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De Goldorak à Miyazaki

Fut un temps, dans les années 90, où les animations japonaises avaient très mauvaise presse en France. Elles le méritaient un peu. Goldorak, et autres Ken le survivant étaient diffusés à la louche dans les émissions de Dorothée, sans égard pour le public enfantin.

Commentaires préférés des abonnés

Je dois avouer que cette émission m'a un peu déçu. Je l'ai trouvée assez superficielle, en partie, peut-etre, a cause de sa durée trop courte pour couvrir toute l'histoire des animes en France. Mais aussi par une perception qui me semble biaisée de l(...)

Heu... merci pour votre émission...

J'ai hélas eu l'impression d'y entendre des choses très générales. L'évolution du regard français sur le manga est traité par des youtubeurs depuis dix ans et vous avez survolé tout ça avec beaucoup d'imprécisions.

J(...)

J'étais enthousiaste en voyant le thème de l'émission...finalement seul Rafik connait bien le sujet. Dommage.


Non, Nausicaa n'est pas sexualisée, elle porte une tunique et un pantalon (oui Daniel, les lolicoms - de lolita complex = amateur de jeunes f(...)

Derniers commentaires

Et bien toutes ces critiques sont autant d’informations intéressantes sur le sujet que l’émission en elle même. Je vote pour la suite évoquée à la fin, n’en déplaise aux supra spécialistes de la culture japonaises et des mangas. Juste perso j’ai vu plus de l’onirique et des travers de la société de consommation chez Miyazaki que des bordels et l’ambiguïté de la tunique est un non sujet, mais bon... :-)

Voyant que Delphine Chedaleux  chroniquait j'ai fait le test et ai pris au hasard une de ses interventions : "... blabla masculinité..."


« Si le seul outil que vous avez est un marteau, vous tendez à voir tout problème comme un clou »


A et sinon Delphine Chedaleux, Chihiro n'est evidemment pas un film pour enfant. Mais décréter que Myiasaki est "violent" sur cette base...

Quid de Ponyo sur la falaise, Mon voisin Totoro ou encore Kiki la petite sorcière .??

C'est hallucinant de s'exprimer avec un tel aplomb sans savoir de quoi on parle. C'est bien la peine de dénoncer Ségolène Royal si c'est pour faire la même chose franchement.

coté fluidité des genres, ce serait pas mal de parler de Ranma 1/2 si une futur émission se confirme!



allez, parce que l'analyse est quand même bien fouttue: "la face cachée de Miyazaki" par Bolchegeek :)


https://www.youtube.com/watch?v=gupZ07T-Sc0

Oh les critiques sont bien dures ici... Le sujet est tellement vaste qu'il pourrait faire l'objet d'une émission par semaine, forcément il y a quelques raccourcis et décontextualisation.


L'irruption surprise, le succès massif  et l'impact de l'animation japonaise puis du manga (papier) en France reste un des phénomènes culturels les plus surprenants et les plus réjouissants de ces dernières décennies. Merci de rappeler cette "anomalie" et l'antidote que cela constitue à la morosité actuelle en ces temps de polémiques abjectes sur l'identité nationale  et le séparatisme.

Retour sur un voyage qui  est une disparition .


Le titre original du "voyage de Chihiro" est " Sen to Chihiro no kamikakushi" ce qui signifie " la disparition de Sen et Chihiro".


Mais pas n'importe quelle disparition , le kamikakushi à en croire Wikipedia est une disparition , un enlèvement voire une mort due à la colère d'une divinité, d'un Kami .


Les kamis sont des esprits honorés dans la religion shintoïste : ils sont plus de 8 millions : le shinto est une religion polythéiste.


Et donc , dans l'univers de Miyazaki ces millions d'esprits viennent prendre leur bain et se distraire la nuit tombée dans ce lieu sacré ( cf le Torii contre un arbre à l'entrée du chemin suivi par Chihiro et ses parents au tout début du film) .


Yubaba est la propriétaire des bains  . Le nom choisi par Miyazaki fait penser à la Baba Yaga  des contes traditionnels russes : une vieille femme, sorcière qui joue plusieurs rôles dont celui de gardienne du royaume des morts .  



le shintoïsme repose sur deux piliers : le culte des ancêtres et le culte de la nature .


