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Nos vies numériques - 2

Il se publie tous les six mois un article, un pamphlet, ou un chouettebidule dénonçant les redoutables méfaits des réseaux sociaux... Le rigolo de l'affaire est que le grand méchant "Fessebouc" (émissaire?) est à chaque fois l'objet de l'attaque, et le réseau où on la découvre et la partage, et où elle rebondit "likée" des milliers de fois avec une gourmandise qu'on jugera au choix totalement schizophrène, inconsidérément désinvolte, ou parfaitement impavide...

Derniers commentaires

A propos de l'affaire Snowden NSA (saison 2 actuelle) :

Il y a l'espionnage d'état et des messages, mais maintenant aussi ou surtout les informations de profils, à des fins "sécuritaires" ou tout simplement commerciales, sous le dogme du "tout gratuit tout pub". Avec le profiling acharné associé et des règles plus ou moins directes du genre "vrai noms obligatoires", etc. A ce sujet il est peut-être temps de comprendre que si il n'y a aucune "fatalité technique", il y a par contre un vrai problème de structure.

Problème de structure qu'il serait vraiment pas mal d'adresser un peu sérieusement dans le contexte IDéNum par exemple :

http://iiscn.wordpress.com/2011/06/29/idenum-une-mauvaise-idee/

Et pourquoi ne pas en profiter aussi pour arrêter un peu de faire mumuse en collant de l'adjectif virtuel ou immatériel à tout bout de champ dans ces histoires ?
L'écriture, la capacité d'écriture, la capacité à transmettre des symboles même, ne date pas d'hier ...
C'est marrant. La vidéo d'Abramavic, je viens de la voir. J'ai pas compté les secondes, mais on peut dire que j'ai bien ouvert les vannes moi aussi. Je dois avoir encore le nez tout rouge. (Il y a sans doute quelque chose d'automatique là dedans, je vais tester avec un homme pour voir)

