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Commentaires

Les journalistes télé, leurs blogs, leurs opinions : attention, ligne j@une !

Comme tous les citoyens, les journalistes de l'audiovisuel ont (pour la plupart) des convictions politiques, et économiques.

Derniers commentaires

Émission très sympathique. Pas de scoop, mais il est toujours intéressant d'entendre des journalistes s'interroger honnêtement sur leur pratique. Et finalement qu'aucun consensus n'en ait émergé est plutôt rassurant. Si le journalisme était une science exacte cela se saurait.
Juste un petit franchissement de ligne jaune à déplorer chez G.B. :"lâcher la grappe".
L'agréable convivialité qui régnait sur le plateau pouvait s'en passer.
Heureusement, les lunettes étaient très bien.
(Cela n'a rien à voir, mais je ne veux pas conclure sur une note négative).
Ouf deuxieme emission plutôt interessante contrairement à la première.
Le presentateur a enfin pésenté ,a remis les invités dans les clous et on a donc pas perdu le sujet de l'emission et surtout il connaissait son sujet!
Faire aussi bien dès la deuxième emission je soupçonne un travail intensif et un coaching serré :)
Peut être juste un petit regret, l'abscence de synthese finale sur ce sujet.
Pour ma part je prefere que les journalistes disent plus ouvertement leurs opinions, cela eviterait de trop perdre son temp à tenter de decoder leurs paroles.
Emission intéressante, j'ai adoré les lunettes de soleil de Guy B, en parlant de blog, didier porte et des médias en général avec quelques brèves pour se détendre, ceci n'est pas un spam

http://pretentieux.over-blog.com/
je n'ai pas vu l'émission précédente
j'ai aimé celle -ci meme si le concept me parait un peu flou à savoir :

parle-t-on de la limite franchie par les interwieveurs ? les invités ?les politiques?les médias en général?
Enfin une bonne nouvelle !
Un journaliste du Diplo considéré comme dangereux pour la sécurité des États-Unis.

Après Julien Coupat et ses lectures, le pigiste et ses écrits.
Le délit d'opinion bat son plein dans nos contrées occidentales évoluées.
Bravo pour la création du "Schneidermannisme", Guy.

J'avais de mon côté tenté de lancer "Le Schné" sur les forums, mais ça n'avait pas pris ;-)

Sinon, je sais maintenant pourquoi Ligne Jaune ne m'a pas intéressé pour sa première : la présence de cuistres. Pour cette seconde édition, on a parlé entre gens respectueux, ce qui n'empêche pas la rigolade et les piques lancées. J'ai toujours plaisir a écouter des gens en désaccord avec moi dans une ambiance courtoise.
Super défi:


"Mahmoud Ahmadinejad : le héraut perse et... mondial", sur Agoravox, car ailleurs, on y pense même pas!!

L'auteur Alain Jules, peut être un pseudo, est un grand contributeur d'Agoravox, sans doute facilement joignable; "ancien chercheur en Histoire Médiévale à la Sorbonne, et suis aussi diplômé de l’Iris (Institut des relations internationales et stratégiques), cursus permettant soit d’opter pour la diplomatie, soit pour le journalisme."

Joignez donc les faits à votre parole.

Wait and see
Au bon endroit...

Désolé... Mais on se fout totalement didier et moi (je parle pour lui au risque d'être démenti...) de l'opinion politique du boucher. La comparaison n'est pas opportune et, par ailleurs, ce que vous dites des journalistes est à mon sens erroné. Je ne vois pas beaucoup de journalistes subjectifs, uniquement des gens qui feignent l'objectivité, c'est à dire exactement le contraire.
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Bonjour,

J'ai regardé les deux émissions de "La ligne jaune" et elles sont très intéressantes.

Quelque soit le sujet abordé, vous en revenez souvent à la question classique "la production journalistique est-elle objective ?" ou "Le journaliste doit-il assumer sa subjectivité dans son travail ?".

Je pense que cette question est une fausse question, qu'elle vous intéresse parce que vous êtes entre journalistes et qu'elle vous écarte des choses importantes.

Ce qui est énervant quand on regarde, écoute et lit les émissions et interviews de Demorand, Joffrin, Aphatie, Bourdin, Elkabach, Calvi & Co, ce n'est pas leur subjectivité, ce n'est pas qu'ils soient de gauche ou de droite, ce n'est pas qu'ils servent la soupe ou qu'ils agressent, c'est juste qu'ils sont mauvais, qu'ils dévoient le journalisme et qu'ils n'ont rien compris à leur propre fonction.
Car de nos jours, tous les journalistes se sentent obligés de laisser transparaître leur avis, de ne pas paraître connivent (à tout prix) et de juger leurs invités.
De ce fait, il ne servent plus de médiateurs vers le public, ne cherchent pas à connaitre leurs invités, leurs pensées, leurs productions, leurs passés, leurs idées, leur programme, bref à transmettre ce qu'il est intéressant de savoir pour le public.
A la place, les journalistes passent leur temps à juger, à critiquer, à dire le bien et le mal, qui pense correctement, qui devrait s'excuser.
Qu'ils soient face à Magloire ou face à Badiou, les journalistes ne feraient pas la différence : ils emploieront le même ton, les mêmes questions qui induisent leur réponse, s'intéresseront aux mesquines opinions qui font clivage, aux questions "que tout le monde se pose".
L'hyper-subjectivité des journalistes est devenue pour eux un outil facile de starification personnelle.

Donc, quand D.Porte ou G.Birnbaum revendiquent de connaître l'opinion des journalistes, ils abdiquent ; ils admettent cet état des choses, cette déchéance du journalisme. c'est comme demander à son boucher s'il est de droite ou de gauche parce que sa viande est mauvaise.
C'est marrant une émission polémique qui ne fait ni débat, ni polémique. Doit y voir un postulat faux quelque part; Pas facile a résoudre comme question...
j'apprends par un "vite dit" que Guy Birenbaum a
[quote=libération]une capacité à s'intéresser à des histoires qui raisonnent bruyamment en ligne, comme la grande question de savoir qui est le père de la fille de Rachida Dati.
Je ne regrette pas d'avoir décidé de ne pas suivre "Ligne Jaune".
Et quand vous citez "Libération " continuez à ne pas le corriger, c'est raisonable...
Je vais assez souvent à la télévision et je vous affirme que l'on est absolument pas payé lorsque l'on est invité.
Ce n'est pas du tout cela qu'elle voulait dire.
Elle parlait en fait de motivations en termes de concurrence ou de positionnements personnels.

Sur Europe 1, les "chroniqueurs" de Morandini - dont je suis - gagnent 100 euros par émission (une fois par semaine) et lorsque j'y étais c'était 150 euros dans "On refait le monde" sur RTL...
À I-télé et BFM-TV les intervenants - dont je suis - ne sont pas payés.
Les journalistes invités dans des émissions ne sont évidemment pas payés non plus.
Bonsoir,
Dans la seconde émission de la ligne jaune, G. Faure, je crois, a voulu sous entendre en fin d'émission, qu'il y avait plus que de l'idéologie dans les motivations des journalistes de renom qui passent à la télé. (Pour ma part, je dirai aussi, pour ceux qui passent habituellement à la radio)

Je ne peux croire, que les journalistes de renom, habitués aux plateaux de télé, qu'ils soient de droite ou de gauche, ne soient pas rémunérés par les chaines. Que ce soit; pour des émissions dites politiques, ou pour des soirées "people" comme avec Ruquier ou Bouvard. Qui osera un jour aborder la question, qui de la sorte règlera aux yeux de beaucoup de téléspectateurs et internautes; la question de l'objectivité des-dits journalistes.
Gérard

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MOAR !

J'en arrive à penser que cette émission est plus intéressante que l'émission hebdo d'arrêt sur image.



Faudrait changer en fait.
Finalement j'ai regardé cette 2 eme émission : plus construite et GB fait le tour de table de la conclusion. Donc rien à dire, cela se regarde avec intérêt.
Concernant le débat sur les journalistes et leur idéologie : il me semble que ce qui compte avant tout, c'est la compétence. Qu'ensuite le monsieur ou la dame soit notoirement de gauche ou de droite et souvent aussi (comme l'a dit Guillemette Faure) ne roule que pour lui, quelle importance ?
N'est-ce pas pure anecdote ?
Un journaliste montre sa compétence en posant les questions et en exigeant des réponses. S'il ne le fait pas, il est juste mauvais, qu'il soit de droite ou de gauche.
Il franchit effectivement la ligne jaune quand il se donne le droit publiquement d'aller au-delà de ce pour quoi il est payé : l'analyse et un commentaire argumenté, même engagé, mais argumenté. Un peu comme ... heu ... Guetta, quoi !
cette fois-ci j'ai tenu jusqu'au bout mais il y a un sacré déséquilibre dans les temps de parole....
OK, je ne dis rien de plus là dessus mais si Porte pouvait avoir une émission à lui tout seul ce serait bien et il y met ce qu'il veut dedans... je le suis !

juste un mot sur le rappel tout au long de l'émission du fait que les journalistes seraient connivents avec le pouvoir et que ça pourrait leur être reproché ???
perso, pour moi le problème n'est pas que les journalistes aient des opinions, ça parait évident, ni d'ailleurs qu'ils les expriment, ça ne doit pas les empecher de faire leur métier correctement !

par contre ce qui est genant lorsqu'ils interviewent des personnalités du gouvernement c'est que la plupart du temps ils ne maitrisent pas les dossiers aussi bien que les ministres qui connaissent leurs réponses par coeur ; les journalistes se laissent prendre dans leurs petites phrases toutes faites avec une facilité déconcertante et ça c'est vraiment pénible ;
avec pour résultat qu'ils ne peuvent jamais les reprendre lorsqu'ils balancent leurs inepties purement démago.....

dernier exemple qui me vient à l'esprit (mais c'est trop souvent ainsi), l'émission de Samuel Etienne avec Bachelot : http://programmes.france3.fr/comme-un-vendredi/index-fr.php?page=video&id_article=779 quand il lui parle de la pétition des 25 chrirugiens : http://www.millebabords.org/spip.php?article11036
la ministre lui répond qu'"ils ne sont que 25 à signer quand le milieu hospitalier compte des milliers de personnels", réponse ridicule et qui ne dit rien de la réforme !
mais malheureusement le journaliste n'exigera rien d'autre de la ministre !!!
un rien de recherche supplémentaire aurait pu clouer le bec à Bachelot en lui faisant comprendre qu'ils sont peut-être 25 à produire l'appel mais que l'ensemble du milieu de la santé les soutient !!!

c'est cela que l'on peut reprocher aux journalistes politiques : servir la soupe au gouvernement !

et c'est le problème qu'il faudrait peut-être poser un jour dans une émission comme la vôtre car c'est cela qui gêne les spectateurs : la méconnaissance des dossiers !
J'ai beau essayer de suivre l'émission, je n'y arrive pas.