L'esprit putride que Chihiro doit nettoyer s'avère être un esprit de l'eau,  tout comme l'est Haku  dont Chihiro finira par se souvenir qu'il l'a sauvée de la noyade quand elle était plus jeune .


Dans les rites shintoïstes, il s'agit donc d'exprimer sa gratitude envers les esprits de la nature et envers les ancêtres   . Dans les comportements de la vie quotidienne il s'agit de ne pas déclencher leur colère . 


Or au début du film Chihiro est en colère contre ses parents : à cause d'un déménagement elle ne pourra plus voire ses amies ...


La colère de Chihiro envers ses parents éveille-t-elle la colère de ses ancêtres ?


Toujours est-il qu'un esprit l'enlève ( cf le titre : Kamikakushi)  pour la projeter dans ce lieu où règne Yubaba .


 Yubaba qui  lui déclare qu'elle est " une gamine pleurnicharde, une enfant gâtée, paresseuse, ignorante et d'une incroyable bêtise" et qu'elle pourrait la condamner aux travaux forcés à perpétuité...D'ailleurs elle l'a nommée "Sen" , sen qui était une pièce en usage jusqu'en 1954 et qui valait  un centième de yen .


Or cette Yubaba a une jumelle qui lui ressemble trait pour trait et qui vit ailleurs, dans un monde apaisé  : elle est douce, elle tricote et sert le thé à ses invités de passage... 



C'est la force des grandes oeuvres que de résister à la multiplicité des lectures .....







Je trouve toutes les critiques un peu dures. A part l'énorme bêtise sur le pantalon de Nausicaa, il n'y a pas tellement d'horreurs et l'émission est plutôt bienveillante.


Delphine et Rafik conviennent tous deux qu'Actarus ne tombe pas dans un cliché viriliste, que finalement l'équipe est mixte... J'aurais ajouté une comparaison avec un autre très célèbre extraterrestre survivant d'une planète détruite qui protège la terre, Superman. Actarus qui utilise la technique (un robot) et en plus une technique volée à l'ennemi (car Goldorak est un robot fabriqué par Vega, donc il y a un jeu intéressant de retournement des armes de l'agresseur contre lui même) est un intéressant contre-pied à un super héros ultra musclé. 


Sur le gender fluide, c'est dommage que Lady Oscar ne soit abordé qu'à la fin alors que c'est un shojo qui a fait bien plus date que Candy et qui a bien plus marqué tant les Japonais et Japonaises (la popularité de la France au Japon se base en partie sur le succès de Lady Oscar) que les Français et (surtout) Françaises.

Sur la "censure", il est intéressant de noter que dans la version japonaise de l'animé, absolument toute la cour sait qu'Oscar est une femme habillée en homme, ce qui n'empêche pas toutes les dames de la cour de fantasmer sur elle. La version française a complètement gommé cet aspect en considérant que ce ne serait pas crédible qu'une femme soit acceptée comme soldat à la cour de France. La version française est effectivement plus réaliste, mais gomme tout le sous-texte lesbien.

Il faut noter que dans un genre extrêmement différent de Ken, c'est aussi un animé extrêmement dur qui a été placé dans une mauvaise case horaire. Cela se voit moins parce que l'esthétique shojo est pleine d'étoiles et de petites fleurs, mais j'ai gardé un souvenir très vif d'avoir vu à 8/9 ans le personnage de Charlotte qui est une gamine de 12/13 ans mariée de force à un vieux barbon et qui de dégoût se jette du toit du château de Versailles. 

Malgré cela, en tant que petite fille, j'ai aimé voir un personnage de femme forte si différente des princesses Disney.


Sur la question de la "pédophilie", je trouve un peu malaisant la sexualisation de personnages féminins qui sont censées être des lycéennes, voire des collégiennes, dans beaucoup de mangas et animés ainsi qu'une certaine complaisance pour des personnages d'obsédés sexuels qui sont utilisés comme ressort comique alors que dans la "vraie vie", leur comportement serait vraiment problématique.

Mais pour le coup, on n'a pas du tout ça chez Miyazaki.

