Mort de Quentin Deranque dans les médias : récit dépolitisé, LFI diabolisée
Depuis l'annonce vendredi que Quentin Deranque, un militant identitaire de 23 ans, a été grièvement blessé "en marge d'une conférence de Rima Hassan" à Sciences Po Lyon, le bruit médiatique est monté crescendo malgré le peu d'informations disponibles sur les circonstances du drame. La nouvelle de sa mort survenue dimanche n'a fait qu'accentuer les outrances des réactions politico-médiatiques. D'un récit euphémisant et souvent dépolitisé concernant le profil du jeune militant d'extrême droite, à une instrumentalisation massive visant à disqualifier et diaboliser la France Insoumise, retour sur les trois premiers jours d'un emballement médiatique inédit.
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Commentaires préférés des abonnés
On est comme vous . Sidéré par une telle mauvaise foi . Sidéré par une telle récupération politique. Ils sont sans scrupules. Des macronistes au RN tous unis dans leur haine de LFI et de sa diabolisation. C'est d'une incroyable violence. Eux qui ont (...)
Je ne répondrai pas aux attaques personnelles et gratuites mais pour ce qui est des faits : comme précisé dans la chronique, les faits étaient inconnus durant tout le wk et encore ce début de lundi sur lequel j'ai fait ma recension. C'est bien tout c(...)
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Juin 2022, à Lyon. Le chef des identitaires, un certain Adrien Lasalle, poignarde (...)
Derniers commentaires
Bien apprécié la possibilité d'écouter l'article, merci
Marion impeccable, elle fait le taf :
S'il y a quelqu'un qui fait preuve de courage, à l'heure où Wim Wenders dit qu'il faut que le cinéma reste en dehors de la politique, c'est Gauvain Sers. Le chanteur n'hésite pas à mettre en cause les médias, quand bien même cette prise de position le desservirait.
Avec des recettes de lutte comme ça, les nazis ont de beaux jours devant eux. Si l'on en croit l'autrice de cette niaiserie, il suffirait d'organiser une sorte de Woodstock à Lyon pour que le mauvais génie rentre dans sa lampe à huile.
Petit rappel pour les commémorations de l'extrême et ultra droite.
Environ un millier de militants d'ultradroite défilent dans Paris
Paris (AFP) – Environ 1.000 militants d'ultradroite, selon la préfecture de police de Paris, ont défilé samedi après-midi dans la capitale sans incident notable à l'appel d'un "Comité du 9-mai" pour commémorer la mort de l'un d'entre eux, Sébastien Deyzieu, décédé accidentellement en 1994.
https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20250510-plusieurs-centaines-de-militants-d-ultradroite-d%C3%A9filent-dans-paris
Pour aider Mme Safaris et apporter du contexte, le profil des mis en cause.
Parmi eux, 3 collaborateurs passés ou présents de Raphou Arnault.
Certains se sont déjà fait remarquer pour des faits de violences.
Je vous rappelle que tous ces joyeux lurons sont soutenus par LFI.
Le décor est planté.
L'emballement mediatique est bien decrit. Par contre on sent que dire que LFI n'appelle pas a casser du fachiste a Lyon ou ailleurs n'est pas evident. Il faudrait regarder 2 video avant de croire la description que les 2 bandes voulaient en decoudre, d'apres ce que j'ai lu ailleurs il semble que non, il semble aussi que la mort est largement accidentelle, la victime est rentrée chez elle sans se rendre compte qu'elle avait une blessure a la tête et les copains n'ont pas insisté. On parle toujours de meurtre alors qu'on ignore les intentions des uns et des autres et que les media parlent de fiché S etc... du coup est ce qu'etre LFI est simplement une circonstance aggravante? et au lieu de conclure a un homocide involontaire la justice sera poussée a ne poursuivre que les gauchistes et a les condamner lourdement ... Comme ça va trainer jusqu'au debut 2027 gageons que ça va garantir de la pub pour pousser Bardella ou un autre clone de Macron a l'Elysée. La justice est France ne m'inspire pas beaucoup de confiance
Bonjour, pourquoi choisir le terme "militant identitaire" et pas néofasciste, comme l'a montré Mediapart ?
S'il n'y avait que les éditocrates pour profiter de la moindre occasion pour taper sur LFI. Le site Regards (qui roule pour Clémentine Autain) ne donne pas sa part aux autres chiens de garde. Catherine Tricot, sa directrice, fait la liste des reproches que l'on peut adresser à LFI. Ça lui écorcherait la gueule de parler de la démocratie interne au PS, de la purge chez les Verts qui ont osé défendre le programme qui a fait élire tant de députés verts, de la condamnation du ponte du PS Bruno Le Roux, qui a tapé dans la caisse. Regards préfère s'acharner sur un parti qui ne met pas d'eau dans son vin au nom d'une union de la gauche d'autant plus illusoire qu'il s'agit de s'allier avec le parti qui a engendré Macron et qui n'a qu'une hâte : remettre le couvert. Il ne s'en cache même pas.
《Mediapart
(seul journal à qualifier Quentin Deranque de "néofasciste"
)》
...du moins en France, hein.
La Marseillaise paraissant obsolète (et pourtant bien guerrière celle ci aussi) , il est tant d'apprendre le Horst Wessel Lied (quasiment conseillée par le Parlement) !
Que tous ces gens de mauvaise foi calment leur impatience à vivre sous la botte de l'extrême-droite. Ils vont bientôt être servis au-delà de toutes leurs espérances. Grosse démonstration de l'abdication démocratique de l'exécutif et du législatif au garde-à-vous pour la mort d'un fasciste, sur proposition de l'extrême-droite. Ils sont mûrs pour le vote des pleins pouvoirs à Bardella. Et ils veulent qu'on s'engage dans l'armée pour défendre ça ?
Bravo ! Comme Adèle Haenel à la 45e cérémonie des César en 2020, " Désormais on se lève et on se casse ".
Oui, cet article relate tout à fait cette incroyable embellie dont mes oreilles ont de loin étaient les témoins
Au point que je n'étais pas loin de penser qu'il s'agissait d'une parodie de l'incendie du Reichstag
La vitesse du lynchage de LFI m'a laissé époustouflé y compris sur les ondes de Radio France
et le front national avec la mafia lepen devant tous les micros
Le summum, je le lis ici dans cet article (Merci Elodie Safaris), avec cette phrase "un groupuscule nationaliste tourné vers l'aide humanitaire", pour le coup ce sont mes yeux qui se sont mis à rire !!!!
Comme l'a dit un commentateur ici, on se sent moins seuls, on a bien vécu la même opération de sans culot médiatique
Un royaliste, raciste et catho intégriste, ah ouais, on va verser une larme tiens...
ma position:, qu'il soit d’extrême droite ou d’extrême gauche , il est mort et c'est un drame .
et le fait qu'il est été un facho n'atténue pas le drame , l'absurdité d'une telle fin etc...
par contre qu'il soit d’extrême droite aurait du dans un univers politique saint, dissuader tout hommage d'ordre républicain , toute récupération politique.
Mais l'idée est d'en faire un martyre anti gauche. un outil politique .
On est obligé de mettre cette mort et son traitement en miroir à la mort de Clément Méric et de son traitement médiatique. Bien sûr, la première chose est de constater la progression des idées d'extrême droite dans toutes les strates du pays. Mais je me souviens aussi d'une surexposition du décès de l'antifa alors que les conditions sont quasiment les mêmes. Provocation et combat déséquilibré.