Sinon il y a beaucoup de choses vraies pour moi dans ce que vous écrivez. Mais quand même. J'ai l'impression qu'il y a autre chose. Quelque chose qui cloche. Quoi je ne sais pas. Une fois j'ai écrit sur Facebook :
Facebook ça sert à tuer Facebook.
Personne n'a compris, personne n'a liké. Même pas moi. Mais il y a quelque chose de ça.
Un résumé à ce sujet, de manière plus ou moins directe :
http://iiscn.wordpress.com/2013/10/16/contenu-sur-le-net-piratage-offre-legale-resume/
Cette chronique m'a rappelé ce texte, alors voilà, un petit cadeau : la gueule que tu mérites
Comment pourrait-on organiser son retrait de facebook ?On s·apercoit que cet usage nous prend beaucoup de temps au quotidien. Debrancher la connexion au reseau nous permettrait surement de retrouver du temps pour lire, flaner et rien faire, pour laisser son imaginaion s echapper.
La superficialité, les tendances narcissiques aujourd'hui n'ont-elles pas juste trouvé un autre terrain de jeu ? Internet, pour moi, ça a juste aboli les frontières. "Juste" est évidemment un bien petit mot par rapport à l'effet que ça peut avoir. Quand en 1998, je me suis connectée pour la première fois de chez moi à internet, avec mon petit modem qui faisait "jdong, djong, djong, pschhhhhhhhh" avant d'accrocher le réseau, j'ai fait des rencontres. A l'époque ce n'était pas Facebook, c'étaient des forum de discussion. Je me suis accrochée avec un type sur un forum philosophique. Franchement, ce que je fichais là hein ? Moi qui n'avait jamais rien compris à ce truc - la philo. Justement, je n'y comprenais rien, et du coup je trainais pour voir si finalement je pouvais y changer quelque chose. Et ce mec là, il m'a chauffé. On s'est envoyé des tas de mails. On s'est opposé, puis apprivoisé. C'était - c'est toujours - un artiste. Il habitait La Réunion, et ça a changé ma vie, puisqu'aujourd'hui j'y habite moi aussi. Il m'avait tellement rebattu les oreilles avec son ile. Ça m'a fait envie. Et après j'en ai rencontré d'autres. Un mathématicien, un physicien... Ça avait fini par me ficher les jetons de pêcher ce genre de poissons à coté desquels je me sentais si minuscule. Et puis il y a eut d'autres poissons. Et encore d'autres. Leur point commun : des personnalités. Hein Jeff (si à tout hasard tu traines toujours par là) ? Voilà ce qu'on rencontre sur internet. Des gens qui sont autrement. Plein de gens qui sont autrement. Et au final, il n'y a pas à avoir peur. Car c'est une richesse. Une école. Comme partout ailleurs. Avant. C'est juste que ça peut donner le vertige. La vitesse. La violence. L'écoute. L'échange. C'est le temps qui a pris un coup d'accélérateur. Ça décoiffe un peu. Au départ, c'est déconcertant. Mais comme le reste, ça s'apprivoise, car ça a ses règles, ses codes, ses manies... et ses trolls ;)
Et si certains pensent pouvoir être un autre sous couvert d'anonymat, ils se trompent lourdement. Chaque mot, chaque parole, ce n'est pas un autre qui les a écrit. On est soit, tout autant quand on déborde, quand on se croit permis, quand on dérape, quand on tombe. Car la vie numérique, il est vraiment illusoire de la croire différente du reste. Ce n'est pas une vie déconnecté de soi sous prétexte que le medium est différent. Si on ne voit pas les gens à l'autre bout, ils sont là. On peut amuser, intéresser, blesser, choquer. Mais il n'y a pas de gratuité. Jamais. On ne parle pas à un clavier, mais bien aux gens qui sont derrière. Ils sont réels. IRL, c'est tout le temps. Comme maintenant, à l'instant même où vous lisez ces mots (c'est gentil d'être venu jusqu'ici ;) ). Internet fait partie de votre vie, comme il fait partie de la mienne.
Je m'en suis servie pour exister, certes à un moment où je me sentais bien seule. Mais je ne le suis plus aujourd'hui - seule - et ma vie numérique ne s'est pas arrêtée pour autant.
Facebook, je m'y suis inscrite à la suggestion d'une de mes amies internet, une blogueuse, comme je l'avais été. Pendant un an, je n'ai rien inscrit sur mon mur, je n'y allais pas. Le concept m'était simplement étranger. Puis un jour, j'y ai trouvé des gens de ma famille, des amis d'enfance, d'autres amis numériques. Et je me suis rendue compte que c'était ce que je cherchais depuis longtemps. Le blog, je m'y suis sentie seule. Quand je voulais raconter, on ne venait que voir des photos. Dans les commentaires, des questions dont les réponses étaient dans le texte. Ça fait mal. Un petit peu. Narcisse n'a pas intérêt à trop la ramener. Mais j'en ai eu marre du blog. Sur facebook, quelques mots suffisent pour donner de ses nouvelles. Des photos sans commentaires. Des commentaires sans photos. Cent fois moins de boulot. Une meilleure fréquence. Tout ce que je cherchais pour garder le contact. Et partager mes passions. Même les plus irrationnelles. Et me nourrir de celle des autres. A mon rythme. Et au leur. Le partage Facebook ça peut aller jusqu'à se sentir avoir une petite sœur, moi qui suis la dernière de ma fratrie. Mais ça peut aussi aller jusqu'à laisser rentrer des inconnus, de la famille lointaine avec laquelle on ne partage pas grand chose, jusqu'à ce que... Il y a des découvertes. De bonnes surprises. Et puis des fois rien. Ce n'est pas grave. Ça arrive tous les jours non ? Facebook, c'est comme tout le reste, ça se gère. Ou pas. Selon son choix. Le numérique, c'est juste un moyen. Un outil. Et donc on peut en faire du bon et du mauvais. Et pour ce qui est des manipulations des publicitaires, on se fait avoir constamment non ? Aussi bien dans un salon de ci ou de ça, en lisant un magazine (vous le lisez donc vous êtes aussi ciblé), en se promenant dans la rue, en étant coincé dans un embouteillage. Mais on a quand même ce degré de liberté de résister à une envie non ? Enfin je suis peut-être naive... Bref, nos vies numériques pour moi, elles sont profondément nous, ce sont nos vies tout court, car elles ne sont pas déconnectée de ce qu'on est et de ce qu'on vit. Tout est intimement lié. C'est aussi simple que ça.

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Intéressant. Dans votre précédente chornique vous *dialoguiez* en partie avec la pensée de Bernard Stiegler. Curieusement dans celle çi je m'attendais à ce que son point de vue assez radical sur les fesses du bouc soit repris ou commenté ou utilisé, mais non... Tant pis.

