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Le 13 heures de TF1 zoome sur la manif de Mélenchon

7 000 ou 100 000 manifestants ? A chaque défilé, la même bataille de chiffres entre la préfecture et les organisateurs. Sauf que pour la marche "pour une révolution fiscale", organisée par Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche dimanche 1er décembre, le rapport est de 1 à 14. S'il est impossible de trancher entre les deux estimations, une photographie, publiée sur twitter, montre que le cadrage de la caméra de TF1, lors de l'interview de Mélenchon avant le début de la manifestation, donnait l'illusion d'une mobilisation massive. Au-delà de l'image, cette bataille de chiffres Mélenchon/préfecture rappelle le précédent du 5 mai 2013, où la préfecture avait dégainé des chiffres en "off" pour minimiser le succès d'une manifestation Front de gauche.

Derniers commentaires

Stop ! J'ai trouvé la solution au problème ...et bien après la polémique "Méluche/ TF1" l'état va nous proposer d'utiliser les drônes pour compter et recompter les manifestants.

Voilà vous pouvez gloser sans fin, ils auront trouvé le moyen de faire rentrer dans les moeurs, la banalité du drône le moyen le plus lâche pour approcher le peuple, sans prendre de risque.

Après l'avoir proposer comme moyen de vente à domicile (pizzas !) pour rentabiliser le truc, faire le drône un objet utilitaire et pacifique c'est le bon moyen, pour le faire accepter pour des raisons "moins nobles" ! Ou va se cacher le calcul politique ?

Ah encore une histoire de "banalité du Mal" dans l'histoire.
J'ai un doute.

I-Télé a choisi de diffuser des images à charge "par erreur". Les scènes de bousculade ont été soigneusement choisies "par erreur". Elles ont été montées pour les faire coïncider avec le commentaire ("Mélenchon descend de scène") "par erreur". Puis des extraits de ces images ont été sélectionnés par les journalistes de ce même groupe comme preuves à charge à deux reprises (Petit et Grand Journal) "par erreur".

Par contre, l'image légendée à charge d'un dispositif anodin "montre" que c'est le cadrage qui "donne une illusion".

Je pensais être sur le site de "Arrêt sur images", mais j'ai peut-être fait une erreur.
Bonjour
A force de manipuler et de chauffer le lait pour discréditer une manifestation on en arrive à se discréditer soi-même
Je suis quand même estomaqué qu'aucun media n'est capable de donner une estimation "professionnelle" du nombre de participants à une manif.
Il y a là un créneau à remplir, me semble-t-il. Il y faudrait des critères clairs, permettant des estimations "objectivées" ou, au moins, des éléments permettant de comparer les manifs entre elles.
Franchement, entre 100 000 et 7 000, là on frise le ridicule.
@si, vous n'avez pas les moyens de faire ça ?
Giangi
Tiens des infos toutes fraiches :

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/12/03/le-coup-monte/

On apprend que le monde est arrivé à la fin de la manifestation et n'a donc pas pu compter, que la police a forcé les gens à enlever leurs drapeaux à l'arrivée, que c'est l'extrême droite qui a relayé la photo du journaliste à son balcon (qui n'a pas pris la peine de descendre de chez lui demander des explications)

Et voici ce qu'il dit, qui me semble clair et honnête, contrairement aux charges des journalistes de ces derniers jours :

"Ou est mon intérêt de parler devant une rue vide ? Vous croyez que nous ne regardons pas la télé ? Notre méfiance est donc totale à propos des images qui vont être diffusée. Le service d’ordre qui sécurise la rue ou je me trouve repère les militants du bas Rhin qui sont parti à cinq heures du matin et qui viennent d’arriver en haut de la rue. « Jean-Luc va parler là devant à TF1». Ah oui, on vient faire nombre ! Ni plus ni moins que du très banal : les militants se groupent derrière leur porte-parole quand la télé est là. Les supporters de foot en font autant et les militants syndicalistes autant. Je félicite mes camarades. Et je répète le conseil : quand vous voyez la télé, faites groupe et sortez vos drapeaux. Ne les laissez jamais montrer des images défavorables. Dans la circonstance, il n’y a donc aucun montage ni de ma part (je découvre les camarades en arrivant) ni de TF1, qui s’est installé avant que qui que soit ait décidé quoi que ce soit. Là encore « la révélation » n’en est pas une. Il ne s’est tout simplement rien passé !"

