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Commentaires

La France déteste-t-elle ses développeurs ?

Mais pourquoi la France forme-t-elle si peu de développeurs informatiques ?

Derniers commentaires

J'ai été formé a l'AFPA en programmation il y a 23 ans , et c'était une excellente formation niveau de sortie BTS et pour y entrer un test psychotechnique . Voila comment ont peu former des gens qui sont sans bac a un bon métier , mais Sarko a cassé l'AFPA et personne n'a rien dit , la gauche s'en fou de former les gens, et les techniciens informatique pour la plupart sont autiste et méprisant avec les non techniciens , voila pourquoi on ne les aime pas parceque leur hiérarchie ne les comprend pas du coup externalisont ce type de poste .
et bien voila un plateau rafraichissant ! Bravo
À la lecture des commentaires j'ai l'impression de ne pas avoir vu la même émission.

42 est une initiative privée qui propose un modèle d'enseignement très différent du modèle de l'éducation nationale (mais peut être pas si différent d'autres écoles d'informatique type EPITA). Ce modèle n'est pas imposé à qui que ce soit, et il s'adresse à des gens qui ont été rejetés par le modèle classique et ne revendique pas du tout être un adapté à tous. Je vois ça comme une expérience d'enseignement alternatif grandeur nature et l'avenir de ceux qui ont bien voulu s'y soumettre nous montrera bien assez tôt dans quelle mesure c'est un succès ou un échec.

Le sujet de l'émission n'est même pas là. La question posée est de savoir si oui ou non en France, le développeur est considéré comme un simple exécutant ou non. Selon moi, la réponse est plutôt oui vu leur place dans la hiérarchie des administrations publiques ou des grosses sociétés. Il y a également un certain dédain qui sous entend qu'écrire du code c'est sale et que ça devrait être un simple tremplin vers des activités managériales.

L'autre question, selon moi encore plus passionnante, est de savoir si une formation de base en informatique apporte des compétences transférables dans d'autres domaines. Selon moi ce ne sont pas seulement des compétences mais une façon de voir le monde: en termes de systèmes interconnectés sur lesquels on peut agir. Et ce n'est pas un hasard si ces quelques dernières années, les individus ayant le plus contribué à changer le monde ont un bagage informatique.
Le fait qu'un Niel Boy puisse developper sur ASI ses arguments sans contradicteur est-il sans aucun rapport avec le partenariat d'ASI avec FREE pour http://www.arretsurimages.tv/ ?...
" et si c'est de la nyckelharpa c'est encore mieux "

Niquer les repas, c'est une des mille et une façons de préparer sa ligne pour la plage ?

Mais où va t-il chercher tout ça ?
Et l'orthographe, ça s'apprend en piscine ? ((reportage France-Info - 7 avril 2014))

Etre informaticien, ce n'est pas que savoir programmer, c'est aussi :

- savoir s'exprimer oralement de manière claire et compréhensible (faire une présentation avec - ou sans - vidéo-projecteur…)
- savoir s'exprimer par écrit de manière claire et compréhensible et sans (trop) de fautes (rédiger un rapport, une proposition de prix …)
- avoir une bonne maitrise de l’anglais, à l’oral comme à l’écrit (correspondre et plus généralement travailler avec des collègues étrangers…)
- savoir travailler en équipe (sens du compromis, savoir convaincre, gérer les situations de conflit…)
- savoir gérer un planning (découper et organiser un projet…)
- savoir anticiper et gérer les risques (minimiser les risques dans l'utilisation d'une nouvelle technologie…)
- etc

Enfin, c’est aussi se nourrir correctement (et pas uniquement de pizzas), avoir une éthique (et ne pas raisonner que par la technique), lire, aller voir des spectacles (pour s'ouvrir intellectuellement), s’intéresser à « la vie de la cité » (et ne pas se comporter en no-life égoïste)...

Faute de quoi, on n'est qu'un OS (ouvrier spécialisé) de l'informatique, prêt à être exploité, et qui contribuera à ce que les autres le soient.

Tout ça, ça s’apprend en piscine ?

PatriceNoDRM (un prof qui apprend à ses élèves l'informatique et pas à nager)
Se pourrait-il que Kwané Yamgnane soit moins intelligent que son téléphone portable ?
Je viens de prendre connaissance du Vite dit : "un Niel's boy taille le bac à la française"

C’est fou ce qu’avec un peu de culot on arrive à faire passer.

Je cite de mémoire, donc pas tout à fait textuel.
« Le jeune, le jour du bac, ses parents se sont séparés la veille, il est mou du genou, résultat il ira pas à polytechnique… »

Non mais allo !

Le pire c’est que le jeune cadre dynamique-efficient-évolutif-opérationnel-et-performant qui nous éructe ça pas tout à fait face caméra et avec force gesticulations, le pire c’est qu’il ne croit pas un mot de ce qu’il dit.

C’est avec des mensonges de cet acabit que l’on fait les réformes de l’enseignement.
Pour avoir été étudiant à EPITA presque en même temps que Kwame et pour répondre aux questions, oui il n'y a que peu de profs et d'enseignement traditionnel dans le modèle mais c'est ce qui fait sa force.

Ca fait maintenant plus de 12 ans que je bosses et je n'utilise plus directement les connaissances qu'EPITA m'a apprises. Elles sont obsolètes. Mais je ne leur en veux pas bien au contraire. Cette formation m'a été très utile.

