chef pour changer de stratégie" j'ai vraiment du mal à trouver ça valable... On ne sait pas ce qui fait que la stratégie "PG" est devenue non valable du jour au lendemain. Je me demande ce qu'en ont pensé les adhérents de ce parti... Et puis surtout que vous me l'accorderez, "La France insoumise" a été démarrée un an et demi après cette démission.

Bref au final... on n'est pas d'accord sur Mélenchon ! J'avoue qu'il m'a beaucoup déçu depuis 2012. Si vous croyez encore en lui, tant mieux pour vous. On verra qui de nous deux change d'avis d'ici quelques temps ?

PS : je m'excuse par avance, je ne pourrai poursuivre cette discussion, je file en vacances, sans accès internet. A bientôt peut être par ici.
Ben ce qui fait que la stratégie est devenue non valable c'est que l'on n'a pas réussit à convaincre le PCF de rompre avec le PS, et que du coup, suite à de nombreuses compromissions, le front de gauche n'avait plus de message clair, et ne permettait plus d'obtenir une dynamique nécessaire pour espérer gagner les présidentielles.
Tout ceci se rajoute au dégoût des gens de la politique et à leur méfiance vis à vis des partis politiques, alors que nous voulions faire du front de gauche justement l'alternative à tout ce système.
Le PS n'est pas pour rien dans cet échec, ils ont bien joué leur rôle de zizanie en achetant certains dirigeants PCF ou autres partis avec des places sur leurs listes.
Ils ont tout fait pour foutre en l'air le front de gauche et ils ont réussit. Normal que l'on change donc de stratégie après une défaite, il serait dingue de continuer à faire ce qui n'a pas fonctionné ...
En l'occurrence, il ne fallait pas donner echo aux critiques calomnieuses comme quoi Mélenchon était le chef du PG, ce n'est que notre représentant, et il fallait donc remplacer la direction par une direction collégiale.
Et aussi lancer un mouvement hors des partis politiques, la stratégie d'alliance avec les autres partis ayant été mise en échec. Il faut s'appuyer sur un mouvement populaire. C'est le seul moyen de renverser le rapport de force désormais.
S'en détourné ? Je ne sais pas, quand on lit son blog et quand on lit les autres intervenants du Pg, ce n'est pas l'impression qu'ils en donnent.
M6R ? Je ne vois l'incompatibilité !
Les statuts du PG je ne les connais pas et c'est eux que ça regarde, pas moi.
Ben quand la direction du PC accepte des accords locaux avec des hollandistes, c'est peut-être un peu normal que ça lui pose problème !
Après qu'il est voulu se rapprocher de la LCR et des verts, je ne vois pas vraiment le problème.
C'est sûr qu'en ne lisant que son blog et les sites du PG vous n'allez pas trouver autre chose que des fans de Mélenchon...

Si vous pensez qu'il est bon qu'un candidat bafoue les status de son propre parti politique, moi pas (tout comme un président qui aurait comme chouchou médiatique Kerviel...). Vouloir se rapprocher du NPA puis 6 mois après des verts, ça me pose un problème de cohérence. Sur les alliances du PCF avec le PS je vous rejoins, mais le souci n'est pas là, il est que Mélenchon a essayé de nombreuses fois de "passer par dessus" les dirigeants, ce qui constitue un manque de respect pour ses alliés.

Bon après on est pas obligés d'être d'accord. J'ai en tout cas illustré mon propos je pense.
C'est sûr qu'en ne lisant que son blog et les sites du PG vous n'allez pas trouver autre chose que des fans de Mélenchon...

Heu... mouais, m'enfin c'est vous qui avez dit qu'il s'était détourné du PG, ce n'est pas de ma faute si le PG ne semble pas s'être détourné de lui.
Il n'y a pas d'écologistes à la LCR ?
Alliés... respect ? Heu... vous parlez du PC ? Mouais !

