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Ebdo, c'est fini

Deux mois après son lancement, le newsmagazine Ebdo lancé en janvier dernier "suspend" sa parution, la société éditrice, Rollin Publication, se retrouve en cessation de paiement. Laissant 8000 abonnés et plusieurs salariés, dont une quarantaine de journalistes, sur le carreau.

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J'ai contacté Ebdo une fois pour leur signaler deux articles qui m'avaient posé problème. Le premier, consacré à une découverte récente en mathématique, faisait un contresens grave et énonçait une contre-vérité. Le deuxième traitait de la nouvelle ma(...)

C'est dommage, mais guère surprenant. Des nouvelles de Anne-Sophie Jacques ?

Anne Sophie, donne nous de tes nouvelles!

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En 2013, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry publiaient le "Manifeste XXI  Un autre journalisme est possibleforts du succès inattendu du mooc XXI, à contre-courant de toutes les recettes qui font prétendument le succès d'un lancement de périodique.  Ce manifeste faisait la leçon à l'ensemble de la presse écrite peu appréciée par les confrères. Sur le plateau d'ASI, on avait remarqué les propos quelque peu condescendants de Beccaria, à la même époque qui semblait avoir  pris le melon. La réalité et le devoir d'humilité le rattrapent aujourd'hui même si l'échec d'un organe de presse écrite n'est pas une bonne nouvelle pour les lecteurs et les 40 journalistes d'Ebdo . Peut-être que le succès de XXI et 6 mois se sont fait "au pif" et non sur une géniale intuition. Aucune intelligence artificielle, aucune étude marketing, aucun sorcier des médias  ne détiennent à ce jour la clé du  succès pour la réussite d'une publication.


C'est tellement rapide que quand on a versé un peu d'argent pour ça, on ressent un je-ne-sais-quoi de foutage de gueule.

Démarrer sans avoir la possibilité de tenir plus longtemps que ça, c'est franchement pas très raisonnable. On fait ça quand on crée une boite tout seul, pas quand on a des dizaines de salariés.

Des tas de trucs doivent m'échapper, mais c'est vraiment très désagréable.

Pas de ligne éditoriale = pas d'abonnés.

Logique.

Entre Ulot et Hebdo, un H s'est égaré... et pourtant, le succès de la pré-campagne pour un journal papier qui voulait croire à l'intérêt et à l’engagement des lecteurs, laissait penser qu'il s'agissait d'une bonne idée et attendue. Faire un journal, sans pub, sans  spécialité sauf celle de la vie, du quotidien, donnant à penser et à faire,  où tout se mêle, se mélange, vit ensemble!

Nous étions un certain nombre à avoir la volonté de soutenir une telle initiative. En plus il y avait les "références" d'un des fondateurs, son sérieux, sa qualité, quelques noms par ci par là qui laissaient supposer une éthique, une impertinence, une pertinence, et la proposition que les lecteurs ne soient pas seulement des consommateurs.
Plutôt bien partis, un peu déroutants quelques choix, mais c'est cela aussi la nouveauté, la recherche, l'invention d'une autre façon d'informer, de faire ressortir des sujets qui nous sont tellement communs ou pas, qu'on ne pense pas qu'ils puissent être à la Une. Et je suis toujours pour le journal qui me dérange que pour celui qui me paraît tout oui!
Jusqu'au jour où ils détiennent un «scoop» (pas tant que ça puisque d'autres journalistes l'avait et le travaillait). Et, après avoir beaucoup discuté en comité de rédaction, nous racontent-ils après, décident de lancer la "bombe" avec le succès qu'on sait.
Mais nous avons respecté l'anonymat de la "victime", ont-ils répété sur les ondes pour leur défense. Avec un sujet comme ça, les indices fournis dans l'article, qui pourrait penser que l'anonymat le serait pour toujours. Au contraire, ils ont réussi à mobiliser "la chasse" à la petite-fille d'une personnalité politique...
Oui «le désespoir est inutile», écrit le rédacteur en chef aux abonnés, mais l'espoir et la confiance dans l'intégrité et l'éthique ce sont des moteurs de la réciprocité journalistes-lecteurs, et je pense que cela animait beaucoup des souscripteurs!
La presse écrite dans ce pays a besoin d'innovation, d'autres titres que ceux sortis des patrons financés par le CAC 40. La démocratie a besoin d'une presse indépendante, plurielle, engagée dans le combat de la liberté et des idées. Une presse qui donne envie d'apprendre, de partager, de participer. Le H qu'ils ont fait balader dans les pages du journal, pourrait être celui de Hauteur, être à la hauteur des intentions, des engagements, de l'éthique, de la hardiesse qui suppose l'audace, l'aplomb dans le respect de l'Autre.
Onze numéros c'est peu pour prendre ses marques, parfois c'est suffisant pour dire qu'il faut changer d'office ou alors, l'espoir que l'expérience puisse permettre l'élaboration... Le dernier édito (sans aucune réflexion ou mise en cause de la propre démarche de la rédaction) est bien «fragile» et ne paraît pas ouvrir des pistes pour rebondir. Pour le moment le H semble s'être égaré entre Ulot et Hebdo!

Nous pensions que c’était justement ainsi, en mettant la barre au plus haut, qu’Ebdo pourrait faire la différence. 

Ouais, bof, avec l'affaire Hulot je me souviens ne pas avoir véritablement eu cette impression...

Anne Sophie, donne nous de tes nouvelles!

Je n'avais jamais entendu parler du mag avant l'affaire Hulot.

Et je ne comprends pas que le directeur de la publication ait décidé de sortir une info si peu étayee ...

Hulot lui aura été mortel !

le problème c'est que tous veulent attirer la classe moyenne riche ou bobo, mais cette classe là est assez réduite en nombre de personne, ils ne peuvent pas tout acheter. Pour les riches y'a le figaro et pour la gauche a part Le Media et évidement mdp (qu'on arrive pas remplacer , bien que Plenel soit de droite), les classes moyennes moyenne n'ont pas besoin d'un nouveau Marianne ou nouvel obs, des journaux de #lautredroite . 


J'ai contacté Ebdo une fois pour leur signaler deux articles qui m'avaient posé problème. Le premier, consacré à une découverte récente en mathématique, faisait un contresens grave et énonçait une contre-vérité. Le deuxième traitait de la nouvelle marque de lait en briques "C'est qui le patron". L'exposé du modèle économique était peu clair et les chiffres avancés incohérents. Le surcoût pour le consommateur semblait minoritairement consacré à la mission sociale du projet et l'estimation de son impact sur un ménage moyen était visiblement erronée.


C'est l'auteur du deuxième article qui m'a répondu sur les deux points. Pour l'erreur de mathématique, rien à dire, le journaliste a publié un rectificatif dans le numéro suivant (que je n'ai pas lu). Je regrettais juste un peu qu'on puisse publier des articles de ce type sans avoir les compétences nécessaires, et sans les faire relire par un expert.


Pour le papier sur le lait la réponse était beaucoup plus étonnante puisqu'elle expliquait que l'auteur de l'article avait reproduit les déclarations du créateur de la marque "C'est qui le patron" sans les vérifier. Pas même les données chiffrées alors qu'une calculette 4 opérations aurait suffit à s'apercevoir des incohérences manifestes. On me suggérait ensuite de contacter ledit créateur directement pour lui faire part de mes interrogations.


Là, je fus plus ennuyé. Cette absence d'esprit critique n'est pas très compatible avec l'idée que je me fais du journalisme de qualité. J'ai donc cessé d'acheter Ebdo. L"idée était intéressante mais la mise en œuvre manquait un peu de rigueur, je pense.

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