32
Commentaires

Médias et sondages : "Il y a une forme de paresse"

Commentaires préférés des abonnés

Dommage que vous n’ayez évoqué le rôle des médias qu’en aval des sondages, sans évoquer leur rôle amont dans le conditionnement de l’opinion. 


Avant même cette overdose de sondages que nous constatons tous, Cela fait désormais 2 ans que Macron, D(...)

Sauf erreur de ma part, un point n'a pas été rappelé dans l'émission : les sondages font partie des éléments utilisés pour définir le temps de parole des candidats jusqu'au début de la campagne officielle (= 8 mars 2022 cette fois-ci, cf. lien de la (...)

Intéressant, finalement j'en ressorts avec moins de mépris pour les sondages (et les sondeurs) et plus pour les commentateurs (du moins ceux qui se focalisent dessus). En tout cas, cette émission d'ASI pousse aussi à réfléchir sur ce qu'on attend soi(...)

Derniers commentaires

Les sondages ne cherchent pas à analyser l'opinion, mais à l'influencer. Ils ne se trompent pas, ils bougent les lignes.

Bonjour ,

Je ne comprends pas bien le propos qui consiste à dire que faire du reportage c’est regarder par le petit bout de la lorgnette... tout dépend du sujet et de la durée, du nombre d’articles Etc non? Et puis si tous les journalistes s’y mettaient on aurait un beau panel bien qualitatif de la vie du pays. 

Et on arrêterait de penser qu’on peut réduire la complexité des gens à du chiffre. Aujourd’hui tout se note et se calcule, on vit dans une entreprise géante.  

Ce qu'ils ne verront peut-être pas c'est l'abstention du 2eme tour. Les sondeurs font leur métier honnêtement mais participent à faire des candidats, une dynamique et une opinion. Une campagne sans sondages, ce serait bien...   

Dommage que vous n’évoquiez pas le fait que les gens qui sont de la tendance majoritairement présenté dans les médias s'expriment ouvertement (validation de leurs avis par la société) et que les autres, marginaux, se sentent non légitime ou en danger (oui oui, surtout dnas un système où un sondage demande un nom, une adresse IP, une adresse, etc.) si ils donnent un avis contraire à l'ambiance sociétal acutelle (qui valide clairement la tendance Macron ou Zemmour, et disqualifie les autres)


Ainsi dans ma boite, aux sondages organisés par la direction (nominatif : il faut se connecter à son compte pro pour répondre, malgré un message certifiant que "non, non on ne collecte aucune donnée, c'est anonyme", sous le prétexte légitime une personne = une expression), si on propose une plateforme totalement anonyme (pas de connexion, pas de vérification d'IP, mais une adresse IP ne peut répondre qu'une fois), bizarrement on arrive à 20% de participations en plus et des résultats aux antipodes, qui lorsque on va en salle café écouter, de nombreuses personnes admettent s'y exprimer (tout court) et/ou s'y exprimer librement dnas ces sondages anonymes (avec le risque par contre que certains feraient plusieurs réponses).


Donc ce sentiment de pouvoir s'exprimer librement et tout simplement de pouvoir réellement s'exprimer tout court dans un sondage est déjà la première étape, au dela de comprendre même les enjeux techniques & cie.

Je pensais que le monsieur de l'IFOP allait se faire un peu plus secoué... mais non, on n'ose pas encore dire à quelqu'un en face à face, qu'il fait un bullshit job !

Il aurait fallu inviter Alain Garrigou (https://www.editionsladecouverte.fr/l_ivresse_des_sondages-9782707150059) ou Patrick Lehingue (https://www.acrimed.org/Lire-Subunda-Coups-de-sonde-dans-l-ocean-des-sondages-de-Patrick-Lehingue),  pour qu'ils expliquent à quel point l'élection présidentielle, et les sondages qui vont de pair, sont la lie de la démocratie.



Très bonne émission sur le fond mais, sans doute parce que je vieillis, j'ai eu beaucoup de mal à suivre les propos de l'animateur. J'ai du mal à imaginer que cette video puisse être diffusée auprès de néophytes. C'est vraiment regrettable 

Bonjour. Merci pour cette émission bien menée ! Malheureusement je reste sur ma faim. Je n'en ai finalement pas appris beaucoup par rapport aux wagons d'émissions sur les sondages qu'on entend partout. Je crois que l'envie d'être précis et technique a paradoxalement dépolitisé les enjeux, comme d'autres sur le forum l'ont déjà dit. Pour moi l'essentiel n'est pas de comprendre les marges d'erreur, ou les modalité d'administration, ce serait d'appuyer sur leur dimension de prophétie autoréalisatrice (présélection des candidats, des temps d'antenne, des débats). Cela a été évoqué mais marginalement or, si on l'accepte, cela suffit à mes yeux à faire des sondages d'intentions de vote des ennemis intrinsèques de la démocratie, pas seulement des outils bons ou mauvais. Il a été dit que d'autres manières de tester la popularité des candidats existent (questions sur les programmes, plutôt que sur les individus), autres qu'un premier tour fictif qui, quoi qu'en disent les sondeurs, sera toujours utilisé pour sa valeur prédictive. Et qui saturent l'espace journalistique de commentaire inutiles, chronophages, périssables. 

