58
Commentaires

Et TPMP tenta de réhabiliter Ménès

Dimanche 21 mars, Canal + diffusait le documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis journaliste", signé Marie Portolano, consacré au sexisme et au harcèlement dont sont victimes les femmes journalistes de sport. Les séquences incriminant Pierre Ménès, chroniqueur star du foot de Canal+, ont été coupées du montage final, ont révélé "Les Jours". La direction de Canal a orchestré son invitation le lendemain soir chez Hanouna. Analyse.

Commentaires préférés des abonnés

Merci pour cet article.

Dans sa défense téléphonée, P. Ménès a utilisé a ânonné a plusieurs reprises que ses actes sont regrettables parce que ce n'est plus le "logiciel de 2021". Je l'ai vraiment entendu comme du déni.

Le logiciel c'est la norme froid(...)

Menes, Hanouna, Verdez : de brillants intellectuels français qui nous rendent fiers  de notre pays .....

Et il n'est pas rangé dans la catégorie "effet Streisand" cet article, il y mériterait pourtant amplement sa place (bon, j'ai vu que la chronique du matinaute y était).
Non mais parce que ce que je trouve de dingue dans cette histoire, c'est que si le(...)

Derniers commentaires

Info l'Equipe.fr :

Nouvelles accusations contre Pierre Ménès :

La comédienne Alice Belaïdi a révélé avoir été la victime d'insultes à caractère raciste et sexiste de la part du journaliste de Canal+.


"Bougnoule" et "salope", selon l'article.

 


 


Soyons clair, jusqu'à il y a peu (encore faut-il l'espérer), si une femme ne souriait pas à une "blague" sexiste, c'était une "mal baisée" qui pouvait dire adieu à toute carrière.

Les principaux responsables sont toujours les dirigeants qui laissent faire (dans le meilleur des cas), voire encouragent cet état d'esprit.

C'est comme pour les mômes, si tu ne les éduques pas, ils n'auront pas de limites et si en plus tu les encourages...

Le double article est-il vraiment nécessaire sur ce même sujet ? Il y a autre chose à "analyser" que ce qu'il se passe chez Bolloré. L'acquisition de M6-RTL par TF1 peut-être ??

On est pas sur OZAP puremedias non plus... là c'est un transcript de l'émission. Bon. C'est un thread twitter.

et Quotidien, du groupe TF1 qui a offert un fauteuil pour se disculper à PPDA sans jamais le contredire ! on était entre gens sérieux, pas comme chez Hanouna


silence total aujourd' hui à ces moralistes de comptoir

Ah, l'URSS, ses procés en contre-révolution, ses effacements, ses reglements de comptes...

Il semble qu'Il lui a soulevé la jupe. Et il semble aussi qu'elle lui a retourné une mornifle illicol...  j'aurais tendance à dire que les comptes étaient réglés.

 Actuellement à mon sens l'objectif de la journaliste est de se "payer" le "gros" Ménès comme ses gentils détracteurs l'appellent affectueusement.

Alors que pour obtenir justice, la vrai,  il aurait mieux fallu porter plainte tout de suite après les faits  car il y avait des témoins.

Il aurait surement pris très cher pour l'exemple, jusqu'à 1 an de prison et grosse amende.

Je trouve que cela sent plus l'aigreur et le réglement de compte médiatique qu'autre chose...


Pierre Ménès, un type aympa aux avis autant éclairés qu'inspirants, argumentés, quasi-scientifiques.

J'en veux pour preuve ces analyses savantes, que nos amis d'ACRIMED avaient généreusement compilées.

"Il est sans limite, n'a aucun filtre" : Ben... c'est ce qu'on lui reproche, en fait. Les êtres humains se veulent doués de raison. Ils ne cèdent pas à toutes leurs pulsions, sans même chercher à se contrôler. Le fait de le revendiquer ne change rien à l'affaire !

Devrait on fermer les yeux sur les actes de certains (viols, pédophilie, inceste,..) qui auraient eu lieu il y a longtemps car c'était dans l'air du temps... voyons M Menes et consorts, un peu de dignité s'il vous plait... vous êtes un con de misogyne, sexiste et d'un non respect total pour l'intégrité des autres et des femmes  en particulier.

Ce qui me semble absurde c'est d'individualiser la question, faire comme si Ménès devait être un gros porc (ce qu'il est peut être mais la plupart qui en parlent n'en savent absolument rien) ayant globalement "un comportement déplacé avec les femmes" (comme le dit pudiquement le bandeau de TPMP) pour s'être livré, avec l'assentissement de tous le milieu l'entourant (plateau, public) à un certain nombre de gestes ne pouvant qu'être qualifiés, techniquement et quoi qu'en pense une victime, d'agressions sexuelles.