Notre directeur des études (M. Testemale) avait l'habitude de dire aux étudiants qui se plaignaient de la charge de travail quelque chose comme suit : "Mon but c'est de vous pousser dans des situations absurdes, de manière à vous faire perdre tous vos repères et vous forcer à faire des choix". Et a un étudiant qui se plaignait plus tard lors de la même réunion qu'il ne pouvait pas faire tout ce qu'on lui demandait et qu'il allait donc devoir sacrifier certains projets, il a répondu : "Et bien ca par exemple c'est un choix ! Savoir se prendre un zéro pour ne pas se prendre DEUX zéros !". Au dela des compétences techniques que nous a donné l'école (plutot solides par rapport à la concurrence au deumeurant), c'est la vraie valeur ajoutée de cette formation. Placer les étudiants des situations incongrues, parfois très inconfortables et ce de manière controlée (puisque nous restons dans une école et pas dans la vraie vie) et les forcer à se prendre en charge, à ne pas attendre d'instructions de l'extérieur, à gérer leur charge de travail. En un mot à pouvoir être le capitaine du bateau lorsque c'est la tempête. Ca ne convient pas à tout le monde, mais la plupart des étudiants changent rapidement en quelques mois de ce traitement. Et on se surprend après quelques mois à avoir une capacité à abattre les taches qui nous aurait paru herculéenne avant ce traitement. Alors même qu'au bout d'un moment on ne bosse plus 20H/24. Une fois que l'on se connait soi même et que l'on a appris à se gérer on est d'une grande efficacité y compris dans des situations non claires (par exemple un mauvais management au dessus de soi ou un marché qui se cherche et ne sait pas ou il va).

La plupart des MBA disent former au "leadership", mais finalement l'essence du leader est bien celle qui est apprise ici. Garder la maitrise de la situation, se connaitre soi et ses équipes, quelles que soient les circonstances. Y compris et surtout lorsqu'elles sont absurdes / injustes / changeantes.

Après il est clair que ce modèle ne peut pas convenir à tous les étudiants, il nécéssite une grande motivation initiale (je viens pour apprendre l'informatique et je suis prêt à en chier pendant quelques temps), la possibilité à supporter psychologiquement cette formation. Mais il faut rappeler que c'est un environnement simulé qui reproduit a peu près la vraie vie et va pousser les étudiants à se "trouver" tout en leur faisant apprendre et assimiler des connaissances par l'expérience. Ils seront après coup d'excellents professionels.

Seul reproche sur 42 : EPITA avait un mix de cours théoriques et d'enseignement type 42. Même si nous séchions souvent ces cours théoriques et qu'ils étaient peu importants dans la note finale, ils avaient je pense leur importance. Et cette importance était renforçée par cet apprentissage si particulier. Quand après quelques mois à écrire des parseurs comme un galérien tu avais un cours de théorie des langages, le sujet n'était plus "abstrait" mais très concrêt. Tu savais exactement pourquoi il fallait écouter le prof et à quoi cela allait te servir. Mais si tu jugeais que cela ne correspondais pas à tes projets, tu avais encore la possibilité de "sécher" (choix que n'ont plus les étudiants d'EPITA aujourd'hui et c'est une vraie perte pour l'école qui se portait mieux lorsque Pierre Testemale assurait la direction des études).

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mon école d'informatique a été fondée dans les années 60 par un consortium d'industriels. Le vieux débat...

Il y a surtout un problème de salaire et d'âge. A 35 ans, tu es déjà vieux.
Pas mal ce publi-reportage ...

PatriceNoDRM
J'avoue que le titre ne me donne pas envie. Pourquoi? Parce que je suis analyste-programmeur et je connais l'état du métier, au delà des légendes:
1- il y a TROP de développeurs,
Quand on voit par exemple Visual Studio et son efficacité on se rend compte que cela fait dix ans qu'un développeur génère plus de code à la seconde que les développeur que l'on voit dans les films qui tapent du code à toute vitesse (et on s'étonne de la main-mise de Microsoft sur le marché...): auto complétion et auto-génération du code donne une vitesse proprement démente: en quelques secondes, un développeur peut générer 10.000 lignes du code. La généralisation du code objet permettant une réutilisation du code tout à fait importante optimise également les rendements et la multitude de librairie déjà disponibles évitent également de réinventer la roue continuellement: regardez les jeux vidéos, combien utilisent leur propre moteur vidéo? Pas grand nombre...
L'informatique aussi s'est concentrée, comme tous les secteurs, entrainant également une réduction de postes...

2- les entreprises depuis les années 90 n'embauchent plus les débutants avec moins de 3 ans
Il n'y a que deux types de postes: Junior (3 ans d'expérience) ou sénior (5 ans ou plus..) dans les outils demandés pour le poste et non en général. Il y a aussi de nombreux postes en ouverture uniquement pour remplacer le développeur actuel par un plus expérimenté, ou pour le forcer à faire des heures supplémentaires. Les entreprises cherchent aussi les moutons à 5 pattes... Et vu la quantité d'informaticien au chômage (et on ne compte même pas ceux qui exercent un autre métier du coup...), elles peuvent se le permettre...


En conclusion: L'objet de l'informatique est de diminuer les besoins de main d'oeuvre, y compris en informatique... C'est.folie que d'imaginer qu'il y a besoin de plus en plus d'informaticiens. Folie.