Sinon à ce propos:
[quote=Judith]On est tellement nombreux, on trafique tellement de données, on se dit qu'ils doivent être complètement saturés avec leur collecte là haut : "trop de données tue les données"

On est d'accord qu'au fond vous savez très bien que "trop de données" ça n'existe pas pour un gros ordi avec une "bonne fonction de tri", mais que malgré tout vous essayez de vous voiler la face? (En fait je suis convaincu que vous voilez pas du tout la face dans la vraie vie (pas celle d'au champ, l'autre...), mais que c'est juste pour les besoins de la représentation publique de votre article que vouz avez écrit ça...)
Parce que vous avez forcément lu le diplo de cet été par exemple:
Big dataplomatique
une autre,une autre!
Merci Judith, je vais y revenir ce soir ou demain, c'est magnifique d'émotion, d'intelligence, de sensibilité !
Il existe des réseaux sociaux libres vous savez. Les plus connus étant dispora et movim je suppose.

Le principe est qu'il s'agit de logiciel libre (pas de code caché tout le monde peut vérifier). Les données ne sont pas stockées sur des serveurs centralisés appartenant à une entreprise, elles sont dispersées de façon décentralisée: personne n'a le contrôle, personne ne peut voir ou utiliser vos données privées, personne ne peut le fermer.

http://wiki.korben.info/reseaux_sociaux#reseau_social_libre_%28type_facebook%29

Vous pouvez connecter vos comptes à votre facebook/twitter si vos amis ne sont pas sur le réseau libre que vous avez choisi.
Il n'y a pas vraiment d'inconvénients, en fait. Viendez tous =)
"et ça neutralise surtout les différences de classe".
Absolument pas, à mon sens. La maîtrise de la langue écrite sur les réseaux est un système de hiérarchisation intrinsèque puissant. Le même texte, écrit dans un français impeccable ou plein de fautes d'orthographe ne sera pas reçu de la même façon (et ce y compris par des publics différents).
Un texte plein de fautes d'orthographe hérissera le poil de l'élite (cf. "l'habitus de premier de la classe" mentionné par Justine) mais à l'inverse, un texte parfaitement écrit, utilisant potentiellement des mots justes mais compliqués, sera ostracisé ( ;) ) par les adeptes de l'écriture SMS, parce que sa parl com un livre ou com 1 premié de la klas.

Les gens qui ne sont pas du même monde culturel ne se rapproche pas forcément plus sur Facebook. Certes les classes sociales au sens marxiste du terme sont abolies, mais au prix d'un nouveau jeu de caste: ce n'est plus ouvriers éloquents et ouvriers incultes contre patrons éloquents et patrons incultes, c'est ouvriers et patrons éloquents d'un coté, contre ouvriers et patrons incultes de l'autre.

Cette stratification de la société sur la maîtrise du langage existe dans d'autre culture, notamment pour les langues à base d'idéogrammes, comme le chinois ou le japonais.

PF
[quote=chronique Par Judith Bernard]
Il se publie tous les six mois un article, un pamphlet, ou un chouettebidule dénonçant les redoutables méfaits des réseaux sociaux... Le rigolo de l'affaire est que le grand méchant "Fessebouc" (émissaire?) est à chaque fois l'objet de l'attaque, et le réseau où on la découvre et la partage, et où elle rebondit "likée" des milliers de fois avec une gourmandise qu'on jugera au choix totalement schizophrène, inconsidérément désinvolte, ou parfaitement impavide...
On a des tas d'amis, bien plus que dans la vraie vie.
La "vraie vie"... comme on dit, sans pouvoir dire pour autant que celle qu'on a sur les réseaux sociaux est "fausse".
Car c'est bien une vie qu'on a tout de même, connectés à distance à nos "amis" par centaines - et c'est ça déjà, qui fait tiquer, qu'on nous renvoie dans la face (de bouc) : des centaines c'est bien trop pour être honnête, c'est pas de l'amitié, c'est pas des vrais amis.


