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Mélenchon et l'apprenti journaliste, retour sur une rencontre

Devant la rencontre rugueuse entre Jean-Luc Mélenchon et l'étudiant en journalisme Felix Briaud

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CQFD N°077
MÉDIAS
cequilfautdetruire.org


LE JOURNALISTE BRANDE MOU
Mis à jour le :16 avril 2010. Auteur : Antoine Fontana.

C’est loin d’être un scoop, mais les écoles de journalisme le découvrent : dans notre société qui a tellement bien digéré la lutte des classes qu’elle ne fait, paraît-il, plus un pet de travers,le libre scribouillard doit savoir se vendre en se référençant sur le Net. Cours magistral.

E MOT D’ORDRE nous vient des États-Unis et sévit enfin en France. Apprenti plumitif, jeune journaliste, construis ta propre marque, sois ta propre marque ! Ça s’appelle personal branding (de brand, marque) et ça consiste à être le plus visible possible sur le web. Ceci à travers réseaux sociaux, blogs, etc., histoire de bâtir ta e-réputation, grimper en tête du référencement Google et espérer ainsi séduire un rédacteur en chef qui, enthousiasmé par ta personnalité, jeune blanc-bec, te fera un pont d’or afin que tu rejoignes son prestigieux magazine. Peu importe ce que tu écris,encore moins ce que tu penses : l’essentiel est d’être vu du côté de Facebook, Twitter, Linkedin, etc. (...)


Et n'oubliez pas d'abonner votre grand-mère...
J’ai donc été contacté par la rédaction du journal VSD, en grève contre la refonte du projet éditorial de leur journal.

(...)

Emanciper les médias ? De l’argent bien sur. Mais pas seulement. De l’idéologie dominante, des conformismes de la pensée, du sensationnalisme, du voyeurisme. Et ainsi de suite. Toute la définition du métier de journaliste et des conditions de son exercice est en cause. Et même la nature des supports en tant qu’ils sont, de par leur nature même, normatifs. C’est compliqué. Toutes sortes de paramètres entrent en jeu, nous en sommes tous d’accord. Ce qui m’a plu, par-dessus tout, dans la discussion avec la rédaction de VSD c’est que nous avons parlé de cela. De cette difficulté. Des solutions. Je ne sais pas si quelqu’un a filmé. J’aimerai bien. J’ai trouvé l’échange très formateur pour moi. Je crois que j’ai aussi appris des choses aux gens qui se trouvaient là. Mais ce qui m’a frappé c’est qu’au cœur de ce qu’on peut considérer comme le noyau dur de la petite bourgeoisie de notre temps, s’exprime une conscience si âpre des dégâts de la financiarisation sur toute la vie intellectuelle. Par exemple l’une dit « ce qui ne va plus dans la presse c’est que ce sont des financiers qui dirigent nos journaux et plus des journalistes. Ces gens ne connaissent rien à notre métier » Un autre dit « la façon dont est cloisonnée la façon de produire un journal cloisonne notre propre expression et notre pensée» Un autre «nous devons nous réapproprier notre outil de production c'est-à-dire notre capacité à penser nous même nos sujets sans préoccupations extérieures à ce sujet» Ce qui s’est dit de cette façon je l’ai souligné sur place c’est exactement ce que disent les ouvriers et les ingénieurs d’Airbus, par exemple. Hélène, la collaboratrice de la sénatrice Marie Agnès Labarre, m’accompagnait dans cette visite. Elle me dit : « ils parlent comme les Contis » qu’elle était aller soutenir avec une délégation du parti la semaine précédente. Ensuite nous avons évoqué la question de l’exigence ou non de diplôme pour établir l’aptitude à être journaliste. Pas simple. Le formatage par les écoles de journalisme est très discuté dans la profession, alors même que les élèves de ces écoles sont encore très minoritaires dans les salles de rédaction. Si j’évoque cette question c’est parce qu’elle m’a amené à parler de la capacité des gens ordinaires à devenir producteurs eux mêmes de messages médiatiques. J’ai évoqué l’exemple de « télé-vive » au Venezuela et de ses écoles de formation en direction des personnes du terrain. C’est aussi l’expérience de René Balme maire de Grigny dans le Rhône. Est-ce une évolution imaginable de la profession ? Nous avons aussi évoqué la forme de propriété des médias qui conviendrait à une émancipation par rapport au capitalisme. Est donc venue la question des coopératives. Bref, tout y est passé. Mon constat est que la profession est très déstabilisée par l’évolution de la sphère médiatique. Elle est disponible pour en parler et nous avons un bon terrain pour y faire vivre le moment venu une révolution citoyenne très ardente.


La suite sur http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/04/laki-est-de-retour-lhistoire-sent-le-soufre/
« La colère de Jean-Luc Mélenchon et sa médiatisation », par Henri Maler, ACRIMED, 6 avril 2010 [www.acrimed.org]
« Suite de l'affaire cruciale de la vidéo: les preuves du complot enfin révélées!
Mince! Les cloches sont de retour! »

[www.jean-luc-melenchon.fr]
Jeudi 1er avril Jean-Luc Mélenchon était invité par Thierry Guerrier à réagir sur la polémique organisée par les médias autour de la vidéo d'une altercation avec un étudiant en journalisme. Jean-Luc Mélenchon y a réaffirmé ses arguments critiques des médias : [www.jean-luc-melenchon.fr]
Ecole de journaliste à Science Po. C'est cette promo qui a choisi "Michelle Cotta" comme marraine: CQFD. Ils avaient le choix : Beuve-Méry, Albert Londres, non merci Michelle Cotta! Ca nous donne des étudiants journalistes révolutionnaires.
On en parle même sur la TSR :

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=info#program=15;vid=11936068

L'accent est mis sur le côté "piégeux" de la vidéo balancée sur le net.

Avec, en regard parallèle, les réactions de politiciennes suisses (Libérale Radicale et Socialiste), pas dénué d'intérêt.
Melenchon s'explique au grand journal chez denisot ( partie 1 ) ( videos dispo que 24H )
"moi j'me d'mande comment qu'il trouve la malice que de dire "petite cervelle" alors que moi, le premier mot qui me vient à l'esprit, à moi, c'est "casse-toi pôv' con" ".
Pas le temps de lire les messages du forum, j'ai juste parcouru rapidement et est l'impression que beaucoup prennent la défense de Mélenchon ?
Personnellement, je rejoins complètement les propos de DS dans sa chronique.
Et je rajouterais que, bien que je sois d'accord avec le fond du discours de Mélenchon bien sûr, je trouve inacceptable la forme. La vulgarité devient bien courante chez les politiques de nos jours. Parler vrai, ne veut pas dire être grossier et j'en ai déjà plus qu'assez de notre N°1 de la vulgarité ("casse-toi pauv'con!") pour ne pas être obligée en plus de supporter celle de "l'opposition". On peut parfaitement avoir un propos clair tout en gardant un niveau de langue soutenu. Se relâcher comme il le fait ici face au journaliste ne sert certainement pas son propos.
Je trouve Mélenchon bien doux dans cette affaire de l'apprenti "journaliste - voilà un bonhomme qui sa bat pour faire entendre sa parole politique, et le doux réveur futur "journaliste" n'a rien de mieux à lui mettre sous le nez que les maisons closes, opportunément mises en lumière par l'inéffable mme Brunel pendant la campagne des régionales. Moi à la place de Méluche j'aurais demandé à ce futur "journaliste" si les premières places dans ces maisons il pensait les conseiller/réserver à sa copine, sa soeur, sa mère pourquoi pas. Avec formation continue et aides sur fonds publics, cela va de son mon cher... pour aider les bas salaires.

