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Commentaires

Filippis, Niel, Libé, Free, et nous

Derniers commentaires

Il n'y a pas que le cas "De Filippis" dans la monde quotidien de la brutalité policière et du monde de l'information !!
Pour preuve: http://www.bakchich.info:8080/article6156.html
A quand un dossier permanent ASI permettant de regrouper témoignages et articles sur les "interventions" policières et leur traitement médiatique.
Et " à poil la presse ", c'est narcissique compensatoire tant qu'on y est ?
Après avoir vu l'émission dont l'invité était Laurent Joffrin, j'ai été déçu d'@SI (voir mon commentaire sur le forum de l'émission). Aujourd'hui je lis votre chronique et votre conclusion confirme ma pensée.


Nous traiterons ici des suites de l'affaire Filippis dans le seul souci de vous informer avec la plus grande impartialité possible, comme si je n'étais pas chroniqueur à Libé, et comme si notre émission n'était pas diffusée sur Free, à partir du 1er décembre (demain). Cela allait peut-être sans dire, mais cela va mieux en le disant.

C'est une déclaration de principe que je respecte, mais je ne peux pas y croire.
En somme, vous nous faites le coup de tous ces journalistes (de la presse écrite, de la télévision, etc) qui crient leur indépendance alors qu'ils sont payés par de grands groupes économiques.

Je félicite cependant @SI pour le lancement de sa propre chaine de TV sur le réseau Free. Free ne pourra pas intervenir dans les choix d'@SI (pas plus que l'hébergeur du site arretsurimages.net et Dailymotion) puisqu'@SI devient multidiffusée. C'est là un gage d'autonomie.
Sorry ! pas le temps de tout lire et ce que je vais écrire, d'autres l'ont peut-être déja fait ?
Les conditions selon lesquelles le journaliste Filippis a été délogé, ensuite amené à se dévêtir sont le fait de policiers qui semblent se croire autorisés à faire n'importe.
quoi, commed s'ils n'avaient une charte ou un code de déontologie à appliquer.

Un journaliste vient d'en être victime et toute la presse en parle Il serait bien que les journalistes qui, à juste-titre, sentent que leur profession est menacée.

Pour revenir à ces pratiques policières intolérables, réelles et pratiquées sur des personnes qui n'ont pas l'opporttunité d'un soutien confraternel médiatisé, n'y a t'il pas
là l'occasion de porter haut et fort, la violence policière qui est un fléau grandissant et ne l'oublions pas, illégale !

C'est un piste de réflexion ; je souhaite que d'autres internautes s'y agrègent pour au final, être en mesure d'agir et de réussir.
Sacrés journalistes va ! Ils sont impayables. Tous les jours des citoyens de base se font taser, molester pour un oui ou un non par des policiers dont le sentiment d'impunité est conforté au fil des cas par leur hiérarchie et la justice. Mais pour eux tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes journalistiques, au pays auto proclamé des droits de l'homme. Sauf lorsque l'un des leurs subit à son tour les violences policières qui sont le lot quotidien de milliers de gens, sans que cela n'émeuve personne. Alors là et seulement là, ils parlent de dérapage... Un dérapage MM les journlistes c'est à partir de combien de cas par an ?
Je cherche désespérément à connaitre la teneur du commentaire posté sur le site de Libé et qui vaut aujourd'hui fouille à corps et menottes à M. Filippis.

Au détour de mes recherches, voilà ce que je trouve sur le site www.20minutes.fr :

Le 27 octobre 2006, un article sous le titre «Deux ans avec sursis pour le patron de Free» est publié sur le site de Liberation.fr et raconte les démêlés judiciaires de Xavier Niel, le patron de Free [...] En janvier 2007, Xavier Niel, le directeur de Free, dépose plainte pour diffamation à la suite d’un commentaire d’un internaute, posté sous l’article sur Free [...] Vu la procédure, on ne peut pas citer le commentaire qui a fait l’objet de la plainte dans cet article sous peine d’être l’objet d’une plainte à notre tour. Mais selon l’un des modérateurs de l’époque, «c’était une opinion plus qu’une accusation, écrite par un internaute habitué de Libération.fr. Cela n’était pas insultant et cela ne mettait pas d’huile sur le feu».

