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Male Gaze : l'analyse était presque parfaite

Sur le blog Genre, A.-C. Husson (normalienne, agrégée de lettres modernes et militante féministe) revient, dans un post publié le 15 juillet dernier, sur la notion de male gaze, de regard masculin, tel qu'il fut défini par Laura Mulvey en 1975 dans un article intitulé Visual pleasure and Narrative cinema (Plaisir visuel et cinéma narratif). L'occasion de jeter un oeil sur cette étude et de voir comment une juste constatation peut être réduite en poussière par un raisonnement spécieux et des exemples malvenus.

Derniers commentaires

A la lecture de l'article, et des commentaires, je me permets, quand même :

Avant de faire l'exégèse des scènes érotisantes, sexualisantes ou "objectifiantes" dans le cinéma, avec des pourcentages savants, et de gloser sur les mollets fins d'unetelle, et la poitrine musclée d'untel...

...on en parle du "male gaze" dans le porno ?
Il y a une deuxième partie au "male gaze"
http://antisexisme.net/2014/01/12/lobjectivation-sexuelle-des-femmes-un-puissant-outil-du-patriarcat-le-regard-masculin/

"Ces deux scènes contredisent a posteriori Laura Mulvey qui ne se souvient que des films dans lesquels la femme est objet érotique et l'homme sujet agissant. "
Voir la passionnante et très argumentée conférence ci-dessous. La conférencière parle en fin d'intervention effectivement de l'objectivation des hommes mais démontre qu'elle est de nature différente. Elle montre un homme musclé, fort, digne ce qui est loin de l'être pour les femmes.
http://vimeo.com/73446465
je viens de faire une video du port olympique de Barcelone. A la 4:15 mn, un petit moment comique d'après moi. Une femme ( je crois) se fait prendre en photo avec les bateaux derrière. Elle pourra dire : Regarde c'est moi sur la photo ! "

c'est mon apport au sujet du regard de màle...
Aaaaaaah !!!

Je dois soulever ici l'argument massue du "exemple très mal choisi" concernant un Tramway nommé Désir et Sur le Route de Madison.

Comme d'autres l'ont à juste fait remarquer, Stanley dans un tramway nommé Désir n'est pas filmé par une caméra dirigé par une femme, mais par un homme, et surtout son magnétisme, l'érotisme du personnage proviennent du regard d'écrivain d'un homme homosexuel plus que des personnages féminins... On en trouve d'autres, des personnages de ce types écrits par des auteurs homosexuels ; je pense aux personnages de Garcia Lorca ou de Jean Genet par exemple.

Puisqu'on est sur le male gaze, eh bien analysons mon female gaze sur ce type de personnages - ils sont superbes, ce sont des exemples formidables de la beauté masculine et ils dégagent un érotisme certain, mais je dois dire qu'en termes de désir, ce n'est pas tout à fait ça. Ces corps sublimés dont la personnalité reste tout à fait mystérieuse m'échappent, me restent assez lointains - je préfèrerais une proximité plus grande, une reconnaissance. J'admire ces corps mais je ne les crains pas et ne crains pas mes réactions comme cela pourrait être le cas pour d'autres séducteurs - ce n'est pas moi qu'ils menacent.
Ben tiens, la façon dont je viens de décrire ces corps (masculins) vus par un regard masculin rappelle un peu les critiques de l'objectification des corps des femmes. Faut-il en déduire que le désir masculin tendrait à sexualiser et à objectifier l'objet du désir, tandis que le désir féminin fonctionnerait d'une autre façon (pas forcément mieux d'ailleurs) ? Je crois bien que j'ai déjà lu un truc dans le genre mais je me garderais bien d'affirmer qu'il existe un désir masculin et un désir féminin - ma constatation est purement subjective et empirique.

Fort heureusement, quand on en arrive à Clint Eastwood, les choses sont à la foi plus simple et plus marrantes.
Qui est filmé ? Clint Eastwood. Qui regarde ? Clint Eastwood. Oui, Clint Eastwood est bien en train se filmer érotiquement pour illustrer la pensée d'une femme qui fantasme sur lui.
Savez-vous que dans le premier film que Clint Eastwood a réalisé (un frisson dans la nuit), il est harcelé sexuellement par une femme ?
Quand j'ai vu ce film, j'ai bien rigolé parce que j'avais déjà pu constater que dans les films de Clint Eastwood, aucune femme ne résiste au charme torride de Clint Eastwood (qui, homme solitaire, continue néanmoins à ne faire que regarder au loin avec les yeux plissés). Et la scène de Sur la Route de Madison m'avait à l'époque fait penser "c'est pas vrai, il exagère".
Bon, ne soyons pas injustes : après tout, il s'agit bel et bien de Clint Eastwood. Qui sait combien de petites culottes il a reçu par la poste avant de tourner un frisson dans la nuit. Et puis, moi, je l'adore quand même. Dans une des grandes journées de ma vie, j'ai vu un point gris dans le lointain qui était Clint Eastwood. Je ne lui en veux même pas pour cette regrettable affaire de chaise vide et d'Obama invisible. Mais bon voilà, faut pas trop exagérer quand même.

Voilà c'est tout.
Encore une fois, comme souvent dans cette chronique, le malentendu règne. On confond, encore et toujours le fond et la forme [:-)]. La forme c'est la lecture superficielle et prétentieuse d'une réalité, le Male Gaze, lecture futile et erronée, justement et prestement relevée et révélée par Alain Korkos. Mais ce n'est que de la forme (notez que je n'ai pas dit queue de la forme; pourtant ce n'est pas l'envie qui m'en manquait, en bon lacanien - mais on y reviendra).
Le fond c'est qu'effectivement, ce qui, en creux, est en cause, ce que révèle la forme, c'est un féminisme au ventre mou, un féminisme d'opérette à prétention intello post-moderne. Pour qui a un peu connu le féminisme velu des années 70, ça fait doucement rigoler.Si l'on craignait pas de se faire taxer de mansplaining, on conseillerait bien à Anne-Charlotte Husson de (re)lire "Du côté des petites filles" d'Elena Gianini Belotti: tout était dit.
Juste un point, cependant, où je m'éloignerais un peu d'Alain Korkos: je pense que les films qu'il présente comme échappant en quelque sorte au Male Gaze, par la représentation érotisée de corps masculin, n'en sont en réalité qu'une variante, qui certes décrit un désir féminin qui serait autonome et "actif", mais c'est bien Elia Kazan ou Clint Eastwood qui racontent l'histoire. C'est quand même leur regard qui, par une mise en abîme remarquable, inventent le regard que les femmes portent sur les corps masculins. Pour autant, et là je suis d'accord, sur le fond, avec Alain Korkos, ce regard, s'il est "male", n'est pas forcément anti-féministe. Mais c'est juste un point de rhétorique sur lequel on pourrait probablement discuter sans fin.
Par contre, pour en revenir à notre histoire de fond et de forme, et pour enfoncer encore un peu plus le clou de la provoc' dans la chair tendre du féminisme gracieux (notez l'image, d'un machisme épais et assumé), je n'entends pas beaucoup nos féministes universitaires dénoncer la male main au cul du chef de rayon boucherie du Carouf' du coin au fondement de Ming-Li, caissière cantonaise à mi-temps. Ni la male bite en bouche du Responsable du Service Comptabilité dans l'orifice buccal et forcé de Mlle Pierrette, son assistante. On est là sur du vrai fond, et qui n'y met pas trop les formes, non?
Mais bon, il plus brillant et distingué (ah la Distinction!) de fustiger les pubards inspirés par le Lui des années 80 ou de morigéner les cinéastes du Panthéon, au moyen d'une théorisation paradoxale qui ne craint pas de convoquer Freud et Lacan, les deux pires phallocrates que la philosophie ait connu.
Alors du coup, Alain peut bien donner une petite leçon d’honnêteté intellectuelle aux intellectuelles, non?...
Amina Sboui, féministe exemplaire.
Une épine dans le pied des islamistes d'Ennahda.
Déçue par la chronique (trop légère), mais surtout par son ton (pédant) et davantage encore par la réaction (en lieu de réponse) agressive d'AK, cette fois. Vous m'aviez habituée à une liberté formelle toujours au service de votre rigueur intellectuelle, aussi je m'étonne de vous voir traiter un sujet polémique avec autant de nonchalance, pour ne pas dire de condescendance.
Je me demande même s'il n'existe pas un contentieux préalable, non exposé ici, qui expliquerait toutes ces piques gratuites et ces agacements ostensibles...
Ce forum vire au womansplaining.
RÉPONSE EN VRAC DU DIMANCHE MATIN