A l'époque, ce n'était qu'un fait divers trop appuyé et aujourd'hui nous en avons le reflet déformé. La fenêtre d'Overton commençait alors à se déplacer
Lordon, comme d'habitude, magistral :
Donc ils ont eu une éducation. Ils sont allés aux écoles — enfin à Sciences-Po, ou en école de journalisme. Donc on leur a enseigné. Donc, ils ont appris. Ils ont appris l’Histoire. L’ont régurgitée — dans des copies, puis dans des articles, dans des discussions mondaines. Ils ont vu des documentaires — sur Arte. Des films. Sur la montée. Sur ce qui s’est passé, les processus à l’œuvre, les accélérations. À quoi les processus ont conduit. Ils ont été invités — et ont invité — à « méditer ». Comment tout ça avait bien pu se passer. Au milieu de quelle inconscience, de quelle passivité, de quelles faillites, politiques, intellectuelles, morales. Après quoi, ils ont solennellement juré que « plus jamais ». Donc ils savent. Normalement.
Et puis voilà que tout se reproduit — mais comme à la parade.
[...]
le déshonneur de celles et ceux qui ont accordé une minute de silence à un militant néo-fasciste ultra violent est immense. Et ça inclus LFI qui a accepté ça et n'as pas moufté. je suis estomaqué par cette gauche; qui cherche sans doute à s'acheter une respectabilité aux yeux de ceux qui ont déja décidé des les criminaliser. Et dans le même geste Raphaël Arnault qui s'est empressé de couper les ponts avec son assistant parlementaire; joli solidarité pour son camarade. Il n'y a pas d'hommage possibles à des gens qui veulent notre mort; des héritiers de ceux qui sont responsables d'un des pires génocide du XXe siècle; et à titre personnel je n'ai aucune compassion pour un militant fasciste violent qui avait choisi de passer ses journées à aller à la castagne avec ces cibles favorites (et c'est ce qu'il s'est passé samedi; les nazillons armés ayant tendu un traquenard aux militants de gauche et antifascistes; avec la force du nombre. ça n'as pas tourné comme ils l'esperaient). Cette mort ne me réjouit pas; pas parce que j'aurais la moindre peine pour ce salaud; mais parce que cette mort vient exaucer les voeux les plus secrets de tous les fachos de ce pays d'avoir enfin leur martyr; a qui ont accorde désormais tout; et qui de facto ont pris le pouvoir dans ce pays; avec la complicité des macronistes et d'une grosse partie de la gauche. qui vont terroriser tout le monde en toute impunité. un antifascisme conséquent est plus que jamais indispensable.
Une vidéo qui va dans le sens du com de Fisso ci-dessous, en référence à Contre-attaque et au Canard, qui montre que ce serait plutôt les fachos qui ont provoqué le guet-apens : ici et (et d'autres arrivent heureusement)
Pas très mises en avant dans les médias mainstream, ces vidéos. Ni l’escamotage de TF1 raconté dans l’article de Contre-Attaque.
Mais forcément, après la minute de silence pour un néonazi, devoir révéler qu’il faisait partie d’un groupe en embuscade dont certains membres étaient armés, ça ferait désordre…
Dans le Vu d’hier, il y a un passage où est utilisé, pour décrire le genre de groupes auxquels il appartenait, le terme « national-socialiste » (à 6’14).
Sérieusement ?
(même Vu, mention spéciale au sondage « quel est le parti le plus dangereux pour la démocratie ? » avec 64 % pour LFI et 49 % pour le RN, soit un total de…)
Ah bah oui autant faire du 113% et tant pis pour les nsp ...
C'est clair qu'à suivre la presse mainstream (le Monde, FranceInfo, Libé aussi au début...) et le gvt (comme d'hab), on n'a maintenant absolument plus rien à foutre des faits. On tombe vraiment de très très haut...
Mais tellement. Éthiquement, intellectuellement, déontologiquement, ce qu’on est en train de vivre, c’est une chute libre manipulatoire et irresponsable.
À un mois des municipales en plus (pas très présentes dans les médias, et après on va faire semblant de s’étonner que les gens ne s’y investissent pas, là où il y aurait eu une belle occasion de faire de l’éducation à la cogestion en local – je sais, je rêve).
Dans leur empressement à disqualifier LFI (d’extrême gauche, mais bien sûr), les politiques aussi bien que les journalistes (parce qu’il y a quand même des personnes pour écrire ces articles dans les médias possédés par des milliardaires) ont embrassé avec joie le fascisme.
Et même les timides tentatives pour remettre un atome de contexte, quand elles ont lieu (rarement dans la presse mainstream, lamentable presse dite « de référence »), manquent du niveau minimum d’analyse, du simple recours aux personnes dont c’est le champ de recherche, des chiffres pourtant disponibles, des éléments d’historique et tout simplement de la plus petite contradiction de la parole officielle.
Côté politiques, pas de surprise. Mais côté journalistes, s’il y a l’idée de sortir ses marrons du feu, spoiler : ce n’est pas ce qui va arriver.
balayez devant votre porte.
la jeune garde, accusée du meurtre, est soutenue par LFI.
sans remise en question de votre part ne vous étonnez pas d'être marginalisés.
Remise en question de quoi ?
Du fait qu’il y a un historique à Lyon, avec une « impression d’impunité politique et policière [qui] a contribué à installer un climat de tension (...) Car on retrouve cette violence politique dans aucune autre ville de France du niveau de Lyon. Et ce niveau de violences politiques imposé par l’extrême droite créée des réactions, des modes d’organisation qui répondent à cette violence de manière plus ou moins pacifiste » ?
D’où des affrontements réguliers, avec une escalade symétrique malgré la « différence fondamentale entre le fascisme et l’antifascisme, parce que, contrairement à l’antifascisme, le fascisme, quel qu’il soit d’ailleurs, considère la violence comme une valeur en soi. » (intéressant entretien avec une historienne chez Basta)
Que les attaques en surnombre avec finissage de la victime à terre, traditionnellement c’est plutôt de votre bord ? Comme celle racontée ici (il y a une vidéo consultable si on a un compte YT, je ne me souviens plus où je l’ai vue)
Parfois c’est juste pour une clope.
Qu’à force, une issue mortelle comme celle de Lyon était prévisible ?
Que les politiques et les médias, sans même attendre l’enquête, instrumentalisent la situation en escamotant au passage la participation du mort à des groupuscules fascistes (ou en l’euphémisant), ainsi que les vidéos qui contextualisent sa présence dans les parages ? (expliquer n’est pas justifier, merci de ne pas jouer les Manuel Valls)
Récupération à laquelle vous vous adonnez aussi, malgré une violence infligée régulière et documentée d’un côté, et pas de l’autre ?
Pas d’antifascisme sans fascisme au préalable. D’un côté on poursuit et on tabasse (et parfois on tue – quelqu'un l'a déjà posté mais je le remets) toutes sortes de personnes (celles dites racisées, LGBT, roms, juif·ves, musulman·es, opposant·es politiques...), là où, de l’autre, on ne s’attaque qu’aux premiers.
Enfin bon, je ne vais pas « discuter » avec vous. J’ai mieux à faire que de me vautrer dans le mensonge et la mauvaise foi.
D’ailleurs j’en profite :
« Alice Cordier a été menacée de mort par le député LFI Raphael Arnault » (vous l'écrivez ici)
Non. Elle par contre… (très intéressant article de Blast)
« si l'antifascisme c'est s'acharner à 15 sur un mec au sol (...) » (ici)
D’après les vidéos, ce sont les néonazis à l’initiative de l’attaque qui étaient en léger surnombre (ce qui ne les a pas empêchés d’abandonner sur place un de leurs camarades blessé).
« Mathilde Panot, qui assume sans détour dire "Nemesis, ne venez plus, sinon on tuera encore les votres". » (ici)
« c'était un mec tout à fait normal et pas un "combattant" » (ici)
Un mec normal qui appartenait à plusieurs groupes d’extrême droite suprémacistes et antisémites structurés autour de la violence, et avait défilé avec des néonazis assumés. Mais bon, j’imagine que c’était pour l’ambiance et les chansons ?
(d’ailleurs, le groupe néofasciste qu’il a cofondé se revendiquant de Jean-Marie Le Pen, le RN ne devrait-il pas officiellement prendre position pour condamner, de même que Némésis par contagion ?)