"On enchaine avec la bataille des chiffres. Des naïfs, ici même, viennent dire « vous avez trop exagéré, moi je pense que …. ». Je me demande à quel chiffre vous croyez que vos ennemis salueront votre honnêteté intellectuelle. Assez de naïveté, mes amis ! Ce n’est pas une affaire d’évaluation au doigt mouillé. Nos compteurs calculent la surface entre le premier et le dernier rang et multiplient par la densité de manifestants au mètre carré. Personne n’évoque notre méthode. Les perroquets médiatiques, par contre avalent tout rond la méthode de la police qui, paraît-il, compte par rangées qui passent. Quelles rangées ? Ou y a-t-il des rangées dans une manifestation ? Une marche ne se fait pas en rang ! "

Mais pour savoir qu'une manifestation ce n'est pas une foule de robot qui marchent au pas, il fait bien sûr avoir déjà manifesté. Ce qui ne semble pas le cas de beaucoup de ceux/celles qui relaient l'affaire !
C'est marrant comment avec Mélenchon c'est la foire d'empoigne. Mélenchon a voulu manipuler l'image pour mettre des militant-es derrière lui, mais comme le font de nombreux politiques et ce n'est pas dramatique. Et pour cause je pense qu'un son aurait été impossible à côté du cortège avec tout le bordel ambiant. TF1 voulait sûrement un son clean d'où la demande de se mettre à part. Cela m'est arrivé d'être interviewer par des journalistes et c'est une demande courante. Après le coup des drapeaux c'est toujours le truc du leader qui doit avoir ses troupes derrière ridicule mais pas très grave...
Ensuite sur le chiffre. Là c'est une erreur de Mélenchon du PG du FdG d'annoncer des chiffres qui ne correspondent pas à la réalité, d'ailleurs sur tweeter de nombreux participants à la manifestation annonce un chiffre de 30 000. Ce chiffres de 100 000 (qui mettrait 3 personnes dans un m2) devient aussi ridicule que les 7000 annoncé par la préfecture.
En fait le problème c'est Mélenchon était aussi à la course avec les bonnets rouges de Carhaix la veille et qu'il voulait sûrement dire : nous étions plus nombreux venant de toute la France. Cette course à qui a la plus grosse manifestation est une connerie. C'est aussi le pourquoi de cette manif avec comme thème la révolution fiscale alors que quand je vois le photos prises par les militant-es du front de gauche les thèmes impôts étaient loin de faire les devants des panneaux faits maison. Encore une course sur les thèmes porté par les bonnets rouges qui devient un peu ridicule quand on sait que cette réforme de la TVA était programmé de longue date et que les élections se profile dans les trois quatre mois...
Cela fait partie aussi parti de la course que semble mener Mélenchon par rapport à d'autres comme avec Le Pen (épisode de Henin Beaumont), reprendre la nation comme valeur de gauche, le drapeau français agité dans les meetings. C'est un choix politique qui pour moi est une aussi une erreur. Le problème c'est que plus cela va plus on s'aperçoit que Mélenchon ne mobilise que lorsque les élections s'approchent... de là à dire qu'il n'est qu'électoraliste
Peu de chance de me faire entendre, mais l'intitulé de l'article est discutable: reprendre comme expression "la manif de Mélenchon", est-ce que cela ne personnalise pas un peu trop ce qui est une manifestation de personnes non nécessairement "clones" de Mélenchon?
Cela est discutable pour les membres du Parti de Gauche, encore plus pour ceux du Front de Gauche non membres du PG et vraiment très problématique pour des membres du NPA, par exemple...