Je me doutais bien que ce forum allait très vite partir en sucette. Les trolls désoeuvrés sont au rendez-vous.
Trois précisions à l'attention des tenant(e)s du mansplaining :

1e précision
Essayez de trouver un équivalent en français de ce mot. Faites travailler vos neurones.

2ème précision
Pour rédiger cette chronique, j'ai été fortement aidé par une femme. Voici nos contributions respectives quant à la liste des films cités :

La mélodie du bonheur MOI
Chantons sous la pluie MOI
West Side Story MOI
Un tramway nommé désir ELLE
Sur la route de Madison
- scène du torse ELLE
- scène de la robe ELLE
Thelma et Louise ELLE
La mort aux trousses
- scène de la main ELLE
- dialogue MOI
Fenêtre sur cour
- scène de la lettre MOI
- scène de l'alliance ELLE
- scène du magazine ELLE
Le port de l'angoisse MOI
Le Facteur sonne toujours deux fois MOI

SOUS-TOTAL : 7 à 7.

Le titre de la chronique : ELLE

TOTAL : 8 à 7 ! Elle a gagné !!!

3ème précision
Pas la peine de chercher un équivalent français à mansplaining, hein...
Korkos, c'est n'importe quoi, de mauvaise foi, ironie de l'article mal comprise, et votre propre ironie est mauvaise. Vous n'êtes pas un mauvais bougre, mais vous avez écrit un bien mauvais papier. Allez, il y a moyen de se relire, réfléchir, amender le texte, voire prononcer quelques excuses si vous comprenez enfin.
Sinon du mauvais mansplaining, c'pas grave, ça arrive, et vous prouvez la loi de Lewis : http://25.media.tumblr.com/9c7753d8ffb86cf2be3e0990518109e5/tumblr_mnm6oo3Eez1rpdp2co1_500.jpg
J'avais lu l'article sur le Male Gaze en premier et fait quelque recherche autour du sujet et plus généralement sur la représentation des femmes dans les médias.

Je vous conseil d'aller regarder ces vidéos réalisé par Anita SArkassian sur Youtube pour ceux et celles qui ne connaissent pas. La majorité des vidéos sont sous-titré en français.

Et j'en arrive à l'analyse d'Alain Korkoss ... et j'avoue que je n'ai rien compris à sa démonstration que j'ai trouvé assez de mauvaise fois et qui commence par discrédité l'auteur de l'article originale.

Laissant de côté des exemples issue de la publicité et des jeux vidéos, sujet que ALain Korkoss maîtrise apparement moins bien pour se lancer dans une série de contre exemple que pour ma part j'ai trouvé confu.

Sa démonstration sur l'image de Franck Miller : " Sauf que non, ce ne sont pas les fesses qui parlent mais la bouche de la femme, située bien plus haut. Il suffit de regarder la direction de la queue des bulles pour s'en convaincre. Et de lire les instructions du scénariste au dessinateur (reproduites juste au-dessous de l'image dans le blog) qui à aucun moment n'évoque des bulles émanant du fessier, bien au contraire : "Balloons from above" (ballons venant du haut). " est un sommum de mauvaise fois est illustre parfaitement cetet distorsion de propos qu'il prétendait lui même dénoncer. Au passage je trouve cela un peu méprisant, parce tout de même Alain tout le monde sait comment lire les bulles d'une BD ..

Le reste de l'artcile est une analyse malhonête teinté de mépris : " C'est le même type d'erreurs qu'on retrouve souvent dans le fameux article de Laura Mulvey, dont voici quelques exemples que l'on va tenter d'extraire du pénible verbiage psychanalytique constituant le corps du texte. "

Pourquoi je trouve cela malhonête ? Parce que si le Male Gaze tel que défini par Laura Mulvey sert de point de départ et une référence mais Alain Korkoss semble oublier le fait que cette théorie a été réinvesti par la suite est s'applique à d'autre média. Le Male Gaze étant le regard de l'homme blanc hétéro-normé. L'article de Usson analyse le phénomène à travers différents support : Cinéma, Peinture, BD, Jeux vidéo, publicité et présente galement une analyse du phénomène par un autre auteur dans une vidéo Youtube.

Et Alain Korkoss lui en fait cherche à discrédité l'article de Husson en faisant une contre démonstration que j'ai trouvé également confuse et de mauvaise fois, à partir de l'interprétation qu'il se fait de la théorie de Laura Mulvey (verbiage pénible) comme si l'article de Husson et d'autre féministe ne se basé QUE sur cette article se l'être réaproprié depuis. Ce qui permet à Alain Korkoss de faire un peu de Hors sujet puisque par la suite il ne se basera sur AUCUNE image issue de l'article originale.

Bref un bel exemple de mansplaining ...
Je constate que dès qu'on parle un peu sexe, les commentaires sont rapides, nombreux et etoffés...(désolée pour ce commentaire désolant, la canicule me donne chaud...)
[large]Bonsoir,

je profite de ce forum pour adresser une requête à Alain.
Dans l'humanité, il y a un projet ‹spécial été›
qui consiste à présenter des textes, confrontés à des images
dessinées par d'illustres graphistes. Des photos par là:

http://www.humaginaire.net/

Est il possible d'avoir deux trois commentaires concernant
ces images? Qui sont bien plus fortes que la majorité
des images présentées dans la presse? J'aimerai y confronter
votre regard, votre culture et vos éventuelles critiques...

Merci
[/large]
Clément
Cette chronique me semble emplie d'une certaine mauvaise foi. Certes, il y a des films ou l'on voit des femmes ni réduite à un objet sexuel, ni à une personne dépendante d'un homme pour être sauvée (syndrome de la princesse en détresse), ni à un pot de fleur décoratif. Cela n'empêche que la tendance lourde est clairement d'infantiliser la femme et la réduire à un objet sexuel.

