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Le Super loto de Super Bern : une mobilisation de façade pour le patrimoine

Et le numéro gagnant est... Stéphane Bern. En proposant de financer, via des jeux de hasard, la rénovation de châteaux en ruine, toits d’église, contreforts ou tout autre caillou ayant plus ou moins appartenu à une marquise ou à l’Eglise, Macron a réussi son coup : mettre en scène la mobilisation du pouvoir pour le patrimoine... tout en diminuant les crédits de l’Etat dans ce domaine. Une prouesse réalisée grâce à la complicité de Stéphane Bern, alias Super Bern, l’animateur télé adoré par la télé.

Commentaires préférés des abonnés

choix : la 4 !!!!!!!!!!

Avec Macron, le budget pour la patrimoine est donc en Bern.

Merci pour cette chronique délicieuse et pleine d'infos! 

Modestement, j'en rajoute une couche. Au journal de 8h le 31 mai sur France Inter, un reportage entier sur ce loto. On y suit la situation d'un édifice local concerné par le loto patrimoin(...)

Derniers commentaires

La 4 est tentante... et surtout, surtout, surtout pas de foot. On sature, on sature, on sature et ça ne fait que commencer!

le football ! parce que j'aime pas, et que je risque d'avoir besoin de courage le mois qui vient ;-)

Un journal télévisé d'il y a 30 ou 40 ans  !

 Il existe un principe de droit budgétaire qui a la prétention universaliste lui aussi.


Le principe d’universalité

Le principe d’universalité, selon lequel l’ensemble des recettes couvre l’ensemble des dépenses, se décompose en deux règles :

  •  La règle de non-compensation, qui interdit la compensation des dépenses et des recettes. Ainsi, il n’est pas possible de soustraire certaines dépenses de certaines recettes (par exemple, déduire les frais de recouvrement prélevés par l’État du montant des impositions), et de soustraire des recettes de certaines dépenses pour ne présenter que le solde des opérations ainsi "compensées". Il existe des dérogations applicables, par exemple, à certains comptes spéciaux. La compensation des ressources et des dépenses permettrait en effet de dissimuler certaines charges, ce qui nuirait à la lisibilité et à la sincérité du budget.
  •  La règle de non-affectation, qui interdit l’affectation d’une recette à une dépense déterminée. Elle implique de verser toutes les recettes dans une caisse unique où l’origine des fonds est indéterminée. Elle permet à l’autorité budgétaire de conserver son pouvoir de décision et de gérer les fonds publics en respectant les notions de solidarité et d’unité nationales. Elle connaît toutefois quelques dérogations (ex : les budgets annexes ou les comptes d’affectation spéciale qui retracent des dépenses bénéficiant d’une affectation particulière de recettes, sous réserve qu’elles soient, par nature, en relation directe).



C'est marrant, le principe serait apparu sou (chancelant) : la restauration :-).


Cette histoire de Bern serait donc disruptive : contourner la règle de non-affectation (et au passage les fonctionnaires du Minnie se terre), en préservant le consentement à l'impôt.


A un autre niveau, vous ne pouvez pas comparer un apport de fonds direct de 15 millions et un budget ministériel de 30 millions : déjà parce que le coût en fonctionnaire de la distribution des 30 millions, je le crains, est significative ; et aussi, parce que la coupe budgétaire bénéficie nécessairement soit au service de la dette, soit à un autre budget, donc au contribuable universel.


J'ai longtemps préféré, le public au privé (peut-être pas avec le voisin). C'est important qu'il y ait beaucoup de fonctionnaires, ça stabilise plein de niches de vie. Un fonctionnaire, ça devrait être considéré comme un investissement social et pas comme une dépense. Ce que je regrette, c'est que beaucoup de fonctionnaires, autrefois tenus à la légalité, sont devenus des arbitres décideurs. La start-up nation a commencé selon moi quand {on} a fait injonction aux fonctionnaires à privilégier l'humain sur la règle administrative ; on a alors divergé du chemin consolidant l'état de droit, perdu la visibilité de la séparation entre convivialité publique et convivialité privée, restauré les passes-droit à prépondérances subjectives (chacun son humanisme), permis à la société dite "civile" de s'immiscer au-dessus de la loi commune. Je trouve que le bas-fond qui remugle la soft dictature a son essence là-dedans.  


Bern a choisi ses monuments ; au moins sait-on que Bern a choisi ses monuments.


