130
Commentaires

Justice pour Adama, justice pour Axelle

Commentaires préférés des abonnés

Bonjour,

Y-a-t-il le moindre doute que les auteurs ne seront pas jugés et condamnés avec célérité et sans manœuvre dilatoire de la part des enquêteurs et de la justice, en ce qui concerne Axelle ? 

Alors, quelle est l'objet de ce parallèle ?

(...)

Ce ne sont jamais des indignations à un fait divers. Ce sont des indignations à des situations, réelles ou imaginaires. Il y a certes toujours l'élan collectif du lynchages ("vous m'offrez l'indignation, offrez-moi l'exutoire"). Mais le système judic(...)

Oh je suppose que, grâce à quelques "contacts" dans la police ou la justice, certain-e-s, comme Ciotti donc, connaissent parfaitement les noms de ceux qui ont perpétré ce crime. Et qu'ils/elles ne demandent à ce qu'ils soient révélés que parce qu'ils(...)

Derniers commentaires

Je n'ai aucune sympathie pour les écraseurs de chien, qu'ils s'appellent Marcel, ou Mohamed...Quant à dire que trainer sa propriétaire sur 800m relève de "l'accident" démontre juste que les cons n'ont pas besoin d'un volant entre les mains pour s'exprimer!

Effectivement, ces deux affaires n'ont rien à voir.
Dans l'une, la victime était en delis de fuite.
Dans l'autre, elle promenait son chien.

Si je comprend bien c'est juste une attaque de voiture.
Y'a rien là...
C'est la fatalité et ne dit rien de la violence et de l'état de pré-guerre civil du pays.


Le falsisme (facho-libéralo-gauchisme) stade interminal du  médiatisme 



La fachosphère joue son rôle de fachosphère. (...) Que fait, que dit, que pense la "gauchosphère" ? (...)




Aussi peu y a-t-il un mal qu'il y a un faux: ainsi Hegel s'est-il démontré très en avance sur ceux qui ont prétendu le dépasser (comme si l'on pouvait dépasser le penseur du dépassement!). Le mal et le faux sont précisément ce qu'il n'y a pas. Ergo: fascisme, libéralisme, gauchisme (soit politiquement et idéologiquement: droite, centre,  gauche) composent  la trinité de l'inanité de ce falsisme auquel la dernière (mais sans doute pas l'ultime) mode médiatique fanatiquement convie de sacrifier. 


Fanatisme en effet: militantisme (cet art de ne pas combattre en envoyant idiots utiles et braves soldats Schweiks en simili combats se confronter) régissant l' orbe médiatique: sites, plateaux, journaux ordonnant l'interdiction de penser en le monde aujourd'hui.


Monde im-monde, est-il besoin de le préciser? Sans doute. Mais à seule fin d'inviter à découvrir la ressource inespérée

que recèle ce qui se présente négativement: aussi nécessairement que non faussement.  

La rubrique des chiens écrasés, c'est plus ce que c'était...

Nous pouvons espérer sans trop de souci que la Justice et la Police feront leur office sans souci sur cette affaire.

Mon cher Daniel,


De nombreux commentateurs vous ont expliqué pourquoi votre chronique n'était pas de très bonne tenue (doux euphémisme) car les affaires Axelle et Adama ne sont pas du même ordre, même ces deux personnes sont mortes. Je partage leurs protestations.

J'ai décidé cependant de m'atteler à votre défense :

Mesdames, Messieurs, mon client Daniel ressent une fatigue bien compréhensible en cette fin d'année. La vie d'un patron de presse est difficile, parfois angoissante quand on connaît les drames économiques de ce secteur économique. (ça c'est la ligne de défense des policiers mis en cause dans l'affaire Chouviat)

Qui peut prétendre, parmi vous tous, qu'il n'a jamais commis un article peu clair et sujet à caution, car écrit un peu trop rapidement?. Mon client n'a pas eu la possibilité de développer son propos de façon suffisamment pédagogique, sans doute a-t-il été trop intelligent (argument pompé directement de Gilles Legendre, président du groupe parlementaire LREM).

Après tout, il n'y a pas eu mort d'hommes (jurisprudence DSK), même pas abus de faiblesse ou de position dominante (argument DARMANIN), en conséquence, mon client, pour s'engage à prendre des vacances (pas trop longues quand même) bien méritées en guise de sanction.


signé : Erika Dupond-Moretto



Mais enfin Daniel les deux affaires n'ont rien à voir ! Avec Adama les agresseurs présumés sont toujours en liberté, et jusqu'à présent on sait très bien que lorsqu'il s'agit de violences policières les coupables s'en tirent quasiment toujours avec des peines ridicules, comparées à celles des citoyens ordinaires.

