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Concert interrompu de Barbara Butch : les angles morts du récit médiatique (2/3)

C'est un emballement médiatique qui cristallise quelques uns des sujets les plus inflammables : Gaza, Israël, LFI, l'antisémitisme et la liberté d'expression. Dès lors, pas si étonnant que le concert de la DJ Barbara Butch qui s'est déroulé à Grenoble samedi 18 juillet et sa perturbation par une foule de militants et citoyens engagés contre sa venue, aient largement occupé le champ médiatique toute la semaine suivante. ASI s'est penché en détail sur le traitement médiatique de cette "affaire", et s'est entretenu avec plus d'une vingtaine de personnes qui étaient présentes ce soir-là. Parmi eux, des militants, des journalistes, ou des spectateurs. Dans une première partie nous analyserons l'emballement médiatique hors norme autour de cette soirée. Puis dans une seconde, les biais et angles morts de ce récit médiatique. Avant de donner la parole, dans une troisième et dernière partie à des militants et citoyens qui ont pris part à la manifestation.

Commentaires préférés des abonnés

"Le malheur des Palestiniens est que leur oppresseur est juif". Leur résistance, leurs soutiens seront toujours suspects d'antisémitisme.   Ce haro sur LFI est cousu de fil blanc  et est même contre-productif. Rappelons nous l’affaire Deran(...)

 

"Imaginez une seconde : si l'énergie médiatique mise au service de la condamnation des actions militantes avait été mise dans des sanctions contre Israël ?" peut-on lire sur ce communiqué d'Urgence Palestine.

Tout est dit.

Toute cette énergi(...)

Derniers commentaires

J'ai essayé de répondre à tous les commentaires qui appelaient une réponse. Si j'ai oublié certain.es d'entre vous, faites-moi une petite mention ! Bon dimanche à toutes et tous ! 

J'ai lu parmi les commentaires certains qui espéraient que le travail remarquable d'Élodie Safaris allait pouvoir permettre aux médias qui se sont emballés de corriger le tir et de rectifier les erreurs voire les mensonges les plus flagrants. Personnellement j'en doute, même s'il faut bien sûr continuer d'éclairer les usagers des médias de bonne foi et intensifier le rôle des médias indépendants. 

En tous cas, au vu de cette décision ministérielle, dont pourra se réjouir Patrick Bruel de concert avec Barbara Butch, ce sont bien les médias qui mentent qui ont gagné.

Chère Élodie,


Que faire pour vous remercier pour l'intégralité de vos investigations.


Cette phrase : 


"Libé, qui a publié la semaine passée quatorze contenus sur le sujet, a même remis une pièce dans la polémique avec une tribune signée Eric Piolle s'adressant à Jean-Luc Mélenchon et le sommant de "reconnaître une erreur" " .


est sublime et montre que le quotidien ne fait pas son travail sans doute en raison des plumes directes (journalistes) et indirectes (actionnaires) qui le composent. 



Les deux suivantes :


"Pris indépendamment les uns des autres, ces éléments peuvent sembler anecdotiques. Mais la façon dont ils sont racontés, occultés ou déformés, participe à construire un récit médiatique fallacieux qui diabolise les élus LFI et les dépeint comme des personnes violentes ou comme des politiques malhonnêtes qui diffusent sciemment des fake-news.


"Un contexte militant complètement absent des médias nationaux qui ont traité "l'affaire", alors qu'il permet de mieux comprendre comment ce boycott et cette manifestation ont pu fédérer autant de gens, par-delà les militants les plus impliqués."


montrent l'angle permanent des mainstreams accentuant ainsi un climat néfaste pour les citoyennes et les citoyens. 


Prenez bien soin de Vous durant cet été catastrophique pour vous en préserver.

Et bientôt un délit d'entrave à concert. 

C'est Bruel qui va être content!

Propagande de gauche contre propagande de droite . Je choisis le milieu : Edwy Plenel 


Un grand merci Elodie pour votre travail de décryptage; le choix de vos sujets, la manière de confronter les infos, d'aller cherché celles qui sont occultées car elles risquent de contrarié un récit,, orienté officiel et/ou consensuel font de vous la journaliste la plus passionante de ce site et celle -  rare - qui est au coeur de ce qu'on attend a priori d'un média tel qu' a@i. 

