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Mélenchon, Hamon, et EELV : le "vrai" 1er mai de Lille

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Quoi ? Qu'entends-je ? Les médias "mainstream" chercheraient à faire passer Mélenchon pour le méchant sans qui l'union de la gauche serait déjà faite ?!

Je n'ose y croire....

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Foutons-lui la paix au meluche, s'il n'est pas passé c'est avant tout à cause de nous tous. Il use sa vie à nous défendre, comme il dit, et je ne lui crache pas dessus parce qu'à sa place, la misanthropie m'aurait gagné depuis longtemps et je me sera(...)

Benoît Hamon devrait se mettre la tête dans le sable, c'est en grande partie à cause de lui si Mélenchon n'a pas pu accéder au second tour, je n'oublie pas bien-sûr Poutou, Besancenot et Artaud. Et il est évident qu'aux prochaines présidentielles, le(...)

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Pourquoi ne pas nommer Rousseau, plutôt que EELV, dans le titre de l´article? Dommage de mettre cette candidate en retrait par rapport aux deux autres.

GAUCHE PS MINABLE, comme d'hab. :

Hamon : "On pourrait imaginer un accord à gauche disant qu'on fait la même chose que Biden sur la fiscalité, même malgré les règles de l'Europe".  

C'est le max qu'ils peuvent imaginer! Faire comme Biden. Aucune chance que la Gauche Conséquente vote pour ces gens là!

Franchement ça me saoule. J'avais l'impression que Libération était devenue réglo vis à vis de Mélenchon et là bim justement j'étais tombé sur l'article qui le défonce. Et j'y croyais vraiment. Et en fait, c'était un truc à coup de citations tronquées. Putain franchement je suis dégoûté :( Entre les trucs alternatifs bidons, les mainstream bidon et les trucs soi-disant indépendants et équilibrés mais qui finalement manipulent aussi, comment voulez-vous que les gens se fassent une idée claire...

ça fait un moment que je ne perds plus mon temps à lire les messages de LeGall et m'en trouve fort bien. 

Ca alors, la presse nous mentirait ? 

Ce qui est bien avec A@I c'est que même s'il nous convaint de jeter la télé, il reste encore matière à vomir la profession des journalistes.

Y a pas de syndicat dans ce boulot ?

Je pense qu'on peut envisager, avec sérénité, l'alliance de toute la gauche,  derrière Mélenchon ( légèrement  adouci, et plus consensuel ) en 2032 .  Il n'aura que 81 ans.


Il peut même être élu ( si Macron ne se représente pas ).

On sait que l'espoir fait vivre ; mais sommes-nous sûrs  que nous serons  encore vivants? ?

C'est bien de l'ironie ?


Je sais que je ne devrais pas raisonner en termes de personne, mais il serait plus simple pour moi de voter LFI si Mélenchon laissait sa place (par exemple à un Ruffin ou une Cl. Autain). Rien que l'idée du collectif j'ai du mal à le percevoir avec Mélenchon, en comparaison d'un Poutou par exemple.

Je suis curieux de savoir d'où vient cette perception. Je n'ai jamais eu l'impression qu'il bridait les autres députés LFI. Quand ils disent des trucs controversés il les soutient quand il pense pareil et il dit qu'ils sont libres de s'exprimer quand ça n'a pas l'air d'être le cas. Lorsqu'il aborde des sujets de fond il commence souvent par dire "Nous y avons réfléchi" ou "Après en avoir discuté entre nous" ou "Nous ne sommes pas tous d'accord sur ce point". Je ne sais évidemment pas si c'est vrai mais il n'a pas l'air si obtus que ça et semble réserver sa fougue à ses adversaires. C'était aussi frappant lors de la campagne de 2017. Autant j'ai pas toujours trouvé Hamon très sympa envers Mélenchon, autant Mélenchon a été plutôt irréprochable avec lui.


