"Master Poulet", analyse d'une grande hypocrisie française
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Commentaires préférés des abonnés
Passionnant et pertinent.
j'ai voté pour que ce soit visible par tous pour contribuer à mettre un terme à cette stupide polémique soigneusement entretenue par les racistes de tout poiL
A propos du terme racisé que vous utilisez dans votre émission, Bally Bagayoko a déclaré qu’il n’aime pas trop le terme racisé et préfère celui d’héritier de l’immigration. Il ajoute qu’aucun habitant des quartiers populaires ne se qualifierait spont(...)
Pas encore vu l'émission.
Le "Master Poulet", où je vais chaque jeudi midi, est tenu par des réfugiés afghans.
On fait toujours un brin de causette et on apprend à se connaitre.
Voilà.
Derniers commentaires
Je n arrive pas a regarder l emssion....ca mouline sans cesse....a l infini....
Frustration !!
Qui pour ouvrir un "master caviar" afin de désacraliser l'produit de luxe ?
Merci pour cette émission.
Dommage qu'il soit question d'ultra-fast-food en début d'émission en référence à Shein, mais il n'est pas précisé si la comparaison est justifiée (même si ce n'est pas la même pollution et pas les mêmes conditions de travail ou d'esclavage).
Un peu trop d'arguments utilisés pour défendre Master Abattoirs (un meilleur nom :) ) sont d'ailleurs ceux utilisés par Shein: "c'est pas cher, les autres ont aussi des pratiques douteuses, vous ne voulez pas que les pauvres mangent/s'habillent c'est ça ?"
Peu de chances que Master Mort (autre nom possible :) ) ait trouvé la recette miracle pour de la nourriture pas cher du tout et bonne pour la santé.
La vidéo du début et la comparaison avec BK n'est pas évoquée non plus, filmé de cette manière ça ressemble de toute façon à une pub déguisée, quel enfer tiktok.
Et comme on ne parle pas la bouche pleine, + de dégustation chez les GG s'il vous plait :D
J'aimerais juste revenir sur la séquence Cnews, dont le visionnement m'a mis en grande joie : C'est la première fois que je vois des journalistes travailler sur cette chaîne, mouiller la chemise, et se dévouer à goûter le fameux produit sacrilège et dire que c'est pas si mauvais, devant Mr Bouahmrane. Ils ridiculisent complètement le discours du maire de Saint Ouen par une séquence catharthique qui peut se résumer en "Tout ça pour ça ?".
Si on veux surinterpréter la séquence, comme le font les invités, on pourrait dire que par ce geste ils banalisent le fait de manger du halal et font de la publicité pour Masterpoulet par une séquence mémorable, déjà enregistré en sécurité sur mon PC, pour l'avenir.
Bravo à toutes les 3. Très intéressant et instructif.
Une fois n’est pas coutume, je suis très déçu du contenu informatif de l’émission.
On a bien compris que vos invitées étaient plutôt pro-Master Poulet, ce qui se manifeste par une série de pas de côté qui frisent le whataboutisme (“c’est pas mieux chez les autres enseignes de fast food”, “c’est pas mieux dans les élevages de poulets français”, “c’est pas mieux chez les riches que chez les pauvres”, etc) et une résignation à une absence de solution supposée : “qu’est ce que vous voulez mettre à la place ?” se décourage très vite Nora Bouazzouni.
A côté de cela, pas de point de vue éclairant sur les raisons de Bouamrane de prononcer des sanctions contre le restaurant. Des témoignages de riverains non seulement sur les nuisances mais aussi le problème d’occupation de la voirie (sujet absent de votre débat) auraient été bienvenus.
Pas d’analyse sur la guerre de communication que se sont livrée le maire et Master Poulet, notamment sur le fait qu’une entreprise privée utilise un espace d’affichage visible dans l’espace public pour dézinguer le maire de sa commune, fait assez inédit il me semble. Rien sur l’aspect bilan carbone de faire venir des poulets d’aussi loin, outre les normes sanitaires objectivement moins bonnes. D’ailleurs on ne sait toujours pas en regardant votre émission si les animaux de Master Poulet viennent de Pologne, du Brésil ou d’ailleurs, ce qui change pas mal de choses.
Vous dénoncez le cirque médiatique autour de l’affaire… tout en commentant vous-même ce cirque médiatique de manière univoque, sans trop distinguer qui dit quoi (la tonalité de C Ce Soir sur le sujet était complètement différente de ce qu’en a dit CNews par exemple). C’était intéressant pour l'aspect sociologique, sur tous les autres plans on repassera.