Je trouve que ASI se coule un peu trop dans le moule habituel par ce procédé de personnalisation — qui rentre bien dans le cadre des médias dominants.
Et les anges, quel sexe ?
Question très bête : à quand des journalistes qui se mettent à tester les méthodes d'évaluation et à contre-évaluer l'affluence des manifestations ?
"Assurons-nous bien du fait, avant que de nous inquiéter de la cause. Il est vrai que cette méthode est bien lente pour la plupart des gens, qui courent naturellement à la cause, et passent par-dessus la vérité du fait, mais enfin nous éviterons le ridicule d'avoir trouvé la cause de ce qui n'est point.
Ce malheur arriva si plaisamment sur la fin du siècle passé à quelques savants d'Allemagne, que je ne puis m'empêcher d'en parler ici.

En 1593, le bruit courut que les dents étant tombées à un enfant de Silésie, âgé de sept ans, il lui en était venu une d'or, à la place d'une de ses grosses dents. Horstius, professeur en médecine dans l’Université de Helmstad, écrivit en 1595 l'histoire de cette dent, et prétendit qu'elle était en partie naturelle, en partie miraculeuse, et qu'elle avait été envoyée de Dieu à cet enfant pour consoler les Chrétiens affligés par les Turcs.

Figurez-vous quelle consolation, et quel rapport de cette dent aux Chrétiens, ni aux Turcs. En la même année, afin que cette dent d'or ne manquât pas d'historiens, Rullandus en écrit encore l'histoire. Deux ans après, Ingolsteterus, autre savant, écrit contre le sentiment que Rullandus avait de la dent d'or, et Rullandus fait aussitôt une belle et docte réplique. Un autre grand homme nommé Libavius ramasse tout ce qui avait été dit de la dent et y ajoute son sentiment particulier. Il ne manquait autre chose à tant de beaux ouvrages, sinon qu'il fût vrai que la dent était d'or.

Quand un orfèvre l'eut examinée, il se trouva que c'était une feuille d'or appliquée à la dent avec beaucoup d'adresse; mais on commença par faire des livres, et puis on consulta l'orfèvre.

Rien n'est plus naturel que d'en faire autant sur toutes sortes de matières. Je ne suis pas si convaincu de notre ignorance par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue, que par celles qui ne sont point, et dont nous trouvons la raison.

Cela veut dire que non seulement nous n'avons pas les principes qui mènent au vrai, mais que nous en avons d'autres qui s'accommodent très bien avec le faux."

Bernard Le Bovier de Fontenelle
Faut zoomer très très fortement pour trouver une mesure de gauche dans la politique menée par ce gouvernement.
Vaguement hors-sujet, mais pas entièrement :

Et Beppe Grillo organisa un troisième Vaffanculo day


La foule (40 000 personnes selon les estimations de différents journaux italiens) a tour à tour acclamé Beppe Grillo, écouté les spécialistes venus faire des interventions.

A Gênes, Beppe Grillo a dégagé une feuille de route :

- Organisation d’un référendum sur l’euro
- Abolition du Fiscal Compact
- Adoption d’Eurobonds
- Alliance entre les pays méditerranéens (Grèce, Espagne, Portugal et France) pour une politique commune finalisée avec éventuellement l’adoption d’un « euro 2 »
- Que l’investissement dans l’innovation et les nouvelles activités productives ne soit pas limité par les 3% annuels de déficit budgétaire
- Financement des activités agricoles destinées à la consommation intérieure
- Abolition de l’équilibre budgétaire
Mélenchon dénonce la manipulation médiatique dont il est victime. Et là, il est acteur d'une mise en scène. Que ce soit à son initiative ou à celle de TF1, il brouille le message politique. Où sont les camarades du Parti de Gauche ? Ce parti ne peut pas avancer tant de bonnes analyses, proposer tant de bonnes de solutions économiques et écologiques et laisser l'égo d'un homme nuire à l'espoir de nombreux français.

[...] Où sont les camarades du Parti de Gauche ? [...]