51 minutes assis les bras croisés devant mon ordinateur, c'est au-dessus de mes forces (j'ai abandonné à la 8ème minute). M. Schneidermann, regarder une vidéo sur internet n'est pas être assis sur son canapé devant la télévision...

Ce qui me gêne surtout, c'est que je ne trouve pas un grand intérêt à l'émission. Quelle utilité de commenter les petites phrases des uns et des autres, de faire l'inventaire de coups médiatiques qui ne servent qu'à augmenter la popularité de ceux qui les donnent ?

Sous le chapô accrocheur de l'opinion des journalistes télé, je n'ai trouvé qu'une discussion de repas de famille, du genre : "il aurait pas dû", "elle a bien raison"... dont personnellement je me fiche pas mal.

Comme je suis curieux, je regarderai la troisième émission, mais c'est vraiment parce que je reste avide d'une véritable critique des médias.
Je n'avais pas commenté la première émission, meme si je l'ai pas mal apprécié. Merci pour cette nouvele émission que je vais regarder avec la même assiduité qu'asi.

Intéressant émission en effet, j'en retiens que oui, quand on se retrouve intervieweur unique cela peut être difficile d'avoir face à soi quelqu'un contre qui on a eu une critique radicale sur son blog. Par contre, il me semble que révéler des informations, contextualiser en profitant de sa position de journaliste est aussi un devoir.

Traiter ségolène de populiste, bayrou de lepen light ne me choque pas du tout car sociologiquement, et idéologiquement, cela peut se justifier. Que Sarko aille chez un narcotrafiquant c'est aussi une info. La question n'est peut être pas le dire ou le pas dire, mais la manière de dire. Un blog c'est aussi un endroit où on a le temps d'expliquer, et quand on prend le temps d'expliquer, cela devient moins carricatural et le pris à partie peut argumenter et se défendre.
Dommage que certains asinautes ne peuvent se passer de se "moucher"..
Parfois çà peut être drôle mais plus souvent c' est lassant.

DS m' a "agacée" en monopolisant la parole. Nicolas Beau a des choses intéressantes à dire et heureusement peut les dire en peu d' interventions . Je n'ai pas bien compris ce que faisait là la jeune femme de Rue 89..et pas compris non plus ce qu' elle voulait dire!
En ce qui concerne le fond de l' émission, il me semble qu'un journaliste n'a pas à "mettre en avant" sa couleur politique que l'on connaît la plupart du temps...Y a-t-il une éthique journalistique , une sorte de prestation de serment comme pour les médecins ou les avocats?
je ne trouve pas l' exemple américain judicieux : on assiste alors à des shows et non à des interviews politiques .
Sans intérêt..
Revel était ridicule dans son rôle de petit coq et quand apprendra-ton aux journalistes à ne pas parler sur la réponse de leur interlocuteur..
C' est insupportable.
J' ai trouvé Villardière plus dangereux avec son "Le Pen light".Cà , c'est à contrer...
A+ marie
Une 2eme émission très intéressante contrairement à la première. Le fait qu'il n'y ait qu'un sujet traité permet d'aller au fond des choses. J'aurais aimé voir plus de nouvelles têtes sur le plateau, notamment des gens qui ne soient pas du même bord politique. Il est vrai qu'en prenant des gens de droite et de gauche cela pourrait nuire au débat en le faisant partir sur de vieilles querelles idéologiques. Mais en cadrant bien les invités dés le début, en leur disant qu'il est interdit de franchir cette ligne jaune, c'est à dire de sortir du sujet traité, cela paraît jouable. Cela demande évidemment d'inviter des gens intelligents, qui se laissent parler et ne monopolisent pas la parole.
J'apprécie par ailleurs l'investissement de Guy Birrenbaum dans ce forum car cela donne un vrai prolongement à l'émission, et un plus incontestable par rapport à la télé, plus inaccessible et forcément moins interactive .
La première émission m'avait beaucoup déçu. Celle là m'a beaucoup plus intéressé. C'est certainement dû au sujet moins anecdotique.

Je pense que les journalistes, connus ou pas, doivent laisser transparaître ouvertement leurs opinions (sans toutefois trop les imposer aux gens. Schneidermann a raison quand il parle du blog).

D'ailleurs, cette transparence des opinions, elle se retrouve largement dans la presse quotidienne et magazine (même si de moins en moins). Figaro, Libé, l'Huma, Valeurs actuelles, Marianne, le Monde Diplomatique, La Croix, alternatives économiques. Ce sont des journaux pour lesquels on sait à quoi s'attendre quand on les lit, ils ont une couleur. Juste pour dire qu'il n'y a rien de scandaleux pour un journaliste à s'engager publiquement. Au contraire !

C'est un mythe de penser qu'un journaliste peut être objectif. Même en se forçant, il a toujours un point de vue, et ce point de vue transparaît systématiquement, consciemment ou inconsciemment, dans son article, dans ses formulations, dans son ton s'il est à la télé. Autant ne pas s'illusionner : dissimuler les opinions des journalistes, ce n'est pas oeuvrer à la neutralité de point de vue, c'est leurrer l'esprit critique des gens.
Je n'ai pas encore regardé l'émission. Toutefois, il y a un point qui m'a interpellé, la question posée :

Les journalistes doivent-ils cacher leurs opinions, ou les étaler ?

Il m'est venu cette pensée en réponse instantanée :


Cela dépend des circonstances et de l’objectivité avec laquelle ils affichent leur opinion. Si c’est dans l’optique de faire son travail de journaliste, c'est-à-dire informer au mieux ou de servir ses propres intérêts, sans se soucier de sa fonction principale, voir allant à son encontre.

Mais cette question n’est pas propre aux journalistes. Elle pourrait tout autant être posée vis-à-vis des personnes dont l’influence est grande, qui touche beaucoup de monde ou est susceptible de le faire : Hommes d’affaires, politiques, intellectuels, économistes, scientifiques, médecins, chercheurs, banquiers, chefs d’entreprise, financiers, juges, avocats, artistes, etc, etc… sans oublier les people et même les sportifs, de nos jours, leur opinions semble avoir de l’influence de masse
Je confirme mon premier avis positif! Je suis fan de cette émission! On y aborde de vrais problématiques médiatiques, ce pour quoi @si existe et qui est bien trop souvent oublié dans l'émission principale. Guy est très bon dans son rôle. Quant à DS, qui fait débat dans ce forum, je dirais simplement que son apport est intéressant mais qu'il ne faudrait pas que sa présence sur ce plateau soit systématique...

Par rapport au débat de fond, j'aurais aimé dire qu'un journaliste peut tout à fait exprimer ses opinions sur un blog ou dans l'amphi de SciencesPo (cf Alain Duhamel) et très bien faire son travail, le plus objectivement possible (tout en sachant bien que l'objectivité n'existe pas elle doit pourtant être un objectif), le plus impartialement possible. Selon moi, il est tout à fait réalisable de tacler un homme politique de droite quand on est un journaliste de droite, et vice et versa... Le journaliste est aussi citoyen. Quand il est derrière un micro, il est journaliste, et dans ses heures perdues, sur son blog ou dans un amphi, il est citoyen... Non?
Il me semble qu'une "séquence" a été oubliée dans la polémique Aphatie/"poudre blanche". Effet, Le Canard enchaîné avait rapporté que l'intervieweur s'était excusé deux fois devant Lefebvre suite à une gueulante de Sarkozy. Au passage, Sarkozy aurait, toujours d'après Le Canard, allégrement franchi la "ligne jaune" en déclarant qu'il faut, je cite, "cracher à la gueule" des journalistes.
Moi aussi... David Lynch et Patricia Arquette aussi je parie...
J'adore le générique !
Super concept!
Sujets solides, débats attirants, questionnements légitimes et pertinents...
Un petit moustique dans le paysage médiatique!
Seule critique: pourquoi pas, si on oublie Guy; un harmonieux carré d'invités de deux femmes et deux hommes plutôt que trois hommes et une femme deux fois de suite? Hasard ou misogynie? (ça va je plaisante)
Si je devais faire un sujet là-dessus, je choisirais " Mais pourquoi DS énerve-t-il tant certains @sinautes dans Ligne jaune ?"

En intro, un rappel des faits : qui est DS / c'est quoi @si, pour en arriver à "donc, les @sinautes connaissent et apprécient probablement Ds en animateur.

Et pourtant, lorsqu'il est invité comme chroniqueur dans Ligne jaune, les critiques pleuvent sur le forum : il est "trop" : trop présent, trop bavard, trop directif ... trop trop !
Comment pourquoi, qu'est-ce qu'il se passe-t-il donc ????

Regardons le début de l'émission du générique jusqu'à l'extrait Bayrou 1.