Sur l'aspect politique de Miyazaki (qui n'a pour le coup pas été abordé), je recommande très vivement la vidéo de Bolchegeek qui notamment évoque le fait que le studio Ghibli a un modèle social beaucoup plus respectueux des employés alors que la production manga/animé se rapproche du travail à la chaîne :

La face cachée de Miyazaki

Bon c'était affligeant. ASI arrive avec 10 ans de retard sur un phénomène qui a été analysé en long, en large et en travers par bien mieux informé et bien plus rigoureux.
Schneiderman particulièrement affligeant à chercher du sous-texte sexuel partout et su n'importe quoi...
Je me suis abonnée pour de l'information objective et de qualité, c'est une preuve supplémentaire que je me suis trompé sur les intentions de cette chaîne.  

Il y a une quinzaine d'années j'ai assisté à la soutenance d'un travail important et passionnant au lycée dans lequel j'enseignais.

Le thème était: comparaison des traductions espagnoles et françaises des animé japonais.

L'élève arrivait du Pérou. Je saute sur les détails que j'ai oubliés, mais la conclusion était intéressante: en revoyant ses films favoris, il ne reconnaissait plus les dialogues: les textes français était édulcorés, rendus gentillets...  La traduction péruvienne était plus proche de l'original, plus forte, plus dure parfois.

Peut-être que voici une piste pour votre prochaine émission?


Delphine Chedaleux en début de tout emission : " ca m'interessepas,  je suis pas fan, j'ai pas regardé, c'est pas ma came...."
Heuresement, elle arrive toujours à faire passer son pseudo-feminisme de rancoeur

Vu l'emission sur Johnny et astwood et celle là.....
Mis>re, ce serait pas mieux de prendre des sujets que vous connaissait ? (surtout Delphine Chedaleux , pitoyable idgologue)

La phrase de Daniel à 35min55 "S'ouvre maintenant la réhabilitation, avec notamment toutes les productions de Miyazaki, si on peut énumérer une série d'étapes importantes en commençant avec Akira" sonne à mon oreille comme  "nous allons maintenant parler d'Emile Zola, commençant par Vingt mille lieux sous les mers" '(en caricaturant un peu). 


Je ne sais pas si à d'autres personnes ca fait ça

Concernant Nicky Larson et Ken le Survivant, il faut remettre en contexte : 

* Goldorak et Albator étaient diffusés du temps de Récré A2 (la 2e chaîne sur 3 chaînes), 

* Niky Larson et Ken étaient diffusés sur TF1 (après rachat par Bouygues) du temps de l'émission Club Dorothée qui s'adressait à tous les publics jeunesse (de 2 ans à 18 ans... et plus) avec un monopole des plages horaires du mercredi vis-à-vis des autres programmes de TF1.

J'ai beaucoup de mal à voir Actarus comme un personnage masculiniste ou macho. Actarus est semblable à Don Diego de la Vega (Zorro), un poète nostalgique parfois presque dépressif s'il ne se mettait pas en colère contre les injustices.


Idem concernant Captain Harlock (Albator) comme un personnage nazi : Albator est un renégat, un déserteur, un désespéré, un pirate ou un corsaire. 


Ce que je comprends de ces méprises dans l'émission vient, j'imagine, du fait que la culture japonaise personnifie les robots et la technologie contre les désastres naturels (que le Japon connait depuis des siècles). Sans oublier les guerres encestrales avec le continent chinois et coréen (et plus récemment les bombardements US contre les iles japonaises, dont 2 bombardements nucléaires à Hiroshima et Nagasaki). Dommage que l'émission est fait l'impasse là-dessus.

Le fameux article du magazine Lui : http://japon.canalblog.com/archives/2013/01/27/26263817.html
Pas vraiment le procès en nazisme évoqué par Rafik Djoumi.

Message pour Delphine: à vos nièces, aucune hésitation, offrez les 3 brigands de Tomi Ungerer.