On peut écrire toutes les chroniques que l'on veut et péronner pendant des années que ce fait ne change que trop peu. Et cela se manifeste d'une manière permanente. On en voit pas grand monde s'insurger réellement que les femmes, par exemple sont 80% des temps partiels, qu'elles touches 20/30% de salaire en moins, qu'elles touchent des retraites misérables qui les mettent en dépendance, qu'elles subissent l'essentiel des violences congugales ou qu'elles poussent 99% des poussettes dans la rue... Sans parler que 99% des torses nus en publicité sont des nichons.

Oui, étrange chronique qui semble vouloir nier la réalité en prenant quelques exemples choisis.
« le derrière parlant de Vicki Vale (et non le derrière de Vicki Vale parlant, la nuance est importante). »

Oui, les bulles viennent du haut, mais observez bien le dessin (pisqu'on est dans la chronique visuelle) :
Il y a un trait noir horizontal qui traverse le pli interfessier qui semble plus faire partie du dessin au trait noir du corps de Vicki Vale
que des motifs de la culotte. Que vient faire ce trait ? Évoquer une bouche ?
Par ailleurs, dans les motifs de la culotte, au dessus de ce trait deux parties rondes symétriques.
Le tout fait penser à un visage.

Le dessinateur a peut-être multiplié les ambigüités visuelles - bulles au niveau des fesses, trait-bouche, motifs-yeux -
pour faire parler le cul sans le faire concrètement (car trop ridicule, par exemple).
On ne fait pas toujours les choses ouvertement (voire jamais…)

J'm'en va lire l'article d'A.-C. Husson.
En même temps, que le cinéma vehicule des clichés est dans l'ordre de choses. ( jeu de mots à trois balles, pas taper svp )
Je crois que l'égalité existera quand nos cultures arrêteront de considérer les hommes d'une façon et les femmes d'une autre. C'est vrai que pour les hommes c'est plus facile (ils ont le pouvoir) , mais quid des hommes qui désirent faire des "trucs" dit "féminin" ? Ils se font souvent traiter de "femmelette" ou autre joyeuseté. Regardons donc aussi comment les hommes sont caricaturés ,tend qu'on croira que nous avons des qualités qui tiennent a notre sexe (H ou F) on sera pas égal et libre d'être soi. Notre seule différence est physique .

Notre culture et très machiste,
- les sénateurs on osé inviter DSK , et personne ne s'en est ému , ha peut être Tristane Banon , mais bon c'est une femme .
- Mr Korkos n'analyse le problème QUE du point de vue du machisme , mais les hommes ont aussi le droit de ne pas être fort , musclés , baroudeur, machiste, se lavant à l'eau froide....
-Nos député on voté une loi sur l'habillement des femmes, qui donc, attaque les femmes. Comment des hommes peuvent sans rougir édicter a des femmes adultes les vêtements qu'elles doivent porter.
- Dans la rue, les femmes sont importunés de temps en temps par des injures ou des regards très appuyé et long, les hommes jamais...
-Les femmes doivent embrasser pour dire bonjour , et franchement embrasser des personnes, tout le temps ça dégoûte .

Gros espoir sur la génération des 18/30 ans qui se parlent bcp plus , qui sont en amitié les uns avec les autres , je les trouve plus égalitaire , évidemment qu'une minorité reste violent , mais bon on parle tout le temps de ceux qui sont violeurs ou macho , heureusement que dans la vie les caricatures sont rare , alors qu'au ciné ce n'est que ça ))).
Cette chronique me laisse très perplexe... Je ne suis pas sûre d'avoir bien compris le propos ; beaucoup de choses me gênent.

Je ne vois aucun passage du texte d'A.C. Husson qui conteste qu'il y a eu des films avec un angle de vue différent, qui ne soit pas entièrement construits en fonction du male gaze. Pourtant, le chronique d'Alain semble affirmer le contraire, remettant en cause la pertinence de l'analyse d'A.C. Husson en piochant quelques exemples, exceptionnels, qui sont utilisés pour démonter la thèse de l'article. Je ne comprends pas l'intérêt... Est-ce qu'il faut faire un concours d'exemples ? Parce que ça sera assez facile de piocher dans la production de films et comics pour montrer la validité de la thèse de l'article... Et, contrairement à ce que la chronique d'Alain semble dire, on peut multiplier les exemples dans la production de films et Bds actuelle. Pas besoin de plonger dans le passé.

D'abord, pour prendre l'exemple de la BD de F. Miller (pourriture réactionnaire, au passage, malgré son talent), une fois qu'on a pointé l'erreur sur le derrière parlant ou le derrière de Vicky Vale parlant, le fait que F. Miller construise (intentionnellement) sa BD autour du désir masculin hétéro et réduise le personnage de Vicky Vale à un simple fantasme pour les mecs cis hetero reste bien établi. Ce problème n'est pas propre à Miller et/ou Jim Lee, et il y a énormément de critiques sur le sujet dans le milieu des comics, qui est encore centré sur les fantasmes de mecs blancs cis hétéro. Il y a, en particulier, beaucoup à dire sur les dessins des personnages de femmes, ultra-sexualisés de façon absurde (cf The Hawkeye initiative). Alors, oui, on pourrait prendre quelques exemples positifs (à commencer par Batwoman), mais le problème est toujours bien réel.
Je vais juste donner un exemple, ce dessin ridicule de Scott Clark (dans SPAWN/WILDC.A.T.S: Devil’s Day) : [url]http://25.media.tumblr.com/tumblr_lxnj49DLP31r34y4ho1_400.png[/url] (oui, c'est censé être une vieille femme...)

Pour ce qui est du cinéma, selon des études de 2011 sur les films à succès sortis en 2009 (USC’s Annenberg School for Communication and Journalism) les femmes ne représentent que 32,8% des personnages parlant (pour 67,2% d'hommes), et elles portant également beaucoup plus de tenues sexy : maillots de bain et chemises non boutonnées à 25,8% contre 4,7% pour les hommes, peau visible pour 23% d'entre elles contre 7,4% d'hommes, etc. Le résultat n'est pas étonnant puisqu'il y avait seulement 3,6% de réalisatrices et 13,5% de scénaristes femmes en 2009. Or, selon l'étude, dans les films dirigés par des femmes, 47,5% des personnages sont des femmes, alors qu'elles sont seulement moins d'1/3 dans ceux dirigés par des hommes. De la même façon, quand une ou plusieurs scénaristes sont des femmes, 40% des personnages sont des femmes, alors que le chiffre tombe à 29,8 quand les scénaristes sont seulement des hommes. Pourtant, les femmes constituent la moitié des acheteurs de tickets de cinéma, aux USA. Alors, oui, les films sont construits autour des désirs et des fantasmes masculins (et hétéro).
S'il faut vraiment prendre un exemple (qui concerne autant les comics que le cinéma), la difficulté (voire l'absence de volonté) à sortir un film sur Wonder woman (cf [url]http://www.themarysue.com/diane-nelson-wonder-woman/[/url]), pourtant extrêmement populaire et icône féministe, quand tous les super héros masculins, même les moins populaires, ont droit à leur adaptation depuis quelques années est assez révélatrice de ce positionnement centré sur le désir des hommes blancs cis hétéro et la crainte qu'ils ne s'intéressent pas à un film qui ne soit pas centré uniquement sur leurs désirs et leurs fantasmes.

