Concert interrompu de Barbara Butch : les angles morts du récit médiatique (2/3)
C'est un emballement médiatique qui cristallise quelques uns des sujets les plus inflammables : Gaza, Israël, LFI, l'antisémitisme et la liberté d'expression. Dès lors, pas si étonnant que le concert de la DJ Barbara Butch qui s'est déroulé à Grenoble samedi 18 juillet et sa perturbation par une foule de militants et citoyens engagés contre sa venue, aient largement occupé le champ médiatique toute la semaine suivante. ASI s'est penché en détail sur le traitement médiatique de cette "affaire", et s'est entretenu avec plus d'une vingtaine de personnes qui étaient présentes ce soir-là. Parmi eux, des militants, des journalistes, ou des spectateurs. Dans une première partie nous analyserons l'emballement médiatique hors norme autour de cette soirée. Puis dans une seconde, les biais et angles morts de ce récit médiatique. Avant de donner la parole, dans une troisième et dernière partie à des militants et citoyens qui ont pris part à la manifestation.
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"Le malheur des Palestiniens est que leur oppresseur est juif". Leur résistance, leurs soutiens seront toujours suspects d'antisémitisme. Ce haro sur LFI est cousu de fil blanc et est même contre-productif. Rappelons nous l’affaire Deran(...)
"Imaginez une seconde : si l'énergie médiatique mise au service de la condamnation des actions militantes avait été mise dans des sanctions contre Israël ?" peut-on lire sur ce communiqué d'Urgence Palestine.
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J'ai essayé de répondre à tous les commentaires qui appelaient une réponse. Si j'ai oublié certain.es d'entre vous, faites-moi une petite mention ! Bon dimanche à toutes et tous !
J'ai lu parmi les commentaires certains qui espéraient que le travail remarquable d'Élodie Safaris allait pouvoir permettre aux médias qui se sont emballés de corriger le tir et de rectifier les erreurs voire les mensonges les plus flagrants. Personnellement j'en doute, même s'il faut bien sûr continuer d'éclairer les usagers des médias de bonne foi et intensifier le rôle des médias indépendants.
En tous cas, au vu de cette décision ministérielle, dont pourra se réjouir Patrick Bruel de concert avec Barbara Butch, ce sont bien les médias qui mentent qui ont gagné.
Chère Élodie,
Que faire pour vous remercier pour l'intégralité de vos investigations.
Cette phrase :
"Libé, qui a publié la semaine passée quatorze contenus sur le sujet, a même remis une pièce dans la polémique avec une tribune signée Eric Piolle s'adressant à Jean-Luc Mélenchon et le sommant de "reconnaître une erreur" " .
est sublime et montre que le quotidien ne fait pas son travail sans doute en raison des plumes directes (journalistes) et indirectes (actionnaires) qui le composent.
Les deux suivantes :
"Pris indépendamment les uns des autres, ces éléments peuvent sembler anecdotiques. Mais la façon dont ils sont racontés, occultés ou déformés, participe à construire un récit médiatique fallacieux qui diabolise les élus LFI et les dépeint comme des personnes violentes ou comme des politiques malhonnêtes qui diffusent sciemment des fake-news."
"Un contexte militant complètement absent des médias nationaux qui ont traité "l'affaire", alors qu'il permet de mieux comprendre comment ce boycott et cette manifestation ont pu fédérer autant de gens, par-delà les militants les plus impliqués."
montrent l'angle permanent des mainstreams accentuant ainsi un climat néfaste pour les citoyennes et les citoyens.
Prenez bien soin de Vous durant cet été catastrophique pour vous en préserver.
Et bientôt un délit d'entrave à concert.
C'est Bruel qui va être content!
Propagande de gauche contre propagande de droite . Je choisis le milieu : Edwy Plenel
Un grand merci Elodie pour votre travail de décryptage; le choix de vos sujets, la manière de confronter les infos, d'aller cherché celles qui sont occultées car elles risquent de contrarié un récit,, orienté officiel et/ou consensuel font de vous la journaliste la plus passionante de ce site et celle - rare - qui est au coeur de ce qu'on attend a priori d'un média tel qu' a@i.
