Concert interrompu de Barbara Butch : la parole aux personnes présentes (3/3)
C'est un emballement médiatique qui cristallise quelques-uns des sujets les plus inflammables : Gaza, Israël, LFI, l'antisémitisme et la liberté d'expression. Dès lors, pas si étonnant que le concert de la DJ Barbara Butch qui s'est déroulé à Grenoble samedi 18 juillet et sa perturbation par une foule de militants et citoyens engagés contre sa venue, aient largement occupé le champ médiatique toute la semaine suivante (et davantage). ASI s'est penché en détail sur le traitement médiatique de cette "affaire", et s'est entretenu avec trente personnes qui étaient présentes ce soir-là. Parmi elles, des militants, des journalistes, ou des spectateurs. Dans une première partie nous avons analysé l'emballement médiatique hors norme autour de cette soirée. Puis dans une deuxième, les biais et angles morts de ce récit médiatique. Dans cette troisième et dernière partie, ASI donne la parole à des militants et citoyens qui ont pris part à la manifestation, ainsi qu'à des journalistes présents.
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Commentaires préférés des abonnés
Grand merci pour ces témoignages qui remettent les choses à l'endroit . Une tempête dans un verre d'eau.
Tous les mainstream à l'unisson pour taper sur LFI sur la base de gros mensonges. Le pire , mediapart et plenel qui en ont profité pour assouvir l(...)
Merci Élodie pour ce trio d'articles très complets.
Je m'inquiète énormément pour l' infernal traumatisme moral subi par Barbara.
Et, j'ai noté, par ailleurs que 152 Palestiniens avaient été tués en Juillet 2026 selon le Ministère de la Santé de Gaza, dont 21 enfants.
(...)Derniers commentaires
Merci du boulot fait ! On sait pourquoi on est abonné : )
Je pense qu'il est important de réaliser la différence de quand on est dans le public et seul sur scène face à a foule. Elle à l'air très fragile, et dans le carcan d'une certaine éducation. Elle a signé un truc sans connaitre les tenants et aboutissants et sans être très éclairée. L'action me semble peu judicieuse et contreproducive dans la mesure où elle ne se revendique pas comme étendard de la politique de BiBI. Il me semble que le but est de rassembler les personnes contre ce qu'il se passe en Palestine, cela se fait par la raison, pas par l"émotion.
Elle a signé un truc sans connaitre les tenants et aboutissants et sans être très éclairée.
Elle mixait pour le NPA et avait une action militante, on ne peu pas raisonnablement la considéré comme une personne naïve et peu politisé.
cela se fait par la raison, pas par l"émotion.
Toute action militante a besoin des deux, et les deux sont important.
"Elle mixait pour le NPA "
Vous en savez des trucs!
Ok vous êtes dyslexique ....quel est le juste acronyme?
Le Nouveau Parti Anticapitaliste, celui de Poutou vu qu'on parle le la période précédant la scission.
Elle est bien intégré dans le milieu militant de gauche depuis un moment.
Je pense que c'est complètement faux.
Je vous demande donc vos sources.
Merci.
Je pense que c'est complètement faux.
Pourquoi?
Je vous demande donc vos sources.
Des témoignages personnels de militants LGBT parisiens. J'ai regardé pour vous donner des sources internets complémentaires mais je n'ai trouvé directement que cet article, qui est payant donc je n'ai pas pu vérifier.
Sinon la structure du NPA fait que je n'ai pas réussi à trouver de liste d'artistes ayant collaboré avec eux, si vous trouvez faites moi signe.
En tout cas ce que j'ai trouvé corobore le fond de ce que j'ai dit, elle est inséré depuis longtemps dans les milieux militants et c'est une militante active, elle n'a pas pu louper le débat sur la loi Yadan.
Vous confondez juste "LGBT" et "gauche".
Persevere diabolicum.
Alors je veux bien que vous m'expliquiez en quoi ce genre d'action politique est LGBT.
Si vous parlez des militant qui ont témoigné d'un mixage de sa part pour le NPA à au moins une occasion ils étaient à la fois "LGBT" et "de gauche".
Alors je vais répéter ma question, vos doutes se base sur quoi?
Je viens de voir que dans le précédent post j'ai raté mon hyperlien sur l'article en source, je vous le remet.
Pour votre "persevere diabolicum", par curiosité, vous avez décidé de faire ici du troll toxique à la Simon, comme vous me l'avez déjà fait par le passé en me reprochant d'écrire malgré ma dyslexie où on est sur un échange sérieux, histoire que je sache si je dois mettre de l'énergie à vous répondre ou pas.
?
je ne vous reproche jamais votre dyslexie mais vos arguments pleins de mauvaise foi.
