75
Commentaires

Japon : troubles dans le genre

Des princesses qui chevauchent ou manient l'épée (Princesse Saphir, ou Lady Oscar) ; de beaux jeunes hommes longilignes aux cheveux longs ; des créatures androgynes, qui glissent entre les sexes et les genres : le "gender fluid", la fluidité de genre, est comme chez elle dans les animations japonaises.

Commentaires préférés des abonnés

Je suis un peu déçue par le manque d'approfondissement du sujet, surtout qu'on est dans un domaine où beaucoup d'aficionados y vont chacun de leur point de vue avec quantité de détails approfondis en argumentaires. Je ne vais pas rentrer dans le jeu (...)

Bon, ben... encore un effort et vous arriverez à parler des animés et mangas sans faire d'approximations!


Déjà comment est-il possible d'analyser les questions de fluidité de genre et les postures de tel ou tel personnage en se basant sur la version f(...)

Et plus un forum sans facho ronchon venant pleurnicher sur le fait que tout le monde n'est pas aussi con et réac qu'eux.

Derniers commentaires

eh bien...!

je dois dire que j'ai beaucoup apprécié l'émission et suis assez étonné de la tonalité générale franchement négative des commentaires..

c'était intéressant, tout de même..
 Rafik m'a même donné envie de voir Pacific Rim, et ça c'était pas gagné !!

Franchement, arrêtez de parler de sujets que vous ne maîtrisez pas, ou invitez des gens qualifiés pour en parler.

J'aime bien "Post-pop" d'habitude, mais là... Cela fait quelques jours que j'ai visionné l'émission, et je me demande encore ce que j'ai regardé.

C'est fou comme on est plus exigeant sur les sujets qu'on connait un peu !


Comme d'autres l'ont dit, le personnage de Shun dans "Les Chevaliers du Zodiaque" (dont la version Netflix a carrément fait un personnage féminin !!) aurait été plus intéressant que ce pauvre Tristan - qui n'a, pour ce que j'en sais, rien de sexuellement ambigu dans le cadre de l'histoire. En fait, c'est quelque chose qui me parait récurrent, dans les mangas, de signifier la beauté d'un personnage masculin en disant qu'il ressemble à une fille. Dommage de ne pas l'avoir dit.

Rien que là, sans creuser, je pense à Ritsu dans "Fruits Basket", Kyuubei dans "Gintama", Kiku dans "One Piece" comme meilleures illustrations de l’ambiguïté des rôles de genre (dommage, aussi, d'être passé à coté des okamas du même "One Piece"). Rien que Laura de "Nicky Larson" ou Mikasa de "L'attaque des titans" auraient été plus intéressantes.


Sur Ranma, je m'inscris dans la lignée des commentaires, et j'ajoute que je déplore que le mot "gender-bender" n'ait pas été prononcé.


Aussi, quel est le rapport entre le yaoi et la fluidité de genre ? Bien au delà des doujinshis reprenant des personnages existants, le yaoi est devenu un genre à part entière, qui propose des représentations de l'homosexualité entre hommes - hors, on peut être homosexuel et avoir une expression de genre très stéréotypée...


Et puis, qu'est ce que c'est que ce délire sur la couleur des cheveux et la fluidité de genre ? Sakura dans "Naruto" et Natsu dans "Fairy Tail" (avec leurs cheveux roses) sont-ils aussi des symboles queer ?


Enfin, au delà de la méconnaissance de la culture manga (déjà largement relevée par les commentaires), il aurait été pertinent de redéfinir "sexe attribué à la naissance", "identité de genre", "préférence sexuelle", et les rapports (ou pas) entre les uns et les autres. Sans parler de la différence entre "travestissement" et "transidentité" ! Étonnamment, cela n'a pas l'air très clair pour les intervenants.


Bref, un sujet mal maitrisé, des exemples datés, une émission tristement dénuée d'intérêt... ça mériterait un rattrapage après lecture des commentaires ^^

Bonjour, merci pour ce diptyque que j'ai bien apprécié, ces deux émissions donnent envie d'en voir plus.

En préambule, je tiens à préciser que j'apprécie généralement beaucoup les émissions Post-Pop.

Mais ici, je m'inscris totalement dans la tonalité des messages qui m'ont précédés: c'est d'une superficialité consternante, et surtout, il y a un nombre d'affirmations non étayés ou carrément fausses vraiment affligeant.