Bref, j'ai un peu de mal à voir l'objectif de la chronique... à part juste démonter le travail d'A.C. Husson, mais dans quel but ?
ORIANE : Ce que je veux dire, et je crois que je l'ai dit par trois fois dans la chronique, c'est qu'il est dommage de défendre une thèse (que pour ma part je considère comme incontestable) avec de mauvais exemples, de mauvais arguments.

Dans l'article d'A.-C. Husson, l'exemple de la case de BD est assez caricatural en ce sens ! Quel besoin, en effet, de faire dire à une image ce qu'elle ne dit pas alors que ce qu'elle dit effectivement vaut déjà son poids de choucroute ?

Quant à l'article de Laura Mulvey, j'ai montré, je crois, combien certains arguments développés peuvent être de mauvaise foi (le traitement qu'elle fait subir au personnage de Grace Kelly n'est pas le moindre ; et l'oubli de la scène du wagon-resto dans La mort aux trousses est assez étonnant quand on prend pour sujet d'études les films de Hitchcock).

Je me répète une dernière fois (et après je n'interviendrai plus sur ce sujet parce que je sens déjà que ça va partir en sucette) : je trouve dommage de défendre une thèse en tous points recevable avec des mauvais exemples et des arguments bidons.
"ça va partir en sucette"
Comme c'est évoqué lorsqu' Eva Marie Saint rattrape le bras tendu de Cary Grant (3' 40") pour [s]l'embrasser[/s] souffler la flamme dans son poignet fermé.
Ha, honnêtement, pour donner (un petit peu) raison à Oriane, je dirais qu'il manque quelques signaux aussi clairs dans la chronique que "Quel besoin, en effet, de faire dire à une image ce qu'elle ne dit pas alors que ce qu'elle dit effectivement vaut déjà son poids de choucroute ? " pour être un peu plus certain de ne pas prêter le flanc à un sujet hautement sucettophile. :o)
Je n'avais pas l'impression que ça allait partir en sucette du tout, vu que les réactions postées jusque là ne sont pas du tout agressives, et qu'en ce qui me concerne, je cherchais à comprendre (parce que je ne voulais pas rester sur ma première impression – de malaise).

J'ai bien lu, effectivement, que vous écriviez qu'il est dommage de défendre une thèse avec de mauvais arguments. Vous entendez donc démontrer qu'elle prend de mauvais arguments et exemples, mais je me demande pourquoi ? Le but est-il d'être un correcteur d'une mauvaise copie ?
(questions rhétoriques, puisque je n'aurai pas de réponse)

Le fait d'avoir besoin de préciser à plusieurs reprise que vous êtes d'accord avec la thèse, mais en désaccord avec les seuls exemples et arguments, est peut être bien la preuve que ça n'est pas vraiment évident... Une chronique pour dire "l'article est à chier, mais sinon je suis d'accord. Bisous.", ça fait un drôle d'effet. En général, lorsqu'on démonte une argumentation, c'est pour réfuter la thèse...

Pour en revenir à l'article d'A.C. Husson, je ne trouve pas les arguments de l'article "bidons" ni les exemples "mauvais". Manifestement, l'exemple de Vicky Vale est révélateur. Lara Croft est un exemple très parlant et connu dans le domaine du jeu video. Les publicités et photos de magazine sélectionnées illustrent très bien la citation de J. Berger.
J'apprécie qu'elle ait mentionné l'imperial gaze, ce qui ouvre la porte sur une analyse intersectionnelle (et montrent que les films sont produits en fonction et autour des désirs et angles de vue des hommes BLANCS cis hétéro).
La partie sur l'expérience du male gaze, articulée autour des écrits de Simone de Beauvoir, parlera certainement à énormément de femmes. L'anecdote citée est parlante, et je trouve judicieux de prendre un exemple très actuel avec les attaques sur le physique de Bartoli.
Donc, je ne suis peut être pas d'accord avec la totalité de l'article et des exemples, mais je trouve l'article d'A.C. Husson globalement très intéressant, bien écrit et accessible. Je ne pense pas qu'il mérite de se faire démonter de la sorte. Au contraire, j'aurais plutôt tendance à en recommander la lecture.

Je suis ressortie de la lecture de cette chronique avec une drôle d'impression, et elle persiste. En bref, ce que je retiens de la chronique, c'est que les féministes sont de mauvaises fois (trop partiales), mais heureusement que les hommes sont plus objectifs.
Le but est-il d'être un correcteur d'une mauvaise copie ?
(questions rhétoriques, puisque je n'aurai pas de réponse)

Vous n'aurez pas de réponse d'Alain Korkos, sans doute.
Mais peut-être aurez-vous des réponses d'abonnés qui, comme moi, constatent que certaines féministes obtuses expriment leurs revendications de manière tellement maladroite qu'elles ne font pas du tout avancer leur cause.
C'est pourquoi , en ce calme estival sur @si, ce papier d'Alain Korkos est une belle et réjouissante surprise.

A présent, je m'enferme dans mon bunker muni de ma coquille protège-burnes.
Oui, enfin, je ne suis pas certaine qu'être défendu par un beauf sexiste comme vous soit un service rendu à Alain Korkos.
Je n'aurai donc pas eu à attendre plus une demie-heure pour recevoir la première agression.

(Inutile de m'expliquer en quoi je suis un beauf sexiste. Je connais par cœur tous vos arguments.)

[large]*[/large] Alain, ne me dites pas merci. Je le fais volontiers... ;o)
Gamma tu sais que A-C Husson sait lire ?
Mais bon tu peux écrire de grosses conneries salaces dégueulasses sans être rappelé à l'ordre. C'est le lot des habitués du [s]bar[/s] forum d'asi. Et t'es fier de toi.
salaces dégueulasses...
où ?
gamma
tu as bien dit "na" ! Ose le contester !
Faut contextualiser, gamma. Ton "na!" faisait écho à un :-( attristé d'oblivion qui répondait lui-même au "A présent, je m'enferme dans mon bunker muni de ma coquille protège-burnes." écrit en petites lettres translucides pour en dissimuler le caractère salace.
Rien n'échappe à Irfan, à moins qu'il n'ait répondu à quelqu'un d'autre, vas savoir...
un :-( attristé d'oblivion qui répondait...