J'en ai marre. Pas vous ?
Dès demain des millions de videos de prof engueulant des élèves, sur tous les blogs et les pages Face book. Des étudiants auront à disposition un téléphone vert pour se plaindre de toutes les contradictions musclées qui leur seront portées, avec récompense et promesse d'emplois à la clé. Priorité sera donnée aux étudiants de sciences po... une science si ... comment dire... disons qu'au moins c'est une grande école quoi...

Le plus marrant est qu'il ait réfléchi avant de mettre la video en ligne mdr :))))
bonjour,
j'avais relevé sur mon blog cette une de nice-matin à la veille du premier tour des régionales.

la une de nice-matin
Ça sera quoi, la blague du 1er avril sur @si demain ?
Bon... J'ai réfléchi... Comme quoi, les forums d'ASI, ça sert à quek'chose ...

Finalement, ce bon Mélenchon, dont je partage quelques idées, j'aurais bien aimé que ce soit à Aphatie, à Chabot, à Pujadas, bref à un des valets de la cour, qu'il envoie cette vanne... Et pas forcément à un p'tit d'jeune...

L'article d'Agoravox contient des contrevérités, mais aussi l'opinion de Félix Briaud.

Donc, M. DS, vous aviez raison.
C'est d'autant plus étonnant ce "buzz", que Mélenchon avait lui même sauté à pieds joints dans un autre, il y a un mois :

[large]"Mélenchon : retour de buzz"[/large]

Conclusion :

"Derrière la posture de martyr et de pourfendeur des médias corrompus (rôle endossé avec éclat par Peillon dernièrement, peut-être est-ce cela qui a énervé Mélenchon : que Peillon lui "pique" son terrain...), on aperçoit un peu trop chez Mélenchon les réactions d'un ego trop chatouilleux. Certes sous ce chapitre, le plus mauvais exemple est donné, depuis trop longtemps déjà, au sommet de l'Etat. Ce n'est peut-être pas une raison pour en rajouter..."
Je vais être " lamentable ", comme Daniel : tout ça ne me donne pas envie de voir quel homme de pouvoir Mélenchon pourrait être ...
Sur votre conclusion DS aucun problème, votre compassion c'est votre côté "de gauche" qui ressort, je le comprend très bien.
Pour le reste, halte aux bons sentiments, ne niez pas que c'est quand même jouissif de voir un petit m**deux se faire tacler de la sorte. Après deux scénarios. Au pire: le journaliste est irrécupérable, va se vanter d'avoir créé le buzz et va faire de Mélenchon sa tête de turc le reste de sa carrière; au mieux il va se remettre en question.

Plus largement, outre l'approche bourdieusienne du champ journalistique (merci Vincent Bottreau pour la piqûre de rappel:), j'ai quand même du mal à m'expliquer leur arrogance, même en début de carrière comme ce petit journaleux.
Pour moi, il y a un côté chez eux touche-à-tout mais finalement à rien qui les rend suffisants de la sorte. Ils pensent maîtriser tout un tas de sujets, notamment de société, alors qu'en fait ils passent (pour leur majorité) leur temps à tout survoler.
Ensuite, vu la proportion écrasante de journalistes de gauche, ils ont presque la démagogie en réflexe. Ils pensent savoir ce qui est bon pour les gens et ce qui les intéresse, ils se rangent du côté d'un peuple auquel ils n'appartiennent bien souvent pas, et se permettent à 23 ans de recadrer Mélenchon sur ce qu'il est bon de débattre. D'où peut-être leur mépris pour les élites politiques, reflet d'un mépris populaire et d'une désaffection générale qu'ils tentent de s'approprier?
Sans compter le prestige social que procure cette profession, et sa confrontation avec la réalité: un métier ultra précaire, sous payé etc pour une majorité d'entre eux. Limite ingrat.
DS je me demande encore comment vous avez réussi à redonner de la dignité à votre corporation! vous êtes bien une exception. Bravo pour votre intelligence, et votre capacité à vous remettre en question systématiquement. Vous devriez ouvrir une école;)
Daniel quoi encore vous avez redoublé ????
Le même sujet hier . On avait compris .
Allez sans rancune Maaaaaaiiiiiiiitttttrrreeeeeeee !!
Je vous recommande la parisienne libérée.

Les chansons sont toujours inspirées d'un titre du parisien.

avec une affection particulière pour Ultime hyper totale gauche (UHT) à propos de Tarnac
Melenchon s'indigne (à tort ou à raison) que celui qui est en face de lui ne remplisse pas sa fonction comme il le devrait.C'est manifestement parce qu'il est convaincu de l'importance de cette fonction qu'il se met en colère, n'ayant aucunement l'intention de le convertir politiquement en lui faisant du charme, ce qui serait pour le coup une manière de ne pas respecter le journaliste qu'il est censé être. Il ne s'adresse pas à un individu mais à un individu qui exerce une fonction, ce qui n'est pas la même chose.

Intéressant. Cohérent.
Modèle d'argumentation.
S j'étais courageuse, je ferais bien quelques copier-coller(s) des meilleures démonstrations contradictoires pour éveiller l'esprit critique de mes potaches.

N'empêche, les rapports humains qui se déclinent sur le mode de la prise de pouvoir me hérissent, toujours.
je souscris entièrement à votre analyse.

Ce sont deux problèmes bien distincts d'être capable d'une critique fondamentale - et judicieuse - du système médiatique et d'être capable, d'autre part, de choisir les bonnes méthodes de l'action politique ou de la revendication.

Pour le dire simplement : avoir raison ne fait pas de vous ipso facto un bon professeur ou un bon politique.

Si presque personne ici ne conteste l'analyse de Mélenchon quant au système médiatique, la forme que prend sa critique face à un avis divergent pose, elle, vraiment problème. Quelles sont les conséquences prévisibles de la violence et du mépris dont Mélenchon a fait usage dans cette altercation ? En allant du plus simple au plus général, on peut envisager que jamais Félix Briaud ne votera pour Mélenchon et ce, quelle que soit la qualité de son discours politique, ici disqualifié aux yeux de ce jeune homme par la forme dudit discours. On peut, par ailleurs, déjà constater le réflexe corporatiste de la profession, groupée dans un malaise partagé autour d'un étudiant qu'elle n'aurait pas défendu si la forme du discours de Mélenchon avait été autre. Rien de tel que cet emportement, au demeurant compréhensible, pour faire passer Mélenchon pour un personnage autoritaire et antipathique aux yeux de ceux et celles qui sont en désaccord avec lui.

Bilan des courses : Si pour l'analyse du système médiatique Mélenchon a 20/20, en pédagogie, par contre, on peut sans doute lui mettre 0/20.