Alors il est vrai qu'il n'est pas Poutou sur le point du collectif. Mais c'est normal. Poutou a été mis en avant pour porter la parole de son mouvement, Mélenchon a créé son mouvement autour de sa parole. Il est humain qu'il s'en sente l'incarnation puisqu'à l'origine c'est la sienne. Mais cela ne signifie forcément pas qu'il n'en écoute plus aucune autre. Et puis ne nous leurrons pas. Ce n'est pas LR ou RN les sympathisants LFI. Le côté tous derrière le chef c'est pas la tasse de thé du gros de ses électeurs à Mélenchon. S'il y en a un qui risque gros à pas faire ce qu'il a dit, c'est celui là. C'est pour cela que j'ai du mal à vous comprendre. Je ne vois pas de quoi vous avez peur. S'il part en quenouille il y aura du monde pour aller le remettre dans le droit chemin, et j'en serais. Si vous avez confiance en Ruffin et Clémentine Autin, eux ont visiblement confiance en lui. Alors ? Quel est le problème exactement ?


Entièrement d'accord avec vous (le "J'approuve" n'était pas suffisant :)

Mélenchon a créé son mouvement autour de sa parole. Il est humain qu'il s'en sente l'incarnation puisqu'à l'origine c'est la sienne. 


Ma perception vient de là. J'y ai vu le même égo qu'un Macron qui crée son parti, seul, comme si c'était une personne seule qui devait incarner des idées et les autres se rassembler autour de cette figure.


A-t-il une relation au pouvoir différente de celle de Macron ? (c'est une vraie question, peut-être, mais a priori, non je ne lui fais pas confiance)

Je pense que la réponse vient dans ses discours (le niveau intellectuel, philosophique, de réflexion est à des années lumières de celui de Macron) et aussi (et surtout) dans le programme et la façon dont il a été fait : avec beaucoup de collectif, des auditions programmatiques et en allant chercher des solutions auprès de ceux qui sont "sur le terrain" dans chaque domaine (syndicats, associations, universitaires...).

Après, avec la 5ème république (et pour en finir avec elle ensuite) il faut aussi "incarner", "personnaliser" le rôle de président ce qui porte forcément à se mettre en avant...

Je pense que la réponse vient dans ses discours (le niveau intellectuel, philosophique, de réflexion est à des années lumières de celui de Macron) et aussi (et surtout) dans le programme et la façon dont il a été fait : avec beaucoup de collectif, des auditions programmatiques et en allant chercher des solutions auprès de ceux qui sont "sur le terrain" dans chaque domaine (syndicats, associations, universitaires...). 


C'est vrai.


Après, avec la 5ème république (et pour en finir avec elle ensuite) il faut aussi "incarner", "personnaliser" le rôle de président ce qui porte forcément à se mettre en avant... 


Ca c'est ce qui me pose problème et n'a plus lieu d'être aujourd'hui.

" Ca c'est ce qui me pose problème et n'a plus lieu d'être aujourd'hui. "
Tant qu'on aura cette constitution, si, ça a lieu d'être, qu'on le veuille ou non. Des gens comme vous et moi n'ont pas besoin de cette incarnation, mais pour la pluspare des gens l'élection présidencielle reste un casting personel.

Pour Ghis aussi puisqu'il ne veut pas voter Mélenchon pour des raisons qui tiennent à sa personne même et pas à son programme a priori. Par contre j'ai l'impression qu'il s'attache à des perceptions qui lui son propres (à Ghis) plus qu'à la personnalité de Mélenchon telle qu'elle est perçue dans son entièreté, structure des discours, relations avec les autres députés LFI, etc.

Ce qui a l'air de déranger Ghuis c'est que Mélenchon veut être élu en fait. Ce qui n'est effectivement pas le cas de Poutou.

"Tant qu'on aura cette constitution, si, ça a lieu d'être, qu'on le veuille ou non."


C'est l'évidence même, et pourtant aucun de "nos" journalistes ne semble s'en être avisé. L'élection au suffrage universel non pas d'une équipe mais d'un homme seul et de son lien privilégié avec le peuple est (très volontairement et très ouvertement à l'époque) faite pour personnaliser au maximum l'élection, et pour "stabiliser" politiquement la gouvernance.


Tout le monde semble l'avoir oublié, mais l'instabilité de la 4ème république était une rengaine chez De Gaulle. Qui ne s'avisait pas d'ailleurs (ou peut être que si?) des conséquences délétères d'une stabilité artificielle. 