Je lance ici un appel à Arrêt sur Images: quand ferez-vous une émission sur "le Japon dans les médias français", car le Japon, c'est le pays à propos duquel on peut dire vraiment n'importe quoi sans vérifer, tout le temps, dans tous les médias, et vous êtes tombés dans le piège comme tout le monde. C'est la troisième puissance économique mondiale, la plus ancienne démocracie en Asie et on pourrait (par exemple) se demander pourquoi l'Europe n'en fait pas son allié stratégique dans la région, ou encore pourquoi le covid y fait moins de ravages, alors que la politique sanitaire ne semble pas rédicalement différente de celle de la France.

Mais non. On préfère en parler quand il y a d'affreux faussaires en glaces Pokémon https://www.lavoixdunord.fr/916958/article/2021-01-06/japon-un-homme-qui-falsifiait-des-batonnets-de-glace-pour-gagner-des-cartes

ou pour les pastèques carrées hors de prix: https://www.lavoixdunord.fr/916958/article/2021-01-06/japon-un-homme-qui-falsifiait-des-batonnets-de-glace-pour-gagner-des-cartes


Quand on parle d'animation japonaise, on peut inviter des gens qui n'y connaissent rien. Comme là: https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/philosophies-du-japon-34-miyazaki-lenvers-du-monde-paisible

Dans cette émission: au mieux des platitudes, mais surtout énormément de choses factuellement fausses. 


Et donc, vous faites comme tout le monde.

J'ai eu l'impression que la voix de Rafik Djoumi vascillait un peu quand il tentait des interprétations culturalistes où il était question de shintô et de tao ou je ne sais quoi. Effectivement, il avait raison de douter un peu et aurait mieux fait de s'abstenir. Le shintô et le tao n'ont rien à voir. Le shintô n'est pas pas un syncrétisme. Le shintô n'a rien à voir avec le gender fluid. En revanche, il est courant dans les médias français, pour expliquer des trucs spécifiques au Japon, de balancer le mot "shintô". (On ne sait pas ce que c'est mais ça ne mange pas de pain.)

Il aurait mieux valu ne pas tomber dans cette soupe d'interprétation culturaliste spiritualisante, mais se pencher sur la très longue histoire des inversions de genre / de sexe dans la littérature et la culture japonaise: les jeux de poèmes féminins écrits par des hommes et masculins écrits par des femmes, les chigo (novices bouddhistes qui servaient de mignons aux hauts dignitaires religieux au Moyen Âge, et pouvaient être vêtus et maquillés comme des filles), Si on les échangeait (roman du 12e s. où il est question de travestissement de genre), Sakurahime (pièce de kabuki où un homme tombe amoureux d'une femme qui est la réincarnation de son amant - homme - décédé), etc, etc.

http://www.inalco.fr/enseignant-chercheur/michel-vieillard-baron

https://www.lesbelleslettres.com/livre/2286-si-on-les-echangeait-le-genji-travesti

https://www.japantimes.co.jp/culture/2004/07/14/stage/epic-drama-of-love-reincarnation-and-revenge/


Il y avait une matière riche à explorer, si on voulait chercher les origines du gender fluid dans le cinéma d'animation.


Je ne sais pas si le tao peut être invoqué pour parler de transformations, mais dans ce cas, il fallait parler de Chine, pas de Japon. Et, non, les Japonais ne vivent pas dans le tao...


Par ailleurs, concernant Ponpoko, je souscris entièrement à tout ce qu'a écrit Clotilde (commentaire précédent) sur les renards et les tanukis, qui sont des animaux transformistes de façon constante dans la culture japonaise. Les renards sont associés à des femmes séductrices depuis le Moyen Âge au moins. Qu'elles soient ici des hôtesses de bar est très drôle. Et l'homme-renard est plutôt inspiré par n'importe quel agent immobilier à la séduction mielleuse. La référence à Miwa Akihiro n'est justifié par rien.


Bref, beaucoup de vide dans cette émission.

Une remarque: je sais bien que l'émission portait sur la fluidité de genre dans les mangas et les animes japonais, mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser au fait que quand j'étais petite, c'était un thème qu'on retrouvait aussi en dehors de la culture japonaise.