L'objet de l'informatique est de diminuer les besoins de main d'oeuvre, y compris en informatique... C'est.folie que d'imaginer qu'il y a besoin de plus en plus d'informaticiens. Folie.


Je suis d'accord que le but de toute forme d'automatisation est in fine de diminuer la part d'effort humain. Mais je pense qu'on est encore loin d'en voir les effets sur le secteur informatique, parce que l'étape d'informatisation des tâches manuelles n'est pas terminée, qu'elle nécessite maintenance et mises à jour permanentes, et surtout parce que de nouveaux besoins apparaissent encore continuellement avec les nouveaux supports (smartphones et cie, informatique embarquée, objets "intelligents", etc.)

Et dans cette perspective l'état du marché de l'emploi en France n'est pas la bonne échelle : l'Inde et la Chine, pour ne citer qu'eux, sont en pleine expansion dans ce domaine. Une entreprise peut avoir un développeur parfaitement compétent en Inde pour 400€ par mois, et même pas besoin de délocaliser... On retombe sur un problème connu, la fameuse "compétitivité". Au passage, il y a sans doute encore pas mal d'imbéciles parmi nos dirigeants pour croire qu'on pourra garder ces emplois d'un haut niveau de qualification chez nous : c'est évidemment une idée raciste et bouffie d'orgueil franchouillard (comme si on était plus intelligents que les autres), et concrètement une énorme erreur stratégique.
Le développeur indien à 400 euros parfaitement compétent?
La bonne blague. Ah? vous y croyez en fait à ce que vous écrivez? J'ignorais que le C, le C++, le Java, le C#, le SQL, le No SQL, bref que l'ensemble des technologies informatiques étaient indiennes.

Le niveau d'étude rend pitoyable le niveau de compétence. Ils sont juste "pas cher", ce qui intéresse les grandes multinationales pour verser de plus beaux dividendes. Mais compétents... LOL.
Il n'est ni plus, ni moins compétent que le français, en développement pur. D'ailleurs, Lea, je suis sûr que si on regarde de près les technologies dont vous parlez, on va retrouver dans leurs inventeurs des noms indiens par ci par là.

Par contre, pour aller dans votre sens, et je suis plutôt d'accord avec vous dans le fond, il ne comprend pas grand chose aux besoins de votre client français et à ce titre doit être micro-managé par votre chef de projet. Comme le disait Edsger Dijsktra, "Computer science is no more about computers than astronomy is about telescopes". L'informatique, c'est l'art de traiter les informations ; l'ordinateur est un outil formidable pour ça, mais il ne sait pas donner du sens aux informations, seul l'humain le sait, et votre développeur peut être aussi doué pour faire fonctionner un ordinateur qu'il veut, si il ne comprend pas le besoin du client, il ne sert à rien. A ce titre, le coût total des projets offshore, en incluant les retards dus à la difficulté de communication et le temps passé par les donneurs d'ordre, est rarement plus faible qu'un projet fait avec des développeurs français payés plus à l'heure, ou alors sur des projets très bornés et aux composantes purement techniques. J'en sais quelque chose, j'ai été mis en concurrence avec des plateformes offshore et j'ai la plupart du temps gagné...
Il y a 6 ans j'aurais écrit les mêmes phrases.. mais aujourd'hui d'aprés mon expérience les dev. indien en moyenne sont au même niveau que les Français...

De plus comme on transfert nos dev. (même critique) vers l'Inde il est CERTAIN qu'ils vont nous dépasser dans quelques années.

La bonne blague. Ah? vous y croyez en fait à ce que vous écrivez? J'ignorais que le C, le C++, le Java, le C#, le SQL, le No SQL, bref que l'ensemble des technologies informatiques étaient indiennes.


Ne pas oublier pas que la force des Etats-Unis, d'où sortent la plupart des innovations technologique, repose énormément sur leur capacité à attirer les cerveaux étrangers (d'ailleurs s'ils ne devaient compter que sur leur propre système éducatif ils seraient bien embêtés). Les "meilleurs" développeurs indiens, comme tous les autres d'ailleurs, vont là où on leur propose les jobs les plus intéressants et/ou les mieux rémunérés. De plus vous mentionnez des langages qui ont 10 à 30 ans d'existence, or les pays émergents commencent seulement à "émerger" dans le secteur. Certes ils ne sont pas encore à un niveau qui leur permettrait d'être réellement innovants, donc pour le moment ce sont encore les petites mains laborieuses de grands groupes occidentaux. Mais comparez à ce qu'on disait il y a 30 ou 40 ans des industries du type électro-ménager/électronique par exemple.