Ou écoutons plutôt, sans forcément chercher à comprendre, juste pour identifier qui parle quand :
Oui, DS parle "plus" : il intervient plus souvent (j'ai fait des croix) et a un temps de parole plus long (chronomètre à l'appui) que les autres invités sur le plateau.

Bon, maintenant, écoutons ce qu'il dit :
Et d'abord, ce qu'il ne dit pas : lui, quand l'animateur le présente il ne rien, il hoche la tête. D'autres disent bonjour ou lancent une plaisanterie. Lui, non, rien.
J'aurais pas de mal à trouver quelques moments où DS recadre le sujet, rappelle une question, corrige ... bref où il est un petit peu plus animateur qu'invité par moments... tout de suite, puisque voici sa première intervention parlée :
« bein, moi je pense à trucs, non, non je pense pas que c’est dérisoire, je pense que c’est un vrai débat pour des, d’ailleurs ça tombe bien on fait une émission dessus donc j’espère qu’on va arriver à tenir à peu près..(rire) »,
Et là, je me pencherais plus précisément sur son utilisation du "on" : "on fait une émission là-dessus" "j'espère qu'on va tenir" : aucun doute, cette émission c'est quand même un peu la sienne aussi, ce ne sont pas là des propos d'un invité qui espère que sa contribution sera appréciable, nononononon : il est stressé, il faut qu'lele marche cette émission qui est aussi la sienne.

D'ailleurs, ça se voit qu'il sait comment ça va se dérouler.

Coupons le son et voyons donc :

Manifestement, il sait dans quel ordre les gens vont être présentés, et ça ne semble pas beaucoup l'intéresser ( le top, que je repasserais au ralenti c'est qu'il détourne carrément la tête au moment où Beau est introduit : soit il est malpoli soit il se passe un truc dans le studio qu'on en perçoit pas !)
Il sait aussi que Guy va lire un texte, il sait quel texte, et il écoute comme on attend que ça passe.
Il sait que la première question ira à Beau, et il sait peut-être même ce que Beau va dire parce que là, il en profite pour regarder s'il s'est bien limé les ongles ...

Donc, y'a un décalage entre ce qu'on entend et ce qu'on voit.
On entend qu'il dirige pas mal les choses, et en même temps il ne se met pas vraiment "dedans" ( alors qu'il serait tout à fait dedans si c'était lui qui animait, j'en suis sûre, et ça ne dérangerait personne).

On voit un patron de chaîne qui surveille son nouveau bébé, qui sait ce qui doit se passer quand et s'assure que ça avance bien.
...et on entend surtout un animateur un brin paternaliste mais très touchant qui explique ses erreurs et donne des conseils au jeune animateur, et là on croirait qu'il oublie les caméras, que c'est une histoire juste entre eux, que DS est en train d'aider l'animateur à préparer la prochaine, en train de lui apprendre à faire son boulot.

Hein quoi ? De lui apprendre à faire son boulot ? Donc le patron de chaîne il nous donné un animateur qui n'en est pas un ? Ou pas tout à fait, ou pas encore ?
Et le patron de chaîne est lui-même un animateur, et journaliste... et c'est lui le formateur du nouvel animateur ? Sauf que là c'est l'invité.
Bon, qui fait quoi, on n'y comprend plus rien !
Que chacun se mette clairement d'un côté ou de l'autre de la ligne jaune SVP !

D'un côté ou de l'autre, je crois que tout peut être accepté, mais un coup d'un côté, un coup de l'autre, et la troisième fois je ne suis pas là, c'est vrai que ça perturbe. Et ça c'est carrément un thème pour Ligne jaune.
Compliments, m'sieur Birenbaum, pour votre façon de dérouler l'émission...
Vous arrivez de mieux en mieux à gérer DS :)

Tiens, et même si vous ne manquez sûrement pas de sujets, une p'tite ligne jaune : la com' autour des artistes pro-Hadopi, avec les magouilles des pétitions/signatures, et les journalistes qui relaient tout ça sans poser aucune question...
D'autant plus amusant quand on soulève un autre problème : parmi tous ces signataires et amis déclarés de l'Hadopi (enfin ceux qui ont officiellement signé), nombre d'artistes utilisent l'informatique.
Vous seriez surpris de savoir quelle est la proportion de logiciels achetés dans lesdits ordinateurs (et je parle aussi de très grands noms du métier)... Mais là, on a plein d'excuses, bien sûr, qui sont censées être bien plus recevables que celles du pékin qui a téléchargé trois mp3...

Sans parler du côté totalement liberticide/big brotherien de cette loi...

À mettre aussi en relation avec la nouvelle mode pour la promotion :
lançons un concours de clips sur notre artiste, et le gagnant (ouais !), celui qui aura réalisé le meilleur clip à ses frais (ouch...), verra son nom cité dans les crédits (euh, ouaaaaiiss...), perdra tous ses droits d'auteur/réalisateur (re-ouch) et aura droit à une prime de quelques centaines d'euros, jusqu'à 1000 parfois (hein ?)...
Consultez les annonces professionnelles, les mailing-lists de cinéma, etc.

Et le relatif silence autour des artistes qui ont signé contre...

Mais bon, j'ai déjà tanné Sophie G. avec tout ça...
Mais je n'ai pas pu m'empêcher d'y revenir, car on est réellement en train de se faire bouffer l'internet sous couvert de...
J'ai bien apprécié ce débat. J'ai compris pourquoi vous n'aviez pas abordé le problème de France Inter, mais je le regrette tout de même. Cette fameuse ligne jaune à ne pas dépasser, même vous les "vrais" journalistes en êtes victime et ne pouvez pas tout dire; dommage!
Vous auriez pu par contre aborder le problème des pseudos- journalistes choisis par NS pour lui poser des "questions"!! lors de ses interviews ou autres conférences de presse....eux aussi ils ne sont pas tristes!
Mais où est donc passé Mater Tenebrarum aka Serge Cohen?
Mais non c'est affectueux! j'adore Dario Argento...
J'ai une suggestion totalement délirante pour l'excellent animateur de débats de la ligne jaune : j'abuse, mais je propose le casting de la prochaine émission d'@si.

Dans le rôle principal : Guy Birenbaum
Accompagné de 4 prestigieuses personnes (attention le gros délire commence, mis il fô bi en fer la teuf de tan zan tan, pô vré ? ;-) :
Donc, dans une présentation chronologique arbitrire, je propose :
- François Bayrou, grand maître de l'émotion
- barack Obama, heu... idem que FB
- nicolas sarkosy... comment li dire ? ben voui, idem sacré petit Mickey o grand'zoreilles (comme JM Apthie)
- et là, zallé pas zen croa re vos zoreilleux : la cerise sur la gâteau de the débat politique du siècle est... sera ... Une très grande dame que l'on ne veut jamais laisser exprimer ses zém o si ons... Allez, zi va, c 1 d eve i net. Je suis absolument certaine, ça arrive, ue J B va trouver ;-) il en crève d'envie :-)))))))

Et comme ces 5 personnages en quête d'auteur sont bien contraints d'entendre kill an mmmmmaaaaaaaanque un 6e, je suggère de ne pas oublier le rôle majeur, comme u piano, du maître de la vue, celui qui sait capter les silences essentiels, les sourires réels, le bien-être de chaque acteur, les paroles d'or, et tutti quanti : arriba !!!!!!

Bon, ça commence à être sacrément long mon laius. Ze vous laisse coziter tranquillamenté and I would prefer not to say what i would like to say ;-)

PS : si vous zavez besoin d'aide pour trouver la réponse qui va clôre mon casting infernal, débrouillez-vous ! ;-)
PS 2 : ze trouve ke ze débat doit avoir lieu sur @si mais pas seulement : pardon à monsieur schneidermann, il faut diffuser sur @si mais aussi sur toutes les chaînes du monde où cela pourrit être zut îls

Allez, je me connais un peu, je suis cap de vous en faire à l'infini des PS. Alors j'arrête et j'y crois. Yes Chicane reach our Goal. Please, help li loo moult y pass and B Y U Rz self ;-)
La ligne jaune, ce n'est pas tant qu'un journaliste "censé" ou se présentant comme neutre ne le soit pas, mais c'est plutôt le fait qu'il utilise le dénigrement et discrédit d'une manière systématique.....
Pourquoi -éternelle question- ne présenter Estelle Denis QUE comme la femme de l'entraîneur de l'équipe de France ? Que vous disiez, entre autres, qu'elle l'est, soit. Mais que vous ne disiez que cela, c'est simplement mysogine.

Bon, sinon, cela n'enlève rien à la qualité de l'émission. J'avais aimé la première, celle-ci me semble meilleure, plus aboutie.

Je fais partie de ceux qui pensent que l'on devrait toujours savoir d'où parlent les journalistes, j'aimerais qu'ils fassent, sobrement mais clairement, part de leurs orientations (ou de leurs hésitations d'ailleurs, car tous n'ont pas des idées arrêtées). Le sujet est passionnant car si peu tranché en France: ceux qui le disent se font systématiquement taper sur les doigts, ce qui est d'une hypocrisie phénoménale !

Bon courage pour la suite.
merci à vous, très agréable émission...
J'aime bien l'ambiance et le ton général. Les sujets abordés sont intéressants.
cependant
je regrette un peu que n'eussiez pu entrer plus en profondeur dans le sujet de profondeur...