Désolée Élodie,  je n'ai pas pu aller bien loin dans la lecture de ce papier : obligée de m'arrêter à la tribune dans Regard, devant tant de mauvaise foi et d'incompréhension de ce qui s'est joué. J'essaierai de reprendre ma lecture plus tard car je ne doute pas qu'encore une fois, vous avez fait le taf (le debut du papier ne laisse guerre de doute hein...) mais j'ai regardé 3 vidéos hier, sans doute postées dans les commentaires du billet précédent, d'une chaine que je ne connaissais pas mais qui a elle aussi décortiqué l'affaire dans le détail (peut-être la citez vous ?). Merci encore pour votre décorticage des manipulations insupportables que l'on doit se taper. 


"L'insécurité sémantique", l'incertitude sur le sens des mots, ajoute encore à la déstabilisation de la société. Des tas de termes indispensables à la réflexion, démocratie, république, laïcité, gauche, antisémitisme, vérité ..., empêchent de se comprendre et provoquent des débats à n'en plus finir.

C'est ainsi qu'une communauté se délite et que l'homme devient une huître, se fermant ou s'ouvrant selon l'interlocuteur (comparaison d'un contemporain des guerres de religion, le ligueur Louis d'Orléans), avant de devenir un loup ou une proie pour ses congénères.

Un autre participant de ces guerres civiles a écrit : "Le plus grand malheur qui puisse advenir à une République c'est ... un peuple qui se bigarre de mots de partialité".

Citation extraites de Survivre, de Jéjémie FOA qui sonne comme un signal d'alerte !

Merci pour cette brillante chronique volumineuse ( il est vrai que le sujet s'y prête ).


Il serait donc malvenu de la compléter...


Je dois , cependant, indiquer qu'après consultation de Grok et Chat GPT, il est confirmé que Notre Première Dame  (frappeuse ) n'a jamais traité Barbara,  la grande artiste si méritante, de " sale conne ".


Il fallait que cela fût dit.


J'attends avec impatience les volets suivants de cette enquête,  car c'est du lourd.

Pendant ce temps là,  un réalisateur israélien, clairement opposant, Nadav Lapid, voyez « le genou d’Ahed et Oui » deux œuvres exceptionnelles,  a été boycotté à Marseille… L’absence de distinction (dans tous les sens du terme) des boycotteurs est effrayante.

Barbara Butch est une artiste, elle a appris à utiliser ses attributs,  obèse, lesbienne et juive...tout comme Sammy Davis Junior disait je suis noir,  je suis borgne, je suis juif…B.Butch sait mieux que quiconque ce que signifie un tel coquetèle et comment le sublimer.  Je n’écoute pas la musique de la dame, mais rien que de la voir, j’imagine qu’elle ne va pas mettre son aura dans sa poche...

Sammy Davis Junior, ça ne l’empêchait pas d’embrasser Nixon en public, durant sa campagne… B.Butch aime-t-elle  Netanyahu ?.. Si oui, pour  la boycotter ses adversaires ne doivent pas confondre catharsis et efficacité politique, à mon sens, la distinction  est efficace. Et j’attends de lire les témoignages  le 03/08...

En tant que vieux c..,  j’ai eu la plus grande estime pour les boycottage artistique, tel celui  de Jean Royer ce  candidat à  la Présidence 1974,  un « père la pudeur », suivi malgré lui par une bande de jeunes qui scandaient lors de ses discours publics : L’érotisme ne passera pas !! zob, zob, zob…La classe !....(mais après 68, on était créatif).

et çà continue ! ne nouvelle loi proposée....