On (nous, les gens considérant que son attitude est problématique) est comme d'habitude dans cette contradiction entre adopter une vision des choses systémique, où Ménès a fait ce qu'il a fait parce que le milieu où il évoluait (du foot, du spectacle télévisé) n'y voyait aucun problème voire le valorisait, ou basée sur la morale individuelle où il se doit d'être un monstre (le porc, la version masculine de la sorcière à chasser).


C'est ce contexte, où les foules en délire qui se scandalisent hypocritement de ce qu'elles toléraient il y a 3 ou 4 ans, sautent allégrement de l'évocation d'un problème à l'échelle de siècles de culture patriarcale à la nécessité de balancer des porcs individuels, qui permet de tenter de réhabiliter Ménès. 


Quand l'accusation est dans la recherche du monstre individuel, il suffit de montrer qu'il n'en est pas un ou pas plus qu'un autre (qui pullulent dans son milieu), et ça devient difficile de justifier pourquoi s'en prendre à ce type un peu lourd mais sympa jusque dans sa beaufitude, dont les agressions sexuelles mêmes semblent plutôt bon enfant.

Et quand elle est dans l'ignorance du systémique, il est aisé en plus d'aller puiser dans le système/milieu dont il fait partie, jusque des témoignages de victimes en sa faveur.


D'où l'intérêt je pense de cet article, il est nécessaire d'insister encore plus sur la défense de Ménès par son milieu que sur le cas de Ménès, pour quitter la question de ses torts individuels et se concentrer sur celle d'à quel point ils sont tolérés, pour ne pas dire valorisés, par son milieu. En revenir au vrai truc à traiter, le systémique derrière, loin des émotions faciles que causent les images (renforcées ici par son aspect que beaucoup considèrent repoussant), plutôt que de s'obséder de savoir s'il restera à l'antenne ou aura droit au saint cancel (puis la sorcière étant brulée passer au porc suivant).


Quelque part tout le cas de Ménès est une diversion, d'ailleurs. Il y a l'excellent documentaire de Portolano qui évoque un problème systémique que rencontrent les journalistes sportives féminines, mais grâce à l'existence du cas de Ménès opportunément mise en avant par l'effet Streisand, son message se retrouve oublié, le grand public étant détourné de ce qu'il dit pour être réorienté vers cette rassurante chasse au porc individuel, images assez courtes pour en faire des gif ou des vidéo konbini à l'appui.


A l'arrivée donc, je dirais donc merci à TPMP de le défendre et à @si d'analyser cette défense, parce que c'est comme ça, et pas en se focalisant sur ce type, porc ou non, qu'on peut en revenir au vrai sujet qu'il était en train de faire oublier.

Juste un commentaire très court sur votre long plaidoyer :

Pensez-vous que qualifier des "agressions sexuelles de "bon enfant" soit une formule heureuse ?


Oui j'aime beaucoup l'usage d'oxymores qui me semble seul adapté à qualifier la folie de ce monde.

edit : retranscrire plutôt que qualifier

Tout aussi surprenant, dans les lignes précédentes vous écriviez que "techniquement", il ne s'agissait pas d'agressions sexuelles.

Vous avez mal lu, "ne pouvant techniquement qu'être qualifiées d'agressions sexuelles, quoi qu'en pense une victime"


L'écart est entre le techniquement c'en est indéniablement et la perception que favorise le spectacle télévisé où c'est juste de la déconnade, que même certaines victimes vont prendre bien (que ce soit sincère ou sous la pression du milieu pour qu'elles le fassent).


C'est toute cette ambiance du spectacle télévisé, où les collègues se comportent comme s'ils étaient des potes plutôt que des collègues, se faisant des blagues se posant des défis, etc... comme des (parfois un peu sales) gosses, qui permet des gestes comme ceux reprochés à Ménès, sans s'écarter de l'ambiance bon enfant, du c'est juste pour rire général où baignent ces émissions.


Hanouna l'homme des nouilles dans le slip est donc particulièrement à sa place pour le défendre, si son truc est plutôt le bizutage des mecs que les agressions sexuelles, il participe du même truc.

edit : ajouter de femmes dans la dernière phrase. Mettre des nouilles dans le slip pour peu qu'il y ait contact physique entre bizuteur et bizuté c'est aussi une agression sexuelle, techniquement.


C'est l'ambiance, l'intentionnalité supposée du juste pour rire on déconne, qui fait que ça n'apparait pas.

Désolé pour ma lecture erronée.