Elle est bien intégré dans le milieu militant de gauche depuis un moment.
jusqu'à sa désintégration lors de ce concert
Elle mixait pour le NPA et avait une action militante, on ne peu pas raisonnablement la considéré comme une personne naïve et peu politisé.
de là à en faire une pro-bibi génocidaire il n'y a pas un juste milieu?
elle n'a pas le droit d'aimer le NPA et en même temps de pas y connaitre grand chose en sionisme?
votre rigidité mentale fait peur.
Toute personne intégré dans les milieux militants ne peu pas avoir loupé les alertes collectives sur la loi Yadan qui ont été émise dans tout les sens avant la pétition qu'elle a signé. Tout les militants de gauche quelque soit leur centres d’intérêt en ont entendus parlé.
et vous Alexis, vous etes immunisé contre le fait de dire ou faire des conneries? comme d'affirmer que B Butch a fait la DJ pour le NPA alors que ce n'est pas vrai?
B Butch a reconnu avoir tort d'avoir signé la pétition pour la loi Yadan, vous pouvez pas lui accorder le bénéfice du doute au lieu de lui chier à la gueule comme si elle était la premiere sioniste génocidaire du monde?
les gens comme vous ne font envie à personne, et surtout pas de rejoindre votre lutte, puisqu'au premier faux pas on se ferait jeter sous le bus.
et vous Alexis, vous etes immunisé contre le fait de dire ou faire des conneries? comme d'affirmer que B Butch a fait la DJ pour le NPA alors que ce n'est pas vrai?
Je peu dire des conneries et généralement je l'admet, vous me donnez la liste des artistes ayant collaboré avec le NPA histoire que j'ai une source pour invalider le témoignage que j'ai reçu?
B Butch a reconnu avoir tort d'avoir signé la pétition pour la loi Yadan
NPA ou pas, le fait qu'elle est intégré dans les milieux militants depuis au moins 2019, ça, par contre, la masse de sources décrivant son passé le confirme, donc le discours de la naïveté n'est pas crédible, c'est juste un fait.
les gens comme vous
Vu que vous déformez tout le temps ce que j'écrit et pense, votre "les gens comme vous" ne concerne que l'homme de paille que vous avez créé.
Vous citez un témoignage sur la base de rien, y’a même pas de nom. Mais limite on s’en fout tellement c’est insignifiant.
Ça se voit que vous vivez dans ces cercles militants h24, vu la pureté militante qui en ressort. Sortez un peu de tout ce truc, il y a une vie dehors. Respirez.
Vous n'avez vraiment aucunes capacité d'analyse d’autrui.
ah parce que vous pensez pouvoir donner des leçons en la matière?
A vous, oui.
Je ne pense pas non, vu votre proverbiale mauvaise foi dans beaucoup de messages
Tous ceux qui voient nos échanges savent que vous déformez les propos pour obtenir le résultat qui vous arrange, la mauvaise foi vous la créez, et je l'ai montré à de nombreuses reprises, on obtient généralement le résultat final que vous faites sur ces poins comme si l'échange n'avait pas eu lieu.
Votre autre spécialité c'est le complet détournement, on part d'un point, par exemple ici la capacité de comprendre les opinions des autres, pour dévier sur quelques chose de très différents, la mauvaise fois. En quoi être ou non de mauvaise foi éclaire ou non sur la capacité à comprendre les autres? En rien, mais vous faite comme si c'était le cas, et vous faites ça tout le temps.
par exemple ici la capacité de comprendre les opinions des autres
vous croyez que vous avez des leçons à donner en la matière... j'ai rarement vu quelqu'un de plus sectaire que vous. à part jeanbat?
Ou peut-être les épurateurs grand-remplacistes qui rêvent d'une France blanche où les citoyens ne sauraient parler que la langue officielle ?
Ah non ça compte pas c'est hors compétition ça, pardon.
je ne sais pas de quoi vous parlez mais moi je ne suis pas sectaire en tous cas
Hypocrite
Encore une fois non. Ou alors apportez des preuves
Va troller là où on te connaît pas.
Non. C’est quand j’insultais que mes messages ont été effacés. Je suis pas le seul d’ailleurs. Essaye encore, monsieur du camp du bien.
Voui voui. Notamment les insultes générales aux arabes, aux musulmans, aux simples arabophones, et tout ce qui est désigné comme "envahissant" la France...
ASI aurait dû te bannir définitivement depuis des années. Tout ce qu'ils ont fait (toujours incapables de percevoir dans les forums ce qu'ils analysent dans les médias), c'est contribuer à ton entraînement, comme à une AI, te laisser longuement tester par essai/erreur les frontières du dicible dans la propagande xénophobe et le trolling d'extrême-droite. Le même cheminement que celui du FN dans ses discours publics. En bonus, la même rhétorique qui consiste à renvoyer à la gauche, faussement outragé, des valeurs que soi-même on cherche à écraser.
