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Commentaires

Le rasoir d'Ockham ne coupe plus les mêmes poils

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Magistral.

En plus, je crois que j’ai compris la chronique, ce coup-ci. :)

Avec ou sans rasoir, les zemmouroides me font mal au cul !

Excellent !

Eclairant, pertinent, je suis content

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Comme toujours, lumineux...

Quand un toutologue fait une analyse critique sur un sujet quelconque, ce que l'on apprend surtout c'est en quoi il croit.

Quand un scientifique fait une analyse critique, il y a aussi des axiomes de bases qui sont très difficilement réfutables comme en maths, mais qui sont plus sujets à discussion avec la nature de la science, (sciences durs à sciences sociales).

Au final les scientifiques se battent aussi sur des axiomes, des croyances.

Exemple pratique :

En science économique, le libéralisme se défend comme thèse économique si la croissance est infinie et en dehors d'impact environnemental, la question est donc, faut-il croire en une croissance infini et en une limite environnemental ? La question est "est-il raisonnable de croire en une croissance infini etc. ?"

A l'inverse si on ne croit pas que l'économie libérale est viable, que faut-il modifier pour avoir un système économique viable ? La question devient : "Comment vivre dans un monde fini sans impacter l'environnement ?"


Merci pour cette chronique. 

Elle répond en partie à une question que je me pose depuis déjà quelques temps... Comment se fait-il que l'esprit critique, à priori une bonne chose, à développer, se transforme chez certains en une défiance qui mène jusqu'aux complotismes ?

On peut constater que beaucoup de gens se réclament de l'esprit critique mais qu'il est appliqué différemment comme le rasoir d'Ockham... Comment aider, éduquer, développer l'esprit critique des + jeunes notamment sans que cela mène à ce que chacun ait son esprit critique ou son rasoir d'Ockham ? 

Merci pour cette chronique, que j'ai visionné avec un peu de retard.


Je suis globalement d'accord avec votre propos, avec seulement deux bémols:


1) Votre application du rasoir d’Ockham aux élections américaines  part sur de mauvaises bases: vous commencez par dire "les fraudes massives, ça existe" puis posez comme hypothèse "les média/les démocrates/les juges couvrent les fraudes massives". Dès lors, un Trumpiste jugera cette hypothèse "peu couteuse" et vous ne pourrez plus débattre avec lui. Pire: d'un certain côté, il aura raison. Car s'il y a fraudes, évidemment que ceux qui détestent Trump (toutes les personnes suscitées) vont préférer couvrir le scandale plutôt que, par sens de l'honneur, révéler ces fraudes.


Au contraire, il aurait fallu prendre comme hypothèse: "dans les pays démocratiques, les fraudes massives n'existent très probablement pas". Et ça, vous avez des arguments objectifs pour le montrer; d'abord le fait qu'aucun exemple de fraude massive (des dizaines de milliers voire des millions) n'a été mis à jour, les fraudes historiquement prouvées étant toujours à un niveau plus faibles (quelques dizaines ou centaines de voix pour truquer des élections municipales, par exemple). Ensuite, vous pouvez pointer tous les systèmes mis en oeuvre justement pour prévenir une fraude ou une simple erreur de comptage (observateurs bipartisans, traces écrites multiples, possibilités de recompter). Au contraire, l'hypothèse "Trump ment" n'est objectivement pas coûteuse, car il n'a besoin, pour mentir, que de s'exprimer. Et c'est à ce moment là que vous pouvez appliquer le rasoir d'Okham, qui n'a alors rien de subjectif.


2) Je pense que le rasoir d'Okham a toute sa place dans les débats, à condition de bien l'employer (cf plus haut). Par contre, si les deux parties ne peuvent pas être d'accord sur les faits, il n'y a en effet aucun débat possible. C'est pourquoi les "alternative facts" de Trump & co sont si nocifs: une fois que quelqu'un est dans un état d'esprit qui fait qu'il préfère croire Trump (quelle que soit la réalité), on ne peut rien faire.



Tiens c'est intéressant. 

J'ai toujours pensé que le rasoir était le plus important mais en t'écoutant on voit que  le plus important est comment on choisit les poils à couper et en discuter avec les autres. L'analogie sympa (merci Mr Sam !? ).

Merci encore et bonne fin d'année.

Merci à toi, JLou, (si tutoiement permis!), pour cette magistrale démonstration d'actualité que même les meilleurs outils pour la pensée ne sont pas suffisants pour faire face à "la réalité de second ordre" mise en avant par les chercheurs de l'école de PaloAlto dans les années 70, et donc, que la connaissance par chacun de ses présupposés est essentielle... 

Ces présupposés par définition subjectifs, auraient pour nombre d'entre eux dûs être interrogés lors des apprentissages à la pensée critique... dont les méthodes scientifiques et philosophiques facilitent en principe le fonctionnement, et qui permettent, toujours en principe, aux "penseurs" (ou à ceux qui se voudraient tels) de se retouver sur des bases communes définissant le plus largement  possible une réalité de second ordre partagée !

Youpiiii, merci de l'avoir remis sur viméo !

(pourvu qu'ça dure)


J'ai donc pu la regarder, heureusement, et peux me joindre aux magistral, excellent et autres mercis !

Tiens, on a évoqué M. Sam: Daniel, il faut que tu regardes sa méthode d'interview. C'est génial: il ne coupe jamais ses invités (forcément)...

Toujours aussi bonnes, ces chroniques. Merci et joyeuses fêtes !

Excellent !

Eclairant, pertinent, je suis content

Les interrogations concernant la randonneuse ne se limitent malheureusement pas aux trois hypothèses avancées par un journal : une chute, un ours ou un extra-terrestre.


Il y en plein d'autres : meurtre, fugue, kidnapping, disparition maquillée... Les chroniques judiciaires sont prodigues en d'affaires improbables ou qui défient le bon sens (il y aurait 1000 disparitions inexpliquées par an, rien qu'en France).


Et  quand le mystère est élucidé, c'est parfois l'hypothèse la moins probable qui se révèle la bonne.


Avant d'appliquer le principe de parcimonie, il faut laisser les enquêteurs (policiers, journalistes) faire leur travail. 


Et en attendant, appliquons le principe d'humilité  (= je ne sais pas !).


Quant à la question - très différente - du comment trier le bon grain de l'ivraie médiatique... J'avoue que je n'ai pas de recette.

Juste un conseil : entretenir ses connaissances, son cerveau et... croiser les doigts pour ne pas se faire avoir par les pros de la désinformation.


P.S. Quand j'entends un bruit de galop, je cherche un cheval et pas un zèbre. Sauf, bien sûr, quand je fais du camping en Namibie.

La randonneuse britannique a été kidnappée par un ours reptilien qui l'a boulottée dans une crevasse.


Explication qui, si elle n'est pas la plus simple, devrait mettre presque tout le monde d'accord.


Youpi !

" Tout doit être  le plus simple possible, mais pas plus simple que ça .... "

Avec ou sans rasoir, les zemmouroides me font mal au cul !

Magistral.

En plus, je crois que j’ai compris la chronique, ce coup-ci. :)

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