102
Commentaires

Mort de Quentin Deranque dans les médias : récit dépolitisé, LFI diabolisée

Depuis l'annonce vendredi que Quentin Deranque, un militant identitaire de 23 ans, a été grièvement blessé "en marge d'une conférence de Rima Hassan" à Sciences Po Lyon, le bruit médiatique est monté crescendo malgré le peu d'informations disponibles sur les circonstances du drame. La nouvelle de sa mort survenue dimanche n'a fait qu'accentuer les outrances des réactions politico-médiatiques. D'un récit euphémisant et souvent dépolitisé concernant le profil du jeune militant d'extrême droite, à une instrumentalisation massive visant à disqualifier et diaboliser la France Insoumise, retour sur les trois premiers jours d'un emballement médiatique inédit.

Commentaires préférés des abonnés

On est comme vous . Sidéré par une telle mauvaise foi . Sidéré par une telle récupération politique. Ils sont sans scrupules. Des macronistes au RN tous unis dans leur haine de LFI et de sa diabolisation. C'est d'une incroyable violence. Eux qui ont (...)

Merci pour l'article. On se sent un tout petit peu moins seuls. 

Je ne répondrai pas aux attaques personnelles et gratuites mais pour ce qui est des faits : comme précisé dans la chronique, les faits étaient inconnus durant tout le wk et encore ce début de lundi sur lequel j'ai fait ma recension. C'est bien tout c(...)

Derniers commentaires

Post de Guy Birenbaum d'aujourd'hui sur Facebook. Il me donne de l'espoir, ce post. J'ai pas entendu la chronique de France Inter, parce que j'arrive plus à écouter France Inter. 

"Ce matin, j’ai écouté la chronique de  Cyril Lacarrière sur 
France Inter, chronique consacrée à la "récupération médiatique" du drame de Lyon.
J’ai trouvé ce décryptage assez sommaire, en vérité.
D’abord, j’ai eu l’impression d’entendre un nième règlement de compte médiatique, un peu poussif, en réponse aux attaques, il est vrai récurrentes et violentes, menées par des journalistes des médias Bolloré contre le service public et en particulier contre France inter, mais aussi Franceinfo.
Surtout, à force de prêter trop d'attention à ce que disent et produisent les médias Bolloré, souvent au prétexte de s'y opposer, beaucoup de journalistes leur offrent très exactement la position qu'ils ambitionnent de tenir dans le jeu médiatique.
Mais là n’est pas l’essentiel.
Contrairement au chroniqueur d'Inter, je ne crois pas que les médias du groupe Bolloré (JDD, Europe 1, CNEWS) "fixent l’agenda" ; en tous cas pas comme il le laisse entendre.
Parce que c’est leur prêter un pouvoir qu’ils n’ont pas.  
Et probablement faut-il être journaliste média, passer sa journée sur les chaines d’info en continu et sur les séquences découpées par leur soin sur les réseaux sociaux, pour imaginer que "
Cnews prend la main sur le récit national", comme le titre France inter sur son site.
Aucun média, quel qu’il soit, n’est jamais le seul acteur et le seul responsable de ce qui structure un débat politique dans un pays.
Je suis même un peu surpris, à vrai dire, par la puissance ou l’influence énormes que le chroniqueur prête aux médias du groupe Bolloré, quand il explique que ces médias auraient "divisé le pays en deux", plus que "c’est CNews qui a fixé la ligne de fracture". Il parle même de "tour de force"...
Il suffit de regarder les résultats des dernières élections (législatives) pour constater que notre pays n’est pas divisé en deux, mais plutôt en trois. Sans parler de tous ceux qui s’abstiennent - certains ne sont même pas inscrits sur les listes électorales - ou ne viennent pas voter, et qui constituent souvent une majorité silencieuse et donc un quatrième "courant".
Si l’agenda médiatique passionne les journalistes médias, c’est bien plus la marque de leur ethnocentrisme que d’une quelconque réalité.
La science politique et la sociologie politique ont montré, et depuis bien longtemps, que le débat politique et social, le "récit national", pour imiter France inter, dans un pays, sont structurés par de multiples facteurs et jamais par les seules positions de tel ou tel média. C’est là une vision tout à fait fantasmatique. Et d’ailleurs, bien des candidats à la présidentielle qui ont cru qu’il suffisait de "tenir" les médias, et donc le "récit", pour l’emporter (Giscard 1981, Balladur 1995, Sarkozy 2012, par exemple) ont pu vérifier qu’il n’en est rien.
Et c’est plutôt une très bonne nouvelle."