Bref. Je n’ai rien contre la confrontation d’idées mais encore faut-il qu’il y ait des idées dans la confrontation, et pas juste l’objectif d’apporter « un emmerdement maximal sur le forum » (je me permets de vous citer encore).
La situation dans laquelle nous sombrons mérite mieux.
vous mentez déjà, car Quentin s’est enfui de la bastón, a été rattrapé par les jeunes gardeurs et a été tué au sol.
Ses meurtriers n’ont eu aucune pitié ni décence.
Les antifascistes ont tué.
Soutenus par Melenchon.
Ils ont tué.
point.
Ce n’est pas ce que dit la RTBF. Et il était toujours vivant quand il a été retrouvé alors vos accusations de mensonge, vous pouvez vous les appliquer.
Votre haine de LFI vous aveugle. Et vous ne connaissez visiblement pas les réactions corporelles entraînées par une situation de combat imprévue.
Cette mort me paraît la conséquence prévisible d’un contexte de surenchère ayant entraîné un déchaînement de violence réactionnelle (sur-activation due à la réponse combat-fuite), suite à ce qui semble un guet-apens de la part des néonazis.
Un accident. À haute probabilité vu le « contexte lyonnais », mais un accident tout de même.
Quasiment inévitable d’après cet article.
Pas un meurtre.
ce qui vous parait à vous n'a aucune valeur. les potes de Raphou Arnault sont suspectés d'homicide volontaire, voila le chef d'accusation.
ensuite, que votre cerveau ne soit pas capable d'assimiler que des antifas ont tué, c'est votre problème, mais ne venez pas salir Quentin en racontant des inepties.
Un accident.
Quentin se fait bastonner au sol par 15 personnes et sa mort est "accidentelle".
gerbant. quelle honte.
Vous avez visiblement épuisé vos non-arguments.
Soit. N’oubliez pas que c’est vous qui êtes venu me solliciter et pas l’inverse.
1- Article fourni (parmi d’autres possibilités) qui va dans le sens d’un contexte de surenchère.
2- Sur aucune vidéo, il n’y a 15 personnes sur lui seul, vous mentez encore.
3- On verra bien ce qu’il advient de cette accusation d’homicide volontaire que pour le moment rien ne soutient.
4- Votre position est simpliste et affligeante en plus d’être mensongère, même si ça ne devrait pas me surprendre depuis le temps.
Alors expliquez moi pourquoi certains de ces joyeux drilles sont mis en examen pour homicide volontaire. Je vous écoute.
Ce niveau de déni…
Don't feed the troll (d'extrême droite).
Oui, je sais que je ne devrais pas lui répondre… Je vais faire de mon mieux pour l’ignorer. ^^’
accident? Accident c'est une chute par exemple. on ne peut pas mettre une chute dans un escalier et une bagarre de rue sous le même label "accident" , ça serait mahonnette. . Vous effacez toute notion de bagarre avec le mot accident. Hors la bagarre est la cause de la mort il me semble.
je suppose que vous voulez dire que ce n'est pas un meurtre, car il n'y avait pas de volonté de tuer et de préméditation. la ok.
Je dis que la mort est accidentelle. Du côté des juristes, j’imagine qu’on dirait quelque chose du genre « homicide involontaire ».
Je ne suis pas juriste, je dis accidentel (= involontaire).
Merci on a remarqué que vous n’êtes pas juriste…
Comment une mort peut elle être accidentelle alors que des mecs ont frappé au sol, à la tête, le gars en question?
« on a frappé le mec au sol à la tête mais c’est un accident m’sieur le juge ». Mais lol.
Ça a n’a aucun sens ce que vous racontez vous en avez conscience ?
et vous édulcorez la violence volontaire par l'emploie du mot "accidentelle" que , j'imagine, vous n'emploieriez pas pour clement Meric.
Ouh le vilain procès d’intention (puisque vous aimez tant utiliser cet argument contre les autres, tout en y recourant massivement).
Qu’est-ce que vous en savez ?
Notez que le meurtrier de Clément Méric a été poursuivi pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » (source WP).
Et puisque j’en suis aux bonnes résolutions, je propose de continuer à nous ignorer. Vous savez déjà pourquoi.
Notez que le meurtrier de Clément Méric a été poursuivi pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » (source WP).
mais ce n'est pas le cas dans la présente affaire. c'est bien l'homicide volontaire qui a été retenu (et la complicité d'homicide volontaire pour Jakélie, le lieutenant de Raphou Arnault).
vous avez un petit problème avec la réalité non?
Ce n’est pas un procès d’intention . Je ne vous prête aucune intention particulière.
Le mot « accident » enlève la charge de violence volontaire, c’est factuel. qu’elle est votre intention , je ne le saurais pas puisque vous souhaitez qu’on s’ignorent pour des raisons qui vous appartiennent.
Ah ? J’aurais cru que « déchaînement de violence » était suffisamment explicite.
Voilà pourquoi la plupart du temps, je ne vous lis même plus. Car bien que défendant des positions différentes de celles de Simon, vous les défendez de la même manière.
Et puisque vous semblez y tenir (je pensais que la première fois avait été claire), allons-y pour un résumé : (initialement supprimé de mon message précédent – je ne sais pas pourquoi j’ai cherché à vous épargner)
Nous disions donc mauvaise foi, mensonges, changements de discours au gré du vent + toute la panoplie de l’argumentation fallacieuse et maintenant ChatGPT pour disposer d’arguments prêts à l’emploi, en finissant par l’agressivité et les injures quand ça ne se passe pas comme vous voulez.
Et parfois même bien avant.
Le tout en ergotant à l’infini jusqu’au harcèlement de qui n’est pas exactement du même avis que vous.
Et après vous venez vous poser en incompris injustement attaqué, dans un accomplissement parfait de communication toxique et manipulatoire, quand quelqu’un vous le fait remarquer.
ASI, vous ne voulez pas reconsidérer la possibilité d’ignorer logiciellement certains commentaires ?
Ça appuierait sûrement dans leur posture de détenteurs d’une vérité proscrite certains malcomprenants plus occupés à se répandre qu’à lire réellement les messages des autres pour échanger, mais ça ferait des vacances.
Ah ? J’aurais cru que « déchaînement de violence » était suffisamment explicite.
vous n'avez pas écrit ça lors d'un de nos échange. et je n'ai jamais prétendu que que vous ne voyez pas de violence dans ce qu"il s'est passé. je dis que vous la légitimez.
(c'est vous qui êtes dans l'échange agressif , moi j'essaie de comprendre, votre regard est complètement biaisé par le fait que vous , disons, ne m'appréciez pas trop , du coup vous prenez systématiquement ce que j'écris de traviol. vous ne pouvez pas dépasser ça? )
Disons que c'est un accident du travail. Qui peut arriver quand on fait partie d'une bande de nazillons habituée à casser du noir, du PD ou du gaucho et qu'on se retrouve avec un obstacle inattendu sous la forme d'adversaires bien organisés et désireux de contrecarrer vos plans.
faites moi la liste des noirs, des PD et des gauchos qu'a cassé Quentin Deranque.
on ne peut pas traiter la mort d'un homme avec une telle désinvolture. c'est la maniere de penser des crs de saint soline.
bon... impossible d'échanger sur ce thème visiblement.
quand un antifa tue un fa dans une rixe, c'est un accident.
mais ça , ce n'est pas du déni parait il.
mais bon sang , ce déni va les rendre plus fort, c'est évident.
Un "accident" du travail, comme tu dis, l'image pourrait être vaguement pertinente si il s'agissait de légitime défense. là, c'est clairement une rixe.
les rixes tuent des gamins bêtement. ne pas les rejeter en bloc et à la place , en effacer la dimension violente et intentionnelle est complétement irresponsable.
quoi dire d'un flic qui se défend sur ce registre.
il a commencer, il m'a jeté une pierre , j'ai tiré , désolé pour ce manifestant, manifestant = travail dangereux= accident du travail.
yeah...