Émission dont le sujet me paraissait intéressant mais finalement j'ai été plutôt déçu car je l'ai trouvé plutôt superficielle. Daniel ne semble pas du tout connaître le sujet et victimes de ces préjugés sur l'animation japonaise. Preuve en est avec sa remarque sur la soi-disant "mini-jupe" de Nausicaa. Outre le fait que cela montre une totale méconnaissance de l'oeuvre de Miyazaki, j'ai trouvé cette remarque insultante, pour 2 raisons:

1. D'abord Miyazaki consacre une place importante aux héroïnes dans sa filmographie, dont celle-ci ont en commun d'être très courageuse, bienveillante, humaniste, non-violente et charismatique. Donc parler de la tenue de Nausicaa (qui est en fait un pantalon sous une tunique!!) alors que le film porte tellement de messages plus importants et une telle poésie, c'est totalement réducteur mon cher Daniel et même méprisant.

2. Ensuite, Daniel, auriez-vous fait une telle remarque si à la place d'une héroïne il eut s'agit d'un héros à la tenue moulante?? Je ne crois pas et cela montre à quel point le sexisme ordinaire est bien installé encore même au sein de la rédaction d'ASI. C'est dommage ...




Seconde et derniere remarque de ma part ;
Daniel, votre commentaire sur Nausicaä trahie clairement le fait que vous n'avez probablement pas regardé le film et surtout n'avez pas fait vos devoirs et buché le sujet avant de faire cette emission.
Vous nous avez habitué a plus de serieux de votre part.

Pour Candy, vous êtes à côté de la plaque...le manga n'a jamais été édité en France car depuis 1998, la série est interdite de diffusion (conflit entre la dessinatrice de l'œuvre, Yumiko Igarashi, et la scénariste de l'histoire, Kyoko Mizuki....

Bref faire une émission sur l'animation en négligeant le contexte...ça fait vraiment amateur...

Bon franchement, j'ai arrêté en plein milieu, quand on ne maîtrise pas le sujet , il vaut mieux ne rien dire...Je n'ai jamais vu autant d'approximations, de confusion, de déformation concernant la culture manga....Mieux vaux lire le récent JAPANIME de Clément Cusseau qui nous fait une rétrospective de l'histoire de l'animation japonaise importée en France avec beaucoup plus de nuances que dans cette émission....Un vrai problème de cette émission est que très souvent, vous ne contextualisez pas vos références...par ex, c'est bien beau de parler de ken le survivant mais encore faut il parler de la censure et de la réécriture du scénario réalisé par les doubleurs français....Et puis ça va 5mn de faire de la pub pour Ségo.....La gauche totalement dépassée et inculte? parler de niaiseries à propos de chef d'oeuvres de l'animation comme akira...?..Royal a fait beaucoup plus de mal à l'époque pour ses propos élitistes bourgeois moralisateurs que des heures entières passées devant Ken le survivant..

Pour la fluidité des genres, je crois que l'exemple type, c'est les Chevaliers du Zodiac, avec le chevalier d'Andromede ou le chevalier du poisson...

J'étais enthousiaste en voyant le thème de l'émission...finalement seul Rafik connait bien le sujet. Dommage.


Non, Nausicaa n'est pas sexualisée, elle porte une tunique et un pantalon (oui Daniel, les lolicoms - de lolita complex = amateur de jeunes filles - font partie de la société japonaise, mais ce n'est pas le cas de Miyazaki, si vous en voulez lisez Dragon Ball et marrez vous avec Tortue Géniale!). Non, Chihiro n'est pas prostituée et il n'y a pas de perversion la dessous, seulement Chihiro ne s'adresse pas aux enfants! 

Comme l'a dit Rafik dessin animé ne signifie pas que c'est pour enfants... 


Les animations japonaises doivent être vues en tenant compte des éléments de culture japonaise, qui permettent d'en comprendre le fond. Et il ne faut pas les voir comme des programmes pour enfants, car ils ne le sont pas toujours.


Oui Ken était débile et violent, mais franchement c'est aussi en grande partie du à la traduction calamiteuse qui visait surtout à gommer le plus possible les propos choquants et à transformer une série pour adultes en divertissement pour enfants! Regardez Kenshiro en VO, vous verrez la différence (ça reste violent, mais il y a une histoire et un contexte complexe). D'ailleurs lisez-le c'est mieux.

Même chose pour City Hunter (Nicky Larson en français): des scènes ont carrément été coupées!!! Et la traduction est elle aussi une véritable censure. Cette série (manga ou animée) s'adresse à un public adulte et est bourrée de références sexuelles (le personnage principal étant incapable de résister à une femme et passant la moitié de son temps en érection). Mais là encore la version originale est beaucoup plus subtile, les personnages sont complexes et le contexte assez sombre. C'est à la fois drôle et sérieux.


