Concert interrompu de Barbara Butch : la parole aux personnes présentes (3/3)
C'est un emballement médiatique qui cristallise quelques-uns des sujets les plus inflammables : Gaza, Israël, LFI, l'antisémitisme et la liberté d'expression. Dès lors, pas si étonnant que le concert de la DJ Barbara Butch qui s'est déroulé à Grenoble samedi 18 juillet et sa perturbation par une foule de militants et citoyens engagés contre sa venue, aient largement occupé le champ médiatique toute la semaine suivante (et davantage). ASI s'est penché en détail sur le traitement médiatique de cette "affaire", et s'est entretenu avec trente personnes qui étaient présentes ce soir-là. Parmi elles, des militants, des journalistes, ou des spectateurs. Dans une première partie nous avons analysé l'emballement médiatique hors norme autour de cette soirée. Puis dans une deuxième, les biais et angles morts de ce récit médiatique. Dans cette troisième et dernière partie, ASI donne la parole à des militants et citoyens qui ont pris part à la manifestation, ainsi qu'à des journalistes présents.
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Commentaires préférés des abonnés
Grand merci pour ces témoignages qui remettent les choses à l'endroit . Une tempête dans un verre d'eau.
Tous les mainstream à l'unisson pour taper sur LFI sur la base de gros mensonges. Le pire , mediapart et plenel qui en ont profité pour assouvir l(...)
Merci Élodie pour ce trio d'articles très complets.
Je m'inquiète énormément pour l' infernal traumatisme moral subi par Barbara.
Et, j'ai noté, par ailleurs que 152 Palestiniens avaient été tués en Juillet 2026 selon le Ministère de la Santé de Gaza, dont 21 enfants.
(...)Derniers commentaires
Juste un mot, merci pour cette enquête! Ça fait du bien de lire un papier réfléchi comme celui-ci
Je parle sous le contrôle de la rédaction.
Je crois qu'aucune enquête composée de plusieurs volets n'ait obtenu une gratuité intégrale par le vote des ASInautes.
J'espère que cela sera le cas pour la présente enquête et le travail précieux d'Élodie. Cela n'enlève rien non plus à l'émission de cette semaine élaborée par Robin.
Merci à Vous encore Élodie d'effectuer sérieusement du travail journalistique. Vous parliez de vos idées personnelles dans un commentaire d'un précédent article concernant les débats sur l'actualité avec vos proches. J'espère donc que votre entourage le remarque qu'elles sont développées et argumentées par rapport aux autres.
Depuis sa création, Arrêt sur images occupe une place singulière dans le paysage médiatique français et dans mon univers personnel. Comme beaucoup de ses lecteurs, je le suis depuis plus de vingt ans. J'y ai appris à me méfier des évidences, à distinguer les faits de leur mise en récit, à interroger les mots employés, les images retenues, les cadrages, les asymétries de traitement. Peu de médias ont autant contribué à diffuser cette culture de la réflexivité journalistique.
C'est précisément pour cette raison que cette contre-enquête consacrée à Barbara Butch m'a profondément troublé. Qu'on me comprenne bien. Les trois volets publiés apportent des éléments précieux. Ils rappellent utilement que plusieurs commentaires ont sombré dans l'outrance, que les comparaisons avec un « pogrom », une « Nuit de cristal » ou une « lapidation » étaient historiquement absurdes, et que cette affaire a rapidement fait l'objet de récupérations politiques. Ils montrent également, grâce à un important travail de recueil de témoignages, que la soirée grenobloise ne correspond pas aux caricatures qui ont parfois circulé. Ce travail était nécessaire.
Mais c'est précisément parce qu' ASI nous a appris depuis vingt-cinq ans que le journalisme ne consiste pas seulement à établir des faits, mais aussi à interroger leur hiérarchisation, leur contextualisation et leur qualification, que cette enquête appelle, à son tour, une discussion critique.
Mon désaccord ne porte pas sur les faits. Il porte sur le récit qui finit progressivement par les organiser. Car, au fil des trois volets, les principaux éléments de la séquence cessent d'être réellement discutés. Les témoignages recueillis décrivent une campagne organisée pour empêcher le concert, une foule massivement acquise à cette mobilisation, des huées continues destinées à couvrir la musique, des injonctions répétées à quitter la scène, des doigts d'honneur, plusieurs jets de projectiles et, finalement, une interruption revendiquée par plusieurs participants comme une « victoire ». Certains faits demeurent parfois discutés dans leurs détails — la nature des projectiles, leurs auteurs, leur trajectoire — mais ils dessinent un tableau d'ensemble relativement cohérent.