Qu'est ce que la ligne jaune? De quelle ligne jaune parlez vous?
Ici vous semblez aborder la ligne jaune qui sépare le "journalisme correct" du "journalisme incorrect" (pour schématiser), lorsque celui-ci interviewe un homme politique. Quel est ce tabou que le journaliste n'ose pas franchir habituellement ? C'est à dire: qu'est-ce qui caractérise le tabou ?
Le tabou est un sujet qu'il n'est pas autorisé d'aborder en public. Mais alors quel public? et qui autorise?
cela dépends du "lieu" où le journaliste s'exprime :les tabous ne sont pas les mêmes à la télé, à la radio, en conférence de presse ou dans un bureau. Cela dépends aussi de l'heure: le public n'est pas le même à 8h sur europe1 qu'à 23h sur skyrock...
Pour des raisons factuelles (le soir on se couche), mais aussi parceque les gens qui font les émissions (ça peut être des journalistes), formattent leurs émissions d'après leur propre tabous, idéologie, humeur, culture, place sociale, et finallement classe sociale (même si un riche peut faire des émissions pour des pauvres, parcequ'il a cette fonction).
Et les gens des médias, surtout les intervieweur politiques, ne sont pas là par hasard. Ils sont plus ou moins consciemment choisis par leurs supérieurs, parcequ'ils ont un rôle à jouer. Les supérieurs imposent alors leurs règles : l'interdit et le tabou sont fixés par la hiérarchie (et donc la connivence, la complicité et la soumission des inférieurs est permise). Notre société étant pyramidale, très hiérarchisée, avec de fortes inégalités, très peu de gens qui controlent beaucoup et sont très riches, ceux qui sont tout en haut répercutent leurs choix (économiques, politiques, sociétaux, etc) jusqu'en bas de la pyramide.


Les raisons obscures de la ligne jaune

Car en effet, ce que vous n'analysez pas du tout, c'est qu'il y a des forces psychologiques et sociologiques qui font que les gens n'agissent pas 100% consciemment. Il y a même une très grande part d'inconscient (individuel et collectif) dans tous les actes de tout être humain !
Ce qui a d'énormes conséquences... C'est ce qui fait par exemple que les meilleurs politiciens sont les meilleurs psychologues (parfois inconscients de l'être!). Ce sont ceux qui peuvent le mieux communiquer avec l'inconscient des gens, et qui peuvent dès lors, d'une certaine manière les manipuler.

Les bons journalistes :

Les meilleurs journalistes sont ceux qui ne se laissent pas manipuler car ils peuvent alors être pertinents. Mais ils sont alors dans une mauvaise situation, car le supérieur impose ses règles, et le journaliste ne peut pas dire ce qu'il veut (les plus mauvais journalistes sont les propagandiste, confer l'amerique et les propagandistes republicains contre democrates -ce qu'essayait d'expliquer la demoiselle, je crois-). Donc il y a très peu de bons journalistes dans les grand médias, in fine.
Du coup, et pour rejoindre le débat, pour déjouer la manipulation, il vaut mieux connaitre la position de qui parle. Car alors on est mieux armé pour attaquer sur les points de désaccord, les point fondamentaux, qui sont souvent des croyances, des idéologies, des préjugés. Sans cette remise en question, la manipulation est plus facile.

Le système politico mediatique :

D'autre part, sociologiquement, il se forme des petites communautés, chacun son style, son idéologie, ses potes, son journal, etc, qui forment des plus grosses entités, jusqu'à former le "système politico-médiatique", qui est une sorte de goutte (avec peu de gens en haut et beaucoup de gens au milieu), qui impose ses normes culturelles à énormément de gens (qui font partie de l'océan), grâce aux émissions qu'ils autorisent et tous ceux qui y participent

Résumé :
la ligne jaune (qui est la norme à ne pas franchir) se situe souvent dans l'inconscient des journalistes. L'inconscient est influencé par toutes les informations qu'un homme reçoit, donc c'est surtout son entourage qui l'influence, mais aussi "lémédia" (quand il est en bas de l'échelle et qu'il regarde 4h de télé après avoir bossé toute le journée...).
Consciemment aussi, les journalistes s'imposent ou acceptent des règles, en fonction de leurs interets, leur façon de penser, bref des choses elles aussi influencées par leur entourage paradoxalement.
Les journalistes (comme tout etre social) sont donc soumis à des forces sociales qui leur imposent des règles, des normes, des tabous et des lignes jaunes : une "éthique la pensée",
et ces règles dépendent de la classe sociale que le journaliste cotoie ou envie. Les journalistes vont à leur tour influencer ceux qui reçoivent l'information (la masse), et ainsi la masse est manipulée par les puissants, indirectement.
C'est ce qu'on leur reproche parfois, je crois.

Internet
Et puis, Internet est arrivé... et là, c'est le drame pour le patron (ou le "système", à supposer qu'il y en ait un) : tout les tabous, les règles, les barrières, les lignes jaunes qu'il a soigneusement entretenu (quand il ne les a pas carrément fabriqué) se retrouvent mis à nus, par une bande d'internautes sauvages (et malheureusement encore libres). Il se trouve que grâce à l'anonymat et au caractère public et presque gratuit d'internet, les gens parlent plus facilement car ils ne subissent pas de pression personnelle (étant anonymes), alors les informations circulent, des vérités éclatent, et on respire. Mais ça, ça en dérange certains.
Par ailleurs, les blogs ont un statut bâtard : ils ne sont pas confidentiels (parole libre du journaliste chez lui versus parole soumise aux règles dans "lémédia"), ni anonymes. Ils ne sont pas soumis aux même règles qu'ailleurs (car internet est assez récent, et pas bien controlé car difficilement controlable). Alors certains journalistes en profitent (grand bien leur fasse), mais quand cela compromet les intérets des plus puissants alors ces derniers savent se faire entendre... La soumission tacite règne.
Mais bon, si ça continue comme ça, bientot la véritable information ne se trouvera que sur internet, anonymement, sans trop passer par les journalistes professionnels (désolé les gars)

Pour finir, l'humour
pour moi, l'humouriste est un briseur de tabou : de par sa fonction sociale, et grâce à la puissance du rire, il a le droit de dire des choses interdites. En ce sens il aide tout le monde, mais surtout l'information populaire. Car il peut mettre à jour des affaires embarassantes, que le pouvoir a tendance à ne pas divulguer, pour protéger ses interets propres.
Avant Internet, les humoristes avaient certainement un role encore plus grand à jouer !



Voila entre autres choses, désolé c'est peut etre un peu long (et faut lire doucement, désolé).

Bref, encore merci et Je vous engage pour la prochaine fois à essayer d'avoir un peu plus de structure (faites ce que je dis pas ce que je fais...). Par exemple : étudier la "ligne jaune" de tel journaliste dans telle situation, ça veut betement dire : qu'elle est la ligne jaune qu'il a franchi, pourquoi est-ce une ligne jaune, comment se matérialise-t-elle, comment est elle perçue par les uns et les autres (journalistes, politiques, sociologues par exemple)? Au delà des faits bruts...
Vous y répondez, certes, mais en partie et de façon assez désordonnée, ce qui donne pas assez de sens au débat, si vous me permettez cette remarque.

Mais continuez c'est un plaisir de vous écouter !
Au risque de hurler avec les loups et cela devrait vous faire plutôt plaisir, bravo pour cette 2ème émission, intéressante, enlevée et décontractée. Je ne trouve pas personnellement que DS sorte des clous en étant "patron" et "invité". Au contraire. Cela ne doit pas être un excercice si facile et il s'en sort très bien. Les autres invités étaient très bien choisis et contribuent inéniablement à la réussite de cette émission. Je ne peux m'empêcher de me dire que si on y voyait Naulleau, je prendrai la tangente illico (ce qui m'arrive avec l'émission "Dans le texte", rien à faire je ne m'habitue pas !).
Finalement et en toute mauvaise foi, je préfère les journalistes de gauche à ceux de droite ! Bonne continuation.
Le problème avec les journalistes qui avancent "masqués" (sans dire d'où ils parlent), c'est que leurs interviews peuvent facilement devenir aussi malhonnêtes que ces publireportages de presse écrite dont la mise en page, quasi-similaire à celle des articles "de fond", entretient exprès la confusion.
Il faudrait savoir d'où ils parlent. Mettre un logo sur l'écran, par exemple une louche, quand ils vont servir la soupe aux invités qu'ils choient.
Or si le spectateur voit cette louche, il saura à quoi s'en tenir. Et ça, c'est pas le but du jeu du tout : l'intérêt est de faire de la com' pour son camp (ou son candidat) sans que ça ait l'air d'en être - ou de descendre un adversaire sans en avoir l'air.

Ceci dit, quel est ce "camp" ?

En gros, 3 catégories de journalistes :
1) l'engagé : partisan pour son camp idéologique.
2) l'opportuniste : partisan du camp au pouvoir, quel qu'il soit.
3) le Père Noël : tente de faire son travail le plus objectivement possible.

S'il est évident qu'il y a une presse de gauche et une presse de droite (avec des "variables"...), on ne peut pas en dire autant de la télé en France. Hypocrisie monstre où des gens appartenant aux catégories 1) ou 2) voudraient nous faire croire à l'existence de la 3ème - dont ils feraient partie, bien évidemment.
Je ne sais pas pour vous, mais je crois de moins en moins au Père Noël... Surtout quand on voit le mariage consanguin du politique et du médiatique, union dont le fruit NE PEUT EN AUCUN CAS être bénéfique à la démocratie (que le mariage soit direct ou indirect - appartenance du journal(iste) à un grand groupe dont les intérêts sont "amicalement" mêlés à ceux du pouvoir).

Et on se rend bien compte qu'on n'en sortira pas. A moins de réaliser la séparation des pouvoirs médiatiques et politiques... Donc on n'en sortira pas. A moins de devenir des spectateurs à l'esprit critique exacerbé... Pas gagné non plus, hein...

Donc en fin de compte, vu le système (c'est-à-dire la relation journaliste/politicien/citoyen/démocratie) dans lequel nous sommes plongés 24h/24, à moins de parvenir à le repenser entièrement (par ex, une possibilité serait d'avoir toujours au minimum 2 sons de cloches, au minimum 2 interviewers aux sensibilités différentes), il vaudrait mieux savoir d'où le journaliste parle. Pour éviter d'avoir à subir l'effet "publireportage", et peut-être même que présenté ainsi, le journaliste serait moins tenté de faire de son interview un publireportage.