Derrière la faute pédagogique et politique que constitue ce discours de Mélenchon se glisse l'idée implicite, mais très importante que, pour lui, Félix Briaud est quelqu'un qui ne peut pas changer d'avis. Quelqu'un avec qui il est inutile de discuter, quelqu'un qui ne peut être que disqualifié ou insulté. En somme, un opposant irrécupérable.

Pas très fédérateur comme attitude. La question de la forme se pose donc ; cruciale.

Car à quoi bon tenir un discours véhément qui n'aura pour effet que de conforter les gens qui sont déjà d'accord avec vous ? Partageant l'analyse de Mélenchon, j'ai pourtant ressenti un réel plaisir à entendre rabrouer ce défenseur naïf, en la personne de Félix Briaud, de la vacuité journalistique contemporaine.

Et après ?

Je ne vote pas pour Sarkozy, moi, et les maisons closes ou les autres inepties qui alimentent les rotatives du vide m'énervent autant qu'elles énervent Mélenchon lui-même. N'est-ce donc pas une manière de prêcher les convertis que de s'exprimer comme l'a fait Mélenchon ? Si l'homme politique doit se poser une question fondamentale, c'est bien celle-ci : comment convaincre les autres, ceux qui ne sont pas d'accord, ceux qui ne partagent pas, a priori, ses analyses.

Félix Briaud n'est probablement pas plus débile que la moyenne et si Mélenchon lui avait simplement demandé avec de la malice dans le regard et une insistance pugnace : "Comment savez-vous ce qui intéresse les gens ?" "Comment savez-vous qu'un sujet est plus important qu'un autre ?", l'effet n'aurait-il pas été politiquement plus performant ?

Il est certain que cet étudiant journaliste ne s'est pas encore posé les bonnes questions relatives à son métier et qu'il part plein de certitudes dont il ne connaît probablement pas lui-même l'étendue. Pour ébranler ces représentations et ce parti pris implicite, qui constituent vraisemblablement le background mental de Félix Briaud, il faut les questionner, il faut travailler dans les failles et les impensés. Ce n'est que par ce type d'ébranlement que l'étudiant journaliste pourra rentrer chez lui avec, peut-être, une question lancinante à l'esprit : "Pourquoi choisit-on, au delà des évidences, de faire un papier sur ce sujet et pas sur tel autre ?". C'est probablement peu de chose que d'avoir suscité, chez un interlocuteur, un tel questionnement. Celui-ci est en effet souvent fugitif, peut-être inefficace (la routine et le prêt-à-penser reprenant vite leurs droits), mais c'est le préalable incontournable d'un discours politique qui assume sa part de pédagogie, qui ne se construit pas contre l'opposant mais aspire à le faire changer d'avis.

Entre la qualité d'une analyse et la force rhétorique du discours qui la met en forme, ne Mélenchon pas tout.
Bon, j'ai entendu le "dialogue" entre le politicien et l'apprenti journaliste hier sur France Culture. La première réaction de Mélenchon m'avait fait rire, puis, à mesure qu'il continuait et surtout que son ton devenait de plus en plus agressif envers le jeune homme, j'ai trouvé que notre Mélenchon national était ... un gros connard (désolée pour le gros mot).

Pourquoi est-ce que j'ai ri au début ? Parce que la question du "gamin" tombait comme le cheveu sur la soupe et que la réaction du politicien m'a paru toute naturelle.

Aujourd'hui, je me pose des questions : quelle mouche a piqué l'étudiant, d'aller agiter cette une de mauvais journal sous le nez d'un type qui "démarre" facilement ? C'était un bizutage peut-être ? D'où sort son "ça intéresse les gens" ? Des cours qu'il suit à Sciences Po ? C'est ça qu'on apprend à nos futures élites journalistiques dans les grandes écoles, "ça intéresse les gens" ? Le journalisme c'est donner aux gens à lire uniquement sur des sujets qui les intéressent ?

Ceci dit, rien n'excuse la méchanceté de Mélenchon vis à vis du jeune. Ce qu'il disait à la fin visait à faire mal. Il m'a donné l'impression de "passer" toute sa frustration sur sa victime, que toute cette hargne allait bien plus loin que l'anecdote de la une du journal.

P.S. : Que vous publiiez votre chronique à 6h50 du matin, ça me va tout à fait, sauf que ce matin j'étais pas disponible ...
Je ne connais pas le Briaud en question, mais je connais très bien les étudiants de Sciences-Po (surtout Paris) apprentis journalistes, école qui se pique depuis un certain nombre d'années de former au journalisme.

Alors je vais être franc et direct : cette école ne forme pas des journalistes, elle forme des propagandistes entièrement acquis aux thèses du libéralisme triomphant. Elle a été très justement qualifiée de "fabrique de larves" par toute une partie de la profession, qui a très bien compris de quoi il s'agit au fond. Si vous voulez avoir un aperçu de ce dont je parle, lisez le "Libération, de Sartre à Rotschild" de Pierre Rimbert. Ou encore le témoignage de François Ruffin sur son passage au CFJ.

Les gens qui en sortent ne sont pas des vrais professionnels, ils sont juste là pour alimenter le système de cooptation qui fait crever la presse française (à mon humble avis, elle est déjà morte et enterrée). Ils n'ont aucune espèce de capacité critique propre, aucune expérience (beaucoup sortent tout droit du lycée) et surtout aucune culture générale, à part celle que Richard Descoings leur inculque à grand renfort d'enseignants "bien propres sur eux" et surtout bien en phase avec le système. Et je ne vous parle même pas de l'éthique (la vraie, pas celle du Figaro et de TF1), elle est piétinée avec la plus parfaite désinvolture.

Alors Mélenchon a eu UN MILLION DE FOIS RAISON de réagir comme ça !!! Ras le bol de ces gens qui manient un micro comme s'il s'agissait d'un hochet qu'ils n'auraient jamais du sortir de leur berceau, et qui se contentent de reprendre des questions toutes faites qui n'ont strictement aucun intérêt. J'en ai connu des brouettes de ces jeunes prétentieux qui se croient géniaux quand ils imitent ceux qu'ils croient être des modèles ! Et qu'on ne vienne pas me dire que les "Sciences-Po" sont autre chose que des représentants de la bourgeoisie libérale qui utilisent cette école comme pépinière à bons petits soldats de la doxa. Mélenchon le sait, et il le reçoit comme tel ! Guerre des classes ?! Je veux mon neveu !!!!

Et si le "jeune Briaud" considère que ce qu'il a entendu ce jour là constituait des insultes, je l'invite à s'occuper de sujets à sa hauteur. S'il veut se frotter à la politique (la vraie, celle qui demande autre chose que de répéter bêtement les confortables évidences de papa maman), il va falloir qu'il s'endurcisse un peu le cuir. S'il prétend faire perdre son temps à un responsable politique national qui pourrait ête son grand-père, même si dans son milieu il est présenté comme le Diable en personne, qu'il le fasse avec du vrai contenu !!! Et pas avec des mièvreries tout juste bonnes à figurer au bulletin du Club Mickey !

Qu'il aille vivre un peu !!! Qu'il parte faire un reportage en Afghanistan, on verra la réaction de ses interlocuteurs quand il leur posera une question à la con !
Si on s'intéresse à cet article sans être parisien ni même français (au hasard, c'est mon cas), si on prend un peu de distance par rapport à la singularité de cet épisode et si on le regarde une paire de lunettes plus généraliste, je trouve la conclusion de Daniel fort pertinente. Et porteuse d'un vrai questionnement qui me semble a priori fort peu commenté sur ce forum (que je viens de parcourir (trop) rapidement).
"d'un vrai questionnement"

Quel vrai questionnement, avec recul généraliste ?

