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Depuis janvier, les chercheurs en rébellion ouverte contre leurs éditeurs

Assiste-t-on à une remise en cause générale du système de publication des recherches scientifiques sur la planète ? Le gouvernement britannique vient d’appeler à la rescousse le fondateur de Wikipédia pour mettre en place un système de diffusion en ligne des travaux des chercheurs britanniques, financés par l’argent public.

Derniers commentaires

3 ans plus tard, les éditeurs à l'offensive pour garder leur rente : Sci-Hub et LibGen luttent pour la diffusion gratuite du savoir scientifique : la France ordonne leur blocage .

Par décision de justice, les sites sont désormais bloqués par les principaux FAI en France (avec un proxy, ça marche toujours...).


Créée en 2011, Sci-Hub est aujourd'hui la plus grande bibliothèque scientifique du monde avec près de 50 millions d’articles et plusieurs millions d’ouvrages. http://rue89.nouvelobs.com/blog/les-coulisses-de-wikipedia/2016/02/15/sci-hub-la-premiere-bibliotheque-scientifique-mondiale-un-site-pirate-235227 http://www.slate.fr/story/114127/sci-hub-pirate-etudes-scientifiques-payantes http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/02/15/sci-hub-le-pirate-bay-de-la-recherche-scientifique-est-de-retour_4865611_4408996.html
Un petit lien en complément de votre remarquable synthèse : http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2012/02/open-access-le-retour-des-pit-bulls.html
Je vous recommande notamment, à la fin du susmentionné petit lien, le texte d'Hervé Le Crosnier qui rappele bien l'histoire et les enjeux de l'édition scientifique et de ce que l'on appelle la "validation par les pairs".
Ce serait génial qu'ASI consacre une émission à ce sujet.
Bonjour,

Ce n'est jamais facile de renoncer à publier dans une revue pour se tourner vers des solutions alternatives comme arXiv par exemple. D'abord les auteurs d'un même article sont souvent nombreux. Il faut donc convaincre tout le monde. Ensuite, il faut penser à son facteur H (voir le post de tauraduboudin) comme on dit dans le milieu. Ce facteur en lui même ne tient pas compte de la revue dans laquelle on publie. En revanche, quand on écrit un article, on est encouragé à citer les articles parus dans des revues prestigieuses (jugées plus crédibles ?). Donc si vous voulez un facteur H important, il vous faut publier dans les bonnes revues. Et je ne vous parle même pas d'obtenir un oral dans une conférence! Sans article (hors arXiv), c'est presque peine perdu.

Le fait de publier dans des revues amène des situation parfois grotesques. Comme expliqué dans l'article, il arrive que l'on n'ait pas accès à l'article que l'on a écrit. Si vous souhaitez publier dans Nature (et ses petites soeurs : Nano, Physics etc.. un marché florissant ;-) ), vous faites les figures, écrivez le texte et ensuite vous soumettez. Si vous êtes acceptés, il vous faudra payer pour chacune des figures avec un supplément pour la couleur (quelques centaines d'euro en général). Vous aurez ensuite le droit de payer de nouveau pour pouvoir lire votre article.

Quant au classement entre les différentes revues, il se fait par ce que l'on appelle le facteur d'impact. Il correspond au nombre de fois en moyenne qu'un article d'une revue est cité dans un autre article. Vous pouvez obtenir ce chiffre sur les page wikipédia des différentes revues par exemple. Tout ceci formant un cercle vicieux où les "meilleurs" articles vont dans les "meilleures" revues. Ils sont donc plus cités ce qui renforce le facteur d'impact.. donc le statut de "meilleure" revue. La boucle est bouclée.

Reste un problème de taille que les solutions "libres" actuelles ne règlent pas : c'est la sélection mais surtout la relecture par des pairs (anonymes!) AVANT publication.

Puis vient l'évaluation de la recherche et des chercheurs (et donc l'allocation des crédits!).. là encore un vaste chantier.. en pleine déconstruction.