On peut craindre en effet que Mélenchon, comme Mitterrand avant lui, soit tenté de s'installer confortablement dans ce système qu'il veut aujourd'hui changer. Mais bon, les temps ont changé, et puis... on a une autre solution? 


Mélenchon a une grosse culture Historique et il a joute 40 ans de recule par rapport à Mitterand, qui était beaucoup plus d'une culture de droite. Je compte justement sur son égo pour qu'il soit l'home qui enterre la constitution du générale de Gaulle en personne. Il sait que ça en ferra un personnage historique, là où Hollande et Sarkozy seront oublié par l'Histoire au même titre que le premier président de la IIIème république venue. ;)

"40 ans de recule par rapport à Mitterand,"


Mitterand... auquel il reste sacrément (étonnamment?) fidèle.

A sa personne, mais pas à son idéologie, heuresement.

Dissocier  un homme de son oeuvre, et plus encore, de son idéologie? Je n'ai jamais trop cru au concept. Si on ne peut totalement assimiler une personne à ce qu'elle a fait... prétendre qu'on peut l'en dissocier complètement est fallacieux.

Je n'y crois pas non plus, mais bon, c'est compliqué de brider son empathie pour une personne très charismatique et cultivée que l'on a contoyé de près. Je ne m'attend pas à que Mélenchon soit plus rationel que nous tous là dessus. C'est à mon avis pour ça qu'il sauve l'homme Mitterand, ce qui est interessant c'est qu'il ne vas jamais jusqu'à soutenir les idée de Miterrand.

ya bien une certaine ressemblance, mais le moins qu'on puisse dire c'est que la réflexion politique de mélenchon est autrement consistante, et nourrie d'échanges.

Je ne le nie pas. Je respecte nettement plus Mélenchon que Macron (en même temps, ce n'est pas difficile), mais j'ai encore du mal aujourd'hui à ne pas voir cette ressemblance.


J'ai commencé à réagir, en voyant le message : "Je pense qu'on peut envisager, avec sérénité, l'alliance de toute la gauche,  derrière Mélenchon ( légèrement  adouci, et plus consensuel ) en 2032 .  Il n'aura que 81 ans. " parce que je me représentais assez bien Mélenchon à 81 ans vouloir encore le pouvoir, cela me semblait possible, qu'il se pense indispensable, comme si tout cela était une question de personne. Mais je suis peut-être injuste avec lui.

bah, injuste ou pas ce n'est pas le problème : on fait de la mauvaise psychologie à son propos, sans cesse, plutôt que d'analyser ses stratégies politiques — et celles des militants insoumis. C'est encore une façon de soutenir le mythe du "sauveur suprême". 

Moi c'est sa vision de "révolution par les urnes", sa fixette sur le changement de constitution, et la façon dont il a récupéré, et malheureusement pour n'en pas faire grand chose, le mouvement social qui commençait à émerger fortement, qui me posent problème. 


cela dit, je n'ai pas d'état d'âme excessifs : le système de représentation étant ce qu'il est, il faut l'utiliser pour éviter le pire — j'ai toujours considéré macron (ou n'importe lequel de ses remplaçants) comme un "pire", et c'est de pire en pire. 


mais il faudrait peut-être cesser de croire que ce sont des élections qui vont faire basculer les rapports de force et de pouvoir.

" mais il faudrait peut-être cesser de croire que ce sont des élections qui vont faire basculer les rapports de force et de pouvoir. "
En fait il y a pour moi deux mythes paralèlles, faire basculer le pays par les élections seules ou par le mouvement social seul, il faudra indiscutablement les deux en même temps.

mouais... mais si les insoumis planchaient avec autant d'ardeur sur ce qu'on peut faire là maintenant que sur ce qu'on fera quand on aura gagné, les lois viendraient ensuite inscrire et consolider les changements, portés par la volonté populaire et l'expérience.

Non, agir sur l'un des front puis sur l'autre seulement enssuite, c'est voué à l'échec, il faut faire les deux en même temps, et le rôle des insoumis c'est la partie institutionelle, les associations et syndicats n'ont pas besoin que des partis viennent se mettre dans leur pattes, ils on juste besoin d'être soutenus et c'est ce que les insoumis font en rejoignant les luttes sans parasiter leur direction.