Hors sujet : Il faut vraiment que A.S.I offre la possibilité de reprendre au moins un temps, les commentaires, je ne compte plus le nombre de commentaires partis trop vite, sans possibilité de reprise, tel mon dernier message...
Ce sujet a le mérite de mettre en avant les contradictions d'une certaine gauche, dont prétentions écologiques s'arrêtent où commence la lutte des classes... Et encore une lutte de classe à rationalité limitée.... Peu importe les conditions de travail tout au long de la chaine..
Des pauvres mangent du poulet à pas cher, qu'importent les poulets, qu'importent les travailleurs.
Il faut expliquer à cette gauche là que Master Poulet n'est pas un dispensaire, ni une sécurité sociale alimentaire, et que son modèle est typiquement capitaliste. Leur rappeler que l'abaissement du coût du travail = abaissement des coûts produit + pauvreté diffuse.
Acheter à bas coût, c'est acheter la pauvreté. Des salaires dignes éviteraient ce genre de marché
Concernant la façon dont les médias ont abordé cette histoire, il serait peut-être intéressant de savoir si certains se sont intéressés à l'aspect économico-financier de cette chaîne de restauration.
Les prix pratiqués sont évidemment à l'origine du succès apparent de cette ouverture à Saint-Ouen . (est-ce que ça va durer ?)
La question est : comment font-ils pour fonctionner avec des prix de vente si bas ?
La page Wikipédia consacrée à Master Poulet nous signale qu'il s'agit d'une franchise .
Comment fonctionne cette franchise ? L'entrepreneur à l'origine de cette formule perçoit-il un pourcentage sur le chiffre d'affaire ou sur les bénéfices ? Y a-t-il un turn-over chez les franchisés ? Les points de vente ouverts il y a 5 ans par exemple sont-ils toujours tenus par les même franchisés ( ce qui serait l'indice a minima qu'ils ne travailleraient pas à perte) ? Le franchisé qui veut vendre son point de restauration est-il libre contractuellement de le faire ?
D'autre part quelles sont les conditions de travail des salariés ?
Et enfin qu'est devenu le premier établissement ouvert par cet entrepreneur qui était une crêperie -saladerie ?
Dans l'émission la question a été posée : par quoi remplacer le poulet rôti à emporter ? La saladerie pouvait être une réponse , mais ce n'est pas ce qu'a choisi cet entrepreneur : pour quelle raison ?
Merci pour cette émission qui à partir d'une polémique navrante arrive à tracer les contours d'un débat plus large.
Juste une réflexion pour une piste d'explication d'un phénomène contre-intuitif (le fait que les fast-food sont utilisées par toutes les classes sociales) :
Comme son nom l'indique les "fast-food" permettent de manger vite. Or l'intensification du rythme du travail, ça traverse l'ensemble du monde du travail. Très concrètement, les managers sont à la chasse du moindre interstice pour augmenter la "productivité" des travailleurs et imposent des cadences de plus en plus élevées. Du coup, même pour les hauts salaires, c'est de plus en plus difficile de s'accorder des pauses méridiennes décentes : d'où la tentation de recourir à des fast food. Ça peut expliquer que ce ne soit pas toujours corrélé avec le niveau du salaire.
Instaurer une vraie pause méridienne, c'est un combat syndical en soi, et il faut parfois batailler pied à pied pour l'imposer concrètement sur le lieu de travail.
Il y a également une émission semblable sur le même sujet sur médiapart...
Bon, si on m'avait dit que la bonne attitude de gauche serait de défendre une chaîne de restaurants de poulet !
Le scénario du débat est le suivant:
Les gentils pauvres mangent du poulet à pas cher, et les méchants riches ne veulent pas, ils veulent en lieu et place du poulet cher... et la gauche défend les gentils d'autant qu'ils sont racisés... ( dans quelque temps, les racistes se diront racisants : Ah mon cher, vous n'imaginez pas! ... Plus ça va, plus je suis racisant en ce moment...)
Ce genre de débat, je les préfère avec des types genre Aymeric Caron parmi les invités, un peu de question sur la dignité animale ne saurait nuire,
Qu'on oublie dans ce sujet les travailleurs qui sont embarqués dans cette galère, d'élevage intensif (les camps de la mort pour poulets), qui vivent là dedans , et les abattent en masse au bout de quelques semaines... etc..
J'aimerais qu'on complexifie un peu le débat...