Si on s'intéresse à cet article sans être parisien ni même français (au hasard, c'est mon cas), si on prend un peu de distance par rapport à la singularité de cet épisode et si on le regarde une paire de lunettes plus généraliste, je trouve la conclusion de Daniel fort pertinente. Et porteuse d'un vrai questionnement qui me semble a priori fort peu commenté sur ce forum (que je viens de parcourir (trop) rapidement).


[quote=Daniel Schneidermann]
"et si même l'en découvrant incapable, vous n'êtes pas capable de vous forcer à un dialogue courtois avec le pouvoir médiatique (détestable, abbhoré, mais partenaire, et incontournable) qu'il incarne, alors quel homme de pouvoir serez-vous, vous-même ?"

Ah ouais ? Et moi je trouve que la conclusion de Daniel Schneidermann est lamentable (c'est sans doute par pitié pour son auteur qu'elle est si peu commentée). C'est un comportement larvaire que celui qui consiste à se coucher devant un pouvoir médiatique soit disant incontournable (incontournable pour les capitulards, oui, incontournable pour ceux qui fond de la critique des médias cosmétique un fond de commerce). Tel qu'il est, ce pouvoir médiatique est à abattre au lieu qu'on se prosterne devant lui. Non, il n'est pas incontournable : un autre ordre médiatique est possible.
+1

+1


Merci. Vous avez le droit de voter pour moi. Non pas parce que j'ai envie de me retrouver la haut, mais pour montrer si vous êtes d'accord ou non avec la conclusion de Daniel Schneidermann, que je persiste à trouver inconséquente. On ne peut pas à la fois parler de pouvoir médiatique détestabe et abhorré et dire qu'il faut s'en accommoder, en prendre son parti.
DS a le droit d'avoir son opinion ce qui compte pour moi c'est qu'il nous permette d'exprimer le notre.
DS est réaliste, le pouvoir en question est bien là et on est bien obligé de s'en accommoder. Ça ne veut pas dire qu'il faille pour autant renoncer à le changer. C'est bien ce qu'il essaye de faire ici, non ?

DS est réaliste, le pouvoir en question est bien là et on est bien obligé de s'en accommoder. Ça ne veut pas dire qu'il faille pour autant renoncer à le changer. C'est bien ce qu'il essaye de faire ici, non ?

Non.
Citation:DS est réaliste, le pouvoir en question est bien là et on est bien obligé de s'en accommoder. Ça ne veut pas dire qu'il faille pour autant renoncer à le changer. C'est bien ce qu'il essaye de faire ici, non ?

Non.

+1
+1, et je vote. Et j'ajoute que la façon sournoise et faussement naïve du "jeune journaliste" désirant manifestement aller au clash me rappelle étrangement la triste conclusion de l'émission dans laquelle Péan avait quitté le plateau, excédé par l'insistance hors de propos de DS à propos des rumeurs d'antisémitisme ( ce qui m'avait incité à ne pas renouveler mon abonnement à l'époque). Donc: procédé identique et conclusion identique.
Il y a une différence quand même majeure entre répliquer calmement sans se laisser marcher sur les pieds et en venir assez immédiatement aux insultes généralistes ...

De plus ça pose aussi une autre question, est-ce normal qu'un piège aussi grossier fonctionne ? Cela ne signifie-t-il pas qu'il existe aussi un problème du politique vis-à-vis de ses interlocuteurs ? Cela ne signifie-t-il pas également qu'il y a un problème du côté du publique par rapport aux infirmations qui l'intéressent effectivement (pourquoi siné hebdo coule et pas voici, par exemple), etc

Je trouve qu'un politique devrait être capable de déjouer ces pièges, dénoncer ces pratiques, qui répondent à une demande qui malheureusement existe, et dénoncer cette demande, tout en gardant le contrôle. Le politique représentant de la politique, passe pour quoi à nos yeux ?

Je ne vois pas trop pourquoi on ne pourrait pas lui reprocher les insultes qu'il a proféré et en même temps reprocher le "Cass'toi pov'con".

Le journaliste en question (ou apprenti) dans cette histoire, quelles que soient ses motivations, est un révélateur.
Je ne vois pas trop pourquoi on ne pourrait pas lui reprocher les insultes qu'il a proféré et en même temps reprocher le "Cass'toi pov'con".


Le "cass'toi pov'con" est différent car d'abord, il n'est pas du même registre (vulgarité) et ensuite, le contexte est complètement différent. Personne n'est obligé de serrer la main de sarkozy même s'il est en représentation. Le type qui refuse en disant "touche moi pas" n'est pas demandeur et n'est pas investi d'une fonction, contrairement au petit journaleux qui demande une interview et qui se présente comme étudiant en journalisme. Le premier n'est tenu de rien, le deuxième s'engage, par sa démarche, à respecter des règles, ce qu'il ne fait pas.

Achab, plus bas, a écrit un poste intéressant sur la distinction fonction/personne.
J'ai un regard plus général : je crois qu'un politique doit être exemplaire en toute circonstance, un politique en fonction (ici c'est le cas) nous représente (même si on n'est pas du même avis), et j'avoue que ça m'agace beaucoup de me sentir représenté de la sorte. Quel exemples donnent-ils ? Ils sont censés être des modèles pour tous les citoyens, non ? Peut-être idéalisé-je trop la fonction politique ?
Vous êtes atteint de la maladie des américains. Ou pensez vous trouver un homme ou une femme politique "exemplaire" ?
Dans mon imagination, bien entendu.
c'est sans doute par pitié pour son auteur qu'elle est si peu commentée
Wouaw !

alors quel homme de pouvoir serez-vous, vous-même ?

J'ai été hypnotisée par cette partie de la question, et elle me semble toujours, à la relecture, porteuse d'un vrai questionnement.
D'une manière générale, est-il acceptable qu'une personne qui annonce ce genre d' ambitions politiques utilise cette manière outrancière de s'exprimer quand il est contrarié ?
Je ne me prononce en rien sur la légitimité de son agacement (d'ailleurs, Daniel exprime très bien le malaise, et j'ai beaucoup apprécié son intelligence et son érudition ici-même), mais je m'étonne que ses supporters ne voient dans cet épisode qu'une sorte de "virilité" (pour faire court).
Peut-être est-ce le cas, mais les personnes qui ne supportent pas qu'on les contrarie et qui - sciemment ? C'est peut-être encore pire - musèlent leur "adversaire" de cette manière me rendent dingue et me semblent inquiétants. Surtout quand ils ont des ambitions par rapport au pouvoir. Mais ce "surtout" est ridicule, parce qu'il vaut à mes yeux dans n'importe quelle situation, qui, comme chacun sait, est d'une façon ou d'une autre toujours colorée d'une (tentation de) prise de pouvoir, plus ou moins subtile.