Quand vous dites à la fin de l'article que la remise en question de l'existence des projectiles (ou du moins de projectiles réellement dangereux) est une conséquence de la défiance vis à vis des médias (et de la vidéo du Parisien), j'ai l'impression que vous inversez un peu la charge de la preuve. Ce sont Barbara Butch et les médias (et la police) qui ont affirmé l'existence des bouteilles en verre et de graviers jetés et se sont largement appuyé là dessus pour qualifier de violente la manifestation qui a eu lieu durant le concert. Plus d'une semaine plus tard, les preuves n'ont pas été produites, et les personnes mises en cause contestent massivement l'accusation. Dès lors pourquoi ne serait il pas simplement rationnel d'affirmer que les dangereux projectiles dont il est question, jusqu'à preuve du contraire, n'ont pas existé? Par ailleurs même si l'on reconnait que des projectiles ont bien existé (certains témoins parlent de quelques gobelets et bouteilles en plastique) le récit médiatique dit que ce sont les activistes qui auraient lancé ces projectiles. Là encore, où sont les preuves? Qu'est ce qui permet d'affirmer que cela venait bien des activistes? Il y a une différence entre refuser le récit médiatique par principe et refuser de croire, parce que les preuves n'ont pas été avancées, un aspect spécifique d'un récit médiatique dont on peut déjà affirmer par ailleurs qu'il est globalement trompeur, exagéré, mensonger sur certains points, et politiquement à charge. Si un média quelconque fournissait une enquête convaincante prouvant l'existence desdits violents jets de projectiles de la part d'activistes, je le croirai volontiers et réviserai en partie mon jugement sur le déroulé des évènements. Néanmoins beaucoup de gens ont filmé le concert et la manifestation, il est donc quand même fort étonnant que tout ce qu'on aie à se mettre sous la dent après l'emballement médiatique est la très peu impressionante vidéo du parisien. 


Et je trouve que ça n'est pas un détail du tout. On a déjà eu le cas d'un flagrant mensonge médiatique répété en boucle avec la soit-disant drogue de synthèse retrouvée dans le sac à main de Rima Hassan. Qui s'est complètement dégonflé une fois l'attention médiatique retombée, trop tard donc, puisque le mal était déjà fait.


Accuser sans preuve solide des activistes de violences est un acte de diffamation, d'autant plus grave au vu de l'extrême médiatisation de l'affaire. Ce serait quand-même important de prendre la mesure du préjudice que cela représente pour les personnes et organisations ciblées.


Je rappelle tout de même qu'il y aura sans doute une enquête approfondie puisque Barbara Butch a déposé plainte (contre LFI il me semble) pour entrave à la liberté de création artistique. Nous verrons donc ce que la justice française a à dire de tout cela.

Mvoui, donc toujours pas des masses d'infos sur l'ultrasionisme génocidaire de l'adulatrice de Netanyahou et sur son apologie forcenée de la loi yadan. 


Pour savoir s'il y a emballement possible de ce côté-là, on se réfèrera au 3ème épisode où seront interrogés... ah bin non tiens, c'est le même que le 2ème épisode du coup. Bah on saura pas. C'est pas la question - ou en tout cas elle est pas au programme.


Un camp contre l'autre, en rangs serrés. Rien ne dépasse.

Bonjour, non, ce n'est pas l'objet de mon travail, navrée de vous décevoir. Dans le 3e article, je donne la parole aux militants, manifestants et journalistes présents ce soir-là donc non, ce n'est pas la même chose. 

En revanche, si vous attendez de moi que je produise un billet éditorialisé pour dire si oui ou non est "une sioniste" et / ou une personne à boycotter, vous serez déçu, ce n'est pas non plus l'objet de mon travail. je peux en revanche vous répondre immédiatement sur votre premier sarcasme de façon factuelle : elle n'a jamais soutenu Netanyahu publiquement et a même dit l'inverse. Bonne soirée 

Bien sûr, on s'en fout désormais. On quitte l'époque où il était intéressant de faire un pas de côté, de faire la part des choses, et de sortir des emballements. Maintenant, l'emballement c'est exclusivement celui des autres, et si c'est pas celui des autres c'est pas l'objet. Beaucoup plus simple et beaucoup plus confortable pour tout le monde.


Donc on saura pas si les médias (les autres, les ceux de les gentils, les intouchables) ont monté en sauce la monstruosité de Butch. Mais ce qu'on saura, c'est (forme sur le fond) si son annulation a été malpolie ou non, s'il y a eu ou non une bouteille ou des gros mots, et à quel point les méchants (il n'y a que eux qui) ont de leur côté monté en sauce cette annulation.


ASI s'intéressait à la manipulation, et aux distorsions médiatiques qui façonnent et polarisent notre société. C'était un sujet en soi, transversal, sur toutes les polémiques. C'était rare et précieux, dans un paysage où la partialité est valorisante. C'était entre la marteau et l'enclume. Mais on a atteint le point de rupture, il y en a toujours un. Un abandon devant la pression d'un bord ou de l'autre. 