Ça serait peut-être aussi efficace qu'un cautère sur une langue de bois, mais ça serait déjà ça.
je rajoute que voter blanc ou ne pas voter ne veut pas dire qu'on n'a pas d'avis.
C'est excellent!! C'est drôle, rythmé et plutôt informatif! Par contre les gars c'est pas la classe qu'il vous faillent une minute pour vous rappeler de Jon Stewart ;-) Je suis d'accord avec ce qui est dit au-dessus, le pendant à gauche de O'Reilly c'est plutôt Olbermann sur MSNBC... Stewart est vraiment comédien, même si son émission est devenue indispensable pour obtenir de vraies informations. Mais il lui manque un équivalent conservateur. Et il nous manque quelqu'un de son acabi en France...
Bravo pour cette deuxième émission.

cette émission me fait me demander comment les journalistes préparent leurs interviews. Je m'explique, pour le cas Aphatie, je le trouve bien meilleur au grand journal que sur rtl. Il est parfois affligeant de de constater que sur RTL, il ne conteste que rarement ce que disent les politiques notamment de droite alors qu'il se le permet un peu plus sur le grand journal. Cette différence de traitement est-elle du au type de média, à la présence d'autres chroniqueurs, à la ligne politique du média, je ne sais pas mais je le trouve pas du tout crédible sur RTL.

Mais je suis aussi consternée par les réflexions de certains journalistes (c'est aussi le cas des politiciens). J'écoutais le grand jury (RTL toujours, je vous rassure, j'écoute beaucoup plus inter qu'RTL) tout à l'heure et j'étais frappée par le fait que les journalistes prenaient pour "vérité" les paroles politiciennes. Dans cette émission où était invité Mélenchon, un des journalistes faisait référence aux bienfaits de l'Europe notamment pour les étudiants (avec les échanges internationaux ERASMUS) et le fait que l'on puisse aller facilement d'un pays à l'autre. C'est grotesque de prendre ces exemples. On n'a pas attendu l'Europe pour faire des échanges étudiants et heureusement, on ne se limite pas à l'Europe. Quant à la faciliter de passage d'un pays à l'autre, la Suisse n'en fait pas partie et pourtant on y rentre facilement (c'est le fait de l'espace Schengen). Bref, je pense que souvent les journalistes seraient mieux inspirés de poser des questions sur bases réelles plutôt que de vouloir mettre leur interlocuteur mal à l'aise ou en colère (pour faire du buzz ???).

(je trouve que c'est de la malhonnêteté intellectuelle de prétendre être objectif alors que personne ne l'est. En revanche, il existe des faits objectifs et partir de là est bien plus intéressant et enrichissant).
Mais alors, quand est-ce qu'on va parler de Jean-Luc Hees, de Philippe Val, de France Inter ... en franchissant la ligne jaune ?

Vivement !
Merci pour cette nouvelle émission.
A mon sens, la lisibilité politique de tel ou tel journaliste n'est pas vraiment la question fondamentale. Quand on regarde le "journal" de Pernault sur la Une, on comprend rapidement où il se situe, "d'où il vient" pour reprendre les termes. Ce qui pose davantage question est la mise en scène de l'information, ce qui est dit , comment c'est dit et surtout ce qui n'est pas dit car c'est dans l'implicite que se construit une pensée. Or, nous n'avons que très rarement les codes qui permettent de décrypter les montages (nonobstant les éclairages d'ASI et de quelques autres). En ce sens, cette émission fait écho à celle qui était consacrée au boycottage du Monde par les universitaires, agacés par la couverture du quotidien sur leur mouvement. Et souvent, on oublie que ces traitements ne sont qu'une reconstruction d'une "réalité" et que c'est dans cette reconstruction que tout se joue.
Sinon, j'ai trouvé cette émission plus équilibrée que la précédente grâce à l'animateur qui trouve sa place parmi ses intervenants.
Bravo pour cette deuxième émission. continuez ainsi, c'est de mieux en mieux !
Emission très plaisante, vraiment très agréable à suivre.

Cela parait même un peu court, une petite rallonge aurait permis d'aller encore plus loin dans le sujet.

Merci pour ce bon moment.
autant j'avais peu apprécié la premiere, autant j'ai adoré celle-ci
comme quoi, des invités intelligents qui ne parlent pas tous en meme temps, ça le fait pas mal pour un debat : )
merci et a bientot
Et qui fait bien le point sur les journalistes de TV.

Une des différences entre les USA et la France, c'est qu'en France on est pris en tenaille, entre le matin le surjoué journaliste en radio et le soir rebelotte sur une TV, c'est pénible, que l'on sache, car on le sait au style des questions, que l'intervieweur est de telle ou telle tendance ou pas, peu importe, le problème, c'est que ce sont toujours les mêmes et que sur les grands médias, ils sont toujours de la tendance du pouvoir élu, le pire étant que si le pouvoir change de couleur, le journaliste fait le caméléon, combien de journalistes de gauche sont devenus de droite avec Chirac et Sarko.

Finalement la cohabitation avait du bon, car les deux postures étaient envisageables pour ces gens sans colonne vertébrale.

On aurait aimé en entendre davantage sur l'interview complice et l'interview pitbull, car en fait beaucoup de journalistes font dans le gentil au début et méchant à la fin, mais prise dans la dernière minute la question critique s'enfonce dans les sables-mouvants du jingle. On reconnait même les UMpistes aux journalistes qui agressent tout de suite les politiques de gauche. C'est ça l'allégeance.

http://anthropia.blogg.org
Deuxième émission, même constat. Le concept ligne jaune, c'est le café du commerce... tant qu'à se farcir une discussion de comptoir, autant le faire en vrai, une bière à la main. C'est d'ailleurs certainement ce que je ferai le jour où l'idée me viendra d'en regarder une troisième.

Peut-on espérer que, grâce à ce défouloir d'opinions, l'émission phare d'arrêt sur images retrouve ses qualités d'analyses les plus objectives?

Je l'espère sincèrement.
Bonne question que celle de la "position" du journaliste. Didier Porte et Guy Birenbaum semblent penser que, l'objectivité étant impossible, il serait souhaitable que lesdits journalistes disent "d'où ils parlent". Cela m'inspire deux réflexions :

1. On semble supposer que, quel que soit le sujet, l'angle d'attaque, le filtre, les références de l'interviewer resteraient fixes. Apathie étant de droite, par exemple, serait incapable d'interroger le monde autrement qu'en termes comptables. Didier Porte, homme de "gauche", s'il était journaliste, serait incapable quant à lui d'entendre parler d'économie et rabâcherait l'antienne "T'es un patron, t'es un vilain" ou "T'es mouillé dans le pouvoir avec Sarko, t'as tort".
Je caricature bien sûr les choses.

2. Dans une autre vie, j'ai fait des petits dessins pour le journal du PS (quand il en existait un). Quoique sympathisant, je trouvais ce canard illisible. Pourquoi ? Parce que les réponses étaient données avant les questions ! Et qu'une vision trop partisane des choses ne permet pas de vrais questionnements et d'éventuelles remises en cause, ou simplement un débat ouvert. Lorsque j'assiste à une interview, j'ai envie d'entendre des arguments, divers et variés. Pas une joute.

3. La fameuse tarte à la crème des journalistes qui devraient "déstabiliser", faire sortir de ses retranchements la personne interrogée, etc. "Comme font les Anglo-saxons", bien sûr (c'est fou comme les "Anglo-saxons" ont tous les défauts, mais comme il faudrait toujours les imiter !). Je n'y crois pas. D'abord parce que j'aime bien entendre une pensée qui va jusqu'au bout d'elle-même, et que le fond me paraît plus important que les réactions d'humeur immédiates. Sauf dans quelques cas.
Ensuite, parce qu'il est beaucoup plus aisé d'obtenir des infos avec un ton apaisé qu'en braquant l'interlocuteur ; notre expérience quotidienne peut en témoigner mille fois ! La "confidence", comme dit Daniel (qui pourtant la pratique avec assez de maladresse parce qu'on le voit toujours venir de loin !).
A moins qu'on veuille faire du spectacle. Mais là, c'est un autre débat…

Je pense qu'entre le journalisme invertébré et le journalisme d'opinion, il doit y avoir place pour la vivacité pertinente et "sagace"…

Merci pour cette intéressante émission.
Bravo ! C'est vraiment le genre d'émission que je recherche! Un regard vraiment critique sur lémédias ! Des vraies questions même si les réponses restent un peu en suspens.
Et le fait que DS puisse donner des opinions très tranchées sans être dans le rôle de l'intervieweur, ça a un intérêt indéniable.

En plus, pour une deuxième émission, GB était vraiment dans le rôle, et tout le monde semblait bien à l'aise (avouez, ils avaient auparavant été invités à un gueuleton, non ?), et les interventions étaient équilibrées. Je regrette un peu que Didier Porte n'ait pas fait des interventions plus développées au lieu de vannes, amusantes certes, pertinentes, et qui donnaient de l'intérêt au débat, mais assez limitées sur le plan de l'argumentation pure.

En fait, le fond était tellement intéressant que j'ai dû visionner une seconde fois pour analyser la forme et comprendre comment ça pouvait aussi bien rouler.

Il faut dire aussi que l'émission faisait moins polémique, moins touffue, plus réfléchie que la première, moins sulfureuse. Et le forum aussi. J'avais trouvé la première déjà très intéressante, alors celle-là............

Je trouve quand même (en France, il faut toujours râler un peu ou on n'existe pas), que quelqu'un qui connaitrait la critique radicale de Chomsky ou de Bourdieu, ça pourrait servir, juste pour en discuter. Parce que c'est une réflexion que je me suis faite à plusieurs reprises en écoutant, que le point de vue de l'un ou de l'autre pourrait éclairer le débat.

Merci, je n'ai jamais regretté mon abonnement, mais là, je suis enchantée.
Bravo @SI ! Cette Ligne J@une est encore mieux que la première.