@SI pourrait-il nous retranscrire ici même le dit commentaire. Les @SInautes pourraient ainsi se forger leur propre opinion quant au caractère diffamatoire du dit commentaire.

C'est un lieu privé ici ? Non ? Ni la justice ni M. Niel n'auront rien à dire...

PatriceNoDRM
ayant subi les mêmes mésaventures que monsieur FILIPPIS, je ne suis pas d'accord avec votre analyse

j'ai reçu moi aussi une convocation, j'ai pris conseil auprès d'un avocat avant de m'y rendre, et ce dernier m'a fortement conseillé d'y aller ,

concernant la fouille au corps , idem, les menottes etccc.......j'ai vécu..........

alors, pourquoi je ne suis pas d'accord sur le fond et la forme

ou vous découvrez comment nous vivons dans le beau pays de voltaire, régime policiers quelque que soit les gouvernements de droite comme de gauche;

ou vous considérez que les journalistes, sont une caste qui se croit menacée, je rappelle que monsieur filippis n'a pas répondu à trois convocations, je dirais même qu'il à eu la 'chance' que la juge supporte les absences de monsieur FILIPPIS

car sur la convocation, il est bien précisé que l'état peut recourir à la force, mieux le convoqué peut être en plus poursuivi pour outrage à magistrat. c'est du vécu...

il est vrai que j'avais un avocat 'basique', pas un ténor
Libé titre :
"Sarkozy interpellé" avec deux "L" ???
il interpelle ou il est interpelé ??
bon courage Daniel (et à votre équipe) nous sommes là comment dire, au coeur de la matière que vous traitez (avec pertinence à mon avis) et je ne doute pas que vous vous en sortirez avec les honneurs du jury, des internautes, et et des télespectateurs à présent ... Emmanuel
À voir cette affaire entre Libération et Free, on se dit qu'elle a une drôle de tête ces derniers temps, la liberté…

"Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté."
Les journalistes n'ont pas davantage de droits que les autres, mais pas moins non plus.

Les journalistes devraient se rendre compte qu'à chaque fois qu'ils ne dénoncent pas les atteintes aux Droits de l'Homme subis par certains de nos concitoyens, ils restreignent leurs propres droits et qu'un jour, ils n'en n'auront pas moins mais pas plus non plus.

Ils ne se sont pas indignés contre le traitement inhumain de cette famille :
Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants. A 19h, on apprenait
que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.
Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin.
Leurs chaises d'école resteront vides.
C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.
Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école.
Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".
Merci,Réseau Education Sans Frontières 38

Ils ne se sont pas indignés quand ces enfants l'école des Métiers d'Auch-Pavie ont vu balayer leurs droits les plus élémentaires quand seize hommes accompagnés de chiens anti-drogue ont fait irruption en plein cours :
Zoé, une bonne élève dotée d'une belle plume, raconte : « Un gendarme disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Le gars qui nous regardait, dit à l'intention de l'autre gendarme : « On dirait qu'elle n'a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! La fouilleuse chercha de plus belle… fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte !»
Et encore bien d'autres...
Notre brillant président va nommer une commission pour réfléchir au "respect de la personne",

Nous sommes sauvés, bientôt ils tueront d'abord et discuteront après...

Ce qui simplifie tout !

***
En qualité d'"auxiliaire de la justice", je sais que ces pratiques sont monnaie courante et que cela ne choque plus personne.
C'est donc avec une immense satisfaction (professionnelle) que je lis les indignations successives des journalistes, personnalités politiques et internautes, sur les conditions d'interpellation et d'interrogaiton de ce journaliste.
Assimilez tous que c'est le lot quotidien des personnes qui passent par le palais de justice, et subissent injustice, humiliation, violation de leurs droits, et demandez vous si la "valeur sécurité" portée aujourd"hui au pinacle mérite toutes ces violations...