L'objet du travail d'ASI, désormais, c'est "l'autre camp". Dans les lancers de crottin mutuels, pointer les lanceurs d'un côté, ne pas s'aliéner les lanceurs de l'autre. Après tout, ça reste de la vérité, du factuel, du journalisme, techniquement. Mais en bonus, c'est convenu, ronronnant et sécure pour le public - qui ne risque pas de lire ce qu'il ne croit pas déjà, et ce à quoi il ne s'intéresse pas.


Pour une société qui, collectivement, vous avec désormais, choisit l'abandon de ce pas de côté.    

Perso, dans cette histoire, j'ai pas de "camp". Je trouve l'emballement et l'ampleur de la couverture médiatique grotesque, tout autant que certaines accusations qui pèsent sur LFI - Grenoble et LFI en général. Je trouve aussi que BB n'est pas une bonne cible et qu'il y a d'autres choses à faire que d'aller interrompre ses concerts. Mais, voyez, c'est pas le sujet, encore une fois. 


D'ailleurs c'est pour ça que j'ai écrit des articles et pas un édito "énervé". 


Pour tout le reste, j'ai du mal à voir où vous voulez en venir avec vos accusations générales et génériques. Mais c'est sûrement parce que j'ai un petit esprit très étriqué qui veut pas sortir de sa zone de confort ;) bonne soirée 

Il ne s'agit pas d'éditos ou d'opinions. Il s'agit d'une campagne contre une personne sur la base de postures et discours qui lui sont attribuées, véridiquement ou faussement. Ce qui peut se vérifier par l'enquête journalistique. Quand on s'intéresse à le vérifier. Quand on s'intéresse aux mécanismes et légitimités des "emballements".


En face, il y a des accusations de fond et de forme, et ces accusations sont elles-mêmes de différentes validités en fonction de qui Barbara Butch est. Parce que "qui elle est" justifie des actions différentes contre elle, et donc justifie différemment les critiques de ces actions. Si les militant.es (LFI et autres) sont accusé.es de violences (symboliques ou non) disproportionnées, cette disproportion est réelle ou non en fonction de Barbara Butch (de ses positions, de ses discours, de ses actions, de leurs sens et de leurs intentions).


Maintenant, s'économiser cette question, c'est ne pointer la malhonnêteté (le goût de la construction d'ennemi, l'indifférence à la fausseté et à l'injustice) que d'un côté. Et du côté qui conforte complaisamment le bruyant public d'ASI, dans ce qu'il est devenu : des consommateurs de discours partisans et convenus, allergiques à toute autocritique, à toute réserve quant aux postures, actions et discours de leur propre parti messianique. Si ma conclusion est tellement opaque, je dois mettre le point sur les i. En ne traitant de façon critique qu'un emballement, ASI valide en creux l'autre, et complaît à une clientèle qui supporte de moins en moins de voir son mouvement critiqué et analysé au même titre que les autres.


Et c'est la fin d'un des tous derniers médias curieux d'impartialité détachée, ancienne bulle d'oxygène dans une société de plus en plus polarisée, chauffée à blanc, et indifférente au factuel non-instrumentable. 

Amphigourique et injuste...


Peur mieux faire 

Quand on arrive à la fin d'un post de IT , on a déjà oublié le début .

Amphigourique, c'est encore trop génereux 

Ampoulique et prétentieux 

boarf, chacun écrit comme il peut / veut. 

Mais faut-il encore rester compréhensible. Là, j'avoue, je vois pas bien où il veut en venir. Mais suis prête à tout entendre / lire ! 

"Il s'agit d'une campagne contre une personne sur la base de postures et discours qui lui sont attribuées, véridiquement ou faussement"

> oui et il me semble avoir rappelé ce que était avéré ou pas en la matière en fonction des éléments que j'avais à disposition.  


Vous dites "Si les militant.es (LFI et autres) sont accusé.es de violences (symboliques ou non) disproportionnées, cette disproportion est réelle ou non en fonction de Barbara Butch (de ses positions, de ses discours, de ses actions, de leurs sens et de leurs intentions)" . Puis "Maintenant, s'économiser cette question"

> je n'ai pas le sentiment d'avoir fait l'économie de cette question mais, au contraire, d'avoir donné les éléments - ou renvoyé parfois vers des éléments afin que chacun dispose des informations à disposition pour se faire un avis. 