Merci beaucoup pour ce message plein de bon sens.
J'approuve à 100% et je trouve ça très drôle que des gens vous répondent en essayant de vous coincer sur UN mot, non pour dénoncer le problème systémique, mais pour faire de vous...UN monstre.

J'essaie d'autant moins de le coincer, que sur d'autres sujets, à quelques nuances près, je suis souvent d'accord avec lui.

A l'avenir, évitez les commentaires oiseux à propos d'intervenants dont vous ne savez rien et ne connaissez pas les intentions.

Oui j'avais compris que c'était un simple malentendu, mais merci Vinchan de me défendre.


Enfin je ne plaide pas pour le pardon de Ménès, dont le sort personnel m'est totalement indifférent, je plaide pour que son cas ne fasse pas oublier ce qui produit son genre de cas.


Le risque à individualiser ce genre de questions, c'est de traiter les symptômes plutôt que la cause, et en plus de le faire en générant une solidarité des gens n'y voyant que de la déconnade, et réaction/backlash à terme éventuellement.


Parce que bon il faut aussi se rappeler d'un truc, le public d'Hanouna, de Ménès etc... le peuple qui entre potes aime à se comporter comme ils le font entre collègues existe (et ne compte pas que des hommes).


Pour vivre dans le sud-ouest (sans vouloir insulter mes éventuels voisins :), le pays des fêtes d'ivrognes et des quatrièmes mi-temps de rugby, des groupes où ce genre de comportement est considéré normal et c'est plutôt le chieur qui va s'en scandaliser l'anomalie, j'en ai croisé plus d'une fois. Qu'on réprouve ou pas leurs normes, qu'on considère ou pas que ce qu'ils appellent déconne ou ne pas être des bourges coincés rime souvent avec de la culture du viol, tant qu'ils ne comptent que des adultes consentant(e)s, ce serait du totalitarisme de se mêler de leurs manières de se comporter entre ami(e)s et plus si affinités, si beaufes soient elles (au delà de noter qu'elles ne sont pas pour rien quand arrivent régulièrement de vraies saloperies dans les fêtes etc...).


La différence du milieu télévisé, c'est que précisément on ne parle pas de poteries de beauf(e)s mais de professionnels qu'on pousse pour leur plaire à les imiter, dont des professionnelles (surtout) qui se voient forcées de les accepter pour faire carrière alors qu'elles n'en auraient aucune envie. Une espèce de double peine pour les femmes de ce milieu où on attendra d'elles en plus d'avoir toutes les compétences journalistiques nécessaires à y participer, de mettre en prime leurs corps à disposition des "bonnes blagues" d'un Ménès ou autre allant jusqu'à des agressions sexuelles.


L'important donc c'est de dissiper l'illusion que ce soit la même chose. Ce qu'on ne peut faire que difficilement en insistant sur un comportement individuel. Ou c'est se prendre à terme l'incompréhension de tous ceux qui fréquentent non seulement des Ménès dans la vraie vie, mais des femmes ne se formalisant pas de leur "lourdeur", car consentantes à ce genre d'ambiance, ce qui est leur liberté (si conditionnée soit elle par une éducation, etc..).  


Au delà d'une question d'agression sexuelle ou pas, c'en est une de tout un milieu où les femmes (surtout) sont sujettes à une forme de prostitution forcée (n'allant pas dans le cas des victimes Ménès jusqu'au bout, contrairement à celles de PPDA ou Wenstein, mais dans le fond c'est la même chose). Le geste n'est pas le plus important, c'est l'impossibilité de faire carrière sans le tolérer qui est dramatique.

Je me permettrai autant que je veux de m'exprimer de la sorte, surtout en réponse à un commentaire tel que celui que vous aviez posté en premier lieu, de surcroît sur un forum public.

Jusqu'à preuve du contraire, dans ces espaces, vos seules intentions sont celles que l'on peut prêter à vos propos. À l'avenir, évitez les commentaires irréfléchis en réponse à des analyses que vous n'avez pas relues deux fois avant de vous emporter.

De plus, rien ne prouve que tout le monde lise votre échange avec l'auteur initial jusqu'au bout, ce qui nourrit tout autant la bête noire, à l'instar des mécanismes dénoncés dans l'analyse.

Ce que j'ai pensé de lui en l'écoutant, je ne peux pas le dire ici car :

- la première partie pourrait être interprétée comme se moquant de sa surcharge pondérale.

- La seconde partie est la dénomination vulgaire du sexe des femmes (qui pourraient à juste titre se sentir blessée, qu'on compare leur sexe à ce monsieur) augmentée par un "ard" bien gras.

Mais j'en pense pas moins....

