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Découper Trump en journées

Comme on rajeunit de dix ans, tout d'un coup ! Les medias du monde expérimentent

Derniers commentaires

Petit tweet de Bernie Sanders qui en dit plus que mille autres commentaires
réjouissez-vous les pauvres et les désespérés qui avaient voté pour Trump
lisez, lisez :

"Bernie Sanders
?
@BernieSanders

Next year, four of the 12 presidents at the regional Federal Reserve Banks will be former executives from one firm: Goldman Sachs."
En route pour Tijuana ! Une série d'émissions en 2008 de "là-bas si j'y suis" le long de la frontière USA Mexique
(1) The world is too small for walls
Tijuana 1
(2) Avec les ouvrières des maquiladoras de Matamoros
Ti 2
(3) Tout en corridos
Ti 3
(4) Mais qui c’est qui va ramasser nos salades ?
Ti 4
(5) Panique Hispanique
Ti 5
(6) ça s’appelle une invasion, en termes militaires...
Ti 6
(7) Poulets de tous les pays, unissez-vous !
Ti 7
(8) Glenn is watching you...
Ti 8
(9) Le tourniquet de Tijuana
Ti 9
(10) Maquiladoras
Ti 10
(11) Narco-corrido
Ti 11
(12) Tijuana, de l’église au bordel, en musique et en téquila...
Ti 12
Vous reprendrez bien une tasse de Ti !
On ne sait rien de ce qu'il adviendra de cette pantalonnade tragique qui prend des proportions universelles.

Tout se passe comme s'il jouait, dans tous les sens du terme, à être le président des USA. Comme si personne ne lui disait comment il faut faire des lois. Comme s'il commandait au père noël.

Nous voici au bout du bout de la société du spectacle : un animateur de télé-réalité milliardaire qui se prend pour le président des USA commande des lois au père Noël sur un écran blanc.

N'avons nous pas laissé passer l'innommable ? Où avons-nous merdé ? A quel moment avons-nous commencé à glisser sur cet improbable toboggan qui nous emmène vers on ne sait où ? Qu'avons-nous fait de mal ?
Erreur de placement.
J'entends cette expression à longueur de journée. Je déteste cette expression. Je trouve que c'est réducteur dans tous les sens du terme. Que ça soit en bien, pour parler d'artistes qui ont fait des réalisations exceptionnelles, ou en mal pour parler de tyrans. Souvent, on entend des gens dire (parfois même à la tv, dans des documentaires très sérieux) "Van Gogh, Rachmaninov, Chopin, Beethoven étaient fous". Ou alors, et c'est mon point Godwin de ma note d'humeur, "Hitler, Staline, Castro étaient fous".
Pourquoi réduire les gens à la folie? Quand on lit par exemple les lettres de Van Gogh à son frère ou d'autres écrits de ces personnes on peut voir des personnalités très sensées, parfois très mesurées, avec possiblement des troubles psychologiques, mais on est loin de la folie.
Pareil lors d'attentats, les tueries : "un tireur fou". Fou, pour moi c'est excuser, c'est réduire le débat, c'est faire abstraction de tout le reste : contexte politique, social, économique, culturel etc...
La presse tient une lourde responsabilité dans tout ça d'ailleurs.

Et là, dans des discussions, depuis quelques temps, on parle de Donald Trump comme d'un fou, d'un impulsif qui agit avant de penser. C'est très dangereux à mon sens de penser comme ça, et pourtant c'est ce qu'on voit dans la presse tous les jours. Pourquoi ne pas voir M. Trump comme un calculateur? Serait-il vraiment rendu là (milliardaire, président des USA) s'il était simplement fou et impulsif? On parle de 1984 et de l'Orwelisation des USA, mais on ne prend pas le temps de réfléchir.
Pourquoi ne pas penser les actions de Trump comme des mesures pensées et réfléchies posément, mais qu'il donne l'impression qu'elles sont spontanées? Pourquoi ne pas voir Trump comme un manipulateur qui saisit tous les mécanismes du pouvoir et des contre pouvoirs ainsi que de l'effet de masse?
Je vois Trump comme un joueur d’échecs. On le regarde jouer et on se focalise sur le fait qu'il sacrifie des pions alors qu'il est en train de faire avancer son jeu et qu'il va nous mettre échec et math!

Laissez-moi tenter une théorie au risque de me faire traiter de complotiste. Trump sait qu'il met de l'huile sur le feu en interdisant les ressortissants des sept pays à majorité musulmane d'entrer aux USA. Il sait aussi pertinemment que les auteurs du 11 septembre étaient saoudiens, mais qu'il ne peut pas se froisser avec les pays du golfe (avec qui il est en affaire personnellement aussi d'ailleurs). Par contre, son action peut très bien mener à une série d'attentats et lui donner raison à posteriori. Ceci engendrerait tout une série de mesures sécuritaires aux USA, permettrait aussi de faire remonter sa côte de popularité et de faire ce qu'il veut avec son armée. Personne ne pourrait lui refuser quoi que ce soit.

Essayons de jouer aux échecs avec lui, essayons de deviner ses prochains mouvements plutôt que de suivre bêtement, chaque mouvement et de critiquer individuellement. Voyons la globalité de l'homme et surtout, ne jamais le sous-estimer comme on ne sous-estime jamais un adversaire. Trump est loin d'être fou, mais il passe pour un fou pour qu'on ne se focalise pas sur ce qu'il fait.
"nous savons bien que ce feuilleton vous intéresse, mais nous n'allons pas le laisser polluer le reste de l'actualité".