Je regrette en revanche de constater encore une fois un certain coroporatisme en France : ce n'est que parce qu'un journaliste (et encore, pas des moindres, un ancien hiérarque de Libé) est victime de ces pratiques (pourtant quotidiennes, je me répète) qu'elles font horreur et "interpellent" l'ensemble de notre société.

Je souhaiterais enfin que l'on analyse ces violations au regard du comportement de la justice au quotidien et non pas de la seule "liberté de la presse" : si les journalistes sont actuellement victimes de ces violations du droit, n'est ce pas par ce que nous avons tous collectivement renoncé à défendre les droits des justiciables en général, avant que de défendre en particulier ceux des journalistes ?
Et si la violation des droits de la presse ne constituait que la destruction d'un des derniers remparts de la défense des droits, alors pourrait-on encore se satisfaire de ces "bêlements", sans se poser de questions plus fondamentales sur nos autres renoncements quotidiens ?
La juge d'instruction, irritée, que V. de FILIPPIS n'ait pas répondu à ces convocations par courrier, a décidé d'appliquer le Code de procédure pénale dans toute sa rigueur, c'est-à-dire de délivrer à la force publique un mandat d'amener. En revanche, la fouille corporelle était illégale dans ce cas. Que risque le journaliste ? Au pire une amende de 12OOO Euros.
Ce qui pose aussi problème, me semble-t-il, est l'indignation sélective des journalistes ? En règle générale, pas de levée de boucliers pour l'interpellation et l'incarcération des jeunes de Tarnac, alors qu'il n'y a pas de preuves formelles : pas d'empreinte, pas d'ADN, pas de témoignage direct (mais un sous X). Très peu d'articles pour le jeune Fofana 20 ans, qui a été matraqué,(et filmé) le 14 X O8, dans le hall de son immeuble par deux policiers qui ont été mis en examen le 22 X O8 et réintégrés... le 7 XI O8. Et tant d'autres cas...
Ce qui est arrivé à V. de Filippis peut arriver à chacun d'entre nous.
Une nouvelle fouille au corps semble nécessaire, je vous la conseille Daniel, comment autrement expliquer ce hasard visant Free, libé et par ricochet ASI. Un micro pourrait avoir été glissé pendant votre sommeil ! à un endroit dont la morale m'interdit de citer le nom !

Un proverbe circule dans les couloirs de l'assemblée nationale: avec sarko tu l'auras bien au chaud ! C'est comme vous voyez, Cher Daniel, cela ne nous regarde pas !
Le plus affolant dans la présidence Sarkozy, c'est que les nouvelles qui font froid dans le dos, anxiogènes, sont de moins en moins éparpillées dans le temps.


Aujourd'hui, lundi 1er décembre 2008 :


- La maman qui avait menti sur la disparition de son enfant a pris un mois ferme. L'enfant a été confié à son père, jugé comme immature.

- Le gouvernement veut relancer le "dépistage de la délinquance" à partir de 3 ans.

- Les plaignants du droit opposable ont été brutalisés par la police au tribunal.

- Un autre détenu s'est pendu à Luynes

De moins en moins éparpillées dans le temps, comme un étaux qui se resserre.

Juste aujourd'hui lundi. De quoi couper le sifflet, de quoi empêcher les mots d'exprimer ce que l'on ressent, mais on peut toujours essayer :

Pas besoin de char dans les rues, le processus démocratique peut mettre en place un système qui s'en éloigne : la France bascule dans le totalitarisme.
"L'interpellation musclée de Vittorio de Filippis, l'ancien directeur de la publication de Libération, a mis un coup de projecteur sur les pratiques parfois humiliantes subies lors de gardes à vue ou d'interrogatoires. Vous avez également été confronté à cette situation ? Racontez. Une sélection des meilleurs témoignages sera publiée sur Le Monde.fr. Aucune personne ne devra être nommément mise en cause dans votre récit."