Un autre exemple frappant: Ranma 1/2. La version française de la série animée est catastrophique!!! Pour rappel, c'est l'histoire d'un jeune garçon, Ranma et de son père, Genma qui partent s’entraîner aux arts martiaux en Chine, dans une région sacrée où se trouvent de nombreuses sources magiques. Lors d'un entraînement Ranma tombe dans la source de la jeune fille et son père dans celle du Panda. Résultat: quand ils sont mouillés avec de l'eau froide ils se transforment, l'un en fille et l'autre en panda. Ils retrouvent leur état normal en s'arrosant d'eau chaude. Ils reviennent au Japon après cet incident car Ranma est promis à une jeune fille dont le père possède un dojo.


Cette trame permet tout un tas de gags et d'allusions, autour du genre, de l'orientation sexuelle et de la société traditionnelle japonaise, qui réserve une palce particulière au mariage, aux femmes, à la virilité et à l'honneur. La série est très drôle mais aussi très subtile (d'ailleurs sont autrice, Rumiko Takahashi a été primée à Angoulème). Et bien la traduction française du dessin animé gomme absolument toute référence à ces sujets, principalement aux questions de genre et d'orientation sexuelle (un personnage notamment est un garçon à l'apparence d'une fille, amoureux d'une fille...). On trouve facilement sur internet des vidéos comparant la Vo et la VF, c'est dramatique... En France, on eu tendance à considérer que les enfants ne devaient pas avoir à faire à ces questions (mais là encore Ranma ne s'adresse pas aux plus jeunes...), et les animations ont été taillées à la hache pour être adaptées à nos propres références, et surtout à des enfants. 


Sur la question du genre, lisez Family Compo qui vient tout juste d'être réédité (du même auteur que City Hunter, mais d'un tout autre genre). C'est une série absolument géniale, en 10 tomes. Pour faire court, un étudiant orphelin est recueilli par son oncle et sa tante. Il découvre que l'un et l'autre ne correspondent pas au genre qu'ils semble afficher, ils ont une fille, sont profondément amoureux et tout cela va beaucoup perturber le personnage principal, et bousculer ses propres convictions. 


Bref: mieux vaut lire les mangas avant d'en voir la série animée (qui n'est qu'un produit dérivé de la version écrite). Et si vous devez regarder des séries ou des films animés, préférez la VO... 



Sinon, Nausicaa est pas du tout en minijupe, elle a un pantalon, et une veste mi longue. Exactement comme les hommes sur cette image.

https://www.studioghibli.fr/wp-content/uploads/2018/12/nausicaa-manga.jpg

Comme dit Goldorak était fait pour les garçons, mais il faut savoir que la société japonaise est beaucoup plus conservatrice que la société française. Le fait que des femmes se battent dans des vaisseaux (Vénusia et Phénicia), ça a fait scandale au Japon, en France ça n'a choqué personne.

Bonjour tout le monde, merci pour l'émission, bien sympathique. Daniel, vous êtes bien à la rue sur la tenue évoquée dans Nausicaa :)
Loin d'être sexualisées ou "chosifiées", les femmes et filles ont une place centrale et privilégiée dans l'œuvre de Miyazaki tout spécialement. La plupart des personnages centraux sont fort, beaux, intelligents, courageux et... féminins.

Enfin pour pinailler, ma fille me reprend tout le temps : on prononce "Animé" ;)

Mais elle est pas si mal cette émission en fait.


Bon quand t’es un peu connoisseur t’as envie de rebondir sur plein de trucs mais franchement ça va quoi.


Le point le plus discutable c’est à la fin le coup du gender-fluid.


Il y a clairement une grosse récupération chez les LGBTQ+ d’œuvres japonaises diverses.


Mais tout est hyper genré dans les fictions japonaises.


Il y a plusieurs éléments qu’ils faut bien comprendre, et que je vais résumer très grossièrement :


 1 / Les codes de beautés masculins sont très différents de chez nous. Là bas un mec musculeux c’est plus vulgaire qu’autre chose. Le style « efféminé » est un canon de beauté.