Le débat se déplace alors. Il ne porte plus sur ce qui s'est passé, mais sur la manière de le qualifier. C'est ici que surgissent, me semble-t-il, plusieurs difficultés méthodologiques.
La première concerne la violence. Depuis des années, ASI montre avec raison que la violence ne se réduit pas aux seules atteintes physiques. Le média a contribué à faire reconnaître des formes de pression, d'intimidation ou de harcèlement qui ne passent ni par les coups ni par les blessures. Pourquoi cette grille de lecture semble-t-elle devenir plus difficile à mobiliser ici ? Pourquoi une artiste empêchée de se produire pendant vingt minutes par une foule hostile ne relèverait-elle plus, a minima, d'une forme de violence d'intimidation ? Refuser les analogies grotesques avec un pogrom n'oblige pas à conclure qu'il ne s'agissait que d'une manifestation ordinaire !
La deuxième concerne le régime de preuve. L'une des forces d'Arrêt sur images est d'avoir montré que le doute journalistique ne devait pas être distribué au hasard. Or, dans cette enquête, les exigences de preuve varient selon les objets. Les comportements des manifestants sont systématiquement individualisés, contextualisés et distingués : les projectiles sont discutés un à un, les insultes deviennent marginales, les gestes les plus problématiques sont attribués à quelques individus, souvent alcoolisés ou extérieurs au mouvement. Cette micro-contextualisation est intellectuellement stimulante. Mais elle finit par produire un effet de loupe : à force de distinguer les auteurs, les intentions et les circonstances de chaque geste, elle laisse au second plan la réalité d'ensemble que ces gestes composent collectivement.
Par ailleurs, une telle prudence est absente lorsqu'il s'agit d'analyser l'« emballement médiatique » ? Des traitements journalistiques très différents, des éditoriaux, des reportages, des chroniques ou des réactions politiques finissent par composer un même récit général. D'où une contradiction de méthode : d'un côté, le doute fragmente ; de l'autre, il agrège.
Cette asymétrie se retrouve jusque dans les catégories employées. Tout au long de l'enquête, l'action conduite continue d'être largement désignée comme un « boycott », alors même que les témoignages recueillis décrivent une mobilisation assumant explicitement l'objectif d'empêcher une représentation. De la même manière, le tract représentant Barbara Butch ensanglantée aux côtés de Benyamin Nétanyahou est essentiellement discuté à travers le statut de chacun de ses éléments graphiques. En privilégiant cette lecture analytique, l'enquête passe à côté de leur dimension proprement sémiotique : ce n'est pas chaque élément qui produit le sens, mais leur mise en relation. Or c'est précisément celle-ci qui associe Barbara Butch à un imaginaire de violence et de responsabilité dans les crimes commis à Gaza.
Cette impression est renforcée par les espaces de discussion qui accompagnent les articles. Les commentaires d' ASI ont longtemps constitué l'un des rares lieux où des désaccords argumentés pouvaient encore s'exprimer. J'ai été frappé, cette fois, par la force des certitudes et par la violence de certaines réactions à l'égard de toute lecture divergente. Ce n'est évidemment pas la responsabilité directe de la rédaction. Mais un média produit aussi un cadre de discussion. Lorsqu'un contre-récit devient aussi difficile à interroger, il mérite peut-être la même vigilance critique que les récits dominants...
C'est sans doute la leçon plus générale que je retiens de cette séquence. Les contre-espaces médiatiques ne sont pas spontanément plus pluralistes que les médias qu'ils critiquent. Ils produisent eux aussi des formes de cadrage, des catégories d'évidence et des frontières de l'acceptable. La critique du « mainstream » peut ainsi devenir elle-même mainstream au sein de certains segments de l'espace médiatique et politique. Aucun média n'échappe à ce risque, pas même ceux qui ont fait de sa dénonciation leur raison d'être.