Mais tu t'adresses à des gens dont nombre savent qui parle et dans quel but. Tes anciennes transparences, si elles n'ont pas amené les modérateurs à prendre la bonne décision, permettent au moins aux plus anciens asinautes de contextualiser tes hypocrisies.
je n'ai jamais insulté ni les arabes ni les musulmans et tu n'en trouveras donc jamais trace ici. ta croisade de petit gauchiste moralisateur propre sur lui prend fin ici directement donc.
tu ne dis pas que des débilités donc c'est dommage, mais cette posture morale que tu prends est ridicule. redescends un peu. ce n'est pas toi qui distribue les bons et les mauvais points. tu ne décides de rien. dégonfle ton melon. bois de l'eau.
Non, rien d'insultant à considérer que leur présence pourrit ton pays.
je n'ai jamais dit ça non plus, espèce de petit diffamateur sans foi ni loi
Ce qui montre que vous ne comprenez pas les autres.
puisqu'au premier faux pas on se ferait jeter sous le bus.
Je trouve ça particulièrement drôle, vu que toutes mes interventions sur le sujet partent de mon refus stricte qu'on jette sous le bus les militants grenoblois, ce que vous n'hésitez pas à faire.
(Et vu les convictions que vous nous envoyez régulièrement dans la gueule, ne nous faites pas croire que c'est ça qui vous empêche de nous rejoindre.)
Mais vous jetez gaillardement sous le bus B Butch, c’est de ça dont je parle.
Quand à vos chers militants grenoblois, si ils ont le malheur de faiblir un peu sur la Palestine ils se feront chier sur la gueule par Alexis Robert. Aucune souplesse, aucune nuance n’est permise. Antisioniste tu perds ton sang froid.
B Butch a reconnu avoir tort d'avoir signé la pétition pour la loi Yadan, vous pouvez pas lui accorder le bénéfice du doute au lieu de lui chier à la gueule comme si elle était la premiere sioniste génocidaire du monde?
BB n'a rien "reconnu" du tout en signant une tribune mondaine avec son avocate, une ultra-sioniste bien connue : https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/20/barbara-butch-et-son-avocate-l-antisionisme-invoque-n-a-ete-a-grenoble-que-le-vetement-de-l-antisemitisme_6727479_3232.html?search-type=classic&ise_click_rank=2
Car c'est exactement la même rhétorique que la tribune de lepoint https://www.lepoint.fr/debats/intellectuels-et-politiques-se-mobilisent-pour-la-loi-contre-lantisemitisme-3DDKJBEA2RC7VACNRXZLV4YBWA/pour la loi Yadan, que BB avait soutenue avant de rétropédaler. Oui, neuf jours après le retrait de la PPL...
alors vous, vous amalgamez le soutien à la loi Yadan avec une tribune contre l'antisémitisme signée APRES les évènements provoqués par LFI !
champion !
vous apprendrez que l'antisémitisme et l'antisionisme sont deux choses différentes.
Vous dites n'importe quoi : la tribune mondaine de BB ne vise pas l'antisémitisme mais l'antisionisme de LFI réduit ou plutôt identifié à de l'antisémitisme. Une tribune yadanesque donc.
Mais je préfère imaginer que vous ne l'avez pas lue.
Ces trucs-là ne peuvent lire que le titre du lien, pas son contenu.
Petite forme le simon en ce moment.....ou est-ce une petite forme du super troll qui gère mal ses tentacules?
Par contre les liens réservés aux abonnés c'est ianch, même si la partie accessible est déjà assez informative.
Je veux bien copier-coller cette tribune yadanesque... mais je doute que ASI soit d'accord.
Surtout pas!
J'ai pu lire le début, ça suffit.
(Et normalement en tant qu'abonné, vous ne devez pas faire ça.)
Quant à ces trucs-là, je voulais dire les bots aka idiots artificiels, il leur faut du "cliquable" direct.
Monsieur Simon est l'envoyé spécial des identitaires sur ce site.
Ne perdez pas de temps à lui répondre, il se moque de vos réponses, c'est juste pour lui un prétexte à balancer sa camelote fétide.
la "tribune mondaine" de BB vise ces génies de LFI qui ont préféré s'attaquer à elle comme un symbole du sionisme génocidaire alors qu'elle est très loin de tout ça.
pourquoi venir l'embeter elle, alors que des sionistes génocidaires il y en a plein? aucun lfiste n'est capable de répondre à cette question. Alexis Robert s'y est risqué et s'y est cassé les dents.
Merci de diffuser auprès des "génies de LFI" votre liste de sionistes génocidaires. Plus de 6000 noms, paraît-il !