C'est sur le site du Monde. Comment dire... On pourrait se dire comme ça que le quotidien prend le sujet à bras le corps. Mais demandez ça comme ça... Ils ne savait pas que ça existait peu être, au Monde ! Les cocos, regardez dans vos archives, demandez le dossier "Violence policière" à la doc du journal.
Bien, je vais profiter, avec l'accord je l'espère de la modération d'@si pour passer un message à Eolas, qui vient de... de m'interdire l'accès à son site en bloquant mon IP, je crois (laccès au site fonctionne à partir de mon mobile).

Pour faire simple, j'ai écrit que les policiers bloggueurs défendent souvent leur collègues lorsque l'on aborde la cas des violences policières.

C'est ce qui est arrivé hier sur le blog de l'un d'entre eux. "Voilà ce qui arrive lorsque l'on ne répond pas à une convocation du juge..", argument développé en ce moment au sommet de l'Etat." Un policier bloggueur réagit avant tout en policier, pas en citoyen, ai-je écrit. Il a l'esprit de caste. Je l'ai expérimenté en tant qu'internaute sur leur site et comme journaliste en les rencontrant. C'est ma position, mon opinion.

Aucune insulte n'est venus émailler mes propos, je précise.

Pour avoir écrit cela, j'ai eu droit à de jolis dessins où le maitre de lieux assomme le vilain internaute, troll de la Toile, c'est mignon et humiliant à la fois. Puis comme j'ai insisté, privé de blog d'Eolas, donc plus de lecture des posts, etc.

Bien.

Comme je ne doute pas un instant que le bouillant avocat est abonné à @si, je lui dit ceci : ce n'est pas en se conduisant comme le système qu'il dénonce à longueur de page qu'il fera triompher ses idées.

Quant à l'argument "je suis chez moi, je fais ce que je veux", il est bidon et hypocrite, Eolas est sur un lieu public, fréquenté par des milliers de personnes et il en est bien content. Avoir un blog demande de la responsabilité : on stoppe les messages diffamatoires, les injures et on ne vire pas quelqu'un qui n'est pas d'accord avec vous dans les clous de la loi. On se relaxe, on met les commentaires en post modération, on termine ses dossiers, on met un CD des Eagles et on relativise. Sans rancune ceci dit.
J'ai lu et entendu trop de commentaires qui font référence à une atteinte à la liberté de la présence !
Mais non mesdames et messieurs les journalistes, ce qui est scandaleux dans cet évènement ce sont les méthodes employées. Et ce sont les mêmes qui sont employées pour des justiciables lambda (Ahmed, Paul, Jacques ou Kevin).
Alors oui, que les médias dénoncent ce comportement inadmissible, mais par pitié que cela soit l'occasion d'une réflexion sur le fonctionnement de la justice et de la police, pas d'une campagne de défense corporatiste.
«Il n'y a pas de précédent en France, aucun directeur de publication n'a subi ce que j'ai subi», dénonce Vittorio de Filippis.

... Dans le Figaro

«Nous vivons dans un pays où l'on parle d'incarcérer les mineurs délinquants de 12 ans, on voit comment est traitée l'ultra-gauche sur l'affaire de la SNCF... On porte atteinte à la liberté de la presse, aux libertés publiques, au débat démocratique», a-t-il également critiqué.


Quand les raccords se voient, c'est pas beau, non ?
Et toujours Libé qui interdit les commentaires sur cette affaire, prétextant qu'il est partie prenante de la procédure.

Le journal, peut-être, les lecteurs non.
. J'aime bien la conclusion de Maître Eolas :

"Ce genre de traitement, aux limites de la légalité et parfois au-delà, nos clients les subissent tous les jours. Nous protestons, sans relâche. Nous rappelons que la loi ne prévoit pas un tel traitement, que l'article 803 du code de procédure pénale rappelle que le principe est : pas de menottage, sauf pour entraver une personne dangereuse ou prévenir un risque d'évasion (devinez quoi ? Tous présentent un risque d'évasion), que rien ne permet aux policiers de soumettre des gardés à vue à ce genre d'humiliation indigne.