Et j'ai tant aimé La Ligne Jaune, même si je ne saurais pas dire pourquoi.... 

Super job, comme d'hab.

Merci pour cet article encore une fois impeccable. Gratuito subito ? Ce serait faire œuvre de salubrité publique.

Alix Bouilhaguet ne déçoit jamais. Et France Info confirme de jour en jour son inclination pour l'extrême droite. Dès qu'il a fallu tartiner sur la mort du militant d'extrême droite et charger LFI, France Info a fait appel à Lou Fritel, de Paris Match (ex Figaro et ex Marianne). Elle est rigolote, cette jeune femme. Elle dit qu'elle n'utilise pas le terme extrême droite pour parler du RN, parce que c'est une classification stigmatisante. Par contre, elle dit que pour parler de Mélenchon, elle utilise le terme trotskiste lambertiste, qui a une dimension révolutionnaire. "En cela, il a un problème à jouer le jeu des institutions", affirme-t-elle. Que Mélenchon ait fait l'essentiel de son parcours au sein du PS et qu'il fut même ministre de Jospin échappe à la péronnelle.

Eh bien  oui  certains  qui se réclament de l'extrême- gauche tabassent à mort .   Pendant un certain temps , la jeune garde et Lfi ont entretenu l'ambiguïté  ,mais cela ne marche pas toujours. 


le naufrage du forum, qui approuve quasiment le meurtre de Quentin et qui nie toute responsabilité (même partielle) de LFI, pourtant démontrable.


qui s'est opposé à la dissolution de la jeune garde?

qui a approuvé les actions de la jeune garde?

qui a maintenu en poste le chef de la jeune garde coupable de 4 mois de prison pour violences en réunion? 


tant de points passés poliment sous silence par le forum - on s'en doutait - et par Mme Safaris - on s'en doutait un peu aussi.


je n'ai vu personne ici, ni Mme Safaris, parler du pedigree de la victime quand il s'agissait d'Adama Traoré ou de Nahel.


mais pour Quentin, et vas-y que ça tartine à ce sujet, que ça ausculte son CV au peigne fin.


ridicule et hypocrite.


que la gauche est belle, qu'elle est supérieure à l'extrême-droite, avec qui pourtant elle se compare sans arrêt pour minimiser ses dérapages.

Chère Élodie,


Positivement, vous êtes un Être brillant, très sérieusement.


La phrase suivante, savoir 


"non, je ne parle pas des faits lorsque je ne les connais pas. " ; 


dans vos réponses aux différents commentaires résume délicatement et finement le rôle d'un journaliste. Cela devrait être la leçon liminaire dispensée dans les écoles de journalisme.


L'autre phrase, savoir :


"Je fais de la critique média, pas du commentaire de comptoir, je garde ça pour mes conversations privées."


montre que Vous et l'intégralité de votre équipe avez un niveau élevé et supérieur aux acteurs du Paysage Audiovisuel Français, qui ne cessent de nous présenter du commentaire de comptoir.