Futur ex-checheur
Il y a une alternative aux revues privées: les revues de sociétés savantes. C'est ce qu'on privilégie dans notre équipe depuis pas mal de temps maintenant. Par exemple, les revues européennes (IOP) comme EPL ou les revues de l'APS comme Physics of Fluids... En physique, il n'y a pas vraiment de raison autre que l'habitude...
A signaler en sciences sociales des initiatives portées par des universités ou des labos autour de l'open édition : http://www.openedition.org/. Il faut que ce genre de démarche devienne la norme. Ca ne me gène pas que les chercheurs ne soient pas rémunérés pour un certain nombre d'activités relevant de leur statut ; mais à condition de ne pas nourrir grassement les maisons d'édition sur le dos des fonds publics.
Quelle coïncidence, Acrimed avait fait un billet à ce sujet et l'observatoire de @si ne l'avait pas vu !
C'est ici http://www.acrimed.org/article3822.html
Bravo les matheux, merci @si
Cet article montre qu'une fois de plus ce sont les mathématiciens qui montent au créneau!
La faute des chercheurs eux-mêmes qui s'autointoxiquent avec les impact factors n'est pas suffisamment mise en exergue (surtout en bio).
Un détail de plus, la plupart des revues demandent des sommes astronomiques pour publier les figures en couleurs, ce qui à l'époque du numérique est aussi un vrai scandale. Certains résultats sont illisibles en noir et blanc.
Article bien documenté et qui fait référence à un combat peu connu qui a été une découverte pour moi.

Et le suvi de la ligne de front entre le mainstream et internet, c'est un des points forts d'@SI, puisqu'il est peu décrit ailleurs.

Le basculement du monde, il est aussi là.
Maintenant que cet article est disponible pour tout le monde, il faudrait peut-être que vous le twettiez sur le compte arretsurimages.
Très intéressant.
Excellent article. Bravo.
On peut louer la venue dans le monde scientifique de revues en lignes consultables par toute personne ayant un accès internet. Les revues PLoS (Plubic Library of Sciences), qui ont émergé récemment, regroupent :
-PLoS ONE : revue gratuite, pluridisciplinaire, sans contrainte de format des articles (M&M + résultat + discussion, résultat + discussion + M&M, etc ...), sans ligne éditoriale (e.g, du moment qu'un article, reviewé par 2 reviewers anonymes et compétants ainsi qu'un éditeur chercheur dans le domaine de profession, soit jugé de scientifiquement "juste", sans contre vérité, sans "over-interpretation"). Cette revue publie plus de 300 articles par mois, et possède malgré tout un premier Impact Factor supérieur à 4, ce qui est plus que respectable pour cette philosophie du partage du savoir.
-PLoS Biolgogy : revue de biologie générale de très haut niveau scientifique. Partage la philosophie de la gratuité que toutes les revues PLoS, mais avec ici une plus grande stringence dans la ligne éditoriale. Seuls les articles jugés (par 2 reviewers + éditeur) comme étant des avancés significatives et marquantes sont acceptés à la publication.
-PLoS Genetics : gratuit, ouvert, spécialisé dans la génétique, à l'évolution. Pour ma part, les articles les plus pertinents que j'ai lu dans le domaine ces dernières années proviennent de cette revue, plus que de Science, Nature ou PNAS (ou même Genetics, Evolution, Heredity qui sont les revues historiques).
-PLoS Medicine
-PLoS Genetics
-PLoS Computational Biology
-PLoS Pathogens
-PLoS Neglected Tropical Diseases

Bref, il y a des revues récentes, modernes, qui sont devenues prestigieuses en très peu de temps, gratuite, ouvertes à tout le monde...libre aux chercheurs de privilégier les soumissions de leurs travaux dans ces revues plutot que les "tabloïds" traditionnels (Science et Nature).
Effectivement grâce au logiciel TeX, inventé par Donald Knuth avant même le développement fulgurant des ordinateurs personnels,
les formules s'écrivent en quelques minutes.
Ce qui a eu pour effet de transférer tout le travail d'édition (écriture, fontes, mise en page, formatage etc.) de texte scientifique aux auteurs.
Noter aussi que le site arXiv qui nécessite TeX ou son dérivé LaTeX n'est utilisé que par les chercheurs en "Physics, Mathematics, Computer Science, Quantitative Biology, Quantitative Finance and Statistics" .
Article complet très interessant, merci !
Le projet des autorités britanniques sonne parfaitement juste. Enorme coup de boost dans l'Histoire de la diffusion du Savoir Humain. Que font les Français?
Petite précision, l'article ne mentionne que des cas touchant aux mathématiques et sciences "dures", mais le problème se pose exactement dans les mêmes termes dans le domaine des sciences humaines. Et en plus là il n'y a même pas l'excuse des formules compliquées à taper (ou beaucoup plus rarement...). Publier, c'est-à-dire travailler, sans être payé, "pour la gloire", voire devoir payer soi-même pour cela, c'est un des grands classiques de la recherche de toute façon. Mais c'est chauffé et il y a la lumière, comme disait l'autre.

