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Commentaires

La longue revanche de la série B

Décadent, immoral, violent, racoleur, voyeur, hypocrite, fauché et opportuniste, le Cinéma d’exploitation a longtemps été la cible privilégiée des esthètes et des tenants de la Culture. Royaume du paradoxe et de l’ambivalence, il est aussi celui qui a le plus souvent défendu la liberté d’expression, sans presque jamais adopter de posture militante. Bienvenue chez le voisin "bis" et barré du 7ème Art.

Derniers commentaires

Je ne sais pas trop où poster....
Mais je viens de voir comment on peut flinguer l'une des séquences les plus drôles d'Inglorious Basterds :
sur Canal+, à l'instant. Tout le film a été doublé en français !!!! Comment est-ce possible ? Ode aux langues, savoureux télescopages. Et l'accent de Brad Pitt quand il parle italien.... par son doubleur, en français !!!
Mais qui a bien pu commettre ce crime !?!?!?
Je pense que ca rentre bien dans le cadre du sujet : http://www.dailymotion.com/video/xeozut_auschwitz-d-uwe-boll_shortfilms

Uwe Boll étant un abruti, ca risque pas être triste
Pour ceux que ça intéresse, le site nanarland.com est la bible des films de série B et Z.
De nombreux très bons extraits de films également.
Bon, Rafik, je ne te demande pas en mariage tout de suite...

Mais imaginer voir, un jour, une affiche d'Ilsa sur le site d'@si ! Je crois que même dans mes rêves / cauchemars les plus tordus, je ne l'aurais jamais imaginé ! Un très bon papier, revenant très clairement sur les plus grandes tendances du cinéma d'exploitation. Je regrette de ne pas avoir vu le nom de Vincent Price (dans le genre prince de la série B) associé à celui de Roger Corman, mais c'est sûr, on ne peut pas dire qu'il l'a lancé. Ahh, le Corbeau. Peter Lorre, Boris Karloff, Vincent Price et le jeune Jack Nicholson... Culte !

Je conseille à tout ceux et celles qui veulent en apprendre un petit peu plus sur l'excellentissime 'Massacre à la tronçonneuse' de Tobe Hopper, d'aller écouter sur les poscast itunes l'excellent 'Les persifleurs du mal' (France Inter) où est reçu J.B. Thoret pour parler du film.
Son livre "Massacre à la tronçonneuse, une expérience américaine du chaos", n'est malheureusement plus édité, mais il y revient longuement lors de cet entretien époustouflant de bon sens et d'analyse. Et pour les fans du genre qui auraient la chance d'habiter la belle région lilloise, qu'ils me contactent, et pourquoi pas s'organiser de charmants visionnages plein de Troma, de zombies farceurs et de joyeux cannibales ?
Encore merci à l'équipe, et tout particulièrement à Rafik. (et bravo pour le papier sur South Park, étant grande consommatrice de la série depuis des années, je me permet d'ajouter qu'il était excellent et très bien documenté.)
suis un peu déçu,
vous ne parlez pas de "La grande Zorro",
avec George Hamilton...
j'ai lu vite-fait en diagonale et comme d'hab, c'est excellent ! j'essaierais de prendre du temps pour lire ça "au calme". Sinon, Rafik, vous avez sorti des bouquins ?
Article lumineux. Comme les précédents.
Merci
Pour les amateurs, une asso vient de se créer à Montpellier :
« Créée en Janvier 2010, l'association soutient le Cinéma décalé (bis, séries Z, trash, underground, etc...) et le Cinéma de Genre(s) dans sa diffusion, et sa création. »
pour l'instant pas de site, juste une page fessebouc, dernière publication : http://www.facebook.com/note.php?note_id=122203154492656&id=100001037595436
C'est agréable de se sentir moins con après qu'avant la lecture.
C'est amusant, je me souviens, dans l'excellent reportage "suck my geek" d'un certain Rafik D. qui disait en substance :
[quote=Rafik D., geek anonyme]On sait comment ces mecs fonctionnent, on sait quels sont leurs mécanismes de pensée, on sait quels sont les _mots_ qui leurs font plaisir à entendre ; moi c'est un truc que j'ai fait quand j'étais adolescent, je fréquentais des gens qui se voulaient intellectuels, et effectivement quand je leur parlais de zombies, j'y allais à coup de "destructuration du mythe capitaliste", on sait s'adapter... Mais au fond c'était me mentir à moi-même : ce qui est kiffant dans le zombie, c'est qu'il y a des zombies !