J'espère ainsi que vos interlocuteurs privés sauront le remarquer quand ils discuteront avec Vous en toute confidentialité. À défaut, ils ne méritent pas de faire partie de votre entourage.

un naufrage collectif 


C'est un beau résumé de ce que devient notre pays depuis déjà un bon moment, sauf que là chacun se lâche; que ce soit le pire président de la 5éme  ou la pire ministre de la culture jamais nommée


François Hollande estime qu'il y a « une double responsabilité de LFI » dans le drame de la mort de Quentin. « La première c'est depuis des mois d'entretenir [...] une espèce de brutalité permanente » dans le débat public. « Et la deuxième, c'est d'avoir accepté dans un parti supposé être dans l'arc républicain, d'avoir un lien avec un groupe, la Jeune Garde, qui fait du combat physique son but et sa méthode », 


Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate LR à la mairie de Paris, a mis en cause mercredi les députés élus sous la bannière du Nouveau Front populaire en 2024 


Mais pour moi le plus lamentable reste quand même la classe médiatique dans sa très grande majorité qui a totalement démissionné

Sur 53 morts de violences idéologiques depuis 40 ans , 48 sont le fait de l'ultradroite , 5 de l'ultragauche.


Je ne cautionne pas la violence.


Rappelons certaines règles :


1 )- la lutte contre le fascisme doit s'exercer dans la douceur, la suavité  et une certaine courtoisie. Les règles édictées par le Marquis de Queensberry doivent s'appliquer, en tout état de cause.


  D'ailleurs les fascistes sont bien connus pour respecter ces directives.


  Je me souviens, dans ma jeunesse, à Assas, cette lutte s'exerçait déjà  et ressemblait à des réunions, certes , viriles , mais cordiales, et toujours empreintes de correction : d'ailleurs, il m'est arrivé d'être corrigé ,assez sévèrement, par ces jeunes qui  sont devenus d'honorables parlementaires ( et même ministres ) sous  des appellations plus respectables;...


2)- Seules les Forces de l'Ordre peuvent utiliser la force ( comme le nom l'indique ) . Et d'aolleurs, Elle le font toujours, je dis bien toujours, avec parcimonie et à bon escient  ( sauf exceptions exceptionnels ; inaccoutumées, inhabituelles , pour tout dire : rarissimes ... ou presque )


3)- La récupération ( même politique )  est toujours l'affaire de chiffonniers , biffins , parlementaires et journalistes ( principalement de droite )Ils sont spécialistes des ordures et se confondent avec

Ce bruit de bottes qui vient…

C'est quand même dingue. 

Nous sommes abreuvés depuis notre naissance de films à la gloire de ceux qui tuent des nazis. 

Demandez à n'importe qui ce qu'il aurait fait en 1944, il vous répondra qu'il aurait pris son fusil pour aller tuer des nazis.

Et là ils sont tous à pleurer comme s'ils avaient perdu leur fils parce que quelqu'un a tué un nazi !



J’étais tombé sur un article qui retraçait 50 ans d’attaques « terroristes » et les classait en fonction des motivations d’extrême gauche, droite, religieuse, islamiste, etc… et du nombre de morts.


On y voyait très clairement une montée des morts causées par l’extrême droite, et une baisse de ceux causés par l’extrême gauche . Il y avait aussi une belle montagne causée par l’islamisme avec un pic autour de 2001.


Je ne retrouve malheureusement plus cet article.


J’en ai trouvé un autre mais sans figures :


https://www.pnas.org/doi/epub/10.1073/pnas.2122593119


« First, data on extremists in the United States showed that left-wing radicals were less likely to use violence than right-wing and Islamist radicals. Second, using worldwide data we found that in comparison to right-wing and Islamist groups, attacks motivated by left-wing groups were less deadly »


Mais qui se préoccupe de la vérité à l’ère de la post-vérité ?

2 bandes qui se battent. Rien de nouveau


Quentin, peut être catho tradi s'il veut tant qu'il ne s'en prend pas à mon entourage. Quand tu as le physique d'une crevette, ne t'imagines pas que la baston sera comme dans ton fight club et ton jeu vidéo. Ce genre d'individus ne sont pas des anges.


Quand aux féminazi Némésis, ne pas oublier leur leader Alice Cordier, qui, il y a quelques jours, se baladaient dans Paris avec Tommy Robinson, insultant et provoquant délibérément des passants dans le but de provoquer des bagarres qu'ils filmaient... 