Autre précision plus importante peut-être : là où on touche le fond de l'absurde, c'est dans la politique de certains de ces éditeurs de revues par rapport aux versions "papier" des revues éditées au format numérique. Car pour justifier leurs prix, ils obligent les bibliothèques universitaires qui voudraient ne s'abonner qu'à la version numérique (= énorme avantage en terme de gain de place, ce qui est toujours l'un des soucis majeurs d'un bibliothécaire, + possibilités, en toute logique, de réduction des coûts...) à s'abonner AUSSI aux versions imprimées des mêmes revues.

Enfin, un autre phénomène est à prendre en compte, qui va peut-être rendre le fait de trouver une solution encore plus urgent, c'est la nouvelle tendance des universités à "fusionner" pour former de plus grandes entités, des "méga-universités" plus visibles dans les "classements" internationaux, car affichant plus de publications recensées sous la même "bannière". Ainsi les trois universités d'Aix-Marseille (lettres et sciences humaine / droit et économie / sciences) depuis le début de l'année. Ainsi bientôt de plusieurs universités parisiennes : "Sorbonne Université" qui devrait réunir les universités Paris II, IV et VI et quelques autres institutions (Museum d'histoire naturelle, Insead, Université de technologie de Compiègne) ; "Paris-Saclay" qui ambitionne de devenir une sorte de "Silicon Valley à la française" à partir de 2014 ; et d'ici 2016, l' "Université Sorbonne Paris Cité" (USPC) prévue pour regrouper les universités Paris III, V, VII, XIII, + Science Po', l'Inalco, l'EHESP et l'Institut de physique du globe ! Toulouse, Strasbourg, Bordeaux, sont aussi déjà sur les rangs... en attendant la suite du mouvement...

SAUF QUE... pour revenir à la question des abonnements de revues scientifiques dans les B.U. ... vous vous doutez bien que le tarif de l'abonnement dépend aussi du nombre de personnes (chercheurs et étudiants) qui ont ainsi accès à ces revues... Et que si une fac de lettres, une fac de médecine et une fac de droit peuvent chacune se débrouiller, indépendamment, pour se payer les revues spécialisées dont leur public a besoin... la fusion signifie aussi mise en commun des fonds documentaires... qui signife, à son tour, explosion du budget... car si chacun devra continuer à pouvoir accéder, selon sa spécialité, aux mêmes titres qu'auparavant, ceux-ci n'en seront pas moins accessibles à tous les étudiants du "méga-campus"... et donc... à payer en conséquence !

Si l'ambition est de concurrencer Harvard, le premier point de ressemblance à apparaître risque de ne pas être celui prévu par nos politiques.
Et vous oubliez un argument de taille en faveur de cette révolution du système de publication scientifique : c'est l'accès à tous les résultats de recherche qu'ils soient fructueux ou non. En effet, actuellement, on ne publie essentiellement que les travaux qui conduisent à des résultats positifs et les projets se terminant par une invalidation des hypothèses testées restent bien trop souvent dans les cahiers de laboratoires et n'en sortent pas. Hors ce sont des infos qui permettraient d'accélérer les découvertes en évitant une perte de temps considérable à réaliser des expériences infructueuses dont l'échec aurait déjà été constaté dans un autre labo.

L'impact peut donc aller beaucoup plus loin que la remise en question du système de publication en allant jusqu'à concevoir un nouveau modèle de mutualisation des résultats scientifiques.
C'est une bonne nouvelle pour le monde de la recherche, mais cela manque encore d'ampleur.


Internet devait pouvoir contribuer à l'élaboration d'une société des savoirs. Une telle considération semble peut-être déjà en marche, cependant la définition d'un espace public de l'internet reste encore une question problematique. Si des données se trouvent centralisées et mises à disposition, suivant des critères à discuter, les problèmes qui se poseront seront chaque fois :


- A qui appartient le serveur qui centralise les données? Quels sont les coûts de fonctionnement, comment trouver les fonds pour le financer?


- Comment garantir une bonne gestion des données mises à disposition? (mise à jour, correction, censure, modalités d'accès à titre de producteur et/ou de consommateur)


- Comment minimiser les moyens de filtrage du réseau du côté des fournisseurs d'accès? De sorte qu'à moyen de couper matériellement le réseau, un chinois, un lybien, un français ou un américain puissent tous y accéder.