Quand on a grandi dans les années 1990, comment ne pas penser, en voyant Princesse Saphir et Lady Oscar, à une autre princesse qui se déguisait en prince pour partir à la guerre: Fantaghiro? (aka l'héroïne de la très populaire saga La Caverne de la rose d'or, qui repassait quasiment à toutes les vacances de Noël sur M6)

C'était exactement le même thème (à un détail près: là où Saphir ou Oscar on été forcées de prendre un rôle masculin, Fantaghiro choisissait délibérément d'être le "fils" que son père n'avait jamais eu, y compris contre la volonté de son père, et devait se rebeller ouvertement contre les normes de genre pour y arriver).



Nous avions hâte de découvrir cette émission qui promettait de venir parler de ces personnages qui avaient eu une telle importance dans notre enfance et qui n'avaient jamais été discuté. Hélas, on sent les intervenants en retrait, évitant d'aller sur un terrain qu'ils ne maitrisaient pas tout à fait, sans savoir où ils allaient. Ils y sont allés par légères touches sur tel ou tel manga, sans  toujours un fil conducteur bien clair. Il y avait un super sujet et vous n'en avez pas fait grand chose hormis nous dire tout le long que la fluidité de l'identité est partout au Japon. J'insiste sur le fait que je suis généralement bien client de ces émissions, où le savoir encyclopédique de Rafik  nous permet de lui pardonner ses interprétations parfois un peu foireuses du point de vue de la psychologie ou de la politique, souvent heureusement rattrapées par Delphine et Daniel. Au final j'aurais aimé qu'on me montre comment cette fluidité des identités a pu être gommée en France. Et à titre plus personnel, je me sens floué lorsque vous ne parlez pas des chevaliers du zodiaque, un dessin animé de baston entre mecs, avec au milieu des personnages qui bouleversaient les codes.

Non, vraiment, c’est survolé, approximatif... Éprouvant.

Argh, yaoi prononcé yaoye, misère. Aussi, tout le reste de l'analyse est beaucoup trop léger. 

Le yaoi, prononcer "ya-o-i" en séparant les voyelles, n'est pas né avec L'Attaque des titans, loin de là. Et l'on est à peu près passé à côté de tout ce qu'il pouvait y avoir à dire sur ce thème précis en lien avec le sujet de l'émission. 

Déjà, aborder le sujet en disant "je vais vous parler de l'Attaque des Titans mais je ne l'ai pas lu"... Hummm, passons.

Quoi qu'il en soit, le phénomène boy's love, avec ses fanfictions et ses doujinshi (mangas amateurs), a pris tellement d'ampleur, même en France, qu'il aurait mérité que l'on s'y attarde autrement. 


Sinon, déjà plus tôt dans l'émission, lorsque vous avez expliqué que les jeunes femmes fantasment sur les personnages masculins androgynes parce qu'ils leur font moins peur sexuellement que les autres hommes et sous-entendu qu'en vieillissant elles préfèreront enfin les figures vraiment viriles, j'avais alors déjà craint que toute la réflexion sur votre sujet allait terriblement manquer de profondeur et de finesse... J'ai réalisé plus loin que je ne m'étais pas trompée...






Merci pour cette émission, toutefois sur la fin il est vraiment dommage de parler de psychanalyse et de ses concepts dépassés et moisis qui n'ont aucune valeur scientifique.

L'émission n'est pas inintéressante mais elle ressemble plus à une réunion de préparation du sujet... Et maintenant je meurs d'envie de connaître l'origine de l'omniprésence des cheveux verts bleus violets dans le manga !

Intéressant, mais je suis un peu déçu, car je pensais trouver ici une explication à un phénomène qui m'a assez marqué dans les quelques rares animes (en séries, tirés de manga) que j'ai vus (HunterXhunter, par exemple) : le fait qu'il y a souvent parmi les nombreux persos masculins un personnage qu'on pense être une fille (qui en a tous les signes), mais qui en s'y penchant de plus prêt apparaît en fait être un garçon - sans explications supplémentaires (je pense même que la plupart des spectateurs ne le comprennent pas).


En fait, cela donne l'impression de productions hyper misogynes malgré leur fluidité de genre, au sens où même les rares femmes (hors les quelques personnages secondaires hyper sexualisés) qu'on y trouve sont des mecs.