D'où une grande mobilisation pour montrer que le peuple n'oublie pas et tient à ce que justice soit faite.

 

Dans l'affaire d'Axelle Dorier, le présumé coupable est déjà en prison, d'où il ne sortira vraisemblablement pas avant un bon moment.

Donc il n'y a pas besoin de mobilisation populaire, la justice semble suivre son cours normalement dans ce cas.

 

Ça explique parfaitement pourquoi une partie de l'opinion se mobilise plus pour Adama que pour Axelle.

Daniel, vous voilà repris par votre vieux démon de renvoyer dos à dos droite et gauche. 


Les deux événements n'ont, comme le font observer de nombreux abonnés, rien à voir. D'un côté, des policiers (payés par nous tous, citoyens) camouflent lamentablement les circonstances de la mort d'Adama, la vérité ne se fait jour que peu à peu, ils s'obstinent pourtant et la "justice" les laisse faire, le gouvernement aussi. 


Et cette histoire, loin d'être isolée, est entourée de nombreuses histoires similaires, qui font que nous sommes amenés,, désormais, à avoir peur de "notre" police et à perdre confiance en "notre" justice. Il s'agit donc d'une véritable affaire d'état. 


L'autre histoire est un fait divers tragique, dont les auteurs se sont présentés, et dans lequel tout porte à croire que la justice fera son boulot, en tout cas rien ne nous permet d'en douter. Un fait divers qui ne met en cause notre confiance ni en la police, ni en la justice. Qui n'est pas une affaire d'état. 


La raison pour laquelle la fachosphère fait un parallèle entre les deux, vous l'indiquez très discrètement, comme innocemment, alors que, bien entendu, elle en est le motif principal et unique: les agresseurs portent des prénoms, comme aurait dit Zemmour, qui ne sont pas sur "notre" calendrier catholique. Pire, vous suggérez que c'est pour cette raison que la "gauchosphère s'a


Est-ce bien à vous d'aider l'extrême droite dans ce honteux travail de confusion?



Je partage l'émotion mais c'est quoi le rapport ? On demande justice quand celle-ci n'est pas passée ou quand il y a volonté d'étouffer l'affaire. Mais ici ça n'a aucun sens à part pour afficher une humanité spécieuse à peu de frais. Je suis pour ma part bien content que la "gauchosphère" ne joue pas ce jeu.

C'est vraiment déplacé, la question de Daniel Schneidermann. Les meurtriers d'Axelle se sont rendus, ils sont donc identifiés, et leur cas devrait être traité par la justice. Ce ne sont pas des gendarmes couverts par leur hiérarchie, et il n'y a aucune raison ici de suspecter l'Etat de vouloir faire obstruction à la justice ni de faire croire qu'Axelle serait morte d'une maladie génétique.

Quel est le rapport entre ces deux meurtres.  L un implique mensonges et tromperies, faux témoignage de la part de fonctionnaires, bref met en évidence tout un fonctionnement social.  L autre une histoire atroce où la justice fera sans doute lentement son travail  mais sans chercher à dissimuler les faits. Quant au terme de gauchosphère, que designez vous et qui ? C comme renvoyer dos à dos RN et FI.


Vous vouliez plaire à quelqu'un ou quelqu'une ?  

J'approuve les nombreux commentaires qui considèrent que le parallèle entre les deux affaires ne tien pas.

Je pense que s’il y a un parallèle à faire c'est entre Adama et Chouviat...

Damien Lempereur, avocat, se posait le même genre de question à propos du meurtre du chauffeur de bus de Bayonne. La réponse reste la même 

https://twitter.com/Patbenc/status/1281934567872573447?s=09

Entre la lecture vaseuse d'un article d'Askolovitch et cet article au parallèle douteux, peut être serait il temps pour Daniel de prendre quelques vacances loin de Cnews, twitter et autres.

N'est-ce pas un simple fait divers ? Est-ce un crime animé par une logique politique ou confessionnelle ? Une centaine de personnes sont tués chaque année, dans des conditions peu réjouissantes, doit-on parler de toutes ? Est-ce informatif ? Ce genre de crime est-il mal réprimé de manière structurel ? Comment faire un parallèle avec le phénomènes structurel des meurtres policiers qui, eux, ne sont pas réprimé s'ils ne sont pas médiatisés ?