Cette discussion dépasse d'ailleurs largement le cas Barbara Butch. Nous vivons une période où plusieurs réalités coexistent sans se laisser réduire les unes aux autres. Oui, l'accusation d'antisémitisme est parfois instrumentalisée pour disqualifier des critiques légitimes de la politique israélienne. Mais oui aussi, l'antisémitisme reste une réalité préoccupante, documentée et en progression, qu'il faut sans cesse dénoncer et combattre (on aura lu peu d'articles d'ASI sur le sujet...). Oui, les crimes commis à Gaza exigent une mobilisation sociale, morale et politique. Mais oui aussi, empêcher un artiste de se produire demeure un problème démocratique, quand bien même elle a reçu plus d'attention médiatique que d'autres. Refuser ces fausses alternatives est sans doute l'une des responsabilités essentielles d'un média de critique des médias.
Je continuerai à lire ASI avec la même fidélité qu'auparavant. C'est précisément parce que ce média m'a appris à exercer une vigilance critique à l'égard des récits médiatiques que je crois nécessaire d'appliquer aujourd'hui cette même exigence à son propre travail.
Rien n’a changé , il y aura toujours des connards bourrés dans toutes les fêtes et parfois ça tournera mal . Mais c’est plus photogénique de parler des diaboliques LFI . Et vu qu’à crépol c’est devenu du racisme anti blanc , qu’est ce que ça va devenir ici ? Pa s de racisme anti blanc , peut être un dégout de l’occident , ça c’est très possible, très probable . Et ça , ça vient du fait qu’en occident les ploutocrates ne lisent que les journaux , et qu’ailleurs , ils lisent encore de la littérature .
Mille mercis, Elodie, pour cette enquête approfondie. Là, vous surclassez largement les articles de Mediapart sur le sujet, basés sur un rapport de police et les infos du Point, ou visant à côté en épluchant le pedigree d'Allan Brunon, comme s'il était le seul protagoniste de ce boycott.
Un grand merci Elodie Safaris pour cette série d'articles et votre enquête remarquable, cela conforte mon abonnement à ASI.
Je me suis toujours demandé si les Résistants français de la 2e Guerre Mondiale se battaient contre l'armée allemande par pure germanophobie ou bien parce que celle-ci occupait et tyrannisait le pays.
Merci pour cette série d'articles.
Elodie vous allez vraiment me manquer quand je vais arrêter mon abonnement ASI. J'espère vous lire et écouter ailleurs.
ON S'EN FOUT (arrêtez de faire de la pub gratos à cette personne)
Du journalisme authentique ! Merci Elodie Safaris et Merci ASI
Bref, une douce hostilité absolument pas haineuse.
Merci Elodie Safaris pour ce travail méthodique et intelligent. Je gage qu'il n'infléchira que peu les opinions qui ont en général tendance à s'affranchir aisément des faits, y compris dans nos grands médias.
Merci d'avoir montré que l'appel à manifestation était collégial, qu'il impliquait nombre d'associations non suspectes d'antisémitisme, de LGBTphobie ou de grossophobie, et qu'il s'agissait par conséquent d'une véritable initiative citoyenne non discriminatoire (les élans spontanés décrits par les différents témoins semblent le corroborer). Merci d'avoir mis en évidence l'interprétation abusive et véloce de l'évènement par l'ensemble des médias, sur la foi des "impressions de BB". Merci enfin d'avoir récolté autant de témoignages divers, issus de personnes différemment concernées par l'action militante, qui font apparaitre en zone de consensus, une manifestation ordinaire d'opposition politique sans violence.
Je considère pour ma part que l'action conjointe des organisations envers Barbara Butch était imprudente. Imprudente car BB est déjà harcelée de toutes part (ce qui favorise notre empathie à son encontre), car ce type d'évènements est inmaîtrisable, car le passé a montré qu'LFI sort toujours meurtri (par l'ensemble des médias) de ce type d'évènement, ce dont LFI n'a pas besoin en ce moment. De plus, le bénéfice attendu de ce type d'action est assez faible à mon avis.
Sur Twitter, l'avocat Rafik Chekkat se scandalise d'un portrait à charge de Allan Brunon fait par Médiapart, dans un article qui débute ainsi :
Le comportement de l’élu isérois, coorganisateur du boycott de la DJ Barbara Butch, fait l’objet de plusieurs signalements internes. En cause : une attitude jugée « autoritaire » et des propos « sexistes et homophobes ». Lui dénonce une « cabale » menée par des opposants de l’intérieur.
Les abonnés pourront lire la suite.