Sans le moindre effet.

Cette affaire, frappant un journaliste, uniquement parce qu'il a été pendant six mois directeur de la publication d'un quotidien ayant publié un article qui a déplu et qui si ça se trouve n'était même pas diffamatoire, et qui s'il l'était l'expose au pire à une amende de 12.000 euros, VA ATTIRER L'ATTENTION DES MEDIAS SUR CE SCANDALE QUOTIDIEN QUI NE PROVOQUE QU'INDIFFERENCE PARCE QUE D'HABITUDE, LE MONSIEUR QUI TOUSSE AVEC SON SLIP AUTOUR DES CHEVILLES, IL S'APPELLE MOHAMED, OU IL A UNE SALE TETE;.

A QUELQUE CHOSE MALHEUR EST BON : CELA RAPPELLE QUE CES LOIS QU'ON NE TROUVE JAMAIS ASSEZ DURES QUAND ELLES FRAPPENT AUTRUI, ELLES S'APPLIQUENT A TOUT LE MONDE. . Et un jour, elles peuvent aussi s'appliquer à vous. Vous verrez comme elles vous protègent, ce jour là.
L'affaire est "d'autant plus regrettable qu'elle intervient en pleins Etats généraux de la presse", dixit Lefèvre.

Mais en dehors de ces Etats Généraux, cette arrestation brutale aurait été parfaitement normale.


"On ne traite pas un journaliste comme un criminel", dixit le SNJ

Les criminels méritent donc, de part leur statu de criminel, que l'on bafoue les droits élémentaires. Mais pas les journalistes, qui, eux, sont des gentils, comme les politiques les pompiers et les policiers.


"Dès lors que l'on ne répond pas aux convocations du juge, ce qui s'est passé est inévitable", dixit quelques bloggeurs flics ou juristes


Confirmation involontaire que la brutalité et l'humiliation font parti de la procédure en cas de mandat d'amener. Une règle non écrite mais appliquée à la lettre. Ce qui explique que les plaintes de prévenus n'aboutissent pas. On ne pas sanctionner des fonctionnaires pour des violnces que l'on souhaite voir appliquer.



"Le prévenu aurait pris les policiers 'de haut'",
dixit une source (inventée en urgence ?) place Beauvau ou du côté des syndicats de policiers.


Ce qui justifie alors que les flics se conduisent comme des voyous brutaux.

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Tout ça pour dire qu'au fond du fond, personne, que ce soit les médias ou le pouvoir, ne remet en cause la légitimité de ces arrestations digne des dictatures. Chacun veut juste que cela ne s'applique pas à lui.

On n'en a donc pas fini avec ça.
j'étais vraiment outrée d'apprendre ce qui était arrivé à MR fILIPPIS DE SURCROIT DEVANT SES ENFANTS;; SANS PARLER DES REPRESAILLES DANS LES LOCAUX DE LA PJ Ooù on l'a traité comme un vulgarire malfrat ! il est soutenu par tous les journaux et je m'en réjouis mais, que vous le vouliez ou non daniel, dans l'affaire d'OUtreau, les pauvres diables accusés n'avaient que leurs y eux pour pleureur... Justice à deux vitesses.. Quand vous êtes déjà organisés en professions ave c avocats tout désignés pour vous défendre c'est autre chose..


J'ai une boite free... il va falloir que je demande conseil à mon fils sir je peux désormais avoir la nouvelle télé @sur images.TV si non, je reviendrai vers vous;
Free c est très bien pour commencer. Mais pour éviter toute affiliation, tout soupçon de connivence ou d'autocensure, le mieux c'est d'aller directement voir le concurrent (Orange ? Neuf Telecom ? Darty ? mes chiffres de nombre d'abonnés ne sont plus a jours :)) et de lui proposer le même 'deal'.