Je ne pense pas que DS ait cherché à dire que ces deux affaires était comparables, je pense que son propos est de dire que si la gauche ne parle pas de cette affaire alors elle déroule le tapis rouge pour l'extrême droite, lui donnant un argument supplémentaire pour défendre que les blancs seraient moins bien traités au profit des non-blancs.
Je suis assez confiant de mon interprétation et suis étonné de ne pas la voir dans les commentaires ici. Probablement que celleux qui ont compris n'ont pas commenté.

Autant sur certains sujets (genre #jesuismila) je trouve que la gauchosphère a eu tort de laisser trop longtemps le monopole des réactions (et donc la récupération d'un incident) à l'extrême droite, autant là je ne vois pas trop ce qu'elle aurait pu ou dù dire.


Enfin on est vraiment devant un fait divers de chez fait divers. Je ne vois pas quel fait de société se cacherait dessous, à part le fait que les chauffards sont dangereux, et susceptibles de l'être plus encore s'ils paniquent, tuant quelqu'un lors d'un délit de fuite.


Pour le reste, l'histoire part d'une altercation  entre 2 groupes dont on ne sait pas grand chose, et auxquels il semble par conséquent très hasardeux d'attribuer un mobil raciste (s'il apparait que la victime est blanche, on ne connait ni la couleur des chauffards ni celle(s) de la foule qui réagissant à la mort du chien leur a fait prendre peur, ni même la race du chien d'ailleurs, il faut vraiment l'imagination de la fachosphère pour aller y voir une histoire de conflit entre communautés).


M. Schneidermann, vous vous pensez très malin à soulever une question que vous croyez pertinente, oulala les gens de gauche n'osent pas dire "justice pour Axelle" car ils sont trop dogmatiques et ne s'intéressent qu'aux meurtres qui leur permettent d'avancer leur agenda politique. Vous semblez sous-entendre que, "fachosphère" ou "gauchosphère", chacun choisit son fait divers préféré pour appuyer et porter son opinion, tandis que vous, esprit fin, objectif, au-dessus de la mêlée en sorte, ne vous laissez pas aller à du militantisme et savez vous indignez tout le temps.


La réelle différence c'est que la Justice sera présente pour écouter la famille d'Axelle, enquêter, trouver les coupables et les envoyer au trou pour 30 ans, et que réclamer "justice pour Axelle" n'a aucun sens, ou en tout cas pas le sens avancé. Réclamer "justice pour Axelle" c'est faire avancer l'idée que les braves français se font tuer par les "racailles", que "on sait très bien qui c'est" et que la police/justice ne fait rien contre les sauvages qui peuplent nos banlieues... bref, le délire habituel de l'extrême droite. Reprendre ce mot d'ordre c'est reprendre cette revendication, et la vision de la société qui va avec, c'est à dire le point de vue d'extrême droite sur la société française.

La réelle différence c'est que la Justice ne fera rien pour la famille d'Adama, sauf si on l'y force. Et pour la forcer, il n'y a que l'ardeur et la force du comité Adama pour mener ce combat. C'est un combat mené depuis 4 ans, contre toute la machine mediatico-judiciaro-policère, et c'est un des mouvements les plus porteurs de la gauche française depuis 10 ans.

En renvoyant dos à dos la fachosphère et la "gauchosphère" (quelle horreur !), vous comparez des revendications de racisme délirant à des revendications de justice sociale, et de la fin de l'impunité policère.

Ce papier est une honte.

Je ne suis pas sûr de bien comprendre la conclusion, mais voyant les torrents de boue que vous valent cette question "naïve" je me la suis posée aussi.


D'un côté une violence institutionnalisée : la violence physique légitime que Max Weber associe à l'Etat dans sa définition, violence qui a la justice de son côté ce qui en prive les victimes, violence dont les excès sont dénoncés par ceux qui demandent justice pour Adama.

De l'autre un fait divers, violent certes, dont au moins certains auteurs se sont livrés à la justice, il va y avoir une enquête et la justice fera son travail.

En terme de justice pour moi la question est vite répondue.


Du coup que demandent ceux qui veulent la justice pour Axelle ? A priori pas qu'elle fasse juste son travail, elle le fait déjà. Venant de la fachosphère on ne risque pas grand chose a supposer qu'ils souhaitent plus de violence étatique, la tolérance zéro si chère à Sarko.