Les propos et gestes de Pierre Menés  étaient déjà déplacés et inacceptables à l'époque. Même sur le plateau, on sent le malaise...


Quand à l'excuse "je suis pas sexiste, j'ai invité des femmes sur le plateau", ça me rappelle une certaine Nadine...




Incompréhensible. 


Le moindre personnage "connu ", la moindre personne connue "journaliste, acteur, actrice, politique, membre à un titre ou à un autre de la sphère culturelle) qui a le moindre ongle incarné remplit la une de toute la télévision, de tous les médias.


Ces problématiques concernant au moins grave le harcèlement, au plus grave les viols ou agressions qui concernent des personnalités connues doivent être analysées, condamnées, pénalisées. Indiscutable. ,Mais TOUTES. On vend du papier? plus on est connu, plus on souffre de la la souffrance?


Mais.


Pourquoi alors le cas de milliers de femmes en France , plongées dans une tradition qu'elles subissent, et vivent tous les jours une forme d'enfermement n'est -il jamais évoqué?


Dans les banlieues, dans les familles au revenu modeste, parmi les SDF, il s'y passe des choses effroyables, et vous nous emmr... avec ces personnages publics, vedettarisées, qui se réveillent un jour pour dénoncer ici ou là, celui-ci ou celui là, ou pour mieux  vendre un livre?  Donc il y a deux informations: celles destinées aux puissants, aux plus aisés, pour se protéger, se délimiter leur territoire, tels des mamifères épuisés de ne pl us rien comprendre à la vie, qui se rencontrent au golf, qui se tél " allo coco et ton we?" et vivent sans l'ombre d'une création, ils créent quoi? ils parlent de quoi? ils sont qui? 


Ils ne sont RIEN.  Rien.

Et il n'est pas rangé dans la catégorie "effet Streisand" cet article, il y mériterait pourtant amplement sa place (bon, j'ai vu que la chronique du matinaute y était).
Non mais parce que ce que je trouve de dingue dans cette histoire, c'est que si le passage du documentaire où il dit "oui j'ai fait ça et c'est pas bien" était passé, il se serait sans doute fait un peu houspiller sur les réseaux mais ils seraient déjà passés à autre chose. Alors que là on a des strates interminables de on cache, on minimise, on promeut, etc. Le tout formant un cirque médiatique qui n'est à mon avis pas encore fini.
Bref, effet Streisand, et effet Streisand qui se voyait venir à 100km. Bon en même temps, Boloré.

Menes, Hanouna, Verdez : de brillants intellectuels français qui nous rendent fiers  de notre pays .....

Le "rends tes organes" est cruel. Mais drôle. Mais cruel.

Prendre conscience qu'on ne rit pas aux dépends de sa victime est la 1ère étape. Or, TPMP est une émission faite de blagues potaches entre potes collégiens. "Je connais bien X" ... "X a un coeur en or" ... "Il y a longtemps que je travaille avec X" ... C'est sûr que se comporter comme un "gros Beauf" n'est pas un délit, et que jouer les candides montre une apparente innocence. Le petit garçon doit urgemment acquérir de la maturité. Moi, ça me donne envie de jeter mes écrans à la déchetterie.

Merci pour cet article.

Dans sa défense téléphonée, P. Ménès a utilisé a ânonné a plusieurs reprises que ses actes sont regrettables parce que ce n'est plus le "logiciel de 2021". Je l'ai vraiment entendu comme du déni.

Le logiciel c'est la norme froide, mécanique, qui s'oppose au bon vieux bon gars bien vivant qui aime déconner. "Le logiciel de 2021" c'est, en outre, la société dans son ensemble, un effet de mode, un truc qui peut passer et qui sera peut être, qui sait remplacé par le retour en 2022 ou 23 du logiciel beauf qui l'a fait roi. C'est donc du sable.

Bref, utiliser cette expression c'est à la fois se défausser sur une société supposée changeante, imprévisible qui broie les bons gars comme lui au gré de ses humeurs (société qui, à ce titre, endosse par une superbe métonymie les clichés machiste sur "la" femme), et c'est neutraliser le contenu moral de ce changement en le présentant comme une oscillation parmi d'autres. 

En outre, c'est complètement à côté de la plaque puisque tout ce qui lui est reproché aujourd'hui était répréhensible pénalement à l'époque des faits. Rétablissons donc : son logiciel à lui, c'était donc plutôt de proposer à la société d'aller se faire foutre, elle et ses lois rabat-joie, justes bonnes pour le vulgum pecum. Puisqu'il était un puissant et qu'à ce titre rien ni personne n'avait à s'opposer à ses pulsions et ses fulgurances bas de plafond. 

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.