Désolée Élodie, je n'ai pas pu aller bien loin dans la lecture de ce papier : obligée de m'arrêter à la tribune dans Regard, devant tant de mauvaise foi et d'incompréhension de ce qui s'est joué. J'essaierai de reprendre ma lecture plus tard car je ne doute pas qu'encore une fois, vous avez fait le taf (le debut du papier ne laisse guerre de doute hein...) mais j'ai regardé 3 vidéos hier, sans doute postées dans les commentaires du billet précédent, d'une chaine que je ne connaissais pas mais qui a elle aussi décortiqué l'affaire dans le détail (peut-être la citez vous ?). Merci encore pour votre décorticage des manipulations insupportables que l'on doit se taper.
"L'insécurité sémantique", l'incertitude sur le sens des mots, ajoute encore à la déstabilisation de la société. Des tas de termes indispensables à la réflexion, démocratie, république, laïcité, gauche, antisémitisme, vérité ..., empêchent de se comprendre et provoquent des débats à n'en plus finir.
C'est ainsi qu'une communauté se délite et que l'homme devient une huître, se fermant ou s'ouvrant selon l'interlocuteur (comparaison d'un contemporain des guerres de religion, le ligueur Louis d'Orléans), avant de devenir un loup ou une proie pour ses congénères.
Un autre participant de ces guerres civiles a écrit : "Le plus grand malheur qui puisse advenir à une République c'est ... un peuple qui se bigarre de mots de partialité".
Citation extraites de Survivre, de Jéjémie FOA qui sonne comme un signal d'alerte !Merci pour cette brillante chronique volumineuse ( il est vrai que le sujet s'y prête ).
Il serait donc malvenu de la compléter...
Je dois , cependant, indiquer qu'après consultation de Grok et Chat GPT, il est confirmé que Notre Première Dame (frappeuse ) n'a jamais traité Barbara, la grande artiste si méritante, de " sale conne ".
Il fallait que cela fût dit.
J'attends avec impatience les volets suivants de cette enquête, car c'est du lourd.
Pendant ce temps là, un réalisateur israélien, clairement opposant, Nadav Lapid, voyez « le genou d’Ahed et Oui » deux œuvres exceptionnelles, a été boycotté à Marseille… L’absence de distinction (dans tous les sens du terme) des boycotteurs est effrayante.
Barbara Butch est une artiste, elle a appris à utiliser ses attributs, obèse, lesbienne et juive...tout comme Sammy Davis Junior disait je suis noir, je suis borgne, je suis juif…B.Butch sait mieux que quiconque ce que signifie un tel coquetèle et comment le sublimer. Je n’écoute pas la musique de la dame, mais rien que de la voir, j’imagine qu’elle ne va pas mettre son aura dans sa poche...
Sammy Davis Junior, ça ne l’empêchait pas d’embrasser Nixon en public, durant sa campagne… B.Butch aime-t-elle Netanyahu ?.. Si oui, pour la boycotter ses adversaires ne doivent pas confondre catharsis et efficacité politique, à mon sens, la distinction est efficace. Et j’attends de lire les témoignages le 03/08...
En tant que vieux c.., j’ai eu la plus grande estime pour les boycottage artistique, tel celui de Jean Royer ce candidat à la Présidence 1974, un « père la pudeur », suivi malgré lui par une bande de jeunes qui scandaient lors de ses discours publics : L’érotisme ne passera pas !! zob, zob, zob…La classe !....(mais après 68, on était créatif).
et çà continue ! ne nouvelle loi proposée....