Pour le reste : Je n'ai jamais cru à l'impartialité. À l'honneteté intellectuelle, c'est autre chose. Permettez-moi de vous dire que "points sur les i" ne sont pas très efficaces car vos propos sont toujours aussi flous. 


"En ne traitant de façon critique qu'un emballement, ASI valide en creux l'autre, et complaît à une clientèle qui supporte de moins en moins de voir son mouvement critiqué et analysé au même titre que les autres" => il me semble qu'on a déjà prouvé à plusieurs reprises que ce n'était pas le cas et ici tout le monde s'en souvient très bien. 


C'est quoi "l'autre emballement" dont vous parlez ? C'est vraiment pas clair. 


ASI s'occupe à déconstruire les récits médiatiques. En l'occurrence c'est le traitement médiatique de cette histoire que j'ai tenté d'analyser et de déconstruire. Apparait évidemment aussi les éléments de fond des accusations des critiques de BB et, aussi, les faits (aka : ce qu'elle signé, ce qu'elle a dit, pas dit, etc). Mais je maintiens : ce n'est pas à nous de dire "BB est une sioniste" ou "BB n'est pas une sioniste". D'ailleurs à ce titre je n'utilise plus ce terme tant il est instrumentalisé. 


S'il y avait un emballement inverse, chez des médias de gauche par exemple, je n'aurais pas trop de souci à le signaler. 


J'ai évoqué par ailleurs qu'il y avait un "emballement inverse" dans la mise en doute de la "parole officile" (sic). Ce qui ressemble beaucoup d'ailleurs à ce que j'avais pu observer après les évènements d'Amsterdam. Il arrive qu'après un tel emballement médiatique il y ait une contre-réaction parfois tout aussi outrancière et qui va même par endroit à frôler le complotisme (et les fakes qui vont avec). 


Et donc pour conclure, je maintiens que SI, c'est le sujet d'édito ou pas édito. Et que dans le cadre de ces articles anglés de cette façon, ce n'est pas à moi de juger si c'est "bien ou pas bien" d'appeler au boycott de BB quand elle est invitée dans un festival subventionné par la ville ou si c'est bien ou pas d'aller manifester devant son concert.


Je goûte assez peu à la façon extrêmement manichéenne dont vous présentez les choses et les caricaturez, à mon sens.  Et à titre perso, je me suis suffisamment souvent fâchée avec des "zinzinsoumis" sur les réseaux pour ne pas avoir à baisser la tête face à vos accusations fallacieuses. 


Sur ce, très bon week-end ! 


Zinzinsoumis , c'est pas très gentil. 

Répondre à IT c'est une dépense d'energie inutile 

Je m'en suis déjà expliquée plusieurs fois ici mais c'est comme ça que j'appelle non pas les insoumis mais une poignée de militants ou soutiens un peu trop zélés, extrêmement agressifs (en ligne du moins). Il m'est arrivée plusieurs fois de me les "prendre" sur X et à chaque fois que c'était un peu massif, j'ai reçu, en privé, de soutien de députés LFI infiniment plus respectueux que certain.es de leurs fans. Voilà tout. 

Le terme "Zinzinsoumis" est utilisé même au sein du mouvement insoumis, parfois en autodésignation, je pense qu'il y a nettement moins gentils.

Dans nos temps de non discrimination, utiliser zinzinsoumis n'est-ce-pas du validisme, en utilisant la maladie mentale comme insulte ?

être "zinzin" n'est pas une maladie mentale. 

C'est un débat de savoir ce qu'on fait de tout les termes plus ou moins associé à la folie, pour moi il est flou et non tranché et je ne nous vois pas résoudre ça ici.

S'il faut clarifier encore plus :


Emballement 1 : Interprétation des actes/dits/identités de B.B. comme pro-génocidaires (et donc appels à action contre ses prestations). Il a lieu, ou pas, un peu beaucoup, en fonction de qui est réellement B. Butch.