Ces questions sont autant des questions juridiques que financières, économiques et techniques. Un véritable projet politique demeure à construire quant à la mise ne circulation des savoirs.


Pourtant, un autre problème, plutôt épistémologique et philosophique, va inévitablement devoir se poser, lorsqu'il s'agira de rendre accessible la connaissance : c'est de distinguer clairement l'amalgame actuel qui existe entre information et savoir. L'information scientifique, qui consiste simplement dans la communication de l'état de travaux, n'accompagne qu'une partie de la connaissance. Se pose nécessairement un problème didactique, qui consiste dans l'élaboration de ressources documentaires faisant le point sur ce qu'il faut savoir pour comprendre l'état actuel de la recherche. Et d'autre part se pose la question de la mise en forme qu'imposent les modalités de communication. Ne serait-ce que la hiérarchie dans l'importance des travaux, c'est-à-dire une plus ou moins grande exposition de tel ou tel article au détriment d'autres, ou simplement le format d'un article, en nombre de mots, en nombre de pages, etc.


Ce ne sont là que quelques questions qui devront trouver des réponses si l'enjeu est bel et bien d'employer internet pour établir un nouvel encyclopédisme.
Le problème du site collaboratif, c'est "la renommée".
Le travail d'un chercheur un peu près partout maintenant est calculé (si si) grosso modo à partir du nombre de publication qu'il a fait * un coef qui dépend de l'importance du journal ou il a publié. De cela dépend ton avancement, la manière dont te regarde tes collègues, la possibilité d'avoir des nouveaux sous pour tes projets, voir ta paye.

Pour l'instant, publier sur le "wikipedia de la recherche" = travail évalué a zéro.

Dans le futur, comment l'évaluer, vu que tout le monde a le droit d'y publier ? en comptant les "votes" des autres chercheurs mais alors un sujet compris par 5 personne dans le monde ne vaut rien mais un sujet 'à la mode', avec tout un tas de gens qui gravite autour pour récupérer les subvention va valoir bcp (il y en a plein de comme ca. 'La forme du web' par exemple, a eu bcp bcp d'aficionados).

Et pour changer ca, ca va être coton...
En effet, c'est le gros problème actuellement, les journaux sont notés par une entreprise privées (Thomson Reuters) et pour tout chercheur ambitieux le seul but et de publier dans les journaux les mieux notés, parce que ca rapport des points. Ce système produit toutes sortes d'effets pervers évidemment.
La "note" s'appelle en l'occurrence "l'impact factor", pour les non initiés.
Ca devient de moins en moins vrai, les chercheurs sont maintenant jugés sur leur "h-index" qui est le nombre X de revues citées au moins X fois (si Toto a un h-index de 12, cela signifie qu'il a 12 articles cités au moins 12 fois, ce qui est pas mal du tout...surtout quand on a éliminé les auto-citations :p ).
Ne pas avoir d'article dans les grosses revues n'est plus un critère rédibitoire dans la recherche maintenant. Pour la biologie en tout cas. Dans le milieu, tout le monde sait qu'un résultat obtenue cher homo sapiens a plus de chance d'être publié dans Science ou Nature que le même résultat obtenu sur un bivalve...ça n'enlève en rien à la qualité du résultat pourtant.
"Le" problème, "le" problème... il y a bcp plus qu'un problème:

1) C'est une erreur fondamentale de faire l'adéquation entre nombre de citations et valeur intrinsèque d'un travail de recherche.
->un très bon travail peut ne pas être cité pendant longtemps parce qu'il est trop avant-gardiste. Ex: http://fr.wikipedia.org/wiki/Barbara_McClintock

2) L'impact factor est une mesure de la fréquence de citation d'une revue, pas de la valeur d'un article.
-> c'est comme dire "le revenu fiscal médian de Neuilly-sur-Seine est de 43867€ donc tout le monde à Neuilly 'vaut' 43867€"

3) l'index-h présente à la fois le problème décrit en 1) et le fait qu'il dépend de la taille de la communauté scientifique donnée
->un champ dans lequel 100 chercheurs travaillent aura forcément des h-index plus bas qu'un champ ou 10 000 chercheurs travaillent.

4) les revues ayant de haut IF ont des éditeurs à temps plein qui ne font plus de science, mais dont le travail est de filtrer la recherche en amont (ie avant expertise scientifique) sur des critères de popularité: est ce que tel article permettra qu'on parle de leur journal, pour maintenir son IF ou vendre ses encarts publicitaires plus chers.
->Rentabilité aux dépends de l'avancement de la science.