Quand vous dites à la fin de l'article que la remise en question de l'existence des projectiles (ou du moins de projectiles réellement dangereux) est une conséquence de la défiance vis à vis des médias (et de la vidéo du Parisien), j'ai l'impression que vous inversez un peu la charge de la preuve. Ce sont Barbara Butch et les médias (et la police) qui ont affirmé l'existence des bouteilles en verre et de graviers jetés et se sont largement appuyé là dessus pour qualifier de violente la manifestation qui a eu lieu durant le concert. Plus d'une semaine plus tard, les preuves n'ont pas été produites, et les personnes mises en cause contestent massivement l'accusation. Dès lors pourquoi ne serait il pas simplement rationnel d'affirmer que les dangereux projectiles dont il est question, jusqu'à preuve du contraire, n'ont pas existé? Par ailleurs même si l'on reconnait que des projectiles ont bien existé (certains témoins parlent de quelques gobelets et bouteilles en plastique) le récit médiatique dit que ce sont les activistes qui auraient lancé ces projectiles. Là encore, où sont les preuves? Qu'est ce qui permet d'affirmer que cela venait bien des activistes? Il y a une différence entre refuser le récit médiatique par principe et refuser de croire, parce que les preuves n'ont pas été avancées, un aspect spécifique d'un récit médiatique dont on peut déjà affirmer par ailleurs qu'il est globalement trompeur, exagéré, mensonger sur certains points, et politiquement à charge. Si un média quelconque fournissait une enquête convaincante prouvant l'existence desdits violents jets de projectiles de la part d'activistes, je le croirai volontiers et réviserai en partie mon jugement sur le déroulé des évènements. Néanmoins beaucoup de gens ont filmé le concert et la manifestation, il est donc quand même fort étonnant que tout ce qu'on aie à se mettre sous la dent après l'emballement médiatique est la très peu impressionante vidéo du parisien.
Et je trouve que ça n'est pas un détail du tout. On a déjà eu le cas d'un flagrant mensonge médiatique répété en boucle avec la soit-disant drogue de synthèse retrouvée dans le sac à main de Rima Hassan. Qui s'est complètement dégonflé une fois l'attention médiatique retombée, trop tard donc, puisque le mal était déjà fait.
Accuser sans preuve solide des activistes de violences est un acte de diffamation, d'autant plus grave au vu de l'extrême médiatisation de l'affaire. Ce serait quand-même important de prendre la mesure du préjudice que cela représente pour les personnes et organisations ciblées.
Je rappelle tout de même qu'il y aura sans doute une enquête approfondie puisque Barbara Butch a déposé plainte (contre LFI il me semble) pour entrave à la liberté de création artistique. Nous verrons donc ce que la justice française a à dire de tout cela.
Mvoui, donc toujours pas des masses d'infos sur l'ultrasionisme génocidaire de l'adulatrice de Netanyahou et sur son apologie forcenée de la loi yadan.
Pour savoir s'il y a emballement possible de ce côté-là, on se réfèrera au 3ème épisode où seront interrogés... ah bin non tiens, c'est le même que le 2ème épisode du coup. Bah on saura pas. C'est pas la question - ou en tout cas elle est pas au programme.
Un camp contre l'autre, en rangs serrés. Rien ne dépasse.
On peut s’interroger sur les motivations d’Éric Piolle qui l’ont amené à rédiger sa lettre à Mélenchon, publiée, of course, dans Libération. Parmi ces accusations, pour faire court, j’en relèverai deux. Tout d’abord, il reproche à LFI d’avoir fait preuve d’« ingérence politique » en appelant la mairie à déprogrammer Barbara Burch. Il semble qu’il lui échappe (soyons charitables en ces temps de canicule) que demander à une municipalité de clarifier sa position sur un artiste qu’elle finance relève du débat public légitime. Comme en témoigne l’arrêt Baldassi prononcé par la Cour européenne des droits de l’homme, datant du 11 juin 2020, qui condamne la France pour avoir sanctionné en 2013 des militants du collectif Palestine 68 ayant appelé au boycott des produits originaires de l’État d’Israël dans le cadre d’une manifestation devant un hypermarché Carrefour en 2010 et 2011 (source Wikipédia). Ensuite, il laisse sous-entendre que l’accusation, "via des tracts outrageux", faite à BB d’avoir montré une certaine complicité avec le « pire des crimes » (le génocide), n’est pas exempte d’antisémitisme. Des preuves, certes, il n’y en a pas, mais tel est le « ressenti » de B. B. (ritournelle reprise ad nauseam, en particulier par E. Plenel sur X (dérive incompréhensible - encore que... - d'un journaliste disant fonder ses enquêtes uniquement sur des faits), et par une grande partie de la « gauche morale »). Or, Arié Alimi, l’avocat de la mairie de Grenoble, reconnaît, lui-même, que la ville « n’a pas d’éléments pour caractériser une plainte pour antisémitisme ». Décidément, force est de constater qu'« on rencontre de par le monde d’austères moralistes toujours à cheval sur le devoir. Mais ils ont un manège en ville » (Paul Masson). Quel est le manège d'E. Piolle ?
