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Et si on arrêtait d’exhumer les vieux tweets ?

À l'occasion de "Z Event", l'événement caritatif du monde du jeu vidéo sur Twitch, qui s'est déroulé fin octobre, une streameuse s'est (encore) fait harceler en ligne. Un des outils de cet acharnement : certains de ses vieux tweets déterrés… L'exhumation d'anciens messages ressortis hors contexte est devenue un phénomène courant, et contribue à l'atmosphère toxique qui règne sur les plateformes. On ne peut pas cautionner l'un et dénoncer l'autre.

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Et sinon, réfléchir avant de touitter, c'est envisageable ? (Je n'ose même pas suggérer de ne pas touitter du tout !)

Peut-être que Twitter pourrait fournir la possibilité de "désavouer" un de ses propres tweets, un moyen d'indiquer qu'on a changé d'avis sur un sujet. Parce que c'est bien ça, le coeur du problème : des personnalités publiques qui changent d'avis sur(...)

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Intéressant, merci. Ah, le droit à l'oubli, à l'effacement de nos sorties de route est une bien vieille histoire qui n'a pas attendu les rézos asociaux, même si leurs spécificités lui donnent un charme nouveau.


Cette chronique m'a fait replongé dans cette merveilleuse nouvelle de Borgès, Funès ou la Mémoire, dont le personnage principal perd la faculté d'oublier. Ou, plus récente, dans celle de Ted Chiang, La Vérité du fait, la vérité de l'émotion, où une extension technologique permet à chacun·e d'enregistrer précisément toute son expérience sensible... et permet du même coup à deux personnes dont les souvenirs divergent, de trancher définitivement. Après une situation de crise où le père s'est mal comporté, il laisse le temps réécrire ses souvenirs et lui donner un beau rôle. Des années plus tard sa fille vient lui mettre sous le nez les preuves qu'il n'en était rien, telle un tweet revenu du fond des âges.

Première chronique…et quelle chronique !

Bravo

Je me félicite de n'avoir aucun compte twiter, facebook, instagram et autres. Les stupidités qui s'y échangent donnant l'impression à leurs émetteurs/récepteurs d'exister aux yeux du monde (uniquement français, éventuellement francophone) me chagrinent. Franchement, ces jeunes croient/pensent vraiment "exister" ?

Je me suis retrouvé dans un dilemme de ce genre suite aux attentats de Charlie Hebdo et la vague "Je suis Charlie".

J'ai posté un tweet (et pas sous pseudo à l'époque) pour exprimer que je n'étais pas Charlie dans le sens que je ne voulais pas, en m'associant à ce slogan, soutenir les politiques sécuritaires qui allaient forcément être mises en place suite à cet horrible attaque, et qui n'allaient jamais être supprimées ensuite. (D'ailleurs ça n'a pas manqué, et habituez vous au passe sanitaire, il n'est pas près de nous quitter, sous ce nom ou un autre.)


Mais comment réussir à exprimer tout ça en un seul message (140 caractères à l'époque), et un fil aurait facilement permis de ne garder que le premier du genre "#JeNeSuisPasCharlie […]" comme une apologie du terrorisme.

Mon message n'est resté en ligne que quelques heures avant que je le supprime, et comme je n'ai presque pas de followers, il n'a eu aucunes conséquences. 

Mais dans le climat d'alors, j'imagine tout à fait que ça aurait pu mener à minima à une enquête, voir à pire (par exemple la situation de la personne qui a été acquittée dans un des procès Mila car son tweet avait été pris à contre sens, mais il a fallu aller jusqu'au bout du procès pour que cela soit établi).


Donc en effet, le droit à l'oubli est nécessaire, surtout quand sa notoriété change comme il est dit dans l'article.


Bien sûr, cela va permettre à certains politiques de se faire régulièrement une virginité politique (je pense à tout un groupe de gens qui cassaient du sucre sur le dos de macron (là c'est volontaire aussi l'absence de majuscule) et son programme, avant de le rejoindre sans un état d'âme une fois qu'il avait gagné, montrant que leurs vrais valeurs, ce ne sont pas leurs idées, mais le pouvoir et la rémunération. Comme ça je repense à édouard philippe ou darmanin, l'actuel ministre de l'inférieur (pun intended)).

Mais si cette tentative de virginité est le prix à payer, soit. Quand on n'a aucune morale ou éthique, l'opportunisme ne se voit pas que sur les réseaux sociaux.

je suis complètement en désaccord. Peut être que la solution pour ne pas devoir assumer les consequences de tenir de propos en public c'est de ne pas twitter a tord ou a travers ou encore mieux pas du tout ? 

les réseaux sociaux sont toxiques qu'on déterre des propos ou non, c'est leur nature d’être toxique pour générer du buzz.



Merci pour la chronique. 

Problématique intéressante, mais pour les personnalités politiques c'est assez savoureux de pouvoir comparer leurs déclarations (à même pas si longues échéances)...