Dommage que cette émission soit autant dépolitisée. Je n'ai pas entendu les mots instrumentalisation, manipulation, ne serait ce que pour les critiquer. Midena et Hubé y ont fait allusion sans l'exprimer clairement. Parce que derrière, quoi qu'on nous en ait dit, il n'y a pas qu'une course de chevaux qui ont des intuitions (même si ça existe), mais bien quand même des idées divergentes sur la façon de gérer la cité. Et de représenter des intérêts différents. Pourquoi, à ASI aussi, on veut nous faire croire que la politique ne peut être que politicienne ?

Émission intéressante, car ça met en évidence bien des biais des sondages tels qu'ils sont pratiqués.

Dommage que le résumé ne mentionne pas quelques fondamentaux rappelés par Nonna Mayer et Nicolas Hubé :
- Les lois statistiques, y compris les marges d'erreur, ne s'appliquent qu'à un échantillon "tiré au hasard", ce qui n'est pas du tout le cas avec les "quotas"
  Un peu comme si on mesurait une longueur avec un mètre -ruban en caoutchouc.
- Toutes choses égales par ailleurs, un gros échantillon donnera un résultat plus fiable qu'un petit échantillon
  J'ai déjà entendu dire que ça n'avait pas d'importance, par de prétendus "spécialistes".
- Les moyennes ne veulent rien dire (ou plutôt rarement)
  Chaque être humain a, en moyenne, un ovaire et un testicule.

Je crois qu'aujourd'hui, les sondages d'opinion sont un peu comme les horoscopes : on aimerait y croire quand leur résultat va dans le sens de ce qu'on pense/souhaite, mais on en pointe les failles dans le cas contraire.
Je serais personnellement intéressé par une émission qui traite d'un autre type de sondages : les audiences radio/TV.
Intuitivement, j'ai des doutes sur leur validité.

Erreurs :

- faux, les quotas suivent aussi des distributions statistiques incluant des intervalle de confiance

- Non, si votre échantillon est biaisé, augmenter le nombre d'individus ne le rendra pas plus "fiable" ou alors il faut définir (c'est bien là le point sensible) ce que vous entendez par "plus fiable".

- oui, une distribution empirique a une variance, une skewness, une kurtosis, etc. qui ont chacun leurs interprétations.


Parménides dirait qu'il y a une forte doxa aux sondages, cependant, derrière eux, il existe une aliteia bien réelle qu'ils pensent mesurer quantitativement, mais qu'ils ratent complétement pour une foultitude de raisons.

- À propos des quotas, sans entrer dans un débat technique dont je serais bien incapable aujourd'hui, on peut remarquer que :
  Sur le plateau d'ASI, lorsque Nonna Mayer explique que cette méthode ne permet pas de connaître les marges d'erreur, personne ne conteste ce point.
  Sur la fiche Wikipedia correspondante, la dernière phrase du paragraphe dit la même chose, et est là depuis longtemps. Si ça avait été contestable, ça aurait été corrigé ou au moins mis en discussion.
  On peut facilement trouver d'autres sources crédibles disant peu ou prou la même chose.
  L'intérêt est qu'au delà de toutes les autres raisons d'être très prudent (au moins) vis à vis des sondages, cette méthode d'échantillonnage est très pauvre mathématiquement.

- Par "plus fiable", je voulais dire qu'il permettrait de réduire la marge d'erreur
  Mais vous avez raison : petit ou grand, l'échantillon doit être représentatif.

emission rasoir et en symbiose avec le sujet : inintéressant. Pas un  ne met en avant les matraquage des chaines sur les sujets favoris de la bourgeoisie qui cherche à fracturer le monde du travail avec le woke etc.. Le sujet principal serait le pouvoir d'acaht fédérateur pour le monde du travail, mais ils choisissent ce qui le divise,  le feminisme  circulaire autocentré, le raciailisme  tendance cran , la délinquance anti musulmane etc.. En fait ils défendent avec conscience les interêts de la grande bourgeoisie qui mene la lutte de classe face à un monde ouvrier fracturé a sa convenance. 