Bravo pour ce travail d’enquête sur la propagande mensongère dans la presse française.
Elle démontre qu’elle fait aussi bien que Xenia Fedorova, voire mieux.
Le ministère de l’intérieur a du boulot !
Bientôt des Oqtf en masse dans les rédactîons ?
Je me permets, en le modifiant un peu, de remettre un commentaire que j'avais publié sur un vieux fil de discussion périmé et moins adapté que celui-ci :
Le vieux va-t-il parler ? Il semblerait qu'à gauche on attende une parole claire de la part de Mélenchon au sujet des accusations d'antisémitisme de sa part ou dans son mouvement.
Catherine Tricot, la directrice de Regards, a déclaré, dans un échange avec Pablo Pillaud-Vivien, que "des hauts placés de la France insoumise nous avaient dit qu'il y aurait quelque chose de Jean-Luc Mélenchon à propos de l'antisémitisme de construit. On attend toujours. Je ne sais pas si ça aura lieu désormais" (à partir de 29'40").
De son côté, Éric Piolle, ancien allié de LFI a Grenoble, somme Mélenchon de condamner clairement l'action contre Barbara Butch.
Ça m'amène deux interrogations. Est-ce que ces interpellations ont pour but, si Mélenchon y répond favorablement, de pouvoir appeler à voter pour lui plus facilement ? Et est-ce que Mélenchon n'est pas prisonnier, s'il s'explique, de l'obligation de devoir toujours se justifier ? Car la meute ne le lâchera pas pour autant.
C'est peut-être ka raison pour laquelle il garde le silence sur le sujet. Qu'en pensez-vous ?
Les studios de cartoons Hanna Barbera ont produit un héro : Yogi Bear. (message de boomer pas assagi)
Plus intéressant et rigolo que la Dijaï Barbara qui nous barbe.
Bonjour Elodie, concernant l'article de l'Express:
« Que faisiez-vous le 12 juin 2025 à Tel-Aviv ? », l'a molestée face caméra un Insoumis à la Nuit Blanche, dont elle fut la directrice artistique
La phrase prête un peu à confusion, mais si on la lit bien, "l'a molestée face caméra" renvoie à la question en elle-même. L'Express ne dit donc pas que les insoumis ont été violents physiquement, juste que cette question constituait une agression.
Quant à la vidéo que vous donnez:
1) le passage qui montre la scène est très court (quelques secondes), coupé en plein milieu, et ne montre pas de violence physique (ni de la part des insoumis, ni du staff de Barbara Butch)
2) ces quelques secondes coupées en plein milieu (pourquoi ?), sont précédées et suivies des déclarations des insoumis qui orientent forcément l'interprétation des images. On est en plein effet Koulechov
C'est un procédé manipulatoire qui ne prouve en rien les dires des insoumis, et qui jette au contraire un gros doute sur la véracité de leur témoignage. Avez-vous pu avoir accès à la vidéo non coupée et non montée ?
Vous n'inversez pas la charge de la preuve? C'est aux militants de démontrer ce qui ne s'est pas passé?