Emballement 2 : Interprétation des actes/dits militants anti-BB comme antisémites et physiquement hyperviolents. Il a lieu, un peu beaucoup, en fonction de ce que sont réellement ces actes/dits militants, et en fonction l'emballement 1. C'est l'objet de ces articles, limité par le fait que l'emballement 1 est hors sujet.


L'emballement 2 est confortable à dénoncer (chez l'ennemi) pour le forum d'ASI. 


L'emballement 1 est inconfortable à (auto)critiquer pour le forum d'ASI. 


À part ça, oui, ASI est généralement intègre jusqu'à se mettre en danger, quand il s'agit d'appliquer le même regard critique sur toutes les mouvances, sympathiques ou monstrueuses. Mais tout n'est perpétuellement que "jusqu'à l'instant présent". Tout est sujet à changement, à infléchissement et j'en ai vus, autour de moi, des renoncements sous la pression, des retournements sous l'usure (parfois ouvertement admis comme tels). Rien n'est acquis, et ni les héros d'hier, et ni les héros d'il y a 30 secondes. J'en ai vu partir en fumée, des passés-cautions, de loin et de près.


Je ne suis pas plus capable de confiance que les "zinzinsoumis" eux-mêmes. Je prends les productions d'ASI au présent. Voilà tout ce que je suis capable d'expliciter, avec mes mots à moi. Si j'avais l'aptitude communicationnelle d'un Ritsos (kai na 'delfe mou pou mathame...) j'en aurais fait mon métier.


Bon week-end.

La madame vient de te dire que ça ferme. T'es sourdement aveugle ou quoi ?

C'est (enfin !) plus clair. 

Je conviens que le type d'articles que j'écris à ses limites ! Je conviens aussi du fait que traiter des polémiques participe parfois à les alimenter, à les mettre en lumière aussi. Ça fait partie du "jeu". 


Pour ce que vous appelez l'emballement 1 : je pense que vous faites une petite généralité parce que pour m'être entretenue en 10 jours avec un certain nombre de personnes qui ont manifesté le 18 juillet au Cabaret frappé et d'autres qui se sont positionné en critique de BB, je peux vous assurer que toutes et tous ne la considèrent pas comme "pro génocidaire". 


Je n'ai pas la place de m'attarder en longueur sur les discours militants, je ne travaille pas pour la rubrique "société" d'un journal. En cela, j'en conviens, il y a certains point que je ne peux pas traiter en profondeur. Mais enfin, il me semble tout de même qu'en la matière, j'ai donné à voir, aussi, la diversité de discours qui pouvaient exister sur les réseaux, dans les sphères militantes, sur cette histoire. 


Pour le reste, je vous laisse à vos envolées, je ne suis pas très douée pour ça ;)


Merci d'avoir pris le temps de clarifier et d'avoir placé quelques mots grecs. J'en reviens, et le pays me manque déjà !

On peut s’interroger sur les motivations d’Éric Piolle qui l’ont amené à rédiger sa lettre à Mélenchon, publiée, of course, dans Libération. Parmi ces accusations, pour faire court, j’en relèverai deux. Tout d’abord, il reproche à LFI d’avoir fait preuve d’« ingérence politique » en appelant la mairie à déprogrammer Barbara Burch. Il semble qu’il lui échappe (soyons charitables en ces temps de canicule) que demander à une municipalité de clarifier sa position sur un artiste qu’elle finance relève du débat public légitime. Comme en témoigne l’arrêt Baldassi prononcé par la Cour européenne des droits de l’homme, datant du 11 juin 2020, qui condamne la France pour avoir sanctionné en 2013 des militants du collectif Palestine 68 ayant appelé au boycott des produits originaires de l’État d’Israël dans le cadre d’une manifestation devant un hypermarché Carrefour en 2010 et 2011 (source Wikipédia). Ensuite, il laisse sous-entendre que l’accusation, "via des tracts outrageux", faite à BB d’avoir montré une certaine complicité avec le « pire des crimes » (le génocide), n’est pas exempte d’antisémitisme. Des preuves, certes, il n’y en a pas, mais tel est le « ressenti » de B. B. (ritournelle reprise ad nauseam, en particulier par E. Plenel sur X (dérive incompréhensible - encore que... - d'un journaliste disant fonder ses enquêtes uniquement sur des faits), et par une grande partie de la « gauche morale »). Or, Arié Alimi, l’avocat de la mairie de Grenoble, reconnaît, lui-même, que la ville « n’a pas d’éléments pour caractériser une plainte pour antisémitisme ». Décidément, force est de constater qu'« on rencontre de par le monde d’austères moralistes toujours à cheval sur le devoir. Mais ils ont un manège en ville » (Paul Masson). Quel est le manège d'E. Piolle ?

