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La directrice de l'école de journalisme de Sciences Po, serial copieuse

Mediapart, Le Monde, RFI... Epinglée par @si pour un copier/coller et une absence de citation d'une de nos enquêtes, la directrice exécutive de l'Ecole de Journalisme de Sciences Po, Agnès Chauveau pratique en fait de petits copier/coller... en série. Contactée par @si, la productrice à France Culture se défend de "toute malhonnêteté".

Derniers commentaires

Après PPDA, Melania Trump, Jeff Koons, Carolis, et autres... voilà qu'Etienne Klein se fait épingler pour plagiat :

http://www.lexpress.fr/culture/livre/etienne-klein-en-flagrant-delit-de-plagiat-la-preuve-par-quatre_1855211.html
http://www.lexpress.fr/culture/livre/plagiat-les-copier-coller-du-physicien-etienne-klein_1855198.html
Le journalisme c le monde du plagiat, ya vraiment rien de nouveau, et puis ya plusieurs types de plagiats, on peut s'inspirer d'une conversation ou d'un raisonnement lu sur un forum de discution ou entendu sur une antenne libre (avec un public restreint) se l'approprier, inverser les termes et garder la trame.

j'ai lu un jour, un article du journal le Monde, où sur un sujet artistique j'ai cru reconnaitre l'ensemble d'une discution tenue sur une antenne libre, la journaliste avait tout changé, elle avait appliqué toute la trame de la conversation à un autre sujet en le retournant, c'était brillament fait (et avec une grande mauvaise foi).

Du coup j'ai pensé à tous ces types qui se font voler leurs idées, leurs intuitions, incognito, par tout un tas d'autres types assoifés à l'affût de tout ce qui peut leur passer à côté pour écrire un papier, et tout ça sans payer de droits d'auteur.
Absolument inadmissible surtout pour une membre d'une académie.

Durant mes études en Angleterre,dès les premières années c’était rédhibitoire : pour tout essaie écrit, oublier une reference ou mal référencer, c’était assurément une note inférieur a la moyenne, et dans les post graduat , c'est vraiment avoir des ennuis sérieux.

Ne pas référencer est la chose la plus grave (le plagiat) pour un chercheur ou un membre du monde académique .

Quelle légèreté, et en plus a science Po, l’élite de l’élite française . Et bien et bien , ça montre un coté fumiste des élites française, une fois leur diplôme en poche.


Si en plus cette personne est contre le piratage et pour le droit de propriété intellectuel, c'est une sacré hypocrite
C'est quand même cool, la notoriété et les relations.
On peut se montrer incompétent, malhonnête, ... au pire, on doit endurer quelques articles pas très sympa et une mise au placard de 10 semaines.

Puis on a un poste sympa, avec le salaire qui doit aller avec.

On comprend qu'ils s'accrochent, les bougres !
Je l'avoue j'ai emprunté pour tous les commentaires que j'ai écrit sur @si les mots que j'ai trouvé dans un bouquin appelé le dictionnaire.
Ca y est, la dame est recasée (et le Figaro citant Arrêt sur Images, ça vaut la peine de le signaler) : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/04/07/97001-20150407FILWWW00181-plagiat-agnes-chauveau-nommee-conseillere-a-l-ina.php
Où l'on reparle de cette petite affaire, et d'@si au passage

Une version raccourcie vient d'être publiée dans le Libé de ce matin, où j'en ai pris connaissance. Dans cette version courte, @si est accusé grosso modo des mêmes turpitudes qu'Agnès Chauveau (Ambiance "c'est celui qui dit qui y est"), mais on n'y comprend pas grand chose. Ca s'éclaire en lisant la version longue ci-dessus (à laquelle la tribune papier renvoie) où l'on comprend en fait que l'auteur, Vincent Glad, n'a pas vraiment compris le concept des "vite-dit". Du coup, sous sa plume, cela devient : "La spécialité d'Arrêt Sur Images : user de son droit de citation pour reprendre intégralement des dépêches AFP publiées sur d'autres sites". On est à peu près dans le n'importe quoi, mais ça peut faire mouche pour qui ne connait pas bien @si.