 2 / Les personnages sont beaucoup conçus dans une logique d’audience. Il y a un aspect « galerie de personnages variés » omniprésente. Du coup, on a pas mal de variété (tout est relatif...) en termes de personnalités (ce qui inclut potentiellement des éléments relatifs au genre).


 3 / La parité très fréquente découle en grande partie de cette logique. On met des garçons et des filles pour que les garçons et les filles puissent s’identifier ... et pour que les filles aient leurs beaux garçons, et les garçons leurs belles filles.


 4 / Même si nos codes de genres ne sont pas respectés, il existe certains codes qui ne sont (quasiment) jamais remis en question. Un personnage féminin par exemple ne peut pas juste « s’en foutre » de la cuisine : Soit c’est une bonne cuisinière, soit ce n’est pas le cas ... et cela lui pose problème (elle en a honte, etc).


Bref y’aurait sûrement une belle émission à faire sur ces questions.

Autre chose sur Goldorak : le robot incarne Actarus et inversement, dans certaines limites. Actarus pilote Goldorak, mais le robot est en même temps la CARAPACE d'Actarus. Et pas de robot, pas d'Actarus. Regardez Actarus contre Minas, à partir de 2'30'' (comment ça ? Actarus souffrirait autant que le métal du robot ?).

Le robot est une extension du moi-peau, une mise en évidence du concept.

SUPER !

C'est vrai que c'est un peu brouillon, tout ça !

Mais très bonne émission quand même.

Et la conclusion sur les gender nous augure d'une très bonne future émission aussi.


Et d'ailleurs, je voudrais revenir sur le Yaoi, que j'ai découvert à travers un épisode de South Park, 19- 6, épisode qui est à la gloire absolue du manga japonais, dans les limites évidemment de ce qui est possible dans cette série délirante. 

Je me suis précipitée sur Wikipedia qui explique que jusqu'à l'ère Meiji, qui est la période où le Japon s'est ouvert à l'occident, l'homosexualité était très acceptée, y compris chez les samouraïs.... 


Je trouve que toutes ces cultures, américaine, française, japonaise, qui se répondent en permanence, au niveau du cinéma, de l'anime, de la BD, sont l'avenir de la culture mondialisée.  C'est ce qui nous fait avancer tous.


Et quant à la vision des histoires pour enfants, je rappelle que Blanche Neige, la belle au Bois Dormant, et tous les contes pour enfants traditionnels et acceptés par tout le monde, sont des histoires abominables.


Et j'avoue que Chihiro est une histoire qui me met très mal à l'aise, même si Myazaki est mon idole.


Je me souviens qu’à l’époque de Goldorak il n’y avait pas que des dessins animés américains. De nombreux dessins animés français - ainsi que d’autres productions (telles que Gribouille) - étaient bien réussis.

Les Watoo-Watoo avec leurs messages écolos. <3

Heu... merci pour votre émission...

J'ai hélas eu l'impression d'y entendre des choses très générales. L'évolution du regard français sur le manga est traité par des youtubeurs depuis dix ans et vous avez survolé tout ça avec beaucoup d'imprécisions.

J'ai trouvé la justification de la diffusion de Ken Le Survivant super légère. La série a tout de même été vue et doublée en français avant d'être mise à l'antenne. On sait que les voix françaises ont protesté devant la violence du programme. Au passage je ne comprends même pas qu'à TF1 ou AB, il n'y ait pas eu quelqu'un pour dire que des têtes qui explosent et des mutilations, c'était peut être un peu beaucoup.

Nicky Larson a été diffusé sur Club Do sur Tf1 et pas RécréA2.

Le sous texte sexuel dans Chihiro ne me parait ni flagrant ni très révélateur. Je pense que l'angle de la critique de la société de consommation est quand même plus solide. Chercher des ambiguïtés sexuelles chez Miyazaki, c'est tellement à côté de la plaque que c'en est très agaçant. Miyazaki est un auteur féministe qui dépeint des sociétés organisées par classe ! Quel bol d'air au milieu des disney de l'époque (avant pixar) ! Comment avez vous pu passer à côté de ça pour retenir qu'en sous texte "elle insiste pour travailler dans un bordel" ? Sérieux ?