Bravo pour ce travail d’enquête sur la propagande mensongère dans la presse française.  

Elle démontre qu’elle fait aussi bien que Xenia Fedorova, voire mieux. 

Le ministère de l’intérieur a du boulot !

Bientôt des Oqtf en masse dans les rédactîons ?

Je me permets, en le modifiant un peu, de remettre un commentaire que j'avais publié sur un vieux fil de discussion périmé et moins adapté que celui-ci :


Le vieux va-t-il parler ? Il semblerait qu'à gauche on attende une parole claire de la part de Mélenchon au sujet des accusations d'antisémitisme de sa part ou dans son mouvement.

Catherine Tricot, la directrice de Regards, a déclaré, dans un échange avec Pablo Pillaud-Vivien, que "des hauts placés de la France insoumise nous avaient dit qu'il y aurait quelque chose de Jean-Luc Mélenchon à propos de l'antisémitisme de construit. On attend toujours. Je ne sais pas si ça aura lieu désormais"  (à partir de 29'40").

De son côté, Éric Piolle, ancien allié de LFI a Grenoble, somme Mélenchon de condamner clairement l'action contre Barbara Butch.

Ça m'amène deux interrogations. Est-ce que ces interpellations ont pour but, si Mélenchon y répond favorablement, de pouvoir appeler à voter pour lui plus facilement ? Et est-ce que Mélenchon n'est pas prisonnier, s'il s'explique, de l'obligation de devoir toujours se justifier ? Car la meute ne le lâchera pas pour autant.

C'est peut-être ka raison pour laquelle il garde le silence sur le sujet. Qu'en pensez-vous ?

Les studios de cartoons Hanna Barbera ont produit un héro : Yogi Bear. (message de boomer pas assagi)


Plus intéressant et rigolo que la Dijaï Barbara qui nous barbe.


Yogi Bear - Wikipedia 


Bonjour Elodie, concernant l'article de l'Express:


« Que faisiez-vous le 12 juin 2025 à Tel-Aviv ? », l'a molestée face caméra un Insoumis à la Nuit Blanche, dont elle fut la directrice artistique


La phrase prête un peu à confusion, mais si on la lit bien, "l'a molestée face caméra" renvoie à la question en elle-même. L'Express ne dit donc pas que les insoumis ont été violents physiquement, juste que cette question constituait une agression.


Quant à la vidéo que vous donnez:

1) le passage qui montre la scène est très court (quelques secondes), coupé en plein milieu, et ne montre pas de violence physique (ni de la part des insoumis, ni du staff de Barbara Butch)

2) ces quelques secondes coupées en plein milieu (pourquoi ?), sont précédées et suivies des déclarations des insoumis qui orientent forcément l'interprétation des images. On est en plein effet Koulechov


C'est un procédé manipulatoire qui ne prouve en rien les dires des insoumis, et qui jette au contraire un gros doute sur la véracité de leur témoignage. Avez-vous pu avoir accès à la vidéo non coupée et non montée ?




On pouvait supposer que Madame B.  était un personnage d'ampleur avec une certaine envergure....


Et qu'elle mérite les gros titres....


Mais de là à lui consacrer un second chapitre  un peu pesant....


Que serait-ce si elle avait du talent ? ou une épaisseur artistique ?


Il est vrai qu'il y a  assez peu d'occasions de se révolter dans cette actualité sereine , douce, et heureuse

la propagande russe est bien bannie, pourquoi pas celle venant des génocidaires de Gaza qui s'attaquent à la Cisjordanie, le Liban, l'Iran?