Bref, la conclusion de Daniel ne me semble pas, mais vraiment pas lamentable
Mais je me doute que nous ne parlons pas de la même chose.
Ce qu'on peut attendre d'une personnalité politique qui parle ainsi, c'est peut-être qu'elle mette fin à l'ère de la complaisance envers la langue de bois, du politiquement correct qui revient souvent à diffuser l'idéologie dominante, des collusions d'intérêts et des connivences (Chabot et consorts). Qu'elle mette fin aussi au simulacre d'indépendance qui consiste pour une autre catégorie de journalistes à pratiquer la pêche à la petite phrase, ou dans un autre registre, l'impertinence agressive (Fogiel) qui contribue par l'autre bout à rendre inaudible ou vain le discours politique. En somme, je pense que quelqu'un qui assume de se mettre à dos cette corporation en parlant franchement aura le cran d'assainir les relations entre médias et politiques, mais surtout de réinsèrer un rapport respectueux entre les interlocuteurs. Je l'ai écrit plus haut (et sur l'autre fil qui traite du même sujet) comme d'autres dans le forum qui parlent de "leçon de politesse" (ce qui me paraît très juste) : ce garçon est profondément irrespectueux, son attitude est injurieuse. Je ne dis pas qu'il doit s'écraser, mais simplement apprendre écouter ce que dit son interlocuteur. C'est la moindre des politesses.

Je suis tout à fait d'accord avec Dominique Godin quant à la conclusion de Daniel - même si je comprends qu'il considère encore les médias comme incontournables. C'est cohérent avec le projet @si qui est une façon de "réformer", de corriger les médias, pas de révolutionner leur organisation. C'est utile, mais c'est insuffisant : le public concerné est restreint et plus ou moins déjà affranchi des médias habituels, les collusions sont trop fortes, les chiens de garde trop puissants et ont trop le monopole de la grande diffusion pour que les médias alternatifs compensent la soupe qu'on nous fait avaler jour après jour. Il faudra effectivement balancer tout cela et reconstruire entièrement ce contre-pouvoir.
Le problème est plus complexe que cela.

JLM a quitté sa formation politique pour créer "quelque chose" qui ressemble à Die Linke en Allemagne. Le Front de Gauche est un rassemblement de plusieurs organisations dont les deux principales sont le PCF (un parti de militants sans électeurs) et le Parti de Gauche (un parti de personnalités sans militants). Après, on peut aussi noter la présence du PCOF (ex-stalinien pro-albanais)...

JLM vient d'un courant politique aujourd'hui disparu (le trotskisme) et plus particulièrement de sa branche la plus "pure" au niveau idéologique : l'OCI. Il est obligé aujourd'hui de puiser dans la rémanence de son passé de jeune militant pour lier au niveau au moins de la langue (molettisme) cet agrégat très hétéroclite... d'où les caractérisations en termes de classes et le mépris du tribun "prolétarien" face au représentant de la petite-bourgeoisie réactionnaire (les étudiants de SP ne font jamais grève), traits caractéristiques du courant Lamberto-Justien (argumentation politique et historique hyper-construite et virilité du comportement).

Il s'adresse ici moins en tant que personnalité qu'en tant que leader de rue, moins aux spectateurs qu'aux militants présents ce jour là.
Si Noël vous entendait il vous entarterait derechef !

"Entartons, entartons ce mauvais Godin, ce pompeux cornichon... Honte de la famille !".

Pour ma part j'ajouterais : ce Poële Godin est surtout un poil à ma zoute !

***

Si Noël vous entendait il vous entarterait derechef !

"Entartons, entartons ce mauvais Godin, ce pompeux cornichon... Honte de la famille !".

Pour ma part j'ajouterais : ce Poële Godin est surtout un poil à ma zoute !

***


Pas de bol, c'est un très bon copain. Gaffe, si je lui glisse l'idée, il pourrait bien s'inviter à un fameux pique-nique et repérer les amateurs de gigot Dunoyer.
J'amènerai les fraises (c'est ce que je ramène le plus volontiers), il est le bienvenu avec la crème !

***
Présentation à charge de l'épisode dans le journal de 13 heures de France inter. Le journaliste fait mine de s'étonner que Mélenchon s'énerve ainsi à propos d'un sujet qu'il aurait lui même introduit dans l'interview et sur lequel il serait innocemment relancé. En dénonçant le sujet mis en une (au nom de la hiérarchie de l'information) Mélenchon aurait lui même voulu discuter, ouvrir un débat sur le fond du sujet.
On lui reproche donc d'être incohérent. D'après cette logique si j'affirme que les discours qui nient l'existence de la Shoah sont insupportables j'ouvre donc un débat sur le fait de savoir si les révisionnistes n'auraient pas raison.(J'accepte de bonne grâce le point godwin).
L'auditeur de France inter ne risque pas de s'apercevoir que la colère de Mélenchon aussi excessive soit-elle est parfaitement cohérente puisqu'ensuite on nous fait entendre seulement la fin de l'échange, impressionnant de violence mais parfaitement incompréhensible une fois expurgé du début de l'entretien, soigneusement déformé au préalable par le résumé du journaliste.
Décidément étudiant ou journaliste confirmé quand on ne veut pas comprendre on ne comprend pas. L'étudiant à certainement l'excuse d'être dans le feu de l'action, mais on ne peut pas en dire autant du présentateur de France inter, dont la présentation justifie après coup parfaitement la pertinence de la colère de Mélenchon.
Mélanchon je n'aime pas l'homme j'aime ses idées, du moins j'ai appris à les apprécier et les respecter.
Je me souviens comme il me révulsait lors de la campagne pour le referendum européen en 2005 (moi j'étais pour le oui). Je constate au bout du compte que c'est peut-être bien lui qui avait raison.
Et bravo pour le "parti de gauche", qui pousse au cul la gauche traditionnelle, qui l'oblige un peu à abandonner la vulgate néolibérale, tout en marginalisant l'extrême gauche pure et dure.
Mais voilà, le type n'est pas sympathique (je trouve). Je me souviens de l'avoir vu au grand journal de Canal-plus copain comme cochon avec Frédéric Lefevre. Normal, c'est le même genre de type hargneux, colérique, facilement de mauvaise foi. Mais il est plus intelligent que son acolyte de droite, à un moment il a mis fin au tutoiement que tous deux pratiquaient allègrement, car, a-t-il dit, ce genre de comportement trouble nos sympathisants.
Oui, ça nous trouble et en même temps ça rend les choses claires. Les habitudes du show-biz déteignent de plus en plus sur les politiques. Les débats prennent une tournure catastrophique avant même d'avoir commencé (Zemmour, burka, Mélanchon...)
Bon, concentrons nous sur les idées. Mélanchon a "dérapé", comme on dit. Fermons la parenthèse et écoutons ce qu'il a à dire.
Et voici que je me découvre...compatissant. Si vous ne donnez pas à Briaud la chance de comprendre et de changer, Mélenchon; si vous ne le croyez pas capable d'écouter vos arguments; et si même l'en découvrant incapable, vous n'êtes pas capable de vous forcer à un dialogue courtois avec le pouvoir médiatique (détestable, abbhoré, mais partenaire, et incontournable) qu'il incarne, alors quel homme de pouvoir serez-vous, vous-même ?