Une lutte sans contrôle des institutions, ou sans chercher à le faire, c'est faire face à un appareil d'Etat qui a une puisance démesuré, et en face ils n'ont aucuns scrupule pour l'utiliser. On pourrais donner plein d'exemples, mais je me contenterais de pays comme l'Algérie, l'Egypte ou la Syrie. Et on a vu avec les méthodes de répressions contre le mouvement social, les gilets jaunes mais aussi les autres, qu'ils n'ont absolument aucun scrupule pour l'utiliser à fond.

L'abscence de structuration de l'offre politique alternative est une des raisons fondamentale de l'essouflement et des échecs de beaucoup de mouvements sociaux à travers le monde, et c'est d'ailleur à cause de ça que la constituante Chilienne ne vas sans doute aboutir sur rien de significatif. Les opposants aux néolibéraux n'avaient pas suffisement d'organisation politique en amont du mouvement et ils sont entrain de le payer très cher.

vous semblez penser que l'action politique se limite à l'action électorale, puis législative... et que "les associations et les syndicats" couvrent l'ensemble des enjeux sociétaux. 


je ne crois pas ça. je pense que le rôle des organisations politiques est aussi de mobiliser largement tous les secteurs de la société qui peuvent faire évoluer la situation concrète, et les rapports de force sur le terrain, et qui, c'est essentiel aujourd'hui, peuvent expérimenter ensemble de nouvelles façons de vivre capable de répondre aux bouleversements qui nous attendent. 

Pour ce, d'élaborer des stratégies de lutte et de mobilisation. C'est d'ailleurs ce qui a fait la force, autrefois, des communistes.

Oui, et en ce sens la FI fait tout à fait le boulot, le truc c'est qu'elle ne doit pas pour autant entrer en concurence avec les acteurs déjà sur ces luttes, certaines prises de positions de Mélenchon ont semblée être ça et ça a juste créé des dissentions dans la lutte. Si on veux que les actions soient complémentaires et non concurente on doit trouver une organisation qui le permet.

Je précise, quand je dit que la FI fait le boulot, c'est en prenant en compte ses effectifs. Personne n'a aujourd'hui le dixième de la puissance d'action du PCF d'après guerre et ce sera vrais encore un moment. Ce qui se voit très bien c'est que cette puissance de frappe est trop faible à la FI pour que vous ayez conscience de sa stratégie de lutte et de mobilisation, et pourtant c'est la première organisation partisanne du pays.

bah, je ne rencontre pas ce genre de réflexion chez les militants insoumis que je connais. Les échéances électorales exercent sur trop de gens une fascination du genre lapin-cobra qui remplace le débat politique par des discussions de marketing électoral.


quand on met ensemble les mains dans le cambouis, il n'est pas question de concurrence mais d'action commune. C'est quand tout est pensé et agi en termes de communication qu'on joue à "qui va imposer sa marque". 


et quant aux dissensions... les fuir ou les éviter c'est peut-être bien pour un patron de bistrot, mais en politique c'est idiot. on les explore, on les dépasse, on s'en sert pour avancer et inventer, on convient qu'elles sont secondaires et qu'on s'entend sur l'essentiel... ou pas. 

Pour revenir à Mélenchon, je suis loin d'être d'accord avec toutes ses prises de position, mais je trouve qu'il a le mérite rare de porter le débat, sur nombre de questions, de façon solide et nourrie. Pourquoi ne joue-t-il pas cette carte à fond, au lieu de tenter de rester coincé aux entournures dans un costume de présidentiable trop petit pour lui, c'est un mystère pour moi. 


car, il faut bien le voir, ce "costume de présidentiable" tel qu'il a rétréci au lavage en quelques décennies, n'est plus fait désormais que pour des freluquets inconsistants.

Les gens entrent en politique sous un angle précis, après, malheuresement, ça limite, au moins pour un temps, leurs action, certains ne ferons qu'un seul type précis de lutte, d'autre s'interesserons uniquement au balet electoral, moi, ce que vous retrasmet quand je parle de "la FI" c'est ce que renvoie l'appareil. Après il est logique que des miltants se concentre sur un aspect et laissent d'autres se concentrer sur d'autres aspects, on ne peu pas forcément être au four et au moulin, même si certains y arrivent.