Un accident, c'est un événement qui intervient de façon aléatoire et fortuitement. Il est par nature imprévisible. Il peut-être lié à une activité : l'accident du travail.
Quand on pratique une activité à risques, on sait qu'on peut avoir un accident. Quand on fait partie d'une bande de bas du front qui va foutre la merde dans le camp d'en face. on peut s'attendre à ce que le camp d'en face ne reste pas sans réactions. On prend donc un risque qu'il faut assumer. Je suis désolé, mais je ne confondrais jamais les agresseurs et les agressés. Et que je sache, les fachos ont précédé dans le temps les antifas, sinon ces derniers n'auraient aucune raison d'exister.
Quand on pratique une activité à risques, on sait qu'on peut avoir un accident.
ok . mais ceux qui cherchent l'affrontement avec les faf, c'est aussi une activité à risque. ça justifie la mort de Meric?
j'ai revu l'affaire Clement Méric .
le point de départ est une provocation des anti fa " alors les neo-nazis, on fait ses courses?"
wikipedia
Réagissant au slogan affiché sur le t-shirt d'un skinhead « Par le sang et pour l'honneur »[6], proche de la devise des Jeunesses hitlériennes, un des militants de gauche interpelle d'abord les nationalistes qui se trouvent dans la salle de vente en leur disant, de son propre aveu : « Alors les nazis, on fait ses courses ? »[1]. Selon les nationalistes, le groupe d'antifascistes aurait alors continué à les provoquer, menaçant de les « attendre en bas », tandis qu'eux-mêmes auraient demandé aux antifascistes de les laisser poursuivre leurs courses[1],[5].
Les militants d'extrême gauche quittent alors l'espace de vente vers 18 h et se mettent un peu plus loin rue de Caumartin, au pied des marches de l'église Saint-Louis-d'Antin. Selon la chambre de l'instruction en avril 2014, ils auraient alors attendu « ostensiblement » l'autre groupe « en faisant téléphoniquement appel à du renfort », ce que les intéressés démentent en expliquant qu'ils attendaient l'arrivée de Clément Méric avec lequel ils avaient prévu de faire des courses, puis le départ des militants d'extrême droite pour l'accompagner à la vente[7]. Clément Méric les rejoint un quart d'heure plus tard. Pendant qu'il attend avec le groupe le départ des nationalistes, il échange des SMS dont le contenu sera dévoilé par Le Parisien[8] : ils ont trait à l'organisation de la fête d'anniversaire d'une amie qui devait avoir lieu le soir même. Pendant ce temps, les nationalistes terminent leurs courses et appellent du renfort par téléphone. Samuel Dufour appelle en particulier Esteban Morillo[1].
Quand on fait partie d'une bande de bas du front qui va foutre la merde dans le camp d'en face. on peut s'attendre à ce que le camp d'en face ne reste pas sans réactions.
ça c'est la logique du combat de rue. genre la bande du batiment 1 vs bâtiment 2
je re-precise : il ne s'agit pas d’attribuer les mêmes responsabilités aux uns et aux autres , de mettre la balle au centre .
mais de rejeter l'idée de l'affrontement physique entre rivaux politique.
les images montrent que les deux groupes se vautrent dans la violence et je suis peiné de lire autant de message la cautionnant avec des arguments du genres " c'est eux qu'ont commencé".
Encore un qui confond la météo avec le climat. Vous me parlez du temps court quand je vous dis que s'il n'y avait pas une résurgence des nostalgiques de la croix gammée ou du temps béni des colonies, si ces nostalgiques ne passaient pas régulièrement à l'acte, il n'y aurait pas d'antifas.
Même si lutter avec l'arme des ennemis est pour le moins discutable, je ne mettrais jamais un signe égal entre les deux camps.
ok, donc vous cautionnez l'existence de groupuscules violents à gauche dont la presence serait, toujours selon vous, rendu nessecaires par la presence de groupuscule violents fachistes.
Même si lutter avec l'arme des ennemis est pour le moins discutable, je ne mettrais jamais un signe égal entre les deux camps.
moi j'ai l'impression que l'existence des anti fa violents ne sert aucune cause à part leur propre soif de violence . Que ce n'est pas la lutte politique qui les anime mais la castagne. ( je parle de ceux qui fréquentent les bastons pas de l'ensemble des militants anti-fachiste)
Ils font reculer le fachisme les bastoneurs anti-fa?
ils protegent des gens du fachisme? qui ? quoi? ou? quand?
non. leur bastons ne sert aucune cause, à part permettre au nazillions de se victimiser et de se montrer plus "aimable"*.
*pas pour moi, hein... pour Braun pivet et sa minute de silence etc...
« Ils font reculer le fachisme les bastoneurs anti-fa?
ils protegent des gens du fachisme? qui ? quoi? ou? quand? »
Vous ne devez pas lutter souvent ailleurs que derrière votre écran pour poser cette question. À quoi attribuez-vous les liens entre LFI et la Jeune Garde ?
Entre autres choses, les antifas sont d’une aide précieuse quand il y a des attaques sur des événements militants, comme des festivals par exemple, ou en manif.
Et l’existence de groupes organisés et entraînés limite les descentes dans les lieux connus pour abriter des gauchistes (sous peine de représailles).
Si les questionnements sur l'usage de la violence sont légitimes (et ça m'étonnerait beaucoup que les milieux antifas ne se les posent pas), pour autant leur contribution à la protection des militant·es est indéniable.
Notez au passage que si la Jeune Garde est poursuivie pour « antisémitisme », c’est suite à l’agression d’un garçon soupçonné d’appartenir à la Ligue de défense juive (un groupe sioniste d’extrême droite).
Indépendamment de ce qui s'est produit ou non, vous êtes, je pense, en mesure de goûter tout le sel de cette qualification.
J’en profite pour remercier les camarades antifas parisien·nes qui, par leur présence dans le SO, nous empêchaient de nous faire défoncer quand la queue de cortège était attaquée.
Ça remonte mais… merci !!
"si la Jeune Garde est poursuivie pour « antisémitisme », c’est suite à l’agression d’un garçon soupçonné d’appartenir à la Ligue de défense juive "
se mettre à 8 contre un gamin de 15 ans, lui coller des baffes et lui faire crier "free Palestine " sur un simple soupçon de ...
C’est pour ça que j’ai écrit « Indépendamment de ce qui s'est produit ou non ».
Même si tout ne semble pas clair (vous parlez de « baffes » mais d'après cet article, « il y aurait eu « des gestes », mais pas de coups visant la victime, toujours d’après le parquet. »), les éléments apparemment avérés rendent la façon dont ce groupe s’est attaqué à un ado sur des suspicions difficilement défendable (et l'article ne confirme pas ni n'infirme son appartenance à ce groupe d'extrême droite).
Par contre la qualification de violences « en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion » me paraît a minima poser question.
Même si ce genre de situation me rappelle des souvenirs, m’étant fait encercler par un groupe de 5-6 personnes en pleine rue, qui se sont contentées de me bousculer en criant des trucs que je n’ai pas compris, avant de partir en courant avec mon keffieh.
Une voiture de police qui passait a ralenti pendant qu'on m'encerclait, avant de continuer sans intervenir.
(C’était au début des années 2000, donc rien à voir avec le 7 octobre.)
Je me souviens aussi des petits coups de stress au quotidien, les « Houlala, y a des skinheads qui viennent d’entrer, on se casse » et les « Machin·e s’est fait démolir en rentrant des courses ».
Et puis ce petit groupe de crânes rasés s’arrêtant dans la rue pour me regarder passer (pas évident de tourner le dos dans ces conditions, surtout quand on se retourne et qu’on voit qu’ils sont toujours là en train de regarder).
Tout ça pour dire qu’il y a un contexte qui fait monter la sauce et mène à des actes discutables et des accidents. C’est peut-être là-dessus qu’il faudrait agir pour commencer ?