Et même si leur système éducatif est archi-inégalitaire, il faut prendre en compte le fait que même si seul le top 1% plus riches en Chine ou en Inde pouvait faire des "bonnes" études (notamment à l'étranger), ça fait déjà un paquet de monde. Sans parler du fait qu'eux ont bien compris l'intéret d'augmenter leurs budgets de recherche, contrairement à nous qui nous tirons une balle dans le pied de ce côté là.

ps : oui, je crois en fait à ce que j'écris. En général c'est l'idée, bizarrement : parler de ce que je pense être vrai. Ça me semble plus logique que de donner une opinion qui ne serait pas la mienne... Surprenant non ?
Vous faites la même erreur qu'avec l’ascenseur social: les exceptions ne sont pas une règle...
Ps: le C#, à la base, c'est un européen, pas un américain, certes débauché par Microsoft à prix d'or.
Je peux me tromper en effet. Ceci dit vous ne nous avez pas expliqué ce qui vous rend si convaincue.
Bien sur l'électronique pas tant de chose que cela ont changé. Qu'est ce qui se produit en Chine aujourd'hui ? L'assemblage. Lorsque vous dites un iphone c'est Made In China, c'est vrai pour l'assemblage, sauf que le gros de la technologie vient du Japon et des Etats Unis (et un peu de l'union européenne aussi). Et en fait, on sait aussi que le gros de la "valeur ajoutée" (celle qui vous différencie sur le marché) n'est pas l'objet mais le système d'exploitation (le logiciel) qui le fait fonctionner. Et ca ne se fait pas encore en Inde / Chine ou ailleurs. Pour une raison toute conne, certes ils sont aussi mauvais que de mauvais développeurs français. Certes il n'y a sur le marché du travail que les mauvais développeurs car les autres ont du boulot. Mais il y a un gap énorme entre un bon développeur recruté en occident et ce que l'on trouve à Bangalore.

Le seul problème c'est qu'à force de dénigrer la technique dans ce pays, on finit par former des bons à riens. Ca finit "project management officer" chez Accenture dès la sortie d'école, ca ne sert à rien si ce n'est à faire des slides et remplir des diagrammes de gantt. En gros ca sert de paillasson à son chef. Mais le titre est ronflant. Et a 35 ans, la porte est assurée. Y'a plus jeune que vous pour travailler 100 heures par semaines. Bizarrement les devs qui sont restés compétents n'ont absoluement pas connus ce sort. Ils ont en général évolué vers la gestion de projet CAR ils ont à la fois les compétences techniques ET humaines. Et ca paie en général mieux. (A condition d'avoir commençé à bosser dans une vraie boite et pas dans une SSII).
Ces langages ou plateformes (on passera sur la pertinence de l'énumération comme résumé de "l'ensemble des technologies informatiques") ont-ils pour caractéristique essentielle une nationalité ?
Les actuels CEO de Microsoft et de l'Adobe, ces deux PME de l'édition de logiciels, passés par les écoles publiques indiennes ont-ils un niveau de compétence "pitoyable" ?
Est-il vraiment difficile de trouver des développeurs français officiellement diplômés ayant quelques gros problèmes de compétence ?

Le développeur indien à 400 euros parfaitement compétent?

ben, ils le sont tellement qu'ils commencent à devenir gourmands, et que l'off-shoring de certaines grosses boîtes est reconduit d'Inde en Roumanie :-D

une autre tendance, à mon avis:
+ de plus en plus d'inégalités => 1/4 monde = pauvres en france
+ de plus en plus d'étudiants et de diplomés en TIC
+ une précarisation des statuts (prestation en lieu et place d'un salariat)
+ télé-travail & télé-formation extrêmement facilités dans les métiers du développement

=> alignement des salaires au niveau mondial autrement plus rapide que dans n'importe quel autre secteur

auto complétion et auto-génération du code donne une vitesse proprement démente: en quelques secondes, un développeur peut générer 10.000 lignes du code

1) c'est faux
2) La programmation ne consiste pas a généré des lignes de codes. l'époque ou on payais les dev a la ligne est révolue. Si un langage doit être automatisé au point de généré un monticule de code, c'est qu'il est inadapté ou mal utilisé.

Dans les faits, le code a cette propriété intéressante d’être a la fois compréhensible par les hommes et par la machine, mais il est écrit pour les hommes.
Si on génère 10 000 lignes de codes a l'arrache, on ne génère rien de lisible, rien de pertinent. chaque ligne est supposée apporté du sens a un programme, si une machine est capable de généré le sens, c'est qu'il a déjà été écrit ailleurs, pourquoi avoir a le re-codé, alors?

la multitude de librairie déjà disponibles évitent également de réinventer la roue continuellement: regardez les jeux vidéos, combien utilisent leur propre moteur vidéo? Pas grand nombre...

Tout dépend ou l'on regarde, ou s’arrête le moteur graphique etc.
Le fait de ne pas «réinventé la roue» n'implique pas que le travail n'est pas aussi important, simplement, quand on n'a pas a implémenté le culling, les collisions etc. on peut se concentré sur le cœur d'un jeu, c'est-a-dire l’expérience produite. Il est naif d'imaginé que cela demande moins de boulot qu'implémenté un effet bloom et une fausse réfraction kikoo.

En conclusion: L'objet de l'informatique est de diminuer les besoins de main d'oeuvre, y compris en informatique... C'est.folie que d'imaginer qu'il y a besoin de plus en plus d'informaticiens. Folie.

L'objet de l'informatique est d'automatisé le traitement de l'information, cela entraine en effet une diminutions des travaux répétitifs, mais cela ne remplace pas la nécessité d'un acte créatif, qui est supposément l'objet du travail en question.

PS:
Il est assez amusant de constaté que deux personne «du métier» (je suis spécialiste en architecture logiciel pour un studio de JV) ont une vision très différente du travail qu'ils ont a faire, peut-être tout est une question de… perspective?