C'est aux militants de démontrer la véracité de leurs accusations contre le staff de Barbara Butch.
Dans la phrase que vous avez extraite et qui sert de base à ce fil c'est "un insoumis" qui aurait molesté, ne déplacez pas les buts, c'est trop facile.
L'insoumis a molesté Barbara Butch (au sens de "importuner, tourmenter (quelqu'un) par des exigences, des tracasseries, des critiques" pas au sens de "commettre des violences physiques"), pour reprendre les mots de l'Express. Lisez ce que j'ai écrit plus bas SVP.
Les insoumis, de leur côté, doivent prouver leurs accusations (indépendamment de ce qu'a écrit l'Express).
L'insoumis a molesté Barbara Butch (au sens de "importuner, tourmenter (quelqu'un) par des exigences, des tracasseries, des critiques"
Choisir d'accepter l'un des sens les moins usité et les plus imagé d'un mot pour faire un résumé de presse factuel, vous trouvez ça vraiment normal? Vous vous foutez pas un peu de nous?
Les insoumis, de leur côté, doivent prouver leurs accusations
Dans les interactions humaines il est courant de ne pas avoir de preuves formel à présenter de ce qui s'est passé et que ce soit paroles contre parole, si le portable a mal cadré et qu'ils n'ont pas eu le réflexe (rare) de prendre les noms de passants, vous voulez qu'ils produisent quoi exactement? Il n'ont pas le droit de donner leur témoignage juste parce qu'ils n'ont pas 10 témoins non liée à eux qui l'ont cosigné?
Ce n'est pas moi qui ai choisi d'employer le mot "molester" dans ce sens là, je ne fais qu'expliquer une phrase qui a été mal comprise. Et j'ai aussi rappelé un principe élémentaire (charge de la preuve): c'est à celui qui accuse (ici, les Insoumis) d'apporter la preuve de leur accusation.
Et quelle est votre réaction ? En trois messages, :
" Vous n'inversez pas la charge de la preuve? " -> non
"ne déplacez pas les buts" -> je ne le fais pas
"Vous vous foutez pas un peu de nous?" -> non
3 marques d'agressivité en trois messages, quand je dit que vous vous vous jeanbotisez ...
En fait je me TristanLeGallise, avec plus de franchise dans les termes.
Tout le contraire. Vous étiez comme moi il y a quatre-cinq ans. Maintenant vous êtes comme jeanbot.
Vous ne réalisez pas que vous êtes comme "jeanbot" depuis un moment et je ne fait que me mettre à votre niveau pour que l'échange soit fonctionnel.
mmm... dans tous les cas, l'utilisation du terme est fallacieux puisqu'il renvoie à une agression physique que les élus insoumis contestent fermement et comme chacun.e peut le constater dans la vidéo. Le moment où l'élu insoumis pose la question est tout à fait normal et emprunt d'aucune violence ni agressivité.
Et pour le reste : oui j'ai vu les 2 vidéos qui ont servi à réaliser le montage.
Le téléphone tombant par terre, on ne voit rien de plus.
J'ai écrit "violemment repoussé", c'est ce qu'on comprend de la vidéo et ce qu'affirment les insoumis. J'aurais pu choisir un terme plus prudent. Mais en tout état de cause, il me faudrait la version du "staff" de BB pour être complète. Or jusqu'ici, je n'ai pas réussi à obtenir d'interview avec elle ou eux. Je vais retenter avant la sortie du 3 volet, mais j'ai assez peu d'espoirs.
Je ne peux pas vous répondre autre chose, c'est votre droit le plus strict d'avoir "un gros doute sur la véracité de leur témoignage". Mon point c'est surtout de questionner l'utilisation du terme "molesté" qui ici semble complètement innaproprié. J'aurais aimé savoir ce qui a poussé Le Point à utiliser ce mot, quels éléments précisément, mais malheureusement, le journaliste qui a écrit l'article ne m'a pas non plus répondu.