En n’oubliant pas ce biais, loin d’être neutre :

On ne répond pas à un sondage politique pour donner son opinion.
On répond à un sondage pour s’adresser, fugacement et dans l’urgence, à ceux qui nous gouvernent.

Ceci d’autant plus impérieusement que le sentiment de n’être pas entendu est important.
Tout l’art de nos politiques sera alors de contourner cette tentative de prise de parole qu’ils ne veulent pas entendre, en feignant de croire qu’il s’agit d’opinions, ce qu’elle n’est pas.

Dans ces conditions, pas franchement étonnant que les sondages, même sans être manipulés ou manipulatoires, se plantent régulièrement.

Dès lors, les écarts constatés n’ont rien à voir avec des marges d’erreurs ou de pondérations.
Ces écarts sont tout au contraire une mesure très précise et très factuelle des rapports de forces antagonistes à l’œuvre entre nous les citoyens et notre classe politique.

Avec toujours cette question que je me pose depuis des décennies :
Pourquoi le politique s’obstine-t-il à ne pas vouloir nous représenter ?

Des réponses, il y en a foison, de Stiegler à Todd, en passant par bien d’autres Bourdieu, vous ferez votre marché à votre convenance.


Mais ça ne change rien : Nous ne sommes toujours pas entendus.

Sauf erreur de ma part, un point n'a pas été rappelé dans l'émission : les sondages font partie des éléments utilisés pour définir le temps de parole des candidats jusqu'au début de la campagne officielle (= 8 mars 2022 cette fois-ci, cf. lien de la recommandation du CSA ci-dessous)


Donc, contrairement à ce que dit Matthieu Gallard, les sondages participent bien directement à influencer l'opinion. Cela conduit à un effet amplificateur : si un sondage montre l'augmentation (ou la diminution) d'un.e candidat.e, alors il/elle a plus de temps d'antenne, et a donc des chances d'avoir un meilleur score au prochain sondage, etc.


C'est en particulier vrai pour les candidat.e.s qui n'étaient pas candidat.e.s aux précédentes élections (puisque les autres critères pour définir le temps de parole incluent :

  • "- les résultats obtenus aux plus récentes élections, c’est-à-dire celles qui se sont déroulées depuis la précédente élection du Président de la République, y compris celle-ci, par le candidat ou les partis et groupements politiques qui le soutiennent ;
  • - le nombre et les catégories d’élus dont peuvent se prévaloir les partis et groupements politiques qui soutiennent le candidat."


Les sondages étant le troisième critère, et l'unique critère pour les 'nouveaux' candidats hors partis ayant déjà participé à des élections et sans élus (cf. Macron en 2017, et Zemmour aujourd'hui).


Voir le point 1.4 "Présentation et accès à l’antenne sur les services de télévision et de radio" dans la "Recommandation n° 2021-03 du 6 octobre 2021 du Conseil supérieur de l’audiovisuel aux services de communication audiovisuelle en vue de l’élection du Président de la République"


C'est dommage de ne pas avoir interrogé les invité.e.s sur ce point, notamment après avoir discuté de la fiabilité et de l'illusion de scientificité apportée par l'indication d'une marge d'erreur !


Merci pour cette émission très intéressante, avec une très bonne sélection d'invité.e.s (et particulièrement Nonna Mayer !), malgré l'absence de parité. Il manque toutefois les accusés (personne des chaînes de manipulation en continu).

Merci pour cette émission, que j'attendais un peu à vrai dire !


Plusieurs choses sont intéressantes sur les coulisses des sondages, mais j'aurais aimé que la question posée à la fin soit plus explorée. La nuance, utiliser tous les outils, très bien, si ça marche, mais manifestement il y a des problèmes et aujourd'hui, on est dans tout sauf dans la nuance en matière de sondage (et la plus grande partie de cette émission le met bien en valeur, entre les données non représentatives ou l'exploitation des sondages par les médias), pourquoi continuer à en faire dans ces conditions ?


j'aurais aimé davantage comprendre la différence (s'il y en a une) entre la manière de travailler de Nonna Mayer et les commandes de sondages par les médias et les hommes et femmes politiques. En entendant Nonna Mayer, on se dit bien sûr que cela est positif (la réflexion sur les questions, l'ordre dans lequel elles sont posées, les différents types d'entretiens), on la suit entièrement, mais parle-t-on de la même chose avec tous les sondages présentés dans l'émission ?