Et donc, tandis que Médiapart enquête sur ce douteux personnage, @si recueille et avalise son témoignage.
C'est vrai que A.S.I. ne devrait pas recueillir des avis différents ...
( comme les vôtres )
La détestation d'Ervé pour LFI est incommensurable .
On peut le ranger dans le camp des droitards qui sevissent dans les médias. Mais chut .. a l'image de Glucksmann ou Hollande, il se croit de gauche
Lu les commentaires du forum de mediapart. Beaucoup sont très sévères à propos de cet article.
Je m'abstiens généralement de répondre à ce genre de jugement diffamatoire sur mon appartenance politique, émanant toujours des représentants de cette gauche exclusive.
Je le fais ici, juste pour préciser que les seuls partis que je déteste sont les partis d'extrême droite, et qu'à gauche mes uniques adversaires sont les "zinzinsoumis", comme les nomme Elodie Safaris.
"les "zinzinsoumis", comme les nomme Elodie Safaris."
Votre mauvaise foi déforme les propos de E Safaris.
Elle a dit ceci exactement :
Je m'en suis déjà expliquée plusieurs fois ici mais c'est comme ça que j'appelle non pas les insoumis mais une poignée de militants ou soutiens un peu trop zélés, extrêmement agressifs (en ligne du moins).
Grosse nuance .
Ni RN ni LFI .
Comme Attal;
Merci, mais j'ai lu comme vous ce qu'elle a écrit.
Tirez en les conclusions qui en découlent et qui vous concernent directement.
Mais enfin Ervé la lecture officielle est UNIQUEMENT celle de Kouma...
Ben oui ervé ! Je pense comme Hannah. Que voulez-vous dire ? Que la suspicion évoquée par Médiapart invalide l'action du groupe (voire simplement celle d'Allan Brunon) ? Que cette suspicion rend vaine toute tentative de récolte de faits ? Qu'un recueil de témoignage à asi s'oppose à une enquête à mdp ? En quoi l'article d'Elodie Safaris (remarquable au demeurant) avalise-t-il tel ou tel témoignage ?
Vous avez une conception de la construction de l'information qui différe de la mienne en tout cas.
Même en faisant abstraction de la personnalité "suspecte" de Brunon, contesté jusque dans son propre camp, je doute qu'interroger un co-organisateur du boycott, qui s'est félicité de son succès, soit le moyen le plus sûr d'obtenir le témoignage le plus objectif.
"Même en faisant abstraction de la personnalité "suspecte" de Brunon, contesté jusque dans son propre camp,"
Vous pourriez étayer un peu sur la personnalité "suspecte" de Allan Brunon ?
Ce sont ses origines qui sont "suspectes" à vos yeux ?
et alors ?
Ce n'était qu'une douce et gentillette hostilité à l'égard de Barbara Biutch absolument pas haineuse d'après les propos recueillis.
Juste une promenade de santé.
Je me gondole face à la mauvaise foi des protagonistes engagés !
Parce que vous y étiez sans doute ?
Je me réfère aux propos rapportés dans l'article.
Point de haine à l'horizon, juste de joyeux quolibets, oui mais non peut-être !
D'ailleurs, si vous n'arrivez pas à comprendre mon commentaire, qu'y puis-je ?
Écrire des commentaires plus clairs peut-être ?
Je être pas convaincu par franche camaraderie non haineuse pour Barbara Butch.
Est-ce plus clair ainsi ou y a-t-il encore trop de mots ?
Personne n'a parlé de "franche camaraderie", juste de colère maitrisé ne basculant pas vers la haine.
C'est ce que j'appelle de l'humour
Donc pour vous ce qui est le plus crédible c'est le déferlement de haine irrationnelle des militant pro-Palestine?
Père Alexis Robert lâche-moi la grappe merci
Prière, Alexis Robert, de me lâcher la grappe, merci !
Et aussi de faire semblant de ne pas comprendre mes commentaires et de les réinterpréter à votre sauce.
Bref stoppez de me Troller !
Vous précisez vous-même que vous êtes un imposteur sujet à hallucinations.
Tout est dit ...
Mouais, mouais, mouais ...
Et l'humour à mort ça compte ?
Alors, au risque de vous décevoir, vous allez peu-être penser que je suis un imbécile, mais je suis premier degré dans mes messages pour vous, je vous parle en fonction de ce que je comprend.
Tsoin tsoin !