1) C'est le souverain suffrage universel qui est incontournable en République, pas les Chabot et les Briaud.
2) Vous demandez quel homme de pouvoir sera-t-il lui même. Pourquoi vous ne vous demandez pas plutôt quel homme de média sera Briaud avec un Mélenchon au pouvoir ?
A votre avis, quelle serait l'attitude d'un Briaud intervieweur face à un Mélenchon Président ? J'emmet une hypothèse. On aurait affaire à un paillasson gluant de servilité.
Interessant, c'est marrant ce discours contre les médias qui commence à poindre dans les médias ... avant on l'entendait accoudé au zinc du coin, puis dans des livres de sociologie, ensuite dans les partis extrémistes, puis vinrent les sites d'info alternatifs, et maintenant même les partis majoritaires s'y mettent (même si Mr Bayrou du modem l'avait déjà fait mais je parlais de parti succeptible de remporter des elections..)
je ne sais qu'en penser, les médias vont ils contre attaquer ou s'accaparer la chose en se refaisant une virginité.

En tout cas je suis bien d'accord avec Mr Mélanchon, critiquer les médias avec un apprenti tout frais pas sûr que ça ait grand interet, autant discuter philosophie avec une mouette comme disait De Kersauson, et après tout le p'tit jeune a pris une bonne leçon de journalisme, comment se faire envoyer bouler en 2 min 15, c'est quoi son nom : Felix Briaud, ah ben au moins il m'a bien fait rire, mais pour Mr Mélanchon c'était facile, je reconnais qu'il aurait pu le faire d'une autre manière mais on ne l'aurait jamais vu du coup...
pas vous Daniel...pour une fois qu'un homme politique ne se" prosterne" pas devant les journalistes pour avoir accés aux médias il mérite notre soutien...bien sur ce ne sont pas "tous" les journalistes qu'il faut mettre dans le même panier mais reconnaissez hélas que la majorité d'entre eux sont bien obligés de prêcher dans le sens de ce qui convient à leurs employeurs puisqu'aprés tout, et on l'oublie trop souvent, ceux sont des salariés.
Au risque de vous choquer je considére d'ailleurs ,en tant que lecteur assidu de vos chroniques et ancien spectateur attentif de votre émission télé, qu'il y a un certain parallèle dans votre analyse du monde médiatique et celle développée par Mélenchon.
Au fait, si vous connaissez encore des journalistes vraiment indépendants à TF1 sur la télé public à Libé au Monde au Nouvel Obs etc...demandez leur d'interviewer Mélenchon sur ce qu'il pense de la réforme des retraites; je suis sur que cela intéressera "les gens".

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@ DS : je n'avais pas lu votre point de vue, tout occupé que j'étais à boire savourer le savonnage de tête du petit péteux. Après lecture donc, je maintiens mon point de vue : je n'ai aucune pitié pour le chérubin (c'est un sournois Chérubin). A la limite, se faire rabrouer comme çà par une grande personne aurait pu lui apprendre à réfléchir un peu sur le métier qu'il apprend. La preuve jusqu'à l'absurde : qui a mis en ligne cette video ?
Il ira loin ce petit...
« Vite dit » : ( un peu HS ) à lire dans le Télérama de la semaine du 3 au 9 avril 2010 l'enquête d'Olivier Milot intitulée « La censure à la télévision »
(mal placé)
Ah que de ! ah que de ! Mélenchon fait rigoler... parce qu'il n'a heureusement pas le pouvoir. Cé vrai que "naturellement" je me mets d'entrée du côté du jeune Briaud mais que, réflexion faite, je me dis que "de mon temps" (raaaghhhh)... ce n'était pas pour rien que le CFJ (centre de formation des journalistes) vivait séparé de Science-po... et de la rue d'Ulm (préparatoire(s) à l'ENA) où l'on considère la presse papier comme le dépliant publicitaire du pouvoir (quelle que soit la tendance)... Je trouve même que ça s'est aggravé avec la télé et la radio quand les présentateurs (animateurs) et les "speakers" (zont changé la manière s'pas) sont devenus des stars. Un rôle conçu comme piqué au show bizz et au cinéma ne prédispose pas au journalisme mais conduit droit au lêchage de cul ou à la valorisation personnelle aggressive via l'audimat. Cé à vomir...
Que Mélenchon soit une "vedette" de la "société du spectacle" est déjà assez navrant - y'en a des meilleurs dans le genre - mais question "tribun populaire", on a déjà le borgne de la Trinité-Saint-Cloud, et le 20e siècle en a eu quelques uns de fameux ... alors basta! Sur la question des "maisons closes", faut voir... ya des dames qu'aiment ça (même en dehors) et je suis de ceux qui ne veulent pas faire le bonheur des gens malgré eux. Il est vrai aussi que certains mâles ont tendance à redevenir des "julots", mais ceci est une autre histoire... Bàv.
C'est bien triste, l'un des seuls politiciens qui pouvait faire naître un peu de sympathie : gouailleur, rigolard, compatissant, indigné… Enfin tout ce qu'on aime !

Et puis patatras, c'est un politicard minable comme les autres, inutile et arrogant, profiteur et agressif, parasitaire et donneur de leçons.

Minable en somme. L'archépauvretype qui a branché une dérivation sur la poche du contribuable, ne lui rend aucun service en échange et le méprise gaillardement !

De plus il ignore visiblement que l'interdiction des maisons closes, même si elle ne l'intéresse pas personnellement, est très passionnante car elle inaugure une série autrement plus effroyable :

- Interdiction de stationner
- Interdiction de rouler
- Interdiction de boire
- Interdiction de fumer

Et en attente de très prochaines lois :

- Interdiction de respirer (sauf à régler une énorme taxe sur l'inspiration de l'air public et une autre sur l'expiration d'air pollué)
- Interdiction de faire l'amour (sauf à acquitter la Taxe sur l'Amour Ajouté – TAA)
- Interdiction d'exister (De quel droit existerions-nous d'ailleurs ? Avons-nous demandé et surtout obtenu l'autorisation ?)

Par ailleurs, cher Daniel, “ tribun prolétarien” ! ? ! !#@# ! ! N'exagérons rien sur le côté “prolo” : ex-ministre, ex-sénateur (le fromage le plus juteux de la république bananière), député européen en activité faible mais rémunérée (spécialisé dans l'usage du beurre de cacao), ça ne sent pas la misère noire tout cela, pas besoin de Kleenex pour renifler sur son triste sort.

***
Ce qui est quand même malheureux, c'est qu'il faille que ce soit un Mélenchon qui s'y colle. Qu'il faille que ce soit dans l'outrance que ça se passe, pour que ça ait finalement un écho.

Parce que ce qui est en jeu ici du point de vue de la critique de média, cet étudiant en journalisme qui sait "ce qui intéresse les gens", qui ne voit pas que titrer sur les maisons closes c'est affrioler le lecteur avec du licencieux (et pas du tout aborder sérieusement les difficultés des prostituées), qui ne voit pas que les problèmes de fond de la société sont sytématiquement détournés, mis sous le tapis, et qui fort de sa position de journaliste-qui-sait-mieux continue crânement de s'enfoncer, ce qui est en jeu ici donc, cela peut se voir, cela devrait se voir, sur bien d'autres sujets et sans qu'il y ait besoin qu'un pauvre étudiant se fasse attraper par la patrouille Mélenchon - là où il est plus facile tout à coup de voir le Système, d'autant que c'est Mélenchon qui fait le boulot.