Pour moi il s'agit de 2 choses différentes et cela biaise alors la discussion, mais je n'ai peut-être pas bien compris...

Un autre point n'était pas tout à fait clair pour moi au début de l'émission sur la différence entre les sondages marketing et ceux d'opinion (ou d'intention de votes), y a-t-il des différences de méthodologie entre les deux, davantage de contraintes sur les sondages politiques et la représentativité, les panels de répondant.es ?


Petite parenthèse sur la séquence montrant le sondage avec Zemmour au 2e tour. Je n'avais pas vu les images et cela me frappe de voir à quel point cela est montré comme un événement comme s'il y avait une différence entre Le Pen et Zemmour...

Excellente emmision et bonne animation. Merci.

Profondément inintéressant désolé. Begaudeau a réglé cette question dans une émission sur la 5 il n’y a pas très longtemps. C.est un business qui alimente la machine médiatique qui est un autre business. Rien de mieux quand les classes d’en haut veulent faire élire leur candidat.

Ça en dit long sur le niveau d’infos de cette campagne, six mois avant un vote...

super, émission didactique qui fait la part des choses merci. 

seule question ,  ca coûte combien  un sondage pour la présidentielle avec un échantillon "standard" de 1250 personnes issues d'un access panel versus  le face a face ou a distance mais aléatoire ?


Une remarque : quand je pioche dans un sac de billes , elles ne changent pas d'"état" depuis le sac une fois saisies , tout comme une prétendue photo d'instant T dépend seulement de son objet , tirer une "prédiction" d'un état changeant comme l'"opinion" relève de l'incantation.

Un cas d'étude: Sondages Référendum 2005 (article partiellement sourcé (certes) , mais indiquant quelques pistes)

Dommage que vous n’ayez évoqué le rôle des médias qu’en aval des sondages, sans évoquer leur rôle amont dans le conditionnement de l’opinion. 


Avant même cette overdose de sondages que nous constatons tous, Cela fait désormais 2 ans que Macron, Darmanin et consort déblatèrent sur la supposée insécurité, le terrosrisme, le séparatisme et autres joyeusetés avec surenchère des fachos de tout poil pour faire bonne mesure, exacerbation des moindres faits divers, le tout ponctué de textes de loi toujours plus répressifs qui tendent à accréditer  le sérieux du problème posé.


Alors que tout cela n’est que fake.


Finalement les sondages ne viennent que valider ce beau travaîl de préparation de l’opinion, avec Zemmour/Le Pen désormais sur les talons du sieur Macron, et les thématiques sécurité qui tiennent le haut du pavé.


C’était précisément l’effet recherché par E. Macron : Être seul face à l’extrême droite à l’approche de l’échéance.


Il suffit désormais d’entretenir jusqu’au scrutin  l’illusion en alimentant la boucle sondages/médias/sondages et ainsi consolider la position.


Dans cette affaire, certes les sondages ne sont ni faits ni à faire, mais les primo responsables, qui plus est parfaitement conscients, sont bel et bien les médias et les politiques


Heureusement, il y a des citoyens sur le terrain qui font leur possible pour déconstruire le story telling Dominant.

Très bonne et très intéressante émission. Merci. Je vote pour.

J ai trouvé ça bien soporifique mais je me suis accroché quand même. 

Les sondages un exercice  très sérieux qui voudrait mettre en équations modélisation algorithmée la pensée humaine. Sondages donc, une technique qui se voudrait infaillible pour devenir toute puissante, c' est comme ça que nos hommes politiques croient qu ils peuvent devenir maitre du monde. Porte ouverte à tous les vents mauvais de l' interprétations manipulations et qui ne fait qu'accélérer un monde, messieurs les sondeurs grands mamamouchis, qui va dans le mur. Le fascisme  naura t il pas totalement gagné le jour ou il aura un temps d avance sur nos pensées ?

Intéressant, finalement j'en ressorts avec moins de mépris pour les sondages (et les sondeurs) et plus pour les commentateurs (du moins ceux qui se focalisent dessus). En tout cas, cette émission d'ASI pousse aussi à réfléchir sur ce qu'on attend soi-même comme programme crédible, en gros, est-ce que cette paresse n'est pas celle des électeurs ? Parce que, finalement, ce sont eux qui font les audiences des médias.

Avant de regarder l'émission je vous donne, histoire de se marrer un bon coup ce sondage BVA de décembre 2016.


Qui donne MANUEL VALLS à 21% (!) d'intentions de vote au premier tour pour la présidentielle de 2017. 


Vous pouvez regarder la liste complète, si vous avez envie de plus de rigolade.


Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.