Guy Birenbaum pète le feu, quel final !

Si Didier Porte pouvait être un invité permanent ce serait parfait.

A la prochaine ...
Je voudrais savoir, auprès des spécialistes... pourquoi, relativement souvent, même moi le gros gaga du comptoir je détecte un mensonge ou une malhonnêteté énorme dans un propos de l'interviewé... lesquels mensonge et malhonnêteté ne sont absolument pas relevés par l'interviewer !
C'en est spectaculaire ! Car il faut entendre alors l'auditeur bondir de sa chaise : "quoi ? salaud d'arnaqueur de ceci-cela !" etc. Tandis qu'à l'antenne : rien ! ça glisse tout seul, et on a le vertige...

Exemple célèbre avec la phrase de Michel Rocard, systématiquement tronquée (la France ne peut accueillir toute la misère du monde [cut]...), alors qu'il est d'une facilité extrêmissime de se renseigner pour avoir la complète, avec les cornichons, les petits oignons, tout ! ...ou même de tomber dessus par hasard... et donc de relever l'intox.

Et c'est ce qui n'est pas fait ! Même sur France Inter, même dans ce repaire de gauchistes rougeoyants qu'est parfois la Matinale.
Là, il y a, je veux bien le croire, au moins de la déontologie héroïque. Bravo ! j'en suis tout aplati.
J'en transpire pour vous, chers journalistes... Comment n'attrapez-vous pas de crampes, à ne surtout pas relever ce gant ?

Quelle est cette règle qui vous maintient ? Quel est son but, sa justification ?

Car on a l'impression, devant ces accès de mutisme si incroyable, qu'une autre ligne jaune, la nôtre, a été franchie dans l'autre sens : morale bousculée dans les orties.
Ce qui tend à prouver que vous avez vos lignes, très puissantes barrières, et qui ne sont pas celles des auditeurs. Pourquoi, comment ? Expliquer ceci pourrait, peut-être, nous donner des indices sur cette mystérieuse ligne jaune que l'émission n'a pu vraiment définir... Mais que les commentaires pourraient bien, ici et maintenant, encadrer peu à peu...

Merci et bravo pour tout, on se régale.
Ce qu'il sait ET ce qu'il pense... Car ce qu'il sait est aussi conditionné par ce qu'il pense et ce qu'il est.

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Bonjour à tous,

Merci Monsieur Birenbaum, parce qu'il est en effet appréciable de vous écouter et de vous voir vous agiter sur votre fauteuil pour animer cette émission. C'est très intéressant de la regarder, même si vous êtes vous-même sur des pentes sensibles, où il est difficile d'avoir des points de vue bien définis. Comme dirait DS : "c'est compliqué".

J'ai été étonné, concernant le passage sur de la Villardière, que vous n'évoquiez pas l'utilisation de "Le Pen" pour mettre Bayrou du mauvais côté. Quoiqu'on dise et quoiqu'on pense, Le Pen est le personnage politique français qui a la plus mauvaise image générale, celui que tout le monde veut éviter. Quand vous parlez de de la Villardière, vous n'évoquez pas du tout l'utilisation du personnage "Le Pen" dans son attaque, mais plutôt le fait qu'il parle de populisme etc...

Est-ce un choix, de ne pas parler du sujet qui fâche ?

J'apprécierais également une émission, en plus de l'idée "faux débats instrumentalisés" déjà évoquée, sur le rôle de la critique pure à la télévision. Quand on invite une personnalité, cette dernière peut expressément demander qu'on ne l'interroge pas sur tel ou tel sujet, qu'on ne la brusque pas, qu'on ne la critique pas, etc... Dans certaines émissions, pourtant, l'animateur parlera de ce qu'il voudra, et risquera de se mettre à dos une partie du public, et l'invité par ailleurs qui ne reviendra pas. On pourrait par exemple assister à une désertion du plateau, d'un boycott par plusieurs personnalités.

Je pense à Ruquier bien évidemment, le plus à la mode en ce moment (avec le duo Zemmour Naulleau), mais aussi ceux qu'on a vu avant : Ardisson, Fogiel, etc (?) !

Est-ce qu'un animateur a un contrat moral qui l'empêche de dépasser la ligne jaune, finalement, voire même un contrat écrit ? Comment dosent-ils ce qu'ils veulent dire, et ce qu'ils diront réellement...

Merci en tout cas pour ce numéro 2, plus qu'une et vous aurez fait les 3 !
Vraiment bravo et merci.
Une très bonne émission sur un sujet fondamental.

Les exemples de relations entre les politiques et les médias que vous diffusez sont assez tristes.
Car au delà des questions de lignes jaunes, ce qu'on observe dans ces différents extraits est bien plutôt une incroyable compromission des journalistes vis à vis du pouvoir en place (ou bien est-ce un traitement partial de votre part ?).

Sans parler d'opinions : de la Villardière se permettrait il ses insinuations s'il jugeait Bayrou présidentiable à moyen terme ? Même question pour Revel ? Ces attaques ne sont elles pas, avant d'être des opinions, l'expression d'une subordination au pouvoir en place ?
La flagornerie n'est probablement pas la seule cause de cet avilissement des journalistes, car l'indépendance est malheureusement sanctionnée :
Quand Apathie se permet une critique totalement justifiée du week end de Sarkozy, il faut le voir peu après sur le plateau de canal +, au sommet du bloc, effectivement collé à Frédéric Lefebvre comme un prévenu comparaissant menotté ou un gamin fautif venant s'excuser avec son paternel.
La mise en scène de ce plateau comme le remarque très justement G. Birenbaum est une expression visuelle très parlante du pouvoir exercé par Lefebvre sur Apathie. On imagine presque le flingue sous la table !


La seconde question abordée par votre débat est cruciale : la pseudo-objectivité journalistique.
Guy Birenbaum et Didier Porte ont entièrement raison. Ne pas expliciter d'où on parle, c'est de la malhonnêteté intellectuelle. C'est d'ailleurs exactement ce que reproche J. Valluy au journal Le Monde sur le plateau d'@si (insinuations malveillantes de C.Rollot et autres).

La prétendue objectivité est toujours malhonnête dans le sens où tout le monde a des opinions, fussent elles implicites.
L'objectivité n'existant pas, il s'agit donc d'une rhétorique particulièrement efficace consistant à présenter ses opinions comme factuelles, les "données" comme évidentes et comme tombées du ciel.
Tout cela n'est qu'une manière d'enfouir les questions qui fâchent et il est urgent d'enseigner de nouveau la rhétorique, injustement mise au placard pour des raisons idéologiques à la fin du XIX ème.

Apprendre la rhétorique, c'est apprendre que les discours, les images, les articles sont tous faits d'opinions argumentables et non pas d'une quelconque science ou objectivité illusoire.

Apprendre la rhétorique, c'est aussi apprendre à critiquer, donc à penser.
Et le rôle des journalistes dans cette éducation démocratique de la population est loin d'être marginal.

Donc,

Merci.
pourrions nous dire à quel point, nous sommes fatigués de voir d'entendre la même information dans les médias, les nouvelles que l'on nous donne du genre de la petite fille "raptée" par sa maman, et les commentaires complètement cons qui nous abreuvent me font hurler de désespoir, mais à quand des informations susceptibles de nous faire comprendre le monde...parle t-on de la bourse qui joue le ho yo permettant à des gens de s'en mettre plein les poches, alors que d'autres perdent leur travail, y a urgence de salubrité publique à dénoncer les rengaines des rubriques qu'on appelait autrefois les rubriques de "chiens écrasés....
Je n'avais pas été emballée par la première, je le suis beaucoup plus par la deuxième. Très intéressante, et le fil rouge entre les différents cas donne moins l'impression de survoler.
L'émission semble commencer à trouver ses marques, les intervenants semblent être plus à l'aise. J'en redemande !

Merci ! :-)
Bravo pour cette émission, bien plus intéressante et cohérente que la première (sans l'agaçant donneur de leçon Mr Cohen). Même si parfois j'avais l'impression de me glisser dans une séance de thérapie de groupe journalistique, c'est avec un réel plaisir que j'ai suivi ce débat passionnant.
En regardant également l'émission d'@si de cette semaine sur le conflit des enseignants-chercheurs, un lien étroit s'est construit autour d'un terme énoncé par Bayrou dans son interview par E. Revel, celui de la "condescendance" des journalistes. Dans le premier cas, celui des enseignants chercheurs, Jérome Valluy évoquait à juste titre cette condescendances des journalistes du Monde vis à vis d'un mouvement social, le ramenant à un excès de sentimentalisme de grèvistes dont la naïveté n'aurait d'égale que l'aveuglement. Dans l'autre cas, un ton condescendant d'un intervieweur vis à vis d'un homme politique, qualifié de "populiste" (vous en connaissez beaucoup des politiques qui n'en appellent pas au "peuple" pour justifier de leurs opinions ?).
Il me semble qu'il y aurait un sujet passionnant à traiter, celui d'une tonalité aujourd'hui générale qui vise à ramener tout mouvement d'opinion un peu structuré à une "grogne sociale". La "grogne" ramène celui qui l'exprime à l'animalité, en lui enlevant toute la construction intellectuelle, politique, sociale qui soutend son action. Pourquoi des journalistes, censés expliquer, analyser et donner les clés de compréhension d'évènements publics, utilisent t'ils si facilement cette terminologie infantilisante ? Quels peurs, quels préjugés, quelles opinions conscientes peuvent-elles justifier cela ? Il y aurait un beau sujet de débat pour la "ligne jaune", si toutefois il arrive à dépasser l'argument définitif de l'objectivité du journaliste pour évoquer les ressorts de son métier
Merci pour cette excellente émission . Le concept me plait , le décor genre polar série noire aussi , les invités sont pertinents (même le crétinisateur d'internautes de la première) , et G.Birenbaum est très vivifiant ... et habile au point d'arriver à mettre D.Schneidermann tellement à l'aise qui se livre à de l'auto-critique publique ;-)

Et merci pour ce Portothon . Je me souviens de S.Guillon disant de D.Porte sur le plateau d'@si "lui c'est un vrai méchant" . C'est pour cela que je l'apprécie.
Je crois que le plus gros problème, c'est que dès qu'un journaliste donne son avis sur une question particulière en disant qu'il est d'accord avec le gouvernement (comme par exemple Eric Revel), il est tout de suite traité de suppôt du gouvernement y compris sur votre plateau. Alors qu'il peut très bien être en accord parfois avec le gouvernement et parfois non...
Sincèrement, le meilleur débat télévisuel du moment à mon sens. Tout est passionnant, les silences, les sourires, les doutes, comme les questionnements de chacun, en live et sans fard.