Mais, sérieusement, une question : 

Qui a lu cette chronique en 05 m 02 s ??

(une inversion entre le 0 et le 5 peut-être ? ce serait plus réaliste)


Les temps donnés à titre indicatif sur Asi sont toujours pas mal sous-estimés*, à mon sens, mais là c'est franchement impossible**, même pour ceux qui liraient en diagonale !


(* même en ne regardant aucune image et n'écoutant aucun extrait, sans même parler de suivre un lien)


** Ou alors je demande une version audio pour me prouver le contraire...

Vous avez aimé ce contenu? Bah pas tellement.

Les

 « Je vous la fais courte »

« Je le répète pour que ça s'imprime : VOUS AVEZ LE DROIT D'EFFACER VOS TWEETS. » 


c’est désagréable. Pourquoi ce ressenti, que je me demande. Parce que, on me donne des leçons, on me dit quoi faire, quoi Twitter quoi tout. J’aime pas. C’est quand même très désagréable. Dans l’absolu. On n’est pas là pour se faire engueuler.


Et on me raconte une histoire où une donneuse de leçon (je vais t’apprendre à parler bien des filles: tu peux dire ça et pas ça, j’ignore pourquoi tu m’obéirais, mais qu’importe? Parce que je donne des leçons tu sais) une à qui un va donner une leçon en retour ( t’as dit ça une fois un jour et il ne faut pas, non plus, tu sais). Je fais le dominant, tu fais le dominé ok?


Si on cite une chanson, le sens des mots ne compte pas? Ah et ça ne marche que pour les chansons ou pour tout ce qui est citation? C’est extra! (c’est une chanson, mais vous pouvez le prendre au pied de la lettre, j’assume) .On est dégagé de toutes responsabilité par le copier coller? La ressemblance éventuelle avec de l’homophobie est fortuite?

C’est vrai que le contexte compte dans l’interprétation, mais on ne peut pas partir du principe qu’on va absoudre tout, parce que peut-être qu’il y a une justification par le contexte alors dans le doute respectons les paroles racistes. Oh eh.

C'est qui Benoît Hamon ?

Twitter aurait-iel décidé de faire sa part  


Je le relève, parce que ça m'a amusée ;)

Et sinon, réfléchir avant de touitter, c'est envisageable ? (Je n'ose même pas suggérer de ne pas touitter du tout !)

Très bon article, bienvenue chez @SI !

Les Tweets, comme les mails, les sms, les mms, peuvent être effacés régulièrement. Cela s'appelle faire le ménage.

Très bonne chronique. 


Mériterait une émission sur le sujet. 

Peut-être que Twitter pourrait fournir la possibilité de "désavouer" un de ses propres tweets, un moyen d'indiquer qu'on a changé d'avis sur un sujet. Parce que c'est bien ça, le coeur du problème : des personnalités publiques qui changent d'avis sur un sujet, comme Ségolène Royal à propos de la chloroquine, mais qui refusent d'assumer le fait de s'être trompé auparavant. C'est pour ça qu'elle a supprimé ses tweets dans le feutré. Au pire, si personne ne l'avait remarqué, qu'est-ce qui l'aurait empêché de dire par la suite qu'elle avait toujours considéré que la chloroquine n'avait aucun intérêt contre le Covid ? Il faut quand même éviter de tomber dans le travers de la société sans mémoire. Dans le cas d'Ultia, le problème n'est pas tant qu'on ait ressorti ses anciens tweets que le fait d'avoir essayé d'en détourner le sens. La citation sortie de son contexte à laquelle on fait dire tout à fait autre chose ce que voulait dire l'auteur.e, ça a toujours été un problème, bien avant Twitter.


Personnellement, je demande que les gens assument leurs propos. On peut parfaitement changer d'avis, mais pas en douce.

Incontestablement une des pires tendances modernes l'exhumation de tweets ou autres déclarations de jeunesse plus ou moins sorties de leur contexte pour nuire à des gens. Bon article.

merci pour cette super chronique !

Elle fait ici référence à un chat prénommé "Bougnoule"  


En tant que fan de HP Lovecraft, respect. /s

Le problème avec les vieux trucs ressortis c'est quand  même qu'il manque de contexte de l'excitation initiale, non ?

Le contrôle de tous par tous , il appelle ça la liberté , peut être! Les réseaux sociaux ce ne sont rien d'autre que des  nouveaux curés ! Comme quoi n'est déplaise aux Libéraux le peuple retrouve par tout les chemins , une morale, et comme l'équilibre n'est pas la règle nous passons d'excès en excès!

Je m'en vais dare-dare m'acheter une pelle m'enterrer sous dix mètres de sable et échapper à tout ce bordel.

Bel article, bravo. 

Remarque : pas sûr qu'on puisse parler de "point de Godwin" à propos d'une référence à la "Stasi", qui n'a rien à voir avec les nazis et Hitler, mais qui était les services secrets de la RDA ?...

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