Vous pensez que je vous ment?
Bof !
Je pense que vous êtes paranoïaque.
Bein, c'est vous qui pensiez que je trollais, j'ai cru que c'est ce que vous me reprochiez, après je ne comprend peu-être pas vos messages.
Enfin bon, ce n'est pas grave, passez une bonne journée.
Malheureusement et par essence l'humour est le produit d'une interaction, pas seulement d'une intention. Ici on est du coup plutôt sur une tentative d'humour. Pardon j'aime quand c'est précis. (Et je me lasse des commentateurs convaincus que le reste du monde a besoin de leur avis non étayé ni argumenté et qui en plus ont l'impression d'être drôles...)
Votre attaque, car s'en est une, est bien vaine.
Je me tape royalement de votre avis à propos de l'humour, du mien et de celui des autres.
Ce n'est certainement pas à votre entendement que mon humour s'adresse,.
Sûr et certain de votre personne, vous êtes parmi ceux voulant expliquer les mécanismes de l'humour et qui se ramasse un bide phénoménal.
Bon voyage et adieu.
De un, ce n’est pas clair du tout. De 2, l’ironie et le flou de ce type « d’humour » entretien justement le flou sur votre position. C’est simplement ce cacher derrière le second degré pour se cacher des critiques de fond. Dans tout les cas, on pourrai dire à la fin « c’était une blague ». Voir Laélia Veron.
(en tout cas, « Je être pas convaincu », ce n’est pas clair. Et puis on passera sur les arguments de fond)
Je ne répondrai plus à tous ces messages dignes de Big Brother et d'éléments de langage.
CECI N'EST PAS UNE PLAISANTERIE !!!
Bonjour. Ayant été un abonné "fidèle" de Médiapart pendant 10 ans, j'ai résilié mon abonnement il y a qqs mois à ce journal en ligne. M.Plenel est, vis à vis d'Israël, d'une complaisance qui a fini par m'excéder, et le journal lui emboite le pas. Je pense que l'écrit que vous citez est complètement dans cette ligne. Doc merci à ASI de donner pleinement la parole à M.ABrunon.
« Dans les jours suivant le concert, Mediapart et Le Parisien ont fait état, sur la base d’un rapport policier et d’une vidéo fournie par les équipes de l’artiste, de plusieurs projectiles (bouteilles d’eau et bouteilles en verre) lancés sur la scène pendant le set de Barbara Butch et l’intervention d’Alexis Monge » (je souligne). Ne parlons pas du Parisien, propriété du milliardaire Bernard Arnault, un tel récit tronqué est dans l’ordre des choses — le mot « ordre » lui convenant très bien, à tous égards. Mais Mediapart ? Sur « la base d’un récit policier » et d’une « vidéo fournie par les équipes de l’artiste » ? Dans cette affaire, le récit policier devient crédible curieusement, alors qu’on le dénonce à longueur de colonnes habituellement ? Que sont devenus, ici, les mantras de Mediapart : les faits, rien que les faits ? le contradictoire ? On est, donc, en droit de se demander quel est l’agenda caché qu’ont ce journal et, particulièrement, E. Plenel, (re)devenu le chantre du « ressenti », primant sur les faits ? Vos trois articles, au-delà de la qualité de l’enquête qui y est menée, sont une véritable leçon de journalisme qui va à rebours d’un journalisme embarqué, qui n’est pas sans rappeler « une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines » (Balzac). Merci à vous de vous en démarquer avec une telle exigence, au bénéfice de vos lectrices et lecteurs.
Merci pour ce travail de VRAI JOURNALISME, Élodie Safaris. Si tous les éditocrates, commentateurs, présentateurs de plateaux et journaux pouvaient vous arriver seulement à la cheville, avant de blablater ici et là…!
Très bonne enquête d’Élodie Safaris, qu'aucun média mainstream ne fera et surtout pas celui d'Edwy Plenel. À partager partout car il ne faut pas compter sur lesdits médias pour la reprendre..
Merci pour ce travail salutaire !
Intéressant, merci pour le (gros) boulot abattu pour ces trois articles.... (vraiment, c'est pas une pirouette).
Ceci étant, en réalité, ça apporte pas tant d'infos que ça sur cette action. Quoiqu'en fait, si, bien sur, pour tous.es celles et ceux qui n'ont jamais vécu ou organisé une action de bordélisation de ce genre.