Ne serai ce que pour ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier.

My two cents...
C'est consternant, je me demande si on est encore dans un Etat de droit, en vous lisant Daniel j'ai immédiatement pensé à ça, à Villiers-Le-Bel.

Encore plus affligeant l'histoire de cette jeune femme en imper jaune (lien donné par Gaston) et cette descente des gendarmes le 20 novembre dans une école du Gers.
Il me semble qu'il y a eu récemment un rapport européen sur le bilan des sanctions appliquées par les Etats envers leurs magistrats lorsque ceux-ci ont fauté dans l'exercice de leurs métiers.

Je crois qu'en substance, il racontait qu'en France, les sanctions étaient nulles et se limitaient au pire à une mutation forcée, alors que d'autres pays nordiques vont à des sanctions beaucoup plus lourdes et financières aussi.

Est-ce vrai ? Quel étonnement alors que nos magistrats se comporteraient à cette manière Josié !
En tout cas, si Frédéric Lefèbvre a élevé la voix au nom de l'UMP, je suis certain que NS va donner un bon coup de marteau du côté de chez Rachida...
En France la justice c'est aussi ça. Et tous les jours encore. Mais là, pas de spectaculaire indignation, n'est-ce-pas ?
Dont acte, on n'en doutait pas, mais comme vous dites, cela va mieux en le disant.

http://anthropia.blogg.org
J'aime bien la version de Fontenelle aussi :)

En tout cas, merci de la précision, Daniel.
Plein de chose à dire..

• D'abord, Libé interdit les commentaires, comme si le sujet était honteux pour le journal : peur de lire les diatribes des Desouche.fr ou de supporter de s'entendre dire que tant qu'à être brutalisé par la police, autant être un vrai journal de gauche, d'opposition ?
Combien de gens savent par exemple que les gendarmes ont mené voilà peu une opération anti-drogue dans un lycée, en se conduisant comme des voyous avec les enfants ? c'est ici... http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/20/495638-Auch-La-descente-de-gendarmes-emeut-a-l-ecole-des-Metiers.html
Libé n'en n'a pas parlé.
Laurent Joffrin a-t-il eu un mot lorsqu'a son forum social en 2007 où il avait invité la moitié du gouvernement, le président de la société des lecteurs de Libé s'est fait cogner par des flics à l'entrée.

• La justice est en guerre contre Dati. Même cette justice-là ? Combien de justice en France ?

• On va peut-être enfin du côté des rédactions se décider à consacrer des enquêtes à la technique policière de la peine immédiate par la brutalité et l'humiliation, règle non écrite mais encouragé par les hiérarchies. En dix ans, les gardes à vue et les plaintes pour violences policières ont augmenté respectivement de 70 et 50%.

• La presse est au bout de sa logique qui veut que l'on ne traite pas des violences de l'Etat car c'est un miroir peu flatteur renvoyé à la France. Car les médias Français confonde patriotisme et esprit cocardier.

• Hier samedi après midi...


Titre du Figaro...

"Libération: un ex-cadre mis en examen"

Titre du Monde

"L'ex-directeur de la publication de "Libération" mis en examen pour "diffamation""

Je voulais commenter, mais une lectrice du Monde résume très cette ridicule désinformation éditoriale :

''"MARIA B. : Le commentaire du Monde parle de mise en examen, alors que le plus scandaleux est la manière dont a été traité votre collègue. Pourquoi faut-il lire rue89 ou Libération pour l'apprendre ? On s'abonne au Monde pour avoir l'information, non ? "''


Hier matin, cette fois-ci, sur le JDD, c'est par un lien vers un blog JDD (retiré depuis de la une), que l'on apprend la nouvelle.

Un fait divers qui semblait gêner à ce moment là l'hebdo aux entournures au point qu'il ne peut en informer ses lecteurs par la voie "normale" d'un article en bonne et due forme.

