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Commentaires

Dans les romans primés de la rentrée, où sont donc les personnages de femmes ?

Sept prix littéraires. Huit hommes (blancs, de surcroît). Sans conteste, le palmarès des prix littéraires 2017 n'est pas très divers. Est-il sexiste pour autant? Faute de pouvoir répondre à la question (pour cela, il faudrait se glisser dans la tête des jurés), nous avons voulu savoir, dans ces huit livres, quel était le statut des personnages féminins.

Derniers commentaires

La " bien-pensance" étant illusoire, choisissons la mal-pensance !
Je reproduis l'extrait d'un texte amusant que j'a découvert sur causeur.fr [large]*[/large] :

"Alors que j’écris ces lignes, mon traitement de texte, en retard d’une guerre néo-féministe, souligne « matrimoine » en bleu. Il n’est pas le seul à s’étonner. Car cette fois, les réacs ne sont pas les seuls à rigoler. Même certaines néo-féministes de mes amies (eh oui…) se demandent si les écolos parisiens n’ont pas fondu un plomb et ne décrédibilisent pas un chouïa la cause. Évidemment, les plaisanteries fusent. Qu’on se permette de vous en livrer quelques-unes : l’un se demande si le groupe vert parisien respecte bien la marité, une autre imagine une nouvelle Marseillaise (Parseillaise ?) « Allons enfants de la Matrie et de la Patrie ». On devise sur le nouveau gardien de chèvres, le mâtre. On se demande si une martie de tennis s’achèvera désormais par ces mots de l’arbitre de chaise : « Jeu, set et patch ». Pour ma part, j’ai vérifié la composition du groupe écologiste de Paris et je n’ai malheureusement trouvé aucune élue prénommée Patricia, à qui j’aurais alors conseillé de se faire re-baptiser Matricia. Evidemment, nos élu.e.s (pas envie de me faire rattraper par la matrouille !) écologistes n’ont guère apprécié les sarcasmes et l’ont fait savoir sur leur compte Twitter".


Le reste de l'article est ici.

[large]*[/large] Je sais, je sais, j'ai de mauvaises lectures. On va encore me traiter de néo-nazi.parce que je cite un article de Causeur.
Tant pis. J'essaie d'écouter tous les discours. J'avoue que j'ai de la sympathie pour Elisabeth Lévy (une femme ! Et une femme juive !)
Elle y aura peut-être une femme vainqueuse du prix Interrallié dont le jury est 10 sur 10 masculin.
Elle y avait 3 femmes sur 17 dans la première sélection.
1 sur 8 dans la deuxième.
1 sur 4 en finalela romancière Alice Zeniter, qui n’a pas été récompensée du Goncourt et du Femina cette année et ne figurait pas dans la liste précédente du Prix Interallié, a été ajoutée à la sélection »).

En attendant, le prix Goncourt des lycéens, le grand prix des lectrices de Elle, le prix des Libraires et le prix du roman Fnac (qui font aussi bien vendre, cf. http://www.gfk.com/fr/insights/press-release/rentree-litteraire-le-bandeau-rouge-fait-toujours-de-leffet/ & http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.gfkrt.com%2Fimperia%2Fmd%2Fcontent%2Frt-france%2Fcp_gfk_rentr__e_litt__raire_2010.pdf) ont couronné des femmes.
Ce "test" est tellement....Ridicule.... En fait on peut très bien prendre un film qui ne réussit pas le test mais qui reste un film décrivant des personnages féminins intéressant (au pif -presque tous les Cameron-, Zero Dark Thirty, Million Dollar Baby etc etc) et trouver des films qui réussissent le test et qui reste de véritablement film à l'idéologie pas forcément reluisante envers les femmes (GI Joe, Red2, les gardiens de la galaxie 2, Brifget Jones et... tous les films pornographiques lesbiens... Désolé d'en arriver là mais c'est vraiment pour montrer l'absurdité absolu de ce test)...
Bref, test ni sensible, ni spécifique en résumé.
Qui plus est ce test a été élaboré pour le cinéma et non pour la littérature.
Encore un article navrant recensant la litanie des crimes commis par l'homme-blanc-cis-hétéro-normativo-sexiste.
Putain c'est l'obsession.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Mais c'est pas le contenu d'un bouquin qui est intéressant, là.
C'est de porter un regard général sur ce qui se produit, dans le domaine très restreint des prix littéraires à un moment très précis qui est celui de l'émergence d'une parole façon tsunami.

Un instantané, auquel il ne faut pas donner une importance plus grande que cela, mais pas moindre non plus.

Personne ne dit qu'il y a un complot, encore moins que la parité devrait être imposée.
Simplement un constat est fait : spontanément, en 2017, quand 8 auteurs sont primés les 8 sont des hommes.
Quand 7 textes sont primés, un seul accorde un rôle différent aux personnages féminins.

La "mesure de contenu" comme vous dites est certes appliquée bouquin par bouquin mais par pour juger de ses qualités ou défauts intrinsèques, au contraire elle ne prend de sens que remise en contexte plus général.
Écriture inclusive bannie des textes administratifs juste après douze mille prix littéraires accordés à des hommes parlant d'hommes, y a pas un petit parfum de recadrage des femmes qui ont un peu trop ouvert leur gueule ces temps-ci ?
Au moins not'bon Julot va pouvoir souffler cinq minutes ! Relax Julot ! Ils vont les calmer les femelles rebelles !
Que ASI continue dans cette obsession ridicule a désormais cessé de me surprendre. Cela n'est qu'un élément de plus de la baisse de qualité du contenu constante depuis un ou deux ans, et flagrante depuis les dernières élections.