Et oui, mille fois oui, les personnages des mangas ont proposé des personnages hors des codes traditionnels de genre en montrant des femmes qui se font passer pour des hommes (Lady Oscar, Aramis dans sous le signe des mousquetaires), des héroïnes loin d'être fragiles (Les Magical girls, tous les roles féminins de Mononoké, les séries sportives - Jeanne Azuki ! ) mais aussi des hommes aux attraits féminins (Andromède et autres chevaliers du Zodiaque...).

Voilà, voilà...On essaie de faire mieux sur la prochaine ?

Petite remarque pour la prochaine émission : je suis toujours étonné lorsque on parle des questions de genre dans les manga et animés que ne soit jamais cité Ranma 1/2 qui raconte pourtant littéralement l'histoire de personne qui est à la fois homme et femme! Sinon, merci pour l’émission, on se réjouit de la prochaine !

L'émission est intéressante, je ne me rappelle pas trop du conflit Ségolène étant trop jeune à l'époque. Je pense qu'il y a un aspect qui n'a pas été évoqué : la manière de juger la perception des enfants à l'aulne de la vision d'adultes.

Ainsi je me rappelle que, comme pour les jeux vidéo d'ailleurs, l'accent mainstream était de s'horrifier de la violence "gratuite" alors que par exemple pour dragonball qui m'a probablement beaucoup influencé dans ma construction, j'en ai retiré mes valeurs de persévérance, de pardon, de bienveillance, de respect de la nature, par exemple. Un peu comme pour Goldorak où l'aspect écologique peut sembler anecdotique pour un adulte, il marque les enfants car ce sont des choses qu'on ne voyait pas ailleurs (particulièrement à l'époque).


Concernant le : pourquoi Goldorak et pas Candy. Ne cherchez pas trop loin : Goldorak est un animé d'action, pas Candy. C'est comme pour les films, s'il y a de l'action ça fait une meilleur captation de l'attention, ça donne du rythme, etc.


Je serais plus réservé sur la dernière partie où vous voyez du gender fluid là où à mon avis il n'y en a pas.

Le côté androgyne des hommes s'explique surtout par le modèle de beauté propre à la culture asiatique et n'a pas grand chose à voir avec l'identité de genre.

Le Yaoi, tel que je le vois en tout cas, est une vision des relations gay produites pour des femmes afin de répondre à un fantasme. C'est un peu l'équivalent féminin des ecchi.


Je ne crois pas que la fluidité des genres soit un concept très porté au Japon. Il y a du gender bender souvent dans les FAQ des webtoon et une demande récurrente des lecteurs est d'avoir une version gender bend des personnages, mais c'est à voir sous l'angle "et si", juste pour le fun.


Au final je dirais que c'était intéressant mais le fait de tout voir sous le prisme des obsessions du moment (invisibilisation et sexualisation si je me réfère aux questions de DS) me semble avoir un peu desservi le sujet. 


Petit correctif aussi sur l'intro : le public n'a jamais rejeté les animés et le succès des animés en 2020 s'explique assez facilement par le fait que la génération des enfants ayant regardé le club dorothée est aujourd'hui aux commandes de sites, d'événements et de toute sorte de productions culturelles.

C'est assez concomitant avec la popularisation de la culture geek de manière générale.

Je suis un peu affligé du niveau d'approximation, de spéculation, de contre sens et d'hypothèses à l'emporte pièce. Globalement, ASI brillait par sa capacité à mobiliser des gens compétents pour évoquer des sujets complexes, ce qui n'est plus le cas, quel que soit le format.


Pour ceux que le sujet intéresse, un ouvrage traite vraiment de la thématique...


L'ANIMATION JAPONAISE EN FRANCE

Réception, diffusion, réappropriations


Sous la direction de Marie Pruvost-Delaspre / Préface de Julien Bouvard

Dans le conflit Dorothée / Ségolène Royale vous avez oublié de mentionner ce petit sketch :

https://www.youtube.com/watch?v=kHHGCyIX1OU

Je dois avouer que cette émission m'a un peu déçu. Je l'ai trouvée assez superficielle, en partie, peut-etre, a cause de sa durée trop courte pour couvrir toute l'histoire des animes en France. Mais aussi par une perception qui me semble biaisée de la part de Daniel et meme Delphine ;


Je suis tombé de ma chaise en entendant Daniel parler de la "mini jupe sans rien en dessous" de Nausicaä.