Parce que toute les occasions sont bonnes pour faire parler de ce qu’il se passe là bas . Ceux qui encouragent, volontairement ou malgres eux les actions israéliennes, pink washing , concert à Tel Aviv annulé ou pas , signature regretté ou pas d’u ne tribune etc donne des occasions de faire entendre la voix de la raison , hurler free Palestine sur la play liste de BB , et en rythme est une idée de génie !
Décidément, on a les génies qu’on mérite
oui. c'est tout à fait géniale et j'aurai aimer le vivre.
Une sioniste prend un gros chèques pour diffuser une play-list de merde et des militants pour la paix viennent chanter "free palestine" sur sa daube pour en faire un chef d’œuvre spontané et intemporel : du pur génie humain.
c'est de bon gout et inoffensif. y'a que vous et l'autre tordu d'IT pour vous offusquer d'un tel miracle de circonstance!
On le sait déjà mais vous êtes givré. Et haineux.
on? je vous trouve bien seul pour dire "on"...
Comme d'habitude j'ai répondu et vous avez fait comme si ce n'étais pas le cas, ne contredisant même pas mes arguments, un jour il va falloir que vous arrêtiez de refaire ce que n’écrit en mode imaginaire dans votre tête.
votre justification était pleine de "je crois", "il me semble", vous trouviez des justifications complètement alambiquées. c'est de la mauvaise foi pour moi.
Donc vous ne comprenez pas donc c'est de la mauvaise foi c'est ça? (Si ça avait vraiment été des explications alambiqué, vous auriez facilement pu démonter les arguments, vous n'avez rien démonté).
Sinon on vie en société, ça n'a aucuns sens d'avoir votre propre définition à vous seul de la mauvaise foi.
j'ai très bien compris ne vous en faites pas. vos justifications sont juste absurdes.
Une excellente video du Canard Réfractaire sur "l'affaire"
avec vers 6'50 référence au vrai journalisme de arrêt sur images ....en citant cette chronique même...
♫♪♫♫♪♫
Merci pour cette enquête fouillée car il est important de connaître les divers points de vue d'une même histoire.
Voici le bilan que j'en retire :
1) Il y a bien eu une foule hostile et des jets de projectiles (a minima plastique, terre et canette)
2) L'envoi de projectile, habituel dans tout spectacle, génère manifestement de la peur chez l'artiste s'il s'effectue dans un contexte d'hostilité (qu'il soit le fait des militants hostiles ou de simples mecs bourrés).
3) Se positionner comme groupe hostile envers un artiste quand celui-ci est sur scène est donc toujours violent pour lui.
Il est bon que les militants mesurent cela avant de participer à ce type d'action (qui dépasse clairement l'action du simple boycott). Est-ce qu'en tant que militant on a envie d'être violent avec quelqu'un, même si ce quelqu'un est une personne dont on désapprouve profondément les prises de position?
Il est bon que les artistes mesurent cela avant de maintenir un spectacle qui suscite autant d'appels au boycott? Est-ce qu'en tant qu'artiste on est obligé d'assumer ses engagements contractuels dans un tel contexte?
Et voici un second bilan en bonus:
4) Vue la couverture médiatique très partiale, manifestement Barbara Butch sert volontairement ou involontairement les intérêt des personnes anti LFI. Ce n'est pas la première, ni la dernière...
5) Apparemment on peut être victime de multiples discriminations (homophobie, grossophobie) et ne pas être sensible à l'horreur d'un génocide qui se déroule à quelques km.
6) Cette absence d'empathie est semble-t-il très commune... très humaine.
7) L'humain (et probablement davantage les hommes que les femmes) a un très très gros problème d'empathie.
...
Bref: + de boycott, - de violence!
Les trois articles sont remarquables, les commentaires le sont dans leur très grande majorité et j'ai eu aussi la joie de voir revenir une vieille connaissance de ces pages qui n'en a donc pas fini de nous intimer le conseil de cultiver notre jardin
Outre l'évidence que la cible principale de cet emballement médiatique était LFI, on se rend compté que face à l'impossibilité d'exprimer de manière publique son désarroi sur ce qui est advenu et continue à Gazza, il reste de rares occasions de le faire sans s'attirer une interdiction pure et simple et il faut reconnaître que tout ce qui s'est préparé et a été fait à l'occasion de cette manifestation a à l'exception d'une ou deux bévues fait de manière pondérée et sans violence
Chapeau à la presse d'extrême droite et ses nouveaux suiveurs (en particulier Libé) pour leur capacité à dramatiser les scénarios, ils sont prêts à écrire ceux de la France facho à venir
Ce qu'il serait intéressant, c'est de savoir si la trilogie d'Élodie Safaris a amené des journalistes à reconnaître qu'ils se sont peut-être un petit peu emballés et à refaire un point sur le sujet (on peut bien rêver, non ?)