Remarquez que dans une réalité alternative, où cet excès de violence étatique n'existe pas, en admettant que les auteurs du délit fasse partie des cibles de cet excès de violence, la probabilité qu'après avoir écrasé le chien d'Axelle ils aient arrêté leur véhicule en attendant l'arrivée des autorités est sensiblement plus grande.


Revenons à la question première, et je pense qu'on peut la déplier ainsi :

- quand est-ce qu'un fait divers devrait être traité dans un média national ?

- à quel point sa récupération par la fachosphère doit influer sur cette décision ?

- hurler avec les loups ou leur donner raison quand ils disent "vous ne verrez pas ça dans les journaux !"

La question n'est pas si vite répondue, moi je ferais le même choix, c'est un fait divers, atroce, mes pensés vont à la famille d'Axelle, mais il y a des accidents tous les jours et des cons partout.

les faits selon Le Progès de ce jour ( 22-7-20 )


Selon nos informations, la victime, Axelle, était une jeune aide-soignante de 23 ans habitant Francheville. Elle participait à une fête d’anniversaire dans le parc des Hauteurs quand s’est produit l’incident qui a mené au drame, dans la nuit de samedi à dimanche, peu avant 4 heures du matin.

Quatre jeunes femmes qui avaient fait un bref passage à la fête ont heurté un chien avec leur Twingo en quittant les lieux. Plusieurs participants à la fête, dont le propriétaire du chien, les ont aussitôt prises à partie et la conductrice a reçu un coup.

                                                                                                              

Bloqué dans une impasse, il heurte la jeune femme

Deux amis des jeunes femmes, qui suivaient la Twingo dans une Golf de location immatriculée en Allemagne, ont essayé de calmer le jeu mais quand les participants à la fête ont compris qu’ils étaient ensemble, ils s’en sont pris à la Golf, dont le conducteur a accéléré, a tourné à gauche et s’est retrouvé dans une impasse. Il a fait demi-tour, quand Axelle lui aurait fait signe de s’arrêter. Il n’a pas obtempéré et l’a poussée avec sa voiture, provoquant sa chute.

Savait-il que la jeune femme se trouvait toujours au sol quand il a accéléré pour prendre la fuite, suivi par une Mercedes conduite par un ami ? Sous les yeux de son petit ami et de ses frères, la malheureuse s’est trouvée coincée sous la Golf, puis traînée sur 800 m, jusqu’à la rue de l’Antiquaille, où son corps a été retrouvé.

                                                                                                              

Ils se rendent à la police

Les deux occupants de la Golf et le conducteur de la Mercedes, paniqués par ce qui venait de se passer, ont appelé les « grands » du quartier, dont le locataire en titre de la Golf, qui les ont poussés à se rendre à la police. Vers six heures du matin, six jeunes gens se sont donc présentés à l’hôtel de police de la rue Marius-Berliet à Lyon. Les trois jeunes gens présents sur le lieu du drame ont été placés en garde à vue à la Sûreté départementale.

Ils ne réclament pas la justice mais des ratonnades. Comme à Marseille en 1973, suite à la mort d'un chauffeur de bus. Comme nous le rappelait récemment une excellente émission ...

Pas très inspirée cette chronique, cher DS ! Car je ne vois pas bien la similitude entre un fait divers tragique et le meurtre d'un homme par des agents de police...

A moins que c'est mal écrit et dans ce cas on comprend mal l'ironie ou autre volonté de l'auteur mais quel est le rapport entre les deux (affaire Traore et ce fait divers) C'est que dans la tête de fachos lobotomisés qui voient "nous" (fille blanche, policiers blancs) et "eux" (noirs, arabs) que les parallèles s'établissent. Peut-Être M. Schneidermann est resté longtemps en plain soleil..

Je dois être naïf; mais je n'ai toujours pas compris exactement ce qu'il y avait derrière le "justice pour Phillipe" le chauffeur de bus toulousain tué. J'ai bien compris qu'il y avait une manoeuvre politique de l'extreme droite derrière; comme toujours; mais je n'arrive pas à comprendre la traduction politique de ce qu'ils mettent derrière ce slogan. Il y a eu une enquête; les coupables ont été arrêtés à priori; donc on a obtenu "justice pour phillipe". Maintenant quoi? Il faudrait vraiment qu'ils explicitent ce qu'ils ont derrière la tête. la peine de mort pour les tueurs? la lapidation publique? un flic derrière chaque chauffeur de bus? éclairez nous. 