Merci Judith Bernard de faire une chronique substantiellement plus réaliste que tous les pamphlets et toutes les éloges que d'inombrables chroniques ou fausses enquêtes dont les médias nous abreuvent. Personnellement, le manichéisme, les idées binaires m'épuisent. Très joli texte.
Le problème avec Facebook, ce n'est pas tant le ciblage et le traçage, non plus que la vente et revente de mes données personnelles: après tout si FB me cible et me traque, c'est bien parce que je lui ai donné mes données personnelles, ce à quoi rien ne m'oblige (j'ai pas mal réseauté socialement dans le plus parfait anonymat, grâce à une pseudonymisation assumée). Mais voilà, comme l'avait pressenti Andy Warhol, tout le monde peut (et veut) avoir son quart d'heure de gloire, et total on fait le malin sur le Ternet. Et du coup on montre son je (jeu) a l'envi ayant envie d'une autre vie.
Non, le problème avec FB, c'est le système idéologique qui le sous-tend, système où, en pratique, la bienséance benoîte et le copinage benêt sont la règle, mais système en fait fondé sur la sérialisation et la séparation: je devient vraiment un autre, mais cet autre est forcément égal à l'autre je (mon ami), mieux: il est pareil. C'est mon pair, mon peer, mon...camarade, disiez-vous Judith? Alors camarade, oui, d'accord c'est coco, socialo et tout ça. Mais, Littré contre Bob, c'est aussi "1587 camarade subst. masc. ou fém. « qui fait ou subit qqc. avec et comme une autre personne », d'abord milit." Subit. Militaire. Souvenez-vous, Judith ce que disait Eric Schmidt, fondateur et Président de Google: "Si vous faites quelque chose et que vous ne voulez que personne ne le sache, peut-être devriez-vous déjà commencer par ne pas le faire. Séparation, sérialisation, camaraderie militaire... J'aime pas trop, pour tout vous dire: ça me fait trop penser à certain ordre moral. Cet ordre moral est bien entendu la superstructure idéologique d'un ordre économique (Althusser sort de ce corps). Sauf qu'il se présente comme un outil de "communication". Comme la publicité, qui relève d'ailleurs désormais des sciences de la communication. Mais pauvre communication et communication de pauvre. Et c'est bien là que le bât blesse: tous pauvres de communication, mais tous camarades, tous égaux, donc personne de pauvre. Plus de classes sociales, dites-vous. Et hop, donc plus de lutte des classes, camarade. D'ailleurs la lutte des classes, c'est bien connu c'était une invention de quand il y avait des pauvres. Avec la conso et la com', les pauvres ont tous des écrans plats, même les Roms dans leurs bidonvilles, et donc ne sont plus pauvres. Mais je m'égare. Je voulais juste dire que FB c'est quand même un peu frelaté. La seule consolation c'est que comme ils ne sont pas très bon, chez FB, ils n'arrivent pas à "monétiser leur audience", et avec un peu de (mal)chance dans 5 ans ils seront morts et rejoindront dans la mémoire des poilus du Web le souvenir ému de Geocities et Caramail.
C'est un joli nom, camarade ...
Les Amis inconnus



Il vous naît un poisson qui se met à tourner
Tout de suite au plus noire d'une lame profonde,
Il vous naît une étoile au-dessus de la tête,
Elle voudrait chanter mais ne peut faire mieux
Que ses soeurs de la nuit les étoiles muettes.

Il vous naît un oiseau dans la force de l'âge,
En plein vol, et cachant votre histoire en son coeur
Puisqu'il n'a que son cri d'oiseau pour la montrer.
Il vole sur les bois, se choisit une branche
Et s'y pose, on dirait qu'elle est comme les autres.

Où courent-ils ainsi ces lièvres, ces belettes,
Il n'est pas de chasseur encor dans la contrée,
Et quelle peur les hante et les fait se hâter,
L'écureuil qui devient feuille et bois dans sa fuite,
La biche et le chevreuil soudain déconcertés ?

Il vous naît un ami, et voilà qu'il vous cherche
Il ne connaîtra pas votre nom ni vos yeux
Mais il faudra qu'il soit touché comme les autres
Et loge dans son coeur d'étranges battements
Qui lui viennent de jours qu'il n'aura pas vécus.

Et vous, que faites-vous, ô visage troublé,
Par ces brusques passants, ces bêtes,ces oiseaux,
Vous qui vous demandez, vous, toujours sans nouvelles
"Si je croise jamais un des amis lointains
Au mal que je lui fis vais-je le reconnaître ?"

Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence
Et les mots inconsidérés,
Pour les phrases venant de lèvres inconnues
Qui vous touchent de loin comme balles perdues,
Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux.