L'appréhension que l'on se fait d'une affaire dépend toujours de son traitement par les médias.


• Dans Libé, Le SNJ s'insurge contre le fait qu'un journaliste soit "traité comme un criminel". (Libération)

Mais on ne doit pas non plus traiter un criminel comme ça lors de son arrestation. Subsiste quand-même chez les acteurs politico médiatique que parfois, cette violence pourrait être légitime, pas pour eux. Ce qui explique l'immense complaisance de la couverture médiatique des descentes de police dans les cités.

• Sarkozy n'est pas le seul responsable de tout ça. Ce type a cueilli une société qui était mûre à point pour sa gouvernance.
"Fouille à corps et menottes sont évidemment humiliantes, s'agissant de n'importe quel citoyen. Mais elles sont prévues par la procédure pénale, et effectuées dans le souci de la sécurité de l'escorte, (et...du prévenu)."
Maître Eolas ne dit pas la même chose et, vous m'excuserez, mais je préfère lui faire confiance sur ce sujet :
"Deuxième irrégularité. Cette fouille corporelle est, je le crains aussi illégale qu'usuelle en ces lieux.
(...)
La jurisprudence assimile quant à elle la fouille corporelle à une perquisition, qui suppose une enquête de flagrance, une commission rogatoire ou le consentement écrit de l'intéressé
"

Billet à lire ici : http://maitre-eolas.fr/2008/11/29/1227-reportage-de-terrain
Belle mise au point. J'attends toujours une éventuelle réponse policière voire judiciaire... Symptomatique cette affaire de la manière dont certains se servent de leur position pour régler leur compte à des catégories de la population qui les horripile... Certains policiers estiment avoir des comptes à régler avec des gens comme De Philippis qu'ils estiment "encore pire que la racaille"... Mais ne pas oublier qu'il ya un système qui permet de telles dérives et des traitements aussi humiliants (mais en partie règlementaires) pour des "délits" aussi mineurs...
Bon , on va dire que la période n'a pas l'air tranquille pour @si.Pour ce qu'on peut en savoir: les déboires de la Freebox , cette descente de police , l'invitation des flingueurs de Canard et un de ces jours le renouvellement des abonnement des @sinautes.
Je suis direct.
Autant vous dire que mon réabonnement vous est acquis.
Cordialement.
C'était exactement la réaction que j'espérais de la part de Daniel. J'ai eu un cout instant une petite crainte qu'il n'évoquet pas cette affaire Filippis étant donnée que son émission est diffusée sur Free. Mais j'ai eu tort de douter et je remercie vivement Daniel de son honnêteté.
"Nous traiterons ici des suites de l'affaire Filippis dans le seul souci de vous informer avec la plus grande impartialité possible, comme si je n'étais pas chroniqueur à Libé, et comme si notre émission n'était pas diffusée sur Free, à partir du 1er décembre (demain). Cela allait peut-être sans dire, mais cela va mieux en le disant."

J'attendais votre mise au point, voilà qui est fait !
Merci Daniel pour votre indépendance.
Vittorio Daniel, pas "Vottorio", sous le coup de l'émotion votre doigt a glissé, le "i" et le "o" sont côte à côte sur un AZERTY...

***
Concernant Free, j'en profite pour remettre ce lien vers l'article concernant le procès qui leur est fait pour non-respect de la licence GNU/GPL, selon les plaignants.
Voici l'article 35 de la Constitution de 1793... Celle qui n'a jamais été appliquée !

Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

TEXTE COMPLET ICI

Les excès de ce pouvoir vont très vite le conduire au face à face frontal avec le peuple souverain,

Car je n'ose imaginer que le peuple français se laisse longtemps traiter ainsi...