Cet article, finalement, sert à montrer à quel point le cinéma d'exploitation était une déstructuration du mythe capitaliste, non ? :D
"Décadent, immoral, violent, racoleur, voyeur, hypocrite, fauché et opportuniste, le Cinéma d’exploitation a longtemps été la cible privilégiée des esthètes et des tenants de la Culture. Royaume du paradoxe et de l’ambivalence, il est aussi celui qui a le plus souvent défendu la liberté d’expression, sans presque jamais adopter de posture militante."

ben, moi je laisse volontiers tout ce fatras mal foutu, et pas seulement par absence de moyens, pour un oeuvre vraiment décapante, toujours en avance et dérangeante, en un mot libertaire...celle de Bunuel. Un seul bonhomme, plein de films, et tous les degrés que Rafik pense trouver dans un cinéma, dont le seul objet est de faire du fric en en dépensant le moins possible. Et pour ça, on sait que tous les moyens sont bons : montrer tout plutôt que suggérer... à ras la moquette, comme on dit. Et un Pasolini dans l'outrance avait, lui, pas mal... d'élégance, non ? bon, je dois être un peu esthète... et c'est aujourd'hui une tare, je crois comprendre !
Encore une fois un étalage de mots, qui n'est pas sans rappeler le verbiage de la haute époque des Cahiers, pour vanter un cinéma du premier degré - et qui se contente bien de n'être que ça ! malgré Tarantino, bien entendu.
Le premier homme,
Le deuxième sexe,
La troisième personne du "singullier",
La quatrième dimension,
La cinquième république,
Le sixième sens,
Le septième art,
Quel cinéma!
(copyright Robert)
Le Cinéma Gore était né, et il allait très vite devenir le repoussoir de ceux qui avaient pourtant milité pour la totale libération du corps. Durant de longues années, bon nombre de "progressistes" auront à l'égard du Gore des propos et des attitudes tout à fait dignes de curés fanatiques, traitant les amateurs de ce Cinéma de dégénérés-décadents-fascistes, et allant parfois jusqu’à agresser certains réalisateurs.

La Presse Libre était née, et elle allait très vite devenir le repoussoir de ceux qui avaient pourtant milité pour la totale libération des [s]esprits[/s]bourses. Durant de longues semaines, bon nombre de "UMPistes" auront à l'égard du Libre des propos et des attitudes tout à fait dignes de curés fanatiques, traitant les amateurs de cette Presse de dégénérés-décadents-fascistes, et allant parfois jusqu’à agresser certains journalistes.

P.S. : désolé, la chronique est très bien mais ce passage était trop tentant ;-) OK, je sors
Bon, je ne vais pas critiquer l'article mais faire une remarque sur ce qu'il en est de l'art (et du cochon tant qu'on y est).
Qu'y a-t-il de 'subversif' à montrer des femmes plus ou moins dénuées, maltraitées, embrochées etc, puisque c'est typiquement ce que la généralité du fantasme masculin de sexuation/sexualité par la domination promeut et souhaite voir?
Rappel: un fantasme est au croisement de l'histoire singulière et de la construction sociale.
Et encore ne parlé-je pas du désir, là (en termes psycha s'entend)


Et dire: "voir l’exemple du Rape & revenge français Baise-moi, qui a fait hurler à la fois les bigotes de droite et des féministes de gauche, et qui s’est vu aussitôt menacé d’un classement X)" c'est facile et idiot.
V.Despentes fait partie d' *un* des courants du féminisme.
'Baise moi' ne me fait pas hurler, ni 'King kong théorie' (sauf le chapitre sur la légitimation de la prostitution, en tant qu'expé perso de prise en main de sa vie, on peut comprendre, Despentes, mais ce n'est certainement pas à généraliser comme elle le fait);
en revanche le "fascinant (sic) Irréversible." et sa complaisance envers le viol et la violence qui s'ensuit, au motif que la vengeance est de droit à l'homme (ce qui signifie donc que la femme qui appartient, encore une histoire d'honneur et toussi toussa) est insupportable sur ces deux volets.