On peut penser ainsi au traitement de ce qui se passe actuellement en Grèce, au fait que quand on évoque Zemmour c'est pour polémiquer sur les statistiques plutôt que d'étudier comment celui-ci a pu obtenir la position dominante qu'il a dans les médias à partir de rien, mais aussi au non-traitement du Honduras, ou aux filtre étranges concernant Chavez, pour prendre des exemples tout à fait au hasard - autant de sujets où le Système est à l'œuvre et où il y aurait lieu de le montrer et de le démonter, sans attendre pour cela un clash de Mélenchon.

Enfin, je dis ça, je dis rien.
Je ne conclus rien, je constate : en écoutant la vidéo au casque, à la seconde 26, au moment où Félix Briaud répond « En tout cas, on dirait que ça intéresse les gens, la réouverture des maisons closes », le ton de sa voix, pour moi, montre qu'il rigole sur la fin de cette phrase, du moins il me donne l'impression de ne pas prendre lui-même sa question au sérieux.

Sur le fond, si on prend la première partie de cette phrase, « En tout cas, on dirait que ça intéresse les gens »

- « En tout cas » : de toutes façons, c'est comme ça ?
- « on dirait » : on, mais qui ça on ? On dirait ? Ça c'est un fait avéré, indiscutable ? Quelles études ? Des sources ?
- « ça intéresse les gens » : quels gens, les lecteurs du journal Le Parisien, les gens en général, qui ? Qu'est-ce qui les intéresse ? Les conditions de vie inhumaines réservées aux prostituées ? Les réseaux mafieux ?

Quelqu'un aurait-il le verbatim de cet article du Parisien ? Que disait-il au juste cet article, au-delà du titre ? Posait-il de vraies questions de fond ?

P.S. : copier-coller d'un billet mis sur le forum attaché à la chronique d'hier de GK sur le sujet.
J'applaudis chaleureusement Mélenchon. Certes, la manière est brutale, peut-être même grossière, mais sans vulgarité (belle maîtrise du parler franc), cependant les termes "fermez votre petite bouche", "petite cervelle" me paraissent tout à fait appropriés à la situation. Ce garçon n'a manifestement pas beaucoup réfléchi au rapport réciproque de l'interview, il agit comme un bon petit chien de garde dressé à rapporter du croustillant, ce qui n'est certainement pas la marque d'une grande intelligence. Il est jeune, d'accord, mais "le temps ne fait rien à l'affaire", c'est un petit c.. de la dernière averse qui promet de devenir un c.. caduque, vu son aplomb à relancer son interlocuteur et à ne surtout pas tenir compte de ce qu'il dit. Peut-être que l'expérience en question le fera réfléchir.
Mais si j'applaudis Mélenchon, c'est pour une autre raison : le traitement de l'information est une insulte au citoyen dans sa globalité ( oui, tous les journalistes ne sont pas à mettre dans le même panier, mais la quarantaine qui monopolise les tribunes, si) :
- l'avalanche de faits divers dont on nous rebat les oreilles est une insulte à notre intelligence de citoyen,
- les perroquets de la com' nous insultent quotidiennement,
- le recours systématique aux clichés en lieu et place d'analyse nous infantilise (revoir sa copie, mauvais/bon élève, grogne des usagers, la rue exprime sa peur, plus de pédagogie...!!!!),
- ces petits hystériques qui montent en épingle la guéguerre des petites phrases et nous bassinent avec pendant des jours méprisent notre droit à l'information.
Sous couvert de monstrueux amalgames ("droit de savoir" confondu avec droit d'être informé ; liberté de la presse déclinée en liberté de racolage et de quête de scandale, en liberté de vendre au mieux, en liberté de définir ce qui est vendable ; revendication du droit à la courtoisie due à la personne quand cette personne incarne un système qui se pense affranchi de respecter les droits de ses interlocuteurs...), sous couverts de ces amalgames donc, il faudrait que le public soit docile, compréhensif, que l'interlocuteur se plie aux règles de savoir-vivre mais sans réciproque. Le freluquet n'a eu que ce qu'il méritait. Mélenchon a répondu à la véritable injure par l'affront, et cela me fait infiniment plaisir.
« La réponse de Mélenchon à une question de Vogelsong, sur les méthodes envisagées pour sortir du prisme journalistique dominant sur les sujets de société ou politiques. » [sebmusset.posterous.com]
Sur son blog, Felix Briaud, l'étudiant-journaliste, écrivait : « @Mancioday désolé, mais derrière ton écran, tu n'en sais rien. Tu ne me connais pas. Et j'ai hésité une bonne semaine avant de la publier. » [twitter.com]

Qu'est-ce qui l'a décidé à poster cette vidéo, pourquoi, quand, comment ?
Quelles sont ses motivations ?
En a-t-il parlé avec des co-étudiants ?
En a-t-il parlé avec ces professeurs de journalisme ?
Pourquoi était-il là dans cette manif ?
Etait-ce prévu qu'il fasse une interview de JLM ?
Si oui, sous quel angle avait-il décidé de l'interroger ?

Etc, etc, etc.

Pourrait-on avoir accès à l'avant et à l'après de cette vidéo ?

« JLM a-t-il franchi la ligne j@une ? »
D.S., le fait d'être étudiant "n'absous" pas ce jeune homme de ses erreurs.
Précisément PARCE QU'IL EST ETUDIANT il devrait être modeste dans sa prise de parole, dans sa réflexion. Aborder son travail avec prudence et s'interroger sur sa démarche. S'il ne le fait pas au stade où il est censé APPRENDRE son métier il ne le fera jamais, après c'est trop tard. Après on est occupé à écrire le papier qui tue, à se faire bien voir de son chef, à payer son loyer et gagner assez pour partir en vacances.

La réflexion déontologique doit commencer tout de suite sinon les carottes sont cuites.
Etre étudiant c'est se tromper, certes. Mais c'est aussi prendre la critique pour ce qu'elle est, l'affronter, la digérer, en faire quelque chose.
C'est l'une des conditions de la progression.

Je suis d'accord pour dire que Mélenchon a dépassé les bornes, et qu'avec son agressivité il peut courir pour que l'étudiant retienne quoi que ce soit d'autre de l'échange que la joie du buzz, doublé d'une humiliation publique (mais pas interprétée comme telle, c'est évident). Mais aurait-il compris quoi que ce soit s'il lui avait parlé calmement ? Bien sûr que non.

L'échange témoigne de l'incroyable cuistrerie d'un jeune bleu qui n'y connaît rien, qui a certainement une culture politique restreinte (pour penser que deux jours après une débâcle électorale l'ouverture des maisons closes est un sujet "intéressant" fait vraiment être un sale con - et son discours sur "l"hypocrisie de la société" j'ai beaucoup aimé. Voilà quelqu'un qui n'a jamais eu de problèmes pour manger, pour payer une facture d'électricité, pour trouver un moyen de faire garder ses enfants dans des conditions décentes - et qui surtout, s'en bat les c*****es, de ce genre de question. Mais bon, il a raison, le problème aujourd'hui en France c'est que les pouvoirs publics sont de sales moralistes paternalistes, suppôts du curé.), qui manifestement ne comprend pas l'importance de son métier, dont la bonne santé est l'une des conditions mêmes de la démocratie véritable.
Toute son attitude montre qu'il ne se sent pas responsable. Responsable du fait que quand on écrit de la merde en faisant croire aux gens que c'est de l'information non seulement on les abruti (pour ceux qui n'ont pas les défenses de l'esprit critique) mais en plus on insulte leur intelligence en les prenant délibérément pour des cons.