Tout ca sur fond de défense post-moderne du plagiat, tellement inévitable, à en croire V. Glad, à l'heure de la fonction "copier-coller", que bon, faudrait penser à arrêter de le considérer comme un problème.
Pire, V. Glad, précisément connu il y a quelques temps pour avoir révélé des plagiats (Houellebecq, Yade), semble considérer que la politique des sites d'infos, qui bâtonnent des dépêches AFP à mort pour remplir leurs aspirateurs à clics, est respectable, puisque ce "plagiat éclairé et légal" (sic) permet d'occuper les jeunes journalistes qui rentrent dans la carrière.

Bref, de cette bouillie, sur fond de défense de pré carré (le gros sous-entendu du papier c'est " bas les pattes @si, le spécialiste du plagiat, c'est moi"), il ressort un beau retournement de veste...
Bon le prochain article d'a@i c'est cela non ? là :aie encore des cerveaux malades ?
Les copiers-collers que relève @si me semblent une pratique assez courante de la profession. A l'époque où je fact checkais pour m'amuser les papiers de Brice Couturier (autre chroniqueur de France Culture), je m'étais rendu compte qu'il ne faisait le plus souvent que repomper d'autres articles et chroniques publiées les jours précédents dans les échos ou l'expansion. Or curieusement, il ne semble pas qu'Eric de Boucher se soit jamais alarmé que le petit Brice reprenne à son nom des passages entiers de ses propres tribunes. Solidarité des cancres, unis dans la même mission évangélisatrice.

Le drame d'Agnès Chauveau, c'est que devant traiter principalement des industries culturelles et numériques, elle pioché sa matière dans d'autres articles d'@si et Mediapart. Soit des pure player qui vivent des abonnements de leurs lecteurs. Et en conséquence apprécient assez peu de voir leur boulot refourgué gratuitement et sans citation sur des supports publics comme France Cul et le Huffington Post.
Bon le fait qu'elle dirige la principale école de journalisme ne joue pas non plus en sa faveur.

Après plus généralement, ça soulève la question de ce qu'est devenu le journalisme dans ces années 2010. Un microcosme consanguin où tout le monde se follow et se retwitte à l'infini, comme escher 2.0 reniflant le cul du human centipède.
Le journaliste est devenu une créature hybride au point qu'il est impossible à la lecture d'un papier de dire si celui ci prétend relever de la chronique ou de l'enquête.

Par exemple si je suis journaliste et que je dois causer des trolls sur internet, je sais que la première étape va consister à broder une synthèse des papiers de mes confrères ("ok google, fais moi une revue de presse sur les trolls"). Puis si j'ai 5 minutes, je ferais péter l'investigation en allant me créer un compte sur doctissimo au rayon maladie mentale, et ouvrir un topic "Y a t'il un troll dans la salle ?". Et pour finir, naturellement, j’exprimerai mon point de vue personnel et subjectif sur la question : "c'est un fléau qui nous menace tous".
Faut-il s'en formaliser ? Même les plus grands peuvent avoir des faiblesses !
Vous montez sur vos grands Chauveau pour quelques lignes copiées, alors qu'en fait elle protège ses sources.
Réaction ultra-rapide du directeur de l'école de journalisme de Science-Po !!! (cf vite-dit)

Sans doute n'avait-il pas le choix, mais tout de même, en ces temps d'oublis collectifs et d'auto-aveuglement, c'est notable.
Elle discrédite une profession qu'elle est sensée représenter... C'est ballot!
Elle va peut-être copier cette enquête, qui sait ?
"J'oubliais de citer, mais jamais volontairement."
Déjà, oublier volontairement c'est rare. Encore pas rencontré un seul cas.