Pour les dissention, oui, quand elles sont sur les idée, les principes ou les tactiques, c'est ce qu'il faut faire, je suis complètement d'accord, mais quand se sont de pure oppositions techniqus due aux appareils, les syndicat voulant garder leur autonomie du politique en respect de la charte d'Amien, je ne vois pas l'interet du conflit. En l'occurence il a déjà été conclue que c'était du secondaire et que la FI pouvaitbien être en soutient du mouvement social et non à sa tête, si ça permet l'unité du mouvement, c'est tout à fait acceptable.

Pour ce qui est du costume de présidenciable, comme je vous l'ai dit, c'est un rôle indispensable, il faut prendre les institutions pour qu'elles ne barrent pas la route au mouvement social, et il faut bien que quelq'un s'y colle.

mais il faudrait peut-être cesser de croire que ce sont des élections qui vont faire basculer les rapports de force et de pouvoir. 


Je crois aussi de plus en plus à ça.

"je me représentais assez bien Mélenchon à 81 ans vouloir encore le pouvoir"


Vous avez tort de personnaliser. Ce n'est pas la personnalité de Mélenchon et son désir de pouvoir qui sont en cause, mais la manière dont a été conçue l'élection présidentielle, point d'orgue de la 5ème république. 

et les black bloc

ils en font quoi de Mélenchon

ils représentent quoi sur l'échelle de Richter


Personnellement, j'éprouve un certain inconfort à les côtoyer lors des manifestations

J'ai l'impression d'avoir franchi le Point Godwin dès que je les vois

et mon entourage doit me forcer à baisser le bras droit levé que me rappelle tout ce qu'ils scandent

"Évite ça, sont pas du genre à comprendre le sarcasme"


Alors, alors, je suis un peu effaré par ces black bloc et par ces sondages concernant les jeunes vs front national

Je sais bien que les sondages c'est  comme les placébos ou l'homéopathie, mais enfin, quand j'entends certains jeunes autour de moi, je commence à me dire qu'il y a du vrai dnas ces sondages et que je risque de ne pas réussir le contrôle technique


Alors je propose de pousser le débat :

et les black bloc?

Quand Méluche et Lepen seront au deuxième tour , là on va rigoler !  

Oui Mélenchon sans qui la gauche serait encore là!

Oui Ruffin sans qui l'Assemblée travaillerait à plein régime

...

Oui, oui, tout est si bien façonné qu'à peine leurs noms prononcés, on voit un ogre, un champ de bataille, des ruines

et surtout on entend les ricanements de toute la gente journaliste y compris les humoristes radio qui souvent ont besoin des idées préjugées pour déclencher le rire ou le sourire


Du coup, c'est à peine si on entend parler des problèmes de LREM (j'ai entendu un entrefilet ce matin sur France Info impossible de le retrouver tellement la brosse à effacer est rapide), un peu le paquet sur Muselier mais juste pour faire gonfler le baudruche Macron et agiter l'épouvantail de la fille de Lepen dont on ne parle que pour aller demander leur avis aux membres de son parti dès qu'on ne sert plus de la viande aux cantines


Arrêt sur Image le fait déjà si bien mais il faudrait compléter les articles comme celui de Daniel Schneidermann par une liste exhaustive d'exemples montrant comment à la radio, à la télé, dans les journaux, tel ou tel use du "lieu commun" qu'il enfle à l'infini à l'égard de Mélenchon

Daniel, pendant que vous découvriez touich chez Nat_Ali hier soir, usul lui recevait Sandrine Rousseau. L'entretien était super intéressant (disponible en accès libre dans quelques jours, sinon vous pouvez toujours le sub ça fait pas de mal).

Tous ceux qui font encore confiance, même très modérément, au caractère représentatif des mécanismes électoraux ont une ligne de conduite toute tracée: repérer quelle liste, à "gauche", a le plus de chances de passer, et paf, voter pour elle, dès le premier tour bien sûr.