C'est étonnant quand même tous ces gens qui ne veulent jamais se justifier...
Force à vous Élodie !
Le sens premier du verbe "molester" ne fait pas référence à des violence physiques.
"A. − Vieilli ou littér. Importuner, tourmenter (quelqu'un) par des exigences, des tracasseries, des critiques."
Dans ce sens, l'usage du mot est tout à fait approprié et correspond bien à ce qu'il s'est passé: les militants insoumis ont bien importuné Barbara Butch en exigeant qu'elles réponde à leur question, qui était une critique à peine voilée.
Et, comme je l'ai déjà dit, la construction grammaticale de la phrase associe "molester" à la question en elle-même, c'est bien dans ce sens-là qu'il faut comprendre le mot molester, et non dans le sens (plus courant aujourd'hui) de malmener/agresser physiquement.
Après, on peut en effet se demander pourquoi l'Express a privilégié ce terme, surtout dans un sens vieilli. Mais vous ne pouvez pas dire: " le magazine affirme donc que l'Insoumis (il s'agit de l'élu LFI de Grenoble Abdelnour Djebbouri) a maltraité physiquement l'artiste", ni que l'usage était fallacieux.
Je vous propose de réécrire votre paragraphe:
Dans son article particulièrement offensif à l'égard "des Insoumis", l'Express écrit "« Que faisiez-vous le 12 juin 2025 à Tel-Aviv ? », l'a molestée face caméra un Insoumis à la Nuit Blanche, dont elle fut la directrice artistique". Le verbe "molester" doit être ici compris dans le sens (peu utilisé de nos jours) de "Importuner, tourmenter (quelqu'un) par des exigences, des tracasseries, des critiques" et ne signifie pas que l'Insoumis (il s'agit de l'élu LFI de Grenoble Abdelnour Djebbouri) a maltraité physiquement l'artiste. On peut s'interroger sur l'usage de ce terme, dans ce sens si particulier, d'autant plus que les élus insoumis grenoblois accusent le "staff" de Butch de les avoir repoussés, au point de faire tomber leurs téléphones. La vidéo diffusée par les Insoumis ne permet pas de prouver une violence physique ni de la part des Insoumis, ni de la part du staff de Barbara Butch. Contacté par ASI, L'Express n'a pas répondu à nos sollicitations pour expliquer cette formulation choisie.
"Vieilli ou littér." ne veut pas dire "sens premier". Ce n'est pas ainsi qu'il est utilisé aujourd'hui donc quel intérêt de l'utiliser lorsqu'on est journaliste à moins d'induire les lecteurs en erreur ? Dans tous les cas, sans explication de l'auteur de l'article (qui ressemble quand même beaucoup à billet ou édito), impossible d'aller plus loin.
Pour le reste, merci pour vos suggestions mais j'écris moi-même mes articles et je vais continuer ainsi. Je peux ajouter une nuance en mentionnant cet usage ancien si vous y tenez afin d'être parfaitement complète.
Sens premier chronologiquement parlant, datant du XIIIe siècle comme l'atteste son étymologie. Et "Vieilli ou littéraire" ne veut pas dire "inusité": le mot est toujours utilisé dans ce sens, même si c'est peu fréquent. Quant aux intentions de l'auteur, on n'en sait rien. Peut-être que l'auteur est quelqu'un de très littéraire, et qui connaissait et employait régulièrement le verbe "molester" dans ce sens. Peut-être qu'il y avait une volonté d'induire le lecteur en erreur. Mais la construction de la phrase indique, sans aucune ambiguité, que le mot était bien employé dans son sens premier.
De manière générale, il faut laisser à l'auteur le bénéfice du doute, et ne pas présupposer une volonté de nuire ou de déformer les faits. Cela vaut pour tout le monde, y compris pour les journalistes de l'Express.
Merci en tous cas pour vos réponses. Bonne journée à vous.