D'ailleurs, ce groupuscule de pseudo-feministes, qui passe son temps à filmer à tort et à travers, n'a visiblement aucune vidéo de la bagarre mais par contre au même moment était en train de festoyer joyeusement dans un bar....

Je réitère ici mes remarques personnelles, par ailleurs postées dans un commentaire sur Médiapart 


C'est paradoxal et une ironie de l'Histoire. J'observe LFI depuis sa création. Plus légaliste et moins porté sur la violence physique, il n'y a pas, ce qui peut d'ailleurs poser question d'un point de vue marxiste ou révolutionnaire. Ce sont des gens qui quittent les manifs avant la dispersion pour ne pas risquer d'être mêlés à des affrontements, ce qui leur vaut les reproches en traîtrise des plus radicaux. Ils se font taper dessus par les black blocs - voire les antifas - , le Betar, l'extrême-droite et d'autres sans riposter. Lorsqu'il y en a un, leur service d'ordre est à peine défensif, très loin de ceux des orgas gauchistes d'antan.


J'ai assisté récemment au meeting parisien de Chikirou où une bande de Vivre Ensemble insultait à moins d'un mètre de distance la foule qui faisait la queue à l'entrée du Cirque d'hiver, dans une indifférence stoïque. C'était un spectacle étrange. À un moment, j'ai voulu interpeller l'un des leurs, particulièrement virulent. Un membre du SO est immédiatement venu me souffler à l'oreille, en s'identifiant : "ne leur répondez pas, ils cherchent l'incident".


La campagne actuelle, la nième, s'inscrit dans un continuum ou LFI s'est vue successivement traitée par ses ennemis de maduriste, assadiste, poutinienne, pro-hamas, pro-terroriste, frériste, pro-mollahs, antisémite et j'en passe, aujourd'hui d'assassin, tout cela relayé et amplifié en continu par les médias liés à l'extrême droite mais aussi d'État... et de la gauche prétendument républicaine.


On pourrait rire de cette déconnexion totale de la réalité si elle n'indiquait pas, a contrario, le cynisme absolu et la violence d'un bloc bourgeois désormais dépourvu de scrupule intellectuel et moral. Mais aussi la complaisance assez vomitive d'une gauche écolo-socialo-communiste apparemment sans boussole à de rares exceptions près - un Stéphane Peu, une Sandrine Rousseau ... - , qui croit faire grandir sa respectabilité en assistant silencieusement - quand elle n'y rajoute pas ses cris - au lynchage récurrent de son ex-alliée aujourd'hui à abattre, et participe dans l'ignominie au festin de la bête immonde. Quand ils s'en sont pris aux LFIstes, je n'ai rien dit, je n'étais pas LFiste... 

:

Contre attaque et Le canard enchaîné ont une autre version : Ici

Le penalty dans la tête du mec à terre sur la vidéo, c'est chaud. Impardonnable. 

Quant à la récup mediadico politique, c'était sur qu'ils allaient s'en donner à cœur joie, ils n'attendaient que ça. 

C'est con, il a suffit de 7 meufs et une banderole à une conférence de Rima Hassan pour que ça dégénère.

Pas merci le virilisme. 

Profondément déprimant cette couverture médiatique. Cette diabolisation de LFI est dingue.

On pourrait relier votre article précédent qui parle d'un homme qui tue son cambrioleur à celui-ci, le droit à la légitime defence voulu par la droite a ici été appliqué : les fachos sont venu attaquer des gens venus assisté à un meeting politique, ils sont tombés sur un os et ont pris une branlée.

Un liste non exhaustive des victimes de        l’extrême droite depuis 2022 

    

Juin 2022, à Lyon.        Le chef des identitaires, un certain Adrien Lasalle, poignarde        deux hommes en pleine rue, dont un à la gorge. Le crime a lieu        vers minuit. Le néonazi s’était rendu dans un quartier réputé        «de gauche» et s’en était pris à deux jeunes hommes de 18 et 23        ans. Ivre, l’agresseur a ensuite frappé les policiers venus        l’arrêter et a terminé au poste. Il vient de commettre une        double tentative de meurtre. 