Chaque mot ayant une signification, je suis très partagée sur mes doutes et presque certitudes en regardant et en écoutant chacun, y compris les choix de la personne qui gère la caméra. Et c'est bien comme ça que notre réflexion avance...

Malgré tout, je reste convaincue que l'animateur a gagné l'un de ses paris, dans la seule mesure où je suis convaincue de la sincère colère de François Bayrou, pour m'être un peu intéressée à cet homme si incroyablement cultivé et ne rien savoir de l'interviewer dont le nom porte une particule (désolée, l'heure tardive m'a fait oublié son nom, mais je vais chercher à le connaître).

Merci @Tous, sans réserve.
Inviter des journalistes pour parler des blogs de journalistes, c'est une idee originale, ca fait un peu, les poissons parlent de l'eau de leur bocal et ignorent totalement l'univers infini en dehors de leur bocal. Toujours les memes poissons, toujours le meme bocal, toujours la meme eau... reste a voir si l'emission est buvable et limpide... ou si comme souvent a force trop en p[arler, les poissons ne nous apprennent rien de nouveau sur la qualite de leur eau, que de l'esxterieur, nous sommes aussi bien places pour analyser, surtout que nous avons la chance de pourvoir comparer plusisuers bocaux, ce qui ne semblent pas etre le cas des dits possons pris au piege entre autres des mailles grossieres de leurs discours sur la superiorite du journalisme pour lequel nous devrions avoir un respect sans faile.
Où Bakchich a-t-il enquêté sur Philippe Val ?
Bonne émission. Pas grand chose à rajouter. Juste me réjouir de la présence de mister Birenbaum sur ce site et en plus il est trés réactif sur le forum (ce qui n'est pas le cas de tout le monde, n'est ce pas Daniel ? )
Les intervenants sont de qualité mais j'espère qu'@si ne deviendra pas l'unique refuge du précieux Didier Porte.
Pour finir j'espère que "la ligne jaune sera franchie" avec Hess et Val et pourquoi avec un des deux sur le plateau ?
En tout cas comme dirait Lafesse "pourvu que ça dure"
Le film Frost/Nixon sorti il y a quelques semaines aborde certains problèmes évoqués dans cette émission comme les relations/rapports de force entre interviewer et interviewé....Le film est plutôt mieux que ce à quoi on pouvait s'attendre étant donnés les réalisateurs/producteurs. En fait je crois que ce qu'il y a de bien dans le film doit venir du scénariste (le même que pour "The last king of Scotland"). Mais ce qui est vraiment bien c'est cette critique du film, avec des anecdotes croustillantes comme celle là à la fin....(ça parle de Nixon):
"....In fact, by 1981, he was back in the action, at center stage, when Reagan included Nixon among a delegation of the three living ex-presidents sent to the funeral of Anwar Sadat. (Looking over at the line up of Carter, Ford, and Nixon, Senator Bob Dole cracked a classic line: “There they are—See No Evil, Hear No Evil… and Evil.”) And at Nixon’s funeral in 1994, everyone came—presidents current and former, politicians and journalists, friends and foes—some to make sure the SOB was dead, but most to let go of the hate."
Bonjour,

J'ai apprécié notamment la remarque de G. Faure sur la sur-interprétation "idéologique" des sorties d'objectivité des journalistes. Cela a été traité avec un brin de mépris, à mon sentiment, par D. Schneidernan mais ces sorties peuvent aussi être analysées par le prismes d'un souci d'audience (JM Apathie versus les humouristes de France Inter) , de conflit personnel (De La Villardière et sa particule), ou autre (Qui sait si Revel a peut-être une histoire personnelle qui le rend sensible à la repentance sans que sa lettre soit nécessairement guidée par une idéologie de droite).
tout à fait d'accord.

par ailleurs je trouve que DS est encore cette fois dans une position un peu floue, indépendemment de la qualité de ses interventions on se demande parfois quel est son rôle: co-présentateur ? super-Chroniqueur ?
Ca ne doit pas être toujours agréable pour GB

Comme si le moniteur de l'auto-école continuait de l'accompagner en voiture après lui avoir donné le permis.

il est peut-etre temps de laisser les clés à GB.
"Comme si le moniteur de l'auto-école continuait de l'accompagner en voiture après lui avoir donné le permis. "

Excellente image et très drôle!

D'autant que Guy Birenbaum a bien les clés en main, tient bien et maîtrise parfaitement son émission.

Tous les invités sont intéressants. Bravo et merci.
la métaphore du moniteur d'auto-école est excellente, d'ailleurs DS avait changé de place par rapport à GB si on se réfère à la première émission,non?
D'accord avec vous. Je réponds à Horst. Pas à ceux qui parlent des clés de la Mustang. ;-)
A "critique critique":

Je m'étais fait la même réflexion me disant que Daniel se rapprochait subrepticement du poste de conduite, l'air de rien...

A Guy:

Faites attention que Daniel n'ait pas un double des clés de la Mustang, faites changer les serrures! :o)
Je n'avais pas vu la première émission, mais je vais réparer cet affront, la seconde m'ayant beaucoup plu.
Monsieur Birenbaum, que je connais peu, me semble mériter plus que les démontages en règle dont il est régulièrement l'objet ( à cause d'Elisabeth Lévy ? ) Je vais me renseigner de ce pas.

Dommage que Didier Porte n'ait pas plus parlé, il est très pertinent comme à son habitude ( réinvitez-le à l'occasion ). Peut-être que l'émission devrait être plus longue pour laisser chacun développer ses idées. ( On est pas à la télé pour faire un 52 mn, on a le temps^^)

Je ne trouve pas que Daniel parle trop, c'est un passionné, on ne peut rien y faire et c'est tant mieux.
Faudrait juste arrêter de saisir les accoudoirs comme ça, on dirait que vous allez quitter le plateau à tout moment... :-)

Bref, très bonne émission avec en plus la vision Rue 89 et Bakchich, que je parcours souvent et dont l'indépendance me semble exemplaire ( jusqu'à preuve du contraire, mais ça m'étonnerait ). Vivement la prochaine !
J'ai trouvé l'émission mal ficelée. C'est une impression plutôt diffuse mais ça fait un petit moment que j'essaye de faire le point, alors on va voir ce que ça peut donner. D'abord je dois dire que je trouve le concept de l'émission bien et la mission plutôt délicate. Cette précision étant faite....
En premier lieu, je trouve les franchissements de lignes jaunes un peu léger. Plus précisément j'ai le sentiment que ce ne sont des franchissment qu'aux yeux de l'establishment journalistique, le Le-Pen-light mis à part (est-ce que je suis tout seul à le penser? Il ne m'a pas semblé voir de commentaires en ce sens).
Ensuite les trois cas présente plus de différences que de similarité: le premier je ne vois pas très bien où est le problème (là pour le coup je suis en décalage avec la société française. Je ne supporte pas cet espèce de centrisme mou, à la française, qui consiste à essayer de faire la synthèse de toutes les idées quitte à ne plus en avoir. Quand est-ce que l'on essaye d'atteindre l'équilibre avec du contenu? mais je m'égarre). Pour le deuxième, le cas Apathie. Que j'aime bien d'ailleurs: d'abord parce qu'il essaye de poser des questions intelligentes, et ensuite quand il se plante ça se voit. Il me semble d'ailleurs que le problème n'est pas tellement ce qu'il raconte initialement au Grand journal, mais plutôt les trois interventions suivante qui sont assez catastrophiques. Quand au troisième cas, je suis sans voix. Comment peut-on poser une question aussi inteligente (bon c'est peut-être pas l'Everest, mais une vraie question dans la bouche d'un journaliste politique français c'est tujours curieux, non :-) ) et sortir une anerie pareille en suivant... C'est dommage ça décrédibilise tout... Mais c'est ça la vie, ce n'est pas toujours sérieux et sous contrôle, non?
Etrange. Au lieu de dire "Ségolène Royal", un journaliste sur le plateau dit "Ségolène". Etrange non? N'est-ce pas exprimer une idée? N'y a-t-il pas franchissement d'une ligne jaune? Il dirait "Martine", "Nicolas", "François"?
Conduite plus souple, meilleure tenue de route et meilleures suspensions : le voyage vers la ligne jaune était bien plus agréable cette semaine-ci que la dernière fois !

Je pense qu'il y a une chose qui a contribué à rendre l'émission meilleure : sa cohérence. Un sujet, pas cinquante, et donc pas trop de délayage. J'espère que ce sera cette formule qui sera retenue pour les émissions suivantes.

Didier Porte a (encore) exprimé ce dont je suis convaincu depuis maintenant pas mal de temps, et l'émission m'a aidé à me fixer une opinion.

Oui, je pense que ce n'est pas un mal que les journalistes aient une opinion et qu'ils l'assument. C'est aussi une manière d'assurer une interview intéressante. Même si, comme le dit DS, une interview consiste à faire parler l'autre, une interview ça se fait aussi à deux, et donc entre deux opinions.