Non seulement donc je ne l'absous pas, mais je l'accable. Ce genre d'attitude est exactement ce qui rend les profs dingues, les élèves devenant de plus hermétiques à toute pensée véritablement critique, en particulier lorsqu'elle les concerne. Ils savent déjà tout, alors pourquoi se fatiguer hein ? Et en plus il fait Sciences Po Paris. Autant dire qu'il est le roi du pétrole.

Passez moi un sceau, que je vomisse.
J'attends l'avis du journaliste insulté. A-t-il pris du recul sur ses questions ? Si c'est non, Mélenchon a bien fait. Il a juste pris de l'avance sur l'incapacité du journaliste à comprendre ce qui s'est passé.
Peut-on à la fois gueuler contre la "perpétuation d'un système" que facilite la jeune corne verte et enjoindre Mélenchon d'y aller mollo avec le pouvoir médiatique, "partenaire incontournable" ? Si on comprend bien, il aurait eu raison de s'énerver, mais il aurait mieux fait... mieux fait de quoi au juste ? Ce n'est pas le premier pied tendre à se faire envoyer dans les cordes par excès de suffisance. C'est peut-être un peu dur, mais d'autres avant lui en ont tiré profit.
Je suis d'accord avec Compunet : botter le train d'une certaine presse peut être parfois assez nécessaire. Mais j'ai appris aussi qu'il n'était guère prudent de cogner sur le Parisien, ce grand journal d'information.
Mélenchon tranche de tout avec superbe - il est un peu le pape infaillible de la gauchitude - quitte à dire la même chose que de Villiers sur l'Europe par exemple (http://deblog-notes.over-blog.com/article-31860783.html), c'est-à-dire n'importe quoi.
Ici, ne pouvant supporter un apprenti journaliste teigneux, il recourt à une insulte révélatrice ("petite cervelle") de la grosse tête qu'il a attrapée, et surtout à un [large]amalgame[/large] sur le journalisme quelque peu outrancier.

Mais, pour avoir traité la dame Chabot comme elle devrait l'être par tous (je rappelle encore et encore que ladite dame, pour inaugurer sa nouvelle émission, à invité le ministre de l'intérieur de l'époque la veille du jour où les interventions des candidats allaient être décomptés sur les ondes !), il lui sera beaucoup pardonné !
Je ne comprends strictement rien à votre chronique, DS...

Si le Parisien n'intéresse personne, pourquoi le Parisien se vend ?

Si le but de Mélenchon, c'est que les problèmes de son quartier soient à la Une des journaux, pourquoi ne se contente-t-il pas d'intervenir uniquement dans le journal de sa ville au lieu de venir pleurer son absence des chaînes nationales ? Vous pensez que le Système vise à dissimuler à tous prix la vie du quartier de Mélenchon et ses problèmes ?

Donc, bien évidemment, s'il y a bien un homme politique à qui il faut poser la question de la réouverture des maisons closes, c'est à Mélenchon, pour qu'il vous réponde qu'il s'en fout (ce qui montre à quel point c't homme a une dimension politique nationale) ou que c'est à la faute du Parisien et de ses titres que les gens de son quartier ne votent même pas pour lui.

Faudra un jour que Mélenchon comprenne qu'il n'est pas bourgeois, qu'il n'a pas à faire une politique dont le but est le bien-être du bourgeois, mais que s'il veut avoir une portée politique nationale, il faudra qu'il apprenne à parler aussi aux bourgeois - parce que c'est pas une honte, surtout en démocratie - parce que les bourgeois ne sont pas des cons, parce les bourgeois peuvent comprendre que les problèmes du prolétariat ont des conséquences nationales, au lieu de passer son temps médiatique à leur cracher à la gueule.
"Vous et votre sale corporation de voyeuristes, vendeuse de papier..." MELENCHON

difficile pourtant d'être contre cet emportement de MELENCHON non ?
n'est-ce pas ce qu'on pense tous de cette presse qui préfère traiter du futile et créer des sujets de polémiques auxquels les français n'auraient jamais donné de place dans leur quotidien plutôt que s'intéresser à la crise, au bouclier fiscal, aux peines de sureté et autres franchises médicales ?!!

nb : je viens de comprendre pourquoi OBAMA avait invité Sarko dont il se fout comme de notre an 40 : il a encore besoin de lui au sein de l'OTAN pour lutter contre l'IRAN et voilà le bœuf français, soumis aux lobbies amerlocains et trop fier d'être invité à la maison blanche, s'approprier bêtement le discours sur l'axe du mal !!
ras le bol de cet âne, fan de John Wayne, qui croit encore au rêve américain et risque de nous mener tout droit dans le mur iranien !!!!
Bonjour,
Ce billet est aussi saugrenu que la question de l'étudiant-journaliste objet de ce "ramdam" !!!
Habituellement je trouve le mélenshow de Mélenchon plutôt réjouissant, mais là, il m'a un peu gêné aux entournures. Bah, c'est un jour sans, il sera meilleur la prochaine fois. Ou pas.
Le journaliste voudrait-il trouver une combine pour avoir de bons papiers ?
Oui mais les maisons closes alors ? on s'en fout de leur engueulade en fait, ce qui nous intéresse réellement c'est la question de la réouverture des maisons closes. On sent bien que l'important dans cette histoire c'est bien la gène ressentie à l'évocation de tel sujet au milieu d'un élection qui n'intéresse personne. oui car quand ya gène ya pas d'plaisir (sauf à la télé biensur... faut pas bouder son plaisir tout de même).

Par ailleurs cette histoire ne nous dit rien de qui est ce jeune homme... J'aimerais en savoir plus sur lui, est il marié ? sort-il d'un examen difficile ? aime-t'il le fromage ? tous ses sujets qui sont au centre de ce qui touche VRAIMENT les gens : Amour ! travail ! santé ! (vous vous souvenez de cette pub pour mme Soleil ?)

J'ai hate de voir la vidéo des oraux de ce jeune étudiant. et hate aussi de lire toutes les prises de positions sur sa performance à orale et SURTOUT la mauvaise foi de ses examinateurs ou contradicteurs.

J'aimerais également voir toutes les vidéos des ses disputes conjugales, ou les videos de toutes les fois où on l'a traité de "tête de linote" ou de "cuistre cornichonesque" ou tout autre insultes gravissimes, qui n'en doutons pas, à travers sa formidable personnalité, attaquait la démocratie en son fondement...
Le post de Jean Luc Mélenchon du 31 mars 2010 sur son blog :

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/03/un-etudiant-en-religion-mediatique-demasque-un-mecreant/
le 9:15 à 7:07
record battu !!

[toutenbateau]
C'est "l'avantage" des hommes qui n'auront jamais le pouvoir mais qui ont des voies électorales, ils se permettent tout.
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