Comme si il pouvait y avoir une équivalence entre quelqu'un tué par la police avec un état aux ordres qui tente d'étouffer l'affaire et un fait-divers tragique.

cette chronique est un perle ....... faut lacher twitter 2 minutes Daniel ca vous bouffe le cerveau.


Quelqu'un peut m'expliquer le rapport entre un combat pour la justice et contre l'impunité et un fait divers dans lequel les suspect ont été arrêtés (ils se sont rendus d'ailleurs) et seront jugés.


Si les juges rechignent à enquêter sur les éléments à charge peut être qu'il faudra monter un comité en attendant la comparaison est nulle et non avenue ...


Dans cette chronique on dirait que DS reprend à son compte cette mise en équivalence totalement malhonnête.



Sphère = spectacle. Daniel manques-tu de spectacle en cette belle journée d’été ?

La grosse différence entre ces deux affaires, c'est que dans le cas d'Adama Traore, les policiers impliqués étaient en service, ils agissaient au nom de l'Etat. Or, en démocratie, l'Etat est l'émanation du peuple. C'est en notre nom, le mien, le vôtre, qu'Adama Traore est mort, et c'est en notre nom que l'Etat a tout fait pour que justice ne soit pas faite.  Cela justifie une exigence particulière, non ?


Alors que les chauffards de Lyon, à ma connaissance, ne représentaient qu'eux-même.

Ce ne sont jamais des indignations à un fait divers. Ce sont des indignations à des situations, réelles ou imaginaires. Il y a certes toujours l'élan collectif du lynchages ("vous m'offrez l'indignation, offrez-moi l'exutoire"). Mais le système judiciaire est censé le court-circuiter en assouvissant les désirs de justice dans la confiance et l'apaisement.


L'élan de justice est réapproprié quand ce système semble faillir. L'indignation porte sur le contexte du fait divers. Bien sûr, ce sentiment est encouragé et nourri par les discours politiques qui ont tout à y gagner, parce qu'ils permettent d'orienter les émotions publiques vers un "problème" et une "solution promise", à nouveau qu'ils soient réels ou imaginaires.


Dans le cas d'Adama Traoré, il s'agit de la violence systémique, discriminatoire et impunie des forces de police. Dans le cas d'Axelle Dorier ? Ce sont d'autres narratifs qui demandent à être activés. Mais ils sont foison. La déliquescence de la société due aux politiques laxistes en termes d'immigration, de contrôle de la jeunesse, de régulation des jeux vidéos, de l'éducation, du communautarisme, du rock'n'roll, je ne me suis pas assez intéressé au fait divers et à ses réactions pour deviner ce qui offre la meilleure prise. Mais je que je veux dire, c'est que les choix d'indignation et de "demande de justice" dépendent de toute la représentation sous-jacente : la vision d'une "situation" dont le fait divers n'est qu'un "exemple" rendu possible (ou potentiellement impossible) par "décision politique".


A gauche et à droite, on ne voit pas vraiment les mêmes "situations", les mêmes "exemplarités" et les mêmes "responsabilités politiques". On ne lit pas les mêmes représentativités dans les faits divers, ils ne font pas symboles de la même manière, ils ne s'inscrivent pas dans des mêmes corpus à charge contre des mêmes responsables. C'est ce qui fait la différence d'appropriation de ces récits. C'est une différence énorme, mais la structure est la même.


Bref, ceux qui s'indignent "politiquement" de la mort d'Axelle Dorier y voient le même genre de causalité que les antiracistes voient dans celle d'Adama Traoré. Ils y voient un événement représentatif (illustratif d'une société telle qu'il la perçoivent), l'emblème de la situation de siège qu'ils ressentent ("on est cerné par les jeunes, les malpolis, les...", etc) et qui serait conséquence d'une démission politique ("votez pour les durs, on va les faire marcher droit, ça va être le paradis"). Bien sûr, si on ne partage pas leur vision du monde, on ne voit rien de comparable dans les deux indignations et revendications. Mais c'est ce qui est intéressant. Chercher à quelles conditions elles sont comparables, c'est-à-dire à quelle condition on réagit à un événement comme à l'autre. Et ces conditions-là dessinent une vision du monde.