Jamais je n'ai vu autre chose qu'un pantalon blanc sous cette veste longue avec ceinture à la taille!!! Et je pense que la grande majorité du public a vu la même chose.

Ce qui me fait penser que Daniel, 1. ne connais pas bien l'œuvre de Miyazaki (Jamais il n'a montré un seul personnage féminin ou autre dans un accoutrement ou une pose "sexy" et d'ailleurs je n'ai jamais perçu aucune sexualisation dans aucun des ses films ou séries) et 2. Daniel est peut-être victime de ses propres préjugés sur le sujet de l'animation japonaise pour voir des fesses nues là où il n'y en a pas.


Et la remarque de Delphine sur la violence de Chihiro quand elle se demandait quel Miyazaki offrir a ses nieces, m'a un peu déconcerté.

Je ne sais pas quel âge elles ont mais je suppose qu'elles sont très jeunes.

Ce qui m'amène à un sujet qui méritait vraiment d'être abordé dans l'émission : celui de la grande différence entre l'animation américaine/occidentale et japonaise dans sa complexité de thèmes, de narration et surtout d'audiences auquelle elle s'adresse.

L'occident a tendance à penser que les films et programmes pour enfants doivent être épurés de toute violence ou éléments qui risquent de les effrayer. Et a une vision plutôt binaire des programmes animés. Soit c'est pour les enfants, soit c'est pour les adultes. Et il n'y a rien ou presque entre les deux.

Or l'approche japonaise est toute autre et considère qu'il y a un tas publics différents pour leurs productions. Et dans un sens pense leur audience assez intelligente pour percevoir la complexité des sujets qu'ils abordent.


L'animation au japon, est aussi vielle que notre cinema. C'est un art majeur qui s'est développé dans toute sa complexité au fil de l'Histoire. Chez nous c'est encore considéré (a tor) comme une sous catégorie du 7eme art.

Tout ça pour dire que j'ai trouvé cette émission bien simpliste pour un sujet aussi riche.

Je pense que pour Candy il y a un autre élément qui justifie sa relative disparition par rapport à Goldorak. Le manga n'a pas pu être réédité depuis très longtemps à cause de conflit de droits d'auteur.


Sinon pour illustrer la fluidité de genre, rien de mieux que cette vidéo faisant le parallèle entre Saylor Moon et Commando.

Pour Nausicaa, moi aussi j'ai vu une tunique portée sur un pantalon collant, qui me semble plus pratique pour ses expéditions qu'une jupe très courte !!!

Comme toujours à la fois très pointu et très large. Passionnant surtout  pour un enfant des années 80. On pouvait quand même voir au cinéma Akira ou ghost in the shell et en vidéo les Myashaki.

Goldorak j'étais totalement accroc !  Je ne me suis jamais remis de ce mot, GOLGOTH. Quel poésie !

Et la musique de Shunsuke Kikuchi est vraiment fabuleuse.

Quant aux bruits de vaisseaux vous les avez oublier, or ils sont incontournables.

Écoutez la bataille dans le ciel après sa sortie par la route n°7, vous m'en direz des nouvelles.

Astéro-Hache!!

L'émission est très foisonnante !



Le livre de Liliane Lurçat : " à 5 ans   seul avec Goldorak"  (1981) a retenti comme une alarme à l'époque .


Outre les réactions citées dans l'émission, le réseau des bibliothécaires pour enfants s'était mobilisé  à ce sujet .



Pour la tenue vestimentaire de Nausicaa : 


la tunique - pantalon qu'elle porte  serait possiblement une demande du producteur : est-ce vrai , est-ce faux , ce serait à vérifier ...



Quant au voyage de Chihiro , il nous faudrait de solides  références sur la mythologie japonaise .


Elle voyage dans le monde des esprits, ses parents sont transformés en porcs pour avoir mangé des offrandes ...


A qui étaient destinées ces offrandes . aux dieux ?  aux morts ?  


Son  rôle est de laver ces esprits de passage dans ce lieu pour leur permettre de repartir ....


C'est un voyage mystique . 









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