Je suis un peu déçue par le manque d'approfondissement du sujet, surtout qu'on est dans un domaine où beaucoup d'aficionados y vont chacun de leur point de vue avec quantité de détails approfondis en argumentaires. Je ne vais pas rentrer dans le jeu parce que chacun y va de son opinion mais quand même de nombreux auteurs des oeuvres citées ont donné des informations que vous auriez pu regarder dans un premier temps. L'autrice d'Embrasse-moi Lucile, Kaoru Tada par exemple sur le look des groupes de son époque (la période du punk n'était pas réservée aux USA) a cité nommément ses inspirations et effectivement ce look androgyne dans la culture punk peut être évoqué mais elle ne fait que dépeindre un existant et y placer une histoire d'amour... Mais tout simplement, je veux débunker la question de la transformation dans Pompoko qui se rapporte à la culture japonaise la plus élémentaire parce que là quand même on n'a vraiment pas fait l'effort de la recherche Google, désolée. Le tanuki et le kitsune sont des personnages folkloriques célèbres (première mention dans un texte écrit en 794) et Takahata les utilise pour faire une critique du modernisme et de la perte des héritages culturels au profit de la productivité ainsi que pour s'amuser de la différence entre les deux mondes japonais, celui des villes hyper américanisées et celui des campagnes.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kitsune#:~:text=Au%20Japon%2C%20le%20terme%20kitsune,shinto%C3%AFste%2C%20comme%20%C3%A9tant%20son%20messager.
La question du genre sexuel n'est pas le principe important dans le jeu de transformisme de l'oeuvre citée même s'il y a amusement vite fait sur la question du travestissement, plutôt en mode comique de séduction.
On pourrait aussi signaler qu'il représente les kitsunes bien assimilés au monde moderne avec port de l'uniforme (costume/tailleur) américain sombre et morose au lieu des tanukis contraints à la disparition en yukatas de toutes les couleurs et kimonos de fêtes, femmes et hommes inclus...

Par contre il y a une définition des genres masculin féminin qui diffèrent dans toutes les cultures et il aurait été intéressant d'évoquer les aspects sensibles et fragiles de certains personnages de mangas, dans les chevaliers du Zodiaque - chevaliers "de bronze", Ikki est la personnalité virile tandis que les 4 autres sont portés par l'espoir et la tendresse... allant jusqu'à Shun et sa grande sensibilité... masculine. Merci de ne pas projeter nos propres biais sur des cultures qui ne sont pas les nôtres.

Vais pas trop m’attarder, mais un peu déçu qu’on n’insiste pas sur la (relative) récurrence des « femmes soldat », qui à mon avis est l’un des marqueurs les plus forts de la différence au niveau de la notion de genre entre le Japon et « l’Occident ».


Rien que dans Shingeki no Kyojin tiens puisque vous en parlez (Attack on Titan chez nous), la moitié des forces armées est constituée de femmes et ça ne pose aucun problème (c’est littéralement un non-sujet pour autant que je me souvienne), là où chez nous dès qu’un gros jeu vidéo guerrier genre les Battlefield propose de jouer des soldats femmes parce que « bordel on s’en fout c’est qu’un jeu » ça déclenche une shitstorm d’ampleur internationale.


Et c’est assez fréquent en fait. Nombre d’œuvres japonaises (pas toutes hein) sont dans ce cas là où (certes également pour diverses raisons « commerciales », ne nous voilons pas la face) la notion de femme maniant l’épée, le fusil, ou le robot géant ne pose pas de problème particulier (même si le personnage principal reste généralement un homme, parce que bon voilà quoi).

Emission intéressante, ça aurait été bien de faire le lien avec des oeuvres plus récentes peut-être pour montrer que ce n'est pas spécifique à une période mais qu'il y a une continuité.


Au delà des oeuvres dont le fil rouge est de suivre une travestie le travestissement des femmes, le thème me semble être surtout une critique de la société patriarcale : mettant en scène des femmes de destin obligée de se fondre dans un déguisement d'homme pour s'émanciper et briller. Le travestissement est alors plus un moyen qu'une fin. Du coup j'aurais plus une lecture féministe que transgenre de ces oeuvres.

Récemment dans le même style  il y a peut-être Hortensia Saga (pas encore vu en entier mais les premiers épisodes mettent en scène une princesse en fuite suite à un coup d'état, se faisant passer pour un garde du corps d'un noble). Ou encore le webtoon Ombres et Lumières où dans la saison deux on suit une noble en fuite, qui se travestit par commodité pendant toute une partie de l'histoire.

