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Comment #sciencesporcs a brisé le silence de Sciences Po

Le mouvement #sciencesporcs, dénonçant des centaines d'agressions sexistes et sexuelles et un climat de culture du viol au sein de Sciences Po Paris et des Instituts d'Etudes Politiques (IEP), est davantage signe d'écoute salutaire que de prise de parole nouvelle : depuis des années, par le biais de collectifs, d'articles, de rapports et de mouvements sur les réseaux sociaux, les étudiants des IEP alertent sur la situation. Retour sur plusieurs de leurs tentatives de se faire entendre, et sur le lourd silence de leurs administrations.

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non ça ne se limite pas à un problème de classe mais dans ces grandes écoles on forme de futurs dirigeants à exercer du pouvoir sur la vie de millions de gens. Ces gens feront partie de la classe dirigeante, de la classe bourgeoise et la domination n(...)

Le problème de fond c’est que les critères de sélection de cette élite dominante blanche et masculine convergent vers des profils psychologiques qui surrepresentent les violeurs. Quand on veut des dominants, on en a...

Si seulement il n'y avait qu'à Sciences Po... Les étudiantes en médecine aussi pourraient écrire le même texte! Si les crits de sciences po  sont critiquables, que dire des crits médecine???? Et de toutes les grandes écoles? 

Et si on parlai(...)

Derniers commentaires

Cela me fait bizarre de lire cet article. Bien loin de mes souvenirs (j'étais étudiante à l'IEP d'Aix il y a 20 ans). Est-ce que tout cela n'existait pas (peu probable) ou au-delà même du fait de ne pas écouter, on en parlait moins... 


Je rejoins de plus les quelques commentaires plus bas, tout cela n'est pas réservé aux IEP.

Bon article. Merci.


" le poisson pourrit par la tête" proverbe chinois. 

Les administrations semblent porter une lourde responsabilité dans ces affaires. Comme les témoins silencieux. 

Se rappeler que F Mion a démissionné pour avoir menti, pas pour avoir pris zero mesure dans une affaire voisine.


Comme le disent plusieurs victimes, c'est donc ainsi qu'on prépare l' "élite" du pays? Quelle honte.


J'aimerais aussi voir davantage d'étudiants impliqués dans cette lutte (il y en a mais pas assez. Tous ceux qui sont clairs devraient être visibles aussi.)

Si seulement il n'y avait qu'à Sciences Po... Les étudiantes en médecine aussi pourraient écrire le même texte! Si les crits de sciences po  sont critiquables, que dire des crits médecine???? Et de toutes les grandes écoles? 

Et si on parlait des écoles d'ingénieurs? Des prépas?


La domination masculine (quel gros mot!!!) est en place dans toutes ces filières dites "d'élite", qui sont des lieux de reproduction sociale par excellence. Fermer les grandes écoles pour avoir une université ouvertes à tous (donc fini parcoursup aussi, hein!), oui. Mais cela ne suffira pas à régler le problème, car les mêmes prédateurs seront là, ils seront seulement dans d'autres filières et d'autres universités. 

Les rites tels que les bizutages ou les crits sont des rituels de maintient des structures de domination... Ces rituels se reproduiront ailleurs, car ceux qui les perpétuent ne disparaîtront pas avec la disparition des grandes écoles. C'est beaucoup plus compliqué que ça.


La libération de la parole est un moyen de détruire un système, là où il est. Mais hélas ces prises de parole en public, ces dénonciations, ne sont que des évènements locaux: ah, il y a des viols à Sciences PO!!! Réglons le problème de Sciences PO! Oui mais le problème n'est pas réglé ailleurs et il faut attendre que d'autres victimes se manifestent ailleurs pour qu'on règle le problème ailleurs, toujours au coup par coup. Alors qu'on a affaire à un SYSTEME de domination, c'est donc plus vaste que juste une école ou juste un milieu social....

...la domination féminine ne fera pas mieux, peut-être pire. C'est le pouvoir qui est à remettre en cause, tous les pouvoirs.  dans une entreprise, que l'entreprise soit managée par une femme ne change strictement rien aux conditions de travail ni à la coercition du contrat de travail.

La domination, n'importe domination passe par la détention d'un pouvoir.

Comment ça, « peut-être pire »? Non, ce sera juste différent. Et nouveau, c’est évident. Avez-vous déjà entendu parler -ailleurs qu’au cinéma- de femmes qui portent atteinte physiquement aux muqueuses de ceux qu’elles visent? Non: celles qui peuvent, préfèrent cibler la tête.