 I24news nous la déverse quotidiennement

depuis la bataille d'Hernani la critique vociférante d'un artiste n'a rien d'exceptionnelle

que Gaza soit reconstruit, que les colons soient évacués de Cisjordanie, que le mur d'apartheid soit abattu comme celui de Berlin, que les ouvriers agricole thaïs soient renvoyés et la paix pourra avoir une chance de s'établir

Excellent article, qui montre comment la plupart des médias ont menti et transformé la réalité, la dépolitisant et la décontextualisant une nouvelle fois. Le constat est particulièrement cruel pour les médias qui se prétendent "de gauche": de Mediapart à Regards, en passant par Libération et Le Monde.


Que vont-ils faire de cette série d'article d'Élodie Safaris ? Vont-ils s'en saisir et amorcer un mea culpa ?


S’ils ne le font pas, on pourra dire qu’aujourd’hui ces médias sont en guerre contre la démocratie. En guerre contre la démocratie car ils tapent sur la 1ère force d’opposition à gauche avec le pire moyen qu’ils ont à leur disposition : la désinformation. Ils pourraient enquêter, trouver comme au RN des « brebis galeuses » (qui constituent en réalité l’entièreté du troupeau), ils ne le font pas. Ou plutôt si, mais ils ne trouvent rien.


La seule solution vient donc des médias indépendants et non institutionnels, dont les journalistes ne sont pas issus d’un sérail consanguin socialement et politiquement.

"Le malheur des Palestiniens est que leur oppresseur est juif". Leur résistance, leurs soutiens seront toujours suspects d'antisémitisme.   Ce haro sur LFI est cousu de fil blanc  et est même contre-productif. Rappelons nous l’affaire Deranque. On a préféré rendre hommage a un néo nazi probablement antisemite du moment que cela permettait de compromettre LFI.

 

"Imaginez une seconde : si l'énergie médiatique mise au service de la condamnation des actions militantes avait été mise dans des sanctions contre Israël ?" peut-on lire sur ce communiqué d'Urgence Palestine.

Tout est dit.

Toute cette énergie qu’il faut, à ceux comme vous, qui cherchent à savoir ce qui s’est réellement passé et à rectifier tous les mensonges balancés dans les mainstream , jusqu’à Regard . Sur un événement plutôt anodin.

Davantage que loi sur l’agriculture qui autorise l’empoisonnement de la population.

Du permis de tuer accordé à la police

Du doublement des franchises médicales.

Ne soyons pas dupes, le cas Butch leur est bien égal, il s’agissait simplement ici de calomnier LFI pour le discréditer et le salir.

L’élection présidentielle approche et la candidature fait peur au bloc bourgeois, alors tous les moyens sont bons, les plus malhonnêtes comme d’habitude.


Bon résumé de contre attaque:


Après une telle chronique, on a envie de se faire l'avocat du diable quitte à attirer la foudre de commentaires énervés.


Donc : 


Haro sur le baudet ! 


En l’occurrence la méchante sioniste menteuse Barbara Butch ; elle rassemble à elle toute seule tous les vices de la boite de Pandore.


Horreur et putréfaction : face aux pro-palestiniens y auraient-ils des palestiniens amateurs ?


Et qui, ici, se dirait anti-palestiniens ? C'est du non-sens total !


Vous défendez la cause palestinienne, certes. Mais que savez-vous réellement de la vie d'un palestinien ?


A quel heure se lève-t-il ? Quel est l'heure de sa sa sieste ? Quel musique aime-t-il ? Quel est son plat préféré ? Comment préfère-t-il s'habiller ?


Bref, connaissez-vous des palestiniens,  leur avez-vous déjà parlé et avez-vous des liens d'amitié avec des palestiniens ? Moi oui !

C'est très dur à lire. Tous ces angles morts, toute cette énergie dépensée pour ne pas voir le principal nœud du problème : l'antisémitisme.


On ne va pas se raconter d'histoires, évidemment que LFI prend tarif avec entrain de la part de la bourgeoisie. Mais l'antisémitisme dont font preuve toutes les personnes qui soutiennent cette action, qui parlent de sionisme à longueur de journée pour qualifier des juif·ves.


Ça me peine de voir ASI lâcher la rampe comme ça. Malgré tout il reste Nassira El Moadem qui arrive à rester droite dans sa défense de la Palestine sans tomber dans l'antisémitisme (cf l'émission avortée avec Rima Hassan).


J'ai voté LFI à presque toutes les élections précédentes, ce ne sera pas le cas en 2027 (sauf 2nd tour face au RN, évidemment).

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