À titre personnel, je n’apprécie pas la violence et je sais qu’elle nous modifie, mais je sais aussi que parfois on ne peut pas faire sans. Et sur ce point, les antifas font le sale boulot en permettant à d’autres de garder les mains propres (et sans trop de cicatrices).
D’où une question : comment lutter pacifiquement contre des gens dont la violence est à la fois la méthode et partie intégrante de leurs valeurs, alors même que l’institution policière est globalement de leur côté ?
On peut pas. C'est pour ça que les sociétés humaines s'articulent en général autour de l'idée d'autorités consensuelles et de violence légitimée. Avec des flics et des militaires. Dévoyables au possible, mais, sur le principe, garant d'une violence de "bout de chaîne", répondant à une violence sans en appeler une autre.
Maintenant, le problème, c'est que la violence est aussi une fin en soi. Ethologiquement, un exutoire au stress et aux frustrations. Ethnologiquement, un marchepied à statut, dans des sociétés qui passent leur temps à la glorifier de façon plus ou moins hypocrite (au sommet de ladite hypocrisie, les séries moralistes pour enfant, ou le héros déclare que "la violence ne résout rien" après avoir mis une glorieuse branlée au méchant, raison même de son existence). Ce qui génère une quête de violence qui trouve sa solution dans la légitimation idéologique ou institutionnelle. Et on se retrouve avec tous les tabassages et toutes les tueries accomplies la conscience claire. Paske sé kool.
C'est la vieille insoluble tension entre ordre et justice. La nécessité paradoxale de donner le pouvoir à ceux qui le refusent plutôt qu'à ceux qui le cherchent. Les volontaires de la violence la cherchent. Le droit moral, qu'ils se donnent ou qu'on leur donne, de s'acharner sur quelqu'un à terre (un stade au-delà du plaisir légitimé des spectateurs d'exécutions publiques) est une conséquence directe de ces volontariats, carriérismes, vocations.
Pouvoir lutter "non pacifiquement" contre la violence "agressive" des autres, par une violence "défensive", c'est sans doute nécessaire, et c'est théoriquement très bien. Mais c'est poreux, parce que ce rôle est tenu par des afficionados de violence qui la cherchent en soi, et donc qui ont tôt fait de masquer leur propre agression en "légitime défense" (stratégique ou tactique). Et massacrer quelqu'un à terre n'est pas une action de défense. On peut se le rationaliser comme on veut (ah bah ça fera un exemple, ah bah ça va leur apprendre, ah bah ça équilibre les comptes, ah bah ça les découragera), mais c'est juste l'aboutissement de ce goût partagé. Le goût du marteau qui cherche des clous. Et historiquement, ces marteaux se trouvent toujours des clous, même après avoir enfoncé ceux pour lesquels ils étaient conçus à l'origine. Historiquement, ils ont même tendance à mal réagir à leur mise au placard.
Et pourtant, c'est l'enjeu paradoxal des sociétés qui doivent à la fois motiver et démotiver ces porteurs de violence. Gratifier, héroïser, mépriser, punir. En dépendre sans trop en dépendre. Remercier sans trop valoriser. Je ne connais pas tellement d'exemples historiques de gestion saine de ces contradictions. Dans la fiction, ça oscille entre l'apologie douteuse par Tray Parker et Matt Stone (avec le laïus cynique sur les "dicks", "pussies" et "assholes") et les douches froides de Frank Herbert ("well now how does it feel to be a killer"). Dans l'histoire, ça oscille entre les abus tolérés et les coups d'état militaires. Dans tout ça, le plus important, le plus basique, est peut-être de n'être au moins pas dupe de la romantisation qui nourrit ces violences. Et des moteurs profonds de ces pseudo-héroïsmes, qu'ils prennent une forme physique ou symbolique.
Bien avant SouthPark il y a encore un truc assez actif dans nos sociétés, qui est la tendance Charles Bronson, le vengeur à l’œuvre dans les années 80. Il me semble qu'on le voit perdurer dans les des affaires encore récentes comme "Il tue son voleur", ou facilement sur CNews.
Aussi et surtout, dans des fantasmes post-apos de survivalisme (même si c'est plus des délires américains) qui sont peut-être rapidement réactivés avec de sombres perspectives (jusqu'à Arthur Keller !). Bref il y a l'impression de ne pas avancer là dessus.
« La nécessité paradoxale de donner le pouvoir à ceux qui le refusent plutôt qu'à ceux qui le cherchent. »
D’accord sur le principe, sauf que la pratique du pouvoir en solo ou en petit comité corrompra nécessairement (évolution psychologique liée à l’existence d’un statut à part, offrant des moyens d’exception et une parole qui a plus de poids que celle des autres, le tout renforcé par l’idée que, si on en est là, ce n’est quand même pas sans raison).
Alors comment faire ?
Des roulements rapprochés ? Bof. Risque important de désorganisation, voire de désinvestissement (pas le temps de mener les projets à terme), avec le risque toujours présent de mettre en place des marionnettes, le temps de pouvoir se représenter.
Mais alors qu’est-ce qui pourrait bien venir contrecarrer ces problèmes ? 🤔
« Historiquement, ils ont même tendance à mal réagir à leur mise au placard. »
C’est possible en effet, même si pas spécifique à l’usage de la violence, mais plus généralement à l’exercice du pouvoir.
D’où la nécessité de le partager, avec des feedbacks permanents pour assurer contrôles et rectifications (on ne peut pas tout prévoir).
Et en s'attelant à créer de nouvelles représentations collectives plus équilibrées, moins orientées vers l'iconisation d'un petit nombre, scier la branche à l'héroïsation et à ce que vous appelez un « marchepied à statut ».
C’est parce que la population n’est pas en capacité de se défendre que cet aspect doit être assuré par d’autres. Et comme toute exception statutaire, ça entraîne des dérives (complètement prévisibles en plus).
Le remède selon moi serait non pas de faire de chaque personne une bête de combat en puissance mais d’amener à considérer ces questions comme de la responsabilité collective en court-circuitant au passage l‘effet témoin (points 3 et 4).
Savoir qu’en cas d’abus, toutes les personnes présentes ou presque réagiront devrait déjà en calmer un certain nombre.
Ceci afin que des agressions ne puissent plus avoir lieu devant les yeux pudiquement détournés d’une foule passive mais au fond si formidablement indignée, et attestant par la suite à quel point ce qui s’est produit était inacceptable (« Mais où va le monde ? Que font les gens ? »).
Avec une population informée et formée, consciente de son pouvoir, de ses responsabilités et de ses capacités, plutôt que d'être biberonnée au mythe des « grands hommes » et au culte du chef, les tentatives des dictateurs en herbe pour s’imposer comme figures dominantes feraient long feu.
Dans les faits, c’est celle-là, la seule méthode qu’on n’ait pas encore essayée, non ?
C'est une méthode qu'on a essayé d'essayer. Et comme c'est la méthode qui changerait les chose, c'est la plus entravée. La droite a compris que le grand enjeu c'est l'endoctrinement, d'où la diabolisation des écoles et des universités, leur reprise en main, et le déclanchement d'une "culture war" quand la société devient trop introspective sur ses productions culturelles.
Le principe fondamental de la culture c'est sa reproduction. Son inertie. Les changements culturelles subviennent, mais la culture lutte contre (même la nôtre, fétichisant l'innovation, au point de présenter comme telle, et avec succès, les plus rétrogrades réactions). Comme disait l'autre avec précision, "il faudrait changer les héros dans un monde où le plus beau reste à faire".
Mais en l'état, je décris, je vitupère, je brasse de l'amertume, sans voir de solution aux paradoxes qui enferment l'humanité dans ses répétitions.
Vous ne devez pas lutter souvent ailleurs que derrière votre écran pour poser cette question. À quoi attribuez-vous les liens entre LFI et la Jeune Garde
vous ne voudriez pas arrêter vos jugements deux minute et échanger de manière constructive?
je n'attribue aucun lien a LFI. je n'ai pas critiqué la jeune garde.
et je ne parle pas de service d'ordre mais de bagarre de rue.
vous ne faites pas de différence?