L'unité ne se fera pas par le haut, c'est devenu une évidence., elle se fera par nous ou ne se fera pas. Quelques rassemblements, incomplets bien sûr, se feront aux régionales. Le mécanisme électoral de la présidentielle a été fait, et bien fait, pour émietter les éventuelles émergences. Comme c'est parti, cinq candidatures "de gauche", c'est le minimum. 


Pffff...

https://www.youtube.com/watch?v=2qN9wt66HS4

Le vrai  1er mai de Lille ? Mais le vrai 1er mai à Paris ? Tout ce beau monde de gauche, soumis et insoumis multicolores , était donc si loin des camarades CGTistes lorsqu'ils ont été agressés par les jaunes et noirs ? Solidaires .?....

Une alliance avec un "courant" progressiste Hamon/Rousseau en laissant le "courant" droitier " Faure/Jadot aurait du sens. Solution à court terme. Il faut bien essayer de contenir la vague qui risque de nous submerger sans y perdre son âme. Peut-être est-ce déjà perdu.

Le règne d'un capitalisme financier globalisé a enlevé tout réel pouvoir aux politiques. Le cap est fixé par la finance. Permettre à la main invisible du marché de faire son oeuvre.  Les médias aux mains des milliardaires font le taf pour promouvoir le produit politique le plus adapté à faire le job. Ce fut un temps macron, un excellent produit très propre sur lui.  Il s'est un peu défraîchi au lavage. Il leur reste un produit de substitution MLP  qu"ils s'evertuent à rendre présentable.

Pour ceux qui ont des convictions restent la RESISTANCE . Pot de fer contre pot de terre.


Sur le fond (oui je sais, parler du fond, c'est tellement ringard), Mélenchon a raison : l'"union de la gauche", c'est toujours demander à LFI de soutenir des candidate.e.s d'autres partis, alors même qu'aujourd'hui, LFI est le parti ayant les meilleurs résultats à gauche. A quel endroit, à quel moment est-ce que EELV, le PCF, Génération.s ou le PS soutiennent ou ont soutenu un candidat LFI à quelque élection que ce soit ??? L'"union de la gauche", c'est demander à LFI de s'effacer, toujours et encore !

Vouloir écrire le "vrai 1er mai de Lille" sans avoir été sur place, c'est pas évident, mais en plus en contredisant ceux qui y étaient, alors là chapeau !

Mélenchon prend un verre après une manif' dans un cadre privé avec Hamon et Rousseau, et alors ? Quel est le poids politique de Rousseau et Hamon réunis ? Pas grand chose. L'union, c'est facile de la faire avec ceux qui ne représentent qu'eux-mêmes. Et encore... ASI a un scoop, Melenchon, Hamon et Rousseau sont d'accord pour une candidature commune. Quelle est l'info ? Scoop: Jadot et Hidalgo sont aussi d'accord. Dans toute la gauche, tout le monde est d'accord. C'est après que ça se corse, quand il s'agit de désigner la personne. D'ailleurs jusqu'à preuve du contraire, Mélenchon est candidat, et Rousseau est candidate. Où est l'union ? Bref, ce pot de fin de manif' est un non-évènement.


Sur le défilé : Mélenchon et Rousseau ont effectivement marché ensemble brièvement dans la manif' (ce que rapporte la dépêche AFP, contrairement à ce qui est sous-entendu dans l'article). Ce qui était attendu, c'était la rencontre entre Mélenchon et Delli. De fait, elle est venue vers lui, il l'a envoyée promener, chacun avait ses raisons d'agir ainsi. Il ne s'agit pas de faire passer l'un ou l'autre "pour le méchant", contrairement à ce que résume de manière un peu rapide le "commentaires préféré des abonnées". Il s'agit juste de dire que l'ambiance n'était pas si amicale que cela. C'est naïf ou mal intentionné de vouloir faire croire l'inverse. 

Si c'était si beau, pourquoi chaque formation a défilé dans son coin ? Il y avait assez de place derrière la banderole pour marcher ensemble. 


Sur la citation attribuée à Mélenchon : 

Daniel Schneidermann cite un passage dans l'article et ajoute "le ton est amical", en renvoyant vers le son posté sur Twitter par une journaliste qui a couvert la manif' et qui elle-même écrit dans son tweet que la rencontre était "houleuse". Refaire le match deux jours après et dire l'inverse de ce que disent ses propres sources, ça me semble pas très honnête.