Et je pense que ces courageux guerriers qui se mettent à 150, surarmés (on est jamais trop prudents), pour aller chercher une petite dizaine de faux terroristes tranquillement endormis vont se trouver moins à l'aise quand ils seront à 1 contre 100 et qu'il découvriront que le taser Pub de ce sympathique et inoffensif objet, quand on se l'est fait piquer et qu'il faut en subir les effets, c'est très désagréable...

***
La juge Muriel Josié a expliqué à Fillipis (selon le récit de Filippis) qu'elle l'avait fait interpeller par la police, parce qu'il n'avait pas répondu à de précédentes convocations, et qu'elle l'avait donc considéré injoignable. Dans Libé, l'actuel directeur Laurent Joffrin, et l'avocat du journal, Jean-Paul Lévy, répliquent que les coordonnées du journal, et celles de ses avocats, figurent au dossier, et qu'il était parfaitement loisible à la juge de les contacter. Dans un article relatant l'affaire, Libé rappelle que Filippis s'est rendu à une convocation policière en mars 2008, mais ne fait pas allusion à d'éventuelles autres convocations par la Justice.
Est-ce qu'on a plus d'infos sur cette partie ? Ou ont été envoyées les convocations ? J'avais cru comprendre qu'elles avaient bel et bien été envoyées à libé, ce n'est donc pas le cas ?
Daniel, vous écrivez "J'entends déjà d'avance certains d'entre vous: si Filippis n'était pas journaliste, s'il ne s'agissait pas de Libé, ferait-on autant de bruit ? Vous avez raison. Mais ce n'est pas un argument. Toute apparente bavure policière, qu'elle vise ou non un journaliste, devrait donner lieu à une enquête de l'IGPN. Les journalistes n'ont pas davantage de droits que les autres, mais pas moins non plus. et j'ai souri en lisant ça.

Remarquable phrase de défausse : Personne ne vous reproche contrairement à ce que vous laissez entendre de dire qu'il faut une enquête de l'IGPN. Ce que les gens reprochent à cette affaire (voir le site RUE89) ce n'est pas qu'on s'émeuvent (c'est légitime) ou qu'on se scandalise (c'est bien le moins) ni même qu'on le fasse plus parce que c'est un journaliste (on commence à comprendre le systeme)... Non, ce que les gens disent c'est : où étaient les journalistes pour le dénoncer quand ça arrivaient à des justiciables "normaux". Vous le savez bien parce que c'est la conséquence logique de votre première phrase. Vous dites en sommes : vous dites ferait on autant de bruit s'il n'était journaliste ? Ensuite vous dites "ce n'est pas un argument !" (un argument de quoi ?) et vous concluez votre démonstration par "toute bavure devrait donner lieu à une enquête"...

Or le petit truc qui a fait que Libé a bloqué les commentaires et qui ressort des commentaires des sites qui ne l'ont pas fait n'est pas du tout là.

C'est

a) "J'entends déjà d'avance certains d'entre vous: si Filippis n'était pas journaliste, s'il ne s'agissait pas de Libé, ferait-on autant de bruit ?" (comme vous le dites)
b) pourquoi quand il s'agit de Mohamed ça ne fait pas autant de bruit chez les journaliste
c) ce n'est pas une raison pour ne pas s'émouvoir
d) ça serait bien que ce soit une occasion pour les journalistes de se pencher sur les sujets qu'ils ignorent alors que la LDH ainsi que mille associations les alertent sur le sujet depuis des années (surtout depuis Sarkozy) : En gros ça devrait faire une bonne occasion de la part des journalistes de s'interroger une fois de plus sur leur nombrilisme.
e) Bien sur ce qui est arrivé est scandaleux (autant que ça l'est quand il s'agit d'un jeune manifestant, d'un militant RESF ou d'un maghrebin dans le métro, pas plus pas moins)

J'ajouterais que la défausse sur le juge est un peu facile. La juge a probablement commis une faute mais l'humiliation est aussi le fait de fonctionnaires de police qui se sentent surpuissants et tout permis depuis que Sarkozy veille sur eux.
un peu comme le canard qui enquête sur roland dumas ^^))
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