Si les questionnements sur l'usage de la violence sont légitimes (et ça m'étonnerait beaucoup que les milieux antifas ne se les posent pas), pour autant leur contribution à la protection des militant·es est indéniable.
legitimation de la violence. melenchon prone au contraire l'usage de la médiation et de la formation du S O dans ce sens pour éviter la violence et ça marche.
Notez au passage que si la Jeune Garde est poursuivie pour « antisémitisme », c’est suite à l’agression d’un garçon soupçonné d’appartenir à la Ligue de défense juive (un groupe sioniste d’extrême droite).
donc justification de la violence sur la base du pedigree de celui qui la subit.
c'est exactement la problématique que je dénonce.
Moui, sauf quand le pedigrée c'est "fêtards en Israël".
je n'ai pas compris votre propos.
dites vous
"la justification de la violence sur la base du pedigree de celui qui la subit est problématique sauf quand le pedigrée c'est "fêtards en Israël"?
avec ironie?
À quoi attribuez-vous les liens entre LFI et la Jeune Garde ?
c'est une vraie question?
le fait que LFI défende toujours la jeune garde et s'oppose à leur dissolution.
le fait qu'ils ont promu leur ex-leader comme député.
Quand on fait partie d'une bande de bas du front qui va foutre la merde dans le camp d'en face. on peut s'attendre à ce que le camp d'en face ne reste pas sans réactions
j'imagine donc que vous n'avez pas de problème avec la réaction israélienne au 7 octobre 2023.
votre malhonnêteté intellectuelle choque même jeanbat, ce qui n'est pas rien.
"Il y a une "question morale, qui est de savoir effectivement, lorsque la police, lorsque la justice, faute de moyens, faute d'ambition politique, faute d'ordres suffisamment courageux, ne peuvent pas faire le travail qu'ils sont censés faire, c'est-à-dire protéger les honnêtes citoyens, alors est-ce qu'il est tout à fait immoral de protéger les siens avec les moyens dont on dispose ?"
C'est du Cnews ! ...
et si on transposait ? La police, malgré ses moyens de répression considérables, mais avec ses ordres politiques très partisans, ne peut faire le travail de protection de l'ensemble des citoyens - tâche pour laquelle ses membres sont payés - contre une bande de types prêts à tout, même à tuer si tu es racisé ou militant de gauche ; les personnes menacées devraient-elles faire appel à la légitime défense ? Et par tous les moyens ?
Et j'ai tant aimé La Ligne Jaune, même si je ne saurais pas dire pourquoi....
Super job, comme d'hab.
Merci pour cet article encore une fois impeccable. Gratuito subito ? Ce serait faire œuvre de salubrité publique.
Alix Bouilhaguet ne déçoit jamais. Et France Info confirme de jour en jour son inclination pour l'extrême droite. Dès qu'il a fallu tartiner sur la mort du militant d'extrême droite et charger LFI, France Info a fait appel à Lou Fritel, de Paris Match (ex Figaro et ex Marianne). Elle est rigolote, cette jeune femme. Elle dit qu'elle n'utilise pas le terme extrême droite pour parler du RN, parce que c'est une classification stigmatisante. Par contre, elle dit que pour parler de Mélenchon, elle utilise le terme trotskiste lambertiste, qui a une dimension révolutionnaire. "En cela, il a un problème à jouer le jeu des institutions", affirme-t-elle. Que Mélenchon ait fait l'essentiel de son parcours au sein du PS et qu'il fut même ministre de Jospin échappe à la péronnelle.
Eh bien oui certains qui se réclament de l'extrême- gauche tabassent à mort . Pendant un certain temps , la jeune garde et Lfi ont entretenu l'ambiguïté ,mais cela ne marche pas toujours.
le naufrage du forum, qui approuve quasiment le meurtre de Quentin et qui nie toute responsabilité (même partielle) de LFI, pourtant démontrable.
qui s'est opposé à la dissolution de la jeune garde?
qui a approuvé les actions de la jeune garde?
qui a maintenu en poste le chef de la jeune garde coupable de 4 mois de prison pour violences en réunion?
tant de points passés poliment sous silence par le forum - on s'en doutait - et par Mme Safaris - on s'en doutait un peu aussi.
je n'ai vu personne ici, ni Mme Safaris, parler du pedigree de la victime quand il s'agissait d'Adama Traoré ou de Nahel.
mais pour Quentin, et vas-y que ça tartine à ce sujet, que ça ausculte son CV au peigne fin.
ridicule et hypocrite.
que la gauche est belle, qu'elle est supérieure à l'extrême-droite, avec qui pourtant elle se compare sans arrêt pour minimiser ses dérapages.
Chère Élodie,
Positivement, vous êtes un Être brillant, très sérieusement.
La phrase suivante, savoir
"non, je ne parle pas des faits lorsque je ne les connais pas. " ;
dans vos réponses aux différents commentaires résume délicatement et finement le rôle d'un journaliste. Cela devrait être la leçon liminaire dispensée dans les écoles de journalisme.
L'autre phrase, savoir :
"Je fais de la critique média, pas du commentaire de comptoir, je garde ça pour mes conversations privées."
montre que Vous et l'intégralité de votre équipe avez un niveau élevé et supérieur aux acteurs du Paysage Audiovisuel Français, qui ne cessent de nous présenter du commentaire de comptoir.
J'espère ainsi que vos interlocuteurs privés sauront le remarquer quand ils discuteront avec Vous en toute confidentialité. À défaut, ils ne méritent pas de faire partie de votre entourage.
un naufrage collectif
C'est un beau résumé de ce que devient notre pays depuis déjà un bon moment, sauf que là chacun se lâche; que ce soit le pire président de la 5éme ou la pire ministre de la culture jamais nommée
François Hollande estime qu'il y a « une double responsabilité de LFI » dans le drame de la mort de Quentin. « La première c'est depuis des mois d'entretenir [...] une espèce de brutalité permanente » dans le débat public. « Et la deuxième, c'est d'avoir accepté dans un parti supposé être dans l'arc républicain, d'avoir un lien avec un groupe, la Jeune Garde, qui fait du combat physique son but et sa méthode »,
Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate LR à la mairie de Paris, a mis en cause mercredi les députés élus sous la bannière du Nouveau Front populaire en 2024
Mais pour moi le plus lamentable reste quand même la classe médiatique dans sa très grande majorité qui a totalement démissionné
Sur 53 morts de violences idéologiques depuis 40 ans , 48 sont le fait de l'ultradroite , 5 de l'ultragauche.
Je ne cautionne pas la violence.
Rappelons certaines règles :
1 )- la lutte contre le fascisme doit s'exercer dans la douceur, la suavité et une certaine courtoisie. Les règles édictées par le Marquis de Queensberry doivent s'appliquer, en tout état de cause.
D'ailleurs les fascistes sont bien connus pour respecter ces directives.
Je me souviens, dans ma jeunesse, à Assas, cette lutte s'exerçait déjà et ressemblait à des réunions, certes , viriles , mais cordiales, et toujours empreintes de correction : d'ailleurs, il m'est arrivé d'être corrigé ,assez sévèrement, par ces jeunes qui sont devenus d'honorables parlementaires ( et même ministres ) sous des appellations plus respectables;...
2)- Seules les Forces de l'Ordre peuvent utiliser la force ( comme le nom l'indique ) . Et d'aolleurs, Elle le font toujours, je dis bien toujours, avec parcimonie et à bon escient ( sauf exceptions exceptionnels ; inaccoutumées, inhabituelles , pour tout dire : rarissimes ... ou presque )
3)- La récupération ( même politique ) est toujours l'affaire de chiffonniers , biffins , parlementaires et journalistes ( principalement de droite )Ils sont spécialistes des ordures et se confondent avec
Ce bruit de bottes qui vient…
C'est quand même dingue.