Impressionnée par la qualité de ce reportage. Habitant près de Grenoble, j'avais suivi attentivement, intoxiquée d'abord par les cris d'orfraie des "Médias Majuscules", puis doutant, puis un peu mieux informée (en cherchant bien!), votre article met la touche finale en décortiquant le processus.
Le troisième article, où la parole des uns et des autres est respectée est particulièrement... original. Alors que ce type de travail devrait être la règle...
Merci aux abonnés qui m'ont permis d'en profiter gratuitement... je me suis réabonnée dans la foulée.
bravo à ASI pour ce travail remarquable
du vrai journalisme
exhaustif, structuré, indispensable
en comparaison il donne une image extrêmement négative du comportement moutonnier et partial des medias mainstream
Juste un mot, merci pour cette enquête! Ça fait du bien de lire un papier réfléchi comme celui-ci
Je parle sous le contrôle de la rédaction.
Je crois qu'aucune enquête composée de plusieurs volets n'ait obtenu une gratuité intégrale par le vote des ASInautes.
J'espère que cela sera le cas pour la présente enquête et le travail précieux d'Élodie. Cela n'enlève rien non plus à l'émission de cette semaine élaborée par Robin.
Merci à Vous encore Élodie d'effectuer sérieusement du travail journalistique. Vous parliez de vos idées personnelles dans un commentaire d'un précédent article concernant les débats sur l'actualité avec vos proches. J'espère donc que votre entourage le remarque qu'elles sont développées et argumentées par rapport aux autres.
Depuis sa création, Arrêt sur images occupe une place singulière dans le paysage médiatique français et dans mon univers personnel. Comme beaucoup de ses lecteurs, je le suis depuis plus de vingt ans. J'y ai appris à me méfier des évidences, à distinguer les faits de leur mise en récit, à interroger les mots employés, les images retenues, les cadrages, les asymétries de traitement. Peu de médias ont autant contribué à diffuser cette culture de la réflexivité journalistique.
C'est précisément pour cette raison que cette contre-enquête consacrée à Barbara Butch m'a profondément troublé. Qu'on me comprenne bien. Les trois volets publiés apportent des éléments précieux. Ils rappellent utilement que plusieurs commentaires ont sombré dans l'outrance, que les comparaisons avec un « pogrom », une « Nuit de cristal » ou une « lapidation » étaient historiquement absurdes, et que cette affaire a rapidement fait l'objet de récupérations politiques. Ils montrent également, grâce à un important travail de recueil de témoignages, que la soirée grenobloise ne correspond pas aux caricatures qui ont parfois circulé. Ce travail était nécessaire.
Mais c'est précisément parce qu' ASI nous a appris depuis vingt-cinq ans que le journalisme ne consiste pas seulement à établir des faits, mais aussi à interroger leur hiérarchisation, leur contextualisation et leur qualification, que cette enquête appelle, à son tour, une discussion critique.
Mon désaccord ne porte pas sur les faits. Il porte sur le récit qui finit progressivement par les organiser. Car, au fil des trois volets, les principaux éléments de la séquence cessent d'être réellement discutés. Les témoignages recueillis décrivent une campagne organisée pour empêcher le concert, une foule massivement acquise à cette mobilisation, des huées continues destinées à couvrir la musique, des injonctions répétées à quitter la scène, des doigts d'honneur, plusieurs jets de projectiles et, finalement, une interruption revendiquée par plusieurs participants comme une « victoire ». Certains faits demeurent parfois discutés dans leurs détails — la nature des projectiles, leurs auteurs, leur trajectoire — mais ils dessinent un tableau d'ensemble relativement cohérent.
Le débat se déplace alors. Il ne porte plus sur ce qui s'est passé, mais sur la manière de le qualifier. C'est ici que surgissent, me semble-t-il, plusieurs difficultés méthodologiques.
La première concerne la violence. Depuis des années, ASI montre avec raison que la violence ne se réduit pas aux seules atteintes physiques. Le média a contribué à faire reconnaître des formes de pression, d'intimidation ou de harcèlement qui ne passent ni par les coups ni par les blessures. Pourquoi cette grille de lecture semble-t-elle devenir plus difficile à mobiliser ici ? Pourquoi une artiste empêchée de se produire pendant vingt minutes par une foule hostile ne relèverait-elle plus, a minima, d'une forme de violence d'intimidation ? Refuser les analogies grotesques avec un pogrom n'oblige pas à conclure qu'il ne s'agissait que d'une manifestation ordinaire !