Non personnellement je sature, Trump dans les journaux, Trump à la télé, Trump sur Arret sur Image. Trump fait ceci, Trump fait cela. ASSEZ. C'est leur président, c'est leur problème. On fait la pause, pitié.
En même temps, le type est un ancien commentateur de catch a l'Américaine. Alors la mise en scène et l'esbroufe, il s'y connait !
Le mur en effet existe en partie mais le plus amusant c'est que ce mur n'est que du vent
"The goal of the wall, Trump has said, is to curb illegal immigration and drug smuggling. But a newly released video shot by a Mexican film crew filming along the border in Nogales, Ariz., last month, captures just how elusive that goal can be, even with a massive obstruction already in place."
comme le montre cette vidéo

Les défenseurs du fou qui règne à la Maison Blanche tente maintenant de dédouaner leur chef en tweets avec les arguments que des journaux comme le Washington Post avait publiés pour démontrer l'inutilité du mur

Décidément, la folie est un mal bien étonnant

Alors reprenons les mots de Daniel Schneidermann pour être plus exact : Le fou n'arrivera pas à construire un mur de 55 pieds de haut sur une longueur de 1600km comme il s'en est vanté et pas seulement de quelques centaines de mètres comme à l'heure actuelle. Et de toute manière, même s'il y parvenait, ce mur ne servirait à rien

Maintenant doit-on tenir un rapport des faits et gestes de ce fou : psychiatriquement parlant, ce rapport doit être fait comme par exemple on fait des rapports sur les dérèglements climatiques. La nature totalement ubuesque des faits et gestes du fou (j'entends par fou une personne déraisonnable qui met en danger les autres, fut elle douée d'intelligence) peut néanmoins nous permettre de nous payer quelques moments de rigolade sans toutefois perdre de vue la dangerosité de ce fou.
Nous savons bien que Trump ne sera jamais élu président des USA.
"Nous savons bien qu'au fond ce mur ne sera jamais vraiment construit"...

Etrange.... Ce mur est construit, aux deux tiers, depuis bien longtemps. Et le silence qui l'entoure va permettre, dans un an ou deux, d'en donner ENFIN des images, et bien sûr, de l'imputer à Trump. Je prends le pari.

Ca, ça date de 2010 :

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/le-grand-echec-du-mur-entre-les-etats-unis-et-le-mexique_851773.html

Des centaines de chicanos ont péri sous l'ère Obama en tentant de le franchir.

http://geopolis.francetvinfo.fr/la-cloture-de-la-mort-entre-mexique-et-etats-unis-10529

Je sais, ce sont des sites complotistes, l'Express, FranceTVinfo... Un documentaire, d'Arte ou de France 2 diffusé ces derniers jours contait comment on retrouve des charniers de mexicains dont les corps rarement identifiables sont entassés dans des fosses communes aux alentours du mur qui n'existe pas encore et que Trump construira bientôt... Libération a-t-il évoqué tout cela en dressant le bilan "globalement positif" de l'ère Obama dans un article toujours aussi enamouré pour l'ex-président si trendy, si cool, si "classe", si swag ? J'ose à peine imaginer le déferlement médiatique outré, scandalisé si le dixième de cette horreur était découvert à la frontière russo-quoiquecesoit !!!

Elle est où là, la "post-vérité" Daniel, lorsque vous écrivez "le mur ne sera jamais construit" ? Je ne puis imaginer que vous écrivez ceci en ignorant que depuis près de 10 ans, ce mur est bel et bien là, et que les rangers du sheriff tirent à vue, conformément aux ordres gouvernementaux de l'administration Obama, sur les migrants mexicains... qu'en conclure sur votre phrase ?

(pour couper court aux âmes effarouchées, je critique l'abord médiatique du sujet. Je me fous de Trump. C'est la perpétuelle double grille d'analyse, le double standard journalistique que je pointe,... cela dit, le documentaire dont je parle a bel et bien été diffusé, ce qui est à porter au crédit du média qui l'a programmé).
Je ne sais pas si le pantin qu'est Trump tiendra longtemps encore puisqu'il s'est assis sur la constitution et défigure le job jour après jour. Parce qu'il est narcissique au dernier degré ,fou à certains égards, la procédure de destitution lui pend au nez.
Cette chronique prouve au moins une chose c'est que le jeu de la muleta fonctionne.
Sérieusement ? Il n'y avait rien d'autre à traiter comme sujet ce lundi matin ?
Vous vous endormez avec CNN en veilleuse, un New York times en guise de doudou ou bien ?
"Trump est partout, vite un billet pour le dire".

Eh beh con. Il est loin le temps ou j'attendais avec impatience vos billets matinaux.
Bonne journée à tous, quand même.
Encore un peu plus de dérégulation de la finance, une des mesures de Trump qui risque fort de nous impacter, nous faisons encore les frais de la dernière crise occasionnée par les Etatsuniens et ça continue. Nous sommes tous concernés et nos candidats pourraient aborder la question.
L'environnement et la finance, les deux domaines qui nous concernent directement et dans lesquels Trump va pouvoir nous démontrer son vrai pouvoir de nuisance.
"Nous savons bien, ou au moins nous postulons, que des juges, des parlementaires, t'arrêteront, comme ils t'ont arrêté dans l'affaire des visas refusés, suivis en cela par ta propre administration."

Cette résistance victorieuse des institutions américaines, on l'a quand-même découvert en direct, non ?
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