Qui répondait surtout à des injures sexistes vis-à-vis de A-C Husson - ce qui a très probablement motivé l'effacement du message - injures à propos d'une "sexualité insatisfaite" des féministes, affreusement banales et tristes réponses faites à celles qui dénoncent le sexisme.
J'ai peur, hélas, que la chronique rédigée telle quelle n'encourage plus cette tendance (avec tout le cortège banal qui va avec : "les féministes, elles exagèrent, elles confondent sexiste et sexy, etc.") qu'à la lecture éclairée des images.
Dans le message supprimé (par la modération ?) où vous traitiez A-C Husson de "mal baisée" peut-être ?
(non, vos propos orduriers ne sont pas passés inaperçus)
Ce message supprimé m'a échappé. Apparemment pas à Irfan.
coincé veut dire mal baisé pour le master en sexe...
gamma
Vous aviez bien dit "mal baisée", littéralement, je m'en souviens bien (vous aviez ajouté un jeu de mots avec "mâle", probablement que vous trouviez ça original et amusant).
mal baisé il me semble ( autant que je m'en souvienne )
mais la mémoire et moi...
gamma
"En bref, ce que je retiens de la chronique, c'est que les féministes sont de mauvaises fois (trop partiales), mais heureusement que les hommes sont plus objectifs."
Moi, j'ai lu quelque chose d'un peu plus subtil.
Même si je suis loin d'être toujours d'accord avec A. Korkos, je ne me souviens pas avoir jamais lu de sa part des généralisations de ce genre.
PS (pour ma culture) : que signifie "mecs blancs cis hétéro"?
PS (pour ma culture) : que signifie "mecs blancs cis hétéro"?

Cis-genre (vs. trans-genre) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cisgenre
Bonjour,

Je suis d'accord avec vous sur le caractère intéressant de l'article d'AC Husson, et j'en recommanderai aussi la lecture. Je suis aussi d'accord avec les remarques d'A Korkos. Le débat porte donc sur l'intérêt de publier ces critiques et sur leur portée. Vous êtes de toute évidence très familière avec les combats féministes (votre vocabulaire le montre), et vous avez sûrement également une certaine expérience de la difficulté pour les féministes de défendre publiquement leurs idées et de débattre sans se faire renvoyer les mêmes réponses clichés encore et encore. Je pense que c'est un combat difficile et que commettre des (petites?) erreurs comme celles remarquées par AK, c'est se tirer une balle dans le pied. Peut être que ces erreurs pourraient avoir été signalées en commentaire de l'article et non faire l'objet d'un autre article sur ASI, mais l'étude du travail de Laura Mulvey le justifie.

Je trouve déplacé de ne pas donner de crédit aux explications d'AK suite à votre premier post et de l'accuser d'avoir des intentions masquées ("Je suis ressortie de la lecture de cette chronique avec une drôle d'impression, et elle persiste." ; "Une chronique pour dire "l'article est à chier, mais sinon je suis d'accord. Bisous.", ça fait un drôle d'effet. En général, lorsqu'on démonte une argumentation, c'est pour réfuter la thèse... "). Votre dernière phrase respire la mauvaise fois. Vous opposez hommes et féministes et versez dans l'accusation automatique de splaining (un triste réflexe..). Au final, au lieu de débattre (i) du male gaze, (ii) de l'article de AC Husson et du travail de Laura Mulvey ou encore (iii) de l'impact de l'utilisation de mauvais exemples ou raisonnements dans un argumentaire (féministe), vous finissez par rejeter tout apport critique d'un homme (qui ne peut pas être féministe si je lis bien votre phrase) parce qu'il est homme. Habituée des chroniques d'AK, je peux au contraire vous garantir qu'il applique bien souvent une grille de lecture féministe!
Je n'ai pas accusé Alain Korkos d'avoir des intentions cachées, je lui ai demandé quelles étaient ses intentions, et ce qu'il essayait de démontrer. Je pose ces question justement parce que je tiens compte de son message : il est très virulent sur l'article, parlant de "mauvais arguments" et d'"exemples bidons", mais ces accusations pourraient justifier des chroniques sur plein d'articles, de façon beaucoup plus évidente, donc pourquoi une telle virulence sur celui-ci ?
Pour ce qui est de l'impact des mauvais arguments ou mauvais exemples dans les articles féministes, c'est précisément une de mes interrogations. Est-ce que l'intention d'Alain Korkos était de centrer son texte sur cette question ? Si oui, quelle était sa thèse ? Si c'est effectivement le cas (ce que son introduction semble indiquer), sa chronique s'apparente à une volonté de donner une leçon (de féminisme) à A.C. Husson, ce qui est extrêmement condescendant et prétentieux, donc je préférais chercher s'il y avait un autre objectif.
Les discours qui affirment que tel ton, tel exemple, tel détail sont "dommageables à la cause" féministe sont de purs clichés. C'est très pénible de devoir être tout le temps irréprochable et parfait-e aux yeux de tout le monde dès qu'il s'agit de féminisme, sous peine de remettre en cause tout le féminisme. Et c'est marrant ce souci bienveillant pour la crédibilité de "la cause" de la part des gens extérieurs.

Je ne comprends pas bien le passage sur Vicky Vale. Cherche-t-il à démontrer qu'A.C. Husson ne sait pas une lire une BD ? Parce que je suis à peu près certaine que si, merci pour elle. Elle ne nie pas la direction des bulles, il n'empêche que les bulles sont situées au niveaux de fesses. Rien ne vient remettre en cause le male gaze dans cet exemple. Donc je ne vois pas ce qui est démontré, et cette volonté de chipoter (à tort) sur un détail sans conséquence sur l'analyse m'interroge.

Si je suis de mauvaise foi, que dire d'Alain Korkos ? Citer des exemples postérieurs à Laura Mulvey pour contredire son analyse, c'est le summum de la mauvaise foi... Tout au plus, ça pourrait montrer sa caducité. Mais de toute façon, l'article d'A.C. Husson se sert seulement des travaux de L. Mulvey comme point de départ (le passage sur l'imperial gaze, l'analyse des jeu vidéos et des comics, ça ne vient pas de Laura Mulvey).
La mauvaise foi, c'est de prétendre que 3 exemples de films remettent en cause l'omniprésence du male gaze dans l'ensemble de la production de films, jeu vidéos, comics.
La mauvaise foi, c'est de poster ces contre-exemples et affirmer que les hommes "objets sexuels" existent aussi, pensant avoir trouvé la critique ultime de l'article, alors que l'article attaqué abordait justement la question (privant à l'avance de pertinence ces contre-exemples) : "Ces plans ne viseraient pas à objectifier les personnages en question mais à les présenter aux spectateurs masculins hétéro comme une version idéalisée d’eux-mêmes. (….) ces plans sont souvent statiques, vus de loin, et montrent presque l’intégralité du corps, par opposition aux gros plans en ralenti sur des parties de corps féminins".
La mauvaise foi, c'est de prétendre que consacrer la majorité de l'article à expliquer que "es hommes découpés en morceaux, véritables objets sexuels fabriqués pour les femmes, ne manquent pas dans le cinéma" (avec les développements sur les 3 exemples) n'est pas une contestation de la thèse. Comment peut-il, dans le même texte, écrire qu'il est d'accord avec la thèse (l'omniprésence du male gaze est un "fait établi") et consacrer la majorité de sa chronique à la contestation de l'analyse ? Au bout d'un moment, on ne peut pas tout dire et son contraire. Cette démonstration poussive me fait le même effet qu'une intervention sur le mode "le racisme anti-blanc ça existe aussi" quand on parle de racisme. Là, il s'agit de dire "les hommes aussi sont parfois des objets sexuels, donc il n'y a pas de problème de male gaze. Il est où mon prix Pullitzer ?"