Merci pour cette emission passionnante -alors que son sujet me paraissait peu enthousiasmant- et qui m'a permis d'apprendre bcp de choses et de prendre cs de mes propres préjugés. Belle équipe et beau travail que je suis chaque semaine. A.G
Parler de racisme en parlant de Master poulet va la trouver celle là c'est fort. Eh oui c'est de la mal bouffe , le poulet servi dans ce genre d'établissement est dégueulasse, bon il est dégueulasse ailleurs aussi mais ce n'est pas une raison
Il ne faut pas le comparer avec le poulet de mon boucher qui est d'élevage en plein air, il est facile de globaliser mais chez les "vrais" traiteurs bouchers le poulet n'a rien à voir avec les KFC et autre Master poulet;partir du fait de dire que critiquer Master poulet est raciste est aberrant surtout que vous dites après que toutes les classe en mangent.
Enfin je suis atterré de voir ce genre de débat qui est à la marge de la société , c'est vraiment chercher des poux dans la tête d'un chauve.
Restez clivant , je m'en vais écouter autre chose.
Emission nécessaire pour comprendre ce qui se joue derrière la nourriture. Cette émission ainsi que "A l'air libre" de Médiapart m'ont permis d 'ouvrir les yeux sur toute cette imbrication qu'est l'alimentation . Je comprend l'intérêt que porte la sociologue sur le sujet. A divulguer!
quelle différence entre un poulet dit hallal et un poulet ''normal'' ?
Je n'ai aucun problème avec ce qui semble devoir être le propos général de l'émission (la nature classiste et raciste indéniable des attaques ciblées sur ces établissements en particulier) ; en revanche ça commence quand même très mal, déclarer à à peine 2 minutes d'intervalle que ce que servent ces établissements ne serait pas de la malbouffe (en embrayant aussitôt sur l'analogie habituelle : mais regardez c'est jamais que du poulet-frites), pour ensuite expliquer que le mépris est précisément dû à la "montée en gamme" des fast-foods traditionnels laissant vacante la place d'"établissements d'entrée de gamme" à ces nouvelles enseignes proposant des produits dont les prix sont incompatibles avec autre chose qu'une matière première abominablement industrielle (et pas seulement la viande).
Si les fast-foods traditionnels sont "montés en gamme" c'est bien qu'il y a une distinction avec la bouffe "ras-du-sol" qu'on sert à des prix d'entrée de gamme, qui est donc bien de la malbouffe.
(Je suis curieux d'entendre la suite malgré ça)
Eh oui, l'alimentation c'est politique ! Merci pour cette émission savoureuse qui décrypte ce qui se joue derrière le bon goût. Une petite précision concernant le magistrat Georges Fenech dont il est question à un moment : on le voit affirmer que "le vrai sujet, c'est que c'est 100% halal", ce qui a l'air d'étonner Pascal Praud "pourquoi vous trouvez que c'est le vrai sujet ?", bon passons sur l'hypocrisie de la chose mais il peut être intéressant de savoir qui est Georges Fenech. Je reproduis ci-dessous un passage d'un article du Monde :
L'APM, l’association professionnelle des magistrats dont Georges Fenech a été président, a été créée en 1981 pour lutter contre Robert Badinter au lendemain de la victoire de la gauche et lutter contre « la soviétisation de la justice », s’est effondrée en trois temps.
En 1998, Alain Terrail, avocat général à la Cour de cassation, écrit dans la revue du syndicat à propos d’Albert Lévy, membre honni du Syndicat de la magistrature, « tant va Lévy au four... qu’à la fin il se brûle ». Le tollé est général, l’humoriste condamné pour injure raciale et mis à la retraite d’office. Georges Fenech, directeur de la publication de la petite revue, est lui aussi condamné, mais dispensé de peine le 10 novembre 2000 : il n’avait, dit-il, pas lu le passage. Son passage au Gabon en revanche, avec quelques amis à l’aimable mais sulfureuse invitation d’Omar Bongo, a un peu manqué de discrétion. (...)
J'arrête là la citation, mais on voit déjà dans quelles eaux troubles ce monsieur aime se baigner.
Passionnant et pertinent.
j'ai voté pour que ce soit visible par tous pour contribuer à mettre un terme à cette stupide polémique soigneusement entretenue par les racistes de tout poiL
Même pas de nuggets ? KFC et Mc Donald's doivent bien rire de cette polémique.
Pas encore vu l'émission.
Le "Master Poulet", où je vais chaque jeudi midi, est tenu par des réfugiés afghans.
On fait toujours un brin de causette et on apprend à se connaitre.
Voilà.
A propos du terme racisé que vous utilisez dans votre émission, Bally Bagayoko a déclaré qu’il n’aime pas trop le terme racisé et préfère celui d’héritier de l’immigration. Il ajoute qu’aucun habitant des quartiers populaires ne se qualifierait spontanément de racisé.
En conclusion : # Plus jamais PS