Nous sommes abreuvés depuis notre naissance de films à la gloire de ceux qui tuent des nazis.
Demandez à n'importe qui ce qu'il aurait fait en 1944, il vous répondra qu'il aurait pris son fusil pour aller tuer des nazis.
Et là ils sont tous à pleurer comme s'ils avaient perdu leur fils parce que quelqu'un a tué un nazi !
J’étais tombé sur un article qui retraçait 50 ans d’attaques « terroristes » et les classait en fonction des motivations d’extrême gauche, droite, religieuse, islamiste, etc… et du nombre de morts.
On y voyait très clairement une montée des morts causées par l’extrême droite, et une baisse de ceux causés par l’extrême gauche . Il y avait aussi une belle montagne causée par l’islamisme avec un pic autour de 2001.
Je ne retrouve malheureusement plus cet article.
J’en ai trouvé un autre mais sans figures :
https://www.pnas.org/doi/epub/10.1073/pnas.2122593119
« First, data on extremists in the United States showed that left-wing radicals were less likely to use violence than right-wing and Islamist radicals. Second, using worldwide data we found that in comparison to right-wing and Islamist groups, attacks motivated by left-wing groups were less deadly »
Mais qui se préoccupe de la vérité à l’ère de la post-vérité ?
2 bandes qui se battent. Rien de nouveau
D'ailleurs, ce groupuscule de pseudo-feministes, qui passe son temps à filmer à tort et à travers, n'a visiblement aucune vidéo de la bagarre mais par contre au même moment était en train de festoyer joyeusement dans un bar....
Je réitère ici mes remarques personnelles, par ailleurs postées dans un commentaire sur Médiapart
C'est paradoxal et une ironie de l'Histoire. J'observe LFI depuis sa création. Plus légaliste et moins porté sur la violence physique, il n'y a pas, ce qui peut d'ailleurs poser question d'un point de vue marxiste ou révolutionnaire. Ce sont des gens qui quittent les manifs avant la dispersion pour ne pas risquer d'être mêlés à des affrontements, ce qui leur vaut les reproches en traîtrise des plus radicaux. Ils se font taper dessus par les black blocs - voire les antifas - , le Betar, l'extrême-droite et d'autres sans riposter. Lorsqu'il y en a un, leur service d'ordre est à peine défensif, très loin de ceux des orgas gauchistes d'antan.
J'ai assisté récemment au meeting parisien de Chikirou où une bande de Vivre Ensemble insultait à moins d'un mètre de distance la foule qui faisait la queue à l'entrée du Cirque d'hiver, dans une indifférence stoïque. C'était un spectacle étrange. À un moment, j'ai voulu interpeller l'un des leurs, particulièrement virulent. Un membre du SO est immédiatement venu me souffler à l'oreille, en s'identifiant : "ne leur répondez pas, ils cherchent l'incident".
La campagne actuelle, la nième, s'inscrit dans un continuum ou LFI s'est vue successivement traitée par ses ennemis de maduriste, assadiste, poutinienne, pro-hamas, pro-terroriste, frériste, pro-mollahs, antisémite et j'en passe, aujourd'hui d'assassin, tout cela relayé et amplifié en continu par les médias liés à l'extrême droite mais aussi d'État... et de la gauche prétendument républicaine.
On pourrait rire de cette déconnexion totale de la réalité si elle n'indiquait pas, a contrario, le cynisme absolu et la violence d'un bloc bourgeois désormais dépourvu de scrupule intellectuel et moral. Mais aussi la complaisance assez vomitive d'une gauche écolo-socialo-communiste apparemment sans boussole à de rares exceptions près - un Stéphane Peu, une Sandrine Rousseau ... - , qui croit faire grandir sa respectabilité en assistant silencieusement - quand elle n'y rajoute pas ses cris - au lynchage récurrent de son ex-alliée aujourd'hui à abattre, et participe dans l'ignominie au festin de la bête immonde. Quand ils s'en sont pris aux LFIstes, je n'ai rien dit, je n'étais pas LFiste...
:
Contre attaque et Le canard enchaîné ont une autre version : Ici
Le penalty dans la tête du mec à terre sur la vidéo, c'est chaud. Impardonnable.
Quant à la récup mediadico politique, c'était sur qu'ils allaient s'en donner à cœur joie, ils n'attendaient que ça.
C'est con, il a suffit de 7 meufs et une banderole à une conférence de Rima Hassan pour que ça dégénère.
Pas merci le virilisme.
Profondément déprimant cette couverture médiatique. Cette diabolisation de LFI est dingue.
On pourrait relier votre article précédent qui parle d'un homme qui tue son cambrioleur à celui-ci, le droit à la légitime defence voulu par la droite a ici été appliqué : les fachos sont venu attaquer des gens venus assisté à un meeting politique, ils sont tombés sur un os et ont pris une branlée.
Un liste non exhaustive des victimes de l’extrême droite depuis 2022
Juin 2022, à Lyon. Le chef des identitaires, un certain Adrien Lasalle, poignarde deux hommes en pleine rue, dont un à la gorge. Le crime a lieu vers minuit. Le néonazi s’était rendu dans un quartier réputé «de gauche» et s’en était pris à deux jeunes hommes de 18 et 23 ans. Ivre, l’agresseur a ensuite frappé les policiers venus l’arrêter et a terminé au poste. Il vient de commettre une double tentative de meurtre.
9 décembre 2022, Charleville-Mézières. Un retraité raciste abat son voisin, Mahamadou Cissé, d’une balle de fusil à pompe. Le Procureur qualifiera ce crime raciste de «meurtre par exaspération» et remettra le tueur en liberté. L’accusé, un ancien militaire, était membre des commandos marines et avait participé à la Guerre d’Algérie.
23 décembre 2022, Paris. William Malet, militant d’extrême droite se rend avec une arme à feu au Centre Démocratique Kurde à Paris. Il assassine 3 personnes par balles et en blesse 4 autres. En décembre 2021, à Paris déjà, le même William Mallet avait essayé de tuer des réfugiés soudanais au parc de Bercy à coups de sabre, trois jours après un grand meeting de campagne d’Eric Zemmour. Il était pourtant en liberté.
26 décembre 2022, Évry, en banlieue parisienne. Un homme de 61 ans tire sur une jeune fille de 13 ans, d’origine maghrébine, qui rentrait chez elle. Il était connu de son voisinage pour ses propos racistes. En garde à vue, affirme qu’il voulait rendre hommage à l’homme qui avait assassiné par balles trois militants kurdes deux jours plus tôt.
17 novembre, 2023, dans le Val-de-Marne. Un retraité attaque un jardinier franco-algérien qui nettoyait des branches chez une cliente, près de chez lui. L’homme profère des cris racistes avant de planter un coup de cutter dans la gorge de Mourad, causant une plaie très profonde au cou. Si la victime n’avait pas eu le réflexe d’esquiver la lame, sa jugulaire aurait été tranchée, il serait mort en quelques instants. L’agresseur raciste bénéficiera d’une clémence hallucinante de la justice.
25 juin 2024 à Thiais, dans le Val-de-Marne. Un chauffeur de bus scolaire non-blanc est victime de menaces de mort, d’insultes et d’une tentative de meurtre de la part d’un automobiliste. Ce dernier refuse de partir d’une place réservée aux bus scolaires devant une école maternelle, alors que le chauffeur devait se garer sur cette place. L’automobiliste crie: «J’en ai marre des gens comme vous, bougnoules et renois, moi je vote RN, je vais te tuer, je vais te massacrer, je vais vous éradiquer». Puis il percute délibérément avec sa voiture le chauffeur de bus au niveau des jambes. Ce dernier est miraculé.