Le "raisonnement spécieux" et les "exemples malvenus", je les trouve dans la chronique d'Alain Korkos, pas dans l'article qu'il cherche à brûler au napalm.
Ce que j'apprécie particulièrement chez vous, ma chère Oriane, c'est la modération de votre discours .
Un petit florilège :

"il est très virulent sur l'article"
"ces accusations"
"pourquoi une telle virulence"
"volonté de donner une leçon"
"extrêmement condescendant et prétentieux"
"volonté de chipoter"
"Si je suis de mauvaise foi, que dire d'Alain Korkos"
"c'est le summum de la mauvaise foi"
" l'omniprésence du male gaze dans l'ensemble de la production de films, jeu vidéos, comics"
"on ne peut pas tout dire et son contraire"
"Cette démonstration poussive"
"l'article qu'il cherche à brûler au napalm".

Alain, je vous en supplie, soyez fidèle à votre promesse. N'intervenez pas! ! Elle va se calmer d'elle-même.
Oriane, n'intervenez pas! ! Il va se calmer de lui-même.
Complètement d'accord avec Oriane. J'ai pas grand chose à ajouté, mais je voudrais manifester que je suis super surprise et attristée par cet article. La cause va bien, merci. Fallait pas. Ou à la limite, si vous êtiez d'accord avec la thèse, il aurait mieux valu trouver de nouveaux exemples, même si la posture du correcteur reste toujours problématique.

Outre la mauvaise compréssion de l'article au sujet du fessier de Vicky Vale, et outre tous les exemples pour montrer là ou le male gaze n'est, probablement, pas, j'ai cru exploser quand il a été question de Un tramway, Sur la route de Madison et Thelma et Louise. C'est quand même pas ce type de film, pour ce type de public qui satturent l'espace médiatique! Alors, oui, depuis 75 et avant il y a des productions qui ne sont pas calibrées sur le male gaze, mais c'est une goutte d'eau dans l'océan, d'une part.
En plus pour l'histoire du plan ou Meryl Streep s'offre à la brise nocturne, je suis même pas sur que sous pretexte qu'on ne voit pas le corps, le plan soit filmé juste pour "nous les femmes". Alors non c'est pas un plan sexiste, ou dévalorisant. Mais ce plan reste d'un bel érotisme pour tout le monde, homme et femme, hétéro, bi, homo. Tout le monde est content.
Et aussi sur "l'omission" de la scène dans Fenêtre sur cours. Si elle sort habilement indemne une première fois, que retient-on le fil narratif du film? Et n'est-elle pas toujours envoyée à la demande d'un autre?
Et quand bien même, les auteures ne disent pas que chaque apparition d'une femme à l'écran n'est que sexisme, chez Hitchcock compris.

Enfin, les féministes et pro-féministes s'intéressent aussi à l'objectisation de l'idéal masculin hétéronormé, lui aussi saturant l'espace médiatique. C'est une facette de la même pièce, certainement pas à mettre en opposition. Pour le coup, peut-être qu'Alain aura plein de truc intéressant à dire dans une autre chronique.

Par contre ça a eu l'avantage de m'amener à lire l'article de Husson. C'est une super initiation à un regard critique et pro-féministe des productions médiatiques et à voir comment nous intégrons tous le male gaze (se voir être vue), qui n'est pas le simple fait des hommes, cela va sans dire.

Enfin, merci Oriane d'avoir développé et argumenté tout ce pourquoi cet article me mettait mal à l'aise.
Enfin, merci Oriane d'avoir développé et argumenté tout ce pourquoi cet article me mettait mal à l'aise.

En tous cas, il est intéressant qu'elle ait tout mis par écrit.
Car, si j'en crois Jean-Martin Charcot, il n'est pas rare qu'àprès la crise la patiente ne se souvienne plus de rien.
Voilààà, on a eu "mal-baisée", maintenant on a "hystérique", c'est bien, on avance.

(fallait-il vraiment que les "trolls qui partent en sucette" soient ceux qui évoquent le mansplaining ?)
Voilààà, on a eu "mal-baisée", maintenant on a "hystérique"

Ben oui, je fournis du classique. :)
"Spice d'istéric" est un classique. Une version soft du fameux "spice di kounass", si vous voulez
J'espère que vous ressentez comme moi cette demande qui se manifeste dans certains commentaires.
Fournir un "spice d'istéric" me permet de faire plaisir à peu de frais. Alors, pourquoi m'en priver.
J'espère que vous ressentez comme moi cette demande qui se manifeste dans certains commentaires.

Ha pas du tout.

Par contre, je ressens une certaine connerie qui se manifeste dans certains commentaires. Mais pas les mêmes.
Je me suis peut-être trompé, mais lorsque Oriane me traite de beauf sexiste alors que je viens de poster un commentaire tout à fait peinard, j'ai vraiment l'impression qu'elle cherche à faire monter la vinaigrette.
Le torrent d'invective qu'elle déverse sur Alain Korkos et sur son papier qui "cherche à brûler au napalm" se porpose sans doute de clamer les esprits...
Je crois surtout que le plus dégoûtant dans les propos d'Oriane, c'est l'accusation de mauvaise foi, plusieurs fois produite. Je conçois qu'on puisse défendre ses positions avec véhémence, mais l'accusation de mauvaise foi est grave : elle ne juge pas les arguments, mais vise l'interlocuteur en mettant en doute son honnêteté. C'est bien entendu intolérable, en plus d'être absurde. Prourquoi Alain Korkos aurait-il besoin à priori de cette mauvaise foi ? A-t-il entammé la rédaction de son papier en se disant : "j'ai honte de ce que je vais dire, il faut d'emblée que je triche..." . Je le trouve très indulgent envers cette excitée.
Julot ne mérite pas ces attaques. Certes, son scientisme ordinaire le rend quelque peu vulnérable, mais qui ne devine pas, sous la carapace rationaliste, une boule d'affects propice à l'émergence d'une morale authentique, merci Julot, vous pensez donc vous êtes.
Je me suis peut-être trompé, mais quand Oriane vous traite de beauf sexiste, j'ai vraiment eu l'impression qu'elle se prononce au nom d'éléments issus de conversations passées. Si, lors de ces conversations, vos propos étaient au niveau de vos commentaires ici même, je dois avouer que je la comprends.

Vous parlez de "torrents d'invective" : n'avez vous donc plus aucune capacité à déceler un argumentaire ? Oriane argumente et questionne ; toutes les réactions du type "troll", "invective", sont autant d'évitements faciles permettant de ne pas répondre sur le fond.

Vous trouvez problématique qu'Organe "cherche à brûler au napalm" un article, mais vous faites comme si AK n'annonçait pas qu'il "réduit en poussière" les propos d'AC Husson ; vous trouvez "dégoûtant" qu'Oriane évoque de la mauvaise foi parce que "cela met en doute son interlocuteur et son honnêteté", mais cela ne vous dérange apparemment pas qu'il soit supposé a priori qu'AC Husson est débile au point de ne pas voir la direction de bulles de BD.
Ça, précisément, c'est bien de la mauvaise foi.
j'ai vraiment eu l'impression qu'elle se prononce au nom d'éléments issus de conversations passées.
Ce n'est pas qu'une impression. C'est une certitude.
Ce n'est pas à moi qu'elle répond, manifestement. Elle répond aux connards de beaufs sexistes à qui elle eu affaire, c'est évident.
M'assimiler à ces cons est insultant pour moi. Avant de répondre à un message, lisons-le, m...! Surtout lorsqu'on profère avec une telle aisance l'accusation de mauvaise foi. C'est la raison pour laquelle, généralement, je ne réponds pas à ce type de propos. Nous connaissons tous ce type d'interlocuteur borné qui vous dit d'emblée, en substance : "je ne vous écoute pas parce que je sais ce que vous allez me dire".