(et puis bon hein, vc++…)
"Dans les faits, le code a cette propriété intéressante d’être a la fois compréhensible par les hommes et par la machine"
Ouais enfin par les hommes et par le compilateur. Je ne connais pas grand monde (un seul en fait) qui sachent manipuler le langage machine qu'est l'assembleur, et je ne connais pas de machine qui comprenne directement le C++, ou même le C...
Certains processeurs ARM avaient pour ambition d'exécuter directement du code Java (technologie Jazelle DBX). Mais l'implémentation matérielle n'a pas suivi.
Le langage machine est encore une langue bien vivante dans le milieu des développeurs "embeded", malgré des compilateurs C pas trop buggés. La guerre Apple-Windows est une ronde enfantine à coté des empoignades entre partisans des PIC et des ARM....

"Dans les faits, le code a cette propriété intéressante d’être a la fois compréhensible par les hommes et par la machine"

Ouais enfin par les hommes et par le compilateur. Je ne connais pas grand monde (un seul en fait) qui sachent manipuler le langage machine qu'est l'assembleur, et je ne connais pas de machine qui comprenne directement le C++, ou même le C...

Mince, vous compiler votre code a la main ?

(quand je dit «la machine» j’entends évidement le logiciel+le matériel)

Outre le fait que (comme le commentaire qui me précède le mentionne) l'assembleur est encore utilisé (ce qui est assez triste hors d'un contexte pédagogique, mais c'est un autre débat.) aucun processeur ne connais directement l'assembleur, qui doit etre assemblé (d'ou son nom) en code-machine. De plus, il faut le remettre dans le contexte : le premier assembleur date il me semble de 1954 et, dans le contexte de son époque, il est clairement un progrès en terme de rapprochement avec l'homme.
(et maintenant, il n'est pratiquement utilisé que par d'autre programmes, qui restent bien meilleur que les hommes a ce petit jeu là)
>>ce qui est assez triste hors d'un contexte pédagogique, mais c'est un autre débat...
Triste ? Pourquoi ? Les développeurs pour l'industrie utilisent des processeurs RISC dont certaines fonctionnalités ne peuvent être atteintes qu'en assembleur, même si c'est souvent sous la forme d'une directive ASM incluse dans le C.
Et il existe des applications critiques en terme de place ou de timing ou même du C -O3* fait moins bien que l'artisan informaticien armé des spécifications processeur dans une main (manuel de 600 pages au moins en anglais !) et la calculatrice Hexa dans l'autre.

*Note pour les non-geeks: Non, ce n'est pas un carbonate, mais du code C optimisé au niveau 3 par un compilateur libre style GCC.
Les développeurs pour l'industrie
Ce qui est triste c'est d'appeler développeur un type qui notifie l'ouverture d'un clapet et la vitesse d'un tapis roulant. Ca c'est vraiment triste.
Il fut un temps où même les systèmes d'exploitation étaient en assembleur. Les codes sources de MS-DOS 2.0 et Apple DOS (parmi beaucoup d'autres: Photoshop, Word etc ) sont rendus publics ici.

Y'a pas dire, ils savaient s'amuser à cette époque !
Entre l'Education Nationale et les quelques intiatives privées qui ont commencé à éclore, le fossé culturel semble infranchissable.

Heu... et ça aurait été complètement impossible d'inviter au moins un représentant du système universitaire classique ? Ou même seulement de parler du système universitaire classique, de nous expliquer ce fameux "fossé culturel" ? Vous savez, celui qui forme les 99% restants de développeurs (qui pour la plupart s'en sortent plutôt bien d'ailleurs, bizarrement pas tellement affectés par ce "fossé culturel").

Au lieu de ça l'émission semble partir du principe que l'université c'est un vieux machin poussiéreux qui ne peut qu'être culturellement dépassé, forcément. Et vive les initiatives privées qui savent faire parler d'elles (et y ont un intérêt évident au passage). C'est pratique : on se pose une question, ils prétendent apporter une réponse, pourquoi chercher plus loin ? Qu'ils n'aient même pas encore sorti leur première promo, qu'on ne sache rien du taux d'échec, on s'en fiche du moment qu'ils nous disent que c'est eux les meilleurs. Cool.

Je suis peut-être un peu dur, mais enfin cette émission prend vraiment la question par le petit bout de la lorgnette : d'abord en restreignant la question à l'enseignement supérieur ce qui est un contre-sens comme je disais plus haut, ensuite en se focalisant sur les écoles soi-disant "innovantes", et enfin en ne cherchant même pas à mettre leur discours en perspective (au point d'oublier complètement qu'elles ne formeront jamais qu'une petite minorité des futurs développeurs, pas nécessairement meilleurs que les autres).
L'émission part un peu dans tous les sens parce que le terme développeur n'est pas défini. Un développeur, au sens le plus littéral, est quelqu'un qui écrit du code pour transformer des données d'entrée en données de sortie. Dans cette acception, en première approximation, je suis d'accord avec M. Yamgnane, tu as 0 ou 20 ; tu sors les bonnes données ou tu ne les sors pas. Il faut nuancer ce jugement avec les performances du programme créé, les ressources qu'il consomme, mais en gros je suis d'accord. De même, je suis d'accord qu'il est plus important pour un développeur d'apprendre l'algorithmique et le "computational thinking" qu'un langage précis ; les langages informatiques, ça va, ça vient, certains sont plus adaptés à certaines taches et d'autres à d'autres, la méthode raisonnement est plus importante.