Il y a pas mal de contraintes, l'air de rien, et, là, avec toutes les limites et contraintes liées au réel, sur un "cible" touchy. Notamment: combien de gens.es au so pour cadrer les personnes alcoolisées.es ? Comment se gère la com' post-action ? -et, là, faut avouer que l'ampleur de la shitstorm était difficilement prévisible, même avec le creux informationnel de juillet qui facilite les choses. Dans le groupe organisateur, qui a organisé les prises de vues et la com' externe?
N'empêche, malgré tout, à la fin, politiquement, c'est raté, leur action. C'est une victoire tactique, et une défaite stratégique. Ca arrive, faut la faire oublier avec, par exemple, des choses carréessur les autres rdv public des soutiens de poids de la loi Yadan/aux extremistes de droite au pouvoir en Israel/Palestine. (Blanquer organise un truc, fin aout, par exemple, Cazeneuve, potentiellement aussi). Ca va causer, aux Amfis, clairement...
Excellent triptyque. Il faut le rendre gratuit et le partager au maximum.
Les médias mentent, ça on le savait déjà, mais nous avons maintenant la preuve que les médias mainstream qui se disent de gauche sont donc contre la gauche.
C'est le cas du Monde, de Libé évidemment, mais aussi de Médiapart et particulièrement d'Edwy Plenel.
Nous avons la preuve qu'ils sont capables de mentir sciemment pour satisfaire leur agenda politique anti-LFI, la seule force politique aujourd'hui qui veut nous faire sortir de cette 5e République non-démocratique, la seule force politique capable de faire élire des maires comme Bally Bagayoko, la seule force politique qui tient tête aux médias, qui ne se fait pas imposer son vocabulaire, et qui fait entendre la voix de la France contre le génocide des Palestiniens.
Maintenant, il faut en tirer les conséquences : s'engager pour 2027, s'engager pour que LFI (car c'est la seule force de gauche en capacité de le faire) soit en mesure de gagner contre le RN au 2nd tour, et s'engager pour que LFI nous corresponde au maximum, à toutes et à tous.
Le combat va être long.
Merci beaucoup Élodie pour cette série qui remet les pendules à l'heure (pour ceux qui la liront).
Le mal est malheureusement déjà fait et la visibilité de ces articles restera minime.
A lire vos articles qui démontent totalement le narratif repris jusqu'à médiapart sur cette pitoyable affaire, j'ai vraiment de la HAINE - cépabien je sais - pour de nombreux journalistes et médias - pas médiapart qui fait globalement le taff - sans compter les "camarades" de gauche toujours prompts à hurler avec la meute - une mention pour Piolle qui remet une pièce dans la machine mais "c'est parce qu'il aime bien Jean-Luc" (et qu'il avait perdu son 06, sûrement... )
Et pendant ce temps, les horreurs du RN et du pouvoir passent inaperçues... Ne parlons évidemment pas du géno... pardon, de la "trêve" à Gaza.
Merci ASI.
Je m'inquiète énormément pour l' infernal traumatisme moral subi par Barbara.
Et, j'ai noté, par ailleurs que 152 Palestiniens avaient été tués en Juillet 2026 selon le Ministère de la Santé de Gaza, dont 21 enfants.
Merci pour cette série d'articles qui rappelle la difficulté de faire l'histoire et la facilité à manipuler dans l'immédiat .
Merci Élodie pour ce trio d'articles très complets.
Grand merci pour ces témoignages qui remettent les choses à l'endroit . Une tempête dans un verre d'eau.
Tous les mainstream à l'unisson pour taper sur LFI sur la base de gros mensonges. Le pire , mediapart et plenel qui en ont profité pour assouvir leur haine de Melenchon . Sans oublier la famille Ruffin, Autain et la limace Hollande.
Le travail que vous avez du effectuer, l'energie depensée simplement pour rétablir la vérité.
A voir l'écho résiduel que cette affaire laissera Ça rappelle beaucoup les mensonges après la mort de Q Deranque, qui a eu même droit à une minute de silence à l'assemblée nationale.
Puisse cet article avoir le même retentissement que la cabale organisée par les droitards
Merci d'avoir fait le travail.
"Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose"
Si j'ai bien compris, les médias mentent. Ce n'est pas bien . Que faut-il faire pour que les journalistes arrêtent de mentir ?