--
J'entends bien votre reproche vis-à-vis du syndicaliste CGT présent sur le plateau. En même temps, je vois mal comment ne pas partager la non-volonté d'une cohésion avec certaines franges des Nuits Debout qui naissent un peu partout. Je veux dire par là, que dans ce mouvement existent aussi (comme d'habitude) des tas de militant.e.s qui sont prêts à tout faire capoter juste parce qu'ils/elles ne retrouvent pas leur quota de racisés, de femmes et autres minorités en situation de dominées, ou qui ferment leurs oreilles quand un blanc mâle hétérosexuel dit pourtant quelque chose de très intéressant. A choisir je préfère les raisons (de tourner le dos) de la tradition syndicalo-communiste...
Pourquoi accepter de choisir, aolrs qu'il est si simple de ne pas tourner le dos.
Je n'ai pas dit qu'il fallait choisir. Je disais que le mouvement lui-même recèle de nombreux éléments diviseurs, et que s'il fallait choisir (si et seulement si), je préfère les raisons de la tradition syndicalo-communiste.
Judith suit le mouvement depuis le début. Elle occupe la place mais pas forcément toute la nuit puisqu’elle jongle avec ses différents emplois du temps. Non seulement elle a tout suivi mais elle est aussi partie prenante du mouvement. Elle l’accompagne sans mot dire car elle préfère ne pas l’ouvrir pendant les assemblées générales. Elle estime avoir déjà assez de couverture médiatique et ne souhaite pas monopoliser la parole. Elle rechigne surtout à l’idée de devenir leader. Pas de chef. Pas de porte-parole.


Est ce qu'il n'y a que moi qui trouve cette phrase hallucinante ?
Alors, Judith elle y va mais pas tout le temps, parce qu'elle a d'autres trucs importants à faire. C'est sûrement là la grosse différence avec une occupation "à l'ancienne", les ouvriers de PAS, ou même ceux de LIP dans des temps plus anciens, n'ont pas le loisir de choisir d'occuper ou pas en fonction de leurs emplois du temps bien chargé. Judith, elle, elle "jongle". C'est un mot important, ça veut tout dire. Et puis, elle est bien bonne de rechigner à devenir leader, parce que si elle voulait, elle pourrait prendre tout ça en main en deux coups de cuiller à pot.
Quel délire...
Une réaction à propos du making-off. J'étais place de la république mardi soir quand Ruffin et Davisse sont venu faire leurs speechs. Je précise que je peux pas être à République tout les soirs, alors j'avais choisis mardi pour assister aussi à leurs interventions. Et l'impression que j'en ai retiré est la suivante :
- Il y avait beaucoup de monde. Peut-être plus que le premier soir d'ailleurs.
- l'intervention était prévue pour 19h je crois. Mais c'est vers 20h30-21h, alors que l'AG battait son plein depuis plus de 2h, que la modératrice a annoncé la présence des 2 invités, et a un peu "imposé" une suspention de l'AG pour leur laisser la place (elle a dit qqch comme "tout le monde est d'accord je pense pour laisser F Ruffin et F Davisse intervenir). Il y a eu acclamation de la foule, mais on a pu sentir que tout le monde n'était pas d'accord et il y a eu quelques protestations à voix haute, qu'interrompre le déroulement de l'AG même pour Ruffin - surtout pour Ruffin - c'était une entorse aux principes du mouvement.
- Ils ont fait leur intervention qui portait sur l'esthétique des films sociaux, et à moi, ça m'a parut en décalage avec le moment, alors qu'on sortait à peine du CR de la commission action et de ses prises de parole libres, qu'on était bien dans le jus.
- au final, les 2 intervenants ne sont pas resté longtemps. J'ai eu l'impression qu'ils avaient écourté leur intervention car ils ont senti eux-mêmes qu'ils n'étaient pas vraiment à leur place à ce moment là... Ruffin !...
Bref, j'en est conclu 2 choses :
- Le mouvement est lancé et a pris sa propre dynamique. Beaucoup des participants, même "fan" de Ruffin, sentent l'impérieuse nécéssité d'avoir un mouvement sans porte parole, avec une exigence démocratique très haute.
- Les commissions devraient avoir la possibilité de monter des sessions d'invitation pour faire descendre dans l'arêne de la République des personnalités comme Ruffin (en fait, je rêve de voir quelqu'un comme Badiou par exemple au milieu de la place dans une discussion à 500 ou 1000).
Je vais me taire et attendre la fin de l'émission..
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.