    

9 décembre 2022, Charleville-Mézières.        Un retraité raciste abat son voisin, Mahamadou Cissé, d’une        balle de fusil à pompe. Le Procureur qualifiera ce crime raciste        de «meurtre par exaspération» et remettra le tueur en liberté.        L’accusé, un ancien militaire, était membre des commandos        marines et avait participé à la Guerre d’Algérie. 

    

23 décembre 2022, Paris.        William Malet, militant d’extrême droite se rend avec une arme à        feu au Centre Démocratique Kurde à Paris. Il assassine 3        personnes par balles et en blesse 4 autres. En décembre 2021, à        Paris déjà, le même William Mallet avait essayé de tuer des        réfugiés soudanais au parc de Bercy à coups de sabre, trois        jours après un grand meeting de campagne d’Eric Zemmour. Il        était pourtant en liberté. 

    

26 décembre 2022, Évry, en banlieue        parisienne.        Un homme de 61 ans tire sur une jeune fille de 13 ans, d’origine        maghrébine, qui rentrait chez elle. Il était connu de son        voisinage pour ses propos racistes. En garde à vue, affirme        qu’il voulait rendre hommage à l’homme qui avait assassiné par        balles trois militants kurdes deux jours plus tôt. 

    

17 novembre, 2023, dans le Val-de-Marne.        Un retraité attaque un jardinier franco-algérien qui nettoyait        des branches chez une cliente, près de chez lui. L’homme profère        des cris racistes avant de planter un coup de cutter dans la        gorge de Mourad, causant une plaie très profonde au cou.        Si la victime n’avait pas eu le réflexe d’esquiver la lame, sa        jugulaire aurait été tranchée, il serait mort en quelques        instants. L’agresseur raciste bénéficiera d’une clémence        hallucinante de la justice. 

    

25 juin 2024 à Thiais, dans le        Val-de-Marne.        Un chauffeur de bus scolaire non-blanc est victime de menaces de        mort, d’insultes et d’une tentative de meurtre de la part d’un        automobiliste. Ce dernier refuse de partir d’une place réservée        aux bus scolaires devant une école maternelle, alors que le        chauffeur devait se garer sur cette place.        L’automobiliste crie: «J’en ai marre des gens comme vous,        bougnoules et renois, moi je vote RN, je vais te tuer, je vais        te massacrer, je vais vous éradiquer». Puis il percute        délibérément avec sa voiture le chauffeur de bus au niveau des        jambes. Ce dernier est miraculé. 

    

31 aout 2024, près de Dunkerque.        Djamel Bendjaballah, père de famille maghrébin, est assassiné        par un militant d’extrême droite nommé Jérôme Decofour. Ce        dernier a écrasé Djamel volontairement. Le tueur était membre        d’une milice raciste nommée «Brigade Française Patriote», il        avait harcelé et menacé de mort à de nombreuses reprises la        victime par le passé. Sans réaction de la police. 

    

20 novembre 2024, dans les Vosges.        Rochdi Lakhsassi, commercial d’une trentaine d’années, est        froidement abattu de deux balles dans le dos par un habitant à        Chavelot dans les Vosges, alors qu’il faisait du démarchage pour        son entreprise. Le meurtrier, Noël Richard, 71 ans, a        délibérément visé la victime. 

    

14 décembre 2024, dans le Nord.        Paul, habitant de Dunkerque âgé de 22 ans, démarre sa voiture,        lourdement armé, pour aller commettre une série d’assassinats.        Il tue d’abord trois personnes, puis se rend devant un campement        d’exilés. Il assassine deux hommes de nationalité iranienne,        âgés de 19 et 30 ans, qui se nommaient Mustafa et Ahmid. Il ne        les connaissait pas. C’est ici qu’il termine son escapade        meurtrière, avant de se rendre dans une gendarmerie. 

