La longue revanche de la série B
Culture blockbusters
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chronique

La longue revanche de la série B

Le "cinéma d'exploitation", ennemi de l'Art, ami de la Liberté

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Décadent, immoral, violent, racoleur, voyeur, hypocrite, fauché et opportuniste, le Cinéma d’exploitation a longtemps été la cible privilégiée des esthètes et des tenants de la Culture. Royaume du paradoxe et de l’ambivalence, il est aussi celui qui a le plus souvent défendu la liberté d’expression, sans presque jamais adopter de posture militante. Bienvenue chez le voisin "bis" et barré du 7ème Art.

Bien avant que la Cinémathèque française ne lui offre ses écrans, et bien avant que des cinéastes palmés ne se réclament ouvertement de son héritage, le Cinéma d’exploitation fut pendant quatre décennies considéré par les leaders d’opinion comme la poubelle du 7ème Art. Un statut timidement contesté par les saltimbanques qui y officiaient, et qui justifiaient leurs basses œuvres par le fait qu’il ne donnaient au public "que ce qu’il souhaitait voir". Et de fait, comme n’importe quel détective privé vous le confirmera, c’est en fouillant dans les poubelles que l’on comprend vraiment d...

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