Je m'agace rarement en lisant les titres du Figaro (lire plus que les titres m'arrive tout de même rarement), il me semble légitime car il ne se cache pas sa position. Et là où c'est beaucoup plus problématique, et cette édition de la Ligne J@une aurait sans doute pu y insister davantage, c'est quand les médias concernés font profession d'objectivité. L'exemple frappant est le traitement du conflit des enseignants par Le Monde (je vais d'ailleurs m'empresser de regarder @rrêt sur Images sur le sujet).

Mais, hormis l'équilibre parfois incertain du temps de parole, un très bon cru (pour rester dans la vitiniculture) !

PS : n'hésitez pas, on veut revoir Didier Porte sur @si !!
Je sens que je vais me faire lapider et peut-être que je le mérite. En suivant le fil des questionnements des invités tout cela m'a évoqué une possible dérive de la laïcité. Ne pas dire d'où l'on parle: à l'origine ne sont-ce pas, dans notre pays, les religieux à qui on a demandé de faire cela. A moi-même jusqu'alors je regrettais le manque de transparence des appartenances politiques des journalistes. Mais la journaliste de RUE 89 a soulevé un argument qui m'a un tantinet ébranlé dans mes convictions. Peut-être que l'appartenance politique( la religion en fait je m'en fous mais c'était pour faire un peu d'histoire) plutôt que d'être révélée devrait être équilibrée. Par qui comment, pffffout, je ne le sais ni, le bon dieu allez savoir...
Bonne émission en tout cas oui.
Merci pour le Portothon.
Pour faire les sous-titres, Guillon ne risque pas grand chose, par contre, Porte, lui moins bien installé, (et vachement plus drôle - avis subjectif) a déjà été suspendu trois semaines par Jean-Luc Hees au temps où il présidait Inter.

En attendant, une fois de plus, il était sacrément bien. La petite tirade sur les parts de marchés des pieds-de-micros journalistiques m'a pris au dépourvu. Je m'attendait à un canardage un peu brutasse. Hé ben non, même pas. Impecab'.
Émission très intéressante, il est vrai.

Seulement, quelques petits points me dérangent.

Le dynamisme de l'émission et sa capacité à répondre clairement aux questionnements qu'elle amène, seraient à mon sens, à revoir.
Je m'explique.

L'animateur est d'un dynamisme !!!
Du long de mes 21ans, je n'ai pas souvent eu l'occasion de connaître cela.
Je pourrait l'écouter déblatérer des heures.

Il pose clairement les questionnements.
Il amène bien les transitions.
Il distribue bien la parole.
Il recadre bien le débat.
Il réveille régulièrement et correctement le téléspectateur.
Et le tout, donc, avec dynamisme.
Un vrai pro quoi !

Daniel S. est pas mal non plus, niveau dynamisme et pertinence de propos (quoi que, il a peut-être tendance, parfois, à s'embrouiller dans sa pensée, ou à se focaliser sur une idée).

Les propos des autres invités sont également pertinents (en règle générale...il n'y a pas de raisons).
Seulement, ils manquent énormément de dynamisme.

Je ne trouve pas qu'ils prennent facilement la parole.
Et je ne trouve pas qu'ils, dans l'ensemble, «lâchent» facilement leurs avis sur la question.

Le débat me paraît d'avantage, une accumulation de (petits) bouts d'idées, de pensées, de ressentis...qui permettent vaguement de répondre à la question.

Aujourd'hui, la question était donc (il me semble) :
«Jusqu'à quel point, de quelle manière, dans quel cadre et avec quelles conséquences, un journaliste peut-il exprimer ses idées (politiques entre autres) ?»

Voilà ce que j'ai pu comprendre d'une heure de débat :

Les conséquences :
* Le journaliste qui expose (plus ou moins) clairement ses idées politiques, doit potentiellement s'attendre à un revers de la médaille, parfois douloureux.
Cela peut également jouer (et c'est peut-être le but) sur sa notoriété.

* Dans le cas anglo-saxon, cette prise de position semble faire partie intégrante du rôle de l'intervieweur. La conséquence en est, semble-t-il (selon Daniel S.), des débats forts et appuyés.
Selon Guillemette Faure néanmoins, cela à tendance à vérouiller le débat/l'interview (voir à la rendre stérile et insipide).

Dans quel cadre :

* Selon Daniel S., savoir gérer ses prises de positions (politiques) requiert une bonne connaissance et un bon recul, sur soit-même. De plus, l'introduction de ses idées en interviews, demande une grande minutie et une bonne dose de subtilité.
Il s'interroge sur une potentielle bonne pratique, qui consisterait au développement des idées du journaliste, dans un blog clairement indépendant (de tout autre média ?).

* Selon Nicolas Beau et Guillemette, il semblerait bon que de telles prises de positions n'existent pas (ou soient suffisamment circonscrites). Selon Guillemette, cela a d'ailleurs tendance, à stériliser le débat.

* Selon Didier Porte, there is no limit ! Tout ça pour qu'il ai matière à se foutre du monde...salopard égoïste !
J'aurais d'ailleurs tendance à penser tout pareil... Les débats les plus passionnants/intéressants, semblent souvent être ceux où les protagonistes ne se «cachent» pas (derrière des masques souvent noirs d'hypocrisie et/ou de démagogie).

etc...


Votre débat dégage quand même des idées, mais trop souvent balbutiantes (à mon sens et avec ma fatigue du soir).
À part l'animateur et Daniel (et peut-être Didier, mais il ne l'exprime que sous forme de «clowneries»), les deux(trois) autres protagonistes n'osent clairement pas se lancer, dans une tentative d'explication.
Daniel le fait bien, je trouve. Il essaye, recommence, rectifie, etc. Et c'est 'achement intéressent, non de dieu !

Il me semble avoir éprouvé la même chose, pour l'émission précédente.


Peut-être votre «poids» à tous les deux (votre charisme, votre dynamisme, votre «force» et débit de voie, etc.) écrase-t-il quelque peu, les autres invités ?

J'imagine que tous les deux êtes à l'aise.
L'un est animateur : c'est SON émission, il sait où il veut aller (j'imagine).
L'autre est «gérant» du local ( :-) : il connaît bien la boutique.
Nicolas Sarkozy n'est pas allé sur Europe 1 à cause d'Aphatie, puisqu'il poursuit ostensiblement sa tournée de toutes les popotes du privé et qu'il est déjà passé sur RTL, c'était simplement pour tancer ce vilain journaliste qui rêve de l'interviewer à l'Elysée.
De même qu'il n'a pas piqué une colère contre France Inter à cause de l'affaire Strauss-Kahn et des photos de Cluzel spécifiquement, mais parce qu'il compte depuis longtemps faire le ménage sur une station qui ne lui sert pas suffisamment la soupe.
Oui car à 21h 30 ce mardi 14 avril je ne vois qu'un rectangle noir.
(et pourtant inutile de dire que je suis abonnée.)
Merci pour cette deuxième émission fort intéressante.
Difficile pour DS d'intervenir sur l'objectivité alors qu'il joue le rôle d'analyste des médias depuis si longtemps. Dommage d'ailleurs qu'il n'ait pas creusé cette question.

Birenbaum est décidément très bon, recadrant le débat lorsqu'il le faut insistant si nécessaire clarifiant ce qui doit l'être.
Bonsoir à tous. Merci de ces premières réactions. Je repasse dès que possible prendre connaissance de vos commentaires sur le forum. Et éventuellement apporter un éclairage ou répondre à vos interrogations.
Emission passionnante, très largement supérieure à la première.
Et ce n’est pas uniquement en rapport avec les deux nouveaux intervenants. GB semble plus à l’aise, notamment dans la distribution de la parole, le final est excellent.
Tous les invités étaient intéressants et les sujets dignes de la vocation première d’arrêt sur images.
À part ça, la viticulture c’est la culture de la vigne et la viniculture c’est la fabrication du vin.
"De toutes manières, je ne compte pas participer au plateau à chaque fois." écrivait Daniel Schneidermann dans sa chronique "En voiture".
Pourrait-il tenir sa promesse dès la troisième émission ? Sa présence sur le plateau rappelle celle d'un inspecteur qui vient visiter une classe et qui surveille que l'enseignant fait bien son cours. C'est assez énervant. Et l'émission gagnerait probablement en qualité avec moins de chroniqueurs car chacun pourrait développer davantage son point de vue. Faites d'une pierre deux coups !
Cette seconde émission permet d'entrer plus dans le fond des sujets (parce qu'ils sont moins nombreux). Du coup, étant plus approfondis, on les survole un peu moins et l'émission gagne en clarté. Contrairement à une grande partie des commentaires sous la première émission, j'avais apprécié monsieur Cohen qui sort un peu du consensualisme mou et du politiquement correcte de temps en temps : en revanche, avec peu de temps pour s'expliquer sur un sujet, je pense que ça pousse à s'exprimer de manière plus caricaturale pour exprimer une idée. Tout ça pour signaler qu'en un sens l'émission est meilleure que la première, mais que, contrairement à ce qui va probablement arriver rapidement, c'est principalement du à des sujets un peu moins nombreux. (deux ou trois sujets pour une heure environ, c'est pas trop mal, au delà, ça fait beaucoup).

Ca ne reste qu'un avis.
Daniel pitié ! Cessez de vouloir gérer l'émission indirectement en parlant sans arrêt. Vous avez avec vous des gens qui ne sont pas animateurs et qui n'ont pas votre force pour s'accaparer d'un débat. Ils n'ont pas commencer à étayer leurs opinions que déjà vous les rattrapez pour éviter la moindre seconde de blanc. C'est soulant ! Une nouvelle fois cette seconde émission n'a aucun intérêt et pourtant avec des invités pareils il y avait matière.
Personne n'a pu en placer une.
John Stewart ! :)
"Pour cette deuxième émission", plutôt, non ? (À moins que l'autre soit considérée comme une émission pilote n°0...)
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