La citation de l'AFP, elle, serait tronquée. Pour se faire une idée, il aurait été juste de reprendre l'intégralité de la citation présente dans la dépêche AFP, elle même tronquée dans l'article de Daniel Schneidermann. 

Ce dernier s'en remet à la citation publiée dans le Monde. On pourrait aussi considérer que la citation du Monde est tronquée. De fait Mélenchon dit à Benbassa "toi je t'aime bien. Mais la politique et l'affection ça n'a rien à voir". On l'entend d'ailleurs sur le son posté sur Twitter. 

Bref, les journalistes font des choix, rapportent ce qu'ils estiment pertinent. L'ambiance n'était pas amicale et Mélenchon a envoyé promener les élus EELV venus à sa rencontre dans la manif, chacun avait ses raisons de vouloir faire une photo ou de ne pas en faire une. Mais ca s'est passé comme ça. Ceux qui n'y étaient pas refont le match, et laissent entendre que c'était amical. Ils pouvaient aussi faire le choix de venir.







Merci.

J'espère que vous allez suivre le sujet.

Elle me plaît bien, cette photo. Et elle est beaucoup plus signifiante que toutes les bêtises tronquées et choisies qui circulent sans cesse. Hamon envoie des signaux clairs depuis un moment. Rousseau arrive à m'enthousiasmer. La campagne sera sombre, mais qui sait ce que ces petits scintillements pourront faire s'ils coopèrent intelligemment.

Déjà, beaucoup plus sympa à lire.

Donc il y a de l’intelligence partagée à gauche, va falloir que nos chers journaux s’en aperçoivent et se décollent des aventures d’extrême-droite, LERM compris.

Première étape pour que ça se concrétise, Sandrine Rousseau doit gagner la primaire EELV.

On s'inscrit en masse pour faire pencher le vote ?

Quand j'entends la haine que porte pas mal d'élu PS envers Mélenchon, J'me dis que c'est pas gagné.

Bon à la fois comme tout bon politicard, ils sauront retourner leur veste si il y a un poste pour eux à la clef.

D'ailleurs est ce que une tel union est souhaitable?

Benoît Hamon devrait se mettre la tête dans le sable, c'est en grande partie à cause de lui si Mélenchon n'a pas pu accéder au second tour, je n'oublie pas bien-sûr Poutou, Besancenot et Artaud. Et il est évident qu'aux prochaines présidentielles, le même scénario se reproduira. Quant aux clowns de EELV, faut-il seulement en parler ? Le moment venu, tout ce joli monde saura comme d'habitude se liguer contre Mélenchon et lui trouver tous les défauts. Avec de tels alliés pas besoin d'ennemis,tous des tocards,tous des faux culs.

Mélenchon gâche son talent


Les médias nous gagent Mélenchon


Le 1 er mai gadget?

 

Insoumis? Ecologistes? Socialistes, Autres? Qui? pour qui? pourquoi? Comment? Où est la  gachette??

 


Jacques Rigaut :  " la fatigue engendre les plus séduisantes grimaces..."

                         
                

C'est flou leur blabla sur l'UE. Quand c'est flou...

J'ai l'impression qu'ils s'entraînent,  tous, à exprimer les regrets des futurs vaincus,  qui auraient dû s'unir ....

Quoi ? Qu'entends-je ? Les médias "mainstream" chercheraient à faire passer Mélenchon pour le méchant sans qui l'union de la gauche serait déjà faite ?!

Je n'ose y croire....

Pour suivre d'assez près les histoires électorales dans la métropole de Lille, l'arrêt des négociations départementales par EELV, le PS, et le PC a été assez mal vécu dans les troupes insoumises. D'autant que ça a eu lieu en pleine euphorie régionale unitaire (Karima Delli venait juste d'être désignée candidate unique), ce qui a refroidi la température de la douche. De ce fait, la fâcherie de Mélenchon était probablement adressée indirectement à ses troupes. Un espèce d'exutoire.

En tout cas, beau scoop, Daniel !

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