C'est plus flou dans ma mémoire mais je crois qu'il y a également une récurrence dans les 12 Royaumes où le personnage Youko se voit reprocher de ne pas être assez féminine. Il y a ce thème qui est assez récurrent sur le comportement attendu des femmes dans la production asiatique (car j'ai l'impression que ça se retrouve aussi dans les productions chinoises et corréennes, sans savoir si c'est issu d'une influence japonaise ou si ça s'est développé en parallèle).



Peut-être qu'une des particularité de la production d'animation japonaise est d'avoir été attentive rapidement au public féminin là où la production occidentale s'est concentrée sur un public masculin ? Ca a pu jouer dans les choix esthétiques, thématiques, etc.

Il faudrait comparer aussi la part d'autrices pour voir si on ne peut pas y voir là une explication additionnelle.



Concernant la couleur des cheveux, ma lecture est que ça se jouerait plus au niveau du conformisme social : l'animation japonaise a surement une influence (la couleur dans l'animation a toutefois un rôle fonctionnel de mieux distinguer les personnages ou de leur donner l'apparence de leur qualité : un personnage froid aura tendance à avoir les cheveux blancs/bleu/violet, un personnage impulsif et audacieux aura tendance à avoir les cheveux rouges, etc.).

Avec le gain en popularité de l'animation japonaise, je pense qu'il y a eu une influence sur les gens en général de vouloir essayer  de nouvelles couleurs de cheveux mais la plupart des gens se retiennent par conformisme. Les personnes moins soumises à ce genre de conformisme auront donc plus tendance à se lâcher sur ce genre de choses. D'autant plus que ça peut leur permettre de s'affirmer. Ainsi les plus timides vont choisir des couleurs proches des couleurs naturelles (betterave, roux, rouge, blond, platine, etc.) et d'autres vont s'aventurer dans des couleurs plus exotiques.

Ca ne me semble pas spécifique à la fluidité de genre ; on retrouve cette pratique de manière assez commune chez les "marginaux" (le terme n'est pas bon mais en gros dans les communautés de joueurs et surtout de joueuses, où il y a beaucoup de gens pas super à l'aise avec les normes sociales, on voit régulièrement des cheveux colorés). C'est d'autant plus diffus aujourd'hui que certains pratiquent ça dans le cadre du cosplay, leur permettant d'allier un certain conformisme et de se lacher dans des moments précis.

Toute ceci n'exclut pas qu'ensuite ce soit repris comme un marqueur identitaire chez les personnes gender fluid.



Pour Lucille, pour élargir la perception du look des personnages : à peu près à la même période, il y avait Helene et les Garçons, avec des personnages dont le look me semble comparable (les remarques du père se joue surtout là dessus comme dit dans l'émission : le fait qu'il n'aime pas les rockeurs vus comme des loubards en gros, et surtout pas comme des salary-men japonais typiques. Bref pas des bons partis pour sa fille adorée).

Je ne sais pas si l'on peut parler de volonté de flou sur ces personnages. Toutefois il y a effectivement cette tendance à la représentation plus féminine des personnages masculins quand ils sont fantasmés par les personnages féminins (c'est une pratique récurrente des shoujo d'ailleurs et c'est fréquemment utilisé à des fins comiques dans les oeuvres ou scènes parodiques)



Pour SNK je suis toutefois d'accord avec les propos tenus ; je crois me souvenir que l'auteur a explicitement exigé un flou autour de Rivail ou quelque chose comme ça (malheureusement je ne me rappelle plus bien et le twitch de bfm où Fédoua Lamodière parlait de ça n'est pas disponible en replay)

Bon, ben... encore un effort et vous arriverez à parler des animés et mangas sans faire d'approximations!


Déjà comment est-il possible d'analyser les questions de fluidité de genre et les postures de tel ou tel personnage en se basant sur la version française???? Les traductions sont très différentes du texte original, en fait ce sont purement et simplement des réécritures qui permettent de faire rentrer un produit culturel japonais dans les canons occidentaux... Donc déjà de base l'analyse est biaisée. 


Ensuite, il y a des oublis: quid des personnages masculins de Saint Seya (chevaliers du zodiaque)??? Il y avait là un bel exemple d’androgynie et d'ambiguité! De même dans Ken, malgré son taux élevé de testostérone, on y trouve des personnages ambigus dans leur apparence.