"De manière générale, il faut laisser à l'auteur le bénéfice du doute, et ne pas présupposer une volonté de nuire ou de déformer les faits"
=> je ne présuppose de rien. C'est pour cela que j'ai écrit à l'auteur du papier, pour comprendre pourquoi il avait écrit cela et sur quels éléments il s'appuyait.
C'est bien d'avoir écrit à l'auteur du papier, et j'espère qu'il va vous répondre, même si c'est peu probable.
Cependant, en l'absence de cette réponse, vous faites plus que présuposer: vous attribuez à cet auteur une faute qu'il n'a pas commise: vous parlez de "récit fallacieux" (faux), vous dites: "Au-delà de la confusion du paragraphe, le magazine affirme donc que l'Insoumis (il s'agit de l'élu LFI de Grenoble Abdelnour Djebbouri) a maltraité physiquement l'artiste" (faux).
Je comprends votre erreur sur le sens du mot "molester", et c'est une erreur que beaucoup de lecteur ont pu commettre. En revanche, je ne comprends pas que vous refusez de corriger cet erreur dans votre article.
il participe à diffuser un récit fallacieux
Quel récit fallacieux ? Personne n'a dit, à ma connaissance, que les deux élus insoumis avaient été violents physiquement ce jour-là.
On commence à tourner en rond donc ce sera ma dernière réponse si vous permettez : utiliser un terme qui dans l'usage courant et entendu par le plus grand nombre signifie "violence" qu'elle soit physique ou autre, c'est participer à construire un récit fallacieux. Par ailleurs, cet épisode est également évoqué dans un autre papier avec le même angle mais là - désolée - j'ai pas l'énergie de m'y replonger.
Pour le reste, j'ai mis à jour le papier en prenant en compte votre remarque. Bonne journée
C'est quand même fou toute cette énergie pour contester l'évidence: molester dans le sens commun signifie malmener physiquement, un journal mainstream s'appuie nécessairement sur le sens commun sans quoi il ne produirait ps de l'information mais de la pure confusion, et votre insistance confine au harcèlement, créez donc votre média, vous pourrez y molester (sens litt.) qui bon vous semblera
C'est quand même fou toute cette énergie à vouloir faire dire à L'Express quelque chose qu'il n'a pas dit.
Je ne fais que rectifier une erreur de lecture, vous devriez plutôt me remercier de vous avoir appris un peu de vocabulaire.
C'est ce que l'on comprend en lisant ce mot.
Ce n'est anodin. Si j'utilise un mot X dans un article, que son usage habituel et commun correspond à une définition Y mais que moi je veux juste l'utiliser dans un sens ancien que quasi plus personne n'utilise et ne connaît, ce n'est pas anodin. Nous sommes responsables des termes que nous utilisons et de ce qu'ils impliquent en terme de compréhension. Faire semblant de ne pas comprendre cela est étonnant.
ça me rappelle un reportage passionnant sur la dissection d'un poil de cul
On pouvait supposer que Madame B. était un personnage d'ampleur avec une certaine envergure....
Et qu'elle mérite les gros titres....
Mais de là à lui consacrer un second chapitre un peu pesant....
Que serait-ce si elle avait du talent ? ou une épaisseur artistique ?
Il est vrai qu'il y a assez peu d'occasions de se révolter dans cette actualité sereine , douce, et heureuse
la propagande russe est bien bannie, pourquoi pas celle venant des génocidaires de Gaza qui s'attaquent à la Cisjordanie, le Liban, l'Iran?
I24news nous la déverse quotidiennement
depuis la bataille d'Hernani la critique vociférante d'un artiste n'a rien d'exceptionnelle
que Gaza soit reconstruit, que les colons soient évacués de Cisjordanie, que le mur d'apartheid soit abattu comme celui de Berlin, que les ouvriers agricole thaïs soient renvoyés et la paix pourra avoir une chance de s'établir
Excellent article, qui montre comment la plupart des médias ont menti et transformé la réalité, la dépolitisant et la décontextualisant une nouvelle fois. Le constat est particulièrement cruel pour les médias qui se prétendent "de gauche": de Mediapart à Regards, en passant par Libération et Le Monde.