    

16 février 2025, Paris.        Une trentaine de néo-nazis, dont certains portent des casques de        moto, attaquent les locaux de l’Association culturelle des        travailleurs immigrés de Turquie. Il y a alors la projection        d’un film contre l’extrême droite. Les agresseurs hurlent «Paris        est nazi», ils tabassent les participant-es et poignardent un        syndicaliste de la CGT, dont le pronostic vital est        temporairement engagé. Deux personnes sont hospitalisées. 

    

25 avril 2025, à La Grand-Combe.        Dans cette petite ville de 5.000 habitants dans le Gard, au        petit matin, un certain David entre dans la mosquée où se trouve        Aboubakar Cissé, qui fait le ménage. Au moment où Aboubakar        s’agenouille pour prier, David sort un grand couteau de cuisine        et le poignarde violemment : ventre, bras, visage, jambes, dos.        50 coups de couteau. L’assassin prend des photos de la victime        avec son téléphone et s’écrie «Je l’ai fait, ton Allah de m**…        Je vais me faire arrêter, c’est sûr». 

    

30 mai 2025, Alès.        Une descente néo-nazie vise un bar militant de la ville. «J’ai        vu une dame âgée se faire étrangler et gazer à bout portant»        explique une personne présente sur place. Les néo-nazis ont        frappé sans distinction, blessant une vingtaine de clients. Un        militant cheminot PCF, tabassé, a été hospitalisé en urgence. 

    

31 mai 2025, Puget-sur-Argens dans le        Var.        Hichem Miraoui, un tunisien, âgé de 46 ans et coiffeur de        profession, est assassiné chez lui par son voisin raciste. Ce        dernier, Christophe B. a débarqué armé dans l’appartement où        avait lieu une soirée. Il a assassiné Hichem et blessé par        balles deux autres personnes.        L’attentat est revendiqué politiquement et affiché, par ses        publications et des vidéos, son soutien sans aucune ambiguïté au        Rassemblement National et aux identitaires. Il assène en vidéo :        «Tenez-vous à carreau les bicots, car des mecs comme moi, il va        y en avoir plein, plein, tenez-vous à carreau». 

    

15 août 2025, à Royère-de-Vassivière.        Lors d’une fête de ce village de 500 habitant-es, un homme est        agressé aux cris de «Sale Noir, tu n’as rien à faire ici». Les        amis du jeune homme tentent de s’interposer, mais ceux-ci se        font «tour à tour injurier, frapper, étrangler, pousser au sol».        Une victime perd connaissance.        Alors qu’elles tentent de quitter les lieux, les victimes        subissent une chasse à l’homme raciste. Les agresseurs avinés,        dont un élu municipal et le président de la société de chasse        locale, les poursuivent dans un pick up en continuant à les        insulter, hurlant «la chasse au n** est ouverte». 

    

Décembre 2025, Nice.        Une bande d’une quinzaine de nervis d’extrême droite sème la        terreur. Un groupe de 5 amis, venu boire des coups, se fait        attaquer par ces derniers, cagoulés, après s’être fait insulter        de «sales bougnoules». Une victime raconte s’être fait «shooter        de partout» avant que des passant·es n’interviennent. 

    

18 janvier 2026, Toulouse.        Deux étudiants voient débarquer dans leur appartement un voisin        armé leur criant «On ne veut pas d’étrangers, c’est nous qui        payons la CAF [..] Je ne donne pas mon nom à des Arabes».       


 19 janvier 2026, Décines-Charpieu, près de Lyon.        Un lycéen de 17 ans d’origine syrienne est attaqué puis tabassé        par 3 hommes cagoulés, avant d’être tailladé au visage par des        lames de rasoir. Le tout accompagné d’un torrent d’injures        racistes : «Sale Arabe», «Sale Musulman».

Merci pour l'article. On se sent un tout petit peu moins seuls. 