A la louche, en regadant l'interview, je dirais derrière lui...
Il ne s'agit pas d'une mise en scène, mais d'une mise en place. Où était le PG? dans le dispositif. Il a twitté la photo ci-dessous AVANT l'interview de TF1. Aucune ambiguïté.

https://twitter.com/LePG/status/407116777324552192

On ne peut trouver aucune signification intrinsèque à une simple juxtaposition d'images. La seule mise en scène est celle de l'association de l'image face caméra, du cliché du balcon, et de la légende (« ce qu'il faut lire »).
Je ne comprends pas qu'on fasse tout un foin de cette mise en scène de la réalité. Une telle image aurait pu être obtenue "sans tricher" une heure plus tard mais dans des conditions compliquées pour une interview. Cette mise en scène reste donc fidèle aux faits que l'on souhaite relater et n'est utilisée que pour des raisons pratiques. Les gens qui regardent le 13h se foutent du nombre de personnes qu'il y a dans la rue en marge du rassemblement avant l'heure annoncée du départ : ce qu'ils veulent éventuellement savoir c'est s'il y a eu du monde ou pas qui est venu, et en ce sens, la mise en scène pour l'interview est fidèle aux faits (cf. les photos du cortège). Autrement dit, une interview dans cette même rue sans mise en scène aurait donné l'impression d'une manif déserte, ce qui aurait pour le coup été plus loin de la réalité que ce "trucage".
L'AFP a fait une dépêche sur la polémique de l'interview de TF1. Propos mesurés et explicatifs :

Une interview de Mélenchon mise en scène sur TF1

"Les images ont une dimension politique, nous le savons bien. Pour présenter une manifestation, on n'allait pas faire l'interview dans une rue déserte. Il est donc logique d'avoir voulu donner une dimension militante aux images", a déclaré au site Huffington Post Alexis Corbière, conseiller de Paris et proche de Jean-Luc Mélenchon.


"Lorsqu'un président de parti parle pour une interview télé en duplex, il est tout naturel que des supporters se massent derrière", a fait valoir un porte-parole de TF1. "Personne de nos équipes n'a demandé une chose pareille", a-t-il ajouté.
j' y étais 7000 , c'est peu , 100000 vraiment beaucoup .Peut être 30000
Et après on essaye de nous faire croire que Mélenchon est contre le système alors que TF1 truque les images en sa faveur.
Une alliance Chazal-Melenchon ? On aura tout vu...
Concernant le nombre vraisemblable de participants à la manif, il faut se reporter à l'excellent compte rendu qu'en fait Raphaelle Besse-Desmoulières dans Le Monde fr. Et je considère que 20.000 ou 30.000 participants, ce n'est pas si mal pour un début de mobilisation.
je trouve l'article vraiment malhonnête. Etant à 1000 kms de Paris et donc de la manif à laquelle j'aurais volontiers participé, j'étais à 13h devant TF1 : dès l'entame j'ai bien vu que des drapeaux étaient agglutinés derrière Mélenchon (comme d'ailleurs chaque fois qu'il y a une interview dans une manif) mais déjà on devinait des personnes circulant derrière et dans toute la suite on voyait au contraire une circulation pas encore interrompue et finalement assez peu de militant s'afférant dans le secteur pour une manif encore loin de sa mise en mouvement (il n'y a qu'à regarder d'ailleurs la vidéo jusqu'à la fin !). Que cherche Sébastien Rochat ? en feignant l'objectivité, à permettre, à tous ceux qui n'y ont pas participé, de penser que la manifestation a été un échec comme le suggérait ce matin Bruno Le Roux sur la radio ?
@Korido

Cet article du Monde http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/12/02/combien-de-participants-a-la-manifestation-du-front-de-gauche_3523588_823448.html répond à votre question (d'ailleurs pas compris en quoi cet article serait "odieux", comme dit plus haut).
La vraie question à poser est : Qui a pris l'initiative de tourner ce direct à l'écart de la vraie foule ? Car perso, j'y étais à cette manif, et je vous garantie qu'il y avait au moins 20 000 à 30 000 personnes minimum. Si Mélenchon avait eu le choix, il aurait certainement posé Place d'Italie ou à côté du métro Campo-Formio, point de départ réel de la manif, où étaient initialement rassemblés tous les cadres du Front de Gauche et derrière le cortège qui s'étirait déjà jusqu'à Place d'Italie (observation effectuée dès 13:30 à Campo-Formio).