La deuxième concerne le régime de preuve. L'une des forces d'Arrêt sur images est d'avoir montré que le doute journalistique ne devait pas être distribué au hasard. Or, dans cette enquête, les exigences de preuve varient selon les objets. Les comportements des manifestants sont systématiquement individualisés, contextualisés et distingués : les projectiles sont discutés un à un, les insultes deviennent marginales, les gestes les plus problématiques sont attribués à quelques individus, souvent alcoolisés ou extérieurs au mouvement. Cette micro-contextualisation est intellectuellement stimulante. Mais elle finit par produire un effet de loupe : à force de distinguer les auteurs, les intentions et les circonstances de chaque geste, elle laisse au second plan la réalité d'ensemble que ces gestes composent collectivement.
Par ailleurs, une telle prudence est absente lorsqu'il s'agit d'analyser l'« emballement médiatique » ? Des traitements journalistiques très différents, des éditoriaux, des reportages, des chroniques ou des réactions politiques finissent par composer un même récit général. D'où une contradiction de méthode : d'un côté, le doute fragmente ; de l'autre, il agrège.
Cette asymétrie se retrouve jusque dans les catégories employées. Tout au long de l'enquête, l'action conduite continue d'être largement désignée comme un « boycott », alors même que les témoignages recueillis décrivent une mobilisation assumant explicitement l'objectif d'empêcher une représentation. De la même manière, le tract représentant Barbara Butch ensanglantée aux côtés de Benyamin Nétanyahou est essentiellement discuté à travers le statut de chacun de ses éléments graphiques. En privilégiant cette lecture analytique, l'enquête passe à côté de leur dimension proprement sémiotique : ce n'est pas chaque élément qui produit le sens, mais leur mise en relation. Or c'est précisément celle-ci qui associe Barbara Butch à un imaginaire de violence et de responsabilité dans les crimes commis à Gaza.
Cette impression est renforcée par les espaces de discussion qui accompagnent les articles. Les commentaires d' ASI ont longtemps constitué l'un des rares lieux où des désaccords argumentés pouvaient encore s'exprimer. J'ai été frappé, cette fois, par la force des certitudes et par la violence de certaines réactions à l'égard de toute lecture divergente. Ce n'est évidemment pas la responsabilité directe de la rédaction. Mais un média produit aussi un cadre de discussion. Lorsqu'un contre-récit devient aussi difficile à interroger, il mérite peut-être la même vigilance critique que les récits dominants...
C'est sans doute la leçon plus générale que je retiens de cette séquence. Les contre-espaces médiatiques ne sont pas spontanément plus pluralistes que les médias qu'ils critiquent. Ils produisent eux aussi des formes de cadrage, des catégories d'évidence et des frontières de l'acceptable. La critique du « mainstream » peut ainsi devenir elle-même mainstream au sein de certains segments de l'espace médiatique et politique. Aucun média n'échappe à ce risque, pas même ceux qui ont fait de sa dénonciation leur raison d'être.
Cette discussion dépasse d'ailleurs largement le cas Barbara Butch. Nous vivons une période où plusieurs réalités coexistent sans se laisser réduire les unes aux autres. Oui, l'accusation d'antisémitisme est parfois instrumentalisée pour disqualifier des critiques légitimes de la politique israélienne. Mais oui aussi, l'antisémitisme reste une réalité préoccupante, documentée et en progression, qu'il faut sans cesse dénoncer et combattre (on aura lu peu d'articles d'ASI sur le sujet...). Oui, les crimes commis à Gaza exigent une mobilisation sociale, morale et politique. Mais oui aussi, empêcher un artiste de se produire demeure un problème démocratique, quand bien même elle a reçu plus d'attention médiatique que d'autres. Refuser ces fausses alternatives est sans doute l'une des responsabilités essentielles d'un média de critique des médias.
Je continuerai à lire ASI avec la même fidélité qu'auparavant. C'est précisément parce que ce média m'a appris à exercer une vigilance critique à l'égard des récits médiatiques que je crois nécessaire d'appliquer aujourd'hui cette même exigence à son propre travail.
Rien n’a changé , il y aura toujours des connards bourrés dans toutes les fêtes et parfois ça tournera mal . Mais c’est plus photogénique de parler des diaboliques LFI . Et vu qu’à crépol c’est devenu du racisme anti blanc , qu’est ce que ça va devenir ici ? Pa s de racisme anti blanc , peut être un dégout de l’occident , ça c’est très possible, très probable . Et ça , ça vient du fait qu’en occident les ploutocrates ne lisent que les journaux , et qu’ailleurs , ils lisent encore de la littérature .
Mille mercis, Elodie, pour cette enquête approfondie. Là, vous surclassez largement les articles de Mediapart sur le sujet, basés sur un rapport de police et les infos du Point, ou visant à côté en épluchant le pedigree d'Allan Brunon, comme s'il était le seul protagoniste de ce boycott.