Ensuite, l'émission étend - sans le dire - la notion de développeur en lui ajoutant le fait de définir quelles seront les données d'entrée et de sortie ; en quelque sorte, on passe du pur développeur qui "pisse du code" à un développeur / chef de projet / expert fonctionnel / inventeur. Et là j'ai du mal à suivre M. Yamgnane qui nous explique grosso modo que les développeurs seront les maîtres du monde parce que leur méthode de raisonnement serait supérieure (et je suis développeur moi-même). Quand on regarde objectivement les grandes réussites de développeur de formation, il est rare que des commerciaux ne traînent pas dans le coin : Zuckerberg qui pique l'idée de Facebook, Bill Gates de Microsoft qui se voit donner sur un plateau le développement de MS-DOS par IBM, Brin et Page qui font appel à Eric Schmidt pour transformer leur idée géniale Google en cash-machine, etc. Certes, quelqu'un de formé au "computational thinking" aura des idées d'amélioration de produits ou de services que n'auraient pas des services commerciaux ou marketings, mais des idées complètement nouvelles de produits ou de services, de tête, je n'en vois pas.

Sur le sujet initial de l'émission, je dirais que la formation informatique dans le supérieur en France est médiocre, mais ce n'est pas tellement mieux ailleurs dans le monde. Les développeurs que je récupère sont des perroquets qui ne comprennent pas vraiment comment marche la machine ; l'époque des développeurs passionnés / bidouilleurs / génies des garages est passée depuis belle lurette et l'enseignement est à mon goût bien trop superficiel, spécialisé et cloisonné. D'ailleurs ceux sortant de l'EPITA ne sortent pas vraiment du lot, dans mon expérience ça serait même plutôt l'inverse, mais je n'ai peut-être pas eu de chance... Quant à l'image du développeur en France, ça dépend de quoi on parle. Si on parle de la valorisation sociale, je trouve la situation plutôt bonne ; si on parle de la considération pour les développeurs dans le haut managériat et leur place dans la chaîne de valeur de l'entreprise, en dehors des sociétés dont l'objet est principalement informatique, on pourrait certainement beaucoup mieux faire. Autant le développeur n'est pas le génie créatif ultime que décrit M. Yamgnane, autant dans les entreprises non informatiques sa capacité à apporter au business de l'entreprise est assez mésestimée.
Plus ça va plus je trouve cette émission néo-libérale, à moins que ça soit les néo-libéraux qui s'approprient tt les nouvelles tech.
S'adapter à la vrai vie ? Le meilleur moyen pour ne pas la changer
« Vous avez besoin d'un programme dans 24h, et bien mon bon maître vous attendrez un peu plus longtemps, ça vous laissera le temps de réfléchir à la stupidité de votre demande »

A aussi, l’intelligence ce n'est pas de répondre à la problématique mais de poser celle-ci.
Bravo pour l’émission ! Sujet intéressant et avec des gens intéressants.
En voyant le titre je ne m'attendais pas du tout à ça, mais je ne suis pas déçu.

Dans cette école 42 le but est de former des warriors en informatique pouvant être capable d'innovation / création et donc devenir un acteur essentiel dans les entreprises.
Cependant pour que cela marche faudrait il encore que les mentalités change au sein des dirigeants d'entreprise (Française) et du management en général, qui ont fait pour la plupart des écoles de commerce et qui n'ont pas du tout la même mentalité ni la même vision que les ingénieurs, et qui n'ont pas encore l'intention de faire des ingénieurs des pairs...

Donc que va devenir la majorité des étudiants de cette école qui devront travailler pour la plupart dans les SSII pour des grands compte ??
? Attention à la déception, ou il faut s'attendre à les voir partir aux US

Pour moi si il y a quelque chose à faire, c'est revoir la maniéré de former les dirigeants, ou alors comme il est dit dans l’émission que les ingénieurs deviennent des dirigeants comme aux US ou comme en Corée du Sud... faut il encore changer les mentalités...Bravo pour l'emmission
Dommage... Il y a tant de choses à dire sur les méthodes d'enseignement de l'informatique en France, sur les carrières des développeurs, ces premiers "cadre-techniciens", sur l'impact de la massification des études supérieures sur la sélection des enseignants-chercheurs dans un domaine nouveau, sur l'évolution des pratiques face à l'accès permanent à l'information, sur la pédagogie par projet, sur l'impact de la destruction de l'enseignement supérieur à très court terme sur les capacités d'embauche des entreprises, sur la fiscalité qui n'est pas adaptée à l'immatériel et fait complètement foirer des dispositifs comme le crédit d'impôt recherche, même sur la place des informaticiens dans la société, leur image dans les médias, la place des filles...
Bref, il y avait tant de choses à dire, à décortiquer, tant d'approches possibles sur le sujet !

Mais bon, une plaquette de pub creuse, court-termiste et démago pour des boites privées, c'est bien aussi hein.

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Kwame Yamgnane a effectivement son argumentaire bien ficelé (et limite caricatural) avant même de mettre un pied sur le plateau, ça se sent. Il est dommage que Jean-Marc Manach ne cherche pas à lui apporter une contradiction un peu plus vigoureuse.