5) les organismes de recrutement français (CNRS et INSERM principalement) ont délégué involontairement leur recrutement aux éditeurs du point 4 puisque les comités de sélection ne se contentent quasiment plus que de regarder l'IF des publications des candidats, ignorant le projet scientifique.

PF
J'ajouterai que la volonté d'évaluer systématiquement tout que ce soit au travers de l'aeres (notion de publiant), des anr (conditions de financement) et peut-être des sections cnu (pour les non spécialistes, le cnu est une instance nationale qui s'exprime sur des problématiques disciplinaires et qui doit normalement évaluer les chercheurs, section par section) renforcent le poids desdites revues. Dans la mesure où l'Etat lui-même (ou dans le cadre de l'autonomie, les présidents d'université) vous disent : "votre objectif, c'est de publier dans des revues d'excellence", vous ne pouvez qu'encourager ce système où des revues peuvent faire travailler gratuitement les réviseurs, demander aux auteurs (et donc à l'Etat in fine) de payer pour soumettre et en parallèle rémunérer très grassement des éditeurs dont le seul mérite est d'être dans ces classements d'excellence ! En gros, vous créez des monopoles artificiels uniquement pour faciliter le contrôle par la puissance publique.



Une solution serait d'abandonner ces politiques qui sont très coûteuses pour l'Etat et assez inefficaces pour la société dans son ensemble, non pas pour dire que tout le monde ne doit rien faire, mais pour prendre en compte réellement la multitude des fonctions qu'exercent les enseignants-chercheurs.

PL
Les frères Bogdanoff eux ont trouvé la solution ...
Plus sérieusement la politique de ces maisons d'édition est scandaleuse. Par exemple pour lire un seul article
d'une revue à laquelle vous n'êtes pas abonné, il est généralement proposé un téléchargement d'un PDF qui vous
est facturé à un prix ahurissant (de 15 à 50$).
Vivent les sites comme ARXIV et le piratage ! D'autant plus que là, les créateurs auteurs ne sont pas lésés, puisqu'ils
ne gagnent rien de toutes façons.
S'il vous plaît, votez et faites voter pour rendre cet article en accès libre ! Qu'on en diffuse l'URL sur les réseaux.
merci pour cet article très intéressant.
une coïncidence incroyable : les mathématiciens se tapent tout le boulot et les physiciens vont venir en cueillir les fruits (désolé pour la provoc à 2 balles ! :p)
Merci pour cet article, qui rend assez bien compte des pratiques liées à l'édition scientifique.
Une information complémentaire, néanmoins.

Les éditeurs et relecteurs ne sont effectivement pas payés pour leur travail, mais les maisons d'édition peuvent aller plus loin, puisque les auteurs souhaitant soumettre un article se voient souvent proposés de PAYER pour que leur travail soit pris en compte pour la publication, avant même toute analyse par le comité éditorial, ou avant relecture.

Ce qui veut dire que l'on paye non seulement pour avoir son article évalué, mais aussi ensuite pour le voir publier (il y a des frais de publication dans la plupart des revues, en fonction du nombre de pages, si des figures en couleurs sont proposées, etc.).

Ce qui fait que pour finalement peu de coûts propres (étant donné que la plupart des chercheurs travaillent à partir d'internet et de supports électroniques, et non plus de supports papiers), les éditeurs font supporter à la communauté scientifique des coûts monstrueux, et plutôt d'énormes bénéfices...

Echlore
Jeune chercheur
Moi qui croyais que les mathématiques étaient pures et sans taches.Un des derniers bastions du Désintéressement. Qui croire, mais qui croire ?
Très bon article, très complet ! C'est un sujet dont j'ai beaucoup entendu parler pendant mes études de documentation, à travers l'expérience d'une documentaliste d'un institut français de recherche scientifique. Les bibliothèques universitaires et centres de documentation sont effectivement scandalisés par les pratiques tarifaires abusives des éditeurs scientifiques, et tentent tant bien que mal de se regrouper au sein de consortiums centralisant les abonnements, comme COUPERIN pour les BU, et d'encourager les initiatives d'archives ouvertes comme la plateforme française HAL. Mais personne n'avait encore osé franchir le pas du boycott. L'appel lancé par Gowers est donc salutaire, et permettra, je l'espère, de faire bouger les lignes.

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