Que vont-ils faire de cette série d'article d'Élodie Safaris ? Vont-ils s'en saisir et amorcer un mea culpa ?
S’ils ne le font pas, on pourra dire qu’aujourd’hui ces médias sont en guerre contre la démocratie. En guerre contre la démocratie car ils tapent sur la 1ère force d’opposition à gauche avec le pire moyen qu’ils ont à leur disposition : la désinformation. Ils pourraient enquêter, trouver comme au RN des « brebis galeuses » (qui constituent en réalité l’entièreté du troupeau), ils ne le font pas. Ou plutôt si, mais ils ne trouvent rien.
La seule solution vient donc des médias indépendants et non institutionnels, dont les journalistes ne sont pas issus d’un sérail consanguin socialement et politiquement.
"Le malheur des Palestiniens est que leur oppresseur est juif". Leur résistance, leurs soutiens seront toujours suspects d'antisémitisme. Ce haro sur LFI est cousu de fil blanc et est même contre-productif. Rappelons nous l’affaire Deranque. On a préféré rendre hommage a un néo nazi probablement antisemite du moment que cela permettait de compromettre LFI.
"Imaginez une seconde : si l'énergie médiatique mise au service de la condamnation des actions militantes avait été mise dans des sanctions contre Israël ?" peut-on lire sur ce communiqué d'Urgence Palestine.
Tout est dit.
Toute cette énergie qu’il faut, à ceux comme vous, qui cherchent à savoir ce qui s’est réellement passé et à rectifier tous les mensonges balancés dans les mainstream , jusqu’à Regard . Sur un événement plutôt anodin.
Davantage que loi sur l’agriculture qui autorise l’empoisonnement de la population.
Du permis de tuer accordé à la police
Du doublement des franchises médicales.
Ne soyons pas dupes, le cas Butch leur est bien égal, il s’agissait simplement ici de calomnier LFI pour le discréditer et le salir.
L’élection présidentielle approche et la candidature fait peur au bloc bourgeois, alors tous les moyens sont bons, les plus malhonnêtes comme d’habitude.
Bon résumé de contre attaque:
Après une telle chronique, on a envie de se faire l'avocat du diable quitte à attirer la foudre de commentaires énervés.
Donc :
Haro sur le baudet !
En l’occurrence la méchante sioniste menteuse Barbara Butch ; elle rassemble à elle toute seule tous les vices de la boite de Pandore.
Horreur et putréfaction : face aux pro-palestiniens y auraient-ils des palestiniens amateurs ?
Et qui, ici, se dirait anti-palestiniens ? C'est du non-sens total !
Vous défendez la cause palestinienne, certes. Mais que savez-vous réellement de la vie d'un palestinien ?
A quel heure se lève-t-il ? Quel est l'heure de sa sa sieste ? Quel musique aime-t-il ? Quel est son plat préféré ? Comment préfère-t-il s'habiller ?
Bref, connaissez-vous des palestiniens, leur avez-vous déjà parlé et avez-vous des liens d'amitié avec des palestiniens ? Moi oui !
C'est très dur à lire. Tous ces angles morts, toute cette énergie dépensée pour ne pas voir le principal nœud du problème : l'antisémitisme.
On ne va pas se raconter d'histoires, évidemment que LFI prend tarif avec entrain de la part de la bourgeoisie. Mais l'antisémitisme dont font preuve toutes les personnes qui soutiennent cette action, qui parlent de sionisme à longueur de journée pour qualifier des juif·ves.
Ça me peine de voir ASI lâcher la rampe comme ça. Malgré tout il reste Nassira El Moadem qui arrive à rester droite dans sa défense de la Palestine sans tomber dans l'antisémitisme (cf l'émission avortée avec Rima Hassan).
J'ai voté LFI à presque toutes les élections précédentes, ce ne sera pas le cas en 2027 (sauf 2nd tour face au RN, évidemment).