Jules Supervielle.
J'aime.
Peut-être que seuls les paranoïaques survivront : mais qu'est-ce qu'ils se seront privés, avant ! Privés de ce plaisir, certes puéril, de la rencontre légère, de la camaraderie de cours de récré... d'école publique, oùsqu'on se mélange.
Peut-être qu'il y en a les pubs, ça marche, mais ceux-là m'est avis qu'il faut aussi qu'ils évitent le métro, la presse, les rues des villes, la télé et le cinoche, et leur boite aux lettres, et j'en oublie.

un truc à ajouter : moi qui vis depuis longtemps en rase campagne, c'est sur internet que j'ai noué, ces dernières années, l'essentiel de mes nouvelles amitiés, celles pour qui la vie est un tout, toujours réel — comme si les mots qu'on échange n'étaient pas aussi "réels" que les rituels du travail quotidien ou des réunions de famille !!! — des amitiés, donc, avec des rencontres insolites, des nuits sous les étoiles de la montagne de Lure à lire du Giono avec des amis inconnus, des chantiers de restauration ou de déménagement avec des amis inconnus débarqués pleins d'enthousiame et de générosité après un post bouteille-à-la-mer, de l'amour tout ce qu'il y a de concret, des amitiés solides qui navigue entre le net et les longs bavardages de fin de soirée où on refait le monde, bref, la vie quoi.

pfu. J'en ai laissé attrapper mes haricots :(
Sur Facebook, la marchandise, c'est VOUS.

Cet outil permet de vous profiler. Et un profilage, ça sert à établir une cible potentielle. Pour un produit à marketer, pour un élément "subversif" de la population à éliminer. Aux états-unis, et même en Europe, être un écologiste, c'est être un élément subversif...

Il faut vraiment saisir le livre "La Théorie du Drone" pour réaliser jusqu’où cela va. Notez dans la phrase précédente l'usage du PRÉSENT et pas du futur ou du conditionnel.

Cela utilise la satisfaction narcissique pour vous faire tout balancer et l'aspect >>pratique<< du "partage" pour que vous mettiez vous-même les connections entre les idées, les lieux, les choses et les personnes. Je rappellerais en passant que le partage est d'ailleurs bridé depuis un certain temps, sauf si vous payez.

En guise de conclusion, je rappellerais ceci: le profil, ça commence avec de la pub ciblée et ca fini en Missille HELL FIRE avec une killbox de 15 mètres, et ce n'est pas de la science fiction.


j'ajouterais que les pubs de la colonne de droite, même survolée inconsciemment, peuvent influencer la personne, le marketing s'appuie de plus en plus sur la science et le fonctionnement stupide du cerveau humain pour nous incruster des choses dans la tête. Ils sont armés d'outils tout à fait déloyaux contre nous.
Deux outils pour Firefox (Chrome est une horreur qui enregistre toute votre navication...):
- Add Block Plus (Les pubs n'apparaissent plus du tout, évitant toute exposition même inconsciente - comptez le nombre de pubs auquelles vous êtes exposés par jour, pour vous édifiez)
- Goshtery - qui bloque tous les scripts de traçage, évitant par exemple que Facebook enregistre que vous êtes allés voir le New York Times (une trentaines de scripts de tracage, hallucinant, cela fait de Goshtery une guirlande de Noël).
Je trouve ce texte plein de naiveté (mais peut etre que je suis trop parano) :
- trop de donnees tue les donnees. qd on voit tout ce que google peut trier et rechercher comme informations avec qq mots cles... Les donnees enrichissent les donnees, plus il y en a mieux c'est. Les ordinateurs sont capable de traiter toutes ces informations avec bcp de precisions.
- sur la pub et notre pseudo intelligence de souris qui evitent les pieges... Paradoxe : la pub c tres efficace (cf les millions depensés par les publicitaires) mais jamais personne ne pense etre impactée elle[reference necessaire]... En general au jeu du chat et de la souris c'est le chat qui gagne, tom et jerry est une exception.
- sur l'amusement à echanger du Lordon et du Chomsky. actuellement je pense que tout le monde s'en moque y compris les gros mechants. la surveillance est un probleme de long terme, qqchose de non subversif maintenant peut tres bien le devenir dans le futur.

Jo le parano
Je n'ai pas lu jusque-z-à la fin...

Pas à cause des deux colonnes, mais du "on". On c'est l'autre mais c'est nous aussi. Tout dépend du contexte. Et le contexte des premières lignes de votre article laisse entendre que ce "on" c'est moi aussi. Ben non, ce "on" ce n'est pas moi.

J'aimerais bien savoir combien parmi les asinautes sont des assidus de Facebook. J'aimerai bien savoir combien sont assidus par assuétude...
Euh... C'est pas un peu bizarre cette pagination en 2 colonnes ?
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