Ensuite, oublier de citer, c'est énorme. Désolé mais ce n'est pas bénin. Enfin quoi c'est tellement facile de citer ses sources ! Avec Internet, on peut même renvoyer sur la page-source, sur le blogue de la personne qu'on cite, lier vers une page wiki, enfin bref, c'est le B.A.BA du blogueur epsilon. Madame la haute personne devrait y arriver sans crampes, hein ?

Ne pas citer, c'est à la fois voler et mépriser. Ma note : 0/20. Recalée pour cause de désinvolture pas contrôlée. Car oui, la désinvolture, ça se contrôle.

Fumiste ! Et ça se dit "journaliste" ! Tu finiras à la télé, tocarde !
Il y a quelques temps, lassé de ses plagiats à répétition (je suis abonné à @SI, Mediapart et Courrier International dont elle fait un abondant usage) j'avais signalé le problème à Frédéric Martel, producteur de Soft Power. Je n'ai jamais reçu de réponse, bien sûr, et les plagiats ont perduré. L'honnêteté intellectuelle est inégalement partagée... J'ai cessé d'écouter cette émission, assez médiocre et pourtant teintée d'une bien grande prétention. On y sert volontiers la soupe aux invités, quelles que soient les fadaises auto-promotionnelles qu'ils débitent.

Merci de cette réaction qui me paraît très saine.
C'est pas vrai.
C'est pas elle.
Et c'est pas si grave.

En parle-t-on dans lémédias d'ailleurs?
Oui, c'est un problème déontologique grave, à mon avis. Lorsque l'on commence à négliger la discipline et l'éthique sous des pretextes fallacieux, il ne faut pas trop s'étonner de la dérive du journalisme contemporain… Citer ses références et sources permet aussi de savoir qui parle et quelle idéologie ou parti pris se cache derrière des affirmations tout en épargnant aux lecteurs la perte de temps nécessaire à la recherche de celles-ci. C'est aussi une marque de respect vis-àvis de ceux-ci.

J'avais personnellement été frappé par sa chronique sur les sondages el ignes manipulés dans Soft Power, il y a à peu près 6 mois.
C'était une pure répétition du 14h42 consacré au sujet, dans l'intégralité des 5 mintues de la chronique. Je ne suis plus certain que le 14h42 ait été cité (je crois que oui), mais j'ai pour autant été choqué du fait que cette chronique pillait intégralement et uniquement le travail de Jean-Marc Manach.

De quoi vous plaignez-vous ?
On vous lit à Sciences-Po, vous devriez être contents....

Nos élites sont pathétiques.....

Ben quoi, cette dame ne fait que donner l'exemple à ses élèves de ce que sera leur boulot !

Merci, j'ai bien ri.
De quoi vous plaignez-vous ?
On vous lit à Sciences-Po, vous devriez être contents....

Nos élites sont pathétiques.....
Oui, c'est un problème déontologique grave, à mon avis. Lorsque l'on commence à négliger la discipline et l'éthique sous des pretextes fallacieux, il ne faut pas trop s'étonner de la dérive du journalisme contemporain… Citer ses références et sources permet aussi de savoir qui parle et quelle idéologie ou parti pris se cache derrière des affirmations tout en épargnant aux lecteurs la perte de temps nécessaire à la recherche de celles-ci. C'est aussi une marque de respect vis-àvis de ceux-ci.
Ben quoi, cette dame ne fait que donner l'exemple à ses élèves de ce que sera leur boulot !
J'avais personnellement été frappé par sa chronique sur les sondages el ignes manipulés dans Soft Power, il y a à peu près 6 mois.
C'était une pure répétition du 14h42 consacré au sujet, dans l'intégralité des 5 mintues de la chronique. Je ne suis plus certain que le 14h42 ait été cité (je crois que oui), mais j'ai pour autant été choqué du fait que cette chronique pillait intégralement et uniquement le travail de Jean-Marc Manach.
Merci, j'ai bien ri.
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