Son argumentaire pour dénigrer le Bac est aussi ridicule : Quelque soit la filière, le bac d'histoire, c'est en aucun cas apprendre les dates de règne des Rois de France. Le programme étant (du moins, quand je l'ai passé, en 2009) vachement plus axé sur l'histoire contemporaine. Et plus axé sur la connaissance et la compréhension de faits historiques relativement récents que sur l'apprentissage bête et méchant de dates.

Et il ne prend même pas la peine de parler des matières scientifiques au bac, qui sont infiniment plus importantes, étant donné que l'écrasante totalité des élèves rejoignant par la suite une formation en informatique (IUT, école d'ingénieurs,...) provient d'un bac S. Parce que oui, avoir une rigueur scientifique, c'est important, avoir son bagage en maths dans certaines branches de l'informatique, c'est important.

42 ne sera bon qu'à former des développeurs d'applis lambdas, ou web. Car les élèves qui la rejoindront n'auront pas la capacité de s'adapter à des domaines plus pointus (RV, Simulation,systèmes embarqués...) et plus porteurs, par manque d'encadrement et de bagage scientifique.
comme dans l'émission précédente à propos du système bitcoin,un parfum d'utopie se dégage aussi de celle-ci,mais malheureusement on retombe vite dans la triste réalité de la compétition performante,et k yamgnane cite l'exemple d'un développeur revendant sa boite 60 millions de dollars peu après sa création,c'est l'utopie...de la marge brute décodée et décomplexée!
Émission un peu décevante malgré un sujet intéressant à priori: Pour l'essentiel, Kwame Yamgnane débite son discours marketing bien rodé sans convaincre. Il lui a sans doute manqué un contradicteur.
a priori non intéressé par le sujet, les réflexions du forum m'incitent à aller y voir de plus près.
Émission qui m'a semblée complètement surréaliste.

D'abord le thème : la France manquerait de développeurs. Vu le nombre de développeurs qui sont au chômage, j'en doute.
Développeur est un métier qu'on ne fait généralement que quelques années, car c'est fastidieux et assez répétitif, surtout si on travaille sur des projets nouveaux (par opposition à la maintenance/évolution d'applications existantes). C'est généralement un point d'entrée pour aller vers d'autres métiers (dans l'informatique ou pas).

K. Yamgnane a manifestement une vision partielle de ce qu'est une application informatique et sa fabrication, a fortiori un système informatique et un système d'information. Le développemnt représente environ 10 à 20% (charge de travail ou coût) dans un projet informatique ; il y a donc pas mal d'autres choses autour (et d'autres métiers).

Sur la « pédagogie » : n'importe qui ayant pratiqué la formation pendant quelques temps s'aperçoit que la relation humaine formateur/formé est primordiale. À l'époque où je formais des formateurs (en informatique) j'avais coutume de donner ce conseil en forme de boutade « Si vous pouvez faire en sorte que tous les stagiaires soient amoureux de vous, vous aurez fait la moitié du chemin ».
Ce qui est décrit par K. Yamgnane me fait penser à ces jeux télévisés où on élimine : si tu es dans le moule, tu restes ; si tu ne t'y soumets pas tu es exclu.
Le but n'est manifestement pas de former des développeurs compétents, mais de fabriquer des personnes soumises au système dominant.
L'exercice initiatique de la piscine est révélateur : dans une pédagogie qui a pour but de faire progresser les gens, on fait ce genre d'exercice à la fin et non au début.

J'espère simplement que cette « école » n'est pas subventionnée et je compatis au sort de ceux qui vont en sortir, mais ça me mets en colère qu'on utilise la détresse des gens se faire de la pub (et peut-être du fric).
Je n'ai pas encore regardé l'émission, mais je ne peux m'empêcher d'observer que le problème est posé sans prendre beaucoup de recul, semble-t-il. En effet, la France est particulièrement en retard pour ce qui concerne l'enseignement de l'informatique, mais pas tellement au niveau supérieur où l'offre de formation est diverse (universités, écoles d'ingé, IUTs) et de qualité (aux dernières nouvelles les informaticiens français s'exportent plutôt bien, merci pour eux).

Par contre c'est en amont que l'enseignement en informatique est complètement délaissé : contrairement aux pays comparables, la France n'a pas commencé à introduire sérieusement l'enseignement des concepts informatiques de base (en particulier la programmation) dans les cycles primaires et secondaires. Un rapport de l'Académie des Sciences de l'année dernière explique assez bien les enjeux et l'urgence de la situation :
http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/rads_0513.pdf

Je ne sais pas s'il a été suivi d'effet, mais permettez-moi d'en douter.

Un des blocages assez typique du système français est la forte segmentation en disciplines à l'école... dont l'informatique est tout simplement absente. Les enseignants n'y sont pas formés (ou de façon anecdotique, ou auto-formés par motivation personnelle), et encore moins des enseignants spécialistes de la discipline et de la façon de l'enseigner (et bien sûr on attendra encore longtemps une agreg en informatique, privilège des disciplines plus "matures").

Manque d'attractivité du métier, incompréhension des non-informaticiens du type de travail, etc. : tout cela n'est pas dû à l'enseignement des spécialistes, il est dû au manque d'enseignement sur le sujet à destination des non-spécialistes. Tout le monde trouve normal qu'on reçoive tous les bases minimales en français, en maths, en sciences, etc., même si on n'utilise pas tous les jours ce qu'on a appris en trigonométrie. L'informatique est aujourd'hui probablement bien plus présente autour de nous, peut-être bien plus utile, et pourtant personne ne s'inquiète que l'immense majorité de la population ne soit pas du tout initiée aux mécanismes de base, à la façon de raisonner, à avoir une vague idée de ce qui existe dans le domaine.