Ce sont les mêmes structures, la même distillerie, avec les mêmes entrées et sorties. Ce n'est pas une tuyauterie différente. Mais il y a une différence de prémisse, qui est celle des récits pré-existants (les "je le savais c'est tout le temps comme ça", les "le monde dans lequel on vit est comme ceci") qui vont servir à filtrer différemment l'exemplaire (mobilisateur, fédérateur) de l'anecdotique. Un problème, c'est que ces perceptions du monde sont souvent implicites, les indignations portant souvent sur l'événement-même, sans expliciter ce qu'on y lit, en ne faisant que le sous-entendre par le soulignage d'un qualificatif supposé pertinent ("ma voisine, virgule, qui est juive, virgule, ne m'a pas prêté sa tondeuse").    


Dans le cas d'Adama Traoré, pour ses indignés, la police n'applique pas la justice et c'est assez systématique pour être anticipé (un nouveau meurtre raciste par la police va déclencher "préventivement" des réclamations de justice). On voit assez bien, sous-jacent, le conflit de modèle de société. Dans le cas d'Axelle Dorier, pour ses indignés, c'est à peu près pareil, sauf que (à mes yeux gauchisants) le modèle de société perçu comme enjeu est moins évident, ou moins évidemment légitime. Mais il y en a un, considéré comme menacé ou refusé, et qui explique ces réactions, qui leur donne leur rationalité subjective. C'est ça qu'il faudrait cartographier.    

je crois que beaucoup de commentateurs ont pris au premier degrès la chronique de ce matin ... il n'ont vu ni l'ironie ni la critique de la droite parlant du "silence de la gauchosphere".

D'abord j'aime beaucoup les noms des sites réclamant Justice alors que Justice est déjà en route :

Français de souche et Salon Beige (bien que la photo d'en-tête indique bien la vraie couleur brune du salon)

Le problème du Français de souche c'est qu'il est vraisemblablement plutôt Homo Africanus et à des années lumières d'être Gaulois


Mais ceci étant dit la rubrique de Daniel Schneidermann précise "Deux heures après les faits, trois personnes se sont présentées spontanément à la police. "

Pour ce qui est d'Adama Traoré les coupables ne se sont pas encore présentés mais le "directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN) Christian Rodriguez, affirme « tout son soutien et toute sa confiance aux gendarmes mis en cause dans le décès de Monsieur Adama Traoré » "


On ne lave jamais mieux le linge sale qu'en famille

Qu'en pensent Français de souche et Salon Beige ?

Je ne comprends pas le rapprochement entre les deux morts, même si, en revanche, je comprends l’interrogation sur le silence de ce que vous appelez la gauchosphère, par comparaison à la fachosphère, qui elle, fait feu de tout bois.

Appeleriez-vous à ce qu’on s’émeuve politiquement, désormais à gauche, de tous les délits routiers, car il s’agit de cela pour la jeune femme et son chien ?

Vous vous souvenez d'une marche pour cette victime la?

https://www.20minutes.fr/rennes/2044011-20170405-rennes-dix-huit-ans-prison-ancien-militaire-tue-femme-hache 

Le mari-tueur est un ancien militaire.

Mais meme si c'est un meurtre immonde (et potentiellement lui aussi a portee systemique, compte tenu du fait qu'il s'agit de violence d'un homme sur sa femme), je fais quand meme la difference avec une affaire de violence policiere potentiellement raciste ayant potentiellement beneficie de la complaisance du systeme politico-judiciaire.

Il y a des meurtres immondes tous les jours (et beaucoup commis par un homme sur sa femme ou ses enfants). Ça se classe tristement dans les faits divers et il n'est malheureusement pas possible de manifester pour chaque cas tant ils sont nombreux.

Ce qui met a part la mort d'Adama Traore, c'est qu'il est mort aux mains de la police chargée de protéger les citoyens, qu'il semblerait que ça fasse système, et que les suspects ont été protégé par l'Etat depuis le premier jour, potentiellement en trichant avec les règles de procédure.

C'est contre cela que les gens manifestent.

Du coup, votre article de ce matin est vraiment problématique (ou alors j'ai rate un truc). Je peux admettre qu'on s’inquiète d'abandonner le terrain du commentaire médiatique a l’extrême-droite. Mais si c'est au prix de l'abandon de la réflexion, ça revient a leur courir derrière.


Mais... Sérieusement?

"All lives matter", en somme?


Ce genre d'interrogation vaseuse en dit long sur l'état de la "gauchosphere".