Bref, le cinéB, sur son versant sexe est simplement sexiste.
Mais pas que lui, on est bien d'accord.

Quant au pr0n... humph...bon d'accord je vais arrêter là.
cette chronique me fait penser à Jean Pierre Mocky dont je suis fan absolue !!
ses films donnent parfois l'impression d'être fait de bric et de broc un peu façon Série B....

je n'ai pas eu l'occasion de visionner Prédateurs de la nuit ou encore Six Pack Annie, et je veux bien croire que Tarentino s'en soit inspiré hum hum mais à mon humble avis rien que pour Kill Bill (que j'ai adoré, le I comme le II) chuis sûre que Tarentino a dû passer un peu plus de temps à fignoler !.....

bravo Rafik, j'espère que t'es pas obligé de visionner tout le matériel pour chacune de tes chroniques parce que pour celle-ci fallait une bonne dose de chais pas quoi d'ailleurs pour ne pas craquer non ??
Mondo Freudo, Mondo Teeno, L’Amérique interdite, Shocking Asia, Face à la mort.... pfff tout un programme....
:)
Cher Rafik,
On a déjà dû vous le dire 100 mille fois, mais tolérez que je vous le dise pour la 101 millième fois : vous êtes brillant...
Merci pour cette superbe leçon de culture collective !
Un peu moins impeccable que d'habitude, parce que le sujet bien vaste n'est que survolé, finalement... Mais un très bon "condensé". Pour donner envie d'en savoir plus, quelques références n'auraient pas été du luxe - genre le numéro hors série de Mad Movies sur le sujet, sorti au moment des Grindhouse de Tarantino et Rodriguez.

(et pour le prochain sujet, puisqu'il semble y avoir un concours, je sens bien venir un "Matrix vs Inception", vu l'amour que Rafik porte à la trilogie des Wachos et les théories comparatives que le film de Nolan n'aura pas manqué de susciter en lui).
Excellente chronique, merci!
Depuis que je lis Rafik, je n'ai plus honte, j'ose même sortir en public ... pour assouvir ma soif de cinéma et de littérature populaire et "de genre". Merci pour mon coming out ;-) ...
Étant fan de cinéma d'exploitation, cet article m'a comblé. Dommage que peu de salles diffusent encore ce cinéma.
Je n'ai en revanche encore jamais vu de Mondo, même si j'en ai entendu parler à maintes reprises sur Tracks ou Mad Movies. J'espère rattraper ce retard au plus vite. :D
Excellente chronique.
Suggestion : utiliser des renvois dynamiques pour les notes de bas de page.
Superbe chronique, surtout pour quelqu'un comme moi, trop jeune pour avoir connu ce cinéma, mais grand fan de Tarantino et Rodriguez.

Une question non précisée dans la chronique : ce cinéma existe-t'il encore ? Trouve t'on encore des salles qui en diffusent ? Est ce que la diffusion par Internet, en marge de la classification "X", lui permet de retrouver un public ? Si oui, quels sont les sujets à la mode aujourd'hui ?
Et si vous avez des tuyaux, bon coins, adresses (sur internet ou IRL), je suis preneur !

Merci.
Comme toujours, formidable.
Merci Rafik.
Rafik Djoumi, le journaliste des masses silencieuses. ;)
Excellent papier. J'espère qu'Alain et Judith auront apprécié Isla She Wolf of the SS ^^
bientôt un spécial Ed Wood ?
Pourquoi les chroniques de Rafik ne s'affiche pas sous son nom, mais la rédaction ? dans les forums. Oui pourquoi ? C'est un souhait de Rafik ?
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