Et Ranma aurait mérité une analyse plus fine (mais là encore, il faut analyser la VO, où le manga dont est tiré l'animé). Si Ranma vit mal sa situation au départ, il en joue tout au long du manga, et passe beaucoup de temps en fille. Et les personnages féminins sont des personnages très forts (Ranma se fait casser la gueule très régulièrement par sa promise, ou d'autres..).


Bref, c'est dommage car l'intention était là mais personne ne connaît vraiment le sujet, c'est laborieux, superficiel et parfois à côté de la plaque. L'analyse reste franco-française, et n'amène pas d'éclairage sur la question. On a juste eu droit à une succession d'avis des uns et des autres. Un invité ayant travaillé sur ces questions aurait été un atout, et on aurait appris des trucs...


 



La dernière émission sur l'animation japonaise m'a tellement refroidi que je suis pas sûr de vouloir la deuxième couche....

Pour Rafik Djoumi: ce n'est qu'une remarque, mais contrairement à une rumeur tenace sur internet, Le roi lion n'est pas une "reprise" ou un "plagiat"  du manga de Tezuka Léo .


Si vous avez le temps, vous avez la vidéo de MJ-fermez la sur le sujet qui tord le cou de manière définitive (si vous arrivez à vous accrocher à son style polémique de ses vidéo).

Pas très sérieux de chercher les origines de Lady Oscar / La Rose de Versailles dans du cabaret transformiste moderne, alors qu’au même moment John Woo débute sa carrière de cinéaste hong-kongais par un opéra cantonais traditionnel -Princesse Chang Ping- intégralement interprété par des femmes... 

Visiblement nos analystes franco-français, biberonnés à la censure du classicisme louis-quatorzien, n’ont aucunement conscience que le trope des princesses travesties est vivace sur les scènes de tout le reste de l’Europe baroque: mention spéciale à La Nuit des Rois de Shakespeare, ou La Vie est Un songe de Calderón de la Barca (dans une Espagne du Siècle d’Or espagnol sous Inquisition, hein!)

Sinon, la Chine et le Japon, il paraît que ce ne sont pas les mêmes pays ! 


Les liens entre le théâtre Takarazuka et l'appétence japonaise pour les transformistes F>H sont assez bien prouvées. Aucun problème de ce côté-là !


Et je pense que Princesse Chang Ping, les japonais s'en contrebalançaient à l'époque.


C'est super toutes vos connaissances, mais pour le coup, je ne suis pas sûr qu'elles soient pertinentes.

Le chevalier d’Eon existe ailleurs que dans l’imagination des transformistes japonais, et un peu avant dans la chronologie, non?

Quant au trope de la princesse qui se travestit pour voyager au premier acte, enfile la robe de cour et réchappe au viol au deuxième, pour finir en amazone (épée+robe) en pleine bataille sans avoir à se marier dans le troisième et dernier acte, c’est un petit peu le pitch de La Vida es Sueño, pièce saturée de théologie ignacienne s’il en est... alors attribuer l’invention de tels schémas aux cabarets japonais, c’est abusif. Ou alors j’ai mal suivi mes cours de littérature en DULCO...

Qui a dit qu'une revue (pas un cabaret) japonaise avait INVENTE ce type d'histoire ?

On parle de descendance quasi directe, pas d'invention du travestisme F>H.

L'émission ne l'attribue jamais au Takarazuka, elle dit que c'est dans cette mouvance.


Et surtout, vous nous ramenez des oeuvres chinoises et espagnoles pour montrer que ça existe autre part: bravo, vous avez découvert qu'on était tous humains !


Plutôt que vos cours de DULCO, ce sont les propos des gens auxquels vous devriez faire attention.

Et le chevalier d’Éon, c'est l'inventeur du néon peut-être ?


Decidemment, c'est à toutes les sauces...
Qu'on se le dise, vous n'aurez plus un espace de disponible sans curés du bien pour faire passer la bonne morale.


il faisait trop beau pour rester devant mon ordinateur... je reviens de mon potager, et là: oh! super voilà l'émission promise sur les questions de genre dans les animés!!!! J'ai mon programme de ce soir :) 


Espérons que cette fois l'expertise soit au rendez-vous!

Y' a quelqu'un ?

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.