Non, la seule information surprenante dans cet article, ce n'est pas l'idéologie fumeuse qui voudrait dire aux auteurs quoi écrire (il me semble pourtant que Daniel a lu Ayn Rand), c'est qu'en novembre 2017....

... Des journalistes continuent de prendre le test de Bechdel au sérieux.
Mine de rien, ils ont tous les sept "passé" le test. Par contre, seuls deux l'ont réussi...
Capucine Truong, j'ai apprécié votre article et votre point de vue (sans parler de votre courage pour vous être fadé les sept bouquins)!
Mais par pitié, ne parlez pas anglais avec des mots français, d'accord? Merci d'avance...
Merci Capucine.
Grâce à France 2, je viens d'apprendre que la femme et l'homme ne sont pas égaux devant le café.
Une sorte de publi-reportage, avec quelques infos sur les vertus du breuvage, ses anti-oxydants bénéfiques, s'achevant par un conseil de modération. Attention, le café est un excitant, alors pas plus de 3 tasses quotidiennes pour vous, messieurs, et 2 pour vous, mesdames.
on est mal barré si chaque écrivain.e doit désormais s'assurer que son livre passe le test de machin truc.
Cet article est une façon intéressante d'interroger les débats actuels.
Merci.
Je vote pour cet article qui doit être en accès gratuit afin de permettre aux gens intelligents de faire des économies et de gagner un temps précieux à ne pas acheter/lire des livres débiles.
Bravo à Capucine Truong pour son courage à effectuer ce travail qui a dû être fort pénible(ce n'est pas de l'ironie, j'aurais détesté m'infliger ça)
J'ai lu (sur Twitter) que Marie Curie, répondant à un journaliste qui lui demandait : "Qu'est-ce que cela fait d'avoir épousé un génie ?", aurait répliqué : "Allez donc demander à mon mari."
Quelle que soit l'époque, il est toujours salutaire de remettre à leur place les imbéciles sexistes.
Ce qu'il faut remettre en question, c'est le principe même des prix littéraires, car il repose sur les principe de sélection.
Ce principe, à juste titre, est décrié par certains politologues de gauche, qui estiment qu'il faut remplacer les élections par le tirage au sort.
Je propose qu'on supprime les jurys des prix littéraires et qu'on désigne les lauréats par tirage au sort.
Ce tirage au sort serait ouvert à tous, y compris les personnes (hommes, femmes, nains, obèses, etc...) qui n'ont jamais rien publié, notamment les analphabètes, que le système actuel laisse - inéluctablement et dans l'indifférence générale - dans l'ombre.
Je propose à Capucine Truong un sujet pour un prochain article : " Didier Deschamps" est-il obèsophobe ? "

En effet, j'ai remarqué depuis bien longtemps ce phénomène : les [s]gros[/s] personnes en surpoids sont sous-représentées dans l' équipe de France de football; je dirais même qu'eles sont inexistantes, alors qu'elles représentent une part non négligeable de la population de notre pays. J'espère que Capucine ira jusqu'au bout de son enquête et nous donnera les raisons de l'omerta qui règne sur cette question.

Le sujet d'article suivant pourrait être : la sous-représentation des [s]nains[/s] personnes de petite taille dans l' équipe de France de basket-ball.

.
En parlant de jurés combien de femmes parmi eux ? (je trouve un article disant tout juste un tiers, mais ça date de quelques années, il me semble que certains sont paritaires maintenant mais flemme de vérifier pour chacun)

Et combien de livres écrits par des femmes ou mettant en valeur des femmes dans les œuvres en compétition ? Y'a t'il eu des surprises, tel livre plus féminin(iste) que la critique aurait vu gagner mais.... etc ?

Enfin c'est bien beau qu'on se retrouve qu'avec des primés très masculins y compris dans le ton*, mais si cette année il y avait de nettes raisons littéraires de les préférer, ba, c'est plutôt louable que des critères idéologiques n'aient pas entrainé que certains soient écartés (après vue l'ampleur de la production féminine c'est certes un peu étrange d'arriver à du 7 à 0).

* je sais pas pourquoi, à lire certains résumés, je me dis qu'Houellebecq est bien un écrivain majeur qui aura influencé toute une génération
Les premiers mots de Capucine Truong (vous pouvez vérifier) sont : "Sept prix littéraires. Huit hommes (blancs, de surcroît)..."

Dès le début de l'article, on est effaré ! "Blancs, de surcroît" !.
Tous les lauréats sont des blancs ! Par un seul asiatique, par le moindre Africain, pas un seul Indien.
Au gouvernement, au moins, on a de temps en temps quelques représentants des "minorités" et quelques noms exotiques (Fleur Pellerin, Jeannette Bougrab, Rachida Dati, etc...)
Mais aux prix litéraires, que dalle. Que des mecs ! Et blancs de surcroît !
Moi je dis, tant qu'on aura pas des quotas partout, nous seront contraints.es de vivre sous la dictature des mâles blancs.
Marrant ce test Bechdel. Pertinent mais va t on voir nombre de scènes de femmes "accessoires" exploser dans les romans, comme il y avait systématiquement "le noir pour respecter les cotas ethniques" dans les films ricains, noir dont rôle était de finir en tant qu'innocente victime à la première occasion (balle perdue, tuile qui tombe, bouche d'égout, etc.)?
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