Tout simplement, non. La meme source? Non. Fait divers et racisme institutionnel, n'est-ce pas la même chose, au fond? Non. Quand bien meme il s'avererait que cette jeune femme fut victime d'un crime raciste, il faudrait encore identifier une milice arabo-musulmane raciste anti blancs a laquelle appartiendrai(ent) le(s) auteurs du dit crime pour pouvoir commencer a envisager un embryon de sens dans cette analogie.


Votre travail journalistique, à @si en tout cas, vaut bien mieux que ça. Je veux croire que c'est peut-etre un soucis de deontolgie profession Elle excessive qui vous a egaré.

De grâce, laisser la fachosphere a ses basses oeuvres, et ne la laisser pas vous faire douter de votre travail, c'est un comble.

Justice, justiciable, ...


Violences de partout et de nul part.


Le monde entier est devenu d'une violence atterrante physiquement, oralement et par les "Rézôs du vide ton sac de bile"


Pour finir Axelle est morte et Eric Chiotti se malmène tout seul à coups de "Pérole Hahn bleu"


 

C'est la plume dans la plaie ce matin. C'est heureux. 

Pardon, je pense que vous avez fait une faute de frappe en plaçant Le Monde et Libération à gauche.

Bonjour Daniel, comparaison assez curieuse, mettre sur le meme plan un fait divers horrible et une polémique sur l'absence d’enquête dans le cas de la mort d'adama Traoré (ce qui est le réel sujet de Justice pour Adama), je ne suis pas inquiet pour l’enquête concernant la mort tragique de cette jeune femme,.   

Merci DS ! Oui c'est aux humanistes de dénoncer la barbarie d'une certaine jeunesse toute-puissante, sexiste et homophobe en prime. 

Le coupable s’est dénoncé tout seul en se rendant au commissariat.

Et pourquoi pas cynophobe ? Franchement, je me tiens éloigné le plus possible de Twitter et je crois ce choix salutaire pour ma santé mentale. Comment établir un parallèle entre un crime systémique (celui d'Adama et de toutes les autres victimes des violences policières) et un fait-divers aussi horrible soit-il ? Dans le cas de cette jeune femme, les coupables sont déjà arrêtés. Ils seront sans nul doute condamnés. Ce crime semble être un affreux concours de circonstance. Pourquoi, dès lors, faudrait-il se pencher sur cet exemple ? Pour en tirer quelles conclusions ? Qu'il faut interdire l'automobile ? Ou alors interdire les promenades de chiens dans les rues ? Je pense que tout ceux qui s'indignent font fausse route, sauf à avoir des arrières-pensées comme Ciotti... Cf. le hastag "la racaille tue". Mais je ne pense pas que ce soit le cas des auteurs et lecteurs de ce site, donc je conclue en me disant qu'il est tant pour certains de partir en vacances.

Comme disait Louis XIV à la fin de sa vie : avec mes excès partout,  j'ai donné le mauvais exemple à mes peuples....!!

Bonjour, mais c'est ce que nous faisons, mais pas a partir d'un fait divers tragique pour lequel nous ne connaissons pour l'instant ni les tenants ni les aboutissants.

Mais qu'est-ce que vous en savez que cette déplorable affaire concerne une "jeunesse toute-puissante, sexiste et homophobe" ?

Twitter est un média qui s'alimente de l'indignation des gens. Plus l'indignation est forte et disproportionnée plus l'exposition est grande car même les détracteurs retweetent les messages haineux pour s'indigner à leur tour. Et moins les tweets sont réfléchis, plus il y a de commentaires. 

Je suis abonné à aucune personne de Droite pourtant leurs messages apparaissent dans mon fil Tweeter à un moment ou un autre! Le média est construit comme ça.

Je dirais que Tweeter (si on le résume qu'aux messages à portée politique) est un média de Droite.

La Gauche, je trouve, n'arrive toujours pas à rassembler et se fait quasi toujours court-circuiter. Le discours et les messages véhiculés ne sont pas calibrés pour survivre sur ce genre de réseaux. La mesure et le recul n'ont pas de place sur Tweeter. L'individualisme et le populisme créent le buzz.

Et les média main-stream en font une ligne éditoriale.

J'espère qu'il y a des solutions à trouver pour sortir la politique de ce genre de travers mais personnellement je n'en vois pas beaucoup.

.

  

Cher Daniel,

A trop vouloir démontrer votre objectivité, vous vous perdez dans des parallèles qui me semblent incohérents...

Il s’agit d’un fait divers horrible et qui doit être traité comme tel. En quoi les associations de droits de l’homme et contre le racisme doivent elles se manifester? 