Le niveau de mes commentaire ici ? Il me semble être au niveau de ceux à qui je m'adresse. Je respecte qui me respecte.


Vous trouvez problématique qu'Organe "cherche à brûler au napalm" un article

Mais, pas du tout !
Cette fois, c'est vous qui lisez mal.
Je ne reproche pas à Oriane des "chercher à brûler au napalm". C'est dingue ça ! C'est elle qui emploie cette expression à propos de l'article d'Alain, qui chercherait à "brûler au napalm" l'article qu'il commente. Je cite son expression comme exemple de ses excès verbaux. Si vous avez l'occasion de relire l'échange, vous verrez d'où vient la violence...

Ce type de dialogue de sourds est généralement sans issue. Quand elles tiennent une occasion de passer leurs nerfs sur quelqu'un, elle ne la laissent pas passer ...
C'est elle qui emploie cette expression à propos de l'article d'Alain,

Ha mais l'objection tient toujours : vous trouvez les propos d'Oriane horriblement abusif et dans l'excès verbal insoutenable, quand ça vous gêne pas que soit annoncé qu'un article va être "réduit en cendre".
Juste plus bas, vous fustigez la plainte des victimes, ce qui fait qu'en somme, vous intervenez… pour vous plaindre.

Vous ne considérez Oriane qu'à travers du "passer ses nerfs", et lui niez toute argumentation sérieuse. Au passage, vous vous arrogez le droit (toujours ci-dessous) de déterminer ce qui a sa place sur ce forum (vos interventions) et ce qui n'a pas sa place parce que soi-disant illégitime (une argumentation en faveur du féminisme). Étonnez vous qu'elle vous traite de beauf sexiste, après.
Étonnez vous qu'elle vous traite de beauf sexiste, après.

Je ne vois pas bien le rapport avec le sexe. On est sexiste lorsqu'on se fritte avec une meuf ? Je la traite comme si elle était un mec. Faut pas qu'elle vienne chouiner.


N.B. : Elle ne me traite pas de beauf sexiste "après" . Elle me traite de beauf sexiste avant.
:o)
Je ne vois pas bien le rapport avec le sexe


Alors, voyons voir.
Des femmes viennent parler de féminisme.
C'est à dire, des problèmes spécifiques que rencontrent spécifiquement les femmes avec la domination masculine.
Vous les traitez de "victimes" qui viennent se répandre en jérémiades chouinantes et d'hystériques débitant des excès verbaux sans aucun argumentaire valable.

Qu'est-ce que ça peut bien avoir avec le sexisme ?

MMmh, vraiment, vraiment, je m'interroge...
Organe
ah ben bravo ;)
(punaise, encore un coup du correcteur d'orthographe sur le Mac - je sais pas comment on l'enlève ce bidule !)
(punaise, encore un coup du correcteur d'orthographe sur le Mac - je sais pas comment on l'enlève ce bidule !)

On peut installer Linux, je pense.
Ha oui mais là c'est un peu radical !
(et compliqué, apparemment : je connais un grand spécialiste de Linux qui a galéré pour l'installer sur son Mac. Si lui a galéré, moi je suis mal parti !)
Je me suis peut-être trompé, mais quand Oriane vous traite de beauf sexiste, j'ai vraiment eu l'impression qu'elle se prononce au nom d'éléments issus de conversations passées.
Je confirme. Il s'était déjà illustré par son sexisme dans le passé, comme par exemple ici [url]http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?5,1159046,1159414#msg-1159414[/url], où il écrit que Lola Lafon est une blondinette écervelée, Bécassine, et qu'elle mérite des baffes et une fessées, avant de s'indigner lorsque des internautes pointent son sexisme (Uune habitude qui ne date pas d'hier).


Monsieur intervient en mode gros troll (en répondant à une question qui ne lui était pas adressée) pour exprimer sa jouissance de voir la chronique d'Alain Korkos remettre à leur place les "féministes obtuses" (se préoccupant, de façon généreuse, de l'image qu'elles donnent de "la cause"), et se plaint d'être qualifié de "beauf sexiste". Comme il est très affecté d'être injustement qualifié de beauf sexiste, il décide d'utiliser une insulte sexiste classique : l'hystérie, prouvant ainsi qu'il était effectivement totalement injuste de le considérer comme sexiste.

Je m'excuse d'avoir oublié qu'être qualifié de sexiste était bien plus dur que de subir des insultes sexistes.

[quote=Julot Iglézias]Faut pas qu'elle vienne chouiner.
En l'occurrence, c'est vous qui n'arrêtez pas de chouiner et d'inonder le forum de vos pleurs.

[url]http://24.media.tumblr.com/c9aa8027ff8a719670c5a7ed54afa423/tumblr_mm2oxi8I0V1spbc7mo1_500.png[/url]
qu'elle mérite des baffes et une fessées, avant de s'indigner lorsque des internautes pointent son sexisme

On peut effectivement trouver des relents de sexisme dans ma galanterie. :o)
Aujourd'hui, je dirais plutôt :"Y'a des coups de pieds au cul qui se perdent".


Mais si j'ajoute que je me demande si "coups de pied au cul" aurait laissé gravé en vous le même impérissable souvenir que "fessée", vous me jugerez encore plus sexiste. Aussi m'en garderai-je.
Alain Korkos fait une chronique pour les abonnés de son site.
Dans cette chronique il exprime son point de vue sur un sujet complliqué.
Si Alain Korkos ne peut pas supporter le contraste des réactions exprimées dans la partie commentaire, je lui suggère d'éditer ses chronique au même format que les vites dits (que l'on ne peut pas commenter).

Je dis ça moins pour lui que pour vous qui prenez sa défense, du moins le dites vous, pour régler des comptes me semble t'il dans un style caractéristique qui n'a rien de "peinard"...
D'une façon générale, je manifeste mon opposition à ceux qui prennent les forums d'@si pour des tribunes et qui profitent de la moindre occasion pour faire de la propagande (qu'elle soit pour Mélenchon ou pour la cause des femmes).
N'étant pas macho moi-même pour deux sous, j'ai du mal à écouter la plainte de leurs victimes, à qui je dis : si vous pouviez faire un effort pour essayer de trouver un autre lieu pour régler vos comptes , je vous en serais reconnaissant. Je ne suis pas responsable de vos déboires.
"qu'elle soit pour Mélenchon "
C'est bien de m'y faire penser, je me relâche un peu pendant l'été:
Votez FdG !
Merci Julot
Allez, une petite entorse aux grands principes : Votez Mélenchon !