Un grand merci Elodie Safaris pour cette série d'articles et votre enquête remarquable, cela conforte mon abonnement à ASI.
Je me suis toujours demandé si les Résistants français de la 2e Guerre Mondiale se battaient contre l'armée allemande par pure germanophobie ou bien parce que celle-ci occupait et tyrannisait le pays.
Merci pour cette série d'articles.
Elodie vous allez vraiment me manquer quand je vais arrêter mon abonnement ASI. J'espère vous lire et écouter ailleurs.
ON S'EN FOUT (arrêtez de faire de la pub gratos à cette personne)
Du journalisme authentique ! Merci Elodie Safaris et Merci ASI
Bref, une douce hostilité absolument pas haineuse.
Merci Elodie Safaris pour ce travail méthodique et intelligent. Je gage qu'il n'infléchira que peu les opinions qui ont en général tendance à s'affranchir aisément des faits, y compris dans nos grands médias.
Merci d'avoir montré que l'appel à manifestation était collégial, qu'il impliquait nombre d'associations non suspectes d'antisémitisme, de LGBTphobie ou de grossophobie, et qu'il s'agissait par conséquent d'une véritable initiative citoyenne non discriminatoire (les élans spontanés décrits par les différents témoins semblent le corroborer). Merci d'avoir mis en évidence l'interprétation abusive et véloce de l'évènement par l'ensemble des médias, sur la foi des "impressions de BB". Merci enfin d'avoir récolté autant de témoignages divers, issus de personnes différemment concernées par l'action militante, qui font apparaitre en zone de consensus, une manifestation ordinaire d'opposition politique sans violence.
Je considère pour ma part que l'action conjointe des organisations envers Barbara Butch était imprudente. Imprudente car BB est déjà harcelée de toutes part (ce qui favorise notre empathie à son encontre), car ce type d'évènements est inmaîtrisable, car le passé a montré qu'LFI sort toujours meurtri (par l'ensemble des médias) de ce type d'évènement, ce dont LFI n'a pas besoin en ce moment. De plus, le bénéfice attendu de ce type d'action est assez faible à mon avis.
Sur Twitter, l'avocat Rafik Chekkat se scandalise d'un portrait à charge de Allan Brunon fait par Médiapart, dans un article qui débute ainsi :
Le comportement de l’élu isérois, coorganisateur du boycott de la DJ Barbara Butch, fait l’objet de plusieurs signalements internes. En cause : une attitude jugée « autoritaire » et des propos « sexistes et homophobes ». Lui dénonce une « cabale » menée par des opposants de l’intérieur.
Les abonnés pourront lire la suite.
Et donc, tandis que Médiapart enquête sur ce douteux personnage, @si recueille et avalise son témoignage.
« Dans les jours suivant le concert, Mediapart et Le Parisien ont fait état, sur la base d’un rapport policier et d’une vidéo fournie par les équipes de l’artiste, de plusieurs projectiles (bouteilles d’eau et bouteilles en verre) lancés sur la scène pendant le set de Barbara Butch et l’intervention d’Alexis Monge » (je souligne). Ne parlons pas du Parisien, propriété du milliardaire Bernard Arnault, un tel récit tronqué est dans l’ordre des choses — le mot « ordre » lui convenant très bien, à tous égards. Mais Mediapart ? Sur « la base d’un récit policier » et d’une « vidéo fournie par les équipes de l’artiste » ? Dans cette affaire, le récit policier devient crédible curieusement, alors qu’on le dénonce à longueur de colonnes habituellement ? Que sont devenus, ici, les mantras de Mediapart : les faits, rien que les faits ? le contradictoire ? On est, donc, en droit de se demander quel est l’agenda caché qu’ont ce journal et, particulièrement, E. Plenel, (re)devenu le chantre du « ressenti », primant sur les faits ? Vos trois articles, au-delà de la qualité de l’enquête qui y est menée, sont une véritable leçon de journalisme qui va à rebours d’un journalisme embarqué, qui n’est pas sans rappeler « une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines » (Balzac). Merci à vous de vous en démarquer avec une telle exigence, au bénéfice de vos lectrices et lecteurs.
Merci pour ce travail de VRAI JOURNALISME, Élodie Safaris. Si tous les éditocrates, commentateurs, présentateurs de plateaux et journaux pouvaient vous arriver seulement à la cheville, avant de blablater ici et là…!
Très bonne enquête d’Élodie Safaris, qu'aucun média mainstream ne fera et surtout pas celui d'Edwy Plenel. À partager partout car il ne faut pas compter sur lesdits médias pour la reprendre..