Cependant et c’est votre droit en effet, si vous y voyez un lien direct comme vous le sous-entendez, il faut Mieux le clarifier qu’un « bien sur que si »...

Euuhh maintenant les médias, les citoyens sont sensés s'hystériser à chaque fait divers sordide ? C'est une dérive préoccupante que vous appelez ainsi dans votre chronique. Quel est la portée systémique et politique du cas d'Axelle ?


Bien sûr qu'il faut de la justice pour chacun en France, mais y a t-il besoin de l'exiger, de remuer ciel et terre pour avoir une chance de l'avoir comme dans le cas d'Adama ?

Le parallèle établi par DS entre Adama et Axelle, pointe essentiellement la différence d'attitude, de traitement de la part de ce qu'il nomme "gauchosphère". Demande de justice et participation aux marches de protestation dans le premier cas, absence de réaction et silence dans le second.

Ciotti se fait des cheveux parce que notre pays sombre gans la violence.


Il a beaucoup de cran(s) pour dénoncer cette violence (  .... extra-policière  ) !

Oh je suppose que, grâce à quelques "contacts" dans la police ou la justice, certain-e-s, comme Ciotti donc, connaissent parfaitement les noms de ceux qui ont perpétré ce crime. Et qu'ils/elles ne demandent à ce qu'ils soient révélés que parce qu'ils/elles savent très bien que ça servira leur agenda.

Une chose : je ne me suis personnellement jamais demandé si les gendarmes de l'affaire Traoré étaient tous "blancs" ou s'il y avait d'autres... comment dire ?... "ethnies" ?... "origines" ?... bref... représentées dans cette fine équipe. Et pourquoi ? Parce que je m'en fous. Parce que j'estime que ce n'est pas pertinent comme "donnée" pour analyser l'"affaire Adama". Et il en est de même pour l'"affaire Axelle". Qu'importe qu'ils soient blancs, noirs, basanés, violets a pois vert pomme, ils semblent avoir agi au mieux comme des cons au pire comme des criminels.

Alors... sinon la différence entre ces deux affaires est quand même assez sensible : dans un cas, celui d'Axelle, il s'agit (et là je risque de me faire incendier...) d'un fait divers certes particulièrement désolant mais dont on peut raisonnablement se demander s'il mérite de faire la une des journaux et de l'autre, celui d'Adama, c'est quelque chose qui s'inscrit dans un problème beaucoup plus vaste qui concerne potentiellement un grande partie du corps social français et qui est révélateur de la manière dont certaines parties de notre société et de ses institutions fonctionnent.

Pardon, mais franchement je vois pas le rapport ??

Dimanche matin en sortant de chez moi vers 8h, ma rue était barrée par une voiture de police; je n'avais aucune idée de ce qui avait bien pu se passer tôt le matin dans ce quartier plutôt tranquille de Lyon.


Ce n'est que lundi matin que j'ai appris via la presse, la première version de ce drame (une jeune femme promène son chien entre 3 et 4h du matin; celui-ci se fait écraser par une voiture roulant trop vite et en voulant éviter la fuite du véhicule; elle se fait elle aussi écraser et trainer sur 800m )


Puis, aujourd'hui, une autre version est sortie; différente, plus précise et qui relativise un peu la sauvagerie et recontextualise les faits horribles en accident dramatique


Ce qui serait bien, c'est que les gens se mettent un peu en pose avec Facebook et Twitter; prennent le temps de faire un break avant de poster tout et n'importe quoi pour être le premier à réagir.


Hier encore j'ai vu passer ce pictogramme pour expliquer le port du masque avec des chiffres de pourcentages qui ne correspondent à rien de scientifique; mais qui sont répéter à l'avenant, comme des mantras, qui finiront bien par devenir "la vérité"


https://www.liberation.fr/checknews/2020/07/20/masques-ce-visuel-partage-par-des-gendarmes-sur-les-risques-de-transmission-du-covid-19-est-il-exact_1794733



C'est vrai que ça fait un peu mal de ne trouver (je cherche mal ?) aucune réaction de la mairie de Lyon...

Ca laisse la voie bien dégagée pour tous les dénonciatieurs de la "gauche permissive"

Bonjour,

Y-a-t-il le moindre doute que les auteurs ne seront pas jugés et condamnés avec célérité et sans manœuvre dilatoire de la part des enquêteurs et de la justice, en ce qui concerne Axelle ? 

Alors, quelle est l'objet de ce parallèle ?

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.