Et vive les femmes !
Ma philosophie en très résumé : ne cherchez pas à vous rabaisser pour vous mettre au niveau des mecs. Vous valez tellement mieux que les hommes. Vouloir les imiter, c'est affirmer que vous enviez leur stupidité.
Y'a assez de violence en ce bas monde.
Je suis sincère, c'est pas de l'ironie


Putain, j'ai pas encore lu l'article sur C.Taubira, qui fait la une de Politis cette semaine. En voilà une que j'admire !
Par définition, quiconque poste sur un forum l'utilise comme une tribune. Sinon, on se contente de boire des coups avec les copains au lieu de se coller devant un écran d'ordinateur.
Sinon, on se contente de boire des coups avec les copains

Si vous voulez dire qu'il ne faut pas prendre un forum pour un comptoir de bistrot et qu'il faut se tenir correctement, j'abonde.
Je voulais plutôt dire que si on n'utilise pas un forum pour de la controverse, alors c'est plus sympa d'aller boire un coup (pour de vrai) avec ses potes. Plutôt que de faire des mamours à des amis rêvés sur Internet.
(mais bon, Facebook a du succès, alors qu'y comprends-je)
Je vous avais bien compris et je n'ai pas été clair dans ma réponse.
Je n'ai rien contre la controverse. Ce qui m'ennuie, c'est l'esprit militant. Je l'ai dit souvent et je sais que je radote, mais j'ai la conviction que le militantisme est le principal ennemi de l'objectivité et de la recherche de la vérité.
C'est pour cela, entre autres exemples, que j'ai toujours refusé de me joindre à ceux qui reprochent à Schneidermann son refus du militantisme. Reproche qu'on lui adresse depuis longtemps, au point qu'il s'était senti tenu de pondre un papier (c'était en 2011, je crois, j'ai la flemme de rechercher) intitulé "Je ne ferai pas la campagne de Mélenchon" ou quelque chose dans ce goût-là, au moment où Méluche avait annoncé sa candidature.
Je crois que le procès qu'on fait actuellement à Alain Korkos ressort de la même démarche : on lui reproche d'avoir écrit une chronique critique sur un papier rédigé par une militante féministe et, de ce fait, ne pas servir la cause du féminisme. Je pense qu'Alain Korkos n'a pas à se préoccuper de ce genre de choses.
c'est que les féministes sont de mauvaises fois

Les féministes je ne sais pas, vous... oui !
--

(...)
Bref, j'ai un peu de mal à voir l'objectif de la chronique... à part juste démonter le travail d'A.C. Husson, mais dans quel but ?

Bonjour,
pour ma part, l'article me laisse le sentiment de quelqu'un agacé par des critiques qui généralisent un peu trop comme si "regard masculin" signifiait automatiquement "regard sexiste". Pour aller à l'essentiel : même si un réalisateur met en scène un désir masculin hétérosexuel caricatural cela ne signifie pas pour autant qu'il le pose comme modèle. "Fenêtre sur cour" par exemple est certainement bien plus complexe et intéressant qu'un bête film érotique pour fin de soirée télévisuelle. Hitchcock donnait sans doute des image typées de la femme mais "la blonde hitchcockienne" n'est pas le stéréotype populaire.

Et même le "cul parlant" de la BD de Miller me semble plus qu'un simple spectacle : d'après les indications du scénariste on voit qu'il s'agit de faire une scène franchement érotique qui en l'occurrence doit exprimer un désir féminin, celui de Vicki Vale qui dit "A woman's skin melts at the thought of him". Pour ce que je vois dans les médias, certaines féministes (?) semblent revendiquer des expressions crues du désir féminin (Catherine Breillat, Virgine Despentes, Marcella Iacub voire des actrices porno du genre Ovidie) et finalement, si on parle de relations de pouvoir, vaut-il mieux la Mary Jane nunuche de Spider-man ou cette Vicki Vale qui exprime si directement la sexualité ?
Certes l'adolescent de base va baver devant les images mais Miller est d'une génération qui a rendu le comics plus adulte et, personnellement, je trouve intéressante cette transgression du modèle de la fiancée ingénue (tient, on retrouve Hitchcock ?). Au passage, à mon sens, la sexualité dans les comics est plus porté par les "super-vilaines", la "fiancée-maman" vs la "putain" (y compris les vieilles pour évoquer l'image dont vous parliez).

En fait, je crois que la question me semble celle du partage entre un regard certes masculin-hétérosexuel-blanc mais véritablement artistique, intéressant, et celui qui n'est que la simple reconduction des représentations standards.
Par exemple, quoi qu'on pense de son aspect réactionnaire, Miller pousse très loin l'esthétique hyper-macho jusqu'à un point où ça devient intéressant : après avoir vu le film "300" tiré d'une de ses BD, une de mes proches se demandait si c'était un film "homosexuel". Quelque part, quand on cherche l'identification du spectateur à une caricature de son propre genre, masculin ou féminin, on le renvoie à un désir narcissique, un amour de son propre sexe et, pour le coup, je crois que Miller n'est pas loin d'exprimer l'"homosexualité" des Grecs (ah, les gars de la Marine...).

Et par rapport à l'article de AC Husson, je tendrais à penser que c'est plus grave avec les magazines féminins : ils me semblent fonctionner comme des sortes de gynécées sur papier sauf que là on n'est pas dans le traitement artistique, on reste dans la simple reproduction de prototypes construits de manière à ne pas choquer, à ce que ça rentre dans les têtes sans qu'on ne se pose de question. Miller est tellement ostentatoirement macho qu'on ne peut qu'être conscient de la chose, qu'on n'est pas dupe, alors qu'une pub dans un magazine fait passer son message l'air de rien : mesdames, faites vous belles pour vos princes, occupez vous de déco intérieure et de cuisine, et ne parlons pas politique, c'est pour les hommes.

Ceci pour dire que l'objectif de l'article d'AK ne me semble pas très clair mais que derrière ce flou je vois une question légitime sur le traitement réservé à des artistes par des critiques qui réduisent leur travail au niveau de la pub. On peut montrer la problématique sociologique comme vous le faites avec les chiffres, on peut s'interroger sur les médias et l'"homme normal-normatif" (mâle blanc hétérosexuel) mais Hitchcock ou Miller sont des individualités plus riches que le commun. Ou pour le dire autrement, on peut critiquer les mentalités sexistes en évitant le paralogisme : auteur homme-blanc-hétérosexuel donc œuvre-regard standard de l'homme-blanc-hétérosexuel. Méthodologiquement, la sociologie efface les singularités individuelles mais on peut comprendre que les amateurs d'art s'indignent que dans le même mouvement on efface la singularité des artistes.
Droit de regard

Vous
Je ne vous regarde pas
ma vie non plus ne vous regarde pas
J’aime ce que j’aime
et cela seul me regarde
et me voit
J’aime ceux que j’aime
je les regarde
ils m’en donnent droit.

Jacques PRÉVERT
Recueil : "La Pluie et le beau temps"
Toutes ces lèvres pulpeuses, ces regards torrides, ces muscles saillants... en l'après-midi le plus chaud de l'année (pour l'instant)...
c'est dur.
Vite, un tour dans le congélateur ;o)
"Male gaze: l'occasion de jeter une oeil"... Ça se complique!
Il n'y a plus qu'à attendre la réponse de A.C. Husson. Le feuilleton de l'été ?
je me demande si ceci n'est pas une déclaration de guerre à Laure Daussy...

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