31 aout 2024, près de Dunkerque. Djamel Bendjaballah, père de famille maghrébin, est assassiné par un militant d’extrême droite nommé Jérôme Decofour. Ce dernier a écrasé Djamel volontairement. Le tueur était membre d’une milice raciste nommée «Brigade Française Patriote», il avait harcelé et menacé de mort à de nombreuses reprises la victime par le passé. Sans réaction de la police.
20 novembre 2024, dans les Vosges. Rochdi Lakhsassi, commercial d’une trentaine d’années, est froidement abattu de deux balles dans le dos par un habitant à Chavelot dans les Vosges, alors qu’il faisait du démarchage pour son entreprise. Le meurtrier, Noël Richard, 71 ans, a délibérément visé la victime.
14 décembre 2024, dans le Nord. Paul, habitant de Dunkerque âgé de 22 ans, démarre sa voiture, lourdement armé, pour aller commettre une série d’assassinats. Il tue d’abord trois personnes, puis se rend devant un campement d’exilés. Il assassine deux hommes de nationalité iranienne, âgés de 19 et 30 ans, qui se nommaient Mustafa et Ahmid. Il ne les connaissait pas. C’est ici qu’il termine son escapade meurtrière, avant de se rendre dans une gendarmerie.
16 février 2025, Paris. Une trentaine de néo-nazis, dont certains portent des casques de moto, attaquent les locaux de l’Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie. Il y a alors la projection d’un film contre l’extrême droite. Les agresseurs hurlent «Paris est nazi», ils tabassent les participant-es et poignardent un syndicaliste de la CGT, dont le pronostic vital est temporairement engagé. Deux personnes sont hospitalisées.
25 avril 2025, à La Grand-Combe. Dans cette petite ville de 5.000 habitants dans le Gard, au petit matin, un certain David entre dans la mosquée où se trouve Aboubakar Cissé, qui fait le ménage. Au moment où Aboubakar s’agenouille pour prier, David sort un grand couteau de cuisine et le poignarde violemment : ventre, bras, visage, jambes, dos. 50 coups de couteau. L’assassin prend des photos de la victime avec son téléphone et s’écrie «Je l’ai fait, ton Allah de m**… Je vais me faire arrêter, c’est sûr».
30 mai 2025, Alès. Une descente néo-nazie vise un bar militant de la ville. «J’ai vu une dame âgée se faire étrangler et gazer à bout portant» explique une personne présente sur place. Les néo-nazis ont frappé sans distinction, blessant une vingtaine de clients. Un militant cheminot PCF, tabassé, a été hospitalisé en urgence.
31 mai 2025, Puget-sur-Argens dans le Var. Hichem Miraoui, un tunisien, âgé de 46 ans et coiffeur de profession, est assassiné chez lui par son voisin raciste. Ce dernier, Christophe B. a débarqué armé dans l’appartement où avait lieu une soirée. Il a assassiné Hichem et blessé par balles deux autres personnes. L’attentat est revendiqué politiquement et affiché, par ses publications et des vidéos, son soutien sans aucune ambiguïté au Rassemblement National et aux identitaires. Il assène en vidéo : «Tenez-vous à carreau les bicots, car des mecs comme moi, il va y en avoir plein, plein, tenez-vous à carreau».
15 août 2025, à Royère-de-Vassivière. Lors d’une fête de ce village de 500 habitant-es, un homme est agressé aux cris de «Sale Noir, tu n’as rien à faire ici». Les amis du jeune homme tentent de s’interposer, mais ceux-ci se font «tour à tour injurier, frapper, étrangler, pousser au sol». Une victime perd connaissance. Alors qu’elles tentent de quitter les lieux, les victimes subissent une chasse à l’homme raciste. Les agresseurs avinés, dont un élu municipal et le président de la société de chasse locale, les poursuivent dans un pick up en continuant à les insulter, hurlant «la chasse au n** est ouverte».
Décembre 2025, Nice. Une bande d’une quinzaine de nervis d’extrême droite sème la terreur. Un groupe de 5 amis, venu boire des coups, se fait attaquer par ces derniers, cagoulés, après s’être fait insulter de «sales bougnoules». Une victime raconte s’être fait «shooter de partout» avant que des passant·es n’interviennent.
18 janvier 2026, Toulouse. Deux étudiants voient débarquer dans leur appartement un voisin armé leur criant «On ne veut pas d’étrangers, c’est nous qui payons la CAF [..] Je ne donne pas mon nom à des Arabes».
19 janvier 2026, Décines-Charpieu, près de Lyon. Un lycéen de 17 ans d’origine syrienne est attaqué puis tabassé par 3 hommes cagoulés, avant d’être tailladé au visage par des lames de rasoir. Le tout accompagné d’un torrent d’injures racistes : «Sale Arabe», «Sale Musulman».
Merci pour l'article. On se sent un tout petit peu moins seuls.
Une chose est sûre : l'extrême droite a bel et bien réussi à imposer son cadrage à la majorité des médias mainstream. À un mois des municipales et un an de la présidentielle, c'est un naufrage collectif
le naufrage est aussi chez vous Mme Safaris. vous faites comme tous les gauchistes qui défendent leur camp, vous parlez de tout sauf des faits et de ce qu'il s'est passé.
aucune mention du fait que l'assistant parlementaire de Raphou Arnault a été interpellé par la police en compagnie de 3 de ses collègues aujourd'hui.
que la presse de droite en fasse des mégatonnes n'est pas très étonnant, mais LFI a généreusement donné le bâton pour se faire battre.
trop facile pour LFI de dire "je savais pas j'y suis pour rien" alors qu'ils considèrent la jeune garde comme leur allié, qu'ils s'opposent à leur dissolution et que leur chef de file (Raphou) qui a pris 4 mois de prison pour violences en réunion, est maintenant député LFI.
LFI bombait le torse quand la jeune garde dérouillait du faf sionard, et maintenant ils les jettent sous le bus parce qu'il y a eu un meurtre? c'est du foutage de gueule.
à un moment faut assumer les décisions passées. il y avait des red flags concernant la jeune garde. Mélenchon et LFI sont passés outre.
trop facile de jouer les gauchistes combatifs, ne pas appeler au calme après la mort de Nahel, pour ensuite sortir le combo parapluie-parachute-aérofrein quand un vrai problème arrive.
et les justifications en bois de Mathilde Panot, sur le thème "maintenant faut que Nemesis arrête de venir manifester aux évènements LFI". et alors quoi Mathilde? tu vas en tuer d'autres?
la seule qui a un peu de dignité c'est Rima Hassan, elle condamne ce meurtre sans ambages et sans trouver des contre-feux claqués au sol.
"En avril dernier, Yaël Braun-Pivet avait refusé d'en accorder une suite au meurtre islamophobe d'Aboubakar Cissé "
la minute de silence a eu lieu
Nous sommes tous pris dans une immense machine à salir. Cahque mot prononcé par un membre de lfi ou un proche ser
On est comme vous . Sidéré par une telle mauvaise foi . Sidéré par une telle récupération politique. Ils sont sans scrupules. Des macronistes au RN tous unis dans leur haine de LFI et de sa diabolisation. C'est d'une incroyable violence. Eux qui ont éborgnés, mutilés, qui n'ont rien dit ou presque sur les meurtres de l'extrême-droite. Notamment de ce rugbyman Argentin.
Y a t-il eu une minute de silence ? Et pour tous ceux tombés sous les coups ou balles de la police.?
L'interview de Bompard par le roquet Duhamel sur France Inter est édifiante.
Il reprend le narratif de l'extrême-droite et du gouvernement. Dans le seul but de salir les insoumis.
Tous complices. Macron, les médias à sa botte, tous pour permettre l'accession au pouvoir du RN.
Pendant ce temps là on ne parle plus de l'affaire Einstein. Du pouvoir compromis avec cet ignoble individu.
Ni de la nomination des copains de Macron à des postes clés.
Nous vivons un nouvel épisode de plutôt Hitler que le Front populaire.
Prêts à tout pour éviter qu’une autre politique arrive au pouvoir...
Même à la guerre.
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