Merci pour ce travail salutaire !
Intéressant, merci pour le (gros) boulot abattu pour ces trois articles.... (vraiment, c'est pas une pirouette).
Ceci étant, en réalité, ça apporte pas tant d'infos que ça sur cette action. Quoiqu'en fait, si, bien sur, pour tous.es celles et ceux qui n'ont jamais vécu ou organisé une action de bordélisation de ce genre.
Il y a pas mal de contraintes, l'air de rien, et, là, avec toutes les limites et contraintes liées au réel, sur un "cible" touchy. Notamment: combien de gens.es au so pour cadrer les personnes alcoolisées.es ? Comment se gère la com' post-action ? -et, là, faut avouer que l'ampleur de la shitstorm était difficilement prévisible, même avec le creux informationnel de juillet qui facilite les choses. Dans le groupe organisateur, qui a organisé les prises de vues et la com' externe?
N'empêche, malgré tout, à la fin, politiquement, c'est raté, leur action. C'est une victoire tactique, et une défaite stratégique. Ca arrive, faut la faire oublier avec, par exemple, des choses carréessur les autres rdv public des soutiens de poids de la loi Yadan/aux extremistes de droite au pouvoir en Israel/Palestine. (Blanquer organise un truc, fin aout, par exemple, Cazeneuve, potentiellement aussi). Ca va causer, aux Amfis, clairement...
Excellent triptyque. Il faut le rendre gratuit et le partager au maximum.
Les médias mentent, ça on le savait déjà, mais nous avons maintenant la preuve que les médias mainstream qui se disent de gauche sont donc contre la gauche.
C'est le cas du Monde, de Libé évidemment, mais aussi de Médiapart et particulièrement d'Edwy Plenel.
Nous avons la preuve qu'ils sont capables de mentir sciemment pour satisfaire leur agenda politique anti-LFI, la seule force politique aujourd'hui qui veut nous faire sortir de cette 5e République non-démocratique, la seule force politique capable de faire élire des maires comme Bally Bagayoko, la seule force politique qui tient tête aux médias, qui ne se fait pas imposer son vocabulaire, et qui fait entendre la voix de la France contre le génocide des Palestiniens.
Maintenant, il faut en tirer les conséquences : s'engager pour 2027, s'engager pour que LFI (car c'est la seule force de gauche en capacité de le faire) soit en mesure de gagner contre le RN au 2nd tour, et s'engager pour que LFI nous corresponde au maximum, à toutes et à tous.
Le combat va être long.
Merci beaucoup Élodie pour cette série qui remet les pendules à l'heure (pour ceux qui la liront).
Le mal est malheureusement déjà fait et la visibilité de ces articles restera minime.
A lire vos articles qui démontent totalement le narratif repris jusqu'à médiapart sur cette pitoyable affaire, j'ai vraiment de la HAINE - cépabien je sais - pour de nombreux journalistes et médias - pas médiapart qui fait globalement le taff - sans compter les "camarades" de gauche toujours prompts à hurler avec la meute - une mention pour Piolle qui remet une pièce dans la machine mais "c'est parce qu'il aime bien Jean-Luc" (et qu'il avait perdu son 06, sûrement... )
Et pendant ce temps, les horreurs du RN et du pouvoir passent inaperçues... Ne parlons évidemment pas du géno... pardon, de la "trêve" à Gaza.
Merci ASI.
Je m'inquiète énormément pour l' infernal traumatisme moral subi par Barbara.
Et, j'ai noté, par ailleurs que 152 Palestiniens avaient été tués en Juillet 2026 selon le Ministère de la Santé de Gaza, dont 21 enfants.
Merci pour cette série d'articles qui rappelle la difficulté de faire l'histoire et la facilité à manipuler dans l'immédiat .
Merci Élodie pour ce trio d'articles très complets.
Grand merci pour ces témoignages qui remettent les choses à l'endroit . Une tempête dans un verre d'eau.
Tous les mainstream à l'unisson pour taper sur LFI sur la base de gros mensonges. Le pire , mediapart et plenel qui en ont profité pour assouvir leur haine de Melenchon . Sans oublier la famille Ruffin, Autain et la limace Hollande.
Le travail que vous avez du effectuer, l'energie depensée simplement pour rétablir la vérité.
A voir l'écho résiduel que cette affaire laissera Ça rappelle beaucoup les mensonges après la mort de Q Deranque, qui a eu même droit à une minute de silence à l'assemblée nationale.
Puisse cet article avoir le même retentissement que la cabale organisée par les droitards
Merci d'avoir fait le travail.
"Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose"
Si j'ai bien compris, les médias mentent. Ce n'est pas bien . Que faut-il faire pour que les journalistes arrêtent de mentir ?