Quand c'est le ministère de la culture qui restaure, a-t-on encore le sentiment, juste ou faux, que les subventions sont attribuées sur la base d'une règle commune dans la France, ou sur des décisions de commissions locales et la capacité à l'entre-gent ?


Celui qui régale, c'est jacob ; l'autre est girond.

Merci pour cette chronique délicieuse et pleine d'infos! 

Modestement, j'en rajoute une couche. Au journal de 8h le 31 mai sur France Inter, un reportage entier sur ce loto. On y suit la situation d'un édifice local concerné par le loto patrimoine, dans la Meuse. Mais qui n'aura que quelques miettes seulement, en fait. Conclusion du reportage : pour compléter, la maire devra soit trouver un mécène, soit... vendre le bien à un particulier!!! Vous croyez participer à la sauvegarde du patrimoine, quand en fait vous préparez et favorisez sa privatisation.  Partout où il passe, le macronisme est décidemment écœurant.

3. Un journal télévisé d'il y a 30 ou 40 ans


Je trouve cette idée très bonne.


Celui de Pernaut, on verra sans doute que c’était le même qu’aujourd’hui… 30 ans de bourrage de crânes au compteur.


De toute façon, il n’est pas interdit de retenir toutes les idées. :)

Certains pensent que notre bon ami BERN a entrepris une collection de bousiers ...

Ah oui ! Bien sûr, ça cachait un coup fourré....

Mais 336 millions, ça me semble bien petit. Le prix d'une toiture de château, ça fait déjà plusieurs millions, alors... Et le patrimoine français est considérable....

Je suppose qu'on ne compte pas les crédits d'impôt, les subventions des collectivités territoriales, et j'en passe...


Et juste une remarque en passant : ce n'est pas le populo qui paiera 15 euros le ticket. Si le populo joue, c'est parce que c'est beaucoup de rêves pour des sommes ridicules... 2 € ou 5 € au maximum....


(+ cirages de pompes) Je n'ai pas d'avis sur les choix, tout ce que vous ferez sera forcément parfait, cher comique...

Choix 4 bien sûr ! 

Choix 1 !

Du foot, du foot et et encore du foot.

Vous voudriez être le seul site à ne pas aborder le sujet ce mois-ci ? Etre la risée de tous ?

Vous imaginez que je paie un abonnement pour me fader des thèmes politiques et sociétaux chiants, générant des débats stériles à n'en plus finir ?

Du people, des anecdotes, des infos sur les stars du ballon rond, c'est ce que j'attends. Qui est la dernière conquête féminine de Ronaldo ? Messi a-t-il enfin réglé ses problèmes avec le fisc espagnol ? Neymar restera-t-il au PSG ? Mohamed Salah sera-t-il totalement rétabli pour jouer avec l'Egypte ? 

Et si vous tenez vraiment à une touche de politique, balancez sur Poutine, son palais de milliardaire, ses chasses à l'ours et à l'opposant. C'est pas très nouveau, mais ça plait toujours. Même qu'en creusant un peu, vous allez très certainement déterrer des cadavres tout frais qu'on ne soupçonnait pas.

Avec Macron, le budget pour la patrimoine est donc en Bern.

Quelle idée géniale que ce loto : il fallait y penser !!!!


Stéphane Bern n'a eu qu'à la piocher chez les British qui l'ont mise au point depuis 1994 avec le Heritage Lottery Fund


28% des gains vont "aux bonnes causes" : le groupe privé Camelot qui l'organise

4 !!


Avec la question bonus : de quel étrange objet Daniel Schneidermann est-il le collectionneur ?

1. Les Rolex portées par Jean-Marie Messier

2. Les livres de Bourdieu

3. Les rancunes de ses confrères

4. Les scalps d'Ardisson et de PPDA

(plusieurs réponses possibles)

4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 x 4 4 4

La 4, que répondre d'autre...

Le principe même d'une loterie à cet effet me paraissait déjà consternant, mais j'aurais dû me douter que c'était forcément un coup fourré dissimulant une baisse de financement supplémentaire. Tant il est vrai que pour Jupiter et ses hooligans-startupeurs, la dépense publique ne saurait se concevoir que comme excessive (à moins qu'elle ne profite aux premiers de cordée).

Pour la chronique je vote également pour le 4 !

choix : la 4 !!!!!!!!!!
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