Au passage, le silence total autour de cette question dans les médias et les discours poilitiques est assez incroyable à mes oreilles, tant on nous les rebat (les oreilles) de l'avenir de la France et de l'importance des secteurs technologiques dans le grand bouillon mondial. Enfin bon, rien de nouveau sous le soleil, ça se saurait si on faisait des vrais débats sur les questions réellement importantes pour l'avenir de la société.

(sur le sujet voir aussi http://www.societe-informatique-de-france.fr/)
Pas encore vu l'émission mais un tout petit peu stupéfait quand même.

Je suis enseignant en informatique à l'Université de Dijon. Nous sortons par an entre 40 et 50 informaticiens niveau master 2 (5 ans après le bac.) dans plusieurs profils et une vingtaine au niveau licence (licence pro SIL : développement web).
Les masters ne sont pas destinés à être développeurs à terme mais ils le sont pour la plupart dans leurs premières années professionnelles, et les licence pro le sont tous !

Le tout avec d'excellents taux d'insertion et de très bons rapports avec les entreprises.

Quand on sait qu'il y a de telles filières informatiques dans toutes les Universités de France, j'ai cru comprendre avec le même succès globalement, je suis un peu surpris que l'on puisse dire que la France ne forme pas de développeurs… même si elle n'en forme pas assez et, peut-être, pas assez tôt (à voir quand même car certains concepts essentiels (le concept d'objet par exemple) me paraissent difficilement accessibles à des lycéens, et, encore plus, à des primaires ou secondaires).
Donc si je récapitule, l'école 42 c'est :

- Pas de profs (donc pas d'enseignment)
- Pas de programme
- Pas d'horaires
- Des journées de 10h huit jours par semaine (sic)
- Pas d'appréciation qualitative par un humain du travail produit

Que Kwame Yamgnane ait le courage de retirer complètement le mot "école" de son établissement car ça n'en a plus grand-chose... Et qu'il nous en explique l'intérêt, alors que comme il l'indique, n'importe qui peut s'auto-former sur internet et que des challenges de développement comme en propose 42, le web en regorge et des entreprises et associations en organisent toutes les semaines.

Finalement, quelle différence entre 42 et un groupe spontanément formé d'étudiants passionnés qui se rassemblent pour bosser régulièrement sur un projet ou des défis ?

Le cadre imposant des cadences démentes ? Les 80 heures de travail par semaine ?

Que cherche-t-on ? A former des futurs burn-outés ? Des employés d'Electronic Arts de demain à presser comme des citrons ?

Ce qui me chagrine énormément en tant que travailleur du secteur, c'est que l'unique image de la profession que fait passer cette école est celle d'autodidactes barges accros au Red Bull. La surmédiatisation de ce genre d'établissement dont le message n'est pas contrebalancé par des organisations professionnelles de salariés, quasiment inexistantes, ou des établissements de formation en informatique traditionnels inaudibles, risque de faire beaucoup de dégâts dans les mentalités et chez les employeurs.
Bonjour
Du temps où j'étais dans le domaine des développements systèmes (les années 80 à 2000) les développeurs étaient pléthore et s'exportaient même.
Que s'est-il passé depuis si ce n'est la désindustrialisation et la fermeture des entreprises que je fréquentais.
Il manque de ressources humaines ou il manque des postes ?
Je n'ai pas compris le rapport entre le titre et le contenu ...
Bon ! Me voilà convaincue !

Je me mets au langage C dès demain.

Pour le reste, toutes ces explications m'ont semblé totalement surréalistes.

Mais c'est pour les nerds.
Et moi je ne fréquente que les geeks.
contrairement au forumeur moyen, j'adore quand je pige quedalle. (Ça me stimule quelque part).
Je trouve la question très pertinente. Je ne commente pas encore l'émission que je n'ai pas vu - je suis censé suivre mon cours à l'ESCP en ce moment-même.

Me concernant, j'ai crée une SARL avec un ami d’HEC qui est un des rares en école de commerce à savoir coder / s’y connaît en webdesign. Je n’ai pas hésité à lui donner 49% des parts car je sais à quel point c’est important d’avoir quelqu’un de compétent pour une entreprise qui s’appuie sur les nouvelles technologies. Dans bien des cas il vaut mieux un associé qu’un prestataire extérieur qui va arriver à un rendu moins bon, moins bien compris pour un suivi quasi nul.

Je pense qu’en France on a souvent le culte du manager et on ne respecte pas vraiment les développeurs. Certains HEC proposent des stages à des EPITA (une école d’informatique) pour 400€/mois… alors oui ils en trouvent qui acceptent mais c’est certainement pas les meilleurs.

C’est évidemment une erreur quand on constate que les 3/4 des nouvelles entreprises en ESC s’appuient sur les nouvelles technologies.

ps: pour ceux qui veulent un exemple, Priceminister c’est un bon exemple de concept intéressant au rendu dégueulasse. La bonne idée sans la forme quoi.
Émission prometteuse avec un sujet peu traité et pas évident, merci d'avance !
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