Mais pour en revenir à la prévalence comparée du mal(mâle) en médecine ou en prépas, il suffit de regarder les statistiques: contrairement aux IEP qui sont mixtes de façon à peu près paritaire, donc capables de générer ces réflexions, les écoles d’ingénieur ou de commerce sont suroccupées par des bêtes à chibre (quand le cerveau est dans le scrotum je ne peux pas parler d’hommes). Et ben ces bestiaux-là sont peu susceptibles de dénoncer leurs semblables. Tout au plus évaluent-ils leurs chances de passer derrière (de vaquer au même trou, dirait Desproges)... Brassens était bien seul à clamer « au faisceau des phallus on verra pas le mien », pour noter à quel point ce type de prédation est collectif. 

Perso, je ne me réjouirai jamais assez d’une arrivée rue St Guillaume en 3ème année, à l’époque où les Crit’ lancés par Ritchie n’étaient pas encore rôdés à « castoriser » les élèves.

je suis d'accord avec vous, la domination est le sujet.


mais là il se trouve qu'on parle plus précisément de femmes qui dénoncent des violences sexuelles à leur encontre... SI il avait été question de femmes agressant des hommes, mon message n'aurait pas été très différent (mais on a pas encore vu des hommes se regroupant pour dénoncer en masse la prédation systématique des femmes et des agressions sexuelles répétées sur leur personnes du fait de leur masculinité...)


et j'ajoute: il n'est pas question de remplacer la domination masculine par une domination féminine, vous déviez le sujet, et ce n'était pas mon propos.

Le problème de fond c’est que les critères de sélection de cette élite dominante blanche et masculine convergent vers des profils psychologiques qui surrepresentent les violeurs. Quand on veut des dominants, on en a...

Je n'ai pas le souvenir d'avoir croisé(e) un diplômé(e) de Sciences Po pour lequel j'ai ressenti un soupçon d'intérêt et encore moins d'admiration. La liste importante des anciens élèves qui polluent et encombrent le débat public finit de me convaincre de la superficialité toxique de cette formation pour la démocratie.

Dans son bouquin "Moi Charlotte Simmons" Tom Wolfe décrit la vie d'une jeune fille qui entre dans une université sélect. Je me disais "Ah ces américains" et ça me donnait une piètre image de leurs universités. Ben c'est beau l'Amérique et on fait comme eux, mais ils ont une longueur d'avance.

Il y a vraisemblablement matière à étendre les investigations en direction de toutes les "grandes écoles", écoles supérieures de commerce, écoles d'ingénieurs.
Et aussi, à poser un regard sociologique. Le sexisme de ces antichambres du pouvoir existe sans doute depuis leur création. Mais le niveau de violence relaté ici, me semble plus récent ? Comme si l'accession de plus en plus de femmes, au fil des années, n'avait fait qu'exacerber les comportements odieux et déviants. Je ne sais pas. Je m'interroge.

1. fermeture de Sciences Po

2 fermeture de l'ENA

3 revenir sur les réformes  Berthoin en 1959 et la  loi Fouchet-Capelle en 1963 


Un instant, j'ai cru que "Closer" avait racheté ASI

il y a quelques années , un fait divers dans le 16eme .Une gamine qui voulait être actrice a rencontré un producteur qui lui a promis de réaliser ses rêves , mais bien sur , c'est connu toutes les actrices passent a la casserole .Alors pendant 2 ans , oui elle était vraiment bête, lui et tous ses potes usaient et abusaient de la future actrice.Puis un jour elle a portée plainte , c'datait avant Metoo, je sais pas si c'est condamnable , c'est dégeulasse ça c'est sur , et un petit peu excitant aussi  d'avoir affaire a autant de bêtise , quelque part ça me désolerais de ne plus pouvoir baiser les cons , mais on va y arriver(ça c'est juste pour le jeu de mot a la...).Est ce que ça les rendra plus intelligent ,aussi rapidement qu'une bonne expérience bien dégeulasse , je ne pense pas .Heureusement que la dégeulasserie aura toujours un temps d'avance , a 18 ans j'étais naïf , et aujourd'hui je remercie tous les enfoirés qui m'ont foutu des pains dans la gueule , je mourrais moins con! Et quand on veut me baiser sans mon consentement , comment dire , j'ai un plaisir immense a voir se faire dessus les crapules qui ont osé venir sur ces berges ...

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