Donc pourquoi Mélenchon aurait-il accepté de tourner ce qui ressemble effectivement à une reconstitution de manif ? Mon hypothèse pour le moment est que TF1, par confort et sécurité, ait préféré tourner à l'écart de la foule. Ainsi ils étaient à l'abri d'éventuels dérapages et dans un environnement sonore un peu plus propice à la prise de son. TF1 aurait donc probablement obligé Mélenchon à accepter ce dispositif pour passer au 13h en direct.
Il fallait être rudement bien placé pour la prendre, cette photo de Mélenchon lors de son interview à Midi.

rudement bien place, ou rudement bien informé.
Et le message de la manifestation de se perdre et de disparaître, hélas, à cause de ces comptages de merde !!!
Quelqu'un a-t-il repris ce qu'a dit Mélenchon après cette manifestation (même s'il avait été invité partout), dans les media ? C'est une question que je pose parce que je boycotte les mainstream et que sur les autres, il n'est question que de chiffres ...
C'est ça, l'info ? Le nombre exact de participants à une manif ? Ou pourquoi ils se sont déplacés en nombre ? Pourquoi ils sont moins nombreux que lors des présidentielles ? Une grande analyse d'un grand spécialiste genre Barbier ou Duhamel ne va pas tarder à tomber... genre couperet.
La manipulation médiatique, notamment à France Inter, pour tenter de décrédibiliser à tout prix cette manif est simplement honteuse...
Quant à ce genre d'interview, tous les partis agissent de la sorte sans que personne n'en parle. Mais comme il s'agit de Mélenchon, c'est parti pour un lynchage en règle.
Bonjour
Quel journaliste perspicace ce Stephan de Vries !!!
Oser penser que sa photo correspond à une manifestation de 7000 personnes, c'est vraiment se foutre du monde. Il y a à peine 20 personnes. Wouarf
Quelques informations techniques par quelqu'un qui était sur place et qui a suivi tout le cortège (moi).

la "mise en scène" de TF1 était due au fait que lors du direct, la manif n'avait pas commencé et il n'y avait pas encore du monde sur la place.
Jean Luc Mélenchon était dans une rue adjacente avec les journalistes massés autour, avec un petit comité derrière lui pour le soutenir comme c'est l'usage dans une interview.

La manifestation a démarré à 14h, et on a vu les gens se masser au fur et à mesure de son avancée. Nous avons descendu le boulevard de l'hopital (1,5km) et arrivé presqu'au niveau du pont de Bercy (encore 1 km de plus), des amis qui nous rejoignaient en retard nous avertissaient que ça partait encore de place d'Italie et que le boulevard était noir/rouge de monde. Soit un cortège de plus de 2 km de long sur une avenue très large (le parcours a été détourné d'une rue plus étroite par la Préfecture au dernier moment), une foule assez compacte, et surtout, extrêmement festive. il est impossible qu'il n'y ait eu que 7000 personnes puisque comme on le voit, ça fait des rangs de dix personnes alignés, séparés les uns des autres d'un mètre sur cette distance (calcul du front de gauche).

Au final : si on compte à 13 heures 30, c'est sûr qu'il n'y avait pas grand monde. Si on compte à l'arrivée, beaucoup de gens se sont dispersés 5 minutes après la fin du discours de Mélenchon. Raison : les bus qui repartaient, notamment le nôtre qui venait de Toulouse.

Au final, 100 000 me semble un peu beaucoup, mais 70 000 y étaient certainement. Moins nombreux qu'à la Bastille, sachant qu'il y avait eu un mois d'appel (contre trois semaines), en pleine campagne et montée du Front de Gauche, avec les moyens d'une campagne, et avant que l'élection d'Hollande n'installe la résignation encore plus fort. Dans le contexte actuel, c'est un vrai succès et l'une des plus forte mobilisation de 2013, loin devant celle des bonnets rouges (qui ont des financements autrement plus importants que les maigres sous du Front de gauche).

Et titrer comme le fait le monde : "La marche sur Bercy de Mélenchon ne mobilise pas autant qu’espéré" , c'est vraiment odieux.
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