Une chose est sûre : l'extrême droite a bel et bien réussi à imposer son cadrage à la majorité des médias mainstream. À un mois des municipales et un an de la présidentielle, c'est un naufrage collectif 


le naufrage est aussi chez vous Mme Safaris. vous faites comme tous les gauchistes qui défendent leur camp, vous parlez de tout sauf des faits et de ce qu'il s'est passé.

aucune mention du fait que l'assistant parlementaire de Raphou Arnault a été interpellé par la police en compagnie de 3 de ses collègues aujourd'hui.

que la presse de droite en fasse des mégatonnes n'est pas très étonnant, mais LFI a généreusement donné le bâton pour se faire battre.


trop facile pour LFI de dire "je savais pas j'y suis pour rien" alors qu'ils considèrent la jeune garde comme leur allié, qu'ils s'opposent à leur dissolution et que leur chef de file (Raphou) qui a pris 4 mois de prison pour violences en réunion, est maintenant député LFI.


LFI bombait le torse quand la jeune garde dérouillait du faf sionard, et maintenant ils les jettent sous le bus parce qu'il y a eu un meurtre? c'est du foutage de gueule.


à un moment faut assumer les décisions passées. il y avait des red flags concernant la jeune garde. Mélenchon et LFI sont passés outre.


trop facile de jouer les gauchistes combatifs, ne pas appeler au calme après la mort de Nahel, pour ensuite sortir le combo parapluie-parachute-aérofrein quand un vrai problème arrive.


et les justifications en bois de Mathilde Panot, sur le thème "maintenant faut que Nemesis arrête de venir manifester aux évènements LFI". et alors quoi Mathilde? tu vas en tuer d'autres?


la seule qui a un peu de dignité c'est Rima Hassan, elle condamne ce meurtre sans ambages et sans trouver des contre-feux claqués au sol.

"En avril dernier, Yaël Braun-Pivet avait refusé d'en accorder une suite au meurtre islamophobe d'Aboubakar Cissé "


la minute de silence a eu lieu


Nous sommes tous pris dans une immense machine à salir. Cahque mot prononcé par un membre de lfi ou un proche ser

On est comme vous . Sidéré par une telle mauvaise foi . Sidéré par une telle récupération politique. Ils sont sans scrupules. Des macronistes au RN tous unis dans leur haine de LFI et de sa diabolisation. C'est d'une incroyable violence. Eux qui ont éborgnés, mutilés, qui n'ont rien dit ou presque sur les meurtres de l'extrême-droite. Notamment de ce rugbyman Argentin. 

Y a t-il eu une minute de silence ? Et pour tous ceux tombés sous les coups ou balles de la police.?

L'interview de Bompard par le roquet Duhamel sur France Inter est édifiante. 

Il reprend le narratif de l'extrême-droite et du gouvernement. Dans le seul but de salir les insoumis. 

Tous complices.  Macron, les médias à sa botte, tous pour permettre l'accession au pouvoir du RN.

Pendant ce temps là on ne parle plus de l'affaire Einstein. Du pouvoir compromis avec cet ignoble individu. 

Ni de la nomination des copains de Macron à des postes clés. 

Nous vivons un nouvel épisode de plutôt Hitler que le Front populaire. 

Prêts à tout pour éviter qu’une autre politique arrive au pouvoir...

Même à la guerre. 


Lire les dernières informations sur le site de contre attaque sur le sujet ( déjà posté)

Et indispensable :


DÉCOUVRIR NOS FORMULES D'ABONNEMENT SANS ENGAGEMENT

(Conditions générales d'utilisation et de vente)
Pourquoi s'abonner ?
  • Accès illimité à tous nos articles, chroniques et émissions
  • Téléchargement des émissions en MP3 ou MP4
  • Partage d'un contenu à ses proches gratuitement chaque semaine
  • Vote pour choisir les contenus en accès gratuit chaque jeudi
  • Sans engagement
Devenir
Asinaute

5 € / mois
ou 50 € / an

Je m'abonne
Asinaute
Généreux

10 € / mois
ou 100 € / an

Je m'abonne
Asinaute
en galère

2 € / mois
ou 22 € / an

Je m'abonne
Abonnement
« cadeau »


50 € / an

J'offre ASI

Professionnels et collectivités, retrouvez vos offres dédiées ici

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.